La mobilisation des diplômés chômeurs semble produire ses premiers effets. L’Union des diplômés chômeurs a annoncé, samedi 13 juin 2026, avoir reçu une proposition de rendez-vous avec la présidence de la République, quelques jours après le mouvement de protestation organisé à la Kasbah pour réclamer l’application du dispositif exceptionnel de recrutement prévu par la loi...
Nous publions ci-dessous le commentaire que l’auteur, écrivain, éditeur et, également, habitant de Carthage, a publié sur Facebook, à propos de l’affaire dite du terrain de Carthage qui alimente actuellement une grande polémique, et dans laquelle la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a émis, le mardi 9 juin 2026, des mandats d’arrêt contre cinq prévenus, dont Azedine Beschaouch, ancien ministre des Affaires culturelles, en sa qualité d’ancien chef de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage, son ancien adjoint, Mohamed Ali Hammami, et le journaliste Zied El Hani, incarcéré dans une autre affaire.
Abdelaziz Belkhodja *
L’affaire du terrain de Carthage pose d’abord un problème d’information. À ce stade, le public ne dispose pas de tous les éléments du dossier : les délibérations exactes, les contrats, les évaluations foncières, les autorisations de tutelle, les expertises éventuelles et les arguments complets des différentes parties ne sont pas tous accessibles. Il faut donc rester prudent. Mais les éléments connus suffisent déjà à poser une question de fond : comment traiter une décision administrative ancienne lorsqu’elle est contestée plusieurs années plus tard ?
Le dossier semble s’étendre sur plusieurs décennies. Il y aurait eu une première opération foncière dans les années 1960, une délibération municipale en 2008, une autre en 2011, puis un contrat signé en 2012. Avant de chercher des coupables, il fallait donc d’abord comprendre la chaîne des décisions : qui a décidé quoi, à quelle date, avec quelle autorisation, et sur quelle base juridique ?
Etablir la chaîne des responsabilités
C’est là que se trouve le cœur du problème. Une délibération municipale est un acte administratif. Tant qu’elle n’a pas été annulée par le juge administratif, elle est en principe considérée comme valable. Si elle est contestée, il faut d’abord vérifier sa légalité. On ne peut pas transformer automatiquement une décision administrative discutable en infraction pénale.
Il faut aussi distinguer les responsabilités. Celui qui prend une décision initiale n’a pas le même rôle que celui qui l’exécute plusieurs années plus tard. Si les responsables intervenus en 2011 ou en 2012 n’ont fait qu’appliquer une décision déjà adoptée, leur responsabilité ne peut pas être appréciée comme s’ils avaient eux-mêmes géré toute l’opération.
Dans ce genre de dossier, la bonne méthode aurait été simple : reconstituer toute la chronologie, examiner les délibérations, vérifier les autorisations de tutelle, évaluer le terrain, calculer l’éventuel préjudice, puis saisir le juge administratif si la légalité des actes est contestée.
Ensuite seulement, s’il apparaît qu’il y a eu fraude, enrichissement personnel, abus manifeste ou préjudice volontaire, la voie pénale peut être envisagée. Mais elle doit rester l’ultime recours, non le point de départ.
Les erreurs administratives, les décisions mal préparées, les régularisations anciennes ou les évaluations contestables peuvent être corrigées autrement : annulation d’un acte, révision d’un contrat, expertise indépendante, réparation financière, transaction administrative, réforme des procédures ou sanction disciplinaire. Tout ne doit pas finir devant le juge pénal.
Une logique de paralysie
Le recours au mandat de dépôt dans une affaire ancienne, technique et essentiellement documentaire pose donc un problème de proportionnalité. La détention préventive devrait rester exceptionnelle, réservée aux cas où il existe un risque réel de fuite, de pression sur les témoins ou de destruction des preuves. Dans une affaire administrative vieille de plusieurs années, d’autres mesures sont possibles.
Cette pénalisation excessive a un effet dangereux. Elle installe la peur chez les responsables publics, les élus locaux, les chefs d’entreprise, les acteurs culturels, les associations et tous ceux qui prennent des initiatives. À force de voir des décisions administratives transformées en affaires pénales, chacun finit par préférer ne rien signer, ne rien engager, ne rien autoriser.
Le résultat est grave : les projets économiques ralentissent, les initiatives culturelles deviennent risquées, les associations hésitent, l’administration se bloque et le pays entre dans une logique de paralysie.
Un État a le devoir de lutter contre les abus. Mais il doit aussi protéger l’action publique et l’initiative privée contre la peur permanente de la pénalisation. Sans cette sécurité juridique, plus personne n’ose agir. Et lorsqu’une société n’ose plus agir, c’est tout le développement économique, culturel et social du pays qui se trouve bloqué.
L’annonce de l’exécution du mandat d’arrêt émis contre l’ancien ministre Azedine Beschaouch, âgé de 88 ans et souffrant de plusieurs pathologies, continue d’alimenter la polémique, en raison de rapports contradictoires concernant son état de santé et son lieu de détention.
Hier soir, vendredi 12 juin 2026, la chaîne de télévision nationale a cité des sources qu’elle a qualifiées de fiables, affirmant que M. Beschaouch séjournait depuis hier matin au service de cardiologie de l’hôpital Charles Nicolle de Tunis, où il reçoit les soins nécessaires et est placé sous surveillance médicale continue par une équipe spécialisée.
Cependant, l’avocat Sami Ben Ghazi, membre de son équipe de défense, a annoncé dans un poste sur sa page Facebook qu’«après que la chambre d’accusation a émis un mandat d’arrêt contre son client, le mardi 9 juin, et que ce mandat a été exécuté tard dans la nuit du mercredi 10 juin, il a été emmené de son lit d’hôpital à son domicile par un certain nombre d’agents», ajoutant, citant la sœur de son client, «qu’il n’a pas été autorisé à prendre la bouteille d’oxygène qu’il utilise pour respirer et qu’il souffre de difficultés à se déplacer».
Cette controverse survient après que la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a émis, le mardi 9 juin, des mandats d’arrêt contre cinq prévenus, dont M. Beschaouch, en sa qualité d’ancien chef de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage, son adjoint, Mohamed Ali Hammami, et le journaliste Zied El Hani, incarcéré dans une autre affaire, dans le cadre d’une affaire liée à des soupçons de corruption dans une opération de cession de biens municipaux.
Quoi qu’il en soit, et quelles que soient les accusations portées contre le célèbre archéologue et historien, son âge avancé et son état de santé détérioré ne sauraient faire admettre son incarcération sous quelque condition que ce soit. Le principe de la présomption d’innocence devant toujours prévaloir dans de pareilles situations, le concerné peut bénéficier de la liberté conditionnelle, car il ne risque pas de se dérober à la justice.
Le ministère des Affaires culturelles entend renforcer le cadre réglementaire des spectacles organisés sur le site archéologique de Carthage en dehors du festival international. Une séance de travail a été consacrée à la mise en place de règles plus strictes pour l’initiative Carthage OFF. L’objectif affiché est de concilier valorisation culturelle et protection du patrimoine.
Selon les échanges tenus lors de cette réunion, la ministre des Affaires culturelles a insisté sur la nécessité d’un dispositif organisationnel clair pour les manifestations accueillies sur le site archéologique de Carthage. L’enjeu central concerne la multiplication d’événements hors du cadre du festival officiel, qui soulève des questions de gestion, de préservation et de coordination.
Une logique d’autorisations encadrées
Le dispositif envisagé repose sur une logique d’autorisations encadrées, avec des critères plus rigoureux pour l’octroi des permis aux organisateurs. Les discussions ont également porté sur l’élaboration de cahiers des charges de référence, censés harmoniser les pratiques et clarifier les responsabilités des différents intervenants dans la gestion des événements culturels sur ce site sensible.
Au-delà de la dimension administrative, cette orientation traduit une tension structurelle entre deux impératifs : l’exploitation culturelle et économique des sites patrimoniaux d’une part, et la préservation de leur intégrité archéologique et symbolique d’autre part. Le site archéologique de Carthage, déjà fortement sollicité par des usages culturels, devient ainsi un espace où se redéfinit l’équilibre entre animation artistique et conservation.
Efficacité réelle des futurs mécanismes
Dans cette perspective, la question de l’efficacité réelle des futurs mécanismes de contrôle reste ouverte. L’expérience de gestion des sites patrimoniaux en Tunisie montre que la multiplication des cadres réglementaires ne garantit pas toujours leur application sur le terrain, notamment en matière de surveillance, de logistique et de respect des contraintes techniques liées aux monuments historiques.
Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé l’allocation d’un budget de 18,2 millions de dinars pour l’année 2026 afin d’assurer des opérations de nettoyage et d’entretien sur le réseau des routes classées. Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre des efforts visant à améliorer l’environnement routier et à garantir un cadre plus sain aux usagers.
Selon le ministère, des interventions sont programmées sur près de 1400 kilomètres de routes pour un coût estimé à 10 millions de dinars. Parallèlement, 82 petites entreprises ont été mobilisées dans le cadre du programme d’encouragement à l’emploi des jeunes dans les activités de nettoyage et d’entretien des abords routiers, pour un montant de 8,2 millions de dinars.
Elimination des herbes sauvages
Les travaux concernent notamment l’élimination des herbes sauvages, l’élagage des arbres, le curage manuel et mécanique des canalisations d’évacuation des eaux, l’enlèvement des déchets de construction ainsi que l’entretien des espaces verts situés le long des axes routiers.
Cette annonce coïncide avec la célébration de la Journée nationale de la propreté et de la protection de l’environnement, organisée le 11 juin de chaque année. À cette occasion, une campagne de nettoyage a été menée sur plusieurs axes routiers et sites relevant du ministère, en coordination avec les municipalités et différents services techniques régionaux.
Le ministère affirme que cette mobilisation vise à ancrer une culture de la propreté comme responsabilité collective, à travers une implication directe des directions régionales et des agents des services publics.
Au-delà de l’opération de nettoyage, cette campagne met aussi en lumière un problème structurel de plus en plus visible sur les routes tunisiennes : la multiplication des dépôts anarchiques de gravats et de déchets sur les accotements. Dans plusieurs régions, les abords des routes nationales et régionales se transforment progressivement en décharges sauvages, altérant le paysage mais aussi le fonctionnement des infrastructures hydrauliques.
Ouvrages de drainage
Le curage des ouvrages de drainage apparaît d’ailleurs comme un enjeu crucial à l’approche des épisodes pluvieux. Ces dernières années, plusieurs inondations localisées ont été aggravées par l’obstruction des canalisations par des déchets ménagers ou des résidus de chantier. La question dépasse ainsi le simple aspect esthétique : elle touche directement à la sécurité routière et à la résilience des infrastructures face aux aléas climatiques.
Cette situation pose également la question du coût indirect de l’incivisme environnemental. Une partie importante des budgets publics consacrés à l’entretien routier est aujourd’hui absorbée par des opérations de nettoyage répétitives, alors que ces ressources pourraient être orientées vers la modernisation ou l’extension des infrastructures.
C’est une figure majeure de la culture tunisienne qui fut rattrapée hier par une affaire foncière. L’émission d’un mandat de dépôt contre l’ancien ministre de la Culture Ezzeddine Bach Chaouch a provoqué une vive émotion dans les milieux intellectuels et…
Les travaux de protection de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain devraient débuter dans les prochaines semaines. Mondialement connue pour son architecture emblématique blanche et bleue et ses vues spectaculaires sur la mer Méditerranée, Sidi Bou Saïd est située sur un promontoire à environ 20 km au nord-est de Tunis et à proximité des ruines de l’ancienne Carthage.
La protection de la colline de Sidi Bou Saïd «s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à préserver l’un des sites les plus emblématiques de Tunisie et à transmettre son patrimoine naturel et architectural aux générations futures», a déclaré Salah Zouari, ministre de l’Equipement et de l’Habitat et ministre de l’Industrie par intérim, en présidant, mercredi 10 juin 2026, le comité de pilotage chargé de superviser le projet de protection du plateau sur lequel ce village est érigé. «Ce projet est particulièrement important car il permettra de réduire les risques de glissements de terrain, garantissant ainsi une plus grande sécurité aux habitants et la protection des biens et des infrastructures», a souligné M. Zouari, en mettant en avant la valeur historique, culturelle et architecturale de Sidi Bou Saïd.
Le chef d’état-major des armées et de nombreux responsables et représentants des institutions impliquées dans cette initiative ont assisté à la réunion, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la décision n° 11 du Premier ministre du 26 janvier 2026, qui a confié au ministère de l’Equipement et de l’Habitat la tâche de superviser l’achèvement des études et des travaux visant à protéger Sidi Bou Saïd des glissements de terrain, dans le cadre du programme national de protection des zones urbaines et de la bande côtière et de surveillance des infrastructures.
En flânant dans les ruelles pavées de Sidi Bou Saïd, on est entouré de bâtiments aux façades d’un blanc immaculé, contrastant fortement avec les portes, les fenêtres et les grilles en bois finement ouvragées, peintes d’un bleu profond. Les portes sont souvent ornées de décorations géométriques et symboliques réalisées à l’aide de grands clous noirs. Ce style architectural harmonieux est protégé par la législation locale afin de préserver le charme andalou et mauresque du village. Le risque de glissements de terrain à Sidi Bou Saïd est actuellement très élevé et constitue une urgence nationale, notamment après les intempéries du début d’année.
Fin janvier, des pluies exceptionnelles ont déversé près de 300 mm d’eau en 48 heures. Cette violente tempête, qui a coûté la vie à cinq personnes en Tunisie, a saturé les sols de Sidi Bou Saïd. Le sol s’est effondré à plusieurs endroits, ouvrant de profondes fissures et provoquant des glissements de terrain sur les pentes descendant vers la mer. La fragilité du site a contraint les autorités à prendre des mesures drastiques.
Huit bâtiments, considérés comme menaçant de s’effondrer, ont été évacués, forçant certaines familles à quitter leurs maisons ancestrales. L’accès à la colline a été interdit aux bus et camions touristiques, car les vibrations et le poids aggravaient l’instabilité du terrain, provoquant la ruine de certains vendeurs de souvenirs et d’artisanat. Plusieurs routes ont été bouclées, et même des sites historiques d’une valeur inestimable, comme les abords du palais Ennejma Ezzahra (la villa construite par le baron Rodolphe d’Erlanger), sont considérés comme des zones à haut risque.
La réunion de mercredi a permis d’examiner l’avancement de la première phase de l’étude, axée sur le diagnostic de la situation actuelle sur le plateau et la collecte des données techniques et scientifiques nécessaires à la définition des interventions les plus appropriées.
Les autorités ont également annoncé la signature d’une convention avec le Centre national de télédétection pour les levés topographiques et les photographies aériennes indispensables au projet, ainsi qu’une convention avec l’Office national des mines pour l’élaboration de cartes géologiques et géophysiques afin d’identifier les zones les plus exposées aux risques et de prioriser les interventions urgentes.
Candidature à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco
Le ministre Zouari a insisté sur la nécessité de respecter le calendrier prévu et de «mobiliser toutes les ressources techniques et logistiques pour permettre le démarrage des travaux dans les prochaines semaines». «Ce projet a été inscrit parmi les grands travaux publics stratégiques du pays précisément pour accélérer sa mise en œuvre», a-t-il souligné
Le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco examinera la candidature du village de Sidi Bou Saïd, à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial lors de sa 48e session, qui se tiendra à Busan, en Corée du Sud, du 20 au 29 juillet 2026.
La candidature tunisienne figure parmi les 30 nouvelles candidatures qui seront soumises au vote des États membres du Comité entre le 24 et le 26 juillet. Intitulée «Village de Sidi Bou Saïd : un centre d’inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée», la candidature vise à obtenir une reconnaissance internationale indépendante pour ce site archéologique de Carthage, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1979. Elle est actuellement évaluée par des experts du Conseil international des monuments et des sites (Icomos), chargés d’évaluer l’état de conservation du site, sa sécurité et l’efficacité du plan de gestion mis en place pour répondre aux enjeux du tourisme et aux risques d’instabilité du sol.
La FIFA a désigné un trio arbitral argentin conduit par Vael Falcon Perez pour diriger le premier match de la Tunisie au mondial 2026 (11 juin-19 juillet au Mexique, aux Etats-Unis et au Canada), face à la Suède pour le compte de la 1re journée du groupe F, le 15 juin courant.
Perez sera assisté par ses compatriotes Maximiliano Del Vesso et Facundo Rodriguez. Le 4e arbitre et l’arbitre remplaçant, d’origine Costracienne sont, respectivement, Juan Calderon et Juan Carlos Mora.
Pour rappel, le match entre la Tunisie et la Suède aura lieu sur la pelouse du stade BBVA de Monterrey au Mexique à partir de 03h00 (heure tunisienne).
À l’occasion de la Coupe du monde de football, Carrefour Tunisie lance l’opération “Grinta Boys”, un dispositif commercial et festif imaginé pour accompagner les supporters tunisiens et faire vivre l’ambiance du football dans les magasins Carrefour, Carrefour Market et Carrefour Express.
Sponsor officiel de l’Équipe Nationale de football depuis plus de 17 ans, Carrefour Tunisie s’impose aujourd’hui comme le sponsor historique des Aigles de Carthage, en tant que partenaire le plus ancien actuellement engagé aux côtés de la sélection nationale. À travers cette opération, l’enseigne réaffirme son attachement durable au football tunisien et sa volonté de partager avec ses clients les grands moments qui rassemblent les Tunisiens autour de leur équipe nationale.
Dans le cadre de cette opération “Grinta Boys”, Carrefour Tunisie organise, en partenariat avec Hisense Tunisie, un jeu national permettant de gagner chaque jour une Smart TV Hisense 43 pouces. Pour participer, les clients sont invités à se prendre en photo dans l’un des magasins Carrefour, Carrefour Market ou Carrefour Express, puis à partager leur photo sur la publication dédiée au jeu disponible sur la page Facebook de Carrefour Tunisie. Pour valider leur participation, ils doivent également s’abonner aux pages Facebook Carrefour Tunisie et Hisense Tunisie Officiel. Un tirage au sort quotidien désignera chaque jour un gagnant.
Hisense, sponsor officiel de la Coupe du Monde de football, s’associe ainsi à Carrefour Tunisie autour d’une activation directement liée à l’expérience des supporters, avec une dotation pensée pour vivre les matchs dans les meilleures conditions.
Au-delà du jeu, l’opération “Grinta Boys” s’inscrit dans une dynamique commerciale et festive plus large. Carrefour Tunisie proposera une sélection d’offres dédiées aux moments de match : téléviseurs, équipements multimédias, produits apéritifs, boissons, produits frais, grillades, snacks, articles de décoration et solutions pratiques pour organiser des soirées football en famille ou entre amis.
Les magasins Carrefour, Carrefour Market et Carrefour Express seront habillés aux couleurs de “Grinta Boys”, avec des espaces dédiés, des mises en avant thématiques, des animations autour de l’univers du football et une ambiance pensée pour faire vivre aux clients l’énergie des grands rendez-vous sportifs.
« Avec Grinta Boys, nous avons voulu transformer un grand rendez-vous sportif en véritable expérience retail pour nos clients. Cette opération traduit à la fois l’engagement historique de Carrefour Tunisie auprès de l’Équipe Nationale depuis plus de 17 ans, notre capacité à créer des activations commerciales fédératrices et notre volonté de faire de nos magasins des lieux de vie, de proximité et de partage pour les supporters », a déclaré Mourad Naili, sous-directeur marketing de Carrefour Tunisie.
Avec “Grinta Boys”, Carrefour Tunisie confirme son rôle d’enseigne proche des Tunisiens et engagée dans les grands moments de rassemblement national. À travers son partenariat historique avec l’Équipe Nationale, ses animations en magasin, son jeu quotidien et ses offres dédiées, Carrefour Tunisie entend faire de cette opération un rendez-vous incontournable pour tous les supporter.
Une étude analytique récente réalisée par le groupe DER Tour Suisse, acteur majeur mondial du secteur du voyage et du tourisme, révèle que la Tunisie se classe au deuxième rang des destinations de court séjour les plus réservées par les voyageurs en provenance de la Suisse romande durant la saison estivale en cours.
Selon des données relayées par l’ambassade de Suisse en Tunisie sur sa page officielle Facebook, les réservations estivales à court terme placent la destination tunisienne devant plusieurs pays méditerranéens traditionnellement attractifs, notamment l’Espagne et la Turquie.
Cette performance confirme la montée en puissance de l’attractivité touristique de la Tunisie auprès du marché suisse romand. Elle s’explique par la diversité de son patrimoine naturel et culturel, la qualité de ses plages, la richesse de son héritage historique, ainsi que la spécificité de sa gastronomie et de ses produits traditionnels.
Les perspectives pour la saison actuelle restent favorables, avec des flux attendus importants de touristes suisses, susceptibles de renforcer davantage les indicateurs du secteur touristique tunisien.
Par ailleurs, les revenus du tourisme en Tunisie ont atteint 2,6 milliards de dinars au cours des cinq premiers mois de l’année. Le pays a également enregistré en 2025 un record historique avec plus de 11 millions de visiteurs. Une première dans son histoire, porté qu’il est par la reprise des marchés européens traditionnels et du tourisme de proximité.
Les autorités du secteur anticipent désormais un franchissement du cap des 12 millions de touristes d’ici fin 2026, soutenu par les tendances positives des réservations anticipées.
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé la nomination du réalisateur, scénariste et producteur tunisien Mokhtar Ladjimi à la tête de la 37e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC). Figure du cinéma tunisien depuis plusieurs décennies, il succède à Tarek Ben Chaâbane. Retour sur le parcours de cet homme de cinéma appelé à diriger l’un des plus importants rendez-vous culturels du pays.
Un parcours commencé dès l’adolescence
Le ministère des Affaires culturelles a officialisé, jeudi, la nomination de Mokhtar Ladjimi comme directeur de la 37e édition des Journées cinématographiques de Carthage, prévue du 12 au 19 décembre 2026.
Le réalisateur succède à Tarek Ben Chaâbane à la tête de cette manifestation considérée comme l’un des plus anciens et des plus prestigieux festivals de cinéma du monde arabe et africain.
Né en 1957 à Monastir, Mokhtar Ladjimi découvre très tôt le cinéma. À seulement 16 ans, il réalise son premier court métrage, La Voyante, tourné en 16 mm.
Il poursuit ensuite sa formation à l’Institut des hautes études cinématographiques, l’une des écoles de cinéma les plus réputées de France, avant de débuter sa carrière au sein de la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs.
Du documentaire à la fiction
Au fil des années 1980 et 1990, Mokhtar Ladjimi réalise plusieurs courts et moyens métrages, parmi lesquels Balle de sang, Satellite 7, La Sentinelle ou encore Le Chasseur.
Parallèlement, il développe une importante activité documentaire à travers des œuvres consacrées au patrimoine et à la culture, telles que La Nuit du henné, L’Orient des cafés ou Mille et une danses orientales.
Parmi ses réalisations les plus connues figure également le documentaire Le Cinéma colonial en 1997, avant son premier long métrage de fiction, Noce d’été (Bab El Arch), sorti en 2004.
Il poursuivra ensuite son parcours avec d’autres productions, dont le long métrage Dicta Shot en 2015.
Une figure du cinéma tunisien
Au-delà de ses réalisations, Mokhtar Ladjimi est également connu pour son engagement dans la promotion du cinéma. Il est notamment président fondateur du Master International Film Festival.
Six mois après son adoption, la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel continue de susciter l’impatience des diplômés chômeurs. Réunis en protestation, ils réclament la mise en œuvre effective du texte, l’établissement d’un calendrier précis et davantage de transparence sur les mécanismes de recrutement.
Une loi toujours en attente d’application concrète
Des dizaines de diplômés chômeurs ont organisé, ce jeudi, une nouvelle mobilisation près de la Place de la Kasbah à Tunis pour réclamer l’application effective de la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel. Adopté en décembre dernier, le texte n’a toujours pas été accompagné de ses décrets d’application ni des dispositifs opérationnels nécessaires à sa mise en œuvre.
Rappelons que la loi n°2025-18 du 22 décembre 2025 instaure un recrutement exceptionnel dans le secteur public pour les diplômés de l’enseignement supérieur au chômage de longue durée (plus de dix ans). Son application fait face à des blocages administratifs et budgétaires, entraînant des contestations et des appels à son activation.
Bien que promulguée par le Président Kaïs Saïed, la mise en œuvre de la loi accuse d’importants retards. Des syndicats et collectifs de diplômés chômeurs dénoncent le blocage de son exécution par l’État, pointant du doigt la saturation de la fonction publique et multipliant les manifestations à Tunis.
Les manifestants; qui se mobilisent pour la énième fois, demandent ainsi l’accélération de la publication des textes réglementaires ainsi que le lancement de la plateforme numérique destinée au dépôt des candidatures et à la gestion des recrutements.
Un appel à un calendrier clair et à des garanties
Les protestataires appellent les autorités à rendre public un calendrier détaillé des différentes étapes de mise en œuvre de la loi. Ils réclament notamment la fixation des dates d’adoption des décrets d’application, l’ouverture de la plateforme dédiée et le démarrage effectif des opérations de recrutement.
Ils insistent également sur la nécessité de clarifier les mécanismes de sélection ainsi que le volume des emplois prévus dans le cadre de cette mesure.
Transparence et inquiétude face aux retards
Au-delà des aspects techniques, les manifestants demandent des éclaircissements sur les ressources financières allouées au dispositif ainsi que sur le nombre de bénéficiaires concernés par les prochaines phases d’activation.
Ils rappellent que la loi est censée être adossée aux budgets publics déjà votés, estimant qu’aucun obstacle administratif ou financier ne devrait freiner son application.
Les protestataires préviennent enfin que leur mobilisation se poursuivra tant qu’un calendrier précis ne sera pas annoncé et que les premiers recrutements ne seront pas engagés.
La délégation de Sfax sud organise trois journées portes ouvertes gratuites pour vacciner chiens et chats les 13, 14 et 20 juin.
Trois rendez-vous seront organisés à cet effet. Le premier se tient samedi 13 juin devant le siège du centre de santé de base d’El Aouabed. Le deuxième, dimanche 14 juin, devant le stade municipal de Gremda. Le troisième clôt le dispositif, samedi, 20 juin, devant le siège de la municipalité d’El Aïn.
Ces journées vont plus loin que la seule vaccination animale. Elles intègrent des campagnes de dépistage précoce du diabète et de l’hypertension artérielle, pour détecter tôt ces maladies et en prévenir les complications.
Les organisateurs invitent les citoyens à profiter de ces soins préventifs gratuits. Ils y voient un levier essentiel pour protéger la santé publique.
Cette mobilisation traduit l’action de la commission locale de lutte contre la rage. Récemment, ses membres se sont réunis au siège de la délégation de Sfax Sud pour étudier les moyens de prévention.
Les participants y ont défendu une exigence claire : coordonner les efforts de tous les intervenants face aux chiens errants. Le danger s’intensifie à l’approche de l’été, quand les risques d’infection grimpent.
La réunion a débouché sur des mesures concrètes. Il s’agit d’intensifier les campagnes de vaccination préventive des animaux, avec l’ensemble des parties prenantes.
Aussi, pousser les municipalités à renforcer la propreté, éliminer les décharges sauvages et organiser des campagnes périodiques d’abattage des chiens errants et des actions de sensibilisation pour se prémunir contre la rage.
La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a ordonné, mardi 10 juin 2026, l’émission de cinq mandats de dépôt dans le cadre d’une enquête portant sur la gestion et la cession d’un terrain appartenant à la municipalité de Carthage. Parmi les personnes visées figurent l’ancien ministre de la Culture, Ezzeddine Bach Chaouch, et le journaliste Zied El Heni.
L’affaire concerne une « opération foncière susceptible d’avoir causé un préjudice à l’administration ». Les détails précis des faits reprochés n’ont pas encore été rendus publics, selon des sources judiciaires. Tandis que l’instruction se poursuit afin de déterminer les responsabilités des différentes parties impliquées.
En tout état de cause, cette décision marque une nouvelle étape dans une procédure judiciaire qui vise plusieurs anciens responsables liés à la municipalité de Carthage. À ce stade, elle ne préjuge pas de l’issue du dossier ni de la culpabilité des personnes concernées, souligne-t-on.
Néanmoins, l’incarcération d’Ezzeddine Bach Chaouch, âgé de 88 ans, suscite une attention particulière en raison de son parcours au sein des institutions culturelles tunisiennes. Historien et archéologue reconnu, spécialiste de l’Afrique romaine, il a consacré une grande partie de sa carrière à la recherche et à la préservation du patrimoine.
A rappeler qu’au cours de son parcours, il a dirigé plusieurs institutions nationales, entre autres l’Institut national d’archéologie et d’art, la Bibliothèque nationale de Tunisie et le Centre national de traduction. Il a également exercé des fonctions auprès de l’UNESCO dans le domaine du patrimoine mondial. Excusez du peu.
Après la révolution de 2011, il avait occupé le poste de ministre de la Culture au sein du gouvernement de transition avant de présider la délégation spéciale de la municipalité de Carthage entre 2011 et 2016.
L’enquête se poursuit désormais sous l’autorité de la justice, qui devra établir les faits et déterminer si des infractions ont effectivement été commises dans le cadre de cette affaire. Mais malheureusement, il y a peu d’espoir qu’il sorte indemne de cette affaire, en tout cas si l’on en juge par les autres affaires similaires intentées par le passé.
La chambre d’accusation de la cour d’appel de Tunis a émis mardi 9 juin 2026 des mandats d’arrêt contre cinq personnes, dont Ezzedine Beschaouch, ancien chef de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage, âgé de 88 ans, son adjoint, Mohamed Ali Hammami, et le journaliste Zied El Hani, ancien conseiller à la même municipalité au moment des faits, et ce dans le cadre d’une affaire de détournement présumé de fonds publics et de transfert de propriété municipale.
Selon une source judiciaire citée par l’agence de presse officielle Tap, rapporte Diwan FM, les prévenus sont soupçonnés d’avoir délibérément abusé de leur position d’agents publics pour obtenir un avantage indu pour eux-mêmes ou pour autrui, portant ainsi atteinte à l’intérêt public.
La même source a ajouté que, dans cette affaire, Beschaouch, Hammami et El Hani auraient profité de leur position de responsables de la gestion des affaires de la municipalité de Carthage, dans le cadre de délégations spéciales, afin d’accélérer la cession d’un bien municipal à un prix sans rapport avec sa valeur réelle.
La même source a souligné que la vente avait été effectuée sans consultation des experts du ministère des domaines de l’État et des Affaires foncières, causant ainsi un préjudice financier à la municipalité en raison de l’écart important entre le prix stipulé dans l’acte de cession et la valeur réelle du bien au moment de la cession, telle qu’estimée par les experts désignés.
Les mandats d’arrêt émis contre les prévenus ont été exécutés par une équipe de sécurité, a ajouté la Tap.
Il convient de noter que Zied El Hani, journaliste, est détenu dans une autre affaire où il a été condamné provisoirement à un an de prison pour de présumées diffamations par voie de communication.
Né à Tunis en 1938, Ezzedine Beschaouch est épigraphiste, archéologue et historien spécialiste de l’Afrique romaine. Il a été ministre de la Culture de janvier à décembre 2011.
A la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde de football, l’arbitre somalien Omar Artan a été interdit d’entrée aux Etats-Unis. La FIFA n’est pas intervenue en faveur de l’arbitre international.
« Ce sera la plus grande, la…
La Poste Tunisienne rappelle à ses clients détenteurs de cartes de paiement électroniques et du portefeuille numérique «e-Dinar» qu’elle n’a aucun lien avec certains sites web qui usurpent son identité et prétendent être partenaires afin d’obtenir leurs données personnelles à des fins d’hameçonnage et de piratage.
La Poste tunisienne réaffirme également qu’elle ne demande jamais les mots de passe ni les codes PIN de ses clients et confirme qu’elle engagera les poursuites judiciaires nécessaires contre toute personne usurpant son identité ou celle de ses produits.
La Tunisie vient de décrocher une distinction internationale de premier plan. La plage de Yasmine Hammamet a été classée première au monde dans le « Beautiful Beach Index 2026 » du géant international du tourisme TUI, devançant des destinations balnéaires réputées en Turquie, en Grèce, à Malte, à Chypre ou encore dans les Caraïbes.
Avec une note de 8,10 sur 10, la station balnéaire tunisienne s’impose comme la plage la plus belle de la planète. Et ce, selon cette étude fondée sur une méthodologie scientifique et non sur de simples avis de voyageurs.
Une première place obtenue grâce à la science
Pour établir son classement, TUI a analysé des centaines de plages à travers le monde à partir d’images satellites et d’outils de traitement d’images assistés par intelligence artificielle. Plusieurs critères ont été pris en compte, notamment la couleur et la luminosité de l’eau, la qualité visuelle du sable, l’équilibre du paysage côtier ainsi que le niveau d’urbanisation visible.
Selon les résultats de l’étude, Yasmine Hammamet s’est distinguée par ses eaux turquoise, son sable doré et son environnement côtier relativement préservé. Son littoral de près de quatre kilomètres offre également des conditions idéales pour les familles et les amateurs d’activités nautiques.
La Tunisie devant les géants du tourisme balnéaire
Cette consécration est d’autant plus remarquable que la Tunisie devance plusieurs destinations mondialement connues. La plage d’İçmeler Bay, à Bodrum en Turquie, arrive en deuxième position avec une note de 7,87 sur 10. Tandis que Reduit Beach, à Sainte-Lucie (Caraïbes), complète le podium.
Si la Turquie domine en nombre de plages présentes dans le Top 10; aucune destination n’a réussi à surpasser Yasmine Hammamet, qui s’impose comme la référence mondiale de l’année 2026.
Une vitrine exceptionnelle pour le tourisme tunisien
Cette distinction intervient dans un contexte de forte concurrence entre les destinations méditerranéennes. Elle constitue un formidable coup de projecteur pour la Tunisie, qui confirme ainsi son attractivité sur les principaux marchés émetteurs de touristes européens.
Au-delà de la performance symbolique, cette reconnaissance internationale pourrait renforcer davantage l’image du pays comme destination balnéaire de premier plan et contribuer à attirer de nouveaux visiteurs en quête de plages d’exception.
Sabri Lamouchi, choisi le 14 janvier pour prendre les commandes des Aigles de Carthage, veut relancer la dynamique de la sélection tunisienne. À l’approche de la World Cup 2026, le sélectionneur de 54 ans assume l’ampleur du défi mais affiche…
Face à l’ampleur du gaspillage alimentaire, estimé à 570 millions de dinars par an, les autorités tunisiennes accélèrent l’élaboration d’une stratégie nationale destinée à réduire les pertes tout au long de la chaîne alimentaire. Deux ateliers de travail sont prévus en juin afin de définir les axes d’intervention et les mécanismes de mise en œuvre de ce plan.
Un défi économique, social et environnemental
Le gaspillage alimentaire continue de peser lourdement sur l’économie tunisienne. Selon les données de l’Institut national de la consommation (INC), la valeur des aliments perdus ou jetés chaque année est estimée à 570 millions de dinars, soit près de 5% des dépenses mensuelles des ménages.
Dans ce contexte, l’INC organisera les 10 et 17 juin deux ateliers de travail consacrés à l’élaboration de la future stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. Ces rencontres interviennent après un premier atelier tenu le 3 juin, dédié à l’analyse de la situation et à l’identification des priorités stratégiques.
Pour le directeur général de l’INC, Mohamed Chokri Rejeb, le gaspillage alimentaire représente aujourd’hui « un véritable fléau » aux répercussions multiples.
Des quantités importantes de denrées encore consommables sont perdues ou jetées à différentes étapes de la chaîne alimentaire, depuis la production agricole jusqu’à la consommation des ménages. Ce phénomène engendre non seulement des pertes financières considérables, mais accentue également la pression sur les ressources naturelles du pays.
L’INC souligne notamment que la production d’aliments qui ne parviennent jamais aux consommateurs mobilise inutilement des terres agricoles, des ressources hydriques et de l’énergie, tout en générant des émissions évitables de gaz à effet de serre.
Une stratégie nationale en cours de finalisation
Lancée en février 2025 sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en partenariat avec l’INC et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la stratégie nationale vise à mobiliser l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire.
Les prochains ateliers devront permettre de définir les piliers fondamentaux de cette stratégie, les mécanismes opérationnels de sa mise en œuvre ainsi que les outils de suivi et d’évaluation.
Le but affiché est de renforcer la sensibilisation des consommateurs, d’adapter le cadre réglementaire et de promouvoir des comportements de consommation plus durables afin de limiter les pertes alimentaires et leurs conséquences économiques, sociales et environnementales.
Le pain, le produit le plus gaspillé
Les statistiques de l’INC mettent en évidence l’ampleur du phénomène au sein des foyers tunisiens. Selon les données présentées par Darine Doggui, un ménage tunisien moyen gaspille chaque année environ 42 kilogrammes de pain.
Ce gaspillage représente à lui seul près de 100 millions de dinars par an, soit environ 300.000 dinars perdus quotidiennement. Les ménages jettent également en moyenne 6,5% des légumes achetés, 10% des céréales et pâtes ainsi que 16% du pain acquis.
Les chiffres montrent également une aggravation du gaspillage durant le mois de Ramadan. Les plats cuisinés arrivent en tête des aliments jetés avec un taux de 66,6%, suivis du pain (46%), des fruits (30%) et des sucreries (20%).