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Heute — 22. März 2026Haupt-Feeds

Mohamed Jouili |​ «Les Ultras sont le reflet d’une crise de la jeunesse»

22. März 2026 um 14:03

Lors de son passage dans le podcast Diwan El Bilad, Mohamed Jouili, professeur de sociologie et ancien directeur général de l’Observatoire national de la jeunesse, a abordé le phénomène des groupes Ultras en Tunisie. (Photo: Les ultras transforment les travées des stades en tribunes d’expression et parfois de contestation politique.)

Ce phénomène ne peut être appréhendé uniquement sous l’angle du hooliganisme ou du soutien fanatique aux équipes sportives, mais plutôt comme un phénomène social reflétant de profondes mutations dans les relations entre les jeunes et la société, ainsi qu’entre l’État et l’espace public, affirme Jouili, en expliquant que l’appartenance à ces groupes représente une forme d’expression de la jeunesse apparue en marge des cadres traditionnels, dans un contexte de défiance croissante envers les institutions et d’absence de moyens de participation.

«Le problème ne réside pas dans les Ultras eux-mêmes, mais dans la manière dont l’État les appréhendent», a souligné le sociologue.

Mohamed Jouili ​​estime que le football en Tunisie a longtemps été «socialement stigmatisé», perçu comme un «signe d’échec social», ce qui l’a tenu à l’écart de la recherche universitaire.

Identité collective et organisation horizontale

«Quiconque se rendait au stade était considéré comme en échec scolaire ou social», explique Jouili, justifiant ainsi le manque d’intérêt scientifique pour ce phénomène.

Cette perception a cependant évolué avec les transformations sociétales et l’avènement de la mondialisation, l’attention se portant de plus en plus à ce que Jouili qualifie de «phénomènes mineurs», notamment la culture Ultra, qui est une forme d’organisation renvoyant à une identité.

Les groupes d’Ultras renvoient à une identité forte, supposant l’existence d’autres identités ou d’autres, sinon opposés, du moins différents que cimente un fort sentiment d’appartenance. Le fonctionnement de ces groupes est horizontal, loin des structures rigides. «Il y a un leader, mais pas d’autorité», a-t-il explique-t-il. Cette forme d’organisation explique la capacité des Ultras à perdurer et à se mobiliser.

L’appartenance à ces groupes se caractérise par la flexibilité (un jeune peut adhérer, partir et revenir), ce qui les distingue des affiliations traditionnelles à un parti ou un syndicat et les rapproche des mouvements de jeunes actuels.

Un contre-pouvoir dans le football

Jouili estime que les Ultras constituent un contre-pouvoir au sein du système footballistique, s’opposant aux directions des clubs, à l’argent et à la corruption.

«Ils donnent plus de valeur à l’équipe qu’aux joueurs, car les tribunes sont devenues un espace de création de sens, de spectacle et d’identité», explique le sociologue, en faisant constater que les stades se sont transformés en espaces urbains symboliques et que «ce qui se passe dans les tribunes est parfois plus important que le match lui-même». Ceci reflète la transformation du football en une arène sociale et politique informelle.

Mohamed Jouili ​​établit un lien entre le mouvement des Ultras et la question de la démocratie, arguant qu’il incarne des valeurs telles que l’égalité, la participation et la justice, tout en se heurtant à un État qui ne reconnaît que les formes traditionnelles d’organisation. «En réalité, ils nous rappellent une démocratie qui n’existe plus dans la réalité», soutient le chercheur, qui souligne le paradoxe de l’ouverture des rues t de la restriction de l’accès aux stades, dans le contexte post-révolution de 2011 en Tunisie, estimant que l’approche sécuritaire a exacerbé la crise au lieu de la résoudre. «Un stade plein vaut mieux qu’un stade vide, à moitié occupé par les forces de sécurité», a-t-il ajouté.

Entre exclusion et inclusion

Exclure les Ultras et fermer les espaces organisés aux jeunes ne fait qu’attiser le ressentiment, affirme Jouili, en avertissant contre le traitement de ce phénomène uniquement comme un problème de sécurité, car cela revient à ignorer ses racines sociales et politiques.

Les Ultras demeurent le reflet d’une crise plus profonde qui touche la jeunesse tunisienne : une crise de représentation, de reconnaissance, de participation et de droit à l’espace public, en l’absence d’une approche globale permettant de comprendre le phénomène plutôt que de simplement le combattre.

I. B. (avec Diwan FM).

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Tunis | Le dealer Sar’oufa sous les verrous

22. März 2026 um 09:35

On le surnomme Sar’oufa. C’est un trafiquant de stupéfiants sous toutes leurs formes. Il opérait même auprès des collégiens et des lycéens. Il a été arrêté hier soir, samedi 21 mars 2026, à son domicile sis au quartier de Jebel Lahmar, à la lisière nord de Tunis.

Lors de la perquisition effectuée à son domicile par les agents de la police judiciaire d’El Omrane, on a saisi d’importantes quantités de résine de cannabis (hachich) et une balance électronique.

Après consultation du parquet de Tunis, un mandat d’arrêt a été émis à son encontre, rapporte Mosaïque FM.

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Ligue des champions d’Afrique | L’Espérance est de retour

22. März 2026 um 09:15

Curieux match, hier soir, samedi 21 mars 2026, au stade du Caire, qui a vu l’Espérance de Tunis plier dangereusement, en première mi-temps, face aux assauts répétés d’Al Ahly d’Egypte, avant de reprendre du poil de la bête, en seconde période, et terrasser l’ogre cairote en lui infligeant 3 buts et en terminant sur le score de 2-3 (4-2 sur les rencontres aller et retour).

Latif Belhedi

Curieux match, en effet, car les Egyptiens l’ont démarré sur les chapeaux de roue, inscrivant un but libérateur dès la 10e minutes par l’inévitable Mahmoud Trezeguet et en créant pas moins de 3 ou 4 occasions nettes annihilées par le brave Bechir Ben Saïd, dans un grand jour, et qui fut indiscutablement l’homme du match.

Avec un retard d’un seul but, cette première mi-temps s’est terminée avec le moindre dégât pour les protégés de Patrice Beaumelle, curieusement timorés et regroupés en défense, se laissant outrageusement dominer par des Cairotes à la fois entreprenants et fins techniciens.

La seconde mi-temps a commencé avec la même configuration avant que les Espérantistes ne se réorganisent pour faire monter le bloc et presser haut la défense adversaire. Et c’est là où le match a basculé : la défense d’Al Ahly, qui a montré beaucoup de fébrilité, n’a pas tardé à commettre des fautes que les Danho, Boualia, Tka et Sasse n’ont pas manqué d’exploiter.

Les Egyptiens, qui ont fourni d’énormes efforts en première mi-temps, ont vu leur condition physique baisser au fil des minutes et les changements effectués par leur coach danois n’ont pas réussi à inverser la tendance et à faire redémarrer une machine en baisse de régime.

A l’image du capitaine Mohamed Amine Ben Hamida, l’Espérance a plié devant Al Ahly avant de terrasser le club cairote.

Finalement, l’Espérance de Tunis a, méritoirement, validé son billet pour les demi-finales de la Ligue des champions de la CAF, en concrétisant sa supériorité à la 68e minute grâce à Florian Danho avant de doubler la mise, sur penalty indiscutable, obtenu par Houssem Tka et transformé par Mohamed Amine Tougaï (79e) et un heading dans la lucarne de Mostafa Shobeir, imparablement exécuté par Hamza Jelassi sur un corner dans le temps additionnel.

C’est la première fois de l’histoire des deux clubs que l’Espérance bat Al Ahly dans son fief du Caire et c’est aussi la première victoire des Espérantistes contre les Ahlaouis depuis six ans. Il était temps !

Les Sang et Or, qui ont terminé la rencontre en apothéose sous les acclamations de leurs supporters rassemblés hors de l’enceinte du stade (le match se déroulant à huis clos), affronteront en demi-finale le vainqueur de l’opposition entre Mamelodi Sundowns et le Stade malien. Avec la victoire du Caire, ils mettent fin à une longue période d’incertitude et lancent un défi aux autres grands d’Afrique : l’ogre Sang et or est sorti de sa tanière et retrouve toute son appétit.   

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Les États-Unis face à la résilience iranienne

22. März 2026 um 08:40

Les États-Unis peuvent-ils réellement revendiquer une victoire face à l’Iran ? Entre démonstrations de force militaire et blocages stratégiques persistants, la politique menée par Donald Trump à l’égard de Téhéran suscite de nombreuses interrogations. Si Washington affirme avoir considérablement accru la pression sur la République islamique, les résultats observés sur le terrain apparaissent contrastés, voire limités, malgré leur ampleur en destructions d’infrastructures vitales.

Lotfi Sahli

L’un des objectifs implicites de cette stratégie consistait à fragiliser, voire renverser, le régime iranien. Malgré l’élimination de plusieurs hauts responsables, le pouvoir en place semble loin de vaciller. Les structures militaires, notamment les Gardiens de la révolution, fonctionnent de manière décentralisée, permettant une adaptation rapide aux pertes humaines. Contrairement à d’autres précédents historiques, comme l’Irak de Saddam Hussein, l’Iran ne s’effondre pas mais résiste, répond au feu par le feu et se reconfigure.

Sur le plan maritime, la question du détroit d’Ormuz illustre également les limites de l’influence américaine. Téhéran conserve la maîtrise de ce passage stratégique, restreignant l’accès des pétroliers de certains alliés de Washington tout en autorisant le transit d’autres, notamment ceux à destination de la Chine, qui contournent ainsi les sanctions en payant en yuans.

Concernant le programme nucléaire iranien, la situation reste incertaine. Les frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël ont ciblé plusieurs installations sensibles, laissant penser que des stocks d’uranium ont été atteints. Toutefois, en l’absence de confirmation officielle de la part de Téhéran, il demeure difficile d’évaluer l’ampleur réelle des dommages. Si le programme semble affaibli, rien ne permet d’affirmer qu’il a été totalement neutralisé.

La protection des alliés du Golfe constitue un autre enjeu central. Sur le plan technologique, les systèmes de défense comme Thaad et Patriot offrent une capacité d’interception notable face aux missiles et drones iraniens. Néanmoins, ces dispositifs ne garantissent pas une sécurité absolue : des frappes continuent de toucher ces pays, entraînant à la fois des dégâts matériels et des pertes économiques récurrentes.

Par ailleurs, la stratégie américaine visait également à affaiblir ses deux principaux rivaux, la Chine et la Russie. Sur ce point, les résultats semblent contre-productifs. Pékin poursuit ses importations de pétrole iranien sans entrave majeure, tandis que Moscou bénéficie indirectement de la hausse des prix de l’énergie provoquée par les tensions régionales, renforçant ainsi ses revenus.

Dans ce contexte, Washington a récemment fixé un nouvel objectif stratégique : la prise de l’île de Kharg, par laquelle transite l’essentiel des exportations pétrolières iraniennes. Contrôler ce point névralgique offrirait un levier décisif dans les négociations. Pour mener cette opération, environ 5 000 Marines ont été déployés, mais celle-ci s’annonce particulièrement risquée. Les forces américaines font face à une menace constante, tant de la part des capacités balistiques et des drones iraniens que des milices chiites actives dans la région.

Au final, si la puissance de frappe américaine demeure incontestable et s’exprime avec une intensité rare, l’efficacité stratégique de cette campagne reste sujette à débat. L’Iran, malgré la pression, conserve des capacités de résistance et continue de peser sur l’équilibre régional.

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Tunis | Trois ans de prison pour des voleuses à l’étalage

22. März 2026 um 07:47

Le tribunal correctionnel de Tunis a condamné, jeudi 19 mars 2026, un gang de trois femmes, spécialisé dans le vol à l’étalage, à trois ans de prison.

Les prévenus profitaient de l’inattention des commerçants, distraits par les clients, pour dissimuler la marchandise volée sous leurs vêtements, rapporte Diwan FM en citant une source judiciaire.

D’après le dossier, les prévenues ont déjà été condamnées pour vol et ont purgé des peines cumulées de plus de six ans de prison pour des faits similaires. À leur sortie de prison, elles ont repris leurs activités délictuelles.

I. B.

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Pour une réforme de la gouvernance en Tunisie

22. März 2026 um 07:45

Tous les bords du spectre politique s’accordent sur la nécessité vitale d’une réforme profonde de l’administration et de la gouvernance en Tunisie. Une rétrospective de près de trois quarts de siècle d’instrumentalisation de la loi et de l’administration à tous les niveaux pourrait pointer du doigt le pouvoir discrétionnaire laissé par la loi, les règles et les procédures aux décideurs à tous les niveaux, leur octroyant ainsi un pouvoir d’acceptation et de refus selon des normes très élastiques qui leur donnait notamment un droit de vie et de mort sur les entreprises.

Elyes Kasri *

L’usage de ce pouvoir discrétionnaire semble avoir eu trop souvent pour dénominateur commun la proximité politique, les affinités claniques et régionales et de plus en plus fréquemment une générosité sonnante et trébuchante.

D’autres décideurs consciencieux, car il en reste encore Dieu merci, craignant que cette marge discrétionnaire ne se retourne contre eux et ne leur soit reprochée pour une raison ou une autre et particulièrement en cas de changement de cap, se sont mis à adopter une posture défensive, conservatrice avec une interprétation strictement littérale des textes afin de se prémunir contre toute accusation de favoritisme ou d’abus de pouvoir.

Les appels à la révolution juridique et la refonte des institutions sont les bienvenus mais gagneraient par la même occasion à mieux encadrer ce pouvoir discrétionnaire qui a longtemps porté un grave préjudice à la crédibilité et à l’image de transparence et d’équité de l’Etat et de l’administration.

Une numérisation tous azimuts de l’administration et l’instauration de contre-pouvoirs efficaces dans tous les domaines serviraient non seulement à limiter les opportunités de détournement des lois et des procédures mais également à dissuader ceux qui s’efforcent de trouver la faille dans n’importe quel système.

Le génie tunisien s’étant avéré particulièrement vivace dans ce domaine car nous sommes entourés au nord par une culture sicilienne d’Etat parallèle, quoiqu’assagie relativement par des décennies de lutte contre les pratiques et réseaux mafieux, et au sud et à l’ouest par deux pays où les abus et les détournements de la loi sont devenus une culture nationale et même une deuxième nature.

Paradoxalement, la Tunisie s’ouvre de plus en plus et ne cesse de se rapprocher de ses deux voisins terrestres aux pratiques et orientations politico-économiques aux antipodes de ses valeurs, objectifs et ambitions.

Le solutionnement de ce paradoxe sera la condition sine qua non du succès et de la durabilité de toute réforme des lois et de la gouvernance en Tunisie.

* Ancien ambassadeur.

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Le poème du dimanche | ‘‘Illisible lumière’’ de Jean-Baptiste Para

22. März 2026 um 07:09

Né en 1956, Jean-Baptiste Para est poète et critique d’art français. Il est rédacteur en chef de la revue littéraire Europe, fondée à Paris en 1923.

Il a reçu le prix Apollinaire pour son recueil La Faim des ombres (2006). On lui doit également des traductions de poètes italiens et russes. Son activité de traducteur a été récompensée par le prix Laure Bataillon, le prix Nelly Sachs et le prix Étienne.

Tahar Bekri

Déjà l’horizon fume comme un cheval échauffé.

Déjà le soleil s’émiette sur les pas de l’écuyère.

« Ma sœur aussi avait un grain de beauté sur la joue », dit l’homme en capote de soldat.

Le sable coule entre ses mains.

Le silence a vidé son cœur comme un œuf.

Il ne se souvient pas avoir entendu tomber la pluie

Sur la fenêtre en papier huilé. 

Il se lève, coupe du genou les herbes hautes

Et s’en va jouer de l’harmonica dans le pigeonnier désert. 

Quand les enfants sortiront des arbres creux

La balançoire reprendra son va-et-vient.

On voudrait que la joie soit trop ivre

Pour trouver le chemin du retour.

Si elle se retire, elle est comme la douleur

Qui ouvre la poitrine côte après côte.

On est venu au monde pour l’eau printanière.

On s’en ira dans l’illisible lumière.

Inédit (Remerciements à l’auteur).

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Gestern — 21. März 2026Haupt-Feeds

«Où va aujourd’hui la poésie?»

21. März 2026 um 18:30

Ce samedi 21 mars 2026, à Vérone (Italie), l’Académie mondiale de poésie célèbre la Journée mondiale de poésie proclamée par l’Unesco, lors de sa 30e Conférence générale qui s’était tenue en 1999 à Paris. Le thème général choisi cette année pour cette célébration qui coïncide avec la commémoration du 25e anniversaire de la fondation de l’Académie, est «Où va aujourd’hui la poésie?» pour un échange entre des poètes, membres correspondants de l’Académie, en provenance de 10 pays. Nous reproduisons ci-dessous un résumé de l’intervention du Chancelier fondateur de l’Académie, le Prof. Mohamed Nadir Aziza connu sous son pseudonyme littéraire, Shams Nadir.

Mohamed Nadir Aziza

Chers amis, Nous voici, aujourd’hui, réunis à la veille de la commémoration du 25e anniversaire de l’Académie mondiale de Poésie pour essayer de répondre à une difficile question :«Que peut la poésie, aujourd’hui, au seuil de ce siècle brutalisé et de ce présent bousculé par la perte du sens, la montée des violences et des inégalités, l’uniformisation des comportements et des modes de vie, quand ce n’est pas par la stridence des bombes, des missiles et des drones qui détruisent bâtiments et habitants et étranglent le chant des oiseaux ?».

Deux Prix Nobel de littérature s’étaient déjà posé la question : Eugenio Montale se demandait : «La poésie est-elle encore possible ?» A quoi Jean-Marie Gustave Le Clézio répondait : «Le flot de la poésie continuera de couler ?»

Il est vrai que, malgré les épreuves, la poésie demeure, cette «animatrice du songe des vivants et cette gardienne de l’héritage des morts» comme la définissait Saint John Perse. Aux mots qui se sclérosent dans la vie quotidienne, la poésie répond en venant les tirer de leur assoupissement et de leur torpeur.

Dans son célèbre discours prononcé à Stockholm, lors de la remise du Prix Nobel de littérature, le grand écrivain, Albert Camus dont il est difficile de distinguer la poésie de la prose dans son écriture cristalline, disait : «Chaque génération se croit vouée à refaire le monde ; la mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande : elle consiste à empêcher que le monde se défasse.»

Quel rôle pour nous, les poètes, dans ce monde où le radeau de l’humanité tangue et où chancelle l’espérance ?

Comment clore l’histoire tribale des hommes marquée par les luttes entre les nations et les communautés ethniques ou religieuses ? Comment reprendre le fil d’Ariane pour nous aider à retrouver la sortie du Labyrinthe ? Comment réapprendre à jouer de la lyre d’Orphée pour redonner vie à notre terre meurtrie, empoisonnée par les pollutions de diverses natures et délivrer Eurydice des Enfers.

Pour essayer de peindre, avec les couleurs de l’arc-en-ciel, les murs gris de notre monde blême, mettons-nous à l’écoute de la leçon que nous prodigue un grand poète : le colibri des légendes amérindiennes, le plus petit oiseau du monde.

Un jour, disent ces légendes, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés observaient impuissants le désastre. Seul, le petit colibri s’activait, allant chercher inlassablement quelques gouttes d’eau avec son bec pour les répandre sur le feu.

Agacé par cette agitation qui lui semblait dérisoire, le tatou sort de sa carapace et interpelle le petit oiseau : «Colibri, tu n’es pas fou. Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre pareil feu !». Le colibri lui répondit : «Je le sais, mais je fais ma part».

A l’instar de ce sage des forêts, sur les débris de la violence déchaînée par la déraison qui nous encercle, sachons retrouver le geste ample du semeur pour parsemer de graines, de fleurs multicolores la terre, sève nourricière, afin de faire refleurir le printemps.

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Al Ahly | Ben Romdhane pourrait jouer contre l’Espérance

21. März 2026 um 13:16

L’entraîneur danois d’Al Ahly, Jes Thorup, a confirmé en conférence de presse avant le match retour des quarts de finale de la Ligue des champions de la CAF contre l’Espérance de Tunis, ce soir, samedi 21 mars 2021, à 20 heures au stade du Caire, qu’il s’était entretenu avec le joueur Mohamed Ali Ben Romdhane au sujet de sa non-participation au match aller, affirmant avoir pris cette décision afin de le préserver de la pression liée à la rencontre.

Thorup a déclaré : «Ce n’est jamais facile de revenir dans son pays et son ancien club. L’envie de jouer est forte, mais nous devons privilégier l’intérêt de l’équipe et protéger le joueur.»

«Ben Romdhane est un joueur fantastique qui s’est bien entraîné, il sera donc dans le groupe samedi», a-t-il confirmé, laissant entendre qu’il pourrait jouer comme titulaire ou en cours de jeu.

Pour sa part, le gardien d’Al Ahly, Mohamed El Shenawy, a affirmé qu’une victoire contre l’Espérance de Tunis serait un beau cadeau d’Al Ahly à tous les Égyptiens pour l’Aïd El-Fitr, estimant que cette rencontre sera cruciale pour son équipe.

El Shenawy, qui parlait lors de la conférence de presse d’avant-match, a ajouté : «Les joueurs seront pleinement concentrés et, si Dieu le veut, nous l’emporterons. Ce sera le cadeau d’Al Ahly pour l’Aïd.»

Les joueurs de l’Espérance de Tunis, quant à eux, aborderont cette rencontre avec un avantage de 1-0 acquis à l’aller grâce à un penalty transformé par le défenseur Tougai. Ils joueront un match défensif et procèderont par contre grâce à la vélocité de leurs attaquants. Et dans cet exercice, ils ont souvent réussi.

I. B.

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Ce soir face à Al Ahly | Une Espérance déterminée et ambitieuse   

21. März 2026 um 12:46

Dans le camp de l’Espérance de Tunis, le moral et la détermination sont au top, à quelques heures de la rencontre retour des quarts de finale de la Ligue de champions de la CAF, ce soir, samedi 21 mars 2026, à 20 heures, au stade du Caire, contre Al Ahly d’Egypte.  

L’ailier droit des Sang et Or, Kouceila Boualia, estime que la présence des supporters de l’équipe au Caire, malgré le huis clos, envoie un message fort aux joueurs et à l’ensemble du staff technique. Boualia a déclaré : «Les supporters de l’Espérance ont fait le déplacement jusqu’au Caire en sachant que le match se jouerait à huis clos. Leur présence témoigne du soutien indéfectible au joueurs, au staff technique et à la direction du club, dont l’objectif minimal est la qualification.»

La rencontre se jouera à huis clos suite à une sanction infligée à l’équipe égyptienne.

L’entraîneur de l’Espérance, Patrice Beaumelle, a confirmé, lors d’une conférence de presse, la veille du match, que Hamza Jelassi avait passé tous les examens nécessaires et est apte à jouer.

 «Jelassi a beaucoup souffert et s’est entraîné jeudi avec tous les joueurs. Il a disputé plusieurs matchs et sa présence est importante pour l’équipe ; sa participation est un atout majeur», a ajouté Beaumelle.

L’entraîneur de l’Espérance a également salué l’accueil chaleureux des supporters à l’aéroport avant le départ de l’équipe pour le Caire. Il a ajouté : «Les craquages des supporters de l’Espérance à l’aéroport nous ont émerveillés et nous ferons tout notre possible pour dédier cette qualification aux centaines de supporters présents au Caire et à tous nos supporters, où qu’ils soient.»

À noter que l’Espérance de Tunis s’était imposée 1-0 au match aller, au stade Hamadi Agrebi de Radès, grâce à un penalty indiscutable transformé par Mohamed Amine Tougai à la 73e minute.

L’Espérance qui a plus souvent perdu que gagné face à Al Ahly, le club le plus titré d’Afrique, notamment au Caire, se suffira volontiers d’un match nul ce soir à n’importe quel score pour passer en demi-finale.

I. B.

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Le meurtrier présumé de l’ambassadeur Ben Haha mis en détention  

21. März 2026 um 12:06

Un ouvrier du bâtiment soupçonné d’être impliqué dans le meurtre de l’ancien ambassadeur et diplomate Youssef Ben Haha, retrouvé étranglé, et dans l’agression de son épouse, qui se trouverait dans un état critique, à leur domicile, situé dans le quartier d’El Menzah 1, a été arrêté peu de temps après avoir commis son forfait. Le mobile du crime serait le vol.

Le parquet du tribunal de première instance de Tunis a autorisé, les agents de la sous-direction des affaires criminelles de la police judiciaire d’El Gorjani à le placer en détention, indique Diwan FM, en citant une source judiciaire.

Le corps de la victime qui avait 81 ans a été remis au service de médecine légale afin de déterminer les causes du décès et l’enquête se poursuit.

Selon les éléments disponibles, l’ouvrier du bâtiment travaillait sur un chantier voisin de la maison de la victime. C’est un jeune homme d’une vingtaine d’années originaire du Gouvernorat de Bizerte. Il avait planifié un cambriolage en coupant l’électricité dans la maison de l’ancien ambassadeur. Lorsque ce dernier est sorti pour vérifier les raisons de la coupure, il l’a assommé à coups de barre de fer, ce qui a entraîné sa mort. Il s’est ensuite introduit par effraction dans la maison, a agressé l’épouse de la victime, dérobé divers objets et pris la fuite. Il sera arrêté peu de temps après chez lui.

Le département des Affaires étrangères avait indiqué dans un communique que Youssef Ben Haha avait occupé le poste d’ambassadeur de Tunisie à Stockholm (Suède), puis à Athènes (Grèce). Il avait également assumé plusieurs responsabilités au sein de l’administration centrale du ministère.

I. B.

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Formation probable de l’Espérance ce soir face à Al Ahly  

21. März 2026 um 11:00

Ce soir, samedi 21 mars 2026, le Stade international du Caire accueille le match retour des quarts de finale de la Ligue des champions de la CAF entre Al Ahly (Égypte) et l’Espérance de Tunis (Tunisie).

La composition probable de l’Espérance, qui avait remporté le match aller dimanche à Tunis sur le score de 1-0, pourrait être la suivante : Bechir Ben Said (gardien) – Mohamed Drager – Mohamed Amine Ben Hamida – Hamza Jelassi – Mohamed Amine Tougai (défense) – Onushe Ogbelu – Houssem Teka – Abderrahmane Konaté (milieu) – Kouceila Boualia – Jack Diarra – Florian Danho (attaque).

Sauf surprise, la rencontre de ce soir se jouera à huis clos, Al Ahly étant sous le coup d’une sanction de la Confédération africaine de football (CAF), et soit arbitrée par une équipe d’arbitres marocains, sous la direction de Jalal Jayed, assisté de Hamza El Fariq en tant qu’arbitre assistant vidéo (VAR).

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Mission commerciale italienne en Tunisie sur la restauration

21. März 2026 um 10:03

L’agence italienne ICE organise, en collaboration avec Assorestauro, Oice et Ferrara Expo (un salon de la restauration), une mission commerciale en Tunisie dédiée au secteur de la restauration et de la préservation du patrimoine.

Cette mission comprendra un atelier technique sur l’expertise en matière de restauration, de reconstruction et de mise en valeur du patrimoine artistique et architectural, des rencontres bilatérales avec des institutions et des entreprises locales, ainsi que des visites de chantiers et de sites d’intérêt à travers le pays.

L’agence italienne a annoncé cette mission, précisant qu’elle se déroulera à Tunis et dans d’autres villes tunisiennes du 26 au 30 avril 2026.

La Tunisie possède un secteur de la restauration particulièrement dynamique pour la conservation et la valorisation de son patrimoine, explique ICE dans un communiqué. Le patrimoine historique tunisien est exceptionnellement riche, avec des influences puniques, romaines, arabes et ottomanes.

La Tunisie compte neuf sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco (Carthage, Dougga, El Djem, Kerkouane, les médinas de Tunis, Sousse, Kairouan et des sites tels que le Limes méridional), ainsi que d’importants sites archéologiques comme Chemtou et Sbeitla, et des paysages culturels uniques, tels que les Ksours du Sud, témoins d’une histoire millénaire.

Toutefois, la gestion efficace des processus de conservation et de protection a été mise à rude épreuve par certains événements économiques et sociaux, notamment la grave crise économique et la récession qui ont frappé le pays et impacté le secteur de la restauration.

On observe actuellement des signes de reprise, avec des projets de réaménagement et de restauration soutenus par l’Italie et l’Unesco, ainsi que par d’autres bailleurs de fonds internationaux.

Par ailleurs, l’ICE souligne que la conservation et la gestion des sites archéologiques requièrent des compétences spécialisées et des ressources adéquates, alors qu’en Tunisie, le manque de financement et de personnel qualifié peut entraver le développement des projets de restauration.

Cette situation offre également des opportunités intéressantes aux entreprises spécialisées dans la conception, le diagnostic et les technologies de surveillance et de conservation des sites archéologiques, conclut l’agence.

D’après Ansamed.

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Guerre d’Iran | La peur bleue de l’Europe des flux migratoires !

21. März 2026 um 09:31

Depuis le début de la guerre d’Iran, il n’y a pas que la flambée des prix du carburant, le risque de récession et les perturbations des chaînes d’approvisionnement qui inquiètent les pays européens, il y a aussi la peur de voir des vagues migratoires déferler sur l’Europe surtout que la thématique migratoire est l’alpha et l’oméga du débat public dans ces pays.

Imed Bahri

L’afflux massif de migrants en Europe il y a dix ans en pleine guerre civile syrienne a favorisé la montée de l’extrême droite qui a beaucoup instrumentalisé le sujet. Aujourd’hui, les dirigeants européens craignent que la guerre d’Iran ne déclenche une nouvelle crise migratoire et ont commencé à prendre des mesures préventives, indiquent Ben Hubbard, Jim Tankersley et Jeanna Smialek dans leur enquête publiée dans le New York Times.

Plus le conflit en Iran s’éternise, plus les responsables européens s’inquiètent d’une possible nouvelle crise des réfugiés. Cette inquiétude alimente des scénarios alarmants et des consultations diplomatiques discrètes sur les moyens d’empêcher une nouvelle vague migratoire de déstabiliser l’Europe.

Ces préparatifs incluent des consultations entre les responsables de l’UE et la Turquie, qui constitue une barrière géographique entre l’Iran et l’Europe et qui, il y a dix ans, a servi de voie de transit à plus d’un million de migrants arrivés par la mer.

Ces discussions se sont intensifiées deux jours après le début du conflit.

Lors d’un entretien téléphonique, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a assuré au commissaire européen à la Migration Magnus Brunner que la Turquie œuvrait pour éviter que le scénario précédent ne se reproduise. Il a déclaré que les autorités avaient renforcé les contrôles à la frontière turco-iranienne et coopéreraient avec l’Europe pour prévenir toute nouvelle vague de réfugiés, selon une interview ultérieure de M. Brunner.

Crainte d’une potentielle crise migratoire

Les deux parties se sont entendues sur le fait que si l’attaque américano-israélienne restait limitée, ses répercussions pourraient être contenues. Cependant, si les frappes s’intensifiaient et que l’Iran était déstabilisé, des exodes pourraient avoir lieu, selon des responsables européens et turcs ayant eu connaissance de la conversation et s’exprimant sous couvert d’anonymat.

L’inquiétude face à une potentielle crise migratoire s’ajoute à la liste croissante des répercussions mondiales de la guerre d’Iran.

Partout dans le monde, les dirigeants et les citoyens sont confrontés à la flambée des prix du carburant, aux avertissements de récession et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. En Europe, cette inquiétude est exacerbée par la crainte d’une nouvelle vague populiste due à un nouvel afflux de réfugiés, un facteur qui a renforcé les partis d’extrême droite anti-immigration au cours de la dernière décennie.

La conversation entre Brunner et Fidan, le 2 mars, était préliminaire et n’a débouché sur aucune nouvelle mesure concrète pour se préparer à une éventuelle augmentation des migrations, selon des diplomates européens et des responsables turcs.

En effet, plus de deux semaines après le début du conflit, aucun signe n’indiquait que des Iraniens –ou des Afghans résidant en Iran – se rassemblaient à la frontière turque pour fuir.

Les vagues de réfugiés mettent souvent des années à atteindre leur pic. Après le déclenchement de la guerre civile syrienne en 2011, il a fallu près de quatre ans avant que la migration syrienne vers l’Europe n’atteigne un niveau critique.

Mais à mesure que la guerre s’éternise, les responsables européens s’inquiètent de plus en plus de ce scénario, notamment après l’escalade des combats entre Israël et le Hezbollah, qui a provoqué un exode massif du sud du Liban.

L’Allemagne retient son souffle

«Nous ne voulons pas d’un scénario comme celui de la Syrie», a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz à un auditoire à Munich une semaine après le début de la guerre avant d’ajouter :«Nous avons tout intérêt à éviter un nouvel afflux de réfugiés de la région».

Il a exprimé des préoccupations similaires après sa rencontre, la semaine dernière, avec le Premier ministre tchèque.

Dimanche 15 mars, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux dirigeants des 27 États membres axée sur la question migratoire.

Elle a écrit que le conflit a déjà entraîné le déplacement interne de millions de personnes notamment en Iran et au Liban, ajoutant que si les réfugiés n’ont pas encore afflué vers l’UE, l’avenir demeure incertain. Elle a ajouté que les dirigeants devraient utiliser tous les outils diplomatiques à leur disposition en matière de migration.

L’Europe reste profondément marquée par les réactions politiques qui ont accompagné l’afflux de réfugiés de 2014-2016, lorsque des migrants originaires de pays comme la Syrie et l’Afghanistan ont afflué.

Depuis, l’Europe a renforcé ses contrôles aux frontières et incité des pays de transit comme la Turquie à jouer le rôle de garde-frontières. Cependant, ces mesures sont arrivées trop tard et n’ont pas empêché la montée en puissance de partis d’extrême droite anti-immigration dans des pays comme l’Allemagne, l’Autriche et la France.

Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) jouit actuellement d’une popularité considérable et se retrouve au coude à coude avec la CDU -parti de Merz- dans les sondages et ce, malgré des mesures telles que le renforcement des contrôles aux frontières en Allemagne.

Le flux migratoire vers l’Europe et l’Allemagne a fortement diminué depuis 2017 et cette tendance s’est poursuivie les années suivantes. L’agence européenne des frontières Frontex a indiqué que les passages illégaux de frontières ont diminué de 25% en 2025.

Lors de la crise migratoire d’il y a dix ans, les Européens ont accusé la Turquie de fermer les yeux sur le trafic d’êtres humains entre la Turquie et la Grèce. Les passeurs agissaient alors en toute impunité sur les côtes turques, jusqu’à ce que les dirigeants européens acceptent de débloquer des milliards de dollars d’aide au gouvernement turc.

Aujourd’hui, les dirigeants européens semblent déterminés à éviter que ce scénario ne se reproduise. L’entretien téléphonique entre Fidan et Brunner fait suite à une coordination intensive entre Ursula von der Leyen et les dirigeants du Moyen-Orient au cours du week-end.

La Turquie se prépare au pire

Des responsables turcs et européens au fait de la situation ont déclaré que toutes les parties partagent l’inquiétude d’une nouvelle vague migratoire, même si aucun plan de réponse commune n’a encore été élaboré.

Le ministre turc de l’Intérieur Mustafa Çiftçi a déclaré que son gouvernement avait préparé trois plans d’urgence pour faire face à d’éventuels afflux de migrants liés à la guerre.

Ces plans prévoient la création de zones tampons à la frontière pour héberger les réfugiés et, en cas d’afflux massif, la possibilité de les laisser traverser la frontière vers la Turquie.

Il a qualifié cette dernière option de «dernier recours», ajoutant que la Turquie pourrait initialement accueillir environ 90 000 personnes dans des camps de tentes et des logements temporaires.

De par sa proximité avec les zones de conflit au Moyen-Orient et en Asie, la Turquie accueille l’une des plus importantes populations de réfugiés au monde.

La guerre civile syrienne a provoqué un afflux massif de réfugiés à travers sa longue frontière, exerçant une pression immense sur les communautés d’accueil. Selon le HCR, le nombre de réfugiés syriens enregistrés en Turquie est tombé à 2,3 millions, contre un pic de 3,7 millions en 2022.

La présence d’un si grand nombre de réfugiés constitue un sujet politique sensible pour le gouvernement turc qui a renforcé ses contrôles frontaliers afin de prévenir de nouveaux afflux.

La guerre en cours en Iran pourrait également déstabiliser plus de 760 000 réfugiés à l’intérieur du pays, majoritairement afghans, selon les données du HCR.

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La Tunisie entre souveraineté et anxiété

21. März 2026 um 09:07

La célébration du 70e anniversaire de l’Indépendance, le 20 mars 2026 de la Tunisie, a coïncidé avec celle de l’Aïd El-Fitr, la Tunisie n’est plus seulement face à un calendrier. Elle est face à un miroir : celui de ses désirs, de ses peurs, de ses contradictions et de ses projets. Ce n’est pas une simple célébration. C’est un appel à nous regarder tels que nous sommes et tels que nous pouvons devenir.  

Manel Albouchi

Un peuple est un corps. Et comme tout corps, il peut intégrer ou rejeter.

Le mois de Ramadan impose une discipline, une retenue, une forme de maîtrise de soi. L’Aïd vient consacrer cette traversée, comme une sortie vers la réconciliation et le partage. L’indépendance, proclamée en 1956, relève d’une autre temporalité : celle de la lutte politique et de la souveraineté retrouvée. Mais dans les deux cas, il s’agit de franchir une limite, sortir d’un état de dépendance pour accéder à l’autonomie : tenir sans se fermer, accueillir sans se dissoudre.

Souveraineté sous pression

Le monde n’est plus un décor. Il est une pression constante. Les secousses des guerres, les crises énergétiques et économiques : tout concourt à produire une insécurité diffuse. Mais le réel n’est pas seulement une menace. Il est aussi une matière. Dans cet environnement, les alliances évoluent, se recomposent, parfois se fragilisent.

Pour des pays comme la Tunisie, la souveraineté ne peut plus être envisagée comme un acquis figé. Elle devient un exercice d’équilibre, entre ouverture et préservation des intérêts nationaux. Le risque de se voir imposer un «scénario obligé» : dans un monde multipolaire, la marge de manœuvre des États dépend de leur capacité à éviter les dépendances excessives.

C’est là que se joue la différence entre une société qui subit et une société qui transforme. Car le danger n’est pas dans la contrainte, mais dans l’incapacité à y répondre autrement que par la répétition.  

L’angoisse du manque  

Le manque est devenu le langage souterrain de notre époque : manque d’argent, manque de stabilité, manque d’avenir. Et lorsque ce manque devient trop intense, il cherche une sortie.

C’est dans ce contexte que la présence de migrants subsahariens en Tunisie devient un point de tension. Non pas en raison de ce qu’elle est, mais de ce qu’elle réveille. Nos peurs collectives se cherchent un visage. Elles se projettent sur ceux qui semblent différents, fragiles, étrangers.

Le peuple subsaharien en Tunisie n’est pas la cause de nos tensions. Mais les sociétés projettent leurs angoisses sur des figures extérieures lorsqu’elles ne parviennent plus à les contenir. Répondre par le rejet ou la fermeture ne dissout pas la peur. Elle se transforme en colère, en révolte, en contre-violence.

L’exemple de l’Iran en 2026 est éclairant : attaqué, frappé au cœur de ses infrastructures vitales, il ne s’est pas effondré, il s’est défendu, exacerbant les tensions régionales et mondiales.

Le même mécanisme se répète quand une société se défend en rejetant l’autre à l’intérieur de ses frontières. La vraie sagesse consiste à ne pas attaquer les faibles ou les vulnérables pour masquer nos peurs. Car qui se sent menacé se défend et la projection de l’angoisse devient alors conflit.

Ressources et souveraineté

Dans un monde où l’énergie est à la fois levier et menace, dépendre des autres équivaut à perdre une part de liberté. Chaque coup de prix, chaque interruption d’approvisionnement, chaque crise énergétique internationale réveille cette peur de ne plus exister, peur de ne plus pouvoir maintenir ce qui fait vivre une société.

La souveraineté ne se mesure pas seulement par les frontières. Elle se construit sur ce que nous possédons réellement : nos ressources humaines, nos jeunes, nos talents, nos travailleurs, nos ressources naturelles, nos terres fertiles, phosphates, gaz, solaire, éolien, et demain peut-être hydrogène vert.

Une partie de ces richesses transite vers le mode sans que nous en récoltions les bénéfices réels. Nos infrastructures, nos productions et notre énergie alimentent d’autres marchés, pendant que notre peuple ressent le manque et l’injustice.

Une souveraineté réelle commence par la valorisation de ce que nous avons, la protection de ceux qui vivent et travaillent sur notre sol, et la construction d’un avenir autonome et durable.

Humanité et stratégie

Plutôt que de rejeter, il faut apprendre à transmuter : la peur en vigilance, l’angoisse en empathie et la tension sociale en projet collectif non en discours de haine.

Ce 20 mars 2026, la Tunisie ne choisit pas les conditions dans lesquelles elle évolue. Mais elle peut choisir la manière d’y répondre. Ne pas rejeter ce que le réel impose. Ne pas s’y soumettre non plus. Mais le travailler.

Un peuple souverain n’est pas celui qui exclut, qui rejette ou qui cède à la peur. Il est celui qui transforme la peur en énergie, le manque en projet, la vulnérabilité en puissance. Il est celui qui reste humain, lucide et responsable dans un monde instable. Et c’est cela qui garantit notre dignité, notre liberté et notre puissance face à l’histoire et au réel.

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Tunisie | Vers une indépendance technologique et économique

21. März 2026 um 08:41

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République tunisienne à l’occasion du 70e anniversaire de l’Indépendance, 20 mars 2026.

Sami Ayari *

Monsieur le Président,

En ce 20 mars 2026, jour doublement sacré où se conjuguent l’Aïd El-Fitr et le 70e anniversaire de notre indépendance, je vous adresse, au nom de nombreux Tunisiens attachés à l’avenir de leur pays, mes vœux les plus sincères et mon profond respect.

Cette commémoration n’est pas seulement un hommage au passé. Elle est un appel pressant à prolonger l’indépendance politique conquise en 1956 par une indépendance technologique, économique et intellectuelle pleine et entière. 

Le monde dans lequel nous vivons devient chaque jour plus instable, plus compétitif et plus dangereux.

Les équilibres se redessinent à grande vitesse, et certaines formes de domination réapparaissent, plus subtiles mais bien réelles : domination par les données, les algorithmes et les infrastructures critiques.

Une nouvelle dépendance s’installe : la dépendance technologique, qui menace directement notre souveraineté.

Le cyberespace est un champ de forces permanentes, où les nations qui ne maîtrisent pas leurs outils numériques s’exposent à des dépendances stratégiques, à des fuites de valeur et à des risques sécuritaires accrus. Réduire cette dépendance n’est plus une option : c’est un impératif de dignité nationale, de sécurité et de compétitivité. Sans maîtrise réelle des infrastructures critiques cloud souverain, data centers locaux robustes, la Tunisie risque de voir ses données stratégiques, ses services publics essentiels et même sa sécurité nationale exposés à des fournisseurs étrangers, avec des coûts exorbitants et une perte d’autonomie stratégique.

Comme le soulignent les analyses récentes et le projet de Plan de développement 2026-2030 (qui met l’accent sur la transformation numérique, l’IA et la cybersécurité), cette fenêtre 2026-2028 est décisive : soit nous investissons massivement dans une souveraineté numérique concrète (infrastructures locales, IA éthique et souveraine, cybersécurité renforcée via la stratégie nationale 2026-2030), soit nous glissons vers une vulnérabilité accrue dans un cyberespace où les rapports de force sont permanents et impitoyables.

Monsieur le Président, l’indépendance politique acquise il y a 70 ans doit aujourd’hui être prolongée par une indépendance technologique réelle.

Réduire notre dépendance technologique apparaît désormais comme un enjeu majeur, étroitement lié à la souveraineté, à la sécurité et à la dignité nationale.

Mais pour que cette ambition prenne forme, elle doit s’appuyer sur un socle essentiel : la confiance.

Faire grandir durablement cette confiance doit devenir une priorité nationale confiance envers les citoyens, envers les compétences tunisiennes, envers les entrepreneurs, les investisseurs et le secteur privé. Car sans elle, les dynamiques d’initiative, d’innovation et de transformation peinent à s’exprimer pleinement.

La Tunisie dispose pourtant d’un atout considérable : ses talents, présents sur son territoire comme au sein de sa diaspora compétente et patriote. De nombreuses femmes et de nombreux hommes, qualifiés et expérimentés, sont prêts à contribuer. Ils attendent avant tout un signal clair : celui de la confiance, de la reconnaissance et de la possibilité d’agir.

Monsieur le Président, le moment est venu de dépasser les seuls ajustements progressifs pour engager une dynamique plus ambitieuse.

Accélérer la transformation digitale de l’État constitue aujourd’hui un enjeu stratégique. Un État moderne se doit d’être simple, accessible, transparent et efficace. La digitalisation peut devenir un levier déterminant pour alléger les procédures, améliorer les services publics et renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens.

Au-delà des outils, c’est toutefois une évolution culturelle en profondeur qui doit être engagée.

Faire confiance aux Tunisiens, c’est notamment :

  • valoriser les talents, en Tunisie comme au sein de la diaspora compétente et patriote ;
  • ouvrir davantage les responsabilités à une nouvelle génération ;
  • insuffler un véritable renouveau au sein des ministères et des entreprises publiques ;
  • nommer des dirigeants pleinement conscients des enjeux technologiques, capables de piloter des transformations complexes ;
  • reconnaître le rôle essentiel des entrepreneurs, des investisseurs et du secteur privé dans la croissance, l’innovation et la création d’emplois.

Le renouvellement des élites ne doit pas être perçu comme un risque, mais comme une opportunité au service du progrès.

Aller vers une plus grande indépendance technologique suppose une approche globale et cohérente :

  • transformer l’État en profondeur : accélérer la digitalisation des services publics pour plus de transparence, d’efficacité et de proximité avec les citoyens ;
  • investir dans le capital humain : engager des réformes ambitieuses de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, afin de les aligner sur les compétences et métiers du XXIᵉ siècle (intelligence artificielle, cybersécurité, data) ;
  • soutenir l’innovation et la création de valeur : encourager activement les startups, les innovateurs et les entrepreneurs tunisiens ;
  • libérer l’initiative : simplifier les cadres réglementaires, notamment en facilitant l’environnement entrepreneurial et l’investissement ;
  • mobiliser et retenir les talents : mettre en place des actions concrètes pour limiter la fuite des compétences, favoriser leur retour et créer un environnement où elles peuvent s’épanouir durablement ;
  • renforcer les capacités stratégiques : accélérer la mise en œuvre effective des stratégies nationales en intelligence artificielle et en cybersécurité, devenues des piliers de la souveraineté ;
  • renouveler les responsabilités : confier des postes clés à des profils conscients des enjeux technologiques, ouverts à l’innovation, au secteur privé et à la nouvelle génération.

Cette dynamique vise à créer un écosystème où l’État, les talents et les acteurs économiques avancent ensemble vers un modèle plus souverain, innovant et durable.

Par ailleurs, il convient de reconnaître avec lucidité que certaines structures administratives évoluent plus lentement face aux transformations technologiques. Là où les ajustements progressifs atteignent leurs limites, des évolutions plus profondes et structurantes deviennent nécessaires. Il peut alors être pertinent de repenser, voire de reconstruire certaines institutions sur des bases plus modernes, plus agiles et en phase avec les exigences du XXIᵉ siècle.

La Tunisie ne manque ni de talents ni d’énergie. Ce qui reste à consolider, c’est un cadre fondé sur la confiance, capable de libérer pleinement ces forces.

Monsieur le Président, l’indépendance de demain reposera en grande partie sur notre capacité à faire confiance, à former et à maîtriser les technologies.

Les nations dépendantes s’exposent à davantage de fragilité.

Celles qui maîtrisent leur trajectoire technologique renforcent leur souveraineté.

Celles qui investissent dans leur jeunesse et leur capital humain s’inscrivent dans la durée.

Le 70ᵉ anniversaire de notre indépendance peut ainsi marquer le point de départ d’une nouvelle étape.

L’histoire nous a offert une première indépendance ; il nous appartient désormais de construire celle, technologique et numérique, de demain.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération et de mon profond attachement à notre patrie.

Vive la Tunisie indépendante et souveraine !

Vive la République !

* Cofondateur et coordinateur général de Reconnect, Tunisian AI Society et Tunisia Cybershield.

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La Tunisie accueille le Congrès international de neurologie pédiatrique

20. März 2026 um 11:26

La Tunisie se prépare à accueillir le 11e Congrès national de neurologie pédiatrique du 26 au 28 mars 2026. Ce congrès se tiendra simultanément au 52e Congrès de la Société européenne de neurologie pédiatrique (SENP), organisé pour la première fois hors d’Europe.

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a rencontré, jeudi 19 mars, les représentants de l’Association tunisienne de neurologie de l’enfant et de l’adolescent (Atnea) et ils ont convenu d’une série de mesures visant à renforcer la prise en charge des enfants atteints de troubles neurologiques.

Parmi les mesures prévues figurent l’équipement du service de neurologie pédiatrique de l’hôpital national neurologique Mongi Ben Hamida, ainsi que le renforcement de la recherche scientifique et de la formation spécialisée dans ce domaine. L’objectif est de développer l’expertise nationale et d’identifier des solutions thérapeutiques innovantes.

Selon un communiqué du ministère de la Santé, l’organisation de ce forum scientifique international confirme le rôle croissant de Tunis comme destination pour les événements médicaux mondiaux et comme plaque tournante régionale pour l’échange d’expertise et la recherche scientifique en neurologie pédiatrique.

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Tunisie | Nouvelles mesures pour impulser l’emploi

20. März 2026 um 11:02

L’emploi salarié traditionnel ne suffit plus à absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail, insistant sur la nécessité de promouvoir une culture entrepreneuriale au sein du système éducatif, c’est pourquoi le gouvernement tunisien s’apprête à adopter de nouvelles mesures visant à réduire le chômage, en particulier celui des jeunes diplômés, estimé à 24,9 % au 3e trimestre 2025, selon les données de l’Institut National de la Statistique (INS), grâce à une approche participative aux niveaux régional et local, l’objectif étant de promouvoir la création d’emplois décents et de renforcer le lien entre le système éducatif et le marché du travail.

Il est ainsi prévu une révision des politiques actuelles afin d’inclure différentes catégories de demandeurs d’emploi, tout en accélérant le rythme des embauches dans les entreprises économiques.

Il s’agit d’utiliser les incitations du Fonds national pour l’emploi afin de faciliter l’insertion professionnelle des Tunisiens dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

Parmi les mesures envisagées figurent le développement de programmes de formation et de qualification supplémentaires pour rééquilibrer l’offre et la demande de main-d’œuvre, la digitalisation des services de l’emploi et l’élaboration d’une stratégie spécifique pour l’emploi à l’étranger, destinée à soutenir la mobilité des talents tunisiens sur les marchés internationaux.

Dans ce contexte, le gouvernement entend développer des mécanismes de financement et de soutien pour toutes les phases des projets privés.

Les nouvelles orientations visent également à accroître les opportunités d’investissement dans les secteurs prometteurs, notamment l’économie verte, bleue et circulaire, et à faciliter l’exploitation des ressources forestières par les jeunes diplômés comme levier de création de richesse dans les différentes régions du pays.

Par ces mesures, les autorités entendent soutenir la croissance économique, encourager la transition du secteur informel vers le secteur formel et promouvoir l’entrepreneuriat comme moteur du développement local.

I. B.

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Tunisie-Biélorussie | Les vœux de Loukachenko à Saïed

20. März 2026 um 10:22

Le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, a adressé, ce vendredi 20 janvier 2026, ses félicitations au président Kaïs Saïed à l’occasion de la fête de l’indépendance de la Tunisie, a apporté l’agence BelTA en citant le service de presse du dirigeant biélorusse.

«En ce jour de fête, je tiens à saluer votre volonté politique, votre détermination et votre vaste expérience d’homme d’État avisé, qui contribuent de manière inestimable à la croissance socio-économique de la République tunisienne et à l’amélioration du bien-être de ses citoyens», peut-on lire dans le message de félicitations.

Le dirigeant biélorusse a souligné l’intérêt de Minsk pour le développement de la coopération bilatérale dans tous les domaines d’intérêt commun. «J’espère qu’avec votre soutien, le dialogue Biélorussie-Tunisie recevra un nouvel élan et atteindra la pleine mesure de son potentiel», a déclaré Loukachenko, qui a «souhaité à Saïed une bonne santé et beaucoup de succès dans ses fonctions, ainsi que la paix et l’harmonie au peuple tunisien.»

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