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Textile | La Tunisie subit la recomposition du marché européen

25. Februar 2026 um 09:20

Les dernières données d’Eurostat sur les importations européennes de vêtements pour 2024-2025 révèlent une recomposition accélérée du marché. Si les dynamiques asiatiques dominent les analyses, l’impact sur les fournisseurs africains géographiquement proches – Maroc, Tunisie, Égypte – est palpable et différencié. L’analyse de ces chiffres démontre clairement que la Tunisie subit la pression concurrentielle la plus forte. (Photo: Usine de textile à Monastir).

Habib Glenza, à Lodz, Pologne

Commençons par les constats statistiques relatifs aux trois pays africains dans le top 10 des fournisseurs de l’Union européenne (UE). L’examen des données et des parts de marché Eurostat pour les importations européennes de vêtements correspondant aux chapitres du Système Harmonisé (couvrant respectivement les articles en bonneterie ou en tricot et les vêtements tissés et accessoires non maillé) révèle que l’Égypte émerge comme le seul acteur africain affichant une dynamique nettement positive, avec une croissance remarquable de +16,9% en valeur de ses exportations textiles vers l’UE. Une performance qui lui permet de progresser dans la hiérarchie des fournisseurs, gagnant +0,10 point de pourcentage (pp) de part de marché, passant ainsi de 0,67% à 0,77%. Bien que partant d’une base modeste, cette hausse constitue un démarrage prometteur dans un marché en recomposition.

À l’inverse, le Maroc enregistre un léger recul de -0,4% en valeur de ses exportations, accompagné d’une érosion marginale mais perceptible de sa position relative, avec une perte de -0,08 pp de part de marché (de 3,11% à 3,03%). Une stagnation relative, bien que moins prononcée, qui souligne une fragilisation dans un marché en croissance.

La Tunisie est le pays qui subit le plus fort recul (-3,6%) parmi les fournisseurs nord-africains de l’UE, entre 2024 et 2025. Ses exportations chutent significativement de -3,6% en valeur, entraînant une perte de -0,14 pp de part de marché, la faisant passer de 2,50% à 2,36%. Une érosion, sur une période aussi courte, qui signale une pression concurrentielle accrue sur ses segments traditionnels.

Redistribution des positions concurrentielles

Les chiffres sont clairs. Sur la seule année 2024-2025, la Tunisie affiche la plus forte contraction en valeur absolue (-3,6%) et la plus importante perte relative de parts de marché (-0,14 pp) parmi les trois pays d’Afrique du Nord. Le Maroc, malgré un recul très limité en valeur (-0,4%), voit aussi sa position se fragiliser dans un marché qui croît globalement, mais profite davantage aux géants asiatiques et à l’Égypte. Parlons, justement, de l’Égypte : bien que partant de très loin, ce pays est le seul du trio à tirer véritablement son épingle du jeu sur cette période, affichant une dynamique positive robuste.

Redouane Lachgar, professionnel marocain associé au secteur textile et habillement, insiste : «Nous ne sommes plus dans une simple fluctuation annuelle. Nous observons une redistribution graduelle des positions concurrentielles». Une redistribution qui profite massivement à l’Asie du Sud et du Sud-Est : Bangladesh (+5,9%, +0,78 pp), Inde (+7,9%, +0,27 pp), Pakistan (+9,7%, +0,30 pp), Cambodge (+14,5%, +0,54 pp). Même la Chine, géant incontesté mais sous pression, parvient à une légère croissance (+1,2%) malgré une petite perte de part de marché (-0,27 pp).

Une phase de réalignement stratégique

Le facteur structurant majeur identifié est l’impact des accords commerciaux récents. L’accord de libre-échange UE-Inde, récemment finalisé, prévoit explicitement une réduction progressive des droits de douane sur le textile et l’habillement.

En parallèle, les États-Unis ont renforcé leurs cadres avec l’Inde et le Bangladesh, incluant des allègements tarifaires textiles. Des dispositifs qui améliorent la compétitivité-prix de ces pays sur le marché européen, accélérant un basculement structurel déjà amorcé par leurs coûts de production et leurs capacités industrielles.

Disons que la redistribution des positions concurrentielles n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle et accélérée par la géopolitique commerciale. Le commerce textile mondial entre dans une phase de réalignement stratégique.

La Tunisie, avec le recul le plus marqué en valeur et en parts parmi ses pairs africains directs sur 2024-2025, en est le premier impacté. Le Maroc, bien que plus résistant, voit sa position stagnante devenir relativement plus fragile face au bond en avant de l’Égypte et surtout des géants asiatiques boostés par les accords des exportations avec l’UE.

Cette analyse sur la régression des exportations nord-africaines de vêtements vers l’UE suscite plusieurs interrogations sur l’écroulement de l’industrie tunisienne du textile, jadis secteur clé de l’économie tunisienne, pourvoyeur de main d’œuvre et de devises.

Opérateurs et responsables aux abonnés absents

Que font les opérateurs privés du secteur qui voient ainsi leurs positions continuellement grignotées ? Où sont les responsables gouvernementaux pour promouvoir l’exportation de nos vêtements ? Le Cepex, le ministère de l’Industrie, la Fédération tunisienne de textile-habillement… Que font tous ces hauts responsables qui dépensent l’argent du contribuable dans des soi-disant voyages de promotion pas toujours utiles ou rentables ? Pourquoi n’écoutent-ils pas un citoyen tunisien résidant à l’étranger, qui connait très bien le marché de son pays de résidence, la Pologne en l’occurrence, pays de 37 millions d’habitants et qui abrite un mégacentre de textile, l’un des plus grands au monde, visité par 4000 clients, locaux et étrangers, par jour ?

Voilà un autre secteur qui va mal, tout comme ceux du tourisme, de l’huile, des dattes et des produits de la mer. Mais que fait-on pour les sauver d’une débandade qui ne fait que commencer ? 

UE – Importations de vêtements 2024 -2025 : 

Pays d’Afrique du Nord (+ Turquie)

Égypte : +16,9 %

Maroc : -0,4 %     

Tunisie: -3,6 %           

Turquie : -10,8 %

Pays asiatiques :

Cambodge : +14,5 %

Pakistan : +9,7 %

Inde : +8,0 %

Bangladesh : +6,0 %

Chine : +1,2 %

Source : Eurostat.

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L’Arabie saoudite investit dans la reconstruction de la Syrie

25. Februar 2026 um 08:12

Après avoir œuvré à introduire le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa au sein de la communauté internationale, à organiser sa première rencontre avec le président américain Donald Trump à Riyad en mai 2025, à peser pour que les sanctions internationales imposées à la Syrie soient levées, voilà que l’Arabie saoudite investit une somme conséquente dans l’économie syrienne qui en a cruellement besoin. Riyad entend être un acteur de premier plan dans le processus de reconstruction du pays du Levant détruit par quinze ans de guerre civile. 

Imed Bahri

Alaa Shahine Salha, chercheur au Saudi Research & Media Group et chroniqueur économique pour Asharq Business (partenaire de Bloomberg au Moyen-Orient) s’est penché sur le sujet dans le média américain Semafor. Il considère que l’annonce par l’Arabie saoudite d’un investissement de 5,3 milliards de dollars via certaines de ses entreprises les plus importantes dans les secteurs des télécommunications, de l’aviation et des infrastructures hydrauliques en Syrie ne suffira probablement pas à elle seule à changer la donne dans un pays ravagé par la guerre. Il estime que le montant en lui-même n’est pas l’essentiel. 

Ce qui importe davantage c’est que cette annonce s’inscrit dans un plan plus vaste visant à mener à bien l’un des projets de reconstruction nationale les plus complexes au monde depuis l’invasion américaine de l’Irak il y a plus de vingt ans.

Endiguer le trafic de drogue

L’intérêt de l’Arabie saoudite à soutenir la nouvelle administration de Damas est facile à comprendre. La destitution de Bachar Al-Assad a anéanti un pilier essentiel de l’influence régionale iranienne. Le Royaume ainsi que d’autres pays se sont empressés de combler ce vide. L’une des priorités saoudiennes était également d’endiguer le trafic de drogue illicite que le régime d’Assad, véritable narco-État, produisait et faisait transiter dans le Golfe. L’Onu affirme que ce trafic a été fortement perturbé et un responsable syrien déclare qu’il est «pratiquement à l’arrêt».

Cependant, l’ampleur de la tâche est trop importante pour que les États du Golfe puissent l’assumer seuls, ce qui explique l’empressement de Riyad, dès le départ, à impliquer les puissances mondiales et les institutions financières internationales.

Les besoins de reconstruction de la Syrie sont colossaux, quel que soit le critère retenu. Selon l’estimation prudente de la Banque mondiale, ils s’élèvent à 216 milliards de dollars. Ce montant est comparable aux dépenses engagées pour la reconstruction de l’Irak après la chute de Saddam Hussein et dépasse même, au regard des normes actuelles, le plan Marshall américain pour la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale.

Trouver des précédents inspirants dans la région environnante n’offre guère de raisons d’être optimiste. Les États-Unis n’ont pas réussi à reconstruire l’Afghanistan après leur invasion suite aux attentats du 11 septembre. Ils ont également aggravé la situation en Irak, laissant le pays sombrer dans des années de violence brutale, de mauvaise gestion et de corruption. La reconstruction du Liban après la guerre civile (1975-1990) a été alimentée par une vague d’emprunts effrénée qui a finalement abouti à une impasse dans un pays miné par une corruption endémique, un climat politique délétère et des conflits récurrents avec Israël.

Les piliers de la reconstruction

Des discussions avec des responsables syriens et saoudiens, ainsi qu’avec des organisations internationales impliquées dans le dossier ou étroitement liées à celui-ci, ont permis de dresser un tableau réaliste des défis à relever : un contexte politique instable, des infrastructures massivement détruites et un état catastrophique des institutions syriennes. Ceci explique peut-être la prudence des acteurs de la reconstruction de la Syrie.

Cette approche repose sur quatre piliers essentiels :

– La sécurité avant tout : le rétablissement de la sécurité et de la stabilité politique est une condition préalable à toute autre initiative.

– La levée des sanctions pour stimuler la croissance : la levée des sanctions internationales l’an dernier a été obtenue en grande partie grâce aux pressions saoudiennes et devrait entraîner une croissance économique à deux chiffres en 2026, à mesure que la Syrie renoue avec le reste du monde.

– L’État doit fonctionner : le renforcement des capacités des principales institutions économiques syriennes, notamment le ministère des Finances et la Banque centrale, est désormais une priorité pour le Fonds monétaire international.

– Évaluer les dégâts, puis mobiliser les financements : une cartographie précise des besoins de reconstruction est essentielle pour mobiliser l’aide internationale.

Tel est le plan. Rien n’est garanti, car la stratégie comporte de multiples risques susceptibles de compromettre le redressement à chaque étape.

Par exemple, si le gouvernement du président Ahmed Al-Charaa est parvenu à réduire le niveau global de violence, des flambées de violence communautaire ont persisté. Les pays du Golfe, et le reste du monde, préfèrent traiter avec un homme fort capable d’imposer les réformes nécessaires par la force, contrairement à la situation au Liban voisin, par exemple. Cependant, force est de constater qu’Al-Charaa ne contrôle pas encore totalement le territoire syrien.

Les bilans mitigés des «hommes forts»

De plus, les bilans des «hommes forts» en matière de gestion économique ne sont guère glorieux. Alaa Shahine Salha estime que sous la présidence d’Abdelfattah Al-Sissi, ancien chef militaire, les performances économiques de l’Égypte ont été mitigées et ont contraint le pays à solliciter deux importants plans de sauvetage auprès du FMI.

À cela s’ajoutent les risques liés à l’économie politique. Des experts comme Yezid Sayigh du Carnegie Middle East Center ont averti que des accords d’investissement sans plan de relance transparent pourraient reproduire le capitalisme de connivence qui prévalait sous Assad.

Néanmoins, des sources saoudiennes et des responsables internationaux semblent plus optimistes concernant l’évolution de la situation. Riyad met davantage l’accent sur la reconstruction des institutions étatiques et insiste pour que les financements de grande envergure soient étroitement surveillés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

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Le «Grand Israël» selon l’ambassadeur américain à Tel Aviv

25. Februar 2026 um 07:45

L’ambassadeur des Etats-Unis ne représente pas Israël : il représente à peine ses mabouls. Mais il est tout à fait possible qu’il représente une AmérKKKe en devenir.

Gideon Levy

«La Genèse 15 dit que c’est Abram – avant Abraham, c’est Abram – qui reçoit de Dieu la nouvelle que ses descendants hériteront de la terre. Et vous me direz, en tant que théologien, si je me trompe, ça va de l’Euphrate au Nil, je pense. Et ça inclurait pratiquement tout le Moyen-Orient. Ce serait le Levant. Donc Israël, la Jordanie, la Syrie, le Liban. Ça inclurait également une grande partie de l’Arabie saoudite et de l’Irak. … Je veux dire, je ne suis pas sûr que ça irait aussi loin. … ça inclurait beaucoup d’endroits qui sont aujourd’hui des pays. (…) Mais cette zone particulière dont nous parlons maintenant – Israël est une terre que Dieu a donnée par l’intermédiaire d’Abraham à un peuple qu’il a choisi. C’était un peuple, un lieu et un but. (…) Israël a-t-il droit à cette terre ? (…) Ce serait bien s’ils prenaient tout ça ».

Du fleuve au fleuve

Le lieu : le terminal diplomatique de l’aéroport Ben-Gourion. Le moment : au milieu de la semaine dernière. L’occasion : ce n’est pas ce que vous pourriez croire. Non, ce n’était pas une conversation entre des personnes échappées d’une unité fermée de quelque asile psychiatrique.

Il s’agissait d’une conversation entre Tucker Carlsonet l’ambassadeur états-unien en Israël, Mike Huckabee, dans le cadre de son programme d’entretiens.

Le terme «Grand Israël» est devenu trop restrictif, modeste et anachronique. Ce n’est plus de la mer au désert. Maintenant c’est du fleuve (l’Euphrate) au fleuve (le Nil). Tout ça est à nous.

Ça ne sort pas de la bouche des déjantés du Mont du Temple, ni des foldingues qui parlent de retourner à Gaza, mais de la bouche de l’ambassadeur états-unien en Israël, une personne nommée personnellement par le président Donald Trump, qui connaissait très bien les opinions lunatiques de l’ambassadeur.

La promesse de Dieu à Abraham

Il visite ce pays depuis 53 ans, a déclaré Huckabee-l’ami-d’Israël, principalement les colonies que son pays n’a jamais reconnues. Il estime que tout le Moyen-Orient appartient aux Juifs. Ciao ciao, Mohammed ben Salmane ; bye bye, Abdel Fattah Al-Sissi, allez vous chercher d’autres pays. Celui-ci est à nous, celui-là aussi, et celui-là aussi. La base juridique est solide et bien établie : c’était la promesse de Dieu à Abraham. Ainsi parla l’éminent ambassadeur en Israël.

À la liste interminable des ambassadeurs et envoyés états-uniens au Moyen-Orient qui étaient juifs et sionistes, y compris les actuels, Steve Witkoff et Jared Kushner, s’ajoute désormais un impérialiste chrétien, qui agit non seulement au nom d’Israël, mais aussi au nom du messianisme juif.

Ce n’est pas pour rien que Carlson a dit : «Cet homme ne représente pas mon pays ; il représente Israël.» Ce n’est ni l’un ni l’autre, Carlson. Cet homme ne représente pas Israël ; il représente à peine ses mabouls. Mais il est tout à fait possible qu’il représente une AmériKKKe en devenir, dont le secrétaire d’État Marco Rubio a récemment loué «l’héritage chrétien» de l’Occident quand il était à Munich.

Toute cette affaire aurait pu servir de diversion comique en marge d’événements plus importants si elle n’avait pas été centrée sur un homme choisi pour ce rôle d’ambassadeur non pas malgré ses opinions, mais précisément à cause d’elles. Meir Kahane n’aurait pas osé s’exprimer de la même manière ; Itamar Ben-Gvir se contente de beaucoup moins.

Ce type est le porte-parole de la puissance qui est en train de façonner actuellement le caractère du Moyen-Orient, peut-être pour des générations. C’est le porte-parole d’un État qui s’apprête à lancer une guerre contre l’Iran parce qu’Israël l’y exhorte, du moins selon Carlson. Ce sont là les derniers amis d’Israël dans le monde et telle est leur vision.

Peut-on ne pas devenir antisémite ?

Existe-t-il de plus grands accélérateurs de l’antisémitisme ou de plus grands instigateurs de positions anti-israéliennes que ceux qui poussent Israël à devenir un empire régional, tout ça à cause d’une promesse biblique pipeau faite il y a 3 000 ans ?

Israël est le pays natal des Juifs, a déclaré Huckabee. Et qu’en est-il de sa maison en Arkansas ? À qui appartient-elle ? Pas à la tribu des Quapaw ? Ou bien Huckabee et ses semblables ont-ils une règle morale pour le monde entier et une autre pour le peuple élu ? Compte tenu de tout ça, est-il possible de ne pas devenir antisémite ?

Et enfin, que penseront les Arabes du pouvoir que représente Huckabee ? C’est la concrétisation de toutes leurs craintes primitives à l’égard du sionisme. Imaginez les Etats-Unis envoyant en Israël un ambassadeur djihadiste, qui croit en l’établissement d’un califat islamiste dans tout le Moyen-Orient. C’est là, juste à l’envers, leur ambassadeur en Israël, et il est considéré comme légitime. C’est tout sauf drôle.

Source Haaretz. Traduit par Tlaxcala

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Data centers | La part mondiale de l’Afrique bloquée à 0,6%

25. Februar 2026 um 07:18

L’Afrique est en voie de tripler sa capacité de data centers d’ici la fin de la décennie, mais le continent ne représentera toujours que 0,6 % de l’infrastructure informatique mondiale, selon le rapport publié ce mardi 24 février 2026 par l’Africa Data Centres Association (Adca) et Rising Advisory.

La charge informatique active en Afrique s’élève à 360 mégawatts (MW), avec 238 MW en cours de construction et 656 MW supplémentaires prévus. Si tous les projets aboutissent, la capacité totale atteindrait environ 1,2 gigawatt. Malgré cette expansion, la part de l’Afrique dans la capacité mondiale devrait rester globalement inchangée alors que l’investissement s’accélère aux États-Unis, en Europe et en Asie.

En dehors de l’Afrique du Sud, les niveaux d’occupation moyens restent proches d’un tiers de la capacité disponible, reflétant des infrastructures construites en anticipation de la demande future des fournisseurs de cloud hyperscale et de l’intelligence artificielle.

Le rapport souligne que l’approvisionnement en énergie, plutôt que la connectivité par fibre optique, est devenu la principale contrainte au développement de nouveaux sites. Les déficits énergétiques et les pertes de transmission atteignant jusqu’à 25 % dans certains centres urbains poussent les opérateurs vers des accords d’achat d’énergie à long terme, des micro-réseaux et la colocalisation avec des infrastructures d’énergie renouvelable.

Plus de 40 pays africains ont désormais adopté des lois sur la protection des données, et 15 ont formalisé des stratégies nationales en matière d’IA, reflétant un virage vers la souveraineté numérique et l’hébergement local des données.

L’Afrique représente environ 20 % de la population mondiale, mais héberge moins de 1 % de la capacité mondiale des centres de données.

«Il ne s’agit pas d’un simple rattrapage technologique, c’est une course contre la montre pour éviter que l’Afrique ne soit durablement exclue de la nouvelle économie mondiale de l’intelligence artificielle», a déclaré Faith Waithaka, présidente de l’Adca.

Le rapport complet, Data Centres in Africa 2026, est disponible publiquement.

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Gestern — 24. Februar 2026Haupt-Feeds

Iran | Le régime peut-il résister à une attaque israélo-américaine ?

24. Februar 2026 um 13:25

Alors que les paris vont bon train sur la probabilité d’une attaque de l’Iran par les États-Unis et Israël, sur l’ampleur de l’opération et sur son timing, il y a un sujet qui passe inaperçu qui est le conflit actuel en Iran entre les conservateurs et les réformateurs dans la gestion de la crise et la possibilité que la guerre puisse faire tomber le régime. C‘est le sujet d’un article du Times, qui est revenu sur ce différend opposant les deux camps.

Imed Bahri

Le journal britannique indique qu’alors que le guide suprême Ali Khamenei se cache, les conservateurs reconnaissent que les États-Unis sont capables d’infliger des dégâts importants à leur pays mais ils pensent également pouvoir leur résister. 

«À Washington comme à Téhéran, on a l’impression qu’un conflit pourrait faciliter la diplomatie car il rendrait l’autre partie plus rationnelle lors des négociations», explique Ali Vaez, responsable du projet Iran au sein de l’International Crisis Group, avant d’ajouter : «Je trouve cela complètement absurde. Bien sûr, l’Iran serait vaincu [dans une guerre prolongée], mais certains conservateurs à Téhéran croient que le seul moyen de mettre fin à ce cycle d’agressions américaines et israéliennes est de verser le sang».

Ce point de vue n’est pas partagé par tous les dirigeants iraniens, notamment par le camp relativement pragmatique des réformateurs représentés par le président Massoud Pezeshkian. Leur priorité est d’obtenir un allègement des sanctions américaines afin de sauver l’économie iranienne chancelante et de contenir le mécontentement généralisé qui a suivi la répression violente du soulèvement populaire.

Sauvetage ou capitulation

Sanam Vakil, directrice du projet Moyen-Orient à Chatham House, déclare : «Le camp réformateur considère cet accord comme le seul moyen de sauver le régime et de consolider son influence. Les conservateurs, quant à eux, estiment que l’accord proposé équivaut à une capitulation totale. Face à l’absence de levée substantielle des sanctions de la part des États-Unis, ils y voient un prélude à des pressions accrues et à un changement de régime». Elle ajoute : «Leurs calculs reposent donc sur un pari risqué, voire une guerre, pour améliorer les termes de l’accord final. À mon avis, c’est extrêmement dangereux, et il est incompréhensible qu’ils pensent pouvoir tenir tête aux États-Unis».

Les deux camps ont une longue tradition d’erreurs d’appréciation dans les conflits. Cette situation a enlisé les États-Unis dans des conflits interminables au Vietnam, en Irak et en Afghanistan et a entraîné l’Iran dans une série de guerres menées par Israël, au cours desquelles les milices supplétives de Téhéran dans la région ont été décimées et nombre de leurs généraux les plus gradés tués.

Toute guerre contre les États-Unis serait probablement bien plus destructrice que la campagne aérienne menée par Israël l’an dernier qui a gravement endommagé les installations nucléaires iraniennes et décapité son commandement militaire. L’Iran a tiré les leçons de ce conflit, en créant un nouveau conseil de défense habilité à prendre des décisions à un moment où Khamenei –qui pourrait figurer en tête d’une liste noire américaine– pourrait se cacher.

La carte du détroit d’Ormuz

Depuis des années, l’Iran renforce ses forces navales dans le but de fermer le détroit d’Ormuz, par lequel transite un tiers du pétrole mondial transporté par voie maritime, et d’attaquer les navires de guerre américains avec des missiles, des vedettes suicides, des drones kamikazes (munitions rodeuses) et des sous-marins.

«Toutes les capacités développées par l’Iran visent à cibler les forces navales et les bases américaines dans la région ce qui représente un danger réel», a déclaré Vaez avant d’ajouter : «Les États-Unis en sont conscients. Si une attaque était facile à lancer, elle aurait été menée depuis des semaines».

Vaez a ajouté que les dirigeants iraniens estiment que, si les États-Unis sont capables d’infliger des dégâts importants, ils sont mieux armés pour y résister. «Si un seul navire de guerre américain était touché par des milliers de missiles, de missiles antinavires, de drones sous-marins et de vedettes rapides, ce serait un désastre pour le président Trump. Voilà la différence», a-t-il souligné.

Toutefois, même un seul tir pour les Iraniens –bien qu’il en faille plusieurs pour endommager un navire de guerre– pourrait déclencher une offensive militaire d’une ampleur bien plus grande contre eux.

«Ils n’ont pas vraiment d’issue», estime, de son côté, Farzan Sabet, chercheur à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève. «Supposons qu’ils survivent à une guerre et que le régime ne s’effondre pas. Que se passera-t-il ensuite ?», s’interroge-t-il. 

L’Iran ciblerait probablement les bases américaines dans toute la région mais les États arabes, craignant d’être pris entre deux feux, ont quasiment renoncé à tenter d’endiguer le conflit.

«Nous avons baissé les bras. Les Iraniens sont irrationnels et Trump est totalement imprévisible», a déclaré une source bien informée du Golfe, sous couvert d’anonymat.

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Départ de travailleurs tunisiens du BTP vers l’Italie

24. Februar 2026 um 12:29

Le lundi 23 février 2026, l’aéroport international de Tunis-Carthage a vu le départ d’un premier groupe de jeunes Tunisiens vers l’Italie pour entamer une expérience professionnelle dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP).

Ce départ s’inscrit dans le cadre du programme Thamm Plus – Pour une approche globale de la gouvernance de la migration et de la mobilité de la main-d’œuvre en Italie et en Afrique du Nord.

«Développer des parcours de mobilité légale sûrs, équitables et répondant aux besoins respectifs de nos marchés du travail est au cœur du Partenariat des Talents entre la Tunisie et l’Union Européenne», indique un communiqué de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Qui souligne l’ambition commune aux deux parties de «faire de la migration un levier de développement, plutôt qu’un facteur de vulnérabilité, et bâtir des cadres de coopération gagnant-gagnant qui répondent aux aspirations des jeunes, soutiennent les besoins des économies et reposent sur les principes de solidarité et de responsabilité partagée.»

Le programme est mis en œuvre par l’OIM en partenariat avec l’Associazione Centro Elis, ainsi que l’Association italienne des constructeurs en bâtiment (Ance), en collaboration avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MEFP), l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (Aneti), et l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP), sur financements de l’UE et du ministère italien de l’Intérieur.

On espère que tous ces acteurs institutionnels garantiront aux jeunes travailleurs une situation professionnelle stable et digne dans leur pays d’accueil et qu’ils ne se retrouvent pas dans la rue, après que leurs futurs employeurs seraient revenus sur leurs engagements, comme cela est déjà arrivé à certains d’entre eux par le passé.

I. B.   

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Affariet Ramadan | Kia propose des offres exclusives

24. Februar 2026 um 12:07

À l’occasion du mois de Ramadan, City Cars, distributeur officiel de la marque Kia en Tunisie, propose à ses futurs clients des avantages exclusifs sur une sélection de modèles thermiques et hybrides.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté de la marque d’offrir des solutions de mobilité modernes et fiables, adaptées aux attentes du marché. Une occasion privilégiée d’acquérir un véhicule alliant technologie, efficience et sérénité au quotidien.

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Communiqué.

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«La Tunisie a besoin à la fois de pain et de liberté»

24. Februar 2026 um 11:49

C’est le titre de l’article en anglais («Tunisia needs both bread and freedom») publié sur le site Atlantic Council par Ameni Mahrez, professeure adjointe de sciences politiques au College of William & Mary et chercheuse associée au programme Middle East Initiative de la Harvard Kennedy School.

Aussi l’avenir de la Tunisie repose-t-il, selon elle, sur «la recherche d’un juste équilibre entre la poursuite des réformes de marché et l’intégration mondiale, tout en renforçant les institutions démocratiques et en protégeant les libertés fondamentales», car, explique la chercheuse «la liberté seule ne permettra pas d’atteindre la prospérité, et la prospérité seule ne garantira pas la liberté».

La régression économique du pays au cours de la décennie qui a succédé à la Révolution du 14 janvier 2011, en apporte la preuve s’il en est encore besoin. Durant cette période, la liberté n’a pas apporté la prospérité espérée, mais une instabilité politique qui s’est traduite par un ralentissement de la croissance, une hausse de l’inflation et du chômage et une baisse du pouvoir d’achat des citoyens.  

Pour sortir la Tunisie de l’ornière où elle se trouve aujourd’hui, Ameni Mahrez préconise «le renforcement des institutions démocratiques, la garantie d’une gouvernance transparente et d’une justice indépendante, ainsi que l’élargissement des libertés politiques [qui ] permettront de créer un environnement durable et inclusif pour tous les citoyens.»

De nouvelles réformes économiques sont également nécessaires, selon elle, «pour briser le pouvoir monopolistique du marché, favoriser une véritable concurrence et supprimer les obstacles bureaucratiques afin d’attirer les investissements nationaux et étrangers.»

«Le gouvernement tunisien doit se montrer plus à l’écoute et rendre davantage de comptes face aux griefs socio-économiques croissants des citoyens afin de prévenir de nouveaux troubles et de bâtir la confiance sociale indispensable à une stabilité durable», estime encore la chercheuse. Et pour cause, explique-t-elle : «L’accumulation de griefs économiques non résolus engendre une frustration que la répression politique ne peut contenir durablement.»

Ameni Mahrez, titulaire d’un doctorat en sciences politiques de la Central European University. 

«La Tunisie a besoin d’un contrat social où les opportunités économiques se développent parallèlement à la participation politique, où la croissance se traduit par une amélioration du niveau de vie pour tous les citoyens, et non seulement pour les élites. Cela implique non seulement une croissance du PIB, mais aussi une attention particulière à la qualité de l’emploi, à la répartition des revenus et à l’accès aux services», écrit Ameni Mahrez, qui rappelle que le pays a connu une recrudescence des manifestations en 2025 et au début 2026.

«L’avenir de la Tunisie repose sur la recherche d’un juste équilibre entre la poursuite des réformes de marché et l’intégration mondiale, tout en renforçant les institutions démocratiques et en protégeant les libertés fondamentales. Seule cette combinaison permettra d’assurer une prospérité durable qui réponde aux aspirations des citoyens et jette les bases d’un développement stable à long terme», conclue-t-elle.

I. B.

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Le ghot, un système hydro-agricole oasien

24. Februar 2026 um 11:05

Entre savoirs locaux et ingénierie naturelle dans le sud tunisien : dans le Sahara, le ghot, l’oasis sèche, le vent creuse et le palmier boit dans la nappe phréatique. On y accède parfois avec une pelle, des paniers de sable sur les épaules et une connaissance millimétrique du vent. C’est la logique du ghot, en arabe غوط, un système oasien qui permet de cultiver des palmiers dattiers en exploitant la nappe phréatique superficielle, sans irrigation «moderne» continue.

Le sujet est revenu sur le devant de la scène ces derniers jours dans un texte partagé sur les réseaux sociaux et signé par l’agronome Noureddine Nasr, relayé également par son collègue marocain Lahcen Kabiri, avec une invitation à recueillir des informations sur d’éventuels exemples historiques ou vestiges du système en Tunisie, en Libye et au Maroc.

Le cœur du récit reste toutefois une région symbolique : la vallée de l’Oued Souf, dans le sud-est de l’Algérie. Selon la FAO, le ghot est un système hydro-agricole traditionnel basé sur le creusement des dunes, utilisant les connaissances sur les vents dominants pour créer de grandes cuvettes où planter des palmiers dattiers «au-dessus» des ressources en eau souterraines.

Rapprocher la plante de l’humidité

Ce modèle permet également la culture de couches inférieures, telles que des légumes et des arbres fruitiers, et contribue à maintenir la biodiversité et le microclimat local. Il s’agit de l’un des sites reconnus par le programme Globally Important Agricultural Heritage Systems, lancé en 2011.

Dans le récit social qui a ravivé l’attention, la «naissance» d’un ghot est décrite comme une entreprise collective : d’abord, l’identification du point où la nappe phréatique est proche, puis l’ouverture d’une cavité initiale et enfin l’utilisation du vent comme allié, guidé par des barrières et des obstacles mobiles pour favoriser l’enlèvement naturel du sable.

Cette logique est cohérente avec ce que rapportent également des sources universitaires, qui décrivent des palmiers cultivés dans de grands cratères creusés à la main dans les dunes, dont les racines bénéficient de la remontée capillaire de l’eau souterraine. Le principe est simple et, en même temps, sophistiqué : rapprocher la plante de l’humidité, en réduisant au minimum les pertes par évaporation typiques de l’irrigation dans un environnement hyperaride.

Dans cette «oasis inversée», la protection contre le vent et l’ensablement reste une condition de survie, traditionnellement assurée par des clôtures de palmiers secs et un travail constant d’entretien du bord du bassin.

La question de savoir si le ghot existait également en Tunisie trouve au moins une confirmation documentaire : une publication sur les oasis tunisiennes rappelle que la technique consistant à planter de jeunes palmiers «au niveau de la nappe phréatique superficielle» a existé, citant explicitement le ghot comme une pratique historique. Cette référence est liée, en filigrane, à la profonde transformation de l’oasis tunisienne au cours de la seconde moitié du XXe siècle et au-delà, de plus en plus dépendante des prélèvements d’eau et des infrastructures.

Dans le gouvernorat de Kébili, des études sur le développement agricole lié aux ressources géothermiques décrivent un réseau important de forages et d’utilisations irriguées, avec de l’eau prélevée dans de grands aquifères profonds puis utilisée, après refroidissement, pour l’irrigation ou dans des systèmes «en cascade» entre serres et palmeraies. Il s’agit d’un modèle éloigné de la logique originelle du ghot, qui peut altérer, à terme, l’équilibre entre les nappes phréatiques superficielles et profondes.

Pacte entre l’homme, l’eau et le vent

Si l’image de l’oasis saharienne évoque avant tout la rareté de l’eau, dans le cas du Souf, les études décrivent également un risque inverse : la remontée de la nappe phréatique, alimentée par des pratiques d’irrigation intensives, des dispersions hydriques et l’absence ou l’insuffisance de drainage et de réseaux d’évacuation. Le paradoxe est que le même système créé pour exploiter une nappe «proche et stable» peut devenir fragile lorsque l’équilibre hydrique est rompu, soit par un abaissement dû à la surexploitation, soit par une élévation liée à des recharges artificielles et à une mauvaise gestion de l’eau.

C’est une leçon qui concerne, par analogie, les oasis tunisiennes, où la durabilité est liée à la gouvernance des aquifères et à la qualité de l’eau, ainsi qu’à la lutte contre la désertification et le stress climatique.

Dans les discussions relancées dernièrement, le ghot est présenté comme une «solution basée sur la nature» avant la lettre, un pacte entre l’homme, l’eau et le vent.

La perspective est également économique : valoriser les produits des oasis en tant que patrimoine, récupérer les ghot abandonnés, construire des filières de qualité et des parcours d’écotourisme et d’agritourisme. Mais la survie du système, comme l’indiquent tant les sources institutionnelles que les études techniques, dépend d’une condition préalable : reprendre le contrôle de la gestion de la nappe phréatique, limiter les forages incontrôlés, améliorer le drainage et les réseaux, et planifier l’utilisation de l’eau. Sans ce cadre, le ghot risque de rester une suggestion iconique, idéale pour les photographies aériennes, mais incapable de résister à l’impact de l’agriculture intensive, de l’urbanisation et de la crise climatique.

D’après Ansamed.

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Le Lac Sijoumi sera-t-il un jour un site touristique ?   

24. Februar 2026 um 10:22

Depuis les années 1970, les responsables du gouvernement nous bassinent à propos du projet d’aménagement des rives du lac Sijoumi, à la lisière ouest de Tunis, pour en faire un site touristique. A certains moments, on a même parlé d’investisseurs étrangers qui auraient exprimé leur intérêt pour le projet. Un demi-siècle plus tard, on n’a rien vu pousser sur les rives de ce lac intérieur, sauf des bidonvilles et des décharges publiques. Le pire c’est que ces chers responsables gouvernementaux continuent de nous bassiner avec cette histoire à faire dormir debout. Comme si gouverner, en Tunisie, c’est brasser du vent.

Latif Bahri

Ce commentaire nous a été inspiré – qu’on nous pardonne notre irrévérence – par l’annonce qui sera faite, ce mardi 24 février 2026, par le ministère de l’Équipement, aux députés du conseil local de Sijoumi, du projet appelé «Stratégie intégrée pour le développement et l’aménagement des rives du lac de Sijoumi», qui a déjà été présenté à la municipalité de Tunis et aux membres des conseils locaux des circonscriptions municipales qui en relèvent.

Le tapis avant la mosquée

Est-ce à dire que ce projet, toujours reporté jusque-là aux calendes grecques, est cette fois-ci sur le point d’être sorti des cartons pour être concrètement mis en œuvre ? Le gouvernement a-t-il enfin trouvé (et mobilisé) les financements nécessaires pour cette mise en œuvre ?

Nous aimerions bien le croire, sauf que l’expérience nous a appris que ce genre de bulles, si elles nous occupent souvent quelque temps et alimentent nos faux espoirs, finissent toujours par nous renvoyer au fameux proverbe bien de chez nous : «On prépare le tapis, avant la construction de la mosquée».

C’est ce que semble faire le député de Tunis, Hosni Marai, qui, tirant des plans sur la comète, a cru pouvoir demander que l’espace du lac soit transformé en un site touristique et un lieu de détente pour les habitants et les visiteurs. Sacrifiant à une sorte de romantisme de circonstance, M. Marai a également appelé à la création de projets récréatifs, culturels et sportifs dans l’espace de la lagune de Sijoumi.

De son côté, le député du conseil local de Sijoumi, Zied Yahyaoui, a appelé à transformer les programmes, les projets et les promesses concernant la lagune de Sijoumi en réalisations concrètes afin qu’elle passe du statut de problème pour les habitants des quartiers voisins à celui de solution.

Sacrifiant, pour sa part, à une forme d’optimisme militant, M. Yahiaoui a déclaré que la création d’un parc ornithologique, d’espaces sportifs et récréatifs et de parcours de santé ne constituait pas une menace pour la lagune, qui est aujourd’hui une source de préoccupation en raison de la transformation de ses environs en décharges sauvages, selon ses termes.

La «Stratégie intégrée de développement et d’aménagement des rives du lac Sijoumi», en cours de réalisation par un bureau d’études en partenariat avec le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, vise à transformer la zone en un espace urbain intégré et moderne qui concilie la préservation du caractère écologique de la zone humide, sa protection et son assainissement des déchets et des résidus de construction, tout en renforçant les liens urbains positifs avec les quartiers voisins, avec la possibilité de créer des espaces verts et des zones de vie durables.

Poumon naturel pour Tunis

Le projet vise également à transformer la lagune de Sijoumi d’un point de pollution en un poumon naturel pour le gouvernorat de Tunis, à l’instar de l’expérience du lac Tunis Nord.

Fin juin dernier, le ministère de l’Équipement avait annoncé qu’une subvention de 3 millions de dinars serait accordée par le Fonds arabe pour le développement économique et social (Fades) pour la réalisation de ce projet.

L’étude en cours permettra de définir la nature des projets urbains intégrés pouvant être réalisés dans les quartiers adjacents au lac, d’en estimer le coût et de présenter une vision globale de la possibilité de mise en œuvre du projet dans le cadre d’un partenariat entre les secteurs public et privé.

Le projet comprend la création d’installations de traitement des eaux usées et l’augmentation de la capacité d’évacuation des eaux pluviales afin de protéger les zones résidentielles voisines, l’élimination des déversoirs sauvages qui polluent les environs du lac, la création de nouvelles installations hydrauliques pour garantir la propreté des eaux provenant du drainage des eaux pluviales, ainsi que l’aménagement des rives du lac sur une superficie estimée à 700 hectares pour en faire un espace urbain intégré, doté d’espaces verts, de zones de vie durables et d’équipements de loisirs, ce qui permettra un véritable développement pour les habitants des quartiers voisins.

Voilà ce que rapporte Mosaïque FM, se faisant l’écho des déclarations officielles à ce sujet. Mais nous restons, quant à nous, très sceptiques. Car, tel que défini ci-haut, le projet va coûter beaucoup plus que les 3 millions de dinars promis par le Fades (qui risquent d’être en partie dépensés pour financer les études). En outre, les difficultés financières actuelles du pays ne lui permettent pas de rêver de projets aussi délirants.

Mais attendons voir et donnons-nous rendez-vous dans cinq ou dix ans pour voir l’état d’avancement de ce projet, si avancement il y aurait.

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Hausse alarmante des maladies chroniques en Tunisie

24. Februar 2026 um 08:48

Un Tunisien sur quatre est aujourd’hui atteint de diabète, selon l’étude nationale sur la santé des Tunisiens âgés de plus de 15 ans, publiée par l’Institut national de la santé en 2016, a indiqué Dre Ibtissem Ben Nacef, professeure d’endocrinologie et de diabétologie à l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis et membre de la Société tunisienne d’endocrinologie et de diabétologie, citée par Mosaique FM, en mettant en garde contre la hausse alarmante des maladies chroniques en Tunisie.

Les chiffres sont devenus alarmants et placent le pays face à un véritable défi sanitaire, a-t-elle souligné, en avertissant contre la propagation rapide du diabète. Et appelé à l’action, avant que les maladies chroniques, comme le diabète, ne deviennent un fardeau encore plus lourd pour les individus et pour le système de santé.

Par ailleurs, la moitié des personnes atteintes de diabète ignorent leur état, car cette «maladie silencieuse» évolue sans symptômes apparents. Pourtant, elle constitue la première cause d’insuffisance rénale et de cécité et est associé à une augmentation de la mortalité précoce.

Hypertension et obésité en hausse

Parallèlement, d’autres maladies chroniques connaissent une progression notable, notamment l’hypertension artérielle, qui touche 28,7% des Tunisiens, selon la même étude de 2016.

L’obésité constitue, également, un indicateur alarmant puisqu’elle concerne 26% des adultes et s’étend aux enfants, avec un taux de 17% à l’échelle nationale, illustrant un changement profond des modes de vie et des habitudes alimentaires.

Les causes du diabète sont multiples : hérédité, obésité, manque d’activité physique, mode de vie déséquilibré et consommation excessive d’aliments riches en sucres et en graisses.

Cette évolution s’est traduite par un recul de l’âge moyen d’apparition de la maladie, désormais autour de 40 ans, contre 45 auparavant.

Dans ce contexte, Dre Ben Nacef a insisté sur l’importance de la prévention, soulignant que la maîtrise du poids est une étape clé. Des études montrent qu’une perte de dix kilogrammes peut réduire le risque de diabète jusqu’à 30%.

Elle a aussi recommandé une activité physique régulière, ne serait-ce que 30 minutes de marche par jour, ainsi qu’un régime alimentaire équilibré, privilégiant les céréales complètes, les légumes et les protéines, tout en réduisant la consommation de sucres rapides, de pâtisseries, de boissons gazeuses et d’aliments transformés.

Un dépistage souvent tardif

Le spécialiste en nutrition et maladies métaboliques, Dr Abdelmajid Abid, a souligné, de son côté, dans une déclaration à Mosaïque FM, que les symptômes du diabète apparaissent tardivement, lorsque la maladie a déjà progressé dans l’organisme. Parmi ces signes, il a cité la soif intense et consommation excessive d’eau, la fatigue persistante, les mictions fréquentes, la prise de poids et l’accumulation de graisses, en particulier au niveau de l’abdomen.

Le praticien, qui parlait en marge d’un colloque scientifique organisé par l’Institut Pasteur, à l’occasion de la Journée mondiale du diabète, célébrée chaque année le 14 novembre, a recommandé de réduire la consommation du sucre, dont chaque Tunisien consomme en moyenne 36 kg par an, et de privilégier le sucre naturel contenu dans les fruits.

Le nutritionniste a aussi conseillé d’éviter les repas rapides et de pratiquer une activité physique régulière, précisant qu’une seule «baguette» nécessite deux heures de mouvement pour être brûlée.

I. B.

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Des législateurs en colère ne votent pas de bonnes lois

24. Februar 2026 um 08:30

La promulgation de lois extrêmes sous l’effet de la colère ou de l’émotion suscitée par des faits divers douloureux ayant provoqué un terrible choc dans l’opinion publique est une très mauvaise chose, car le risque est grand de voir les législateurs animés non par la raison mais par le ressentiment ou, pire encore, sacrifier à un populisme de mauvais aloi.

Latif Belhedi

C’est l’erreur que risquent de commettre plusieurs députés, dont Chafik Zaafouri, en proposant un projet de loi sur la sécurité nationale dans le domaine de l’éducation, qui prévoit la peine maximale, à savoir la réclusion criminelle à perpétuité pour toute personne reconnue coupable de trafic de drogue à des mineurs dans le cadre d’un réseau organisé et pour tout abus sexuel commis sur un mineur dans l’enceinte d’un établissement scolaire, et une peine de 20 à 30 ans d’emprisonnement pour les autres crimes.

Les délits passibles des peines maximales

Les délits passibles de ces peines maximales sont la promotion, la distribution ou la facilitation de la circulation de drogues auprès des mineurs, les agressions sexuelles, l’exploitation ou le harcèlement, le grooming numérique, le chantage ou le recrutement de mineurs dans des activités criminelles, ainsi que l’introduction d’armes blanches ou d’outils dangereux et la formation de réseaux criminels ciblant le milieu scolaire.

Les auteurs de tels crimes doivent certes être lourdement sanctionnés et les peines pour de tels actes délictuels doivent être suffisamment dissuasives pour espérer combattre ces fléaux et empêcher qu’ils se développent dans la société. Mais il ne faut pas perdre de vue dans la détermination des peines le principe de la proportionnalité. Car, quelle peine devrait être infligée à l’auteur d’un meurtre prémédité ou d’un crime terroriste ayant fait plusieurs morts si un trafiquant de drogue ou un violeur est condamné à la perpétuité ? La justice doit être juste et équitable.

Les sirènes du ressentiment

Il semble que Chafik Zaafouri et ses collègues ont mis leur proposition sur la table suite aux récents délits commis dans certains établissements éducatifs, et notamment le viol présumé d’un enfant de 3 ans dans un jardin d’enfants du quartier Ennasr, à Tunis, qui a provoqué une forte émotion dans le pays.

L’initiative législative est louable, mais il faut garder la tête froide en examinant le texte, et ne pas succomber aux sirènes du ressentiment qui sont souvent de mauvais conseil.   

Pour revenir au projet de loi proposé, il comprend 5 titres et 14 chapitres qui définissent l’enceinte éducative comme l’établissement d’enseignement à tous les niveaux, du primaire au supérieur, public ou privé, et étendent son champ d’application à un périmètre de 500 mètres autour de celui-ci.

Le projet de loi considère les établissements d’enseignement comme souverains et prioritaires dans le système de sécurité nationale globale et bénéficiant d’une protection souveraine, y compris les espaces numériques qui y sont liés.

Il détaille également l’ensemble des crimes qui menacent la sécurité nationale éducative et qui sont cités ci-haut.

Le texte de l’initiative législative précise, par ailleurs, que ces crimes ne sont pas prescrits et ne peuvent faire l’objet d’une réduction de peine ou d’une libération conditionnelle, ni d’une conciliation ou d’un abandon des poursuites, et que les biens de leurs auteurs sont confisqués.

Un système de surveillance permanente

D’autre part, l’initiative propose la mise en place d’un système de surveillance permanente devant les établissements d’enseignement, l’organisation des interventions de l’État dans le domaine de la santé mentale et l’élaboration d’un plan rigoureux de lutte contre la drogue dans les établissements d’enseignement.

«Qui trop embrasse mal étreint», dit le vieux proverbe français. CQFD : il ne s’agit d’en faire trop en mettant le curseur de la sanction pénale le plus haut possible, mais de créer les conditions objectives d’une meilleure sécurité dans les établissements d’enseignement et dans la société en général. Et pour cela, les lois ne suffisent pas, fussent-elles les plus sévères.

Rappelons que le bureau de l’Assemblée a renvoyé la première mouture du projet loi à la commission de la législation générale, à celle de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports, ainsi qu’à celle de la défense, de la sécurité et des forces armées, qui donneront leurs avis. Cette version du texte va sans doute être améliorée.

   

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Communiqué de la société CARTHAGEA

24. Februar 2026 um 07:43

Reims le 23 février 2026 – Suite aux plaintes et signalements déposés par Madame Nicole LOGELIN, ressortissante, française pour des faits de non-assistance à personne en danger, violences psychologiques ainsi que pour escroquerie au préjudice de sa mère Madame Andrée LOGELIN, âgée de 97 ans, nous souhaitons clarifier certains éléments afin de mettre un terme à des rumeurs infondées concernant notre institution.

La société CARTHAGEA informe qu’elle n’a AUCUN lien capitalistique et/ou commercial passé ou présent avec la société PALAIS DIDON, si la société CARTHAGEA à effectivement été partenaire de l’hôtel ALHAMBRA Thalasso durant près de 6 ans, le contrat de collaboration a pris fin mi-2022, soit près de 4 ans, nous précisons que ce partenariat s’est clôturé amiablement d’un commun accord et sans aucun litige financier. A la suite de notre départ, la société PALAIS DIDON s’est installée à l’hôtel ALHAMBRA Thalasso mais en aucun cas ne nous a racheté ni repris nos activités. A ce jour, le capital de la société CARTHAGEA est toujours détenu à 100% par des investisseurs français dont 90% par notre famille.

Début septembre 2025, nous avons reçu la visite dans nos locaux administratifs situés à Yasmine Hammamet de Madame Nicole LOGELIN qui nous a indiqué se trouver dans une situation dramatique suite à l’admission de sa mère au PALAIS DIDON, nous avons alors notifié à Madame Nicole LOGELIN que nous n’étions pas concernés par ce drame.

Madame Nicole LOGELIN nous a alors indiqué que si elle avait fait le choix de se rendre dans les locaux de l’hôtel ALHAMBRA Thalasso, c’est parce qu’elle avait vu plusieurs reportages qui présentaient l’activité de CARTHAGEA dans cet hôtel, cela s’expliquant par le fait qu’effectivement notre société a fait l’objet de 7 reportages qui ont étés réalisés dans les locaux de l’hôtel ALHAMBRA Thalasso et diffusés sur les plus grandes chaines de télévision en France et en Suisse. Par conséquent, lorsque Madame Nicole LOGELIN a posé la question aux dirigeants de PALAIS DIDON de savoir où était CARTHAGEA, ces derniers lui ont indiqué, je cite : « Nous avons repris CARTHAGEA » de fait Madame Nicole LOGELIN a cru de bonne foi contractualiser avec « nos repreneurs » alors qu’en réalité il n’en était rien.

Après enquête et vérifications, il s’avère que cela s’est produit à plusieurs reprises avec d’autres clients et prospects.

Il est donc avéré qu’il s’agit d’une manœuvre frauduleuse par usurpation d’identité et de qualité au préjudice de la société CARTHAGEA en vue d’obtenir la signature de contrats et de l’argent auprès de personnes âgées ce qui constitue également un abus de faiblesse et qui nous oblige à publier le présent communiqué de presse.

Nous précisons que d’autres victimes ont déposé des plaintes et signalements auprès des autorités tunisiennes dont pour des faits similaires :

Police de Yasmine Hammamet

Procureur de la république de Nabeul

Ministère de la Santé

Ministère de la femme et des personnes âgées

Ambassadeur de Tunisie en France

Ordre des médecins en Tunisie

Concernant le préjudice subi par la famille LOGELIN, lors de la signature du contrat de séjour avec PALAIS DIDON, Madame Nicole LOGELIN avait expressément demandé à ce que sa mère soit placée sous surveillance constante y compris de nuit car il y avait un risque avéré de chutes nocturnes, la société PALAIS DIDON a donc proposé de mettre à la disposition exclusive de la mère de Madame Nicole LOGELIN une aide-soignante supplémentaire durant toutes les nuits pour un montant forfaitaire mensuel de 400€ (devis 128/2025) accepté et payé soit un total de 3.400€ par mois, la directrice de l’établissement PALAIS DIDON, Madame Angèle FORMOSO a édité une facture depuis une société tunisienne (MF1630735/J/A/M/000) pour 3 mois à compter du 5 août 2025 pour un montant de 10.200€ avec demande de paiement sur un compte bancaire français ouvert au CIC Paris sous le numéro IBAN FR76 3006 1100 0209 0340 145.

Le 5 août 2025, Madame Andrée LOGELIN est donc arrivée de Paris pour son admission au PALAIS DIDON, dans la nuit du 7 au 8 août 2025 soit 2 jours après son arrivée, Madame Andrée LOGELIN, peu avant minuit, s’est levée pour se rendre aux toilettes et a chuté lourdement au sol après que sa tête ait heurté la table de nuit provocant une plaie ouverte au niveau de la tempe droite laissant apparaitre l’os de sa boite crânienne. Madame Nicole LOGELIN qui séjournait également à l’hôtel s’est trouvée être réveillée en pleine nuit par l’infirmier de garde du PALAIS DIDON pour l’informer de l’accident. Madame Nicole LOGELIN a constaté qu’il n’y avait pas l’aide-soignante (prévue au contrat et payée) présente dans la chambre, sa mère était donc seule au moment de l’accident.

Dans un moment de panique, l’infirmier a pris contact avec le médecin conventionné de PALAIS DIDON le Dr Mondher SOUSSI afin que celui-ci vienne immédiatement pour prendre en charge la victime. Malheureusement, ledit médecin étant en fait basé à Tunis, soit une distance d’environ 80KM, celui-ci, selon le témoignage écrit de Madame Nicole LOGELIN, s’est contenté de demander si la victime avait vomi ou perdu connaissance ce qui n’était pas le cas. Le médecin de PALAIS DIDON a donc donné l’instruction à l’infirmier de réaliser un pansement dans l’attente de sa visite prévue le lendemain vers 10H30. Le 8 août 2025 peu avant midi Madame Andrée LOGELIN a été transférée à la Polyclinique de Hammamet soit 12 heures après l’accident où il sera malheureusement constaté une hémorragie méningée.

Après 2 jours d’hospitalisation, Madame Andrée LOGELIN a réintégré le PALAIS DIDON pour y poursuivre sa convalescence. Malheureusement l’état de santé de Madame Andrée LOGELIN s’est dégradé à nouveau le 26 août après un séjour prolongé sous la climatisation de sa chambre et en plein courant d’air dans les jours précédents et cela malgré les avertissements répétés de sa fille Madame Nicole LOGELIN auprès des aides-soignantes du PALAIS DIDON sur les risques inhérents liés à la santé fragile de sa mère ce qui nécessitera une nouvelle hospitalisation pour bronchite infectieuse, heureusement bien prise en charge par la Polyclinique de Hammamet.

Après 5 jours d’hospitalisation, Madame André LOGELIN est revenue au PALAIS DIDON. Après pesée, il a été constaté une perte de poids supplémentaire de 4,8KG. Pour information, à son arrivée le 5 août 2025 Madame Andrée LOGELIN pesait 55KG, en 1 mois celle-ci a perdu plus de 10KG.

Madame Andrée LOGELIN a pu être rapatriée en France, à Paris, le 17 septembre, transportée en urgence à l’hôpital Saint-Louis et admise en soins intensifs, après plusieurs semaines de traitements, elle a pu quitter l’hôpital pour une prise en charge à domicile. Les conséquences de sa chute sont si graves que désormais cette dame de 97 ans qui 2 jours avant son départ de Paris déjeunait avec une amie au restaurant en totale autonomie, qui était en pleine possession de ses facultés intellectuelles qui s’exprimait de façon polie et bienveillante, Madame Andrée LOGELIN est désormais grabataire et s’exprime grossièrement, est devenue agressive et injurieuse envers sa fille, ce qui devait être un séjour de repos dans un lieu agréable s’est donc transformé en enfer.

Nous appelons solennellement les autorités tunisiennes à prendre au plus vite les mesures qui s’imposent, à effectuer des contrôles stricts sur les société ou organisations qui prennent en charge des personnes âgées en Tunisie, par ailleurs, nous déclarons qu’il existe sur le territoire tunisien, des structures informelles ayant cette activité, également des microstructures organisées par des familles en recrutant du personnel non-déclaré, cela ne peut être toléré eu égards aux risques potentiels.

Il conviendrait de procéder à des vérifications approfondies auprès des entités concernées, tels que :

– L’identification des dirigeants et bénéficiaires économiques réels ;

– Un organigramme complet détaillé et nominatif des dirigeants cadres et employés ;

– Vérifier si les entités disposent d’un personnel suffisant et qualifié ;

– Vérifier si ces personnes sont affiliées à la CNSS ou autre dispositif ;

– Vérifier si ces personnes sont employées dans des établissements publics ;

– Contrôler si les services ou prestations promises sont effectivement réalisées ;

– Préciser le scénario du plan de continuation en cas d’empêchement du ou des dirigeants (décès, incarcération, maladie, ou faillite) ;

– S’assurer de la solidité financière et des capacités à honorer leurs engagements.

Combien faudra-t-il d’accidents ou de morts ?

Prendre en charge des personnes âgées dépendantes, ce n’est pas vendre des promesses avec des belles photos sur internet, c’est dans la réalité une très lourde responsabilité qui nécessite une organisation sans faille avec des équipes compétentes et bien encadrées, le tout sous la supervision de médecins disponibles à tous moments, il faut mettre fin à l’amateurisme et aux bricolages.

Une des clés serait de mettre en place dans les plus brefs délai une liste officielle des établissements agréés avec leurs coordonnés, le tout consultable sur un site officiel, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Toutes les affirmations contenues dans le présent communiqué de presse sont factuelles et documentées, je me tiens personnellement à la disposition des autorités concernées pour toutes informations complémentaires.

Nous sommes scandalisés d’avoir appris que le nom et l’image de notre institution a été dévoyée à des fins mercantiles au mépris des règles les plus élémentaires et exprimons notre compassion envers la victime, ainsi qu’en ma qualité de Président de l’Association des Maisons de Retraites Francophones à l’Étranger (AMRFE).

L’accueil des séniors européens en Tunisie est un véritable relais de croissance pour le pays avec des créations d’emplois et des entrées en devises, depuis plus de 10 ans. Désormais, la société CARTHAGEA met tout en œuvre pour créer un écosystème fiable et pérenne et ainsi contribuer positivement à l’image du pays. Avec des besoins qui explosent en Europe, la Tunisie a plus que jamais une position stratégique dans ce domaine avec des atouts indéniables, ce type de comportement irresponsable et tellement prévisible ne peut que nuire à la réputation de la Tunisie dans son ensemble.

Nous n’acceptons pas les manœuvres frauduleuses et actes de diffamations, recrutements sauvages, infiltrations, piratage informatique, parasitage commercial et autres intimidations et poursuivrons sans relâche celles et ceux qui nous veulent nuire à l’image ou l’intégrité de notre institution. Qu’on se le dise…

Alexandre CANABAL

Président fondateur de CARTHAGEA

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Mohammed VI | Pouvoir, zones grises et héritage

24. Februar 2026 um 07:35

Thierry Oberlé signe avec ‘‘Mohammed VI, le mystère’’ (paru le 14 janvier 2026) une enquête dense sur un règne à la fois omniprésent et insaisissable. Plus qu’un portrait royal, le livre dissèque un système de pouvoir fondé sur la discrétion, la verticalité et la gestion fine des équilibres — internes comme internationaux.

Djamal Guettala 

Dès les premières pages, l’auteur donne le ton : «Un pouvoir qui ne s’exhibe pas, mais circule en permanence. Un pouvoir qui ne se raconte pas, mais s’exerce à chaque instant.»

Le mystère n’est pas ici un attribut personnel du souverain. Il est une méthode.

Un roi rare, un pouvoir très centralisé

Le livre décrit un régime où rien d’essentiel ne se décide hors du Palais : «Mohammed VI parle peu, se montre rarement, mais décide de tout. La délégation est réelle, mais l’arbitrage demeure exclusivement royal», écrit Oberlé.

Cette architecture explique en partie la stabilité du Maroc dans une région traversée par les secousses politiques. Le souverain a absorbé les tensions du Printemps arabe, contenu les colères sociales, tout en lançant de grands chantiers économiques et diplomatiques. Mais cette stabilité repose sur une centralisation extrême : sécurité, diplomatie, économie stratégique — tout remonte au sommet.

Le cercle rapproché ou le triumvirat royal

L’accès au roi est rare et contrôlé. Oberlé décrit un fonctionnement où l’information circule par canaux étroits, filtrés par un cercle de fidèles. «L’accès au souverain n’est jamais direct. Les alertes, les analyses, les décisions passent par un noyau dur, dont la première fonction est de protéger le roi autant que de gouverner», explique Oberlé, qui identifie un trio central, souvent qualifié de triumvirat, non comme un partage du pouvoir mais comme son prolongement.

Il y a d’abord Fouad Ali El Himma, compagnon d’enfance du roi, surnommé le «vice-roi»,supervise les arbitrages politiques et les relations avec les élites.

Il y a ensuite Mounir Majidi, directeur du secrétariat particulier, contrôle l’agenda royal et la coordination administrative.

En enfin, Yassine Mansouri, chef du renseignement extérieur, pilote l’information stratégique et les relations internationales sensibles.

«Ces hommes n’exercent pas un pouvoir autonome. Ils incarnent une délégation totale mais révocable, entièrement subordonnée à la volonté royale», avertit cependant Oberlé.

Les frères Azaitar, proches du souverain, illustrent une autre facette du système : une proximité assumée, médiatisée, mais strictement encadrée, servant à canaliser certaines sphères sociales et symboliques.

L’économie parallèle comme soupape sociale

Oberlé consacre un chapitre particulièrement fouillé au Rif, territoire marginalisé où l’économie parallèle constitue un pilier social autant qu’un défi politique. «L’argent facile. En toute illégalité. Le Rif vit depuis des décennies d’un équilibre fragile entre tolérance et répression. L’économie informelle irrigue des villages entiers, fait vivre des familles, maintient une paix sociale relative. La répression totale provoquerait l’explosion. La tolérance absolue affaiblirait l’État», précise l’auteur, qui, en bon connaisseur des arcanes du pouvoir alaouite, décrit une gestion pragmatique, parfois cynique, de ces réalités : «Le pouvoir ferme les yeux, puis rappelle les règles lorsque l’équilibre menace de se rompre. Ce n’est pas une absence d’État, mais une présence calculée.»

Les mouvements de contestation, notamment ceux de 2016–2017, sont analysés comme des ruptures de cet équilibre implicite. «Le Rif rappelle brutalement au pouvoir que la stabilité a un prix. Lorsque l’économie parallèle ne suffit plus à contenir la colère, l’État réapparaît sous sa forme la plus visible : judiciaire, sécuritaire, symbolique», avertit Oberlé : sous couvert de tolérance, du reste bien relative, la violence d’Etat n’est jamais loin.

Cette logique des zones grises dépasse le Rif. Elle structure l’ensemble du modèle marocain, où certaines illégalités sont tolérées tant qu’elles contribuent à la stabilité.

L’influence comme prolongement de la diplomatie

Un chapitre central est consacré à l’affaire dite du «Marocgate», révélatrice des méthodes d’influence marocaines en Europe. Le rôle d’Abderrahim Atmoun, diplomate et parlementaire, y est longuement détaillé.

«Marocain de souche mais français d’adoption, Atmoun voit sa carrière politique décoller avec la mise en orbite par le Palais royal du PAM», ou Parti authenticité et modernité, parti de centre gauche, créé en 2008 par Fouad Ali El Himma, le conseiller du roi, rappelle Oberlé

Les enquêteurs belges découvrent 669 950 euros en espèces et évoquent un réseau structuré de lobbying clandestin.

«Il existe au sein des institutions européennes un réseau impliquant un lobbyiste, plusieurs parlementaires européens et des assistants parlementaires, travaillant de manière clandestine afin d’influencer les décisions en faveur du Maroc et du Qatar», écrit Oberlé, citant ce témoignage qui illustre la banalité apparente de ces pratiques : «À Rabat, à l’hôtel Sofitel, une chambre m’était réservée. On m’y conduisait l’après-midi, puis en soirée chez ce monsieur. Il n’y avait pas de remise d’argent directe. Les détails étaient réglés par son assistant.»

Les chiffres du Marocgate : 300 tentatives présumées de manipulation de la démocratie européenne ; 180 000 euros pour neutraliser des amendements jugés hostiles au Maroc ; plus de 600 000 euros en liquide saisis.

Préparer la succession sans affaiblir le règne

La question de la succession occupe une place stratégique dans le livre. Mohammed VI y prépare son fils aîné sans jamais apparaître comme un roi sur le départ. «La succession est pensée comme une continuité, non comme une transition. Moulay Hassan est formé, exposé progressivement, mais jamais placé au centre du jeu. Le père demeure le pivot», souligne Oberlé décrivant une pédagogie du pouvoir, discrète mais méthodique : «Chaque apparition du prince héritier est calibrée. Il observe plus qu’il ne parle, apprend plus qu’il ne décide. La monarchie marocaine a tiré les leçons des transitions brutales ailleurs dans la région.»

Le roi utilise également les leviers économiques et diplomatiques pour consolider cette continuité dynastique. Il négocie avec les grandes puissances, protège les intérêts du royaume et prépare, sans l’annoncer, la transmission du pouvoir.

La succession se construit donc dans le silence, à l’image du règne lui-même.

Le mystère comme outil de gouvernement

Pour Oberlé, le mystère n’est ni une posture ni une faiblesse. «La distance crée de l’autorité. Le silence fabrique de la rareté. Le mystère rend le système difficile à lire, même pour les observateurs avertis», écrit-il.

Mohammed VI apparaît comme un gestionnaire prudent des rapports de force : avec l’armée, les islamistes, les élites économiques et les partenaires étrangers. Il avance par ajustements successifs, sans rupture brutale.

Aboubakr Jamaï, journaliste d’investigation marocain, résume ainsi les motivations de Rabat dans l’affaire de Bruxelles : «Un mélange d’hubris et de panique.»

Les suspects marocains ont été entendus à Rabat en décembre 2023. Certains se font oublier, d’autres cultivent, selon Oberlé, un véritable «don d’invisibilité».

Un livre d’enquête, pas un réquisitoire

‘‘Mohammed VI, le mystère’’ n’est ni un pamphlet ni une hagiographie. C’est un travail d’enquête rigoureux qui met en lumière les ressorts d’un pouvoir discret, ses réussites, ses angles morts et ses zones d’ombre. «Derrière la vitrine d’un Maroc en mouvement demeure un centre invisible autour duquel tout gravite — silencieusement, mais fermement», avertit-il.

L’héritage du règne se dessine ainsi : une stabilité réelle, un pouvoir centralisé, une gestion sophistiquée des zones grises, et une succession préparée sans jamais être annoncée.

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Tunisie | 8 ans de prison pour une femme accusée de trafic d’organes

23. Februar 2026 um 12:33

La chambre pénale du tribunal de première instance de Tunis a condamné à huit ans de prison une femme accusée de trafic d’organes.

L’accusée servait d’intermédiaire pour recruter des personnes souhaitant vendre leurs organes, notamment leurs reins, à une clinique en Turquie en échange d’une somme d’argent et de la prise en charge des frais de voyage et de séjour en Turquie.

C’est ce qu’a annoncé Diwan FM, ce lundi 23 février 2026, en citant une source judiciaire, ajoutant que le tribunal a également condamné l’accusée à une amende de 30 000 dinars.

La Turquie demeure un centre névralgique du trafic d’organes, marqué par d’importants démantèlements de réseaux internationaux exploitant des populations vulnérables, notamment des migrants syriens.

En ce mois de février 2026, les autorités turques ont arrêté dix personnes, dont quatre meneurs de nationalités jordanienne et palestinienne, impliquées dans un vaste réseau de transplantation illégale.

En janvier dernier, un citoyen israélien, suspecté par Interpol de diriger un réseau ciblant les réfugiés syriens en Turquie pour leurs organes, a été arrêté à l’aéroport d’Istanbul et fait l’objet d’une procédure d’extradition.

I. B.

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La Tunisie face à la guerre américaine contre l’Iran

23. Februar 2026 um 10:17

L’attaque militaire américano-israélienne contre l’Iran semble imminente. Une fois déclenchée, cette guerre risque d’être dévastatrice, et pas seulement pour l’Iran. C’est toute la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord qui risque d’en être négativement impactée à un niveau ou un autre, y compris, bien entendu la Tunisie, et pour causes…  

Latif Belhedi

En effet, cette guerre opposera deux pays amis de la Tunisie : les Etats-Unis, qui sont des partenaires historiques et de premier ordre, notamment sur les plans militaire et sécuritaire ; et l’Iran, qui est certes un partenaire de second ordre, mais auquel notre pays est lié par des affinités idéologiques et doctrinales assez fortes : appartenance au bloc islamique et soutien de principe à la Palestine.

Aussi, la guerre qui se prépare doit-elle nous interpeller et nous devons, nous aussi, nous y préparer, notamment sur le plan diplomatique. Des éléments de langage doivent être préparés pour bien marquer notre position et notre positionnement dans le nouvel ordre régional qui risque de naître de la conflagration attendue.

Cela dit, on ne voit pas la Tunisie dénoncer avec fermeté l’éventuelle attaque américaine contre l’Iran, car elle aurait du mal à assumer les conséquences politiques d’une telle position, quand bien même celle-ci serait dictée par les principes sacro-saints du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats et de l’interdiction du recours à la force pour régler les différends entre Etats (Charte de l’Onu, Art. 2§4).

Nous devons aussi nous préparer à faire face aux bouleversements économiques que cette guerre menace, et risque sérieusement aussi, de provoquer.

Pour un pays comme le nôtre, qui a du mal à gérer son déficit énergétique croissant et qui importe plus que la moitié de ses besoins en pétrole et gaz, la hausse attendue des prix du pétrole – et pas seulement – risque d’être dévastatrice pour nos finances publiques déjà en piteux état avec un très fort endettement, intérieur et extérieur, un déficit budgétaire croissant et des difficultés grandissantes à accéder au marché financier international, en raison d’une très mauvaise notation souveraine.        

L’ancien ambassadeur Elyes Kasri avait sans doute à l’esprit toutes ces problématiques en rédigeant le poste reproduit ci-dessous et qu’il a publié sur sa page Facebook. Il y appelle les responsables tunisiens à bien se préparer à «face à la tempête qui se profile à l’horizon avec une identification des menaces et des moyens susceptibles de les transformer en opportunités.»

 * * *

«L’offensive américano-israélienne contre l’Iran semble de plus en plus inévitable avec des retombées susceptibles de déborder sur d’autres zones géographiques et de ​nombreux autres secteurs à partir de sa dimension énergétique.

D’une manière ou d’une autre, les intérêts de la Tunisie pourraient être impactés et probablement menacés par ce conflit tant par ses dimensions militaires, qu’économiques et diplomatiques, directement ou à travers son voisinage déjà suffisamment volatile et prédisposé à un regain de tension et probablement d’intensification des dynamiques centripètes et sécessionnistes déjà enclenchées à différents degrés.

Devant cette accélération de l’histoire vers un dénouement incertain, l’attentisme ou la passivité ne semblent pas être une option viable.

Comme le dit le célèbre proverbe «gouverner c’est prévoir» tandis qu’une autre version dirait «ne rien prévoir, ce n’est pas gouverner, c’est courir à sa perte».

Quelle que soit la version appropriée, une analyse prospective sereine s’impose pour accentuer les facteurs de résilience face à la tempête qui se profile à l’horizon avec une identification des menaces et des moyens susceptibles de les transformer en opportunités.

En dépit de toute apparence menaçante et même cruelle, le temps n’est pas près de suspendre son vol.»

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Tunis | Bientôt, le «changal» au quartier Ennasr

23. Februar 2026 um 09:35

Face à l’anarchie du stationnement automobile qui pourrit leur vie, les habitants d’Ennasr, quartier jadis huppé et aujourd’hui en quasi-abandon, en viennent à souhaiter l’installation de parcmètres, et ce qui va avec : les fameux sabots ou «changal», grues qui enlèvent les voitures mal stationnées et les transportent vers les fourrières municipales, en infligeant de lourdes amendes aux automobilistes fautifs. (Photo : Stationnement chaotique à l’avenue Hedi Nouira à Ennasr).

Cette solution, en cours de mise en place par les autorités communales, est soutenue par l’Association des résidents de l’avenue Hédi Nouira-Ennasr-Ariana (Arahn) dans le post suivant qu’elle a publié, ce lundi 23 février 2026, sur Facebook. Ladite association demande seulement que la mise en place des parcmètres ne soit pas effectuée sans communication ni consultation préalable avec les acteurs locaux, les premiers concernés et de l’engagement desquels dépendra le succès de l’opération.   

«L’installation de parcmètres sur le périmètre communal de l’Ariana pourrait faire partie de la solution des problèmes d’embouteillage et de stationnement anarchique qui étouffent toute la zone et la cité Ennasr.

Toutefois, pour assurer l’efficacité, l’adhésion et la durabilité de cette mesure qui a déjà occasionné l’engagement des deniers publics pour l’achat des parcmètres, une communication moins opaque aurait été utile sur l’état des lieux, les alternatives offertes aux usagers et les modalités de mise en œuvre de cette mesure dans le cadre d’un plan de circulation et d’une démarche concertée avec les composantes de la société civile et des corps de métiers concernés par cette nouvelle mesure.

Faute d’une véritable politique de la mobilité et d’un plan scientifique et crédible de la circulation et de la mobilité, les mesures unilatérales et dépourvues des éléments de communication et de consultation préalables ont souvent démontré leur approximation et inefficacité ainsi que leur caractère éphémère.»

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‘‘Hamnet’’ de Chloé Zhao aurait conquis Shakespeare lui-même

23. Februar 2026 um 09:00

Sorti en France en janvier dernier, ‘‘Hamnet’’, film de la réalisatrice américano-britannique Chloé Zhao est d’une grande poésie et d’une rare beauté. On vous le recommande vivement.

Mohamed Sadok Lejri

Adaptée du roman éponyme de Maggie O’Farrell (2020), cette œuvre retrace la genèse intime d’un chef-d’œuvre. Bien avant de devenir l’illustre dramaturge que l’on connaît, le jeune William Shakespeare s’éprend d’Agnès, une fille des forêts à la réputation sulfureuse à cause d’une mère prétendue sorcière. De ce coup de foudre naissent trois enfants, dont les jumeaux Judith et Hamnet.

De la douleur à la création

Le film explore avec une justesse bouleversante la tragédie qui a frappé cette famille. En fait, la mort prématurée de l’un des trois enfants de William Shakespeare est le drame qui donnera naissance à l’une des pièces les plus célèbres de l’histoire : ‘‘Hamlet’’. Véritable pièce de deuil, le récit oscille entre évocation historique et souffle romanesque.

Somptueuse et d’une maîtrise technique remarquable, cette réalisation parvient à élever la déchirure du deuil au rang de poésie sonore et visuelle. L’écriture, sincère et d’une rare sensibilité, offre une tragédie capable de fendre les cœurs les plus impénétrables. Zhao réussit le tour de force d’effacer la stature historique de ses protagonistes pour ne laisser place qu’à leur humanité, rendant inoubliable le passage de la douleur brute à la création artistique.

La beauté fragile du réel

Le casting est, à cet égard, une révélation. Si la présence de Paul Mescal — dont la performance dans le second opus de ‘‘Gladiator’’ m’avait laissé sceptique — m’inquiétait, il s’avère ici magistral dans le rôle de Shakespeare qui lui est taillé sur mesure. Aux côtés d’une Jessie Buckley époustouflante dans le rôle d’Agnès, ils forment un duo d’une force inouïe. Cette direction d’acteurs exemplaire s’étend jusqu’aux jeunes interprètes, dont la justesse est constante.

Enfin, la scénographie, empreinte de grâce, alterne entre l’intimité des visages et la majesté des paysages. Chaque décor semble habité, révélant la beauté fragile du réel.

En somme, ‘‘Hamnet’’ est une œuvre d’une intensité telle qu’elle aurait sans nul doute conquis Bergman et Shakespeare lui-même.

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Pollution du littoral | Urgence environnementale à Hammamet

23. Februar 2026 um 08:30

Plusieurs associations de Hammamet expriment leur indignation face au blocage injustifié du projet de restructuration du réseau d’assainissement de la plage Yasmina. Malgré la finalisation des études techniques et la disponibilité des financements depuis plus d’un an, aucune avancée concrète n’a été constatée sur le terrain.

Dr. Salem Sahli *

La situation actuelle du littoral est critique. Elle annonce une catastrophe écologique imminente. Le maintien des conduites sur la plage entraîne une aggravation continue de la pollution maritime, avec des conséquences désastreuses sur le plan sanitaire, environnemental et économique pour la ville de Hammamet.

Face à l’érosion inquiétante du littoral et devant la disparition quasi-complète de la plage en certains endroits, le transfert des canalisations de drainage des eaux usées n’est plus une option, mais une nécessité impérieuse pour résoudre définitivement ce fléau.

Les points de rupture soulignés par les associations sont :

engagement non respecté : les associations ont pourtant validé, dès le 28 janvier 2025, le transfert du réseau vers l’avenue Habib Bourguiba (via la rue Farhat Hached) sous réserve du respect des conditions techniques convenues ;

condition préalable au PPLT4 : l’enlèvement des conduites et regards sur la plage est un prérequis absolu avant le lancement du projet de protection du littoral (PPLT4) ;

inertie administrative : le collectif déplore que le projet «fasse du surplace» alors que tous les voyants (techniques et financiers) sont au vert.

    Appel à l’action et conférence de presse

    Face à l’urgence, le collectif associatif interpelle directement le directeur régional de l’Onas et les autorités de tutelle (gouvernorat de Nabeul, municipalité de Hammamet, Apal) pour qu’ils assument leurs responsabilités et ordonnent le démarrage immédiat des travaux.

    Afin d’alerter l’opinion publique sur ce qui est devenu une cause régionale majeure, une conférence de presse sera organisée prochainement, dont la date et le lieu seront communiqués sous peu.

    «Le transfert des eaux usées est désormais une nécessité vitale et inévitable pour Hammamet. Nous ne resterons pas spectateurs de la dégradation de notre littoral.»

    * Président de l’Association d’Education Relative à l’Environnement de Hammamet (Aere).

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