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Quand les grands projets redessinent le Maroc

17. August 2026 um 12:35
À Tanger, les porte-conteneurs se succèdent. Entre les grandes villes, les trains filent à grande vitesse. À Ouarzazate, le soleil produit de l’électricité. Et partout, routes, barrages et stations de dessalement modifient peu à peu le paysage. Derrière ces transformations,…

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Mahdia | Libération des jeunes arrêtés lors des manifestations de Borj Erras

14. August 2026 um 22:59

Il a été décidé dans la soirée de ce vendredi 14 août 2026 de libérer toutes les personnes arrêtées (dont des mineurs) suite aux dernières manifestations à Borj Erras à Mahdia.

Cette décision apporte un soulagement collectif important au sein de la population locale et de la société civile, qui s’étaient mobilisées activement pour réclamer la remise en liberté des protestataires interpellés après des manifestations visant à dénoncer les coupures répétées et prolongées de l’approvisionnement en eau potable dans la région.

Plusieurs associations, et à leur tête la section régionale de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, avaient fermement dénoncé l’arrestation des manifestants « qui s’étaient rassemblés pour une revendication sociale essentielle », rappelant que l’accès à l’eau potable est « un droit humain fondamental lié à la dignité et à la santé des citoyens ».

D’autre part, des sources font état d’arrestations liées à des actes de violence. Selon le chroniqueur Riadh Jrad, neuf personnes ont été interpellées après avoir notamment caillassé les forces de l’ordre, provoquant des blessés et des dégâts matériels.

De son côté le président de la LTDH a confirmé, ce soir via un post publié sur sa page Facebook, la libération de tous les manifestants.

Y. N.

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Tunisie. Eau minérale : une pénurie qui s’alimente d’elle-même ?

14. August 2026 um 15:11
Dans les grandes surfaces comme chez les petits commerçants, trouver une bouteille d’eau minérale est devenu, cet été, une course contre la montre, tandis que les quantités sont rationnées et que le pack d’eau voit son prix multiplié par deux…

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Automobile : En sept mois, les ventes d’électriques triplent presque leur total de 2025

13. August 2026 um 10:43

Le marché automobile tunisien accélère nettement son électrification. Entre janvier et juillet 2026, 1 543 voitures entièrement électriques ont été immatriculées, soit près de trois fois les 539 unités enregistrées durant toute l’année 2025.

Les chiffres font également état de 2 177 véhicules hybrides rechargeables — PHEV — immatriculés au cours des sept premiers mois de l’année. En ajoutant les hybrides classiques et les autres technologies associant moteur thermique et propulsion électrique, les véhicules dits « électrifiés » représentent désormais plus de 12 % des immatriculations, contre environ 5 % un an auparavant.

Cette proportion ne concerne donc pas uniquement les voitures 100 % électriques. Ces dernières représentent environ 3,7 % des 41 690 véhicules particuliers et utilitaires immatriculés en Tunisie entre janvier et juillet 2026. En réunissant électriques et hybrides rechargeables, leur part atteint près de 9 % du marché.

Les hybrides rechargeables en forte progression

La hausse la plus spectaculaire concerne les hybrides rechargeables. Leurs immatriculations ont progressé de 522 % sur un an, pour atteindre 2 177 unités. Les voitures entièrement électriques enregistrent une évolution comparable, avec une augmentation de 525 %.

La rupture avec 2025 est particulièrement visible. Sur l’ensemble de l’année dernière, le marché officiel avait totalisé 2 824 véhicules hybrides, toutes technologies confondues, et seulement 539 électriques. En sept mois, le volume des voitures électriques atteint déjà 77 % de l’objectif de 2 000 unités évoqué en juin par Ibrahim Debache, président de la Chambre nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles.

Cette accélération coïncide avec l’entrée en vigueur de nouvelles incitations fiscales, notamment en faveur des véhicules électriques et hybrides rechargeables. Elle bénéficie également de l’élargissement de l’offre et de l’arrivée de modèles proposés à des prix plus compétitifs.

Une domination des constructeurs chinois

Les marques chinoises concentreraient environ 60 % des immatriculations de véhicules électrifiés. Sur le segment des hybrides rechargeables, BYD arrive en tête avec 564 unités, devant Omoda & Jaecoo avec 392 véhicules et Lynk & Co avec 309.

Dans la catégorie 100 % électrique, Dongfeng domine avec 557 immatriculations, devant BYD — 293 — et MG — 265. La Dongfeng Box est également le modèle électrique le plus immatriculé, suivie par la MG S5 et la BYD Dolphin Surf.

Cette progression rapide ne règle toutefois pas les difficultés qui accompagnent la transition : couverture encore limitée du réseau de recharge, formation des techniciens, disponibilité des pièces, qualité du service après-vente et gestion future des batteries.

Les statistiques décrivent ainsi un changement réel du marché, mais encore récent. Sa durabilité dépendra autant des avantages fiscaux et des prix que de la capacité des importateurs et des pouvoirs publics à construire l’écosystème nécessaire autour de ces véhicules.

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Textes générés par l’IA : Anthropic lance un marquage invisible pour contrer le copier-coller

13. August 2026 um 06:56

Les nouveaux modèles d’intelligence artificielle d’Anthropic déploient désormais une signature numérique invisible au sein des textes qu’ils produisent. Cette évolution technique, qui coïncide avec l’entrée en application de l’AI Act européen début août 2026, vise à permettre la détection par des machines des contenus générés ou manipulés par l’IA.

Un dispositif technique résistant au copier-coller

Contrairement aux métadonnées classiques rattachées à un fichier, le système mis en place par Anthropic s’intègre directement dans la structure du texte généré par les modèles Claude. Le lecteur ne perçoit aucune modification à l’écran, et l’entreprise affirme que ce processus n’altère ni le sens ni la qualité rédactionnelle du contenu.

L’objectif de cette méthode est d’assurer la survie de la marque numérique même après une extraction du texte, un copier-coller vers une autre application ou de légères modifications. Ce mécanisme textuel diffère de la norme C2PA qu’Anthropic utilise pour le traçage des images, cette dernière reposant sur des métadonnées qui peuvent disparaître lors d’une conversion de fichier.

Google, OpenAI, Anthropic : des stratégies de traçabilité divergentes

L’initiative d’Anthropic s’inscrit dans un effort plus large de l’industrie technologique pour tracer les contenus synthétiques, bien que les approches varient considérablement d’un acteur à l’autre.

Si Google a opté pour SynthID, une technologie qui intègre un filigrane cryptographique directement dans les médias et le texte, OpenAI se montre plus frileux concernant ChatGPT. L’entreprise dirigée par Sam Altman a confirmé avoir développé un système de tatouage numérique pour le texte, hautement précis, mais hésite à le déployer à grande échelle de peur qu’il ne soit facilement contourné ou qu’il pénalise les utilisateurs non anglophones.

De la probabilité statistique à la preuve cryptographique

L’intégration de ces marques invisibles par Anthropic ou Google marque une rupture majeure avec la manière dont les textes générés par IA étaient détectés jusqu’à présent.

Aujourd’hui, les outils de détection tiers très utilisés dans le monde académique ou éditorial, comme GPTZero, Turnitin ou Copyleaks, ne cherchent pas de signature cachée. Ils fondent leur analyse sur deux indicateurs statistiques : la perplexité, qui mesure la prévisibilité du vocabulaire employé, et la soudaineté, qui évalue la variation de la longueur et de la structure des phrases. Une intelligence artificielle produit généralement un texte très prévisible et structurellement uniforme, là où l’écriture humaine est plus chaotique.

Toutefois, ces détecteurs statistiques accusent un taux important de faux positifs, accusant parfois à tort des auteurs humains. Le marquage intégré par Anthropic répond à cette limite : il ne s’agit plus de deviner statistiquement l’origine d’un texte, mais de lire un code de provenance inséré lors de sa création.

Une mise en conformité européenne aux répercussions mondiales

Le lancement de ce marquage invisible par Anthropic s’aligne sur le calendrier réglementaire de l’Union européenne. Depuis le 2 août 2026, l’article 50 de l’AI Act impose aux fournisseurs de systèmes d’intelligence artificielle de rendre leurs contenus détectables dans un format lisible par machine, dans la mesure de la faisabilité technique.

Cette obligation légale européenne produit un effet d’entraînement à l’échelle internationale. Anthropic a choisi d’intégrer cette fonctionnalité directement au cœur de ses nouveaux modèles, sans créer de version spécifiquement restreinte au marché européen.

Un outil de vérification encore réservé

À ce stade, la marque reste avant tout un dispositif technique interne : Anthropic n’a pas encore mis à disposition du grand public un outil permettant de soumettre un texte et de savoir s’il porte la signature de Claude.

L’entreprise travaille sur une API de détection accessible aux utilisateurs, mais aucune date de lancement n’a été communiquée. En attendant, la capacité de lecture de la marque reste concentrée entre les mains d’Anthropic, et potentiellement de partenaires ou de régulateurs, sans qu’un enseignant, un éditeur ou un lecteur lambda puisse aujourd’hui vérifier lui-même un texte suspect.

Pour les utilisateurs en Tunisie, qu’ils soient étudiants, développeurs ou professionnels utilisant Claude pour leurs travaux quotidiens, cette mise à jour signifie que leurs productions portent désormais cette signature invisible. Leurs textes sont donc techniquement traçables par des systèmes de détection capables de lire cette marque, indépendamment de la législation locale tunisienne.

Il convient toutefois de rappeler qu’un professionnel peut rédiger l’intégralité d’une note et demander à l’outil de la corriger, intégrant de fait la signature invisible à un travail d’origine humaine. La présence de la marque signale l’intervention de l’IA, mais ne prouve pas qu’elle en est l’unique auteur.

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Tunisie | Des pistes pour dépasser une crise électrique prolongée

12. August 2026 um 07:56

La Tunisie intensifie ses efforts pour stabiliser son réseau électrique grâce à une combinaison de modernisations d’urgence et d’investissements à long terme dans les énergies renouvelables. Le pays cherche ainsi à surmonter une crise énergétique qui perturbe l’approvisionnement en électricité depuis le début de l’été.

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), soutenue par l’État, déploie de nouvelles infrastructures à haute tension et met en œuvre des politiques visant à développer l’énergie solaire, à promouvoir la production d’hydrogène vert et à réduire la dépendance aux énergies fossiles importées. Ces mesures s’inscrivent dans la stratégie globale de la Tunisie pour améliorer sa sécurité énergétique, renforcer la résilience de son réseau et accélérer sa transition vers un système électrique plus durable.

La dernière intervention vise à renforcer le réseau national de transport d’électricité.

D’abord, rétablir la stabilité du réseau électrique

Selon Steg, un nouveau transformateur de 360 ​​mégavoltampères (MVA) devrait être mis en service au poste à haute tension de Mornaguia, et un second transformateur de 400 MVA devrait suivre peu après. Fabriqués en Chine, ces transformateurs sont conçus pour augmenter la capacité de transport, améliorer la distribution d’électricité et soulager un réseau vieillissant qui a peiné à faire face à une demande record durant l’un des étés les plus chauds qu’ait connus le pays ces dernières années.

L’objectif immédiat est de rétablir une plus grande stabilité du réseau électrique national après plusieurs semaines de tensions d’approvisionnement liées à la forte demande en systèmes de refroidissement durant les vagues de chaleur prolongées.

Selon les autorités énergétiques, la capacité supplémentaire des transformateurs améliorera la flexibilité opérationnelle tout en réduisant le risque de surcharges sur les sections clés du réseau de transport.

Si les améliorations apportées aux infrastructures offrent un soulagement important à court terme, les analystes soulignent que les difficultés rencontrées par la Tunisie dans le secteur de l’électricité dépassent largement les simples fluctuations saisonnières de la demande.

Selon les évaluations du secteur énergétique, des années de hausse de la consommation d’électricité, de baisse de la production nationale d’hydrocarbures, de vieillissement des infrastructures de réseau et de dépendance croissante au gaz naturel importé d’Algérie ont mis en évidence des faiblesses structurelles au sein du système énergétique du pays.

Le gaz naturel demeure la principale source d’électricité en Tunisie, ce qui rend le secteur de plus en plus vulnérable à la volatilité des prix internationaux de l’énergie, aux perturbations de l’approvisionnement et aux fluctuations des taux de change.

Ces difficultés ont renforcé la détermination du gouvernement à diversifier la production d’électricité en investissant davantage dans les énergies renouvelables et dans des infrastructures de transport modernes.

Selon les plans gouvernementaux, les énergies renouvelables devraient représenter environ 35 % de la production d’électricité tunisienne dans les années à venir. La réalisation de cet objectif nécessitera des investissements substantiels dans des projets de centrales solaires à grande échelle, la modernisation du réseau et des technologies de stockage complémentaires capables de supporter une part plus importante de la production intermittente d’énergies renouvelables.

Un environnement d’investissement plus favorable

Pour l’Afrique, l’expérience tunisienne illustre l’un des défis les plus urgents de la transition énergétique sur le continent. De nombreux pays africains doivent faire face simultanément à une demande d’électricité en forte croissance, au vieillissement de leurs infrastructures et à des pressions climatiques croissantes, tout en s’efforçant de réduire leur dépendance aux énergies fossiles importées. Le renforcement des réseaux électriques est donc devenu aussi important que l’augmentation des capacités de production, d’autant plus que les projets d’énergies renouvelables continuent de se développer sur tout le continent.

Selon la Banque africaine de développement, l’insuffisance des infrastructures de transport et de distribution demeure l’un des principaux obstacles à l’intégration des énergies renouvelables sur de nombreux marchés africains. Les engorgements du réseau retardent fréquemment la mise en service des projets, réduisent l’efficacité du système et limitent la capacité des services publics à absorber une production supplémentaire d’énergie renouvelable.

Consciente de ces contraintes, la stratégie énergétique tunisienne associe le renforcement des infrastructures à des réformes politiques plus larges visant à attirer les investissements nationaux et internationaux. Les autorités s’efforcent de créer un environnement d’investissement plus favorable grâce à des contrats d’achat d’électricité à long terme et à des mesures réglementaires destinées à accélérer le déploiement des énergies renouvelables tout en encourageant la participation du secteur privé.

Le gouvernement encourage également l’autoproduction d’électricité par les ménages, les entreprises et les installations industrielles. Le développement de la production décentralisée pourrait réduire la pression sur le réseau national lors des pics de consommation, tout en permettant aux consommateurs de diminuer leurs factures d’électricité et de contribuer directement à la résilience énergétique du pays.

Pari sur le développement de l’hydrogène vert

L’hydrogène vert s’impose comme un élément stratégique supplémentaire des ambitions énergétiques à long terme de la Tunisie. Bénéficiant d’un ensoleillement abondant et de sa proximité géographique avec l’Europe, la Tunisie se positionne comme un producteur et exportateur potentiel d’hydrogène renouvelable pour les marchés méditerranéen et européen. Plusieurs accords de coopération internationale ont déjà été conclus afin d’explorer les opportunités d’investissement dans la production d’hydrogène, les infrastructures d’exportation et le développement des énergies renouvelables associées.

D’après les observateurs du secteur, le développement réussi d’une filière hydrogène vert pourrait diversifier l’économie tunisienne, attirer les investissements étrangers et renforcer le rôle du pays au sein des chaînes de valeur internationales émergentes des énergies propres. Cependant, la réalisation de ces ambitions nécessitera des investissements substantiels dans la production d’électricité renouvelable, les infrastructures de transport, les systèmes de gestion de l’eau et la logistique d’exportation.

La crise énergétique actuelle met également en lumière l’interaction croissante entre le changement climatique et les infrastructures énergétiques en Afrique du Nord. La hausse des températures et la multiplication des vagues de chaleur entraînent une demande d’électricité record, notamment en raison du recours accru à la climatisation dans les centres urbains. Parallèlement, le changement climatique exerce une pression supplémentaire sur les ressources en eau nécessaires à la production d’électricité conventionnelle et à d’autres infrastructures essentielles.

Le renforcement des infrastructures électriques constitue donc non seulement un objectif de politique énergétique, mais aussi une mesure d’adaptation au changement climatique permettant d’améliorer la résilience face à la fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes. Des réseaux de transport modernes, des sources d’énergie diversifiées et une production d’énergie renouvelable décentralisée peuvent réduire la vulnérabilité aux futures coupures d’électricité, tout en garantissant un accès plus fiable à l’électricité pour les ménages et les entreprises.

Pour la Tunisie, un approvisionnement fiable en électricité demeure essentiel à la compétitivité économique, à la productivité industrielle et à la confiance des investisseurs. Les industries manufacturières, les infrastructures touristiques, les établissements de santé et les services numériques dépendent tous d’une alimentation électrique stable pour assurer leur fonctionnement et soutenir la croissance économique. Des interruptions d’approvisionnement répétées risquent d’accroître les coûts d’exploitation et de freiner les efforts de relance économique.

Partout en Afrique, des défis similaires en matière d’infrastructures continuent de façonner les politiques énergétiques nationales. Les gouvernements reconnaissent de plus en plus que la réalisation de l’accès universel à l’énergie et l’accélération de l’industrialisation nécessiteront des stratégies d’investissement intégrées qui renforcent simultanément la production, le transport, la distribution et la résilience du système.

Les dernières interventions tunisiennes représentent donc bien plus qu’une simple réponse d’urgence aux pénuries saisonnières d’électricité. Elles s’inscrivent dans un effort plus vaste de modernisation du secteur énergétique du pays, de réduction des vulnérabilités structurelles et de création d’un système électrique capable de soutenir le développement économique à long terme tout en respectant les engagements climatiques nationaux. Si elle est mise en œuvre efficacement, la combinaison d’une infrastructure de réseau renforcée, du développement des énergies renouvelables et de la production d’hydrogène vert pourrait améliorer la sécurité énergétique, réduire la dépendance aux combustibles importés et positionner la Tunisie de manière plus compétitive au sein de l’économie mondiale des énergies propres en pleine mutation.

D’après African Sustainbility Matters

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13 fonds lancés, 64 fermés: ce que l’ESG dit désormais aux investisseurs

10. August 2026 um 14:59

Le marché de l’investissement durable traverse une nouvelle phase. Les investisseurs ne tournent pas complètement le dos aux fonds ESG, mais ils se montrent désormais plus sélectifs, tandis que les sociétés de gestion réduisent fortement le lancement de nouveaux produits.

Selon les données de Morningstar rapportées par Reuters, seulement 13 nouveaux fonds durables ont été lancés en Europe au deuxième trimestre 2026, contre 35 un an auparavant. Dans le même temps, 64 fonds ont été fermés. Depuis le renforcement des règles européennes sur l’investissement durable en janvier 2023, 956 fonds durables ont ainsi été retirés du marché, contre 691 nouveaux lancements.

Cette prudence ne signifie toutefois pas que les investisseurs abandonnent l’ESG. Au contraire, Morningstar estime que les fonds durables mondiaux ont enregistré 3,5 milliards de dollars de flux nets positifs au premier trimestre 2026, après une sortie de 27 milliards de dollars au trimestre précédent. L’Europe a largement porté ce rebond, avec 9,1 milliards de dollars d’entrées nettes.

Le changement se situe donc davantage dans la manière d’investir. Les investisseurs semblent privilégier des produits plus ciblés, notamment les fonds passifs et les obligations durables, plutôt que de multiplier les fonds portant simplement une étiquette ESG. Au premier trimestre, les stratégies passives européennes ont notamment attiré 24 milliards de dollars, tandis que les fonds durables obligataires ont enregistré 9,5 milliards de dollars d’entrées.

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. Les performances de certains investissements liés à la transition énergétique ont déçu, tandis que les nouvelles règles européennes rendent plus difficile l’utilisation de l’appellation “durable “. Les accusations de greenwashing et le débat politique autour de l’ESG, particulièrement aux États-Unis, renforcent également la prudence des gestionnaires.

Pour autant, les montants en jeu restent considérables. Les fonds durables mondiaux représentaient 3,73 trillions de dollars d’actifs au deuxième trimestre 2026, selon les données Morningstar citées par Reuters.

Le marché ESG ne disparaît donc pas. Il semble plutôt entrer dans une phase où l’étiquette “durable” ne suffit plus à attirer les capitaux. Les investisseurs cherchent davantage de performance, de transparence et de résultats mesurables. Pour les entreprises et les gestionnaires d’actifs, l’enjeu n’est plus seulement d’afficher des engagements ESG, mais de pouvoir démontrer leur valeur économique et leur impact.

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Tunisie | Record des signalements de coupures d’eau en juillet

09. August 2026 um 14:06

L’Observatoire tunisien de l’eau a indiqué que la Tunisie a franchi une étape critique d’urgence hydrique, alors que les températures grimpent et que l’été atteint son pic, sur fond d’une augmentation des signalements concernant les problèmes d’approvisionnement en eau.

L’Observatoire a précisé que le mois de juillet écoulé a enregistré un nombre record de 608 signalements — le chiffre le plus élevé depuis le début de l’année —, reflétant l’aggravation récente des problèmes liés à l’eau. Le gouvernorat de Nabeul arrive en tête de liste avec 65 signalements, suivi de celui de Monastir (62) et de Mahdia (51).

Le gouvernorat de Sousse occupe la quatrième place avec 49 signalements, suivi de Sfax (42) et de Médenine (41).

La Société nationale d’exploitation et de distribution de eaux (Sonede) justifie ces coupures par les pannes qui surviennent dans son réseau en raison de la vétusté des équipements et des canalisations, dont certains remontent aux années 1980 et 1990.

Les déficits financiers cumulés par cette entreprise publique et sa mauvaise gouvernance chronique expliquent cette situation dont souffrent les citoyens dans pratiquement toutes les régions du pays.

Avec un mois d’août qui se profile plus chaud que d’habitude, en raison du réchauffement climatique, les citoyens ne sont pas au bout de leur peine. Jusqu’à quand va se poursuivre cette torture générale à laquelle sont soumis les Tunisiens du fait de l’incompétence et de l’inanité de leurs dirigeants ?

I. B.

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Incendies de forêt, crise de l’eau, délestages…. Des infrastructures vieillissantes, par moments défaillantes !

02. August 2026 um 18:13
Les feux de forêt, qui ont débuté en juin et atteint leur apogée à la mi-juillet, ont été parmi les plus destructeurs de ces dernières années. La Protection civile a indiqué que les pompiers sont intervenus sur près de 600 incendies en 48 heures au plus fort de la crise. Les plus importants incendies se […]

Souveraineté sous perfusion : La dette détient les rênes

31. Juli 2026 um 17:36
Il existe des discours qui, par leur propre incohérence, se contredisent. Prenez celui de Samir Abdelhafidh, ministre de l’Économie et de la Planification. Mercredi, dans l’enceinte feutrée de l’Assemblée des représentants du peuple, il a tenu un plaidoyer passionné. Pendant ce temps, dans le même lieu sacralisé par la démocratie, une décision, lourde de sens, […]

L’UGTT dénonce une remise en cause de son indépendance lors de l’hommage à Ahmed Tlili

25. Juni 2026 um 13:12

À l’occasion du 59e anniversaire de la disparition d’Ahmed Tlili, figure historique du syndicalisme tunisien, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a mêlé devoir de mémoire et message politique. Son secrétaire général, Slaheddine Selmi, a estimé que la centrale syndicale traversait aujourd’hui l’une des périodes les plus critiques de son histoire, qu’il a présentée comme...

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Après les intempéries, des perturbations de l’approvisionnement en eau dans trois gouvernorats

16. Juni 2026 um 15:53

Des perturbations de l’approvisionnement en eau sont attendues dans plusieurs zones du Sahel après la dégradation de la qualité des eaux du barrage de Nebhana à la suite des intempéries. Distribution perturbée à Sousse, Monastir et Mahdia La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé, mardi 16 juin 2026, des perturbations...

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Saison des moissons : une récolte historique en vue, l’Utap appelle à la mobilisation générale 

11. Juni 2026 um 09:01

La Tunisie s’apprête à vivre l’une des meilleures campagnes céréalières de ces dernières années. Invité jeudi 11 juin 2026 sur les ondes de Jawhara FM, Hamadi Boubakri, membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap), s’est montré résolument optimiste quant aux perspectives de la saison des moissons, tout en...

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Houcine Rhili dénonce des « décisions recyclées » face à l’urgence hydrique 

10. Juni 2026 um 15:27

Alors que le gouvernement a dévoilé, à l’issue d’un conseil ministériel restreint consacré à l’eau, une série de mesures destinées à sécuriser l’approvisionnement en eau potable durant l’été et à accélérer la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050, l’expert en ressources hydriques Houcine Rhili a vivement critiqué le contenu...

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OneTech redessine son avenir autour de deux champions industriels

10. Juni 2026 um 09:49

Porté par une progression de 43% de son bénéfice net part du groupe et par une structure financière en nette amélioration, OneTech Holding aborde une nouvelle phase de son développement. Lors de son assemblée générale ordinaire du mardi 9 juin 2026, tenue à l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), sous la tutelle de Moncef Sellami,...

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