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La Tunisie et la Turquie misent sur le tourisme médical

06. Februar 2026 um 12:50

L’ambassadeur de Tunisie à Ankara, Ahmed Ben Sghaier, et la présidente de la Confédération turque du tourisme de santé (SATKOF), Aysun Bay, ont convenu d’organiser une série d’activités au cours de l’année 2026 en vue de développer le tourisme de santé et médical entre les deux pays. C’était lors d’une séance de travail qui s’est tenue à la chancellerie tunisienne à Ankara.

Cette rencontre, à laquelle ont pris part plusieurs chefs d’entreprise et professionnels turcs du secteur, indiquent les réseaux sociaux de l’ambassade, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du Forum tuniso-turc sur le tourisme de santé et thermal, organisé à Istanbul le 15 octobre 2025 sous l’égide de l’ambassade.

Ce forum, rappelons-le, avait réuni des représentants du ministère tunisien de la Santé, de l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH), ainsi que des opérateurs économiques des deux pays.

Lire aussi: Thermalisme en Tunisie, ou comment allier tourisme, bien-être et santé

Les discussions ont également porté sur la prochaine visite en Tunisie d’une délégation d’entrepreneurs turcs qui sera conduite par Aysun Bay en personne. Mais la date n’est pas encore fixée. Cette mission aura pour objectif de rencontrer des responsables des structures touristiques et thermales tunisiennes ainsi que des représentants du secteur privé, afin d’étudier des projets d’investissement et d’identifier des opportunités de partenariat dans les domaines du tourisme médical et thermal.

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Raz-de-marée Gold pour Carrefour Tunisie

06. Februar 2026 um 10:23

Carrefour Tunisie s’impose comme l’enseigne la plus récompensée de l’édition 2026 des Tunisia Digital Awards, avec cinq trophées remportés, dont quatre Gold et un Silver. Cette reconnaissance consacre la cohérence et la maturité de la stratégie marketing de Carrefour Tunisie, portée par le digital, l’innovation et la responsabilité sociétale.

Cette dynamique s’inscrit dans une approche marketing globale, portée par les équipes de l’enseigne, combinant lecture stratégique, excellence opérationnelle et engagement.

L’opération Sejnane, campagne la plus titrée de l’édition

Parmi les distinctions obtenues, l’opération Sejnane s’est particulièrement illustrée, devenant la campagne la plus titrée de cette édition, avec :

  • Un Gold Award pour la meilleure campagne digitale (Best Digital Campaign);
  • Un Gold Award pour la meilleure campagne sur les réseaux sociaux (Best Social Media Campaign);
  • Et un Gold Award du Jury (Jury Award).

Ces distinctions saluent une initiative reconnue pour sa performance digitale, son fort engagement sur les réseaux sociaux et son impact.

Elle s’impose comme la campagne la plus reconnue de cette édition. Illustrant ainsi la capacité de Carrefour Tunisie à concevoir des campagnes performantes, engageantes et porteuses de sens, au-delà des catégories et des formats.

La performance de Carrefour.tn reconnue

En parallèle, la plateforme Carrefour.tn a été distinguée pour l’excellence de sa stratégie digitale et de son expérience utilisateur, avec :

  • Un Gold Award pour la meilleure stratégie SEO / SEA;
  • Un Silver Award pour la meilleure expérience digitale.

Ces distinctions confirment la performance des dispositifs e-commerce et la qualité des parcours clients développés par l’enseigne.

Mourad Naili, Directeur Marketing, Carrefour Tunisie, a déclaré : « Les distinctions obtenues cette année illustrent une transformation profonde du rôle du marketing. La performance ne se mesure plus uniquement en termes de visibilité ou de résultats immédiats, mais dans la capacité des marques à créer une valeur durable, utile et compréhensible pour leurs publics. Dans ce contexte, le digital constitue un levier structurant du marketing, capable d’aligner performance business, expérience client et engagement, au service de la marque et de la société ». 

Mouna Laabidi, Direction E-commerce, Carrefour Tunisie, d’ajouter : « Ces récompenses reflètent un travail structurant mené sur la performance e-commerce, la visibilité digitale et l’expérience utilisateur. Notre ambition est de proposer des parcours simples, efficaces et alignés avec les attentes réelles de nos clients, tout en contribuant à la performance globale et durable de l’enseigne ».

Un leadership marketing fondé sur la cohérence, la performance et l’impact

À travers ces distinctions, Carrefour Tunisie confirme son positionnement d’acteur de référence en matière de marketing, en conjuguant cohérence stratégique, performance et impact. L’enseigne entend poursuivre cette dynamique en plaçant le digital, l’e-commerce et l’expérience client au cœur de ses futures stratégies de communication et d’innovation.

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La compensation, ou comment l’État subventionne sa propre stagnation

06. Februar 2026 um 05:13

Onze milliards de dinars engloutis chaque année, un investissement public asphyxié et une croissance au point mort. Dans une analyse sans concession, des économistes consultés à cet effet alertent sur un système de compensation devenu inefficace, injuste et économiquement dangereux. Ils plaident  pour une réforme progressive afin d’éviter une impasse budgétaire et sociale.

 

Ils estiment que le système tunisien de compensation est devenu budgétairement, économiquement et socialement insoutenable. Constituant de ce fait aujourd’hui l’un des principaux freins à la croissance, à l’investissement public et à la création de richesse. Ils sont convaincus que la réforme de la compensation n’est plus une option idéologique, mais une nécessité vitale pour éviter l’enlisement durable de l’économie nationale.

Dans leur analyse, les experts soulignent que « les dépenses de compensation atteignent désormais entre cinq et six points du produit intérieur brut. Soit environ 11 à 12 milliards de dinars, dont près de 9 milliards concernent l’énergie et les carburants ». A titre de comparaison, assurent-t-ils, l’investissement public ne dépasse pas 6 milliards de dinars. Ce qui crée une aberration économique majeure : l’État consacre presque deux fois plus de ressources à subventionner la consommation qu’à investir dans l’avenir.

A les entendre, « cette situation alimente un cercle vicieux où la faiblesse de l’investissement empêche la création de richesse et d’emplois. Tandis que la consommation et les prix continuent d’augmenter plus vite que les revenus du travail». Ce qui rend l’équation macroéconomique intenable à moyen terme.

« Il vaut mieux apprendre à pêcher que donner du poisson »

Les analystes insistent également sur l’inefficacité et le mauvais ciblage du système actuel. Ils déplorent le fait que des individus fortunés, des touristes, des étrangers et même des organismes internationaux bénéficient indirectement de produits subventionnés, notamment les carburants, aux frais du contribuable tunisien. D’ailleurs, ils estiment que « ce détournement massif des subventions aurait pu être évité par un ciblage précis, comme cela a été mis en place en Inde ou dans d’autres pays émergents ».

Et ce n’est pas la seule tare de notre système de compensation. Ils citent également le gaspillage alimentaire comme symptôme de cette dérive. Rappelant à cet égard que « près de 900 000 baguettes de pain sont jetées chaque jour, conséquence directe d’un prix artificiellement bas qui encourage des comportements irrationnels de consommation ».

Sur le plan philosophique et social, tout le monde s’accorde à dire et admettre que « l’État à le devoir de protéger les citoyens, mais non de les assister indéfiniment ». Sont donc distingués clairement la protection sociale— éducation, santé, services publics— de l’assistanat, considéré comme « économiquement irrationnel et socialement destructeur ». Comme quoi, « l’assistance perpétuelle enferme les populations dans la pauvreté au lieu de leur permettre d’en sortir ». Et de résumer cette vision par un proverbe chinois selon lequel « il vaut mieux apprendre à pêcher que donner du poisson ».

Les trois dumpings engendrés par le système de compensation

Revenant aux origines du système, les interlocuteurs expliquent que la compensation s’est construite dans les années 1970, dans le cadre d’un modèle d’industrialisation extravertie fondé sur un dumping généralisé : dumping social par des salaires très bas; dumping fiscal par une quasi-absence d’imposition; et dumping énergétique grâce à des subventions massives. Mais les économistes interrogés tiennent à préciser que « cette stratégie visait à attirer les investissements étrangers destinés exclusivement à l’export tout en protégeant le marché intérieur. Cependant, elle a eu pour effet pervers d’écraser les prix agricoles. En maintenant artificiellement des prix bas pour garantir des salaires de subsistance, l’État a sacrifié le développement de l’agriculture, découragé les producteurs locaux et empêché toute modernisation du secteur primaire ».

Pour nombre d’économistes, la compensation a ainsi fonctionné comme une subvention indirecte aux entreprises industrielles, sans contrepartie en termes de montée en gamme, d’innovation ou de compétitivité réelle. Protégées à la fois de la concurrence étrangère et des importations, disent-ils, « les entreprises tunisiennes se sont installées dans une rente de situation qui a freiné l’investissement productif et limité la création de valeur ajoutée ». Les analystes font remarquer que ce modèle a pu fonctionner tant que la croissance était dynamique, lorsque la compensation ne représentait qu’un à deux pour cent du PIB, mais qu’il est devenu totalement inadapté dans un contexte de stagnation économique.

Des chèques-crédits…

Pour sortir de cette impasse, les économistes plaident pour une réforme progressive et méthodique. Rejetant cependant toute suppression brutale des subventions qu’ils jugent toutefois « socialement injuste et politiquement dangereuse ». Ils proposent « une libéralisation graduelle des prix, accompagnée de mécanismes de compensation ciblée, notamment sous forme de chèques-crédits versés directement aux ménages concernés, aux petits agriculteurs, marins-pêcheurs et artisans ». Ils précisent que « si la libéralisation du prix du pain entraîne un surcoût annuel d’environ soixante-dix dinars par famille, l’État peut parfaitement compenser cette charge de manière directe et transparente, comme cela a été fait lors de la pandémie de Covid-19 ».

Nos analystes insistent toutefois sur « la nécessité d’une ingénierie sociale fine ». Suggérant que « ces aides soient versées prioritairement aux femmes, afin d’éviter leur détournement », et qu’« un système de suivi permette d’identifier les bénéficiaires réels ». Pour étayer leurs dires, ils indiquent que « les expériences indiennes montrent que les populations savent faire preuve de discernement. Certains ménages se retirant spontanément du dispositif lorsqu’ils estiment ne pas en avoir besoin. Ce qui crée une forme d’autorégulation sociale ».

Ils étendent cette logique de ciblage à l’énergie, estimant que certaines catégories— petits entrepreneurs, artisans, autoentrepreneurs, agriculteurs dépendant du gasoil— doivent continuer à bénéficier d’un soutien spécifique. Ils comparent cette problématique à celle des « gilets jaunes » en France, où la hausse brutale des carburants avait pénalisé ceux qui n’avaient pas d’alternative.

L’avantage du ciblage

Sur le plan budgétaire, même tonalité, en affirmant que la réforme de la compensation pourrait dégager des marges considérables. En consacrant environ 3 milliards de dinars à des compensations ciblées, l’État pourrait récupérer entre 6 et 8 milliards de dinars, qui pourraient être réaffectés à l’investissement public. Ils rappellent que chaque dinar d’investissement public génère en moyenne 3 à 4 dinars d’investissement privé. Ce qui permettrait d’ajouter un à deux points de croissance et d’amorcer un cercle vertueux de création de richesse, d’emplois et de revenus.

De ce fait, ils mettent en garde contre « une vision purement sociale de l’action publique », estimant que subventionner massivement sans produire davantage conduit à l’impasse. On l’aura compris, sans création de richesse, l’État ne peut protéger personne durablement, car on ne peut redistribuer que ce qui a été produit. Les économistes jugent économiquement absurde de privilégier la consommation improductive plutôt que la construction d’écoles, d’hôpitaux, d’infrastructures ou d’autoroutes.

Trop d’impôt tue l’impôt

Abordant la question fiscale, notre sondage fait remarquer que la pression fiscale atteint déjà 24 à 25 % du PIB, un niveau insoutenable dans une économie stagnante. Avec l’idée que « l’État, faute de réformes structurelles, se met à taxer le patrimoine donc le stock tout en taxant fortement le flux et les revenus, ce qui appauvrit les citoyens et décourage l’investissement ». L’un des sondés rappelle la courbe de Laffer pour souligner que l’excès d’impôt finit par tuer l’impôt lui-même. Car, le refus de céder certains actifs publics non productifs conduit à une agression fiscale qui détruit le profit, donc l’investissement et l’emploi.

En outre, on retient l’alerte sur l’effondrement de l’investissement national. Avec ce  rappel qu’en 2010, l’investissement représentait près de 25 % du PIB; contre moins de 10 % aujourd’hui. Tandis que l’épargne est tombée à 4-5 %.

Résultat des courses : le plan de développement 2026-2030 ne pourra réussir sans une relance massive de l’investissement public. Elle sera possible par la réforme de la compensation mais aussi par une réduction des déséquilibres structurels. Avec notamment une réduction de la masse salariale publique excessive et peu productive.

In fine, l’idée qui prévaut est qu’en réalité la réforme de la compensation dépasse largement le cadre budgétaire. « Elle engage une vision de société, un modèle de développement et l’avenir économique du pays ». A cette précision près, sous forme de mise en garde, que « l’inaction coûtera toujours plus cher que la réforme. Car retarder les décisions ne fait que rendre les ajustements futurs plus douloureux. La seule voie possible passe par la progressivité, la pédagogie, le dialogue social et un consensus national assumé ».

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Gestern — 05. Februar 2026Haupt-Feeds

Testour mise sur la grenade pour dynamiser l’économie locale et le tourisme

05. Februar 2026 um 13:19

Une journée promotionnelle dédiée au projet « Romena Tour à Testour », également connu sous le nom « La Route de la grenade », s’est tenue récemment à Testour, dans le gouvernorat de Béja. L’initiative a mis en lumière la grenade comme levier de développement économique, touristique et social dans une région reconnue comme premier bassin de production de ce fruit.

Le projet ambitionne de renforcer la dynamique économique et touristique de la délégation de Testour, tout en diversifiant les opportunités d’investissement et en ouvrant de nouvelles perspectives pour les jeunes. Il repose sur une approche intégrée combinant agriculture, industrie, artisanat et tourisme au sein d’un même circuit expérientiel.

Lancé en 2020 et actuellement dans sa phase finale, le projet s’inscrit dans le cadre du programme PAMPAT 2 – Accès aux marchés des produits agroalimentaires et de terroir, mis en œuvre par l’ONUDI en partenariat avec les ministères de l’Agriculture, de l’Industrie et du Tourisme, ainsi qu’avec plusieurs organisations professionnelles tunisiennes. Son budget s’élève à 300 mille dinars, financés par le Secrétariat d’État à l’Économie de la Confédération suisse (SECO).

Selon Khemaies Nasfi, spécialiste en qualité et sécurité alimentaire du projet PAMPAT 2, « Romena Tour » a permis la création de huit points de regroupement associant vergers de grenadiers, artisans et restaurants. Le circuit offre aux visiteurs une expérience immersive mêlant gastronomie andalouse et découverte des paysages naturels de la région.

Les responsables du projet ont souligné que cette initiative a fédéré un large réseau d’acteurs, industriels et artisans, tout en renforçant leurs compétences en matière de labellisation, de sécurité alimentaire et de qualité. Elle a également abouti à la constitution d’un dossier de demande d’Indication Géographique Protégée (IGP) pour la grenade de Testour, déposé auprès du ministère de l’Agriculture en 2024.

Par ailleurs, la fondatrice de l’entreprise solidaire « Pluri’Elles » a indiqué qu’environ 50 artisanes de Testour valorisent aujourd’hui les produits dérivés de la grenade et ont remporté plusieurs distinctions, faisant de ce fruit un véritable moteur d’autonomisation économique.

En intégrant la grenade dans un itinéraire touristique innovant, potentiellement unique en Afrique, le projet associe production agricole, artisanat, hébergement, produits biologiques et gastronomie andalouse. Le promoteur des Tyroliennes de Testour, intégrées à ce parcours, a précisé que son projet écotouristique vise à développer les sports de montagne et les activités d’aventure. Et ce, tout en valorisant la cuisine locale à base de grenade. Il a également bénéficié d’équipements et de formations dans le cadre du programme afin d’assurer des services conformes aux standards de qualité.

La journée promotionnelle a rassemblé de nombreux acteurs du secteur et des représentants des médias. Elle a été marquée par des ateliers consacrés à la transformation et à la valorisation des produits dérivés de la grenade.

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Tunisie-Banque mondiale : cap sur de nouveaux projets

04. Februar 2026 um 15:54

La coopération financière et technique entre la Tunisie et le Groupe de la Banque mondiale, ainsi que l’état d’avancement des projets en cours ont été au centre d’une rencontre tenue mercredi à Tunis entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye.

Les discussions ont porté sur la préparation des futurs programmes de coopération, notamment pour la période 2027-2028, avec un accent sur des secteurs prioritaires tels que le transport, la santé, l’énergie, l’environnement et l’assainissement. Les deux parties ont également examiné le programme de travail en cours, incluant des projets liés à la protection sociale, à l’eau et à la prévention des inondations.

Cette visite s’inscrit dans une démarche de concertation visant à aligner les interventions de la Banque mondiale sur les orientations de développement de la Tunisie pour les prochaines années, selon le représentant de l’institution financière.

À cette occasion, Samir Abdelhafidh a salué la qualité de la coopération existante, soulignant qu’elle s’inscrit pleinement dans les priorités nationales et dans la perspective du plan de développement 2026-2030.

De son côté, Ahmadou Moustapha Ndiaye a réaffirmé l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à poursuivre son appui à la Tunisie, en mettant à sa disposition les mécanismes de financement appropriés afin de renforcer le partenariat à moyen et long terme.

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L’ogre financier de la tech met banques et investisseurs sous pression

04. Februar 2026 um 15:09

Engagées dans une course mondiale à l’intelligence artificielle (IA), les grandes entreprises technologiques font face à des besoins de financement colossaux que les banques et les investisseurs privés peinent à couvrir. Pour soutenir leur croissance, plusieurs d’entre elles, dont OpenAI, Anthropic et SpaceX, envisageraient désormais une entrée en Bourse au cours de 2026.

C’est en tout cas ce qu’affirme le site suisse rts.ch.info. En effet, « OpenAI, à l’origine de ChatGPT, prévoit à elle seule des investissements pouvant atteindre 1 000 milliards de dollars sur les dix prochaines années, un niveau sans commune mesure avec ses revenus actuels », lit-on. Selon des analystes, l’entreprise s’est engagée à investir près de cent fois son chiffre d’affaires de 2025, rendant le recours aux marchés publics quasi incontournable.

Toutefois, si OpenAI peut compter sur des revenus issus des abonnements, de la publicité et sur le soutien de partenaires stratégiques comme Microsoft et Nvidia, ces apports restent insuffisants pour financer une telle expansion envisagée. C’est donc ce qui explique la décision du management de l’entreprise de s’introduire en Bourse, laquelle introduction devrait intervenir fin 2026 et lui permettre ainsi de répondre à ses besoins immédiats de trésorerie, même si son modèle ne lui assurerait une autonomie financière qu’à l’horizon 2029.

Mais OpenAI n’est pas la seule tech à vouloir aller sur le marché boursier. Anthropic et SpaceX, explique le site suisse, elles aussi voudraient lever plusieurs dizaines de milliards de dollars auprès des investisseurs. « Un pari risqué, alors que des craintes émergent autour d’une possible surchauffe, voire d’une bulle spéculative, sur les valeurs technologiques aux États-Unis ». Pas de quoi sans doute décourager les états-majors des grandes sociétés tech.

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L’ARP s’attaque au dossier sensible de la protection des données personnelles

04. Februar 2026 um 09:29

La Commission des droits et libertés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a tenu une séance de travail consacrée à l’examen de son programme d’action et de ses priorités législatives.

Les membres de la commission ont passé en revue plusieurs projets de loi, dont celui relatif à l’organisation des associations, en cours d’examen depuis les précédentes sessions parlementaires. Ils ont également souligné l’importance d’engager rapidement l’étude d’un projet de loi organique portant sur la protection des données personnelles.

Dans ce cadre, la commission a décidé d’organiser des séances d’audition avec les parties concernées afin de recueillir leurs avis sur le contenu du projet.

Le président de la commission, Thabet Abed, a rappelé que la Commission des droits et libertés doit jouer un rôle actif dans la protection des droits et libertés garantis par la Constitution, au-delà du simple examen des textes législatifs.

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Tourisme en Afrique du Nord : 2025, l’année de tous les records

04. Februar 2026 um 08:55

Recettes historiques, fréquentation en hausse et montée en valeur : en 2025, l’Égypte, le Maroc et la Tunisie ont confirmé leur statut de locomotives du tourisme africain, mais avec des modèles et des performances très contrastés.

En 2025, le tourisme mondial a poursuivi sa dynamique positive. Selon le Baromètre du tourisme mondial d’ONU Tourisme, les recettes mondiales ont atteint 1.900 milliards de dollars, en hausse d’environ 5% par rapport à 2024. Tandis que les arrivées de touristes internationaux ont progressé de 4 %. Dans ce contexte porteur, l’Afrique du Nord s’est particulièrement distinguée. L’Égypte, le Maroc et la Tunisie ont enregistré des performances bien supérieures à la moyenne mondiale, tant en termes de fréquentation que de recettes.

Pris ensemble, ces trois pays – qui sont aussi les principales destinations touristiques du continent africain – ont engrangé 35,25 milliards de dollars de recettes touristiques en 2025, contre 28 milliards un an plus tôt. Cette progression spectaculaire s’explique par la hausse des arrivées, l’augmentation des tarifs hôteliers, l’amélioration de la qualité de l’offre, mais aussi par l’appréciation de leurs monnaies respectives face au dollar. Derrière cette réussite globale, les écarts entre pays restent toutefois marqués, notamment en matière de dépenses moyennes par touriste.

Égypte : la championne des recettes par touriste

Bien que détrônée par le Maroc en nombre de visiteurs, l’Égypte conserve en 2025 sa première place africaine en matière de recettes touristiques. Le pays des pharaons a généré 17,8 milliards de dollars de revenus, en hausse de 17 % sur un an, se classant ainsi troisième au niveau mondial en termes de progression, derrière le Maroc et la Corée.

Cette performance repose d’abord sur une forte croissance des arrivées (+21 %), avec 19 millions de visiteurs en 2025. Les taux d’occupation hôtelière, particulièrement élevés dans des stations comme Charm el-Cheikh, ainsi que l’importance du tourisme culturel lié au patrimoine pharaonique, contribuent largement à ces résultats. L’origine des visiteurs joue aussi un rôle clé : les touristes venant d’Allemagne, des pays du Golfe ou de Russie sont globalement plus dépensiers.

Résultat : la dépense moyenne par touriste atteint 937 dollars, un niveau sans équivalent en Afrique du Nord. Le gouvernement égyptien entend capitaliser sur cette dynamique, avec l’objectif d’atteindre 30 millions de visiteurs d’ici 2028 et 24 milliards de dollars de recettes, en misant sur la connectivité aérienne, la facilitation des visas et la diversification de l’offre touristique.

Maroc : la plus forte progression au monde

Le Maroc a signé en 2025 une performance historique. Avec 19,8 millions de touristes (+13,8 %), le Royaume a conservé son rang de première destination africaine en termes de fréquentation. Surtout, ses recettes touristiques ont atteint 138,1 milliards de dirhams, soit 14,7 milliards de dollars, en hausse de 19 % en devise américaine – la plus forte progression mondiale selon ONU Tourisme.

Fait notable, la croissance des recettes a largement dépassé celle des arrivées, traduisant une montée en valeur du tourisme marocain. La dépense moyenne par touriste s’établit à près de 742 dollars. Cette évolution s’explique par la hausse des tarifs hôteliers, l’allongement des séjours et la diversification de l’offre, du balnéaire au culturel en passant par le tourisme urbain et nature.

En 2025, les recettes touristiques ont même dépassé les transferts des Marocains résidant à l’étranger, devenant la deuxième source de devises du pays. Pour les autorités, cette performance confirme l’ambition de faire du tourisme un levier majeur de développement économique et territorial.

Tunisie : des records, mais un modèle à repenser

La Tunisie a elle aussi battu des records en 2025, avec plus de 11 millions de touristes accueillis pour la première fois. Les recettes touristiques se sont établies à 2,75 milliards de dollars, en hausse de 6,5 % sur un an. Si la dynamique est réelle, elle reste toutefois plus modérée que chez ses voisins.

Le principal point faible réside dans la dépense moyenne par touriste, qui plafonne à environ 250 dollars. Ce chiffre reflète le poids dominant du tourisme de masse et des formules « all inclusive », dont une grande partie des revenus est captée par les tour-opérateurs étrangers. Malgré cela, le tourisme demeure une source essentielle de devises pour l’économie tunisienne.

Face à ces limites, la montée en gamme et la diversification de l’offre – écologique, culturelle ou médicale – apparaissent comme des enjeux clés pour transformer les volumes en valeur durable.

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Un an de plus pour l’AGOA : l’Afrique reste dans le jeu commercial américain

04. Februar 2026 um 08:33

Petit ouf de soulagement en Afrique. L’AGOA – pour African Growth and Opportunity Act -, l’accord permettant à plusieurs produits africains d’accéder au marché américain sans droits de douane, a été reconduit pour une période d’un an, c’est-à-dire jusqu’au 31 décembre 2026.

Jamieson Greer, représentant au Commerce de la Maison Blanche (USTR), a souligné dans un communiqué que l’AGOA a un effet rétroactif au 30 septembre 2025, date à laquelle il avait expiré.

A noter que cette extension de l’accord est incluse dans le texte promulgué mardi 3 février 2026 par Donald Trump, qui met fin à plus de trois jours de paralysie d’une partie de l’administration fédérale américaine. Cependant, en janvier dernier, la Chambre des représentants avait voté pour reconduire l’AGOA pour trois ans, mais les sénateurs ont ramené la durée à un an.

Selon plusieurs médias, l’AGOA constitue une pièce maîtresse des relations commerciales entre les États-Unis et plusieurs pays africains. « Ce traitement commercial préférentiel avait été lancé en 2000 sous la présidence du démocrate Bill Clinton », rappelle Ouest-France. Il s’interroge : « La France doit-elle refuser de détruire, à la demande des États-Unis, des contraceptifs féminins initialement financés pour l’aide internationale ? ».

En tout cas, ce qui est sûr, c’est que cet accord permet aux pays africains d’exporter de nombreux produits vers les États-Unis sans droits de douane, s’ils respectent une série de conditions (pluralisme politique, respect des droits humains, lutte contre la corruption…) ».

Mais dans les faits, très peu des Etats africains respectent ces conditions. C’est pour cette raison que seulement une trentaine des 54 pays du continent africain bénéficient en théorie de l’accord, qui couvre un large éventail de produits, de l’habillement à l’igname en passant par les voitures. Du coup, «… Trump a fait de l’expiration de l’accord un moyen de pression sur les pays africains ».

D’ailleurs, Samuel Okudzeto Ablakwa, chef de la diplomatie ghanéenne, rappelle-t-on, avait admis en octobre que « Washington avait notamment conditionné sa prolongation à l’accueil par son pays de personnes expulsées des États-Unis ». Sachant également qu’en parallèle, « la Maison Blanche a fait savoir à plusieurs reprises que, pour obtenir une prolongation de l’AGOA, les pays africains devaient s’ouvrir davantage aux produits américains ».

Pour finir, Jamieson Greer poursuit dans cette direction en affirmant que « l’AGOA du XXIe siècle doit exiger davantage de nos partenaires commerciaux et offrir un meilleur accès au marché aux entreprises, aux agriculteurs et aux éleveurs américains ». D’ailleurs, il ajoute vouloir travailler avec les parlementaires américains pour « moderniser le programme afin de l’aligner sur la politique “L’Amérique d’abord“ du président Trump ».

Maintenant, que feront les pays africains qui bénéficient de l’AGOA après le 31 décembre 2026 ?

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140 MDT pour le solaire à Kairouan : la BIAT en chef d’orchestre

03. Februar 2026 um 21:10

La BIAT annonce sa participation, en qualité d’agent et arrangeur de la syndication, à un prêt syndiqué d’un montant global de 140 millions de dinars destiné au financement d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 100 MWac, implantée à Chebika dans le gouvernorat de Kairouan. Le pool bancaire comprend, outre la BIAT, les établissements partenaires : UIB, ATB et UBCI.

 

Une convention de prêt syndiqué a été signée entre la BIAT, la société GFR Kairouan et les banques participantes – l’UIB, l’ATB et l’UBCI – lors d’une cérémonie tenue le 3 février 2026 au siège social de la BIAT. Le prêt syndiqué d’une valeur globale de 140 millions de dinars a été consenti pour la réalisation d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 100 MWac, située à Chebika, dans le gouvernorat de Kairouan. Il s’agit de l’une des plus importantes centrales photovoltaïques du pays avec un coût global de 280 millions de dinars, contribuant ainsi au renforcement de l’offre en énergie propre.

Ce projet, dont l’ensemble des intervenants et parties prenantes sont tunisiens, s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transition énergétique et de développement des énergies renouvelables. Il vise à accroitre la capacité de production électrique à partir de ressources renouvelables, tout en contribuant à la sécurité énergétique et à la création de valeur locale. Le projet a pour objectif de fournir de l’électricité propre à deux industries tunisiennes, réduisant ainsi leur empreinte carbone.

 

 

La BIAT intervient dans le montage financier du projet GFR Kairouan à la fois en tant que syndicateur du prêt, financeur de la dette et investisseur en capital – via sa filiale BIAT.

Capital Risque. L’opération a été pilotée par les experts de la Banque de Financement et d’Investissement (BFI) de la BIAT qui ont joué un rôle central dans l’orchestration de l’opération.

 

« La BIAT confirme, par cette opération, son positionnement d’acteur référent du financement des projets d’infrastructure et de la transition énergétique en Tunisie. Nous sommes fiers d’accompagner un projet qui combine performance économique et contribution environnementale à fort impact », déclare Elyes Jebir, Directeur Général de la BIAT.

 

Grâce à l’appui de la BFI de la BIAT, le projet a bénéficié d’un financement structuré, d’une mobilisation harmonisée des parties prenantes et d’une exécution efficace, traduisant une approche intégrée au service de la performance. Cette dynamique a donné lieu à des solutions sur mesure et à forte valeur ajoutée, combinant investissement, ingénierie financière, conseil financier et juridique de haut niveau, ainsi qu’une capacité d’accompagnement durable de l’ensemble des partenaires du projet.

« La BIAT confirme, par cette opération, son positionnement d’acteur référent du financement des projets d’infrastructure et de la transition énergétique en Tunisie. Nous sommes fiers d’accompagner un projet qui combine performance économique et contribution environnementale à fort impact », déclare Elyes Jebir, Directeur Général de la BIAT.

Le projet sera mis en œuvre dans le cadre d’une gouvernance rigoureuse et conformément aux standards environnementaux et sociaux en vigueur, garantissant son alignement avec les meilleures pratiques internationales. Les travaux de réalisation, dont la durée est estimée à 12 mois, feront l’objet d’un suivi technique rapproché par l’ensemble des institutions impliquées.

À travers cette initiative, la BIAT réaffirme son engagement durable en faveur d’un développement responsable, inclusif et tourné vers l’avenir. En soutenant des infrastructures vertes de cette envergure, la banque contribue directement à la transition énergétique nationale et à la création d’opportunités économiques régionales. Ce projet illustre pleinement la volonté de la BIAT d’assumer son rôle de partenaire de référence du progrès économique et sociétal en Tunisie.

À travers cette initiative, la BIAT réaffirme son engagement durable en faveur d’un développement responsable, inclusif et tourné vers l’avenir. En soutenant des infrastructures vertes de cette envergure, la banque contribue directement à la transition énergétique nationale et à la création d’opportunités économiques régionales.

 

 

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A propos de la BIAT :

Banque universelle, acteur de référence en Tunisie, la BIAT constitue aujourd’hui un groupe bancaire solide avec ses filiales dans les domaines de l’assurance, de la gestion d’actifs, du capital-investissement, de l’intermédiation boursière et du conseil. Implantée sur tout le territoire, la BIAT compte aujourd’hui 206 agences à travers toute la Tunisie. Près de 2500 collaborateurs travaillent au service de tous ses clients : particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises et institutionnels.

Très attentive à sa responsabilité sociétale, la BIAT a traduit son positionnement citoyen par de nombreux engagements. La création de la Fondation BIAT pour la jeunesse tunisienne, au printemps 2014, en est emblématique et ancre cet engagement de façon pérenne. www.biat.com.tn

 

A propos de BIAT Capital Risque :

BIAT Capital Risque est une société d’investissement en capital risque créée en 2000. Elle participe, pour son compte ou pour le compte de tiers, au financement en capital et au renforcement des fonds propres des entreprises tunisiennes dans divers secteurs d’activité.

Filiale de la BIAT, BIAT Capital Risque bénéficie des synergies avec sa maison mère et les différentes filiales financières de celle-ci. Forte de l’expertise de ses équipes, BIAT Capital Risque joue un rôle de premier plan dans le développement du tissu économique du pays et participe à la création d’emplois.

 

A propos de GFR Kairouan :

GFR Kairouan est le projet d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 100 MWac située à Chebika, Kairouan destiné à produire de l’électricité verte à fournir à deux sociétés tunisiennes. Le projet s’étend sur une superficie de 210 ha avec une durée de vie de 25 ans. La société GFR Kairouan est une société anonyme spécialement créée pour gérer les activités du projet conformément à la réglementation tunisienne.

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Le Niger choisit une start-up tunisienne pour digitaliser ses péages

03. Februar 2026 um 17:15

Après avoir mis en place 2 systèmes de gestion de péage d’autoroutes au Togo et au Bénin, la société de services digitale et éditrice de logiciels, Numeryx Tunisie, et la start-up TollXpress, (société spécialisée dans une solution intelligente et complète dédiée à la gestion de péages), viennent de signer un très grand projet pour la mise en place d’une solution de gestion des péages au Niger.

Il s’agit d’une solution clé en main intégrant la partie construction des aires de péage, ainsi que la solution digitale, intégrant des technologies de pointe comme l’IA, la reconnaissance automatique des immatriculations par des caméras intelligentes.

A noter qu’en Tunisie, l’opérateur national Société Tunisie Autoroutes continue à utiliser une solution logicielle française, qui serait, selon une source bien informée, obsolète et coûteuse.

Malheureusement la préférence nationale n’est pas de mise en Tunisie, alors que plusieurs pays à travers le monde procèdent de plus en plus à protéger leurs entreprises nationales et leurs pépites. Le dernier exemple est donné par le président Trump aux USA, mais bien avant lui la Chine et la Turquie qui protègent leurs industries.

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Revenus des sociétés cotées : une hausse à 26,5 MDT en 2026

03. Februar 2026 um 15:00

« Les indicateurs d’activité des sociétés cotées en Bourse font état d’un revenu global en hausse de 5,3%, durant l’année 2025, pour atteindre 26,5 milliards de dinars, contre 25,2 milliards de dinars, au cours de l’exercice 2024 », c’est ce qui ressort du document « Evolution des indices et des revenus des sociétés cotées », publié mardi, par la Bourse de Tunis (BVMT).

Il est à souligner qu’à la date butoir règlementaire (au 20 janvier 2026), seulement 32 sociétés cotées ont communiqué leurs indicateurs d’activités du 4ème trimestre 2025, ce qui représente 43% de la Cote. A la date de publication de cette note, ce nombre est passé à 72, soit 96% de la Cote.

Selon les données de la BVMT, 78% de ces sociétés (qui ont publié leurs indicateurs), soit 56 sur 72, ont amélioré leurs revenus cumulés par rapport à l’année précédente.

Quant à la part dans le revenu global des 20 sociétés qui composent le Tunindex20, elle s’élève à 15,8 milliards de dinars (ou 60% du revenu global), en hausse de 4,1% par rapport à l’année écoulée.

Près de 9,8 milliards de dinars de revenus pour le secteur financier

La BVMT a également souligné que le secteur financier, qui regroupe 29 sociétés cotées, et qui s’affiche comme principale capitalisation de la cote, a réalisé un revenu global de 9,77 milliards de dinars, soit une progression de 5,1%.

Ce résultat a essentiellement été favorisé par la hausse de Produit Net Bancaire (PNB) cumulé des 12 banques cotées de 4,3%, à 7,29 milliards de dinars. De même, le revenu net de Leasing cumulé des 7 sociétés de leasing cotées a progressé de 5% à 594 millions de dinars (MDT).

Quid des assurances?

Idem, pour les 7 compagnies d’assurances, dont le montant global des primes émises a atteint 1,845 milliard de dinars, soit une évolution remarquable de 8,4%.

Biens de consommation

Concernant le secteur des Biens de Consommation, le revenu global des trois grands groupes opérant dans l’agroalimentaire (Poulina Group Holding, Délice Holding et SFBT) a progressé de 4,9% pour atteindre 6,481 milliards de dinars.

De son côté, le secteur des Services aux Consommateurs, qui englobe 11 sociétés cotées (dont UADH, qui n’a toujours pas publié ses indicateurs), fait ressortir une augmentation du chiffre d’affaires global de 8,1%, à 5,784 milliards de dinars.

En ce qui concerne le chiffre d’affaires des deux enseignes cotées de la grande distribution, il a progressé de 12,4%, pour se situer au niveau de 2,151 milliards de dinars.

Concessionnaires automobiles

De même, le chiffre d’affaires global des quatre concessionnaires automobiles (hors UADH) a augmenté de 11,9% au 31 décembre 2025, pour s’établir à 1,481 milliard de dinars.

En général, les neufs secteurs représentés dans la cote ont amélioré leurs revenus. A cet égard, les deux secteurs Technologie et Télécommunication ont réalisé la plus forte progression avec une hausse de 17%.

Il importe de noter que « les plus fortes hausses de revenus ont été réalisées par les sociétés TUNINVEST SICAR (+190,1%), STA (+61,6%), SITS (+36,5%) et CIMENTS DE BIZERTE (+31,2%) ». En revanche, « les plus fortes baisses de revenus ont été enregistrées par EUROCYCLES (-16,9%), SANIMED (-13,2%), STIP (-9,1%) et CARTHAGE CEMENT (-9%) ».

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Un Tunisien à la Commission de discipline des JO d’hiver 2026

03. Februar 2026 um 14:30

Le Comité national olympique tunisien (CNOT) a annoncé la désignation de son président et membre du Comité international olympique (CIO), le Tunisien Mehrez Boussayene, en qualité de membre de la Commission de discipline des Jeux Olympiques d’hiver « Milano Cortina 2026« .

Cette nomination, décidée par la présidente du CIO à la veille de l’ouverture officielle des Jeux, illustre la confiance renouvelée accordée à l’expertise, l’intégrité et à l’engagement de la représentation tunisienne au plus haut niveau du mouvement olympique.

Présidée par Denis Oswald, la Commission de discipline est chargée d’examiner et de statuer, au cas par cas, sur les éventuelles violations de la Charte olympique et des règlements en vigueur durant les Jeux.

À travers cette désignation, la Tunisie confirme sa présence active et crédible au sein des instances de gouvernance olympique internationale, tout en réaffirmant son attachement indéfectible aux valeurs d’éthique, d’équité et de respect des règles qui fondent l’idéal olympique.

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Les locaux du réseau social X en France perquisitionnés

03. Februar 2026 um 13:20

La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a ordonné une perquisition, le 3 février 2026, des locaux du réseau social X d’Elon Musk. C’est ce qu’indique Musk sur ses réseaux sociaux.

Au passage, Elon Musk, propriétaire de la plateforme X, et Linda Yaccarino, l’ancienne directrice générale, sont convoqués le 20 avril prochain « aux fins d’auditions libres » par le parquet de Paris. C’est ce que rapporte RFI, se basant sur des informations de l’AFP. D’autres employés de la plateforme sont également convoqués dans le cadre de cette affaire.

Mais, il y a très peu de chance que le milliardaire américain réponde positivement à cette convocation du parquet de Paris.

A rappeler que ces actes sont diligentés dans le cadre d’une enquête ouverte début 2025. Et ce suite aux signalements de députés, qui ont dénoncé « des algorithmes biaisés du réseau social X« .

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Rym Ghachem, nouvelle présidente de la Fédération maghrébine des médecins

01. Februar 2026 um 21:38

La présidente du Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie (Cnom), Pr Rym Ghachem, a été élue à la tête de la Fédération maghrébine des Ordres des médecins, devenant ainsi la première femme à diriger cette instance régionale.

Son élection est intervenue à l’issue du 8ᵉ congrès de la Fédération, tenu du 31 janvier au 1er février 2026, avec la participation de médecins des pays du Maghreb.

Les travaux ont porté sur le renforcement de la coopération médicale régionale et la promotion des échanges d’expertises.

A l’issue de cette élection, Pr Ghachem a indiqué que la Fédération, dont la création remonte à 2022, se réunit à un rythme soutenu, presque tous les trois mois, afin d’identifier des axes communs pour améliorer les systèmes de santé et harmoniser les cadres législatifs dans la région, selon la TAP.

Elle a également insisté sur l’importance de l’unité maghrébine et des efforts en cours pour faciliter la mobilité des médecins entre les pays du Maghreb et améliorer leurs conditions d’exercice.

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Euro-Meet de Luxembourg : médaille d’argent au 1500 m NL pour Jamila Boulakbèche

01. Februar 2026 um 12:51

La nageuse tunisienne Jamila Boulakbèche a remporté la médaille d’argent du 1500 m nage libre, samedi 31 janvier 2026, lors du 26e Euro-Meet de Luxembourg de natation.

La Tunisienne a parcouru la distance en 16:48.29, derrière l’Italienne Giorgia Tononi (16:45.86), alors que la troisième place est revenue à la Française Clémence Coccordano (16:50.89).

Au passage, Boulakbèche établit ainsi un nouveau record national de la distance; l’ancien record était de 17:03.

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Fruits tunisiens : quand l’État, les syndicats et les corporatismes étouffent un secteur exportateur par excellence

01. Februar 2026 um 06:00

La Tunisie continue de se présenter comme le « jardin de la Méditerranée ». La formule est flatteuse, mais elle masque de moins en moins la réalité d’un secteur fruitier en perte de vitesse, miné moins par le climat que par des blocages politiques, syndicaux et administratifs persistants.

La Tunisie a exporté, en 2025, 38,54 mille tonnes de fruits, pour une valeur de 148,66 MD; contre 35,28 mille tonnes d’une valeur de 104,88 MD, au cours de l’année 2024.

Derrière les chiffres de production encore honorables se cache une filière exportatrice affaiblie, désorganisée et découragée, incapable de transformer ses atouts naturels en véritable moteur de croissance, comme nous l’explique un observateur du secteur.

« Objectivement, les fondamentaux sont là. Plus de 70 % des fruits produits dans le monde proviennent de zones à climat méditerranéen. La Tunisie, avec ses terroirs variés et son savoir-faire agricole, dispose d’un avantage comparatif rare. Deglet Nour en est l’exemple le plus emblématique », affirme S.B.A., universitaire.

Sur le plan analytique, avec une production estimée à 404 000 tonnes pour la campagne 2025/2026, dont 347 000 tonnes de Deglet Nour, la Tunisie est le deuxième producteur mondial. Les exportations ont atteint 124 000 tonnes en 2022/2023, vers des marchés aussi divers que l’Europe, le Maroc et les pays du Golfe.

Sauf que, regrette un exportateur, «… ce potentiel est systématiquement bridé. La filière dattière, pourtant l’une des plus compétitives et des plus rentables du pays, est devenue un terrain d’expérimentation d’un interventionnisme étatique aussi rigide qu’inefficace ». Cet interventionnisme porte les noms de : fixation administrative de prix planchers; restrictions arbitraires sur le stockage; soupçons permanents de “spéculation“ brandis pour justifier le refus d’utiliser les chambres froides. Ces décisions, souvent prises sous la pression de syndicats agricoles ou de structures corporatistes se réclamant de la défense du producteur, finissent par pénaliser toute la chaîne de valeur, explique encore notre vis-à-vis, amer. Résultat : « Une perte de compétitivité, des retards à l’export et le désengagement progressif des opérateurs privés », constate-t-il.

Toutefois, une source bien informée réfute une partie de ces explications, assurant que les syndicats font tout leur possible pour aider les acteurs privés à bien s’organiser et pouvoir ainsi exporter le maximum de leurs fruits.

Failles structurelles

Mais à l’analyse, le cas des agrumes est encore plus révélateur. Malgré une production de 365 000 tonnes pour la campagne 2024/2025, concentrée à 75 % dans le Cap Bon, la Tunisie n’exporte que 8 000 à 15 000 tonnes. « La maltaise sanguine, fruit unique au monde, reste confinée au marché local, faute de stratégie d’export digne de ce nom. Ici encore, les responsabilités sont partagées entre une administration frileuse, incapable d’anticiper les exigences des marchés internationaux, et des acteurs professionnels qui préfèrent la protection du marché intérieur à la conquête de débouchés extérieurs plus compétitifs », analyse un autre expert en production et exportation de fruits tunisiens.

Idem pour la grenade qui illustre elle aussi le même gâchis. Avec 90 000 à 105 000 tonnes produites annuellement, selon les chiffres disponibles, notamment à Gabès et Testour, la Tunisie figure parmi les dix premiers producteurs mondiaux. Pourtant, seuls 10 % des volumes sont exportés. La faute à l’absence de structuration, au manque de coopératives puissantes et à l’incapacité des syndicats à dépasser une logique revendicative pour porter une vision économique qui, hélas, condamnent ce produit à une sous-valorisation chronique.

Certes, le changement climatique et le stress hydrique constituent une menace réelle. Mais ils servent trop souvent d’alibi commode pour éviter de poser les vraies questions. Pourquoi les investissements dans l’irrigation intelligente, la recherche variétale et la modernisation agricole sont-ils aussi faibles ? Pourquoi les politiques publiques continuent-elles de gérer l’agriculture productive comme un secteur social à administrer et non comme un levier économique stratégique ?

Quand la stratégie d’exportation fait défaut

À ces failles structurelles s’ajoute un problème sanitaire évitable. L’utilisation excessive et mal contrôlée des pesticides dans certaines filières, comme le raisin ou la fraise, bloque l’accès aux marchés européens. Là encore, l’échec est politique. Les normes internationales ne sont ni nouvelles ni négociables. Pourtant, ni l’État ni les organisations professionnelles n’ont su accompagner efficacement les producteurs vers la certification, la traçabilité et la conformité. Le résultat est brutal : exclusion des marchés à forte valeur ajoutée, dénonce S.B.A.

Pendant ce temps, la concurrence avance. Les pays du Maghreb et de l’Europe du Sud investissent massivement dans la logistique, la promotion et le branding territorial. Certains n’hésitent pas à pratiquer le protectionnisme, comme le Maroc pour les dattes lors de la campagne 2025/2026. Face à cela, la Tunisie continue d’exporter sans stratégie claire, prisonnière d’un modèle où l’administration décide, les syndicats bloquent et les exportateurs subissent.

« La vérité est dérangeante : la crise de l’exportation des fruits tunisiens est avant tout une crise de gouvernance. Tant que l’État continuera à confondre régulation et contrôle, tant que les syndicats agricoles privilégieront la rente et la peur du marché plutôt que la compétitivité, et tant que les exportateurs resteront marginalisés dans les processus de décision, le secteur restera sous-performant », affirment des sources concordantes.

In fine, les analystes s’accordent à dire que la Tunisie possède l’un des rares secteurs naturellement compétitifs de son économie. « Le laisser s’éroder par calcul politique, immobilisme administratif et conservatisme syndical, soulignent-ils, n’est pas une fatalité climatique. C’est un choix. Et comme tout choix, il engage des responsabilités ».

Alors, on sait maintenant ce qu’il faut faire.

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Kevin Warsh, futur président de la Fed

30. Januar 2026 um 13:36

L’information vient de tomber: le président américain, Donald Trump, aurait choisi Kevin Warsh pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Fed. Le mandat de ce dernier expire en juin 2026.

La nomination de Kevin Warsh, non économiste de formation, est beaucoup plus politique qu’économique et financière. Ce qui est assez rare pour cette prestigieuse institution qui jouit d’une réfutation internationale. Donc rare mais non exceptionnel. Du reste, Jerome Powell a précédemment œuvré comme avocat et banquier d’affaires, comme le rappelle Le Soir.

« Juriste, Warsh est toutefois diplômé de prestigieuses universités américaines (Stanford, Harvard) », écrit la même source. « Natif d’Albany, dans l’Etat de New York, il a d’abord travaillé pendant sept ans, jusqu’en 2002, pour la banque Morgan Stanley où il a atteint le rang de vice-président ».

Le site belge ajoute que c’est là où il a rencontré puisé Jane Lauder, « héritière de la famille du groupe de cosmétiques Estee Lauder. Un lien familial qui le rapproche de Donald Trump. Le père de Jane, Ronald Lauder, milliardaire et grand contributeur du parti républicain, est un ami de jeunesse du président américain et un conseiller occasionnel ».

Avec cette nomination, l’indépendance de la Banque centrale américaine risque de prendre un coup.

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Le Maroc abritera la 58ème session de la CEA 2026

30. Januar 2026 um 10:29

« La croissance par l’innovation : exploiter les données et les technologies de pointe pour la transformation économique de l’Afrique ». C’est le thème de la 58ème session de la Commission économique pour l’Afrique que le Maroc organisera du 28 mars au 3 avril 2026.

La 58ème session de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique (COM2026) auront lieu du 28 mars au 3 avril 2026 au Maroc, plus précisément à Tanger.

L’accord d’organisation a été signé le 23 janvier par Nadia Fettah Alaoui, ministre marocaine de l’Economie et des Finances, et Claver Gatete, le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique.  

L’événement a pour thème : « La croissance par l’innovation : exploiter les données et les technologies de pointe pour la transformation économique de l’Afrique. »

Après la signature de l’accord, M. Gatete a souligné que le Maroc, «… accueillant la COM 2026 à Tanger, contribue à renforcer la voix collective de l’Afrique en ce qui concerne les problématiques économiques, et démontre comment un leadership national peut impulser des solutions régionales à l’impact mondial ». Ajoutant que « l’organisation de la COM 2026 place également le message économique de l’Afrique au carrefour des régions, des institutions et des marchés, contribuant ainsi à son rôle dans la gouvernance économique mondiale ».

Toujours selon le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique, « le moment est venu d’organiser une conférence dont l’impact significatif dépasserait le simple engagement politique et déboucherait sur des actions concrètes pour la transformation économique et sociale de l’Afrique ».

A noter que la COM 2026 est un événement annuel continental des Nations unies qui rassemble les ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique, les gouverneurs des banques centrales et les organisations des Nations unies autour de débats sur l’état du développement économique et social en Afrique.

Cette année, les échanges porteront une attention particulière à la manière dont les pays africains peuvent tirer parti de l’innovation, des données et des technologies de pointe, dont l’intelligence artificielle, pour soutenir la transformation économique et la création d’emplois. La Conférence proposera également des mesures concrètes permettant aux États membres africains d’affirmer leur souveraineté numérique, notamment à travers l’adoption d’infrastructures publiques numériques et de centres de données.

Les participants à la rencontre comprendront des ministres, des experts et des représentants gouvernementaux, des institutions financières panafricaines, des représentants de la jeunesse, des institutions universitaires et de recherche africaines, des partenaires au développement, des organisations intergouvernementales, des médias et d’autres acteurs clés.

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