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Le blues des livreurs Glovo tunisiens

18. Juli 2026 um 13:06

La mobilisation des livreurs tunisiens — qui a débuté devant le siège de Glovo, filiale locale du célèbre groupe espagnol, dans le quartier du Lac 2 à Tunis — se transforme en un conflit plus large concernant la reconnaissance des droits des travailleurs de l’économie des plateformes numériques. L’UGTT, la puissante centrale syndicale, soutient leurs revendications, alors que les autorités publiques restent de marbre, alors qu’elles sont censées avoir voix au chapitre, puisque la plupart de ces plateformes numériques ne respectent pas le droit du travail. (Photo; Image générée par IA).

Parmi les principales revendications figurent des rémunérations jugées insuffisantes, la prise en charge intégrale des frais de carburant et d’entretien par les livreurs, l’absence de couverture sociale, les risques d’accidents de la route et la possibilité d’être exclus des applications sans aucune procédure de recours. L’esclavage moderne, en quelque sorte, dans toute sa splendeur numérique.

Un premier arrêt de travail a été organisé le 10 juillet par un groupe de livreurs de Glovo ; ils s’étaient rassemblés devant les bureaux de l’entreprise pour dénoncer des conditions de travail difficiles et l’absence de protections adéquates.

Des images et des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux montraient de nombreuses motos stationnées sur le lieu de la manifestation.

La mobilisation s’est ensuite élargie aux travailleurs utilisant d’autres applications de livraison. Le 15 juillet, un représentant des livreurs a annoncé une grève générale du secteur, expliquant que la hausse des coûts du carburant, de l’entretien des véhicules et des données mobiles nécessaires au fonctionnement des applications de géolocalisation absorbait une part croissante de leurs revenus.

Les revendications clés incluent l’instauration d’un tarif minimal obligatoire de trois dinars pour toute livraison effectuée dans un rayon de trois kilomètres.

Les livreurs réclament également une rémunération individuelle pour chaque commande, contestant le système permettant aux plateformes de regrouper plusieurs livraisons en une seule course — une pratique qui réduit la rémunération et les primes versées au livreur.

Une autre question concerne l’organisation du temps de travail ; les manifestants demandent la suppression du système de créneaux horaires fixes, jugé trop rigide, car il peut pénaliser les travailleurs en cas de panne de moto, de crevaison ou d’autres imprévus. La proposition consiste à adopter un modèle similaire à celui utilisé par les chauffeurs de taxi via des applications, leur permettant de se connecter et de se déconnecter librement selon leurs disponibilités.

La liste des revendications comprend aussi une demande de revenu journalier minimal garanti de 80 dinars pour huit heures de travail effectif. Ce montant a suscité des débats sur les réseaux sociaux, mais ses partisans soutiennent qu’il est nécessaire pour couvrir les frais de carburant, d’entretien, de connexion internet, la dépréciation du véhicule ainsi que les risques professionnels.

A titre de comparaison, la rémunération quotidienne d’une aide- ménagère en Tunisie varie entre 45 et 50 dinars, sans autre frais personnel que le transport de et vers le lieu de travail. La revendication des livreurs semble donc raisonnable.

La contestation a reçu le soutien de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui réclame la reconnaissance officielle des travailleurs des plateformes — en particulier les livreurs — ainsi que leur intégration encadrée dans le système économique. La centrale syndicale revendique une rémunération équitable, une couverture sociale et sanitaire, une assurance contre les accidents, ainsi que le droit pour ces travailleurs de constituer des instances syndicales représentatives. Selon une étude présentée par l’UGTT le 29 juin, environ 60 000 personnes en Tunisie travaillent via des plateformes numériques dans des secteurs tels que la livraison commerciale, la distribution de produits pharmaceutiques, les services à domicile et le transport de passagers à moto. Il apparaît que 98 % d’entre elles ne disposent pas d’une couverture sociale adéquate, tandis que 75 % font face à des revenus irréguliers.

Par ailleurs, 60 % de ces livreurs peineraient à obtenir une assurance pour les véhicules qu’ils utilisent dans le cadre de leur activité.

I. B.

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UGTT : les agents de la STEG et de la Sonede victimes d’une crise de moyens

18. Juli 2026 um 11:41

Le département des offices et des entreprises publiques de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé à la mise en place d’un programme national de sauvetage des secteurs de l’eau et de l’électricité, estimant que les perturbations enregistrées dans l’approvisionnement en eau potable et en électricité résultent de « dysfonctionnements accumulés » dans la gestion de ces secteurs stratégiques.

Dans un communiqué publié samedi, le département a attribué ces difficultés à plusieurs facteurs, notamment le vieillissement des infrastructures, le retard dans la réalisation de certains projets et l’insuffisance des moyens mis à la disposition des entreprises publiques pour assurer pleinement leurs missions.

Face à cette situation, l’organisation syndicale appelle à un « passage urgent d’une gestion des crises vers la construction de solutions », à travers le lancement d’un programme global reposant sur plusieurs axes : la relance des investissements, la modernisation des infrastructures, l’achèvement des projets bloqués, l’amélioration de la gouvernance, le renforcement des ressources humaines et l’instauration du principe de responsabilité dans la prise de décision.

Des fragilités structurelles au-delà des facteurs climatiques

Selon le département de l’UGTT, les difficultés actuelles ne peuvent être expliquées uniquement par les conditions climatiques ou par l’évolution de la consommation. Elles seraient également le résultat de plusieurs années de reports de décisions, d’un recul de l’investissement public, de retards dans les projets stratégiques et d’une gouvernance jugée insuffisamment adaptée aux mutations climatiques, démographiques et économiques.

L’UGTT considère que ces transformations ont créé de nouveaux défis auxquels les institutions publiques n’auraient pas été suffisamment préparées.

Soutien aux agents de la STEG et de la Sonede

Par ailleurs, le département des offices et des entreprises publiques a rejeté toute mise en cause de la responsabilité des agents et des cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) dans les perturbations répétées de l’approvisionnement.

Il a souligné que ces personnels continuent d’assurer leurs missions « dans des conditions difficiles », malgré les contraintes liées à la limitation des moyens disponibles, au vieillissement des équipements et au manque de ressources humaines.

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La Tunisie reléguée par les aberrations islamistes et les utopies gauchistes

17. Juli 2026 um 11:55

L’image de la Tunisie, aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger, s’est tellement détériorée depuis 2011 que notre pays a beaucoup perdu de son attractivité de l’investissement extérieur. Ce dont témoignent les récentes enquêtes et classements internationaux en la matière. A qui le faute ?

Elyes Kasri *

Les reproches faits à l’islam politique pour son bilan considéré désastreux au cours de la décennie noire (2011-2021) semblent faire l’objet d’un consensus croissant en Tunisie et pour certains l’allure d’un discours légitimateur virant au fonds de commerce politique.

Toutefois, pour être rigoureux et équitable, il faudrait également faire assumer à la gauche tunisienne son lot de dégâts et de méfaits contre non seulement l’économie nationale mais surtout la culture du travail et de la juste récompense de l’effort et du risque.

Si le règne de Ben Ali était loin d’être idyllique, la mentalité tribale et préindustrielle d’Ennahdha et de ses satellites et le rôle corrosif et surenchériste des partis et organisations gauchistes y compris l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), de même que la mixture insipide de ce qui est qualifié d’Islam de gauche, méritent amplement leur part de responsabilités dans l’énorme gâchis qu’est perçue la Tunisie aujourd’hui par de nombreux Tunisiens et étrangers notamment les institutions qui la classent en bas du tableau dans divers secteurs y compris en matière d’attractivité des investissements. Jugeons-en :

– Global Investment Risk and Resilience Index (Girri 2026) classe la Tunisie 118e sur 150 pays, soit une perte de 7 places par rapport à l’édition précédente. À l’échelle de l’Afrique, elle occuperait la 14e position, sachant qu’avant 2011, elle disputait la première place africaine, tour à tour, à l’Afrique du Sud et à Maurice.

– Global Opportunity Index classe la Tunisie au 88e rang mondial sur 130 pays (selon la dernière édition de l’indice du Milken Institute).

– L’Indice d’Attractivité Mondiale relègue la Tunisie à la 101e place sur 146 pays, la classant dans la catégorie des pays dits «peu attractifs» avec un score global faible.

– Le FMI classe la Tunisie 160e sur 164 pays au monde pour le ratio Investissement/PIB, derrière le Mozambique, le Tchad et le Bénin. Son ratio est de 10,4%, contre une moyenne africaine de 23,3 et une moyenne marocaine de 26,1%.

Après une cascade de régimes et de responsables depuis 2011, le plus dramatique, c’est que l’enjeu en Tunisie semble moins de changer de régime ou de responsables, que de rectifier le logiciel d’un peuple abreuvé jusqu’à la lie d’aberrations et d’utopies gauchistes et anarchistes qui tendent à la rapprocher dangereusement du statut de pays ingouvernable dans un monde en pleine volatilité et en mode de survie prenant des fois une allure interventionniste et agressive.

* Ancien ambassadeur.

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Transport non régulier : les professionnels maintiennent la grève malgré l’appel de l’UGTT

13. Juli 2026 um 09:02

Les professionnels du transport public non régulier de personnes observent, ce lundi 13 juillet 2026, une grève générale à l’échelle nationale. Le mouvement concerne les taxis individuels, les taxis collectifs, les taxis touristiques, les véhicules de louage ainsi que le transport rural, et se déroule de 5 heures à 21 heures sur l’ensemble du territoire.

À la veille de cette mobilisation, le premier vice-président de la Chambre nationale du transport, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Moez Esslami, a affirmé que cette grève constituait une « décision irrévocable » tant que le ministère du Transport n’aura pas honoré les engagements pris envers les professionnels du secteur. Parmi les principales revendications figure la révision à la hausse des tarifs appliqués au transport public non régulier.

Parallèlement, la Fédération générale du transport, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a appelé, dimanche, l’ensemble de ses adhérents exerçant dans le secteur du transport non régulier; notamment le transport rural, les louages, les taxis collectifs et les taxis individuels – à ne pas prendre part au mouvement de grève prévu ce lundi.

Dans un communiqué, la fédération a souligné que la défense des droits et des acquis des travailleurs du secteur devait s’inscrire dans le cadre de l’unité de l’organisation syndicale, du respect des décisions de ses structures légitimes et d’une action syndicale qu’elle qualifie de responsable.

Cette divergence entre les organisations représentatives du secteur intervient alors que les revendications des professionnels, en particulier celles liées à l’actualisation des tarifs, restent au cœur des tensions avec les autorités.

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L’UGTT appelle à une intervention urgente pour relancer le transport public

Von: tmps
10. Juli 2026 um 11:20

-La Fédération générale du transport relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé, ce jeudi, à l’élaboration d’un plan national d’urgence pour sauver le transport public, renouveler le parc, renforcer la sécurité et la qualité, recruter du personnel et redresser le réseau ferroviaire.

Dans un communiqué publié sur la page officielle de l’UGTT, la fédération a exprimé sa vive inquiétude face à la dégradation « sans précédent » du réseau ferroviaire de la Société des transports de Tunis (Transtu), estimant que la sécurité des agents et des usagers ainsi que la continuité du service public sont désormais sérieusement menacées en raison d’une mauvaise gouvernance, de l’absence de vision stratégique et du manque d’investissement.

Elle a également dénoncé le blocage des dossiers relatifs au renouvellement du parc, notamment le projet d’acquisition de 30 nouvelles rames de métro, financé à hauteur de 495,5 millions de dinars, dont l’appel d’offres n’a toujours pas été lancé.

La fédération a aussi mis en garde contre le retard dans la procédure d’achat de 18 nouvelles rames destinées à la ligne Tunis–La Goulette–La Marsa (TGM).

Par ailleurs, la Fédération générale du transport a rejeté les campagnes de dénigrement visant les travailleurs et les syndicalistes, soulignant que les agents ont assuré la continuité du service public malgré des moyens limités et des conditions de travail difficiles.

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La Fédération des postes annonce le report de la mobilisation des agents

Von: farhat
09. Juli 2026 um 16:36

La fédération générale des postes, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé le report du rassemblement des travailleurs prévu le samedi 11 juillet 2026 devant le siège de l’office à une date ultérieure, après avoir convenu d’une version finale du projet de statut des agents de l’Office national des postes.
La fédération des postes a précisé, dans un communiqué publié jeudi, que les réunions tenues au cours des deux dernières semaines ont abouti à un accord sur la version finale du projet de statut des agents de l’Office national des postes, qui sera soumis à un conseil d’administration consacré à cet effet.
Il convient de noter que la fédération générale des postes avait décidé, à la suite d’une réunion des cadres syndicaux du secteur des postes, le 13 juin dernier, d’organiser des mouvements de protestation, qui devaient démarrer par le port du brassard rouge pendant une semaine à partir du 15 juin 2026 ainsi que des sit-in quotidiens pendant une semaine à partir du 29 juin, et un rassemblement des travailleurs le 11 juillet 2026, soulignant qu’une grève générale sera menée dont la durée et la date seront déterminées par l’instance administrative sectorielle.

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L’UGTT dénonce une remise en cause de son indépendance lors de l’hommage à Ahmed Tlili

25. Juni 2026 um 13:12

À l’occasion du 59e anniversaire de la disparition d’Ahmed Tlili, figure historique du syndicalisme tunisien, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a mêlé devoir de mémoire et message politique. Son secrétaire général, Slaheddine Selmi, a estimé que la centrale syndicale traversait aujourd’hui l’une des périodes les plus critiques de son histoire, qu’il a présentée comme...

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