À la rentrée 2026, 32 écoles primaires de Béja, Jendouba, Kasserine, Gafsa et Tataouine retrouvent leurs élèves avec des abords entièrement repensés.
Cette initiative a permis à environ 7200 écoliers de bénéficier de clôtures, entrées sécurisées et abris d’attente pour les parents, des trottoirs , éclairage LED, espaces verts et accès praticables même par temps de pluie et de se rendre à des écoles plus belles, plus sûres et plus attractives
« Nous avons longtemps rêvé d’une clôture », témoigne Adel Nadderi, directeur de l’école primaire Ouled Hssine à Bouzguem (Kasserine). Aujourd’hui, ses 70 élèves ont une enceinte qui les protège et une entrée aux couleurs vives qui donne envie d’apprendre.
L’Initiative Pilote pour un Développement Local Intégré (Développement Local & Inclusion Socio-Economique – OIT Tunisie) est mise en œuvre par le Bureau de l’OIT à Alger pour les pays du Maghreb, avec le soutien de la Coopération suisse en Tunisie et de l’Union européenne en Tunisie. Elle améliore l’accès aux services de base dans 19 communes tunisiennes.
L’Observatoire national de la sécurité routière (Onsr) a mené une campagne de sensibilisation contre les dangers de l’alcool au volant, dans différentes région, notamment dans le gouvernorat de Sidi Bouzid.
Initiée par la branche régionale du Centre-Ouest de la sécurité routière, la campagne a vu la participation active des unités de la Garde nationale, de la Protection civile ainsi que de l’Association tunisienne de prévention des accidents de la route (ATPAR), indique un communiqué de l’Onsr.
Cette action de sensibilisation et de prévention s’est tenu sous la supervision directe du gouverneur, président du comité régional de la sécurité routière de Sidi Bouzid, précise la même source en réaffirmant son engagement à renforcer la conscience citoyenne et rappeler que la sécurité sur nos routes est une responsabilité partagée par tous.
La police canadienne a arrêté et placé en détention, un individu suspecté du meurtre de la Tunisienne Leïla Ben Salem, le 22 septembre dernier dans l’arrondissement de Ville-Marie.
Selon les médias locaux, le suspect répondangt au nom de Youcef Moussaoui, est âgé de 33 ans et a été arrêté hier en fin d’après-midi. Il devra comparaître au palais de justice de Montréal pour meurtre au premier degré.
Les éléments de preuve recueillis dans le cadre de l’enquête criminelle seront rendus publics durant le processus judiciaire, indique la Section des crimes majeurs du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) aux médias locaux.
Le SPVM affirme par ailleurs que le mobile sera dévoilé au cours des procédures sans révélé s’il y a un lien entre l’accusé et la victime, sachant que la thèse du meurtre en contexte conjugal a été écartée.
Pour rappel, Leila Bensalem, une mère de famille de 45 ans, de nationalité tunisienne, a été sauvagement tuée chez elle,le 22 septembre, alors qu’elle était en pleine discussion en visioconférnce avec son collègue qui a assisté au meurtre en direct !
Le temps sera passagèrement nuageux sur la quasi-totalité des régions, cette nuit, avec un risque de formation de brouillard local en fin de nuit sur les zones côtières du nord.
Selon l’Institut national de la météorologie (INM), les conditions se caractérisent par des vents parfois forts près des côtes et une mer qui sera peu agitée.
La même source prévoir des températures nocturnes comprises entre 17°C et 21°C, soulignant toutefois, qu’il feera 15°C sur les zones montagneuses de l’ouest.
Dans un post Facebook publié jeudi 15 octobre 2026, Elie Trabelsi, juif tunisien, fils de Perez Trabelsi, chef de la communauté juive de Djerba et organisateur du pèlerinage annuel juif à la synagogue de la Ghriba dans l’«Île des Lotophages», a adressé ce qu’il a appelé «un appel à des clochards» (sic!), désignant par cette expression des agitateurs médiatiques qui multiplient les attaques contre les juifs tunisiens, qu’ils accusent d’acheter au prix fort des terrains à Djerba pour renforcer leur présence dans l’île et en Tunisie en général.(Photo: Pèlerinage juif de la Ghriba. En médaillon : Elie Trabelsi).
Imed Bahri
Elie Trabelsi ne mâche pas ses mots. Il dénonce l’incendie qui a ravagé le mausolée juif à El Hamma, à Gabès, ainsi que le tombeau du saint juif Sidi Môrabi, vieux de 400 ans, et déplore que ni le ministère des Affaires culturelles, ni celui des Affaires religieuses ni encore le ministère public n’ont bougé pour ouvrir une enquête sur cet incendie criminel et faire arrêter les coupables. «Pas même un communiqué pour dénoncer cet acte pour la forme et même superficiellement», a-t-il écrit.
Elie Trabelsi a pointé des «mercenaires» qui mènent une campagne médiatique contre la synagogue de la Ghriba. «Ils oublient les problèmes du pays et n’ont qu’un seul souci : Djerba, les juifs et la Ghriba», écrit-il. Et d’ajouter : «Nous sommes propriétaires de nos terres depuis des siècles, nous n’achetons ni ne vendons, et la synagogue de la Ghriba restera comme une épine aux pieds des traitres et l’un des centres de souveraineté de l’Etat tunisien» (pas moins !).
La haine gratuite détruit les peuples
Elie Trabelsi va plus loin en lançant un défi – sur un ton de menace – aux dits «mercenaires» , dont le patron d’une chaîne de télévision : «Et qu’est-ce que vous allez pouvoir faire ? Même les services de renseignement américains vous tiennent à l’œil, et suivent ce que vous écrivez sur ChatGPT, Claude et Messenger. Vous voulez semer le désordre dans le pays et espérez un attentat terroriste contre les juifs à Djerba, en manipulant le pauvre peuple tunisien. Vous croyez qu’avec ce que vous faites, vous allez pousser les juifs tunisiens à partir à l’étranger, comme cela s’est passé dans les années soixante, soixante-dix et quatre-vingt ? ha… ha… ha… Vous rêvez !» Et de conclure : «Vous n’arriverez à rien. Par votre existence même, l’Etat court à sa perte. Car la haine gratuite détruit les peuples».
Le post d’Elie Trabelsi appelle des clarifications. En tant que juif tunisien, il est certes en droit voire dans l’obligation de défendre sa communauté contre les attaques qu’elle subit de la part de quelques agitateurs qui font beaucoup de mal non pas aux juifs mais au pays tout entier. Mais laisser entendre, entre les lignes, que les juifs tunisiens sont protégés par les Américains, c’est faire preuve d’amnésie voire d’ingratitude, car les juifs tunisiens ont toujours bénéficié d’une protection spéciale de la part de l’Etat tunisien, et ce depuis l’époque du sultanat des Hafsides, au 13e siècle et même bien avant. Et les dizaines de milliers de juifs qui ont été chassés d’Espagne et d’Italie après la Reconquista chrétienne au 15e siècle, c’est en Tunisie et au Maroc qu’ils ont trouvé accueil et refuge. C’est pourquoi, d’ailleurs, ils disposent de lieux de culte et de mausolées de saints un peu partout dans le pays.
M. Trabelsi, calmez-vous !
Le peuple tunisien a toujours fait preuve, à travers l’histoire, d’ouverture et d’hospitalité à l’égard des peuples réprimés qui se réfugient chez lui (des Phéniciens dans l’antiquité jusqu’aux Russes après la révolution bolchévique, en passant par les Juifs, les Morisques, les Grecs, les Italiens et autres Espagnols). Il n’y a aucune raison pour qu’il change aujourd’hui. Et cela, M. Trabelsi, vous le savez très bien, d’autant qu’à travers l’histoire de ce pays qui est le vôtre, beaucoup de juifs ont occupé des hauts postes de responsabilité au sein de l’Etat. Le dernier en date, c’est votre propre frère aîné, René Trabelsi, voyagiste franco-tunisien, qui a été ministre du Tourisme entre novembre 2019 et février 2020. Il n’a d’ailleurs quitté le gouvernement qu’à la suite d’une élection et d’un changement de majorité.
Alors, M. Trabelsi, calmez-vous et ne participez pas, par vos postes pour le moins virulents, à une polémique stupide et qui n’a aucune raison d’être. Les «mercenaires» auxquels vous répondez ne sont pas les ennemis des juifs mais de tous les Tunisiens.
Elle subit ce cyberharcèlement depuis plus d’un an. Et cela s’est intensifié après qu’elle a remporté un concours télévisé. Elle a décidé de saisir la justice.
Une seconde plainte a été déposée le 13 octobre, « pour harcèlement public…
Les unités sécuritaires relevant du district de Sousse ont arrêté un individu impliqué dans un trafic d’ecstasy dans la localité de Kalâa Seghira.
L’opération a été déclenchée à la suite d’informations et d’investigations, faisant état des activités d’un dealer opérant dans la région, indique une source sécuritaire, citée par Jawhara FM ce jeudi 15 octobre 2026.
En coordination avec le ministère public, une perquisition a été menée au domicile du suspect, où la police a saisi une quantité d’ecstasy ainsi que d’une somme d’argent issue de cette activité illégale.
Le ministère public a ordonné la mise en détention du dealer, alors que l’enquête se poursuit.
Le Stade tunisien a rendu un hommage appuyé à Amina Mkada, connue pour son parcours à l’API, sa mission diplomatique et économique à Madrid, et son passage à Kapitalis, elle demeure une figure respectée laissant l’image d’une femme professionnelle, passionnée et dévouée.
Un moment de souvenir et de gratitude partagé par toute la grande famille stadiste :
Au nom du Stade Tunisien, de sa section basket-ball, de ses dirigeants, de ses joueuses, de ses entraîneurs et de l’ensemble de sa famille sportive, nous adressons un hommage ému et respectueux à Amina Mkada, grande dame du basket-ball tunisien, qui nous a quittés récemment.
Amina Mkada restera à jamais une légende du basket tunisien. Ancienne capitaine de l’équipe nationale, elle a porté avec fierté, talent et dignité les couleurs de la Tunisie sur les terrains nationaux et internationaux. Son passage à la Zitouna, club que nous affrontons aujourd’hui, fait partie de la belle histoire de notre basket.
Amina Mkada a consacré sa jeunesse et une grande partie de sa vie au service du basket-ball tunisien. Son engagement, son exemplarité et son amour du jeu continueront d’inspirer les générations présentes et futures. En ce jour de match entre le Stade Tunisien et la Zitouna, nous rendons hommage à celle qui a marqué les deux familles et qui demeure une fierté commune du basket tunisien.
Repose en paix, Amina. Ton nom restera gravé dans l’histoire du basket tunisien.
Arrêtés en marge de la manifestation du 19 septembre dernier, les activistes Eya Sadraoui et Ghaith Hamrouni ont été remis en liberté, ce jeudi 15 octobre 2026.
C’est ce qu’annonce le Comité de la flotille Al-Soumoud, en affirmant que cette décision apporte une lueur d’espoir et que cette libération constitue une victoire pour leurs proches et leurs camarades.
La même source a par ailleurs appelé à la libération des autres manifestants arrêtés après la marche du 19 septembre organisée en soutien aux membres de la flotille Al-Soumoud en détention, tout en réaffirmant son engagement pour la Palestine ainsi que sa détermination à défendre les droits, les libertés et la justice.
On peut compter sur le personnage pour toujours trouver le bon mot : « La poésie mystique, élixir de guérison » et pourquoi pas ? Quand Faouzi Skali, président du Festival de Fès de la culture soufie, choisit ce mot…
Le Prix de la meilleure communication orale du 8ᵉ Congrès international de nutrition a été décerné à Donia Jerab, doctorante au Laboratoire de Génomique Biomédicale et Oncogénétique de l’Institut Pasteur de Tunis, sous la direction du Pr Rym Kefi.
Sa communication a porté sur l’association entre le variant rs6923761 (Gly168Ser) du gène GLP1R et le profil métabolique chez des patients tunisiens présentant une obésité et lui permis de remporté ce Prix organisé par l’Association Tunisienne des Sciences de la Nutrition.
L’IPT précise que ce travail s’inscrit dans le cadre de sa thèse de doctorat consacrée à l’étude nutrigénétique de l’obésité en Tunisie, dans la perspective de développer une approche de nutrition de précision. Cette recherche bénéficie d’une bourse MOBIDOC (projet SWAFY, ANPR) et du financement de l’INNTA.
« Félicitations à Donia Jerab pour cette distinction !», a encore commenté l’Institut Pasteur de Tunis.
Un temps stable et clément s’annonce sur l’ensemble des régions avec un ciel peu nuageux, selon les prévision de l’Institut national de la météorologie (INM).
La même source annonce un risque de brouillard local dans le nord en fin de nuit, ajoutant que les vents souffleront faiblement à modérément depuis le secteur est, tandis que la mer sera agitée à peu agitée.
Durant la nuit, les températures seront comprises entre 15°C et 20°C, ajoute l’INM en précisant que sur les hauteurs, les nocturnes ne dépasseront pas les 12°C degrés.
Il serait naïf de prétendre que les Tunisiens vivent heureux simplement parce qu’ils possèdent un climat agréable, la mer, une histoire millénaire, une culture riche, une gastronomie exceptionnelle, des liens familiaux encore importants et une capacité remarquable à créer de la convivialité à partir de presque rien, autant d’ingrédients qui favorisent une certaine qualité de vie. Car, le jeune diplômé qui ne trouve pas de travail, le fonctionnaire qui perd progressivement son pouvoir d’achat, le retraité qui constate que sa pension ne lui permet plus de vivre comme auparavant, la mère qui s’inquiète pour l’avenir de ses enfants, le jeune qui rêve de quitter le pays parce qu’il ne croit plus pouvoir y construire son avenir, la personne âgée qui se retrouve seule, tous vivent dans la frustration et ont de bonnes raisons de se sentir malheureux.
Sadok Zerelli *
Dans mon article A la recherche du bonheur en Tunisie, j’ai rapporté que, selon le World Happiness Report 2026, publié par le Wellbeing Research Centre de l’Université d’Oxford avec Gallup et le réseau des Nations Unies, la Tunisie est classée au 105e rang sur 147 pays avec un indice global de bonheur de 4,798/10, certes devant le Maroc (112e) et l’Egypte (139e), maigre consolation, mais loin derrière l’Algérie (83e). J’ai expliqué également la méthodologie de calcul de cet indicateur du bonheur, basées sur une méthode appelée «Cantril Ladder» : on demande aux personnes de situer leur vie sur une échelle de 0 à 10, de la pire vie possible à la meilleure vie possible. Le classement 2026 utilise la moyenne des réponses recueillies entre 2023 et 2025.
J’ai donné également quelques définitions du bonheur données par certains grands philosophes tels qu’Epicure ou Spinoza, ainsi l’exemple personnel vécu avec mon amie américaine Karen Polenski, qui n’ayant ni mari ni enfants et ayant consacré toute sa vie à la recherche scientifique, trouve sa joie de vivre dans l’observation et la reconnaissance des espèces d’oiseaux volant haut dans le ciel !
J’avais tenu à mentionner son exemple qui devrait nous faire réfléchir tous, nous autres Tunisiens, qui aimons tellement construire de belles villas, rouler dans des voitures de luxe et montrer nos signes extérieurs de richesse, même si elle est souvent mal acquise.
Rechercher le bonheur dans quelle Tunisie ?
Si intéressant soit-il, si j’en juge par le grand nombre de lecteurs, mon article comporte une lacune majeure que je vais essayer de combler dans cet article qui est la suite logique du premier : Dans quelle Tunisie on recherche le bonheur ?
Dans celle de ma génération née autour des années 1950 qui a grandi dans des familles nombreuses à l’ère de la télévision en noir et blanc, ou celle de la génération née autour de l’an 2000, à l’époque de l’informatique et de Windows, ou celle des enfants nés après 2010, à l’époque d’Internet, de Facebook et du smartphone ?
La question est d’autant plus intéressante que les trois générations ont connu des Tunisie très différentes.
La première a grandi dans une Tunisie nouvellement indépendante, beaucoup plus pauvre matériellement, mais où le salaire d’un maçon ou d’un instituteur suffisait pour construire une maison pour sa famille, élever huit ou neuf enfants et en faire même souvent des cadres supérieurs pour la plupart. La vie quotidienne était plus lente, les familles plus nombreuses, les relations de voisinage plus étroites et les possibilités de comparaison avec le reste du monde beaucoup plus limitées.
La deuxième génération a grandi dans une Tunisie plus instruite, plus urbanisée, davantage ouverte au monde, avec l’apparition de l’informatique, d’Internet et de nouvelles aspirations professionnelles, mais aussi où un couple, dont l’homme et la femme travaillent, peinent à élever deux ou trois enfants et dont le compte bancaire est souvent «dans le rouge», sans parler du chômage particulièrement élevé chez les jeunes diplômés
La troisième génération est née dans un monde connecté dès l’enfance. Elle dispose d’un accès sans précédent à l’information, à la connaissance, au divertissement et aux autres êtres humains. Mais elle est également exposée beaucoup plus tôt à la comparaison sociale, à la compétition, à l’incertitude économique, aux informations anxiogènes et aux effets psychologiques des réseaux sociaux.
Dans un pays confronté au chômage, à la hausse du coût de la vie, aux difficultés du système de santé, à la dégradation du pouvoir d’achat, à l’inquiétude face à l’avenir et à l’émigration massive d’une partie de sa jeunesse, parler de bonheur peut sembler presque provocateur.
Pendant longtemps, les économistes ont assimilé le progrès à l’augmentation de la richesse nationale. Plus le PIB augmente, plus une société serait supposée progresser, et plus ses citoyens devraient être heureux.
Mais les économistes qui ont bâti toutes leurs théories et modèles sur l’existence d’un être imaginaire qu’ils appellent « Homo-économicus » qui n’a ni âme ni sentiment et dont le seul objectif dans la vie est maximiser son utilité s’il est un consommateur ou son profit s’il est producteur, se sont trompés sur toute la ligne, y compris moi-même qui a passé sa vie à enseigner et appliquer ces théories.
Une croissance économique peut coexister avec des inégalités importantes. Un pays peut produire davantage de richesses tout en laissant une partie de sa population dans la précarité. Un individu peut disposer d’un revenu confortable et souffrir pourtant de solitude, d’angoisse ou d’un sentiment d’inutilité.
Le bonheur est donc beaucoup plus complexe que le revenu. Il dépend certainement des conditions matérielles d’existence : pouvoir se nourrir correctement, se loger, se soigner, travailler et assurer l’avenir de ses enfants. Mais il dépend aussi de facteurs moins facilement mesurables : la liberté, la sécurité, la confiance dans l’avenir, les relations familiales, l’amitié, la dignité, la reconnaissance et le sentiment d’avoir une place dans la société.
Tunisie 2026 : une économie à bout de souffle
Pendant longtemps, les économistes ont assimilé le progrès à l’augmentation de la richesse nationale. Plus le PIB augmente, plus une société serait supposée progresser, et plus ses citoyens devraient être heureux.
La situation socio-économique de la Tunisie en 2026 se caractérise par un paradoxe : malgré des atouts humains importants, une économie diversifiée et une position géographique stratégique, le pays peine à transformer ses ressources en croissance durable, en emplois de qualité et en amélioration sensible du niveau de vie de la population.
L’économie tunisienne demeure confrontée à des difficultés structurelles : faiblesse de l’investissement, lenteur des réformes, productivité limitée et dépendance à l’égard de secteurs vulnérables aux aléas climatiques et à la conjoncture internationale. Le tourisme, les industries manufacturières, les services et les exportations contribuent à l’activité, mais ne suffisent pas à créer une dynamique de croissance assez forte pour répondre aux besoins de la population.
L’agriculture reste particulièrement exposée à la sécheresse et au stress hydrique. Les difficultés des entreprises, les incertitudes économiques et les contraintes de financement freinent également l’investissement privé.
Dans ce contexte, la croissance doit être appréciée non seulement en valeur globale, mais aussi au regard de la progression de la population, de l’emploi et du pouvoir d’achat.
Or, selon les données publiées par l’INS, le PIB s’est accru au taux moyen de 1,1% durant les dix dernières années de 2017 à 2026, soit exactement le taux de croissance démographique. Cela veut tout simplement dire que le peu de croissance de la production qui a eu lieu durant ses dix dernières années a servi à nourrir les nouvelles bouches sans amélioration du niveau de vie de la population.
Une économie surendettée
La dette publique est un indicateur essentiel pour comprendre les contraintes économiques de la Tunisie. Elle représente les engagements financiers accumulés par l’État et influence sa capacité à financer les services publics, les investissements et les politiques sociales.
Selon les données du ministère des Finances, la dette publique est passée de 66,9 % du PIB en 2017 à 82,1 % en 2025. Pour 2026, la loi de finances prévoit un ratio de 83,4 %.
En prenant la dette publique prévue pour 2026 (156,7 milliards de dinars) et la population estimée au 1er janvier 2026 (11,99 millions), on peut calculer une dette publique moyenne d’environ 13 067 dinars par habitant. Cela veut dire que chaque Tunisien, y compris les bébés qui viennent de naître, doit travailler un certain nombre d’années de sa vie pour, non pas rembourser personnellement la dette publique puisqu’elle libellée au nom de l’Etat, mais payer suffisamment d’impôts et taxes à l’Etat pour lui permettre de le faire
Or, qui dit une économie surendettée dit :
– moins de marges budgétaires : le remboursement du capital et le paiement des intérêts mobilisent des ressources qui pourraient financer les hôpitaux, les écoles, les infrastructures et les aides sociales ;
– des contraintes de financement : le recours accru aux banques et aux ressources intérieures peut réduire les financements disponibles pour les entreprises privées, selon les conditions du marché ;
– un risque pour les générations futures : si l’endettement finance principalement des dépenses courantes plutôt que des investissements productifs, les générations futures peuvent hériter d’obligations financières sans bénéficier d’une augmentation équivalente de la capacité de production ;
– des effets sur le sentiment de bonheur : lorsque les contraintes budgétaires se traduisent par des services publics insuffisants, une protection sociale fragile ou des perspectives d’emploi limitées, la confiance dans l’avenir peut se dégrader.
La maîtrise de l’inflation constitue le deuxième grand échec et défi que la Tunisie d’après la révolution de 2011 n’a pas su relever, après celui de l’absence de relance économique : selon les données de l’INS, le taux moyen d’inflation sur la période 2017-2026 s’élève à 6,7% et il s’élève encore à 5,6% en redressement annuel pour le dernier mois de septembre 2026.
Pour les ménages, la hausse passée des prix continue de peser sur le pouvoir d’achat, même lorsque l’inflation ralentit. Les retraités, les salariés aux revenus modestes et les familles nombreuses sont particulièrement exposés.
La maîtrise de l’inflation constitue un enjeu majeur : notamment pour les produits alimentaires. À cela s’ajoutent les difficultés d’approvisionnement en eau, potable ou minérale, les contraintes énergétiques et les insuffisances de certains services publics.
Parenthèse 1 : j’ouvre ici une parenthèse pour signaler qu’en tant qu’économiste spécialiste en théorie monétaire que j’avais enseigné pendant plusieurs années, j’ai attribué dans plusieurs articles publiés dans Kapitalis cet échec dans la maitrise de l’inflation en Tunisie à la politique monétaire entièrement erronée suivie par la Banque centrale de Tunisie (BCT) depuis 2017. Celle-ci est basée sur la manipulation de la variable du taux directeur, une politique qui réussit dans les pays développés où les fuites des transactions sont très faibles, mais qui est inefficace en Tunisie où l’économie sous terraine représente environ 52% du PIB et où la vitesse de circulation de la monnaie s’accélère à chaque fois que la BCT relève son taux directeur, rendant ainsi caduque l’hypothèse fondamentale de stabilité de la vitesse de circulation de la monnaie qui est la base même de la fameuse équation quantitative de la monnaie (connue sous le nom d’équation de Cambridge) développée par l’économiste américain Milton Friedman et qui se trouve à la base de la politique du taux directeur pour maîtriser l’inflation .
À la place, j’avais préconisé une politique basée sur la manipulation de la variable du taux de réserves obligatoires imposé aux banques commerciales par des circulaires de la BCT. Nul doute, à mon avis d’expert en la matière, que cette politique serait infiniment plus efficace car elle agit mécaniquement sur la capacité des banques à accorder des crédits à la consommation et contribuer ainsi à augmenter l’inflation. Mais c’était comme p…r dans le sable ! (voir à ce sujet : L’inflation a-t-elle baissé en Tunisie ?).
Parenthèse 2 : Dans un autre article non moins intéressant et que je considère même le meilleur article de vulgarisation économique que j’ai rédigé depuis plusieurs années que je publie dans Kapitalis, au titre provocateur «Les statistiques officielles sont une forme de mensonge scientifique», j’ai expliqué qu’aussi bien le taux d’inflation, que le taux de chômage et que le taux de croissance économiques publiés par l’INS ne reflètent pas la véritable réalité socio-économique dans le pays pour des raisons de méthodologie de calcul de ces indicateurs macroéconomiques. L’inflation ressentie par les citoyens est nettement plus élevée, le taux de chômage vécu est nettement plus important et les taux de croissance réel du PIB sont nettement plus faibles que ne le laissent apparaître les chiffres officiels publiés par l’INS.
J’invite les lectrices et les lecteurs de cet article à relire ces articles parce qu’ils ont un lien direct avec la problématique traitée ici : Peut-on être heureux dans la Tunisie de 2026, car la Tunisie de 2026 des chiffres officiels est différente de la Tunisie profonde.
Le chômage : une atteinte à la dignité et à l’espoir
La réduction du chômage constitue le troisième grand échec de la politique économique et sociale menée après 2011, et le marché du travail demeure l’un des principaux points faibles du modèle économique tunisien. Durant toute la décennie 2017-2026, le taux de chômage moyen s’est établi à 15,5%, soit presque le même niveau qu’en 2026, qui s’élève selon l’INS à 14,9 % au deuxième trimestre 2026, mais les données de la Banque mondiale donnent environ 38 % pour les 15-24 ans en 2025 y compris pour les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, ce qui favorise le découragement, l’émigration et la perte de compétences.
Le travail procure un revenu, mais aussi une identité sociale, une autonomie et le sentiment d’être utile. Pour un jeune diplômé qui ne trouve pas d’emploi, la frustration peut être particulièrement forte : après des années d’études et d’efforts, les perspectives espérées ne se réalisent pas.
Le chômage prolongé peut entraîner un sentiment d’injustice, une perte de confiance en soi et le désir de quitter le pays. L’émigration apparaît alors parfois moins comme un choix positif que comme une recherche d’une vie jugée plus prometteuse.
En Tunisie, il n’y a ni une association telle que Amadeus en France pour aider les sans-abris à trouver un logement, ni de Resto du Coeur pour servir un repas chaud à ceux et celles qui ont faim, ni d’Armée de Salut pour offrir aux SDF un lit et une douche chaude ne serait-ce que pour quelques jours…
Chez nous, celui ou celle que le sort, ou la chance ou même quelquefois sa propre famille lâche, se retrouve à nos feux rouges à faire la manche ou à fouiller nos poubelles à la recherche de quelques restes de repas ou de bouteilles en plastique vides à revendre.
Or, comme l’explique les auteurs du World Happiness Report 2026 et comme le prouve l’exemple de la Finlande où les habitants se disent les plus heureux (7,786/10) alors qu’ils vivent six mois par an à -20 degrés Celsius, l’une des variables explicatives du sentiment de bonheur est et le soutien social et la possibilité de compter sur des proches en cas de difficulté. Une autre variable qu’ils mentionnent explicitement aussi est la générosité, notamment le fait de donner à des œuvres caritatives.
En effet, le sentiment de bonheur dépend non seulement des ressources dont dispose un individu, mais aussi de la sécurité dont il bénéficie face aux aléas de la vie. Or, lorsque les mécanismes de protection sociale sont insuffisants, comme en Tunisie, chaque difficulté économique, chaque maladie et chaque perte de revenu peut devenir une source d’angoisse.
En Tunisie, malgré l’existence de dispositifs de sécurité sociale, de couverture sanitaire et d’aides publiques, leur portée, leur niveau de protection et leur accessibilité restent très limités et ne permettent pas toujours de répondre efficacement aux besoins de toutes les catégories de la population.
L’absence d’un filet social suffisamment protecteur transforme alors l’incertitude économique en insécurité existentielle. Cette insécurité a des conséquences psychologiques importantes : inquiétude permanente, sentiment de vulnérabilité, perte de confiance dans l’avenir et impression d’être abandonné par la collectivité. Elle peut également affaiblir les solidarités familiales, lorsque les proches, eux-mêmes confrontés à des difficultés, ne sont plus en mesure d’apporter une aide suffisante. Or, à l’absence de filet social s’ajoute l’éclatement familial
L’éclatement familial
La famille a longtemps constitué, en Tunisie, l’un des principaux piliers de la solidarité, de la sécurité affective et de la protection sociale. Elle permettait de partager les ressources, d’accompagner les enfants, de soutenir les personnes âgées et de surmonter collectivement les difficultés de l’existence.
Mais les transformations économiques, sociales et culturelles fragilisent parfois ce modèle. Les séparations et les divorces, les conflits entre générations, l’éloignement des enfants partis étudier ou travailler à l’étranger, ainsi que l’individualisation croissante des modes de vie peuvent affaiblir les solidarités familiales traditionnelles.
Pour illustrer l’éclatement familial dans la Tunisie de 2026, je citerais la baisse du nombre de mariages simultanément à l’accroissement du nombre de divorces.
En 2023, on comptait environ 22 divorces prononcés pour 100 mariages célébrés la même année. Ce rapport est un indicateur annuel, et non la proportion des mariages qui finiront par un divorce.
Les mariages diminuent : de 83 105 en 2019 à 72 953 en 2023, soit une baisse d’environ 12,2 %.
Le rapport entre divorces et mariages augmente : il est passé d’environ 20,8 % en 2019 à 22 % en 2023.
Le bonheur suppose aussi la dignité
Il existe une dimension du bonheur dont on a beaucoup parlé durant la révolution de 2011 et qui est même une des raisons du déclenchement de celle-ci : la dignité.
Être heureux, ce n’est pas seulement éprouver du plaisir. C’est aussi pouvoir regarder sa vie avec le sentiment qu’elle a un sens et que l’on compte pour quelqu’un.
Un retraité qui a travaillé quarante ans et qui doit ensuite compter chaque dinar peut ressentir une profonde injustice.
Un jeune diplômé qui passe des années à chercher un emploi peut finir par perdre confiance en lui.
Une personne âgée qui fouille les poubelles (qu’on appelle barbachas et qui sont de plus en plus nombreux dans nos villes) pour récupérer des bouteilles en plastique ne souffre pas seulement du manque d’argent. Elle souffre aussi du regard de la société.
La dignité humaine ne devrait jamais dépendre du niveau de revenu.
Le manque de confiance dans l’avenir
Peut-être est-ce là l’un des problèmes les plus importants de la Tunisie contemporaine : la difficulté de croire en demain.
Un individu peut accepter une situation difficile s’il pense qu’elle est temporaire. Mais lorsqu’il ne voit aucune perspective d’amélioration, la difficulté devient beaucoup plus lourde à supporter.
C’est là où la politique au sens politicien du terme s’invite dans l’équation du bonheur.
Le manque de démocratie, l’absence de liberté d’expression, le décret 54 selon lequel on peut se retrouver en prison pour un statut d’opinion publié sur Facebook, éloignent davantage le mirage du bonheur et rendent la vie au quotidien encore plus étouffante, je dirais même encore plus que les coupures d’électricité ou d’eau potable ou le manque de beurre, de sucre, de médicaments, de riz, etc.
Conclusion : le paradoxe tunisien
La Tunisie possède pourtant des ingrédients qui pourraient favoriser une certaine qualité de vie : un climat agréable, la mer, une histoire millénaire, une culture riche, une gastronomie exceptionnelle, des liens familiaux encore importants et une capacité remarquable à créer de la convivialité à partir de presque rien.
Un café partagé avec un ami, une conversation interminable autour d’un verre de thé, un repas familial, une promenade au bord de la mer, un voisin qui rend service à son voisin…, toutes ces choses ont une valeur économique nulle, mais ont une valeur humaine immense.
Il serait cependant naïf de ma part de prétendre que les Tunisiens vivent heureux simplement parce qu’ils possèdent une culture de la convivialité.
Le jeune diplômé qui ne trouve pas de travail, le fonctionnaire qui voit son salaire perdre progressivement son pouvoir d’achat, le retraité qui constate que sa pension ne lui permet plus de vivre comme auparavant, la mère qui s’inquiète pour l’avenir de ses enfants, le jeune qui rêve de quitter le pays parce qu’il ne croit plus pouvoir y construire son avenir, la personne âgée qui se retrouve seule, tous vivent une forme différente de frustration.
Et lorsque les frustrations s’accumulent, elles peuvent finir par transformer le rapport que les citoyens entretiennent avec leur propre pays.
Post-Scriptum : J’ai hésité à ajouter ce post-scriptum, mais je me suis décidé finalement à le faire parce qu’il n’est pas loin du sujet traité dans cet article, à savoir celui du bonheur.
Selon une interview de Nesrine Ben Ali qui circule sur Facebook, les trois derniers mots que son père à prononcé avant de quitter ce monde sont : «Taalet Hkaya Fargha», dans le sens où «la vie ne valait pas la peine d’être vécue» !
Voilà un homme que la nature a doté d’un physique et d’une santé avantageux, qui a gravi tous les échelons du pouvoir, a régné en maître absolu sur la Tunisie pendant 23 ans, a accumulé toutes les richesses matérielles et immatérielles imaginables, habité dans les plus beaux palais, a eu droit aux plus grands honneurs et réceptions diplomatiques, roulé dans les voitures les plus luxueuses, épousé plusieurs femmes et gouté à tous les plaisirs terrestres possibles et imaginables et qui trouve finalement que la vie ne valait pas la peine d’être vécue !
J’avoue que venant de sa bouche, ces trois mots m’ont fait réfléchir et ont contribué à la définition du bonheur que j’ai indiquée dans mon précèdent article, à savoir : «le bonheur est en chacun de nous et il appartient à chacun de nous de le chercher au fond de lui-même et non pas dans les biens matériels ou dans la compagnie des autres».
* Economiste universitaire et consultant international.
En hommage à son parcours artistique et à sa contribution à la scène cinématographique et artistique tunisienne, le Festival International du Cinéma de la Femme et des Jeunes de Djerba rend hommage à l’artiste tunisienne Afef Ben Mahmoud dans le cadre de sa 12ᵉ édition.
Le Festival du Cinéma de Djerba affirme vouloir rendre hommage à un parcours artistique remarquable et à une expérience créative qui contribue à enrichir le paysage culturel et cinématographique tunisien.
Rappelons que Djerba s’apprête à devenir la capitale du cinéma et de la création et accueillera du 24 au 27 octobre 2026 réalisateurs, créateurs et passionnés du 7e art pour une rencontre inédite sous le signe du partage, du dialogue interculturel et de la célébration cinématographique.
Les agents de la brigade de la police judiciaire de l’Ariana (nord de Tunis) ont réussi, à arrêter un individu spécialisé dans le vol dans les voitures.
Selon les éléments de l’enquête, le suspect guettait ses victimes dès leur descente de voiture et utilisait un brouilleur d’ondes perfectionné pour empêcher le verrouillage électronique à distance des portières, avant de s’emparer des sommes d’argent ou des objets de valeur laissés dans les habitacles.
Plusieurs plaintes ont été déposées et la police judiciaire de l’Ariana a mené ses investigations qui ont permis d’identifier et d’interpeller le suspect, indique une source sécuritaire citée par Mosaïque FM, ce mardi 13 octobre 2026.
Lors de son interrogatoire, ce dernier a avoué avoir commis une série de vols et a également révélé l’identité de son complice, chargé de revendre les objets volés. Ce denier fait désormais l’objet d’un mandat de recherche.
Une délégation canadienne de haut niveau a été reçue à la Conect pour échanger sur le renforcement des relations économiques tuniso-canadiennes.
Cette rencontre prometteuse à la Conect a réuni l’Ambassadeur du Canada en Tunisie, Alexandre Kofi Bilodeau, et le Conseiller commercial, François Lasalle, Aslan Berjeb etTarak Cherif, respectivement Président de la Conect et Président de CONECT International, ainsi que Mariem Abdeljawed, Présidente du Groupement « Innovation Act » .
Des échanges fructueux sur les perspectives de coopération économique tuniso-canadienne et les occasions de partenariat et d’investissement, notamment dans l’aéronautique et l’innovation.
Une belle occasion de renforcer les liens entre les acteurs économiques des deux pays et de favoriser le développement de nouvelles opportunités d’affaires.
Un jeune homme de 28 ans a succombé à ses blessures ce mercredi 14 octobre au matin à l’hôpital universitaire Taïeb Sfar de Mahdia, des suites de graves brûlures.
Le drame s’était produit le dimanche 11 octobre 2026, lorsqu’un violent incendie s’est déclaré dans un dépôt clandestin de carburant de contrebande. Touchée sur l’ensemble du corps, la victime avait subi des brûlures du troisième degré.
Malgré sa prise en charge rapide en soins intensifs, le jeune homme n’a pas survécu à ses blessures. Les unités de la Protection civile étaient intervenues sur les lieux dès le déclenchement du sinistre pour circonscrire les flammes et évacuer les victimes.
La nuit s’annonce marquée par un ciel peu nuageux à partiellement voilé, cédant la place à des brumes locales en fin de nuit sur les régions du nord.
Le vent se montrera assez fort près des côtes est, et faible à modéré sur le reste du pays, ajoute l’Institut national de la météorologie (INM), en précisant que la mer sera agitée également au nord
La même source annonce des températures nocturnes variant entre 16 et 21°C dans l’ensemble des régions, pour descendre jusqu’à 13°C sur les hauteurs.
L’association Jamaity vient de lancer la nouvelle version de sa plateforme numérique Jamaity.org, qui «marque une nouvelle étape dans son engagement pour répondre aux besoins de la société civile tunisienne et renforcer sa capacité à agir, à collaborer et à porter des propositions», indique-t-elle dans un communiqué publié le 13 octobre 2026, à Tunis.
Depuis 2014, Jamaity facilite l’accès à l’information et aux ressources destinées aux associations en Tunisie. «Construite au fil des années grâce à l’engagement de ses partenaires, de ses équipes et de sa communauté, la plateforme propose désormais une expérience améliorée, avec un moteur de recherche par localisation et thématique, une carte interactive des acteurs associatifs, des profils enrichis et de nouvelles possibilités de contribution.
Les utilisateurs peuvent notamment proposer des associations, des projets, des opportunités et des initiatives de collaboration, contribuant ainsi à enrichir cette ressource collective», indique le communiqué.
Jamaity, qui veut contribuer à une société civile tunisienne informée, dotée de capacités renforcées et en mesure de jouer pleinement son rôle de force de proposition, a créé Jamaity Academy, pour faciliter l’accès à la formation grâce à des ressources numériques et à une plateforme d’apprentissage en ligne.
Son Help Desk propose un accompagnement personnalisé à distance pour aider les associations dans leurs démarches de conformité, l’évaluation de leurs pratiques de gouvernance et le renforcement de leurs capacités.
La plateforme Jamaity.org et Jamaity Maps contribuent également à la mise en réseau des acteurs, à la visibilité des initiatives et à une meilleure connaissance du paysage associatif grâce aux données et aux outils de recherche.
La plateforme est actuellement accessible en version bêta. Elle invite l’ensemble de sa communauté à la découvrir et à partager leurs retours afin de contribuer à son amélioration.
Le meurtre de Jendouba, dont la victime est une femme d’une quarantaine d’années, Amel Ghazouani, commence à livrer ses secrets. L’audition du principal suspect, qui aurait avoué être l’auteur du crime, se poursuit, ainsi que d’une complice qui aurait été mise au courant des faits ou qui y aurait, elle-même pris part, selon des sources non confirmées.
Au terme de douze jours d’investigations, les unités de la brigade de police judiciaire de Jendouba auraient élucidé, hier, mardi 14 octobre, le mystère de la disparition d’une femme d’une quarantaine d’années. La famille de la victime avait signalé sa disparition après qu’elle eut quitté son domicile et son lieu de travail, situés dans un quartier de la ville de Jendouba, le 3 octobre.
L’enquête a mené à deux personnes soupçonnées d’être impliquées dans ce crime et qui ont été interpellées.
Selon les premiers éléments de l’enquête, qu’il convient de prendre avec la réserve requise, en attendant leur confirmation par les enquêteurs, le principal suspect travaillait dans la même institution que la victime, à savoir la Maison des Jeunes de Jendouba.
Le meurtre a été planifié après que la victime a découvert une information compromettante concernant l’auteur principal. Craignant que son secret ne soit révélé, le meurtrier a décidé d’attirer la victime dans un piège. Il l’a amenée à bord de son véhicule vers une zone déserte, au nord de Jendouba, l’a tuée sauvagement, avant de jeter son corps dans une fosse profonde (de 6 mètres selon certaines sources, de 11 mètres selon d’autres), située dans une maison abandonnée de la région — propriété de l’un de ses proches — avant de le recouvrir de pierres et de terre.
Il ressort également des premiers éléments que le suspect est retourné plusieurs fois sur les lieux, durant les trois jours suivants, pour ajouter davantage de pierres et de terre dans la fosse, jusqu’à ce que le trou soit entièrement comblé.
Il ne s’est pas arrêté là : il a acheté du sable et du ciment pour achever de recouvrir l’endroit où la victime avait été enterrée. Ces matériaux ont constitué l’indice clé ayant permis de découvrir le crime, d’autant plus que l’auteur n’avait pas effectué des travaux de construction chez lui ces derniers temps. C’est cette piste ce qui a d’ailleurs conduit les agents de la police judiciaire à concentrer leurs soupçons sur le suspect et à surveiller ses moindres faits et gestes jusqu’à son arrestation avant-hier. Le suspect avait commis une autre imprudence qui a concentré les soupçons sur lui : il avait pris congé le jour du meurtre, mais il était venu, dans l’après-midi, pour marquer sa présence et éloigner, croyait-il, les soupçons.
Les investigations et la confrontation du suspect principal avec les éléments recueillis ont abouti à ses aveux ; il a d’abord affirmé avoir commis le crime seul, prétendant avoir étranglé la victime avec une écharpe à l’intérieur de son véhicule, avant de se rétracter et de citer le nom d’une complice.
Après l’inspection du lieu d’inhumation de la victime et en présence d’un représentant du ministère public près le Tribunal de première instance de Jendouba, l’opération d’excavation a débuté hier mardi, vers huit heures du matin, à l’aide d’une pelleteuse. Les travaux se sont poursuivis jusqu’à 17 heures, heure à laquelle la dépouille a été extraite. Après examen, le représentant du ministère public a ordonné le transfert du corps au CHU de Jendouba en vue d’une autopsie ; la dépouille présentait déjà des signes de décomposition, mais portait des traces de violences.