Yassine Bouzrou : « Ce texte enterre toute espérance de justice »
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L’avocat et ancien candidat à l’élection présidentielle Samir Abdelli a été condamné, mardi 7 juillet 2026, à 18 ans de prison en première instance par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis. Il était poursuivi dans une affaire portant sur des accusations liées au blanchiment d’argent et à des infractions à caractère terroriste.
Arrêté en 2024, Samir Abdelli avait été placé en détention provisoire dans le cadre de cette affaire. Après plusieurs mois d’instruction et plusieurs audiences, la juridiction spécialisée a rendu son verdict en présence de l’accusé.
Le dossier concernait également deux autres prévenus. Le chauffeur personnel de Samir Abdelli a été condamné à trois ans de prison, tandis que sa secrétaire, qui comparaissait en liberté, a écopé de deux ans d’emprisonnement.
Les poursuites portaient sur des faits qualifiés de crimes à caractère terroriste ainsi que sur des infractions liées au blanchiment d’argent.
Le verdict rendu mardi reste une décision de première instance et peut donc faire l’objet d’un appel conformément aux procédures judiciaires en vigueur.
Avant cette affaire judiciaire, le nom de Samir Abdelli avait déjà été évoqué dans l’actualité tunisienne en 2016, après les révélations internationales des Panama Papers.
Son nom était apparu dans une enquête consacrée aux sociétés offshore, notamment autour de la société Faygate Corp, enregistrée au Panama. Ces révélations avaient suscité des interrogations sur les activités financières de plusieurs personnalités à travers le monde.
À l’époque, Samir Abdelli avait démenti toute implication dans des pratiques illégales. Il avait affirmé que ses activités étaient conformes à la loi et expliqué que son intervention dans la création ou la gestion de structures offshore relevait de son activité professionnelle d’avocat d’affaires.
Il avait également rejeté toute accusation d’évasion fiscale ou de blanchiment d’argent, assurant être disposé à fournir les explications nécessaires aux autorités compétentes.
Samir Abdelli s’était fait connaître du grand public en se présentant à l’élection présidentielle tunisienne de 2014, avant de poursuivre son activité d’avocat.
Son nom est aujourd’hui associé à une procédure judiciaire dont le verdict en première instance ouvre désormais la voie aux éventuelles étapes d’appel.
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La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a rendu, hier, des verdicts condamnant plusieurs créateurs et créatrices de contenu actifs sur les plateformes TikTok et Instagram à des peines allant d’un an à 27 ans de prison.
Les condamnations interviennent dans le cadre d’une affaire portant sur plusieurs chefs d’accusation liés à l’usage des plateformes numériques, notamment la production et la diffusion de contenus à caractère pornographique, la traite des personnes, le blanchiment d’argent ainsi que des faits liés à la promotion ou au trafic de stupéfiants.
La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis avait auparavant décidé de renvoyer 18 accusés, parmi lesquels des créateurs de contenu sur TikTok et Instagram, devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis pour répondre à ces accusations.
Selon les éléments du dossier judiciaire, les prévenus étaient poursuivis pour avoir produit, diffusé, publié ou transmis des vidéos et des images à caractère sexuel, ainsi que pour l’utilisation de systèmes informatiques dans la diffusion de contenus considérés comme portant atteinte à autrui.
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Les poursuites concernent également des accusations relatives à la traite des personnes, notamment l’exploitation de personnes à travers des moyens de contrainte, de menace ou de pression, ainsi que la participation présumée à des activités criminelles organisées à des fins d’exploitation.
Les charges retenues reposent notamment sur les dispositions de la loi organique n°61 de 2015 relative à la prévention et à la lutte contre la traite des personnes, du décret-loi n°54 de 2022 relatif aux crimes liés aux systèmes d’information et de communication, ainsi que de la loi organique n°26 de 2015 relative à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.
Cette affaire relance le débat en Tunisie sur les limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, la responsabilité juridique des créateurs de contenu et les dérives possibles liées à l’exploitation commerciale et financière des plateformes numériques.
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La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a confirmé le jugement de première instance condamnant Bilal Chouachi à 55 ans de prison. Il est poursuivi pour son implication au sein de groupes terroristes en Syrie, notamment l’organisation terroriste « Daech » et le groupe interdit « Ansar al-Charia ».
Selon le dossier judiciaire, Bilal Chouachi est reconnu coupable d’avoir rejoint une organisation terroriste à l’étranger, reçu des entraînements en Tunisie et hors du territoire national dans le but de commettre des crimes terroristes contre un autre État, ainsi que d’avoir utilisé le territoire tunisien pour recruter des personnes en lien avec des activités terroristes.
Surnommé « Abou Yahya Zakaria », Bilal Chouachi était le porte-parole de ce qui était présenté comme le courant salafiste jihadiste en Tunisie. En 2019, le ministère tunisien de l’Intérieur l’avait inscrit sur la liste nationale des personnes impliquées dans des activités terroristes, après son départ vers la Syrie où il avait successivement rejoint le Front al-Nosra puis l’organisation terroriste Daech.
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Dans le cadre des mesures prises à son encontre, la Commission nationale de lutte contre le terrorisme avait également ordonné le gel de ses avoirs et de ses ressources économiques.
Bilal Chouachi s’était notamment illustré par une vidéo diffusée après l’attentat-suicide contre le bus de la garde présidentielle à Tunis, le 24 novembre 2015, dans laquelle il menaçait la Tunisie de nouvelles attaques terroristes. Les investigations avaient également établi qu’il avait exercé des fonctions de porte-parole au sein de l’organisation terroriste Daech.
La confirmation de cette lourde peine par la Cour d’appel met un terme à une nouvelle étape judiciaire dans l’un des dossiers liés aux filières tunisiennes ayant rejoint les organisations terroristes actives en Syrie.
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La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a décidé, ce lundi 6 juillet 2026, de reporter au 24 septembre le procès de l’homme d’affaires Maher Chaâbane et de plus d’une dizaine d’autres accusés.
Ce report est intervenu à la demande des avocats de la défense.
L’affaire porte sur des soupçons de corruption financière et de blanchiment d’argent visant Maher Chaâbane ainsi que plusieurs autres prévenus.
Dans le cadre de l’enquête, le juge d’instruction près le pôle judiciaire économique et financier avait précédemment émis un mandat de dépôt contre l’homme d’affaires.
Selon les éléments de l’instruction, Maher Chaâbane, actif dans les secteurs de l’immobilier et des travaux publics, est poursuivi pour des faits présumés de blanchiment d’argent et d’exploitation de facilités liées à son activité professionnelle et sociale.
Maher Chaâbane, en détention depuis deux ans, est également détenu dans le cadre de procédures distinctes instruites par le pôle judiciaire économique et financier. Ces dossiers concernent des soupçons de blanchiment d’argent ainsi que des infractions à caractère douanier et bancaire.
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