❌

Normale Ansicht

Le FMI lance un avertissement alarmant concernant les déficits américains

16. Oktober 2026 um 09:30

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a lancé un avertissement sans équivoque dans lequel elle souligne que le plan de Scott Bessent, visant à réduire la dette croissante et le déficit budgétaire par la croissance ne donnera pas de résultats assez rapidement pour la première économie mondiale.

« Les autorités misent énormément sur une forte croissance aux États-Unis. La croissance est certes un atout, mais elle ne peut à elle seule permettre les ajustements nécessaires au rythme requis », a déclaré la patronne du FMI, depuis Bangkok en marge des réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

A rappeler que Scott Bessent, qui n’est pas présent à Bangkok, a affirmé ces dernières semaines que les États-Unis seraient en mesure de redresser leur dette et leur déficit en s’appuyant sur la forte croissance de l’économie américaine. « Ce qui compte, c’est le ratio dette/PIB, et nous allons commencer à infléchir cette courbe, pour la faire baisser », a-t-il expliqué la semaine dernière. « Cela pourrait se produire très rapidement ». La dette américaine a atteint des niveaux inédits. Ce qui est l’une des principales causes de la flambée des coûts d’emprunt à long terme, suscitant des inquiétudes dans le monde entier, comme le rapporte Bloomberg.

Pour sa part, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a commenté la question en ces termes : « J’ai entendu la directrice générale du FMI insister sur les principes budgétaires à respecter », faisant référence à l’ampleur du déficit américain. « Il s’agit clairement d’un problème que tous les pays concernés doivent prendre en compte ».

Le Bureau du budget du Congrès (CBO) avait averti en février que le ratio dette/PIB en 2030 dépasserait le record historique de 106 % enregistré en 1946. La dette publique totale des États-Unis a dépassé les 40 000 milliards de dollars pour la première fois. Tandis que le déficit a atteint 2 000 milliards de dollars et devrait dépasser 6 % du PIB au cours de l’exercice fiscal actuel.

Déséquilibres mondiaux

Concernant la question plus générale des déséquilibres mondiaux, Mme Georgieva a déclaré que le FMI « tire la sonnette d’alarme face à l’escalade des déséquilibres mondiaux excessifs ». « Nous devons examiner quels sont les principaux facteurs qui contribuent à cette situation – il s’agit principalement de la Chine et des États-Unis ». Elle a ajouté que la Chine doit stimuler la consommation intérieure, tandis que les autres économies doivent se concentrer sur la réduction de la dette et des déficits, ainsi que sur la maîtrise de leurs dépenses.

L’écart entre les pays excédentaires – comme la Chine et le Japon – et les économies déficitaires – comme les États-Unis – est revenu à son plus haut niveau depuis la période précédant la crise financière mondiale de 2007-2008, note Bloomberg.

« Pour faire simple, la Chine doit augmenter ses dépenses, les États-Unis doivent augmenter leur épargne et l’Europe doit stimuler ses investissements », suggère-t-elle.

L’article Le FMI lance un avertissement alarmant concernant les déficits américains est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Économie mondiale | Le warning call du FMI

15. Oktober 2026 um 07:30

Dans son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale, le Fonds monétaire International (FMI) signale que les stocks pétroliers des États sont faibles et les budgets sous forte tension. Outre les turbulences sur les marchés de l’énergie, le FMI a souligné le risque persistant pour l’économie mondiale d’un krach boursier provoqué par l’intelligence artificielle (IA). Ce rapport est plus un warning call à prendre au sérieux par les acteurs clés de l’économie mondiale qu’un avis de tempête. Cependant, si le contexte géopolitique demeure tendu et que si les valorisations du secteur de l’IA demeurent excessives et que ce secteur continue à s’endetter lourdement, une crise économique et financière mondiale n’est pas à exclure. (Photo : Raffinerie d’ExxonMobile près de Joliet, Illinois, Etats-Unis). 

Imed Bahri

Dans The Guardian, Heather Stewart, qui a assisté à l’assemblé annuelle du FMI à Bangkok, rapporte que l’institution monétaire a averti que l’économie mondiale «pourrait bientôt mettre à l’épreuve les limites de sa résilience» alors que les stocks pétroliers d’urgence s’amenuisent et que les budgets publics sont sous forte pression.  

Dans son rapport semestriel sur les perspectives de l’économie mondiale (World Economic Outlook), le FMI a indiqué que la croissance mondiale avait mieux résisté que prévu au conflit au Moyen-Orient au cours des six derniers mois. Le détournement des approvisionnements pétroliers pour éviter le détroit d’Ormuz ainsi que le déblocage de réserves stratégiques d’énergie avaient contribué à limiter l’impact du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les prix du pétrole.

Un niveau élevé des dettes et des déficits

Toutefois, l’institution monétaire a mis en garde contre l’épuisement actuel des stocks d’urgence. Par ailleurs, le niveau élevé de la dette et des déficits dans de nombreux pays pourrait laisser aux gouvernements une marge de manœuvre limitée pour protéger les consommateurs contre une éventuelle nouvelle flambée des prix.

«À défaut de renforcer les capacités d’approvisionnement et de reconstituer les marges de sécurité, l’économie mondiale pourrait bientôt mettre à l’épreuve les limites de sa résilience. Les stocks sur les marchés de l’énergie diminuent et de nouveaux chocs géopolitiques pourraient encore se répercuter rapidement via les prix et des perturbations de l’approvisionnement», mentionne le rapport du FMI.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a annoncé, en mars dernier, le déblocage massif de stocks pétroliers d’urgence sur le marché et s’est engagée à accélérer cette mesure à la suite d’une réunion des ministres du Pétrole le mois dernier.

Cependant, signe de la vulnérabilité du système, il a récemment été rapporté que la réserve stratégique de pétrole des États-Unis était tombée à son niveau le plus bas depuis 1982.

La semaine dernière, Donald Trump a conclu un accord avec Vladimir Poutine pour lever temporairement les sanctions sur les importations américaines de diesel russe, dans le but de faire baisser les prix à la pompe, une mesure qui, selon les analystes, n’aurait que peu d’effet significatif.

Léger ralentissement de la croissance en 2027

Le rapport sur l’économie mondiale a été publié mardi à Bangkok, où le FMI et la Banque mondiale tiennent cette semaine leurs assemblées annuelles, en présence de ministres des Finances et de gouverneurs de banques centrales.

Toutefois, le FMI a également averti que le maintien de prix élevés du pétrole et la hausse des taux d’intérêt devraient entraîner un léger ralentissement de la croissance en 2027 alors que la cherté de l’énergie et les taux d’intérêt à long terme pèsent sur la consommation et l’investissement.

L’institution a souligné que les risques pesant sur l’économie mondiale étaient orientés à la baisse. Elle a notamment attiré l’attention sur la menace d’une «impasse prolongée ou d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient», ce qui entraînerait une hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.

De nouvelles perturbations des infrastructures énergétiques, des cyberattaques ou des phénomènes météorologiques extrêmes pourraient amplifier ces effets.

Donald Trump continue d’affirmer qu’il pourrait lancer une nouvelle vague d’attaques contre l’Iran dans les semaines à venir alors que rien n’indique qu’un accord de paix soit en cours de négociation.

La poussée inflationniste dure plus longtemps que prévu

En raison du maintien de prix élevés du pétrole, on s’attend désormais à ce que la poussée inflationniste dure plus longtemps que prévu initialement. L’inflation mondiale devrait s’établir à 4,7% cette année —un niveau identique à celui prévu en juillet— et reculer à 4,1% en 2027, contre 4% lors de la précédente mise à jour.

Le FMI a exhorté les banques centrales du monde entier à ne pas réagir de manière excessive aux hausses d’inflation à court terme, tout en se tenant prêtes à intervenir rapidement si l’inflation semblait s’ancrer durablement. Dans un contexte économique en pleine mutation, l’agilité est primordiale.

Outre les nouvelles turbulences sur les marchés de l’énergie, le FMI a souligné le risque persistant pour l’économie mondiale d’un krach boursier provoqué par l’IA.

Menace d’effondrement des cours boursiers liés à l’IA

Les «Sept Magnifiques» (les géants technologiques Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla) représentent plus de 35% de l’indice boursier américain S&P 500, contre 12% il y a dix ans et leur capitalisation boursière totale a augmenté de plus de 50% au cours des deux dernières années.

L’institution financière a averti que la menace d’un effondrement des cours boursiers liés à l’IA, susceptible de se propager aux marchés mondiaux, met en péril la stabilité financière internationale.

Les valorisations excessives des entreprises du secteur de l’IA, conjuguées à leur endettement croissant, contribuent à maintenir les risques systémiques à un niveau «élevé».

«Les conséquences d’une correction boursière liée à l’IA pourraient être mondiales», a prévenu l’institution. Outre les États-Unis, les marchés asiatiques seraient les plus exposés tandis que le Royaume-Uni et la zone euro pourraient être relativement plus épargnés bien que les investisseurs détenant des actifs américains subiraient tout de même le contrecoup.

Lors de la présentation du rapport, Athanasios Vamvakidis, directeur adjoint du département des marchés monétaires et de capitaux du FMI, a déclaré : «L’exposition du reste du monde aux actifs américains, en particulier ceux liés à l’IA, atteint un niveau sans précédent. Si cette situation soutient actuellement l’économie mondiale grâce à l’effet de richesse, une correction du marché pourrait entraîner des répercussions considérables».

Un effondrement du secteur de l’IA figure parmi les trois risques majeurs pour la stabilité identifiés par le FMI, aux côtés de la hausse des coûts d’emprunt des États et de la menace d’une cyberattaque de grande ampleur.

L’institution a qualifié ces trois facteurs de «catalyseurs plausibles, à court terme, d’un durcissement marqué des conditions financières et de turbulences sur les marchés».

L’article Économie mondiale | Le warning call du FMI est apparu en premier sur Kapitalis.

FMI : l’Occident est de plus en plus vulnérable aux chocs énergétiques

14. Oktober 2026 um 09:45

La diminution des stocks de pétrole, la faiblesse des stocks de gaz et l’augmentation de la dette publique exposent les économies européennes à de nouvelles flambées des prix, indique le FMI.

Les économies occidentales deviennent de plus en plus vulnérables aux nouveaux chocs énergétiques, car le conflit au Moyen-Orient met à rude épreuve les approvisionnements mondiaux et l’augmentation de la dette publique limite la capacité des gouvernements à en amortir l’impact, alerte le Fonds monétaire international (FMI).

Dans ses dernières « Perspectives de l’économie mondiale », publiées à l’occasion de ses Assemblées générales (12-18 octobre 2026), le FMI avertit que le conflit prolongé au Moyen-Orient exerce une pression supplémentaire sur les marchés de l’énergie, les stocks de gaz européens étant proches de leurs plus bas niveaux en 15 ans. « Les stocks sur les marchés de l’énergie diminuent et de nouveaux chocs géopolitiques pourraient encore se transmettre rapidement par le biais des prix et des perturbations de l’approvisionnement », indique le rapport.

En outre, les attaques ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes, notamment les installations terrestres et les sites de la mer Noire, sont citées dans le rapport comme une source supplémentaire de pression sur les marchés mondiaux du pétrole brut et raffiné.

L’UE s’est engagée à mettre fin à sa dépendance aux énergies fossiles russes d’ici 2027, après avoir fortement réduit ses importations de pétrole et de gaz suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.

La reprise des combats entre l’Arabie saoudite et les Houthis du Yémen menace également la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge, une voie de passage essentielle reliant l’océan Indien au canal de Suez et aux marchés européens.

La crise énergétique a aussi incité Washington à assouplir les restrictions sur le diesel russe. Suite à un entretien téléphonique vendredi entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine, le Trésor américain a autorisé certaines transactions avec le diesel russe jusqu’au 7 avril 2027.

Pourtant, malgré les risques croissants, le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,1 % en 2026 et de 3,4 % en 2027, contre seulement 1,1 % et 1,2 % respectivement pour la zone euro. L’inflation mondiale devrait atteindre 4,7 % cette année avant de se replier à 4,1 % l’année prochaine.

L’article FMI : l’Occident est de plus en plus vulnérable aux chocs énergétiques est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le FMI optimiste pour la croissance tunisienne pour 2026 et même pour 2027

14. Oktober 2026 um 08:17

Le Fonds monétaire international (FMI) revoit à la hausse ses perspectives économiques pour la Tunisie.

Dans ses nouvelles projections publiées le 13 octobre 2026, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent du 12 au 18 courant, l’institution de Bretton Woods table sur une croissance du PIB réel de 2,4 % cette année, contre 2,1 % anticipés en avril. Cette révision, qui représente un gain de 0,3 point de pourcentage, fait suite à une croissance de 2,7 % enregistrée en 2025.

Pour 2027, le Fonds relève également ses estimations, à 2 % contre 1,6 % auparavant, soit une hausse de 0,4 point. Ce chiffre traduit néanmoins un ralentissement de l’activité, la Tunisie restant en retrait par rapport à la moyenne mondiale, que le FMI évalue à 3,1 % en 2026 puis à 3,4 % en 2027. Ce qui creuserait l’écart l’an prochain.

L’autre point négatif concerne les prix. Selon le FMI, l’inflation devrait atteindre 5,5 % en 2026, après 5,3 % en 2025, puis accélérer à 6,3 % en 2027. Ces niveaux demeurent cependant inférieurs aux prévisions d’avril, qui anticipaient 6,5 % pour 2026 et 7,2 % pour 2027.

Les équilibres extérieurs apparaissent en revanche plus fragiles. Le déficit du compte courant, qui représentait 3,3 % du PIB en 2025, devrait se creuser à 4,9 % en 2026 puis à 5,3 % en 2027, estiment les analystes du FMI.

Aucune prévision concernant le taux de chômage n’est renseignée pour 2026 et 2027 dans les données de l’institution.

Ces projections dessinent ainsi un tableau contrasté : une dynamique de croissance légèrement meilleure que ce qui était attendu et une inflation mieux maîtrisée; mais un creusement persistant du déficit courant, qui constitue le principal point de vigilance pour l’économie tunisienne à l’horizon 2027.

L’article Le FMI optimiste pour la croissance tunisienne pour 2026 et même pour 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La croissance mondiale serait de 3,1 % en 2026

14. Oktober 2026 um 06:00

Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé ses prévisions de croissance mondiale pour 2026. La vague d’investissements liée à l’IA compensera une partie de l’impact négatif de la flambée des coûts de l’énergie.

 

L’économie mondiale progressera de 3,1 % en 2026, 10 points de base de plus que la dernière estimation de juillet. Cela reste inférieur aux 3,5 % enregistrés en 2025. De plus, la croissance globale devient également de plus en plus asymétrique. 32 pays représentent désormais 95 % de la croissance mondiale, contre 54 en avril 2026. Pour 2027, les prévisions sont maintenues, à 3,4 %. L’inflation est estimée à 4,1 % en 2027, au-dessus des 3,9 % prévus en juillet. Pour 2026, l’inflation mondiale est maintenue à 4,7 %.

 

Point de rupture pour la résilience

La résilience économique pourrait approcher de son point de rupture. Jusqu’à maintenant, l’utilisation de coussins de sécurité et l’adaptabilité ont aidé les économies à traverser les chocs négatifs. Cependant, ce matelas de sécurité s’est considérablement réduit. Les réserves mondiales de pétrole s’épuisent d’environ 2,7 millions de barils par jour, s’approchant de seuils susceptibles de déclencher de fortes variations de prix. Les contraintes énergétiques pourraient compromettre la dynamique portée par l’IA. L’inquiétude croissante concernant la santé budgétaire des gouvernements alourdit également les perspectives.

Le FMI considère que la politique monétaire devait rester suffisamment restrictive pour ramener l’inflation vers sa cible. Les décideurs politiques ont deux chantiers : des marges budgétaires à reconstituer et des chaînes d’approvisionnement à sécuriser.

 

Contraintes budgétaires

Les rendements obligataires de référence des économies avancées sont à des pics. Le cocktail actuel est explosif, avec la résurgence de l’inflation, la trajectoire attendue des taux directeurs et les préoccupations budgétaires qui font grimper les coûts d’emprunt. Les entreprises technologiques qui s’endettent pour financer leurs investissements dans l’IA amplifient cette pression.

Les chiffres sont inquiétants : la dette publique dans les économies développées devrait atteindre 115 % du PIB d’ici 2031, contre 108 % en 2025. Dans les économies émergentes et en développement, elle devrait grimper à 84 % contre 74 % dans 5 ans l’année dernière. Les déficits primaires dans les plus grandes économies restent nettement plus importants qu’avant la pandémie, et les gouvernements font face à des taux d’intérêt réels plus élevés ainsi qu’à des échéances de dette plus courtes à mesure que les pressions liées aux dépenses de défense s’accroissent.

Reste à préciser que toutes ces estimations sont basées sur un scénario clair : le détroit d’Ormuz rouvrira en mars 2027 et retrouvera sa situation d’avant-guerre d’ici octobre 2027. Et si la situation se dégrade encore ? Il ne serait donc pas surprenant de voir les estimations revues à la baisse lors des prochaines réunions de Washington en avril 2027.

L’article La croissance mondiale serait de 3,1 % en 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Banque mondiale et le FMI alertent sur l’effet IA sur l’emploi des jeunes

12. Oktober 2026 um 14:13

Lors des travaux des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Bangkok, les deux institutions ont tiré la sonnette d’alarme. Elles ne se demandent plus si l’IA va frapper les emplois, mais pensent à la manière d’en amortir les retombées.

Les personnes qui inquiètent le plus sont les jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Ils sont censés occuper les emplois de routine et répétitifs, puis graviraient les échelons. Mais si ces métiers disparaissent, l’avenir devient compliqué. Les gouvernements sont vivement appelés à prendre des mesures de soutien pour insérer les jeunes dans le monde du travail. Il ne s’agit plus de décisions exceptionnelles, mais comme faisant partie de l’éventail des politiques structurelles. Il faut coopérer avec le secteur privé, qui génère déjà plus de 75% des emplois, et inciter les entreprises à embaucher de jeunes diplômés.

Le FMI estime que l’exposition est d’environ 60% dans les économies développées et de 23% dans les pays à faibles revenus. La pression est naturellement plus forte dans la technologie.

La seule bonne nouvelle est que les suppressions d’emplois induites par l’IA se produiront tâche par tâche, ce qui laisse du temps aux décideurs politiques. Il est également impératif que les employés puissent apprendre sur le tas et que les universités s’orientent vers une formation appliquée.

Pour nous, c’est l’ensemble de l’écosystème qui doit monter en compétence vers des activités à forte valeur ajoutée où le facteur humain et l’expertise locale restent irremplaçables. Il faut faire très attention, car en l’absence de réactions immédiates, la facture économique et sociale sera extrêmement salée.

L’article La Banque mondiale et le FMI alertent sur l’effet IA sur l’emploi des jeunes est apparu en premier sur Managers.

Les investissements dans l’IA maintiennent la croissance mondiale à environ 3 %

12. Oktober 2026 um 10:10

« Les investissements dynamiques dans l’infrastructure de l’intelligence artificielle maintiennent la croissance mondiale autour de 3 %, apportant des avantages significatifs à plusieurs économies asiatiques qui fournissent des appareils informatiques, comme la Thaïlande ». C’est ce qu’a déclaré, dimanche 11 octobre, Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

La forte hausse des investissements dans l’intelligence artificielle a constitué « un choc de demande, un choc d’investissement », susceptibles de stimuler la croissance des économies régionales avancées d’un demi à un point de pourcentage, mais aussi celle des économies asiatiques émergentes de 0,2 % à 0,8 %, a expliqué la même responsable.

Lire aussi : L’IA booste la croissance de l’Asie, mais augmente ses vulnérabilités

« C’est donc cette évolution vers des taux d’investissement en hausse qui maintient la croissance économique mondiale autour de 3 %, malgré le fait que nous soyons freinés par le choc d’approvisionnement énergétique », a déclaré Georgieva lors des réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale dans la capitale thaïlandaise.

L’article Les investissements dans l’IA maintiennent la croissance mondiale à environ 3 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Énergie et IA : les deux forces qui redéfinissent l’économie mondiale

12. Oktober 2026 um 05:48

Avant le coût d’envoi des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale en Thaïlande, à partir du lundi 12 octobre, la patronne du FMI a mis l’économie mondiale dans son contexte. Pour Kristalina Georgieva, l’économie mondiale est tirée dans deux directions opposées : un choc négatif sur l’offre d’énergie et un choc positif sur la demande lié à l’IA. L’impact combiné de ces deux forces est très inégal à travers les régions.

 

A quelques jours de la publication de la nouvelle version des « Perspectives de l’économie mondiale », les premières conclusions sont là. Les plus grands coups portés à la croissance en 2026 ont touché les économies ravagées par les conflits en cours. Un impact plus modeste sur la croissance est observé dans les pays dépendants des importations d’énergie et manquant d’espace budgétaire suffisant pour amortir les chocs. Mais nous verrons aussi une croissance plus élevée dans quelques zones, grâce à l’IA.

 

L’IA, nouveau moteur de croissance

L’IA est devenue un moteur clé de la croissance. L’investissement mondial en ces technologies rapporté au PIB dépassera probablement les montants investis dans les réseaux électriques ou de télécommunications. Pour le FMI, le matériel d’IA et les produits technologiques connexes représentent désormais plus de 10 % du commerce mondial de biens, et cette part augmente.

La croissance du commerce lié à l’IA est observée dans les économies intégrées à sa chaîne de valeur, comme les États-Unis, la Chine et l’Inde en tant qu’importateurs nets de matériel d’IA. Ces pays sont en train de construire l’infrastructure pour devenir des fournisseurs clés d’IA. Pourtant, si cela fait avancer ces économies, la majorité des autres se retrouvent à la marge, augmentant le risque du creusement des inégalités économiques à travers le monde.

 

L’énergie au cœur de la crise

L’IA accroît aussi la demande d’énergie, dont le coût ne cesse d’augmenter. Si l’on ajoute ceux des engrais, des aliments et des intrants industriels clés, la sécurité alimentaire est mise en péril. L’inflation est poussée à la hausse, la croissance à la baisse.

Le choc des prix de l’énergie a été important mais contenu grâce à l’efficacité énergétique, à la diversification des sources de combustible, aux libérations de réserves, à l’agilité des chaînes d’approvisionnement et à aux mécanismes organiques de l’offre et de la demande. Néanmoins, malgré une reprise fragile des flux sortant du Golfe, les prix du pétrole restent autour de 100 dollars le baril, reflétant les risques et les coûts de transport élevés.

En outre, l’approvisionnement en gaz naturel du Golfe reste perturbé. Les pressions sur les prix pourraient s’accentuer à mesure que les pays reconstituent leurs réserves et que la demande augmente avec l’approche de la saison froide dans l’hémisphère Nord.

Des prix de l’énergie plus élevés poussent à la hausse l’inflation, les taux directeurs et les courbes de rendement de référence. Après avoir fortement augmenté cette année, les rendements souverains à 10 ans des États-Unis, de l’Allemagne et du Japon sont aujourd’hui à leurs plus hauts niveaux depuis respectivement au moins deux décennies.

 

Les politiques budgétaires, urgence de redressement

Le troisième facteur majeur qui affecte l’économie mondiale aujourd’hui est celui des déficits budgétaires excessifs. La dette publique mondiale est proche de ses plus hauts niveaux depuis l’après-Seconde Guerre mondiale et devrait bientôt dépasser 100 % du PIB.

Pour de nombreuses économies de marché émergentes, les effets de la hausse des rendements de base sur les coûts de financement sont encore partiellement compensés, pour l’instant, par des primes de risque resserrés.

Pour les pays fortement endettés de la zone euro, la situation est plus difficile, les écarts de rendement par rapport aux Bunds allemands continuant de se creuser, non seulement pour la France et l’Italie, mais aussi pour l’Irlande, le Portugal et d’autres pays qui avaient réussi à réduire leur dette et leurs déficits après la crise de la zone euro.

L’IA entre dans ce mélange de deux manières. Premièrement, l’émission croissante d’obligations privées à long terme, par les sociétés opérant dans ce secteur, entre en concurrence pour l’épargne. Deuxièmement, une partie de la hausse des rendements de base pourrait refléter l’anticipation d’une croissance plus rapide à l’avenir. Masi est-ce qu’est faisable avec les problèmes budgétaires actuels ?

En rassemblant tout cela, le message du FMI qui sera adressé aux décideurs économiques du monde la semaine prochaine est simple : le monde ne peut pas continuer à retarder les mesures politiques nécessaires.

L’article Énergie et IA : les deux forces qui redéfinissent l’économie mondiale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sadok Rouai revient sur la naissance de la BCT et du dinar

06. Oktober 2026 um 08:11

Vient de paraître aux éditions Arcadia, à Tunis, ‘‘La genèse de la création de la Banque centrale de Tunisie et du dinar – Le rôle de la France et du FMI’’, de l’économiste Sadok Rouai, qui revient sur une période déterminante de l’histoire financière de la Tunisie : la création de la BCT et de la monnaie nationale.

L’auteur propose une relecture de ce qui a souvent été résumé à la «bataille du dinar», en s’intéressant aux négociations complexes qui ont accompagné la construction de la souveraineté monétaire tunisienne. Il met notamment en lumière les pressions exercées par la France ainsi que le soutien technique apporté par le Fonds monétaire international (FMI) dans la mise en place des réformes monétaires.

Fondé sur des archives et des reconstitutions financières, l’ouvrage entend renouveler la lecture des origines du dinar tunisien et de la BCT, en montrant une souveraineté monétaire construite progressivement, dans un contexte de contraintes et de négociations.

Économiste, diplômé de la Faculté de droit et des sciences économiques de l’Université de Tunis et titulaire d’un Diplôme d’études supérieures bancaires de l’Institut technique de banques à Paris, Sadok Rouai a débuté sa carrière à la BCT, où il a notamment travaillé aux départements des études, des relations internationales et de la supervision bancaire.

En 1987, il rejoint le FMI, où il exercera pendant plus de trois décennies comme conseiller principal auprès d’un administrateur.

Avec ce nouveau livre, l’auteur met ainsi son expérience des institutions financières tunisiennes et internationales au service d’une plongée dans les origines de la souveraineté monétaire de la Tunisie.

Djamal Guettala 

L’article Sadok Rouai revient sur la naissance de la BCT et du dinar est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie. Pourquoi la Banque mondiale prédit-elle un ralentissement de la croissance ?

23. September 2026 um 12:31
Après le rebond enregistré en 2025, l’économie tunisienne semble déjà entrer dans une nouvelle phase de ralentissement, selon l’institution financière de Washington. Dans son dernier Bulletin de conjoncture économique consacré à la Tunisie, publié le 22 septembre, la Banque mondiale…

L’article Tunisie. Pourquoi la Banque mondiale prédit-elle un ralentissement de la croissance ? est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

❌