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Fifa Talent Academy et IFM-Sport | Une ère nouvelle du sport à Djibouti

28. April 2026 um 13:05

Il y a des moments dans l’histoire d’un pays qui ne font pas grand bruit sur le moment, mais qui, avec le recul, apparaissent clairement comme des points de bascule. L’inauguration de la FIFA Talent Academy à Djibouti et l’ouverture du nouveau centre IFM-Sport sont de ceux-là. Ce ne sont pas simplement des bâtiments ou des terrains. Ce sont des signaux envoyés à une génération entière de jeunes Djiboutiens qui ont grandi sans disposer des structures que leurs talents méritaient depuis longtemps.

Le sport djiboutien est en train de changer de dimension – et cette évolution accompagne une dynamique plus large où plateformes digitales, médias sportifs et acteurs du divertissement comme 1xBet Djibouti participent activement à l’engouement grandissant pour le football local, en connectant les supporters à leur sport favori d’une façon jamais vue auparavant.

Un contexte qui rend ces investissements encore plus significatifs

Pour comprendre pourquoi ces nouvelles infrastructures représentent un tournant majeur, il faut d’abord saisir le contexte dans lequel elles s’inscrivent. Djibouti est un petit pays en termes de superficie et de population, mais il occupe une position stratégique exceptionnelle à l’entrée de la mer Rouge, carrefour entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie. Économiquement, le pays a connu une transformation notable au cours des deux dernières décennies, notamment grâce au développement de son port et à son rôle logistique régional.

Sportivement, en revanche, les infrastructures sont restées longtemps en deçà des ambitions. Les jeunes footballeurs djiboutiens s’entraînaient souvent sur des terrains en terre battue, sans encadrement technique structuré, sans matériel adéquat, et sans perspective claire de progression vers un niveau professionnel. Le talent ne manquait pas. Ce qui manquait, c’était l’environnement pour le faire éclore.

C’est précisément ce vide que les deux nouveaux centres viennent combler, chacun à sa manière.

La Fifa Talent Academy de Djibouti : ce que cela signifie concrètement

L’implantation d’une Fifa Talent Academy sur le territoire djiboutien n’est pas un événement anodin. Le programme Fifa Talent Academy s’inscrit dans la stratégie globale de la Fifa pour développer le football dans les nations dites « émergentes » — celles qui disposent d’un potentiel humain réel mais qui ont besoin d’un coup de pouce structurel pour transformer ce potentiel en résultats concrets sur le terrain.

Voici ce que cette académie apporte en termes opérationnels :

  • Identification des talents dès 13–15 ans, avec un processus de sélection ouvert à des joueurs de toutes les régions du pays
  • Encadrement technique assuré par des formateurs certifiés Fifa, garantissant un niveau méthodologique aligné sur les standards internationaux
  • Programmes de formation doubles, intégrant l’éducation scolaire aux exigences sportives pour éviter que les jeunes ne sacrifient leur avenir académique
  • Suivi individualisé des progressions, avec des évaluations régulières et des plans de développement personnalisés
  • Connexion directe aux réseaux de recrutement régionaux et continentaux, ouvrant des portes vers des clubs africains et potentiellement européens
  • Infrastructure de qualité : terrains homologués, vestiaires, salle de récupération, et matériel médical de base

Pour un jeune de quinze ans à Djibouti-ville ou dans une ville de l’intérieur, l’existence de ce centre change radicalement le champ des possibles. La question n’est plus « est-ce que j’ai assez de talent ? » mais « est-ce que je suis prêt à travailler pour aller au bout de ce talent ? »

Une vision plus large du sport de haut niveau

Si la FIFA Talent Academy est centrée sur le football, le nouveau centre IFM-Sport Djibouti s’inscrit dans une vision plus transversale du sport de haut niveau. L’IFM – Institut de Formation aux Métiers du Sport – propose une approche qui dépasse la seule performance athlétique pour former également des encadreurs, des gestionnaires sportifs et des techniciens capables de faire fonctionner un écosystème sportif professionnel.

C’est une distinction importante. L’un des problèmes récurrents dans le développement sportif des pays émergents est le manque de ressources humaines compétentes en dehors du terrain : des entraîneurs qualifiés, certes, mais aussi des préparateurs physiques, des kinésithérapeutes, des directeurs techniques, des administrateurs de fédérations. Sans ces profils, les infrastructures restent sous-exploitées.

Le centre IFM-Sport s’attaque à ce défi en proposant :

  • Des formations courtes et longues pour entraîneurs, de tous niveaux et de toutes disciplines
  • Un pôle médical et de récupération accessible aux athlètes nationaux et aux académies partenaires
  • Des modules de gestion sportive pour former les futurs dirigeants des clubs et fédérations djiboutiens
  • Un espace de recherche appliquée permettant d’analyser les performances et d’adapter les méthodes d’entraînement au profil climatique et physique des athlètes locaux
  • Des partenariats avec des institutions internationales pour garantir la reconnaissance des certifications délivrées

Comparaison des Deux Centres : Rôles, Publics et Objectifs

Pour bien saisir la complémentarité de ces deux structures, voici un tableau comparatif :

Cette lecture côte à côte révèle quelque chose d’essentiel : ces deux centres ne font pas doublon. Ils s’adressent à des segments différents d’un même écosystème, et leur coexistence est ce qui leur donne une chance réelle de produire un impact durable.

Ce que les acteurs du terrain observent

Quand on parle aux entraîneurs qui travaillent avec des jeunes à Djibouti depuis plusieurs années, un sentiment revient souvent : celui d’avoir attendu longtemps quelque chose qui semblait évident mais ne venait pas. Les plateaux d’entraînement de fortune, les tournois organisés à la va-vite, les joueurs prometteurs qui partent à l’étranger parce qu’il n’existe rien de structuré ici – tout cela relevait d’une réalité frustrante mais acceptée.

L’ouverture de ces centres a changé le ton des conversations. Il ne s’agit plus seulement d’espérer que les choses s’améliorent un jour. Il s’agit de savoir comment on s’intègre dans ce qui est en train de se construire maintenant.

Un responsable technique de la fédération djiboutienne le formule simplement : «Ce qui arrive, c’est qu’on passe de l’improvisation à l’intention. On ne fait plus les choses parce qu’on n’a pas d’autre choix. On commence à les faire parce qu’on sait où on veut aller.»

Les défis qui restent à relever

Il serait malhonnête de présenter cette évolution comme une transformation accomplie. Plusieurs défis réels subsistent, et les ignorer ne rendrait service à personne.

La question du financement à long terme : les inaugurations attirent l’attention et les soutiens. Ce qui est plus difficile, c’est de maintenir les financements quand les caméras sont parties et que le travail quotidien, invisible, commence.

L’équité géographique : Djibouti-ville concentre l’essentiel des nouvelles infrastructures. Les régions comme Tadjourah, Obock ou Dikhil risquent de rester en dehors du mouvement si des dispositifs de décentralisation ne sont pas mis en place.

La rétention des talents formés : former des joueurs pour les voir partir dans des clubs étrangers n’est pas forcément un échec – c’est même une forme de rayonnement — mais il faut aussi construire un championnat local assez attractif pour que certains restent.

La culture du suivi et de l’évaluation : dans de nombreux contextes similaires, les centres ouvrent avec enthousiasme mais sans systèmes solides pour mesurer ce qui fonctionne et ajuster ce qui ne fonctionne pas.

Ces difficultés ne diminuent pas l’importance de ce qui est en train de se construire. Elles rappellent simplement que construire un bâtiment est la partie facile – c’est ce qu’on en fait ensuite qui compte.

Le rôle du numérique dans cet élan sportif

Le développement des infrastructures physiques se déroule en parallèle d’une transformation numérique qui touche également le sport djiboutien. Les supporters suivent désormais les matchs sur leurs téléphones, les jeunes joueurs partagent leurs performances sur les réseaux sociaux, et les plateformes de divertissement sportif occupent une place croissante dans le quotidien des fans.

Dans cet environnement, la plateforme 1xBet à Djibouti a su trouver sa place en proposant une expérience digitale adaptée aux usages locaux, tandis que 1xBet pour les joueurs djiboutiens représente un point de rencontre entre passion sportive et engagement numérique. Cette dimension digitale ne remplace pas les infrastructures physiques – elle les complète, en créant autour du sport djiboutien une communauté connectée, engagée et fière de suivre l’évolution de son football.

Des médias comme La Nation de Djibouti, le principal quotidien francophone du pays, ont largement couvert l’ouverture de ces centres et continuent de suivre leur développement avec attention. De même, RFI Afrique – référence incontournable de l’information francophone sur le continent – a relaté l’importance de ces initiatives dans le contexte du développement sportif africain, offrant à Djibouti une visibilité qui dépasse ses frontières.

Une génération qui n’attend plus

En définitive, ce qui rend ces inaugurations importantes n’est pas tant ce qu’elles sont aujourd’hui que ce qu’elles rendent possible demain. Un enfant de treize ans qui intègre la Fifa Talent Academy cette année aura dix-neuf ans dans six ans – l’âge exact où un joueur commence à frapper à la porte de l’équipe nationale. Un entraîneur certifié par le centre IFM-Sport dans deux ans pourra, dans cinq ans, former à son tour une centaine de jeunes joueurs avec une méthode solide.

Le sport djiboutien ne se construit pas en un jour. Mais avec les bonnes fondations, il se construit vraiment. Et pour une génération qui a attendu, ce n’est pas rien.

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Félicitations, Professeur Mehdi Ben Khemiss !

28. April 2026 um 12:59

Notre ami Dr Moez Ben Khemiss, contributeur de longue date à Kapitalis, rend hommage dans ce billet à son frère, Dr Mehdi Ben Khemiss, qui vient d’être officiellement nommé, à 40 ans, professeur universitaire en médecine dentaire (Jort du 24 avril 2026).

Aujourd’hui, les mots hésitent, comme s’ils savaient d’avance qu’aucune phrase ne pourrait contenir pleinement la fierté et l’émotion qui m’habitent.

Je tiens à adresser à mon frère, le Professeur Mehdi Khemiss, mes plus profondes félicitations pour son accession au grade de Professeur universitaire en médecine dentaire. Cette réussite n’est pas seulement une étape académique : elle est l’aboutissement d’un chemin exigeant, patiemment construit dans la rigueur, l’abnégation et une passion intacte pour la science, la recherche et la transmission du savoir. 

Mais au-delà du titre, il y a un choix. Un choix rare, presque silencieux, mais d’une noblesse éclatante. Celui de rester en Tunisie, envers et contre les facilités d’ailleurs, malgré les promesses séduisantes et les routes toutes tracées vers d’autres horizons. Celui de rester fidèle à l’université publique, non par défaut, mais par conviction. Refuser l’éclat du secteur libéral pour demeurer là où le savoir s’enracine lentement, là où il se partage, là où il forme, là où il construit l’avenir. Continuer d’enseigner, inlassablement, non seulement la science, mais aussi des valeurs.

Dans ce choix, il y a une fidélité profonde à une lignée, à une mémoire, à une éthique.

Ce parcours s’élève comme un hommage vivant à notre défunt père, le Professeur Abdelkader Ben Khemiss, éminent enseignant-chercheur en chimie organique, ancien opposant et ancien membre de l’Assemblée nationale constituante, dont la rigueur, l’exigence et la droiture continuent de tracer, en silence, les lignes invisibles de nos vies. Son enseignement ne s’est jamais éteint : il a simplement changé de voix. Et aujourd’hui, il résonne à travers toi.

Il porte aussi l’empreinte lumineuse de notre mère, le Professeur Fathia Khemiss, dont la force discrète, la patience et la confiance inébranlable ont été, et demeurent, un socle et une respiration dans ce long chemin.

Ainsi, ce moment n’est pas seulement une consécration individuelle. Il est une continuité. Celle d’une histoire familiale tissée de savoir, de transmission et de dévouement, où l’enseignement n’est pas un métier, mais une forme de fidélité à la vie.

Félicitations, Professeur Mehdi.

Que ta route continue d’avancer avec cette même lumière calme et déterminée, et qu’elle continue, surtout, d’éclairer ceux qui viendront après nous.

Dr Moez Ben Khemiss

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Au Maghreb, le sport devient un moteur de revenus numériques

28. April 2026 um 11:41

Le basculement ne vient plus seulement des rédactions. Il vient du téléphone, du score live, du push, du réflexe d’ouvrir trois onglets avant même le coup d’envoi. Dans ce cycle court, où l’audience passe d’une preview à une composition probable puis à une grille de cotes en quelques secondes, l’affiliation sportive s’installe comme une extension logique de l’économie numérique régionale.

L’enjeu n’est pas d’ajouter un lien de plus; l’enjeu est de transformer une attention déjà chaude en revenu mesurable, sans casser la confiance éditoriale. Le contexte joue en faveur de ce modèle: l’usage d’Internet continue de progresser, tandis que l’économie mobile pèse de plus en plus lourd dans la croissance africaine.

Une lecture simple du marché

L’analyse du sujet repose sur quatre filtres concrets : mobile first, régularité du calendrier sportif, qualité de la conversion et signaux de confiance. C’est ce qui sépare un simple trafic de passion d’un actif monétisable. Un site peut avoir de l’audience et perdre de l’argent. Un autre, plus modeste, peut mieux convertir parce qu’il comprend le moment exact où le lecteur passe de l’information à l’intention.

Au Maghreb, cette logique est encore plus visible parce que l’usage du sport est fragmenté. On lit une alerte sur WhatsApp, on regarde un résumé sur TikTok, on revient sur un média pour vérifier une absence de dernière minute, puis on consulte les lignes juste avant le match. L’affiliation performe quand elle suit ce rythme au lieu d’essayer de le forcer.

Le mobile a changé la grammaire du trafic

Le téléphone n’est plus un support secondaire. C’est la porte d’entrée principale pour le contenu sportif, la comparaison des marchés et la prise de décision rapide. Pour un éditeur, cela change tout : vitesse de chargement, lisibilité des cotes, hiérarchie des ligues, tunnel d’inscription, clarté des règles de paiement et de vérification deviennent des variables commerciales, pas seulement techniques.

Le signal macro va dans le même sens. La GSMA estime que le secteur mobile a contribué à hauteur de 220 milliards de dollars, soit 7,7% du PIB africain en 2024, tandis que le Maroc a officiellement accéléré sa stratégie numérique 2024-2026 autour de la fibre, du cloud, des centres de données et de l’IA. Même la Banque mondiale résume le défi tunisien par une formule nette: mieux connecter pour mieux croître. L’affiliation sportive prospère précisément dans cet espace où connectivité, paiement et usage mobile cessent d’être des sujets séparés.

Pourquoi le football garde l’avantage

Le football reste la matière première la plus rentable parce qu’il combine fréquence, tension et habitude. Ligue des champions, Serie A, Premier League, Ligue 1, compétitions CAF, sélections nationales : le calendrier ne s’arrête presque jamais. Pour les médias et les éditeurs SEO, cela crée une mécanique de retour permanent. Chaque match apporte une nouvelle fenêtre de monétisation.

Cette dynamique favorise les formats utiles. Les articles qui convertissent ne sont pas les plus emphatiques. Ce sont ceux qui répondent vite: absents, forme récente, historique face-à-face, lecture tactique, évolution des prix, scénarios live. Le lecteur qui consulte ces éléments n’est plus dans la découverte. Il est déjà dans l’intention.

Ce qui transforme l’audience en revenu

L’affiliation sportive fonctionne quand l’éditeur traite son contenu comme un produit de décision. En pratique, quatre éléments font la différence:

  • Pages de service: previews, calendriers, résultats live, blessés, compositions probables.
  • Segmentation claire: football, tennis, basketball, esport; prématch et live séparés.
  • Discipline UX: peu de friction mobile, marchés bien rangés, informations lisibles.
  • Pilotage analytique: source de trafic, appareil, heure, article d’entrée, FTD, rétention.

Le vieux modèle du volume brut s’essouffle. Envoyer beaucoup de clics vers une offre moyenne ne suffit plus. Les meilleurs résultats viennent d’un contenu qui arrive au bon moment et d’une promesse simple: moins de bruit, plus d’information exploitable.

Quand la newsroom croise le pari sportif

Un média qui publie déjà des previews, des analyses tactiques et des suivis de matchs possède l’actif le plus rare du secteur: une audience qui revient avant le coup d’envoi. Cette audience ne cherche pas un slogan; elle cherche des marchés lisibles, des cotes compétitives, un accès rapide au live et un cadre assez clair pour gérer son bankroll sans perdre du temps. À cet endroit précis, MelBet affiliation s’intègre comme une extension crédible d’un contenu sport, pas comme une bannière qui tombe du ciel. La logique reste éditoriale: relier l’analyse, la donnée de match et le moment de décision sans casser le parcours mobile. Quand ce lien est bien placé, ce sont surtout les formats de service qui poussent la conversion: compos probables, variations de ligne, discipline de mise et lecture des marchés live.

La confiance se vérifie avant de s’acheter

Dans l’affiliation, le vrai filtre n’est pas la promesse de commission. C’est l’origine du domaine, la cohérence des points de contact et la capacité à vérifier qu’on parle bien d’un écosystème officiel. Le guidebook officiel MelBet indique que MelBetPartners.com et MelBetAffiliates.com sont les sites officiels du programme partenaire. MelBetPartners.com publie un blog actif; MelBetAffiliates.com affiche une rubrique d’actualités; et les pages de contact de l’écosystème MelBet renvoient vers des adresses partenaires rattachées à ces domaines. La documentation fournie pour ce brief rattache aussi ces accès au footer de melbet.com, ce qui compte pour un éditeur qui fait sa due diligence avant d’ouvrir un canal d’acquisition.

Les erreurs qui coûtent cher aux éditeurs

La première erreur consiste à croire que tout le Maghreb répond au même message. Ce n’est pas vrai. Langue, habitudes de paiement, poids du mobile, timing de consommation, rapport au live: chaque variable déplace la conversion. Un contenu efficace en français peut sous-performer s’il oublie le comportement bilingue d’une partie de l’audience ou s’il néglige la logique mobile.

La deuxième erreur est plus classique: pousser une offre avant d’avoir produit un contexte. Quand un lien arrive avant l’analyse, il ressemble à une interruption. Quand il apparaît après une info utile, il ressemble à une suite logique. Toute la différence est là.

La troisième erreur touche à la mesure. Trop d’éditeurs regardent le clic et s’arrêtent là. Or la vraie lecture commence après: inscription, premier dépôt, activité, retour, valeur par article. Sans cette couche, l’affiliation reste une intuition. Avec elle, elle devient une branche réelle de l’économie média.

Ce que le Maghreb peut monétiser maintenant

Les opportunités les plus nettes se trouvent dans les formats déjà présents dans l’écosystème éditorial régional: previews de match, pages clubs, hubs compétitions, newsletters sport, vidéo courte, live blogs, comparatifs de marchés et contenus data avant les grands rendez-vous. Ce sont des produits éditoriaux familiers. Ils n’ont pas besoin d’être réinventés; ils ont besoin d’être mieux reliés au moment de conversion.

Le gagnant de ce cycle ne sera pas le plus bruyant. Ce sera l’éditeur capable de relier son trafic football à une architecture claire: contenu utile, mobile propre, signaux de confiance vérifiables, segmentation par compétition et lecture froide des cohortes. Dans l’économie numérique maghrébine, la monétisation sportive ne se joue plus dans le volume. Elle se joue dans la précision.

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Palestine | Les responsabilités du silence

28. April 2026 um 10:53

À Gaza, la catastrophe humanitaire a cessé d’être un événement : elle est devenue une condition. Mais à mesure que les faits s’accumulent, une autre réalité s’impose — celle des choix politiques, des fidélités obstinées et des silences organisés. Nommer la tragédie ne suffit plus : il faut désormais en désigner les auteurs et les complices.

Dr Moez Ben Khemis *

À Gaza, la réalité ne se discute plus : elle accable. Plus de 72 000 morts, 170 000 blessés — et, dans cette masse indistincte de chiffres, des vies fauchées, des enfances anéanties, des lignées effacées. Ce ne sont pas seulement des individus qui disparaissent, mais les contours mêmes d’une société que l’on voit, jour après jour, se défaire.

Le territoire, lui, est livré à une entreprise de démolition systématique. Hôpitaux rendus muets, écoles ouvertes comme des plaies, réseaux vitaux pulvérisés : rien de ce qui permettait encore de tenir ne semble devoir subsister. L’eau manque, les soins s’éteignent, la famine s’installe. Et la population, presque tout entière déplacée, erre dans l’étroitesse d’un espace clos, condamnée à fuir l’ombre de la mort sans jamais pouvoir s’échapper.

Le droit à l’épreuve de sa propre faiblesse

Face à cela, les mises en garde abondent — et s’épuisent. Organisations internationales, juristes, observateurs : tous documentent, tous alertent, tous concluent à des violations répétées du droit international humanitaire.

Les mots se durcissent : génocide, nettoyage ethnique. Ils ne sont plus seulement brandis, mais examinés, pesés, discutés devant les juridictions internationales. Les Nations unies avertissent, elles aussi. Mais à mesure que le langage se fait plus grave, son effet semble s’émousser : le droit est invoqué, rarement appliqué.

La constance des soutiens, l’inertie des puissances

Car ce qui se joue ici ne tient pas seulement aux faits, mais aux volontés qui les encadrent — ou les tolèrent. Aux États-Unis, Joe Biden puis Donald Trump maintiennent un appui constant, scellé par les livraisons d’armes et protégé par le veto diplomatique.

Au Royaume-Uni, Rishi Sunak ainsi que son successeur prolongent cette ligne. En France, Emmanuel Macron nuance, ajuste, appelle — mais ne rompt pas. Le langage varie, la politique demeure.

Et sur le terrain, le gouvernement de Benjamin Netanyahu poursuit son offensive, comme affranchi de toute contrainte autre que la sienne propre.

L’ombre portée d’une conflagration

Déjà, le conflit déborde. Au sud du Liban, les affrontements étendent la zone de fracture. Les victimes s’ajoutent aux victimes, les exils aux exils.

Ce qui se dessinait comme une guerre circonscrite menace désormais de devenir un foyer d’embrasement régional. L’histoire, ici, ne progresse pas : elle s’étend.

Le silence fragmenté du monde arabe

Face à cela, une autre réalité s’impose : celle d’un monde arabe politiquement en retrait. Les condamnations existent, mais elles restent sans prise.

Les divisions internes, les calculs stratégiques, les équilibres fragiles — tout concourt à contenir la parole dans les limites du déclaratif. L’indignation circule ; l’action, elle, se dérobe.

L’euphémisme comme dernier refuge

Reste le langage. Et avec lui, une forme plus insidieuse de déni. Parler de «conflit», de «riposte», d’«affrontements», c’est parfois déjà atténuer. C’est substituer à la dissymétrie des faits une symétrie de façade.

Or nommer, c’est trancher. C’est reconnaître la nature d’une réalité. À l’inverse, euphémiser revient à l’envelopper, à l’adoucir — et, ce faisant, à la rendre plus acceptable qu’elle ne devrait jamais l’être.

L’ordre international au révélateur

Ce qui se joue dépasse désormais Gaza. C’est l’ordre international lui-même qui se trouve exposé — dans ses principes comme dans ses contradictions.

Pourquoi certaines violations appellent-elles des sanctions immédiates, quand d’autres s’accommodent de protestations sans effet ? Pourquoi l’urgence est-elle, selon les cas, si variable ?

À ces écarts répond un sentiment grandissant : celui d’un droit inégal, d’une justice sélective, d’un univers normatif à géométrie variable.

Nommer, enfin, les responsabilités

Car il faut en venir là. Non plus seulement aux faits, mais à ce qui les rend possibles. Les décisions politiques, les vetos, les soutiens militaires, les prudences calculées, les silences entretenus : tout cela ne constitue pas un décor, mais une mécanique.

L’histoire, toujours, élargit le cercle des responsabilités. Elle ne s’arrête pas à ceux qui agissent ; elle inclut ceux qui permettent.

À Gaza, rien ne manque pour comprendre : les faits sont établis, les alertes lancées, les institutions saisies.

Ce qui manque encore, c’est autre chose — une décision, une rupture, un acte.

Et une question demeure, nue, irréductible :
que feront, concrètement, ceux qui ont le pouvoir d’agir ?

Quelques statistiques officielles :

Hôpitaux (et structures de santé) :

Gaza comptait environ 36 hôpitaux avant la guerre. Fin 2024–2025, la majorité ont été endommagés ou détruits ; seuls 14 à 17 restaient partiellement fonctionnels. 

Plus de 650 attaques contre des structures de santé ont été recensées 

En clair : le système hospitalier est quasi anéanti, plus que simplement «touché».

Écoles et universités :

Environ 778 écoles sur 815 (≈ 95 %) endommagées ou détruites. Plus de 90 % des bâtiments scolaires touchés. Des centaines d’établissements sont totalement hors service Cela correspond à l’effondrement quasi total du système éducatif.

Mosquées (et lieux religieux)

Environ 823 mosquées détruites selon certaines évaluations. De nombreux autres lieux religieux (églises, sites historiques) également endommagés. Une part majeure du patrimoine religieux a été rasée ou gravement touchée.

Infrastructures :

80 à 90 % des bâtiments de Gaza endommagés ou détruits. Plus de 102 000 bâtiments totalement détruits. 85 % des réseaux d’eau et d’assainissement hors service. 62 % des routes détruites. 80 % des infrastructures globales en ruines 

On parle ici d’une destruction systémique.

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Tunisie | Les dessous du limogeage de Fatma Thabet-Chiboub

28. April 2026 um 10:13

Le président de la république Kais Saïed a démis la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, Fatma Thabet Chiboub, de ses fonctions, et c’est son collègue Salah Zouari, ministre de l’Equipement et de l’Habitat, qui a été chargé d’assumer son intérim. 

Le communiqué de la présidence de la République annonçant ce limogeage n’a pas cru devoir expliquer les raisons ayant dicté une décision aussi intempestive. On se contentera de savoir qu’elle a été annoncée lors d’une réunion tenue, mardi 28 avril 2026, au palais de Carthage, avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, la ministre des Finances Mechket Slama Khaldi, le ministre des Affaires sociales Issam Lahmar et le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Riadh Chaoued, comme indiqué dans ledit communiqué.

On fera, cependant, remarquer que cette décision a été annoncée au moment où une polémique enfle dans le pays à propos des projets de concessions d’énergie renouvelable qui doivent être accordés à des entreprises étrangères, une politique soutenue par la ministre sortante. Ceci explique-t-il cela ?

On est tenté de le penser, d’autant plus que le président Saïed est connu pour son rejet de tout ce qui s’apparente, de près ou de loin, à une privatisation. Sauf que cette explication ne tient pas la route, et pour cause : cela fait au moins deux ans que l’on parle de ces projets de concessions sans que personne n’y a trouvé rien à redire. Pourquoi ce lever de bouclier aujourd’hui, dont l’Assemblée s’est fait l’écho ?

On sait, par ailleurs, que la Tunisie doit résorber son déficit énergétique approchant les 60% et est déterminée à élever le taux des énergies renouvelables dans son mix énergétique de 4-5% aujourd’hui à 35% en 2030. Or, elle n’a pas les moyens financiers pour mettre en œuvre ses projets d’énergie solaire photovoltaïque et la formule des concessions semblaient s’imposer d’elle-même.

Bref, en l’absence d’explication officielle, on en est réduit à supputer et à nous perdre en conjecture.

I. B.

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Soudan | Les musées pillés et les trésors vendus !

28. April 2026 um 09:42

La barbarie des Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par l’ancien chamelier Hemedti Dagalo ne connaît aucune limite. Le patrimoine soudanais héritier d’une Histoire millénaire n’a pas été épargné. Les musées soudanais sont pillés et leurs trésors sont vendus à l’étranger. Selon l’Unesco, le trafic de pièces archéologiques est une activité criminelle très lucrative, classée troisième après les armes et la drogue. Au Soudan, 8000 pièces se sont évaporées ! 

Imed Bahri

Selon le Wall Street Journal, des historiens et des conservateurs de musées soudanais affirment que les FSR qui combattent l’armée régulière depuis trois ans ciblent le riche patrimoine culturel du Soudan et le vendent au plus offrant sur le marché noir international de l’art. Partout dans le pays, leurs combattants se sont alliés à des pillards parmi les civils pour dépouiller les musées des pièces inestimables témoins de l’histoire du pays de l’âge de pierre à l’avènement de l’Islam. 

L’Autorité nationale des antiquités et des musées du Soudan estime à 150 millions de dollars le montant des trésors pillés depuis le début du conflit. Ces dernières semaines, des vidéos circulant en ligne ont montré des vitrines vides qui contenaient autrefois de l’or et des bijoux ayant appartenu aux rois de Napata et de Méroé au Musée national du Soudan.

Dans la ville d’El Fasher, ravagée par la guerre, un palais du XIXe siècle qui abritait le Musée du Sultan Ali Dinar a été vidé avant d’être bombardé et réduit en ruines. Le musée de Nyala, situé dans la capitale de facto des rebelles de l’ouest du Soudan, a été pillé et son contenu, y compris du mobilier, a été volé avant d’être transformé en base militaire.

Une base de données des objets volés

Abdelrahman Ali Mohamed, expert culturel de l’Unesco, impliqué dans les efforts de récupération des objets pillés, indique que les combattants avaient systématiquement ciblé les pièces les plus précieuses. Il a déclaré : «Nous pensons que la milice s’est associée à des organisations criminelles internationales pour faciliter la vente de ces objets. Nous constituons actuellement une base de données de tous les objets volés afin de faciliter leur localisation et leur récupération».

Plus de 8 000 objets ont été volés dont de l’or et des bijoux anciens.

Le contenu des musées soudanais représente une cible de choix pour les FSR. Ce groupe composé principalement d’Arabes trouve ses racines dans les tristement célèbres milices Janjawid responsables du massacre d’environ 200 000 personnes au Darfour –majoritairement des Africains noirs– au début des années 2000.

Les FSR font l’objet de nouvelles accusations de génocide dans le conflit actuel. Pendant des années, le groupe a dépendu des revenus tirés de la vente d’or dans la région du Golfe et des paiements pour la surveillance des mines appartenant au groupe russe Wagner dans l’ouest du Soudan.

Toutefois, depuis le début de la guerre il y a trois ans, ces ressources se sont raréfiées car l’armée régulière a bombardé les mines d’or tenues par les rebelles et les Russes ont quasiment disparu après la mort du fondateur de Wagner Evgueni Prigojine.

Trafic sur le marché noir international de l’art

C’est là que les musées et leurs collections sont devenus la cible des FSR car le trafic sur le marché noir international de l’art, selon l’Unesco, est une activité criminelle très lucrative, classée troisième après les armes et la drogue. 

Au début du conflit, les combattants des FSR ont pris pour cible les quatre musées de la capitale Khartoum. Au Musée national, ils se sont positionnés sur le toit comme des tireurs d’élite avant de piller méthodiquement la majeure partie de l’or, notamment une couronne de fleurs découverte dans la pyramide du roi Talakhamani, un souverain méroïtique du Ve siècle avant J.-C.

Les pilleurs s’attaquent généralement aux petites pièces, faciles à transporter et de grande valeur, laissant sur place les objets plus lourds.

Dans des vidéos qui circulent, on voit les combattants poser avec des piles de bijoux et de lingots d’or volés. Ces objets sont transportés par camion jusqu’aux frontières sud et ouest, d’où ils sont exportés clandestinement du pays, selon des responsables soudanais et des images satellites. Les enquêteurs de l’Onu affirment qu’ils sont vendus à des marchands d’art et que les recettes servent à acheter des drones, des véhicules blindés et des obus d’artillerie utilisés par les FSR dans une guerre qui a fait plus de 150 000 morts et plus de 14 millions de déplacés.

Un porte-parole des FSR a évidemment nié que ses combattants aient pillé des musées. Cependant, selon l’Autorité nationale des antiquités et des musées, les objets volés ont déjà été mis en vente sur les réseaux sociaux et les plateformes en ligne. Certaines pièces, notamment des peintures et des poteries provenant vraisemblablement du Musée national, ont été proposées sur eBay avant d’être retirées après l’alerte donnée par des experts. La société a indiqué appliquer une politique de «tolérance zéro» à l’égard de la mise en vente d’antiquités illicites.

L’Unesco a appelé les autres musées, collectionneurs et maisons de vente aux enchères à s’abstenir de tout commerce d’objets pillés au Soudan.

Il est probable qu’un nombre important de ces objets se soient déjà retrouvés sur le marché noir de l’art.

Au début du conflit, l’Unesco et les autorités soudanaises travaillaient sur des projets de restauration de plusieurs millions de dollars dans plus d’une douzaine de musées et de centres culturels. Des collections entières d’objets avaient été emballées dans des caisses, facilitant ainsi leur transport par les rebelles. Parmi ces objets figuraient des vestiges de certaines des plus anciennes civilisations du monde comme le royaume de Koush qui prospérait le long du Nil il y a des milliers d’années.

Certains de ces objets ont été récupérés. Les autorités ont déclaré que certaines pièces avaient été récupérées par les forces gouvernementales après des affrontements avec les Forces de soutien rapide, tandis que d’autres avaient été saisies aux points de passage frontaliers. Mais cela ne représente qu’une fraction du total. Seuls 570 objets environ ont été exposés lors d’une cérémonie à Port-Soudan en janvier, contre plus de 8 000 volés depuis le début du conflit.

«Ce pillage est non seulement une tragédie nationale pour le Soudan mais une perte pour l’humanité entière», a déclaré Ahmed Junaid, représentant de l’Unesco au Soudan qui a ajouté : «Ces pièces ne devraient pas être autorisées à entrer sur le marché international de l’art»

Des objets archéologiques servent de cibles d’entraînement

Lors des pillages, les voleurs se sont concentrés sur les objets de petite taille mais même les plus grands n’ont pas été entièrement épargnés. Des images ont montré que certaines statues de pharaons aux entrées des musées endommagés étaient criblées de balles comme si elles avaient servi de cibles d’entraînement.

Des cercueils contenant des momies vieilles de plusieurs siècles ont également été détruits à l’intérieur du musée. Les combattants ont également pris pour cible le Musée d’histoire naturelle de l’Université Ahlia d’Omdourman où ils ont brûlé des manuscrits et des livres rares dans une tentative manifeste d’effacer l’identité du Soudan.

«Il est clair que les combattants cherchaient à effacer notre histoire», a déclaré Ikhlas Abdel Latif Ahmed, directeur au sein de l’Autorité nationale des antiquités et des musées du Soudan. 

Près de son bureau se dresse une statue colossale du dieu nubien Apédémak au bord du Nil Bleu. La légende raconte que cette divinité à tête de lion protégeait le pays des envahisseurs et était vénérée comme un dieu de la guerre dans l’ancien Royaume de Koush.

Aujourd’hui, sa statue –qui a survécu en partie parce qu’elle était probablement trop lourde pour être déplacée– se dresse seule au milieu des ruines de la guerre.

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Tunisie | A propos de l’octroi de concessions d’énergie renouvelable à des entreprises étrangères

28. April 2026 um 08:48

La Tunisie doit réaliser sa transition énergétique mais elle n’a pas les capacités pour financer son plan visant à passer la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique de 4-5% aujourd’hui à 35% en 2030. Mais avant d’attribuer des concessions à des entreprises étrangères pour la mise en place de centrales solaires photovoltaïque ou autres infrastructures de production des énergies renouvelables, les autorités tunisiennes doivent faire attention à un certain nombre de points cruciaux. (Photo : Centrale solaire photovoltaïque à Metbasta, Kairouan).

Sami Jallouli *  

Je n’ai pas encore eu l’occasion d’examiner les projets de loi visant à renforcer le secteur des énergies renouvelables dans le pays, que la Chambre des représentants examinera aujourd’hui, jeudi 28 avril 2026.

Cependant, et par précaution, je recommande six points sur lesquels l’État tunisien devrait s’attacher et ne pas transiger :

1. Les concessions ne devraient être accordées qu’à la condition que les entreprises tunisiennes soient intégrées aux chaînes de valeur, notamment en matière de maintenance, d’installation, de logiciels et de fabrication de certains composants, afin de garantir la création de véritables emplois pour la jeunesse tunisienne.

2. L’investissement urgent dans la modernisation du réseau de transport d’électricité afin de gérer les fluctuations de la production et d’éviter les coupures techniques… L’investissement dans les réseaux intelligents et les batteries permettra à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) de maîtriser l’équilibre entre l’offre et la demande sans dépendre d’investisseurs privés…

3. Le lancement immédiat de projets de stockage d’énergie, notamment par le biais de batteries de grande capacité ou d’autres technologies, car la véritable souveraineté réside dans la maîtrise du stockage, et non seulement de la production…

4. La négociation vigoureuse pour garantir que les crédits carbone générés par ces projets restent sous le contrôle de l’État tunisien et ne soient jamais cédés, afin qu’ils puissent servir à soutenir la compétitivité de nos entreprises nationales. Il doit être stipulé que tous les certificats de réduction des émissions de carbone générés par le projet sont la propriété exclusive de l’État tunisien ou de la Steg, permettant ainsi à l’État de les vendre ou de les utiliser ultérieurement pour régler une partie de sa dette. Y renoncer constituerait une trahison des droits des générations futures.

5. Simplifier les procédures permettant aux citoyens, aux usines et aux petites entreprises de produire leur propre énergie, afin que la production d’énergie ne soit pas monopolisée par les grands investisseurs.

Je tiens également à souligner un point crucial, souvent négligé lors de la rédaction des contrats de concession :

6. Les contrats de concession internationaux sont généralement de longue durée (20 à 30 ans) et comportent souvent des clauses obligeant l’État à recourir à l’arbitrage international en cas de litige ou même si la législation nationale évolue de manière à affecter les bénéfices de l’investisseur.

Le danger réside dans le fait que toute modification de la législation fiscale ou environnementale pourrait être perçue par l’investisseur étranger comme une expropriation ou une réduction de ses bénéfices. Sur cette base, il pourrait intenter une action en justice contre l’État tunisien et réclamer des sommes supérieures au budget de projets entiers.

La juridiction tunisienne doit être préservée autant que possible, malgré la difficulté d’imposer cette condition au niveau international, ou à tout le moins, des clauses devraient être incluses garantissant le droit de l’État à réglementer sans que cela soit considéré comme une violation du contrat de concession.

Ces investissements étrangers sont généralement soumis à des accords bilatéraux de protection des investissements conclus entre l’État tunisien et les pays des investisseurs, ce qui exige une extrême prudence quant à la clause d’arbitrage international.

La jurisprudence en matière de litiges montre que les États obtiennent rarement gain de cause dans les procédures d’arbitrage contre des entreprises étrangères, car ces litiges se soldent souvent par l’imposition de dommages et intérêts considérables, se chiffrant en dizaines, voire en centaines de millions de dollars. J’insiste donc sur la nécessité d’une extrême prudence à ce niveau.

* Conseiller juridique.

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Des entreprises étrangères réclament plus de 130 milliards de dollars à la Libye !

28. April 2026 um 07:50

L’État libyen est aujourd’hui confronté à un véritable défi juridique et financier : plus de 100 affaires internationales sont en cours, allant des jugements définitifs et des injonctions d’exécution aux saisies d’actifs, sans compter des dizaines d’autres dossiers en préparation…

Sami Jallouli *

Les dettes déclarées par des entreprises étrangères s’élèvent à environ 130 milliards de dollars… Le professeur de droit libyen Saleh al-Zahaf a alerté sur cette situation et l’absence de solutions…

L’ampleur de ces chiffres reflète une réalité terrifiante. Derrière ces dossiers, des millions de dollars sont détournés au profit de cabinets d’avocats et de sociétés de conseil étrangères, en toute impunité, tandis que l’État subit des pertes considérables qui dépassent le simple cadre financier et engendrent des risques économiques et de souveraineté, alarmants.

Il est de notoriété publique que les cabinets d’avocats étrangers facturent à l’heure, avec des tarifs dépassant souvent 1 000 dollars de l’heure. Cela signifie que chaque appel téléphonique, chaque courriel, chaque recherche juridique, chaque avis juridique, chaque requête ou réponse rédigée, chaque dossier déposé et chaque audience de procédure représente une facture exorbitante payée par les fonds publics libyens, sans compter les frais d’enquête, de traduction et d’experts.

Chaque mois qui passe sans accord avec les créanciers ajoute des millions de dollars d’intérêts légaux à la dette principale, faisant exploser le montant des indemnités à plusieurs fois leur valeur réelle.

Des avions, des navires, des actifs financiers et des biens immobiliers situés dans les capitales les plus prestigieuses du monde sont saisis ou menacés de saisie, privant ainsi l’État de la possibilité d’utiliser ces actifs ou de bénéficier de leurs retombées en matière de développement.

Les litiges juridiques en cours concernant ces actifs entraînent leur détérioration physique et une baisse progressive de leur valeur marchande, engendrant des pertes cumulatives.

Ces dernières années, de nombreuses banques internationales ont automatiquement gelé les fonds libyens en raison de soupçons de corruption ou des répercussions de procédures judiciaires en cours. Il en résulte le gel et la fermeture de comptes, ainsi qu’un refus quasi systématique d’ouvrir de nouveaux comptes pour les entités libyennes, les citoyens libyens, ou les entreprises et personnes physiques étrangères ayant des liens avec la Libye.

La poursuite de ces conflits place la Libye parmi les pays à haut risque, ce qui augmente les coûts d’assurance et entrave les opérations des institutions financières nationales dans leurs transactions internationales.

Une économie stable ne peut se construire dans un contexte de procédures judiciaires incessantes. Les investisseurs étrangers privilégient la sécurité juridique au profit financier, et un environnement juridique instable constitue le principal frein à l’investissement.

Confier des dossiers à des cabinets d’avocats étrangers pendant des années alimente les intérêts financiers des réseaux transnationaux qui profitent de la prolongation du conflit sans chercher à le résoudre.

Pour sortir de cette impasse, il est nécessaire d’adopter une stratégie de règlement amiable fondée sur les principes suivants :

– établir des canaux de communication directs avec les créanciers ou leurs représentants, en contournant les cabinets d’avocats étrangers qui profitent de la poursuite du litige ;

– privilégier une approche de règlement moins coûteuse au regard du droit international, car elle interrompt immédiatement la course aux intérêts et permet la libération des actifs ;

– mettre fin aux pertes engendrées par les litiges internationaux et aux frais juridiques, aux intérêts courus et aux perturbations des activités économiques ou souveraines causées par les saisies d’actifs ;

– reprendre le contrôle total des investissements libyens à l’étranger et les réintégrer dans le cycle économique…

Poursuivre cette bataille juridique perdue d’avance constitue un gaspillage délibéré de fonds publics. Le véritable courage aujourd’hui réside dans le règlement des différends et la transformation des créanciers d’adversaires en partenaires…

Traduit de l’arabe.

* Conseiller juridique.

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Gestern — 27. April 2026Haupt-Feeds

Santé | Introduction des stents résorbables en Tunisie

27. April 2026 um 12:47

Des stents coronaires résorbables (ou biorésorbables) de troisième génération sont introduits en Tunisie, et pour la première fois en Afrique. Souvent constitués d’alliage de magnésium (comme le Magmaris) ou de polymères, ils sont conçus pour disparaître progressivement. Ils permettent la réouverture des artères sans laisser de dispositif permanent dans le vaisseau sanguin et se dissolvent progressivement après avoir rempli leur fonction.

Avec le Fantom Encore, la Tunisie franchit ainsi une nouvelle étape en matière d’innovation médicale.

La première intervention du genre a été réalisée à l’hôpital universitaire Rabta de Tunis, au sein du service de cardiologie dirigé par le professeur Sami Mourali, dans le cadre d’une collaboration avec des experts internationaux allemands. Cette nouvelle technologie représente une avancée significative dans le traitement des maladies coronariennes.

Ce stent de dernière génération permet la réouverture des artères sans laisser de dispositif permanent dans le vaisseau sanguin. Il se dissout progressivement après avoir rempli sa fonction.

Cette approche améliore les résultats thérapeutiques à long terme, notamment chez les patients jeunes.

L’introduction de cette technologie témoigne du niveau de préparation des hôpitaux publics tunisiens, de l’expertise de son personnel médical et du positionnement du pays comme pôle régional de médecine de pointe en Afrique.

Cette initiative témoigne également de l’importance de la coopération internationale dans le transfert de compétences et de technologies, contribuant ainsi au renforcement du système national de santé.

I. B.

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Foire du livre de Tunis | Articles interdits et sanctions pour les contrevenants

27. April 2026 um 11:42

La direction de la Foire internationale du livre de Tunis, dont la 40e édition se tient du 23 avril au 3 mai 2026, au Palais des Expositions, au Kram,  a appelé les exposants au strict respect du chapitre sept de son règlement intérieur, notamment en ce qui concerne la nature des articles exposés, afin d’assurer le bon déroulement de l’événement.

Dans un communiqué publié le lundi 27 avril 2026, elle a souligné que l’exposition ou la vente de jouets pour enfants de toute nature, de fournitures de bureau et de matériel d’ingénierie, ainsi que de tout matériel ou équipement sans lien avec les livres et l’édition, sont strictement interdites.

Le communiqué précise également que toutes les expositions doivent présenter un contenu éducatif et culturel conforme à l’identité et aux objectifs du salon, et respecter pleinement les listes précédemment publiées.

La direction a souligné que toute infraction à ce règlement entraînerait des sanctions immédiates, pouvant aller jusqu’à la fermeture du stand et l’annulation de la participation, tout en exhortant les exposants à respecter scrupuleusement les procédures susmentionnées afin de préserver l’image de la foire et la qualité de son contenu culturel.

I. B.

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Déclaration de soutien au journaliste Zied El Hani

27. April 2026 um 11:19

Dans une déclaration commune datée du 27 avril 2026, que nous traduisons ci-dessous, une centaine de militants associatifs et politiques, vingt journalistes, quinze organisations et neuf partis politiques ont apporté leur soutien au journaliste Zied El Hani, exigeant sa libération et la fin du harcèlement des médias.

Poursuivant une campagne de pressions, de harcèlement et de procès visant les journalistes et les médias indépendants, le journaliste Zied El Hani a été arrêté le vendredi 24 avril, sur la base d’une déclaration et d’une publication sur les réseaux sociaux, en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications.

Cette nouvelle arrestation intervient alors que les journalistes Mourad Zeghidi et Borhane Bsaies sont emprisonnés depuis plus de 700 jours, et que la journaliste Sonia Dahmani est jugée pour la deuxième fois pour les mêmes propos, tandis que le site web Inkyfada fait face à de graves menaces qui pourraient entraîner sa dissolution, ce qui constitue une violation flagrante de la liberté d’expression et du droit des citoyens à l’information.

Les soussignés, compte tenu de ce qui précède et de l’escalade du ciblage des journalistes et des médias indépendants :

1- Expriment leur soutien au journaliste Zied El-Hani et exigent sa libération, ainsi que celle de tous les journalistes et de toutes les personnes détenues en raison de leurs opinions, déclarations et écrits. Ils estiment que les mesures prises à son encontre visent à le faire taire, à étouffer la liberté d’expression et à intimider les journalistes et les personnalités influentes.

2- Ils condamnent la poursuite continue des journalistes, des blogueurs et des leaders d’opinion sur la base de décrets et de lois inconstitutionnels et non conformes aux traités et conventions internationaux ratifiés par l’État tunisien, et qui suppriment les libertés, comme le décret 54 et l’article 86 du Code des communications, tout en ignorant le décret 115, qui est le cadre juridique régissant le secteur des médias et de l’édition dans notre pays.

3- Ils expriment leur soutien au site web Inkyfada et à toutes les voix libres et aux médias indépendants qui sont pris pour cible et harcelés, et ils appellent à la fin des ingérences dans les médias et la profession de journaliste.

4- Ils expriment leur solidarité avec les instances indépendantes qui défendent la liberté de la presse, les droits des journalistes et la déontologie, notamment le Syndicat national des journalistes et le Conseil de la presse, ainsi qu’avec les médias indépendants, en particulier les médias alternatifs, et les défenseurs de la liberté d’expression, face aux campagnes d’incitation à la haine et de harcèlement dont ils sont victimes.

5- Ils soulignent que les campagnes systématiques visant le secteur des médias ont pour principal objectif de saper les dernières garanties démocratiques et les fondements de l’État de droit acquis après 2011, et d’instaurer un État où règne une opinion unique et une voix unique. En effet, la liberté d’expression et la liberté de la presse ne sont pas des privilèges accordés par les autorités, mais bien des droits fondamentaux et des piliers indispensables à la construction d’un État de droit et d’institutions solides.

Traduit de l’arabe.

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Le 27 mai sera le jour de l’Aid al-Adha

27. April 2026 um 10:56

Le mercredi 27 mai 2026 sera le jour de l’Aïd al-Adha, selon les calculs astronomiques, a déclaré Sarra Snoussi, directrice du département Espace et Univers de la Cité des Sciences de Tunis, a confirmé ce lundi 27 avril 2026, lors de l’émission ‘‘Sabah Ennas’’, sur Mosaique FM.

Le samedi 16 mai sera la date d’observation du croissant de lune du mois de Dhu al-Hijjah, toujours selon ces calculs, a expliqué la docteure en biochimie et biologie moléculaire, ajoutant que le dimanche 17 mai devrait être le dernier jour de Dhu al-Qi’dah et le lundi 18 mai, le premier jour de Dhu al-Hijjah 1447 AH.

Cela signifie que le jour d’Arafat (9 Dhu al-Hijjah) tombera astronomiquement le mardi 26 mai 2026 et que l’Aïd al-Adha aura lieu le mercredi 27 mai.

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Le management des risques en plongée sous-marine

27. April 2026 um 10:01

Dans un contexte marqué par le déficit de l’approche analytique dans la prévention des risques en plongée sous-marine, une conférence en ligne consacrée à la gestion des risques en plongée, a réuni le 26 avril 2026, des professionnels issus de plusieurs pays (Maroc, Algérie, France, Belgique, Tunisie) et de plusieurs organismes (FRMPAS, CMAS Europe, Lifras, ANMP, FRMPAS, MAN).

Latif Belhedi

La conférence, organisé par Abysse Plongée et modéré par Mehdi Tabbakh, a tourné autour de l’intervention de Richard Mas, formateur de moniteurs de plongée au CREPS, et auteur du livre « Management du risque et prise de décision en plongée subaquatique » paru en octobre 2025.

Cet événement s’inscrit dans une dynamique de transfert de compétences, que cette association tunisienne œuvre à faire valoir depuis plusieurs années. Selon Salma Zribi, sa secrétaire générale, cette dynamique se concrétise par des projets et des rencontres avec des experts internationaux, visant à éclairer les professionnels sur des questions d’actualité et à pousser la réflexion sur les défis de la plongée sous-marine en Tunisie.

Vers une approche systémique de la gestion des risques

Salma Zribi.

Richard Mas a présenté une analyse approfondie de l’accidentologie en plongée sous-marine, en mettant en lumière plusieurs axes essentiels se référant à la cindynique ; la science du danger et la gestion des risques. Il a notamment souligné que l’approche analytique de la sécurité en plongée a prouvé ses limites, insistant sur l’importance d’adopter une approche systémique dans la gestion des risques en plongée.

L’exposé a permis d’aborder des dimensions à la fois théoriques et pratiques, notamment les facteurs psychologiques, les facteurs organisationnels et les facteurs environnementaux. À travers des illustrations concrètes, Richard Mas a mis en évidence une matrice des déficits en plongée, offrant ainsi des clés de compréhension accessibles à un public diversifié.

Réflexion sur la sécurité en milieu accidentogène

La session interactive qui a suivi a donné lieu à des échanges nourris entre les participants et l’intervenant. Plusieurs questions ont porté sur la refonte des standards, l’apport des sciences humaines et la sécurité, témoignant de l’intérêt suscité par le sujet et de sa pertinence dans différents contextes professionnels.

Au-delà du contenu présenté, ce webinaire a également mis en évidence la nécessité de renforcer la dynamique de réflexion autour de la sécurité en milieu accidentogène, dans un contexte où la plongée sous-marine attire un nombre de plus en plus élevé de pratiquant. Il ouvre ainsi la voie à de nouvelles perspectives de modélisation de l’accidentologie dans la plongée.

En conclusion, cet événement a confirmé l’importance des espaces d’échange pour favoriser la diffusion des connaissances et encourager le dialogue entre experts et public.

Une initiative d’Abysse Plongée, saluée par les participants, qui ont souligné la qualité de l’intervention et la richesse des débats.

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Justice | Zied El Hani comparaîtra le 30 avril

27. April 2026 um 09:12

Après avoir émis un mandat d’arrêt contre Zied El Hani en vertu de l’article 86 du code des télécommunications, le parquet du tribunal de grande instance de Tunis a décidé, dimanche 26 avril 2026, de renvoyer le journaliste devant la sixième chambre correctionnelle du même tribunal et a fixé une audience au 30 avril pour examiner l’affaire.

Le parquet avait précédemment ordonné la détention de Zied El Hani après l’avoir interrogé vendredi dernier pour diffamation par voie de médias publics et outrage à magistrat.

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a contesté la procédure, arguant qu’El Hani était poursuivi en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications pour «trouble à l’ordre public par le biais des réseaux de communication publics», alors que l’affaire fait suite à un texte publié par le journaliste sur son compte Facebook concernant l’affaire de son confrère Khalifa Guesmi, qui a été classée sans suite en appel.

La SNJT a exigé la libération «immédiate et inconditionnelle» d’El Hani et l’application du décret-loi n° 115 relatif à la liberté de la presse, plutôt que le recours à des dispositions jugées plus répressives, telles que le décret-loi n° 54 ou le Code des télécommunications.

Maître Dilou a également partagé sur les réseaux sociaux le contenu des déclarations de son client lors de l’audience. El Hani aurait affirmé que le procureur le poursuivait pour une opinion exprimée dans le cadre de son travail journalistique.

Tout en affirmant son respect pour les institutions de l’État, le journaliste a rejeté les «procès d’opinion» et déclaré ne pas souhaiter débattre de ses opinions devant des tribunaux qu’il assimile à des tribunaux inquisitoriaux. Il a donc choisi de garder le silence, affirmant ne pas vouloir légitimer une procédure qu’il juge hostile et dirigée contre lui.

Cette affaire survient dans un contexte de tensions croissantes entre les autorités judiciaires, les médias indépendants et les organisations professionnelles.

Les autorités tunisiennes ont maintes fois rejeté les accusations d’autoritarisme, réaffirmant que les libertés sont garanties et que nul n’est au-dessus des lois.

I. B.

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Bourses d’études japonaises pour des Tunisiens

27. April 2026 um 08:57

L’ambassade du Japon en Tunisie annonce l’ouverture des candidatures pour de nouvelles bourses d’études dans le cadre du programme Mext 2027, offrant aux étudiants tunisiens la possibilité de poursuivre leurs études au Japon. Cette initiative vise à soutenir la coopération universitaire et les échanges d’expertise entre les deux pays.

Ces bourses se répartissent en deux catégories principales. La première s’adresse aux étudiants tunisiens titulaires d’un diplôme universitaire souhaitant entreprendre des études de troisième cycle dans des universités japonaises.

Les candidats doivent être nés le 2 avril 1992 ou après.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au vendredi 22 mai 2026, le cachet de la poste faisant foi.

La période de départ prévue s’étend d’avril à octobre 2027.

Il est conseillé aux candidats de passer le test d’aptitude en langue japonaise (JLPT), sans que cela soit obligatoire.

Le second type de bourse concerne les écoles d’ingénieurs et s’adresse aux étudiants tunisiens titulaires d’un baccalauréat ou sur le point de l’obtenir, nés le 2 avril 2002 ou après.

Les candidats devront passer un concours d’entrée en fonction de leur filière.

La date limite de candidature est le 22 mai 2026 et les études au Japon débuteront en avril 2027.

Le JLPT est recommandé, mais non obligatoire.

Cette initiative témoigne de l’engagement du Japon à soutenir les étudiants internationaux les plus brillants et à offrir aux jeunes Tunisiens de nouvelles perspectives d’études supérieures dans un environnement scientifique de pointe, renforçant ainsi leurs perspectives professionnelles et académiques.

L’ambassade du Japon a invité tous les étudiants intéressés à consulter tous les détails via les liens officiels dédiés à la bourse, en soulignant l’importance de respecter les délais et les critères d’admissibilité pour bénéficier de cette opportunité unique.

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Iran | Divisions à propos des négociations avec les Américains

27. April 2026 um 08:08

Les tensions au sein du pouvoir iranien concernant les négociations avec les États-Unis qui ont éclaté au grand jour soulignent la difficulté pour le président Donald Trump d’obtenir la percée diplomatique qu’il recherche pour mettre fin à la guerre et s’extraire du bourbier iranien.

Imed Bahri

Le Wall Street Journal indique que ces désaccords étaient déjà manifestes lors du premier cycle de pourparlers début avril. Selon des sources proches du dossier, les médiateurs ont indiqué que l’Iran était resté vague lorsque les États-Unis ont insisté pour obtenir des précisions sur les points que Téhéran s’était dit prêt à aborder.

Il est désormais clair que de profondes divisions existent au sein du pouvoir iranien quant à l’ampleur des concessions qui pourraient être faites pour parvenir à un accord avec les Américains. Ces divisions inquiètent les médiateurs qui tentent d’organiser un deuxième cycle de pourparlers après l’annulation d’une réunion prévue la semaine dernière en raison de l’escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz.

La porte-parole de la Maison-Blanche Carolyn Leavitt avait déclaré que les envoyés américains Steve Wittkopf et Jared Kushner se rendraient à Islamabad pour des entretiens avec des responsables iraniens ajoutant que le vice-président J.D. Vance était prêt à les rejoindre en cas de progrès. Finalement, Donald Trump a annulé le voyage prévu de ses deux émissaires.

Une cohésion qui s’érode

Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi s’est rendu à Islamabad mais les médias d’État iraniens ont rapporté qu’aucune rencontre n’était prévue.

L’agence de presse Tasnim, affiliée aux Gardiens de la révolution, a accusé les États-Unis de diffuser des informations inexactes, affirmant : «Il n’y a actuellement aucune négociation avec les Américains et la visite d’Araghchi n’a rien à voir avec des négociations». 

Durant la guerre, les dirigeants iraniens ont fait preuve de cohésion dans leur discours politique et ont maintenu un contrôle strict sur leurs forces armées.

Cependant, cette cohésion a commencé à s’éroder à mesure qu’ils s’orientaient vers la recherche d’un allègement des sanctions par le biais d’un accord avec Washington, ce qui impliquerait des concessions difficiles. Une lutte de pouvoir interne oppose actuellement les conservateurs -dont l’influence s’est accrue- aux responsables soucieux de relancer une économie exsangue.

Les conservateurs exercent une pression croissante sur les négociateurs afin qu’ils s’abstiennent de toute concession. Ils utilisent les médias locaux et les réseaux sociaux pour attaquer des négociateurs clés notamment le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi pour avoir accepté d’aborder le volet nucléaire lors du premier round de négociations.

Le député conservateur Mahmoud Nabavian, membre de la délégation iranienne au Pakistan, a critiqué la gestion des négociations par Ghalibaf, déclarant : «Nous avons commis une erreur stratégique en mettant la question nucléaire à l’ordre du jour car cela a enhardi l’ennemi». 

Selon des sources bien informées, le commandant des Gardiens de la révolution Ahmad Vahidi s’est également opposé à toute concession significative.

Les analystes estiment que ces désaccords au sein du régime iranien compliquent le processus de négociation et ralentissent les progrès.

La recherche d’un consensus

Le premier cycle de négociations s’était poursuivi tard dans la nuit au Pakistan. Jared Kushner s’était entretenu avec Donald Trump et le secrétaire d’État Marco Rubio avant que les États-Unis ne réitèrent leur exigence d’un moratoire de vingt ans sur l’enrichissement d’uranium par l’Iran, ce qui a finalement conduit à l’échec des négociations.

«Le processus décisionnel au plus haut niveau est entravé par l’hésitation et la lenteur et les débats internes sur les intérêts de l’Iran retardent la recherche d’un consensus», a déclaré Mohammad Amirsi, spécialiste du Moyen-Orient.

Malgré cela, les dirigeants iraniens se sont empressés de nier l’existence de divisions. «Il n’y a ni extrémistes ni modérés en Iran, nous sommes tous Iraniens et révolutionnaires», a affirmé Ghalibaf, tandis qu’Araghchi et le président Massoud Pezeshkian ont publié des déclarations quasi identiques.

Certains experts estiment que cette divergence apparente pourrait être une tactique visant à accroître la pression sur les États-Unis lors des négociations afin de les inciter à assouplir les sanctions ou à faire des concessions.

«Différents cercles de pouvoir cherchent à obtenir les meilleures conditions avant tout accord formel et feignent l’hésitation pour renforcer leur position de négociation», a déclaré le chercheur Saeed Golkar.

Cependant, la poursuite de ce débat public comporte des risques internes car elle pourrait donner une image de faiblesse du régime aux yeux de l’opinion publique.

Absence d’un leadership décisif

Ces divisions sont exacerbées par l’absence d’un leadership fort et décisif. Depuis son accession au pouvoir après l’assassinat de son père au début de la guerre, le nouveau Guide suprême Mojtaba Khameneï n’est pas apparu en public et serait isolé, possiblement malade et incapable de communiquer librement.

L’absence d’une figure décisive à ce stade complique considérablement la prise de décision en Iran, contrairement à la situation à la fin de la guerre Iran-Irak en 1988, lorsque l’ayatollah Khomeini avait pris la difficile décision de mettre fin au conflit. Comme l’a dit un expert : «Contrairement à 1988, personne n’est aujourd’hui prêt à boire dans le calice empoisonné».

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Joey R. Hood | La Tunisie «exportateur de stabilité» pour les pays du Sahel

27. April 2026 um 07:10

Dans une étude intitulée «Réévaluation de l’importance stratégique de la Tunisie pour les États-Unis», publié par le site de Stimpson Center, Joey R. Hood, ancien ambassadeur américain à Tunis (2023-2025), estime que Washington pourrait «tirer parti de la Tunisie en matière de sécurité régionale, de stabilité économique et de coopération axée sur le Sahel».

«La Tunisie fait rarement la une des journaux, pourtant sa situation géographique, sa main-d’œuvre et ses partenariats de sécurité en font un pivot discret en Afrique du Nord et au Sahel», écrit-il. Aussi soutient-il que «négliger la Tunisie risque de céder de l’influence à des concurrents et de passer à côté d’une voie rentable vers la stabilité régionale.»

Le diplomate explique dans sa note d’analyse comment les États-Unis et leurs partenaires peuvent s’appuyer sur la coopération sécuritaire existante entre Washington et Tunis pour soutenir les pays sahéliens, «tout en privilégiant un engagement économique axé sur l’investissement et adapté aux réalités politiques actuelles.»

«En repositionnant la Tunisie comme un partenaire à la fois sécuritaire et économique, les décideurs politiques |américains] peuvent promouvoir la stabilité sans interventions à grande échelle», affirme-t-il, en rappelant, à ce propos, les nombreux atouts géostratégiques et économiques de la Tunisie, dont sa position centrale en Méditerranée et, surtout, le fait qu’elle «compte régulièrement parmi les pays affichant le pourcentage le plus élevé de diplômés en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM) au monde.»

L’objectif des États-Unis et leurs partenaires en Tunisie serait d’aider le pays à devenir un «exportateur de stabilité» pour les pays du Sahel. «Par le biais de formations, d’exercices et de ponts aériens, l’armée tunisienne peut soutenir le développement des forces antiterroristes, de police et de maintien de la paix sur l’ensemble du continent africain, d’une manière trop coûteuse ou trop complexe pour que les États-Unis et l’Europe puissent le faire seuls. De cette façon, la Tunisie et ses partenaires peuvent offrir une alternative viable aux mercenaires russes et aux autres influences étrangères dans les États sahéliens, qui ne font qu’aggraver l’instabilité», soutient-il.

I. B.

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Tunisie | Mandat d’arrêt contre le journaliste Zied El Hani

26. April 2026 um 14:19

Un juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis a émis ce dimanche 26 avril 2026 un mandat d’arrêt contre le journaliste Zied El Hani, qui devrait être jugé conformément à l’article 86 du Code des télécommunications, a indiqué son avocat, Samir Dilou.

Le parquet de ce même tribunal avait ordonné la détention d’El Hani vendredi dernier pour outrage sur les réseaux sociaux suite à des propos qui lui sont attribués.

Il avait été auditionné par la 5e unité centrale de lutte contre la cybercriminalité de la Garde nationale d’El Aouina.

Un journaliste a commenté cette décision en ces termes : «Le journalisme n’est pas du harcèlement, et l’analyse objective d’une affaire classée n’est pas de la diffamation ; c’est au contraire le rôle même de l’information comme moyen de contrôle démocratique , protégé par la Constitution tunisienne et les conventions internationales.»

I. B.

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La Tunisie a de bases pour l’utilisation de l’IA dans la santé

26. April 2026 um 13:50

Le Dr Moez Benali, chercheur en oncologie moléculaire et spécialiste du développement de médicaments contre le cancer, a déclaré que l’Intelligence artificielle (IA) est actuellement utilisée comme outil médical pour le diagnostic précis du cancer et le suivi des patients, en soulignant l’utilisation de nombreuses applications d’IA dans le développement de médicaments.

De la détection précoce des cancers à la conception de nouveaux médicaments, l’IA redessine en profondeur la pratique médicale et la recherche thérapeutique. Quelles promesses tient-elle réellement ? Quelles limites éthiques et scientifiques impose-t-elle ? Et comment la Tunisie peut-elle s’inscrire pleinement dans cette transformation mondiale ?

C’est pour répondre à ces questions qu’un séminaire sur le thème «La santé à l’ère de l’IA : où en sommes-nous ?» a été organisé , samedi 25 avril 2026 par le Forum tunisien du savoir et du développement humain (FTSDH) et l’Université internationale de Tunis (UIT).

Selon le Dr Benali, qui y a pris part, la Tunisie possède d’excellentes bases pour l’utilisation de l’IA dans divers domaines médicaux, mais manque d’une vision appropriée et d’une stratégie efficace pour s’y engager avec confiance et compétence. Le pays doit, selon lui, avoir une vision claire de ce qu’il veut : devenir développeur ou simplement consommateur d’IA.

Dans une déclaration à Mosaïque FM en marge d’ Ben Ali a annoncé qu’avec son équipe à l’étranger, il avait développé avec succès 11 médicaments biologiques contre le cancer, désormais homologués à l’international, ajoutant que trois autres médicaments seraient approuvés par les autorités sanitaires du monde entier d’ici septembre 2027.

Benali s’est dit prêt à collaborer avec les entreprises pharmaceutiques tunisiennes pour développer et fabriquer des médicaments localement, et a appelé à une législation autorisant la production biologique de médicaments en Tunisie.

I. B.

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