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Tunisie : les entreprises connectées mais bloquées aux portes de l’innovation

03. Juni 2026 um 16:15

Selon la note d’analyse « Intégration de l’IA et des technologies avancées : Analyse des trajectoires de maturité digitale en Tunisie » de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives (ITCEQ), publiée en mai 2026, les entreprises tunisiennes disposent d’une infrastructure numérique solide, mais peinent à la convertir en innovation réelle. Un paradoxe chiffré que l’enquête documente avec précision.

Les données recueillies par l’ITCEQ auprès des entreprises privées tunisiennes dressent un tableau encourageant sur le plan des équipements de base. Selon l’enquête sur l’économie du savoir, 76,2 % des entreprises disposent d’un site web ou d’une page d’accueil, 72,5 % sont dotées d’outils numériques de gestion tels que les ERP et les logiciels de comptabilité, et 60 % ont recours à des plateformes collaboratives. Ces chiffres attestent d’un socle technologique réel, qui constitue le point de départ d’un processus de transformation digitale.

L’assimilation de ces technologies varie cependant fortement selon les fonctions de l’entreprise. Elle atteint 66 % dans la gestion administrative et 62 % dans les activités de production et de vente, mais tombe à 55 % pour les ressources humaines et à seulement 43 % pour la gestion des systèmes d’information. La digitalisation des entreprises tunisiennes reste ainsi principalement tournée vers le front-office et les fonctions de soutien, au détriment des infrastructures informationnelles.

86 % croient à l’innovation, 19 % la pratiquent

Le constat le plus saillant de la note de l’ITCEQ réside dans l’écart entre les intentions stratégiques et les actes concrets. 86 % des entreprises interrogées estiment que les nouvelles technologies stimulent l’innovation. Pourtant, seules 19 % d’entre elles déclarent avoir effectivement réalisé au moins une innovation. Ce fossé révèle, selon le rapport, une faiblesse structurelle dans les phases de transformation et d’exploitation des connaissances acquises.

La faible mobilisation des mécanismes publics de soutien à la recherche et développement aggrave ce tableau : seules 11 % des entreprises y ont eu recours, signalant une articulation insuffisante entre les dispositifs d’incitation publique et les stratégies des acteurs privés.

Trois freins majeurs identifiés

L’enquête met en évidence trois obstacles structurels qui entravent le développement de la capacité d’absorption technologique des entreprises. Le premier est financier : 70,9 % des entreprises citent l’insuffisance des ressources comme frein principal aux investissements dans les infrastructures numériques. Le deuxième est humain : 63,3 % signalent une pénurie de compétences numériques, révélatrice d’un décalage entre l’offre du marché du travail et les besoins réels des entreprises. Le troisième est culturel : 58 % des entreprises font état d’une résistance interne au changement, qui bloque l’intégration de nouvelles routines et pratiques organisationnelles.

Ces trois contraintes conjuguées limitent, selon l’ITCEQ, la capacité des entreprises à convertir les connaissances acquises en résultats économiques mesurables, fragilisant ainsi ce que le rapport nomme la « capacité d’absorption réalisée ».

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Ces Tunisiennes qui ont conquis le ciel avant Aziza Seddik

03. Juni 2026 um 10:00

L’entrée d’Aziza Seddik dans l’histoire de l’aviation civile mondiale, en juin 2026, ne surgit pas de nulle part. Elle rappelle une histoire tunisienne plus ancienne : celle de femmes qui, depuis les années 1980 au moins, ont progressivement investi les métiers les plus techniques du secteur aérien.

Des cockpits de Tunisair aux avions militaires, des vols commerciaux aux centres de formation internationaux, plusieurs Tunisiennes ont contribué, chacune à sa manière, à faire évoluer la place des femmes dans un univers longtemps dominé par les hommes.

Les années 1980 : Alia Menchari ouvre la voie

Parmi les figures les plus emblématiques figure Alia Menchari, présentée comme l’une des premières femmes pilotes de ligne tunisiennes et arabes.

Dans les années 1980, elle rejoint Tunisair à une époque où la présence féminine dans les cockpits reste exceptionnelle, y compris dans le monde arabe et africain.

Son parcours marque une rupture symbolique : une Tunisienne peut non seulement intégrer l’aviation commerciale, mais aussi accéder aux commandes d’un appareil de ligne. Pour plusieurs générations de jeunes femmes, Alia Menchari devient ainsi un repère dans un secteur longtemps perçu comme fermé.

Années 1990 et 2000 : une présence qui s’installe

Entre les pionnières des années 1980 et les équipages féminins médiatisés des années 2010, les décennies 1990 et 2000 voient les femmes intégrer progressivement les formations et métiers techniques de l’aérien.

L’accès aux écoles de pilotage et aux cursus spécialisés se développe peu à peu, notamment autour de l’École de l’aviation de Borj El Amri. Les femmes pilotes deviennent alors une présence plus régulière au sein des équipages de la compagnie nationale.

Cette période, moins visible médiatiquement, a préparé l’émergence des parcours féminins plus médiatisés des années suivantes.

2013-2015 : les équipages féminins deviennent visibles

La présence féminine dans les cockpits tunisiens devient plus visible au cours des années 2010.

En août 2013, Tunisair met notamment en avant un vol Tunis-Paris opéré par un équipage entièrement féminin, sous les commandes d’Ines Hamza.

L’année suivante, le 13 août 2014, à l’occasion de la Fête nationale de la femme, la compagnie nationale programme six vols assurés par des équipages 100 % féminins. Les vols concernent notamment Paris, Bruxelles, Francfort et Rome.

Parmi les commandantes de bord citées figurent Ahlem Marrakchi, Selma Chetali, Meriem Ezzahi, Maha Kouki, Alia Menchari et Ines Hamza.

En 2015, Tunisair renouvelle l’initiative avec d’autres vols opérés par des équipages exclusivement féminins, notamment vers Paris, Marseille et Francfort.

Ces opérations ont une portée symbolique, mais elles montrent aussi une réalité plus profonde : les Tunisiennes ne sont plus seulement présentes dans les métiers d’accueil ou de cabine. Elles occupent également des fonctions de commandement, de pilotage et de responsabilité opérationnelle.

2016 : l’armée de l’air révèle ses pionnières

L’aviation militaire tunisienne a elle aussi connu ses pionnières.

En 2016, lors des commémorations de l’armée, les profils de deux officiers sont mis en lumière : la commandante Dorra Mzah, présentée comme première femme pilote d’hélicoptère de l’armée tunisienne, et la commandante Olfa Lajnef, première femme pilote d’avion de transport militaire, notamment aux commandes de C-130 Hercules.

Selon les données publiées à l’époque, elles faisaient partie d’un groupe d’environ quarante femmes pilotes au sein de l’armée de l’air tunisienne. Ce chiffre montre que la présence féminine dans l’aviation militaire ne relevait déjà plus de quelques cas isolés, mais d’une intégration collective dans des spécialités hautement techniques.

2024 : Yomna Delaïli, première pilote de chasse tunisienne

Un nouveau cap est franchi en 2024 avec le lieutenant Yomna Delaïli.

Après un cursus entamé en 2016 à l’École de l’aviation de Borj El Amri et poursuivi à l’étranger, elle devient la première femme de l’histoire de l’Armée nationale tunisienne à piloter un avion de combat, un F-5.

Cette étape est importante car elle touche l’un des domaines les plus sélectifs de l’aviation militaire. Elle confirme que les Tunisiennes ne sont plus seulement présentes dans l’aviation civile ou le transport militaire, mais aussi dans les spécialités les plus exigeantes du pilotage.

2026 : Aziza Seddik et la reconnaissance internationale

Avec Aziza Seddik, l’histoire change encore d’échelle.

En juin 2026, la Tunisienne devient la première femme au monde à obtenir une accréditation internationale de formatrice certifiée dans le domaine de la sûreté de l’aviation civile, dans le cadre du Centre régional de formation de l’Organisation de l’aviation civile internationale à Tunis.

Lire aussi: La Tunisienne Aziza Seddik entre dans l’histoire de l’aviation civile mondiale

Son parcours ne relève pas du pilotage, mais d’un autre pilier essentiel du secteur : la formation, la sûreté et la gouvernance internationale de l’aviation civile.

Cette distinction montre que la présence tunisienne féminine dans l’aérien ne se limite plus aux cockpits. Elle s’étend désormais aux normes, à la transmission des compétences et à la sécurité du transport aérien mondial.

Des cockpits à l’espace : de la NASA à l’horizon 2029

L’influence des Tunisiennes ne s’arrête plus aux frontières de l’atmosphère terrestre. Dans les années 2020, plusieurs profils montrent que cette progression concerne aussi l’aérospatial et les programmes spatiaux internationaux.

L’ingénieure tunisienne Rania Toukebri participe à la mission Artemis 2 de la NASA, qui doit marquer le retour des vols habités autour de la Lune dans le cadre du programme Artemis. Son parcours illustre la place que peuvent occuper les compétences tunisiennes dans les grands projets spatiaux internationaux.

Lire aussi: Rania Toukebri, ingénieure tunisienne, participe à la mission lunaire Artemis 2 de la NASA

De son côté, l’ingénieure tunisienne Salsabil Houij a été sélectionnée pour participer à une mission orbitale prévue en 2029. Son profil inscrit cette nouvelle génération dans une continuité : après l’aviation civile, militaire et l’expertise aérienne internationale, des Tunisiennes s’illustrent désormais aussi dans l’aérospatial.

Lire aussi: Une ingénieure tunisienne sélectionnée pour une mission en orbite en 2029

Une histoire encore incomplète

De Tunisair à l’armée de l’air, des années 1980 à 2026, l’histoire des Tunisiennes dans l’aviation apparaît comme une progression par étapes : d’abord le pilotage civil, puis les vols commerciaux opérés par des femmes, l’aviation militaire, les avions de chasse et enfin l’expertise internationale.

Mais cette histoire reste encore partiellement documentée. Il manque notamment des données officielles récentes sur le nombre de femmes pilotes en Tunisie, leur part dans les effectifs de Tunisair, de l’aviation privée, de l’OACA ou de l’armée de l’air.

Cette liste n’est donc pas exhaustive. Elle rassemble les parcours les plus cités publiquement et les repères les mieux documentés. Elle montre toutefois une chose : l’exploit d’Aziza Seddik n’est pas un événement isolé. Il s’inscrit dans une trajectoire tunisienne plus longue, où des femmes ont, depuis plusieurs décennies, gagné leur place dans le ciel.

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Huile d’olive : les exportations tunisiennes s’envolent de 49 % en un an

01. Juni 2026 um 15:10

Les recettes générées par les exportations d’huile d’olive tunisienne ont atteint 3 643,8 millions de dinars (MD) au cours des six premiers mois de la campagne 2025/2026. Et ce, contre 2 442,4 MD durant la même période de la campagne précédente. Soit une progression de 49,2 %. C’est ce que révèlent les données publiées lundi par l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI).

Cette hausse s’explique avant tout par l’envolée des volumes exportés, en progression de 63,9 % pour dépasser 295 400 tonnes; contre 180 200 tonnes un an plus tôt. Elle a été obtenue malgré un repli de 8 % du prix moyen à l’exportation, ramené à 12,67 dinars le kilogramme sur la période.

Sur le plan qualitatif, l’huile d’olive extra vierge concentre 83,5 % du volume total exporté. En revanche, la part du produit conditionné demeure marginale, à 12,5 %. L’essentiel des expéditions étant réalisé en vrac (87,5 %).

L’Europe reste le principal débouché, avec 56,5 % des exportations tunisiennes, devant l’Amérique du Nord (23,2 %), l’Asie (12,1 %) et l’Afrique (4,5 %). Au niveau des pays, l’Espagne s’impose comme premier client avec 32,3 % des volumes, suivie par l’Italie (19,6 %) et les États-Unis (19 %).

Par ailleurs, les exportations d’huile d’olive biologique ont atteint 37 900 tonnes sur la période, pour une valeur de 497,7 MD, selon les mêmes données de l’ONAGRI.

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Nouveaux horaires estivaux pour les pharmacies tunisiennes

01. Juni 2026 um 09:35

Les pharmacies tunisiennes appliquent, à partir de ce lundi 1er juin 2026 et jusqu’au 31 août prochain, les horaires de travail d’été. Cette mesure concerne l’ensemble des catégories de pharmacies et vise à garantir la continuité des services pharmaceutiques durant la saison estivale.

Dans un communiqué, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie a précisé que ces horaires s’appliquent aux pharmacies de catégorie « A », assurant le service de jour, aux pharmacies de permanence ainsi qu’aux pharmacies de catégorie « B », dédiées au service de nuit.

Selon les nouvelles dispositions, les pharmacies de catégorie « A » seront ouvertes du lundi au vendredi de 8h00 à 13h30, puis de 16h00 à 20h00. Les pharmacies de permanence assureront, quant à elles, un service continu de 8h00 à 20h00.

Les pharmacies de catégorie « B » prendront le relais chaque soir en assurant les gardes nocturnes de 20h00 à 8h00.

Le samedi, les pharmacies de catégorie « A » accueilleront le public jusqu’à 13h30, tandis que les pharmacies de permanence poursuivront leur activité jusqu’à 20h00. Les pharmacies de catégorie « B » assureront ensuite la permanence de nuit selon le même horaire habituel.

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a également indiqué que les services de permanence seront maintenus les dimanches et jours fériés. Les pharmacies de catégorie « A » assureront le service de 8h00 à 20h00, alors que les pharmacies de catégorie « B » resteront opérationnelles de 20h00 à 8h00.

Ce dispositif vise à garantir l’accès aux médicaments et aux prestations pharmaceutiques 24 heures sur 24 tout au long de la période estivale.

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Banques tunisiennes : 1,6 milliard de bénéfices, négociations salariales bloquées

01. Juni 2026 um 09:57

Le climat social se tend de nouveau dans le secteur bancaire et des assurances en Tunisie. La fédération des banques et institutions financières relevant de l’UGTT tiendra mardi 2 juin une conférence de presse au siège de la centrale syndicale afin de dénoncer le blocage des négociations salariales de 2025 avec les représentants patronaux du secteur.

Dans un communiqué publié vendredi, la structure syndicale accuse le conseil bancaire et financier ainsi que la fédération des assurances d’avoir interrompu les discussions, alors que les salariés continuent de subir une dégradation du pouvoir d’achat dans un contexte marqué par l’inflation et le coût élevé du crédit.

Un bras de fer social qui dure depuis des mois

Cette nouvelle montée de tension s’inscrit dans le prolongement du conflit social engagé depuis plusieurs mois dans les banques, les institutions financières et les compagnies d’assurance.

En novembre 2025, le secteur avait déjà connu une grève générale de deux jours après l’échec des discussions salariales entre syndicats et organisations patronales. Malgré plusieurs tentatives de reprise du dialogue depuis, aucun accord durable ne semble avoir permis d’apaiser les tensions.

Lire aussi: Devant l’UGTT, les agents bancaires manifestent leur colère : une grève suivie à 80%

Selon la fédération syndicale, les propositions patronales actuellement sur la table — évoquées entre 70 et 100 dinars d’augmentation mensuelle — restent largement insuffisantes au regard des performances financières affichées par le secteur bancaire.

Des chiffres 2025 qui renforcent l’argument syndical

Les résultats annuels 2025 publiés par plusieurs grandes banques tunisiennes donnent du poids aux revendications syndicales. La BIAT a clôturé l’exercice avec un bénéfice net de 385 millions de dinars et un PNB de 1,59 milliard de dinars. La Banque de Tunisie affiche, pour sa part, un résultat net individuel de 190,2 millions de dinars.

Ces performances s’inscrivent dans la continuité d’un secteur déjà très rentable. Selon le dernier rapport de supervision bancaire disponible de la Banque centrale de Tunisie, le résultat net sectoriel avait atteint 1,6 milliard de dinars en 2024, en hausse de 11,9%, avec un Produit net bancaire global de 8035 millions de dinars.

La remontée des taux d’intérêt et la progression des revenus liés aux bons du Trésor ont fortement soutenu la rentabilité du secteur bancaire ces dernières années.

Pour les syndicats, ce niveau de rentabilité rend difficilement acceptable une proposition d’augmentation limitée à 70-100 dinars par mois.

L’article 412 au cœur des désaccords

Le communiqué syndical évoque également un autre point de friction : l’application de l’article 412 du Code de commerce relatif aux crédits accordés aux employés des banques.

La fédération accuse certaines parties patronales de refuser des mesures qui permettraient d’alléger les charges financières supportées par les salariés du secteur, malgré les bénéfices enregistrés par les établissements bancaires.

Une nouvelle escalade sociale en vue ?

Le ton employé par la fédération syndicale traduit une nette montée des tensions. Le texte parle d’une situation « dangereuse » et accuse certaines parties influentes de chercher à imposer leurs choix malgré les difficultés sociales.

Aucun appel officiel à une nouvelle grève n’a encore été annoncé, mais la conférence de presse prévue mardi pourrait marquer le début d’une nouvelle phase de confrontation sociale dans un secteur stratégique pour l’économie tunisienne.

Au-delà des revendications salariales, cette crise remet aussi au centre du débat une question sensible : celle du partage de la valeur dans un secteur bancaire régulièrement critiqué pour ses marges élevées alors que ménages et entreprises continuent de subir le poids du crédit et de l’endettement.

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Exportations : Les recettes des dattes tunisiennes dépassent 725 MD

29. Mai 2026 um 18:45

Les exportations tunisiennes de dattes ont poursuivi leur progression durant la campagne 2025-2026. Selon les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les quantités exportées au cours des sept premiers mois de la campagne ont augmenté de 5,6%, atteignant 113,9 mille tonnes à fin avril 2026. Les recettes ont suivi la même tendance pour s’établir à 725,6 millions de dinars, confirmant le poids stratégique de la filière dans les exportations agricoles tunisiennes.

Des exportations en hausse malgré la quasi-stagnation des prix

D’après les chiffres de l’ONAGRI, les recettes générées par les exportations de dattes ont atteint 725,6 millions de dinars entre octobre 2025 et avril 2026, soit une hausse de 5,6% par rapport à la même période de la campagne précédente.

Cette progression intervient alors que les prix moyens sont restés quasiment stables. Le prix moyen des dattes exportées s’est établi à 6,37 dinars le kilogramme, en légère hausse de 0,04%.

La variété Deglet Ennour continue de dominer largement les exportations tunisiennes avec 83,9% du volume total exporté. Son prix moyen a atteint 7,12 dinars le kilogramme.

L’Europe reste le principal marché des dattes tunisiennes

L’Union européenne demeure la première destination des dattes tunisiennes avec 47,5% des exportations totales. L’Asie arrive en deuxième position avec 21,4%, suivie par l’Afrique avec 19,9%, illustrant la diversification progressive des débouchés commerciaux de la filière tunisienne.

Par pays, le Maroc reste le premier importateur de dattes tunisiennes avec 14,6% des volumes exportés. L’Italie occupe la deuxième place avec 12,1%, devant l’Allemagne qui représente 10,4% des exportations.

Les dattes biologiques poursuivent leur progression

Le segment des dattes biologiques affiche également une croissance soutenue. Les exportations de dattes bio ont atteint 6284 tonnes durant les sept premiers mois de la campagne, en hausse de 16%.

En valeur, les recettes générées par ce segment ont progressé de 32,7% pour atteindre près de 64,9 millions de dinars.

Le prix moyen des dattes biologiques s’est établi à 10,33 dinars le kilogramme, un niveau nettement supérieur à celui des dattes conventionnelles.

L’Allemagne reste le premier marché des dattes biologiques tunisiennes avec 34% des exportations du segment, devant les Pays-Bas et la Belgique.

Une filière clé pour les exportations agricoles tunisiennes

La filière dattes demeure l’un des principaux moteurs des exportations agricoles tunisiennes, particulièrement grâce à la variété Deglet Ennour, considérée comme l’un des produits agricoles tunisiens les plus présents sur les marchés internationaux.

La montée des exportations biologiques traduit également une orientation croissante vers les produits à plus forte valeur ajoutée, dans un marché international de plus en plus sensible aux critères de qualité et de traçabilité.

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Bizerte : Après seize mois d’attente, la plateforme pétrolière échouée quitte enfin les côtes tunisiennes

15. Mai 2026 um 10:51

La plateforme pétrolière échouée depuis janvier 2025 au large de Bizerte a finalement quitté les eaux tunisiennes dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 mai 2026, mettant fin à plus de seize mois d’opérations techniques, de procédures administratives et de tractations entre les différentes parties impliquées.

Le ministère du Transport a annoncé que la structure avait quitté la zone d’El Houichat à 1h du matin, après l’achèvement de « toutes les procédures juridiques et administratives » avec les autorités concernées. Cet épisode maritime, qui a mobilisé durant plus d’un an d’importants moyens humains et logistiques, aura durablement marqué le littoral nord tunisien.

Une opération délicate

Dans un communiqué publié tard dans la soirée, le ministère du Transport a indiqué que l’ensemble des intervenants avaient coordonné leurs efforts afin d’assurer le départ de la plateforme « dans les meilleures conditions ».

L’Office de la marine marchande et des ports (OMMP) a notamment joué un rôle central dans les opérations de renflouement et d’éloignement de la structure de la zone rocheuse d’El Houichat, où elle était immobilisée depuis son échouement.

Le ministère a également mis en avant l’utilisation du nouveau remorqueur maritime « Mekteris », récemment entré en exploitation au port de Menzel Bourguiba. Selon les autorités, cette intervention démontre l’importance des investissements engagés pour renforcer les capacités techniques et opérationnelles de l’OMMP dans la gestion des opérations maritimes complexes.

Une courte vidéo diffusée par le ministère montre d’ailleurs la plateforme remorquée au large depuis le navire chargé de l’opération.

Un échouement provoqué par une tempête

L’affaire remonte à la nuit du 11 au 12 janvier 2025. La plateforme pétrolière, tractée par un remorqueur turc en direction de la Turquie, avait dérivé après la rupture des câbles de remorquage dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles.

Livrée aux courants et aux vents violents, la structure avait fini par s’échouer sur la plage d’El Houichat, dans la région de Bizerte Nord, entraînant une importante mobilisation des autorités tunisiennes.

Une enquête ouverte et des craintes environnementales

À la suite de l’incident, le ministre du Transport, Rachid Amri, avait ordonné l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les causes exactes de l’accident et d’identifier les éventuelles responsabilités.

Les autorités tunisiennes avaient également exigé de l’opérateur responsable qu’il organise le retrait rapide de la plateforme.

Même si aucune fuite de carburant ou pollution majeure n’avait été détectée lors des inspections effectuées par les équipes environnementales, les autorités avaient exprimé leurs inquiétudes concernant les risques potentiels pour l’écosystème marin et le littoral bizertin.

À l’époque, Hatem Fekih, directeur général du transport maritime et des ports commerciaux, avait notamment évoqué une importante « pollution visuelle », la plateforme restant visible depuis les côtes pendant de longs mois.

Plus d’un an de procédures

Le 5 mai 2026, les autorités tunisiennes avaient annoncé que la structure avait enfin été dégagée de la zone rocheuse d’El Houichat au terme d’une opération de sauvetage particulièrement délicate.

Plusieurs structures tunisiennes avaient été mobilisées, notamment l’OMMP, l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal), la Garde maritime ainsi que la Marine nationale.

Les équipes techniques étaient alors parvenues à remettre progressivement la plateforme à flot avant de la remorquer vers le large. Des réparations techniques ainsi que plusieurs formalités administratives restaient toutefois nécessaires avant son départ définitif vers la Turquie.

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Dattes tunisiennes : Exportations en hausse, Deglet Ennour toujours en locomotive

26. März 2026 um 19:14

Les exportations de dattes tunisiennes poursuivent leur progression durant la campagne 2025/2026, atteignant 94.100 tonnes sur les cinq premiers mois, selon l’Observatoire National de l’Agriculture. Ce volume marque une hausse de 4,2% par rapport à la même période de la saison précédente. En valeur, les recettes suivent la même tendance, confirmant la solidité de la filière.

Deglet Ennour en moteur, recettes en progression

La dynamique des exportations reste largement dominée par la variété Deglet Ennour, qui représente à elle seule 85,2% des volumes écoulés à l’international. Cette spécialisation continue de structurer l’offre tunisienne sur les marchés étrangers.

Sur le plan financier, les recettes générées ont atteint 607,8 millions de dinars, contre 581,8 millions un an plus tôt, soit une progression de 4,5%. Le prix moyen s’établit à 6,46 dinars le kilogramme, en légère hausse de 0,2%. La Deglet Ennour se distingue avec un prix moyen de 7,15 dinars/kg, confirmant sa valeur ajoutée supérieure.

L’Europe en tête, le Maroc premier client

L’Union européenne demeure le principal débouché des dattes tunisiennes, concentrant 44,2% des exportations. Elle est suivie par le continent africain (23,3%) et l’Asie (22,5%), illustrant une diversification progressive des marchés.

Par pays, le Maroc s’impose comme premier importateur, absorbant 17,1% des volumes exportés. Il devance l’Italie (11,9%) et l’Allemagne (9,7%), qui confirment leur place parmi les partenaires commerciaux majeurs de la Tunisie dans ce secteur.

Le bio en forte croissance

Le segment des dattes biologiques affiche une progression remarquable. Les exportations ont atteint 4716,1 tonnes pour une valeur de 48,6 millions de dinars, en hausse respective de 26,1% en volume et de 38,9% en valeur sur un an.

Malgré cette croissance soutenue, le bio ne représente encore que 5% du volume total des exportations. Le prix moyen y est nettement plus élevé, à 10,31 dinars/kg, avec des variations selon les catégories : 9,13 dinars/kg pour les dattes standards, 10,90 dinars/kg pour les produits dérivés et 4,53 dinars/kg pour les dattes à usage industriel.

L’Allemagne domine ce segment spécifique, captant 35% des exportations de dattes biologiques, suivie par les Pays-Bas (13%) et la France (9%).

Une filière stratégique

La production tunisienne de dattes pour la campagne 2025-2026 est estimée à plus de 400.000 tonnes, contre 347.000 tonnes lors de la campagne précédente. Sur ce volume, environ 120.000 à 140.000 tonnes sont destinées à l’exportation, plaçant la Tunisie parmi les principaux acteurs mondiaux.

Si l’Union européenne demeure le premier bloc d’exportation tunisien, le Maroc apparaît régulièrement comme le premier client pris isolément, illustrant l’importance stratégique des échanges agricoles intramaghrébins.

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Le Maroc absorbe près d’un quart des dattes tunisiennes exportées

03. März 2026 um 10:42

En seulement cinq mois de la campagne 2024-2025 (octobre-février), 22,8% des dattes tunisiennes exportées ont été destinées au Maroc, loin devant l’Italie (9,9%) et la France (6,9%), selon les données officielles de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

Ce positionnement place le Royaume en tête des importateurs individuels, confirmant une dynamique qui dépasse la simple conjoncture.

Une tendance confirmée sur plusieurs campagnes

La place du Maroc ne constitue pas une surprise ponctuelle. Au terme de la campagne complète 2022-2023, le Royaume représentait déjà 17,7% des volumes exportés (22 900 tonnes), se classant premier parmi les destinations.

En début de campagne 2025-2026 (octobre-janvier), le Maroc demeure en tête avec 16,8% des quantités exportées, soit près de 13 000 tonnes sur un total de 77 000 tonnes écoulées à l’international.

La répétition de ces niveaux sur plusieurs saisons confirme une position structurelle plutôt qu’accidentelle.

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Pourquoi le Maroc importe malgré sa production locale

Le Maroc est lui-même un producteur important de dattes, avec une production annuelle oscillant généralement entre 100 000 et 150 000 tonnes, concentrée notamment dans les régions oasiennes du sud-est. Il est particulièrement réputé pour la variété Majhoul, positionnée sur un segment premium.

La Tunisie, de son côté, domine le marché de la Deglet Ennour, variété qui représente plus de 85% de ses exportations et constitue le cœur de sa compétitivité internationale.

Cette différence de spécialisation explique en grande partie la stabilité des flux commerciaux entre les deux pays. Il ne s’agit pas d’une dépendance, mais d’une complémentarité variétale : le marché marocain absorbe la Deglet Ennour tunisienne pour répondre à une demande intérieure soutenue, notamment lors des pics saisonniers, tout en poursuivant ses propres exportations de Majhoul.

Une filière tunisienne fortement tournée vers l’export

La production tunisienne de dattes pour la campagne 2025-2026 est estimée à 404 000 tonnes, en hausse par rapport à la saison précédente. Sur ce volume, environ 120 000 à 140 000 tonnes sont destinées à l’exportation, plaçant la Tunisie parmi les principaux acteurs mondiaux.

Sur la période octobre-janvier, 77 000 tonnes ont déjà été exportées, générant plus de 500 millions de dinars de recettes, avec un prix moyen de 6,50 dinars le kilogramme.

Si l’Union européenne demeure le premier bloc d’exportation tunisien, le Maroc apparaît régulièrement comme le premier client pris isolément, illustrant l’importance stratégique des échanges agricoles intramaghrébins.ne pour sa part le marché de la Deglet Ennour. Cette spécialisation différenciée explique en grande partie la stabilité des échanges commerciaux entre les deux pays.

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ONSR | Hausse de près de 15% du nombre de morts sur les routes tunisiennes

Von: Yusra NY
30. Mai 2026 um 22:49

Selon les derniers chiffres de l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR), le nombre de victimes sur les routes est en nette progression depuis le début de l’année.

Le bilan est lourd et les indicateurs virent au rouge alerte l’ONSR en affirmant que le nombre de décès dus aux accidents de la route a enregistré une hausse préoccupante de 14,59% depuis le début de l’année et jusqu’au lundi 25 mai 2026, par rapport à la même période de l’année précédente.

Face à cette recrudescence de la violence routière, l’Observatoire tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur l’urgence de renforcer les campagnes de sensibilisation, de durcir les contrôles et de revoir les comportements au volant pour stopper cette hémorragie.

Y. N.

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L’huile d’olive tunisienne peut-elle saisir une opportunité au Sénégal?

29. Mai 2026 um 16:09

Du 8 au 10 juillet 2026, la Tunisie organisera une mission de promotion de son huile d’olive au Sénégal. Les entreprises tunisiennes du secteur sont appelées à s’y inscrire avant le 8 juin, selon le Centre de promotion des exportations (Cepex)

L’opération réunira des exportateurs tunisiens et des importateurs et distributeurs sénégalais à travers des rencontres professionnelles B2B. Elle vise à faciliter les échanges commerciaux et à créer des partenariats durables sur le marché ouest-africain.

Au-delà du volet économique, cette mission cherche aussi à renforcer la notoriété de l’huile d’olive tunisienne et à mettre en avant son authenticité auprès des consommateurs sénégalais, notamment les segments à fort pouvoir d’achat.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet “Appui à la ZLECAf”, soutenu par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et mis en œuvre par la GIZ, en partenariat avec le ministère tunisien du Commerce et du Développement des exportations et le Cepex.

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Des entreprises tunisiennes à la conquête du Québec

Six entreprises tunisiennes des secteurs de l’agroalimentaire et des technologies de l’information et de la communication (TIC) participent, du 19 au 22 mai 2026, à une mission économique au Canada (Montréal et Québec).

Organisée par le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) et l’ambassade de Tunisie à Ottawa, cette initiative vise à renforcer les liens commerciaux et à stimuler des partenariats durables avec les opérateurs canadiens et la diaspora tunisienne.

La délégation tunisienne prend part également à la 3e édition des Rendez-vous d’affaires de la Francophonie, les 20 et 21 mai au Centre des congrès de Québec. Cet événement réunit plus de mille participants de 25 pays. L’enjeu est de taille : l’espace économique francophone représente un marché d’un milliard de consommateurs et près de 20 % du commerce mondial (1 600 milliards de dollars à l’exportation). En marge des rencontres B2B, les participants assistent à des panels axés sur l’internationalisation, la transition numérique et la diversification des marchés.

Annoncée sur les réseaux sociaux du CEPEX, la mission a débuté à Montréal par une rencontre de réseautage « 5 à 7 », inaugurée par l’ambassadeur de Tunisie au Canada, Lassâad Boutara. Appuyé par le Réseau Tuniso-Canadien des Affaires (RTCA) et la Jeune Chambre Tunisienne du Québec (JCTQ), cet événement a mobilisé des compétences de la diaspora, des représentants de la Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario (FGA) et de la Chambre de commerce Canada-Afrique. Le programme se clôturera le 22 mai par des visites de structures canadiennes clés (chaîne d’épicerie internationale, accélérateur agroalimentaire, firme de conseil en technologies).

Cette mission économique s’inscrit dans une dynamique d’échanges bilatéraux très favorable pour la Tunisie. En 2025, le Canada est devenu son 16e client, avec un excédent commercial de 417 millions de dinars au profit de la Tunisie (523,6 MDT d’exportations contre 106,6 MDT d’importations, soit un taux de couverture de 491,2 %). Les flux portent sur plus de 800 produits, dont les principaux sont l’huile d’olive, les dattes, les produits de la pêche et les composants aéronautiques. Selon les analyses du commerce extérieur, le potentiel d’exportation tunisien non encore exploité sur le marché canadien est estimé à 256 millions de dinars.

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Les TITRES : Fiscalité, exportations, diaspora, la Tunisie face à ses choix économiques

Von: hechmi
27. Dezember 2025 um 13:44

Les TitresLa Tunisie engage une révision de ses accords commerciaux euro-méditerranéens. Trois projets de loi examinés en Conseil des ministres visent à adapter les règles d’origine, renforcer l’intégration industrielle et sécuriser l’accès aux marchés européens. En parallèle, fiscalité verte, prix agricoles administrés et retour des Tunisiens du monde alimentent le débat économique et social de fin d’année.

LES 5 TITRES DU JOUR

LE CHIFFRE DU SOIR

80 % — Part des exportations tunisiennes absorbée par les marchés euro-méditerranéens

LE SECTEUR À SURVEILLER

Agriculture L’administration du prix de l’huile d’olive est fixée à 10 dinars le litre, sous les coûts moyens. Les exportations restent dominées par le vrac.

Signal faible : absence de mécanismes de protection des prix à la production malgré l’importance stratégique de la filière.

SUR LES MARCHÉS

Tunindex 13 270,45 33,32% | USD 2,9035 | EUR 3,3850 | Brent 60,45$ | Or 3 848,73 € / oz

À SUIVRE

  • Publication attendue de données économiques de l’INS
  • Suivi des projets de loi au Parlement
  • Annonces possibles sur les subventions énergétiques

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La Tribune de l’IA | Bourse de Tunis : consolidation technique après une année 2025 exceptionnelle

Von: hechmi
26. Dezember 2025 um 08:25

BOURSELa séance boursière du jeudi 25 décembre 2025 s’est inscrite dans un climat de consolidation, traduisant une pause logique après une année exceptionnellement dynamique pour la place de Tunis. Le TUNINDEX a clôturé en léger repli de 0,17%, à 13 254 points, tout en conservant une performance annuelle robuste de +33%, confirmant la solidité de la tendance de fond.

Des volumes soutenus à l’échelle annuelle

L’activité de la séance est restée modérée, un phénomène largement attribuable à l’effet calendaire de fin d’année. Les capitaux traités se sont établis à près de 22,5 millions de dinars, concentrés quasi exclusivement sur les titres de capital.

Sur l’ensemble de l’année 2025, le volume global des échanges atteint 5,03 milliards de dinars, en hausse de 51 % par rapport à 2024, traduisant un retour durable de la liquidité sur le marché boursier tunisien.

Rotation sectorielle et arbitrages tactiques

La séance a été marquée par une rotation sectorielle notable. Les secteurs du bâtiment et matériaux de construction ainsi que des industries ont affiché des performances positives, tandis que les banques et les matériaux de base ont enregistré des replis. Cette dispersion illustre un marché devenu plus sélectif, où les investisseurs privilégient les arbitrages ciblés plutôt que les mouvements généralisés.

Valeurs phares et signaux de prudence

Les échanges ont été dominés par TPR, Amen Bank et BIAT, confirmant leur rôle central dans la liquidité du marché. À l’inverse, certaines valeurs bancaires ont subi des corrections marquées, reflet des prises de bénéfices après une année de forte appréciation.

Une respiration salutaire avant la prochaine impulsion

En définitive, la Bourse de Tunis semble entrer dans une phase de respiration technique, sans remettre en cause sa dynamique haussière de long terme. Dans ce contexte, la sélection rigoureuse des valeurs et la lecture fine des flux demeurent essentielles pour aborder les prochaines séances.

Palmarès & signaux micro (stock-picking)

Valeurs les plus actives (capitaux)

  • TPR – 6,53 MD
  • AMEN BANK – 1,62 MD
  • BIAT – 1,37 MD
  • BH ASSURANCE – 0,83 MD
  • POULINA GP HOLDING – 0,73 MD

Top hausses

  • MPBS : +5,45 %
  • ASSAD : +4,28 %
  • UADH : +3,45 %

Top baisses

  • STB : -5,49 %
  • UBCI : -4,50 %
  • BTE (ADP) : -4,32 %

Signal clé

  • Forte dispersion intra-sectorielle, surtout dans les banques → marché sélectif, pas directionnel.

Source : Physionomie Boursière – séance du 25 décembre 2025

Avertissement — Le présent article a été généré à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle à partir des informations publiques contenues dans La physionomie quotidienne de la Bourse de Tunis. Les analyses, scénarios et simulations proposés ont une vocation strictement informative et pédagogique. Ils ne constituent ni une recommandation d’investissement ni un conseil financier personnalisé. Les données sources demeurent la propriété de leurs émetteurs respectifs.

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Transition énergétique : l’ANME lance des formations en comptabilité carbone au profit des universités tunisiennes

Von: walid
25. Dezember 2025 um 09:56

L’Agence nationale de la maîtrise de l’énergie (ANME) a lancé mercredi à Tunis trois cycles de formation spécialisés en comptabilité carbone, destinés aux enseignants universitaires, dans le cadre du Programme carbone incorporé et du projet d’« Appui à une transition énergétique tunisienne accélérée » (TETA).

L’objectif principal de cette initiative, explique l’ANME sur sa page Facebook, est de renforcer le rôle des universités tunisiennes dans la lutte contre les changements climatiques, en intégrant les enjeux de décarbonation et de transition énergétique dans les cursus académiques. Ces formations visent à doter les enseignants des compétences nécessaires pour enseigner la comptabilité carbone, actualiser les contenus pédagogiques, créer des unités d’enseignement dédiées à l’économie verte et constituer un réseau national de formateurs référents.

Lors de l’ouverture du premier cycle, le directeur général de l’ANME, Nafaa Baccari, a souligné le rôle central de l’enseignement supérieur dans la réponse aux défis climatiques. « La comptabilité carbone est désormais un outil incontournable de mesure et de gestion des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi un levier d’employabilité dans un marché du travail en pleine mutation vers les métiers verts », a-t-il affirmé.

L’ANME a réaffirmé son engagement à faire de l’université tunisienne une « locomotive » de la transition énergétique et un pilier de la construction d’une économie nationale durable et décarbonée.

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La Tribune de l’IA | Bourse de Tunis : fin d’année solide, mais place à la sélectivité

Von: hechmi
22. Dezember 2025 um 21:07

Bourse HebdoLa Bourse de Tunis a clôturé la semaine du 15 au 19 décembre sur une note globalement positive, confirmant la solidité du marché après une année exceptionnelle. Derrière la stabilité des indices, les investisseurs opèrent une rotation sectorielle marquée, ouvrant la voie à des opportunités tactiques à court terme pour les profils actifs.

Un marché en consolidation après une année record

Le TUNINDEX s’est établi à 13 248,80 points à la clôture de la semaine, en progression hebdomadaire de 0,17 %. Sur l’ensemble de l’année, la performance dépasse désormais les 33 %, illustrant un cycle haussier particulièrement robuste. Le TUNINDEX20, baromètre des plus grandes capitalisations, a quant à lui légèrement reculé (-0,08 %), signalant une phase de consolidation plutôt qu’un retournement de tendance.

La capitalisation boursière franchit le seuil des 34 milliards de dinars, soutenue par un volume hebdomadaire supérieur à 56 millions de dinars. Ces chiffres traduisent un marché toujours liquide, mais devenu plus exigeant. Les investisseurs ne cherchent plus une exposition globale, mais privilégient des arbitrages précis, guidés par les volumes et le momentum.

Rotation sectorielle : le véritable moteur du court terme

La dynamique de la semaine a été dominée par une rotation sectorielle nette. Le secteur des assurances s’est distingué avec une progression hebdomadaire proche de 6 %, s’imposant comme le principal moteur du marché. Les matériaux de base et l’agroalimentaire ont également enregistré des performances positives, confirmant l’intérêt pour les valeurs liées à la consommation et aux fondamentaux défensifs.

À l’inverse, les banques et le secteur du bâtiment et matériaux de construction ont subi des prises de bénéfices. Cette évolution reflète une stratégie classique de fin d’année : sécuriser les gains accumulés sur les secteurs les plus lourds et redéployer les capitaux vers des segments offrant encore un potentiel tactique.

La Bourse de Tunis reste haussière, mais la performance se gagne désormais au cas par cas.

Valeurs en vue : volumes et momentum au cœur des stratégies

Certaines valeurs ont concentré l’essentiel de l’activité. SFBT, TPR, Carthage Cement, STAR et Poulina Group Holding figurent parmi les titres les plus échangés en valeur, confirmant leur statut de références pour les investisseurs court terme.

Côté performances, STIP a signé la meilleure hausse hebdomadaire (+18,3 %), suivie par STAR (+12,8 %), Magasin Général (+11,3 %) et Cellcom (+10,8 %). Ces progressions, souvent accompagnées de volumes significatifs, témoignent d’un regain d’intérêt spéculatif, mais aussi de l’anticipation de catalyseurs favorables.

Un marché porteur, mais réservé aux investisseurs disciplinés

Si la tendance de fond reste haussière, la Bourse de Tunis n’offre plus un terrain uniforme. Les opportunités existent, mais elles sont ciblées et de court terme. La sélectivité, le timing et la gestion du risque deviennent déterminants dans cette phase de marché plus mature.

Opportunités court terme

À privilégier

  • STAR : dynamique haussière solide, soutenue par les flux
  • SFBT : valeur liquide, intéressante sur repli technique
  • TPR : configuration favorable avec volumes soutenus

À jouer avec prudence

  • Magasin Général : potentiel de rattrapage, profil plus spéculatif

À éviter pour l’instant

  • BTP et matériaux de construction : tendance fragile, volatilité élevée
Avertissement — Le présent article a été généré à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle à partir des informations publiques contenues dans Le Bulletin hebdomadaire de la Bourse de Tunis. Les analyses, scénarios et simulations proposés ont une vocation strictement informative et pédagogique. Ils ne constituent ni une recommandation d’investissement ni un conseil financier personnalisé. Les données sources demeurent la propriété de leurs émetteurs respectifs.

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La Tribune de l’IA | Bourse de Tunis : après l’euphorie de 2025, l’année 2026 s’annonce comme un test de maturité

Von: hechmi
22. Dezember 2025 um 11:30

BourseLa Bourse de Tunis a signé en 2025 l’une de ses meilleures performances de la dernière décennie. Avec un TUNINDEX en hausse de plus de 32% et un TUNINDEX20 dépassant les 34%, le marché actions tunisien a opéré un net changement de régime. Mais après une telle accélération, l’année 2026 ne sera plus une simple prolongation du rallye : elle s’annonce comme une année de sélection, d’arbitrages et de gestion active du risque.

Un marché porté par les banques et les dividendes

La hausse de 2025 s’est appuyée sur des fondamentaux solides. Le secteur bancaire, qui représente près de la moitié de la capitalisation boursière, a joué un rôle moteur, soutenu par une amélioration de la rentabilité et des politiques de distribution attractives.

À l’échelle du marché, le rendement moyen du dividende dépasse 5%, tandis que la valorisation reste modérée, avec un PER proche de 11x — un niveau encore raisonnable au regard de la performance réalisée.

Malgré un léger repli de la liquidité en fin d’année, l’activité transactionnelle est restée soutenue, traduisant un intérêt persistant des investisseurs locaux, dans un contexte où la participation étrangère demeure limitée mais stable.

2026 : la fin de la hausse facile

Après une telle progression, le consensus implicite pour 2026 penche vers une normalisation. Le scénario central anticipe une croissance plus modérée des bénéfices, une stabilisation des multiples de valorisation et une performance boursière davantage tirée par les dividendes que par l’expansion des cours.

Dans ce cadre, le marché pourrait enregistrer une progression annuelle comprise entre 6% et 10%, à condition que l’environnement macroéconomique reste maîtrisé et que le secteur bancaire conserve sa dynamique.

Des scénarios contrastés, mais crédibles

Un scénario plus favorable n’est toutefois pas à exclure. Une amélioration des équilibres macroéconomiques, un regain de confiance des investisseurs et une reprise de la liquidité pourraient prolonger le cycle haussier, avec une performance potentielle allant jusqu’à 15% à 18%.

À l’inverse, une dégradation du contexte économique ou un choc de liquidité pourrait provoquer une correction cyclique. Dans ce cas, le marché subirait une phase de consolidation plus marquée, avec des baisses concentrées sur les grandes capitalisations financières.

L’allocation d’actifs, clé de la performance

Dans ce nouvel environnement, la performance ne sera plus uniforme. Elle dépendra avant tout des choix d’allocation.

Les investisseurs prudents privilégieront des portefeuilles défensifs, axés sur les banques à rendement, l’agroalimentaire et les assurances, avec un objectif de préservation du capital et un rendement annuel de 3% à 6%.

Les profils équilibrés opteront pour une exposition diversifiée reflétant la structure du marché, combinant rendement et croissance modérée, avec un potentiel de 6% à 10%.

Les investisseurs plus offensifs miseront sur la poursuite du cycle haussier, en acceptant une volatilité plus élevée, dans l’espoir d’une performance supérieure à 12%.

Un message clair pour 2026

L’année 2026 ne devrait pas reproduire l’euphorie de 2025. Elle marque plutôt l’entrée du marché tunisien dans une phase de maturité, où la discipline, la sélectivité et la gestion du risque redeviendront centrales.

👉 En clair : après une année exceptionnelle, la Bourse de Tunis reste attractive, mais elle ne récompensera plus l’exposition passive. En 2026, la performance viendra avant tout de la qualité des allocations et du choix des valeurs.

Avertissement — Le présent article a été généré à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle à partir des informations publiques contenues dans La Lettre mensuelle de la Bourse de Tunis – édition de novembre 2025. Les analyses, scénarios et simulations proposés ont une vocation strictement informative et pédagogique. Ils ne constituent ni une recommandation d’investissement ni un conseil financier personnalisé. Les données sources demeurent la propriété de leurs émetteurs respectifs.

L’article La Tribune de l’IA | Bourse de Tunis : après l’euphorie de 2025, l’année 2026 s’annonce comme un test de maturité est apparu en premier sur WMC.

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