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Siliana | Il tue son frère à cause d’un tatouage

04. Februar 2026 um 12:40

Des agents de la brigade de police judiciaire de Siliana ont arrêté, lundi 2 février 2026, un jeune homme d’une vingtaine d’années, soupçonné d’avoir assassiné son frère de 18 ans à la suite d’une dispute au sujet d’un tatouage.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect aurait poignardé son frère au cœur avec un objet tranchant, entraînant sa mort.

Le corps de la victime a été transféré au service de médecine légale pour une autopsie afin de déterminer la cause exacte du décès, rapporte Diwan FM en citant une source sécuritaire.

I. B.

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La perversité de la loi contre l’antisémitisme

04. Februar 2026 um 12:04

L’antisémitisme est aujourd’hui un délit très controversé parce qu’il repose sur une base juridique largement biaisée. Cependant ce délit est abondamment médiatisé car c’est un levier majeur du projet sioniste, à l’origine de la création de l’Etat d’Israël. En effet, dans un bon nombre de pays, on peut être accusé d’antisémitisme et encourir des peines qui vont des lourdes amendes financières à la vindicte populaire, à l’anéantissement de la vie sociale et professionnelle et jusqu’à la prison ferme. Et ce pour avoir seulement critiqué les crimes de l’Etat d’Israël…

Med-Dahmani Fathallah *

Comme personne ne peut échapper à la loi, surtout quand on se met à l’appliquer manu militaris, on voit même d’illustres personnages publics qui à travers l’exercice de leurs professions se sont vus accuser d’antisémitisme, trainés dans la boue et dépouillés de leurs droits fondamentaux de citoyens. Les cas de l’avocate italienne Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur les territoires Palestiniens occupés auprès des Nations Unis et les talentueux humoristes Français, Dieudonné Mbala et Blanche Gardin pour ne citer que ceux-là, sont des exemples édifiants de la perversité de toute loi portant sur l’antisémitisme.

En effet, quel que soient les lois érigées contre l’antisémitisme, elles sont vides de toute substance juridique réelle, abstraites, sournoisement définies et surtout incomprises par le grand public.

Le délit d’antisémitisme contredit le fondement juridique de la liberté d’expression et ne s’appuie sur aucune logique juridique, morale, sociale ou anthropologique admissible. Le comble de l’ironie c’est qu’on peut être accusé d’antisémitisme par des prétendus sémites tout en étant soi-même un sémite. Mais si on veut contester ces lois et éviter de tomber sous le coup de cette accusation absurde, il est primordial de dénoncer cet abus juridique en expliquant comment l’origine linguistique du terme sémite a été travestie en un contexte ethnique limité aux Juifs et comment cela a alimenté des lois qui servent Israël et le projet sioniste plus que la communauté juive en tant que telle.

Pour démêler l’embrouille juridique qui a mené aux lois contre l’antisémitisme et surtout à leurs applications qui dépassent tous les cadres juridiques, il faut d’abord comprendre ce qu’est un Sémite ?

​À l’origine, le terme «sémite» est une catégorisation linguistique et non raciale ou ethnique au sens strict. Le terme est apparu à la fin du XVIIIe siècle pour désigner les peuples parlant (ou ayant parlé) des langues sémitiques. C’est une branche de la grande famille des langues dites afro-asiatiques (ou chamito-sémitiques). Ces langues partagent des caractéristiques structurelles communes, la plus notable étant l’utilisation de racines consonantiques (généralement trois consonnes) qui forment l’ossature du sens des mots (par exemple, la racine k-t-b pour «écrire» en arabe ou m-l-k pour «roi» en hébreu et en arabe). Cette origine linguistique repose aussi sur une base historique théologique voir mythologique.

Le mot sémite dérive du nom biblique Sem (ou Sém), l’un des fils de Noé, mentionné dans la Table des Peuples comme l’ancêtre d’une partie des populations du Proche-Orient. Bien que cette source soit théologique, elle a servi de base aux linguistes du XVIIIe siècle pour nommer ce groupe de langues et les peuples associés.

Les Sémites sont donc les peuples qui parlent ou descendent historiquement de locuteurs de langues sémitiques. Ces langues et peuples sont originaires du Proche-Orient et de la Corne de l’Afrique. Ainsi, dans les groupes sémitiques antiques, on retrouve les peuples qui ont joué un rôle majeur dans l’histoire antique et dont les langues se sont éteintes ou ont évolué vers les langues modernes. Ces peuples sont en premier les Akkadiens (Babyloniens et Assyriens). Leur langue, l’akkadien (et ses dialectes babylonien et assyrien), est l’une des plus anciennes langues sémitiques attestées, parlée en Mésopotamie. Il y a aussi les Araméens dont la langue, l’araméen, est devenue une lingua franca dans tout le Proche-Orient antique. Enfin, on trouve les Cananéens (Phéniciens, Moabites, Ammonites, Hébreux) qui forment un ensemble de peuples ayant parlé des langues étroitement liées (le phénicien, l’hébreu biblique, etc.) sur la côte du levant.

 Dans les groupes sémitiques actuels on retrouve essentiellement les Arabes qui sont locuteurs de l’arabe (classique et dialectes variés) et qui forment aujourd’hui le groupe sémitique le plus nombreux, s’étendant du Moyen-Orient à l’Afrique du Nord. Il y a aussi les Juifs traditionnellement locuteurs de l’hébreu (langue cananéenne), qui a été ravivée comme langue moderne, alors qu’ils étaient dans l’antiquité locuteurs aussi de l’araméen. On trouve aussi dans ce groupe les Éthiopiens et les Érythréens, locuteurs des langues éthiopiques (comme l’amharique, le tigrinya et le guèze), qui forment un groupe sémitique important en Afrique de l’Est.

Les Assyriens et les Chaldéens, locuteurs de dialectes néo-araméens qui vivent principalement au Moyen-Orient font aussi partie de ce groupe.

Enfin, il y a les Maltais, locuteurs du maltais, la seule langue sémitique d’Europe, dérivée d’un dialecte arabe.

​Ainsi, le terme «sémite» est un marqueur linguistique et historique qui désigne une vaste famille de peuples et de cultures, historiquement centrée dans la région du Proche-Orient au sens large.

Bien qu’aujourd’hui géographiquement et culturellement distincts, les peuples sémitiques (Arabes, Juifs, Éthiopiens, etc.) partagent une ascendance linguistique commune très profonde, remontant à un protosémitique parlé au IVe millénaire avant le christ.

Cependant, en actionnant la légende du peuple élu, les Juifs ont exclu tous les autres peuples et ce sont accaparés le qualificatif de «sémites». Ainsi, de nos jours, dans la conscience collective globale, sémite est le synonyme exclusif de juif. Cette spoliation du terme «sémite» est à l’origine de l’apparition au XIXe siècle en Allemagne ​du terme «antisémitisme» qui a été inventé pour faire référence spécifiquement à l’hostilité et à la discrimination envers les Juifs ce qui coïncide historiquement et géographiquement avec le développement du mouvement sioniste.

Bien que le terme se réfère littéralement à l’ensemble des Sémites (Arabes, juifs, Éthiopiens, Érythréens, Assyriens, Chaldéens et Maltais), son usage a été détourné pour se limiter exclusivement aux Juifs. Cet état de fait se maintient grâce un effort soutenu de désinformation sur cette aberration linguistique ainsi qu’une omerta sur le détournement du terme sémite, véhiculés par les médias occidentaux, dominés par les sionistes.

Ayant ainsi réussi à transformer une catégorisation linguistique en une catégorisation ethnique et l’avoir exclusivement attribué aux juifs, la voie était ouverte à la criminalisation de l’antisémitisme en l’assimilant aux crimes de haine contre les seuls Juifs.

Aujourd’hui l’arsenal juridique contre l’antisémitisme repose principalement sur les lois sur les crimes de haine (hate crimes). En effet, la majorité des pays occidentaux qui se proclament démocrates interdisent la discrimination et les discours de haine fondés sur la race, l’origine, l’ethnie ou la religion, auxquels on a intégré l’antisémitisme. C’est le mécanisme pénal principal pour sanctionner les actes antisémites.

Mais de nos jours les lois sur l’antisémitisme commencent à s’étendre au-delà des actes et à empiéter sérieusement sur le cadre de la liberté d’expression. Pour contourner ce cadre il fallait trouver le moyen d’éliminer la sacro-sainte protection du discours. Pour cela, les États-Unis et l’Europe ont intégré dans leur système éducatif et leur politique étrangère la définition opérationnelle de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) comme un puissant outil pour annihiler le droit à la liberté d’expression quand il s’agit essentiellement de dénoncer ou de critiquer les dérives des dirigeants pseudo-sémites d’Israël.  Ainsi tous les propos tenus publiquement dans le but de dénoncer les abus, les discriminations, les injustices, le manquement au droit international, les crimes de guerre, même le génocide avéré commis par les Israéliens, les «néo-sémites», peuvent être interprétés comme de la diffamation ou de l’incitation à la haine.

L’IHRA est une organisation intergouvernementale très influente dans le domaine de l’éducation et de la recherche sur la mémoire de la shoah. Fondée en 1998 à l’initiative de l’ancien Premier ministre suédois, Göran Persson, elle était initialement connue sous le nom de Task Force for International Cooperation on Holocaust Education, Remembrance, and Research. Sa mission principale est d’amener les gouvernements à promouvoir l’éducation sur l’Holocauste, perpétuer sa mémoire et encourager la recherche sur ce génocide. Elle vise à contrer le déni de la Shoah et à lutter contre les manifestations de l’antisémitisme.

L’antisionisme assimilé à l’antisémitisme

Pour l’IHRA, l’antisémitisme est une certaine perception des Juifs, qui peut se manifester par une haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme visent des individus juifs, leurs biens, les institutions communautaires et les lieux de culte. Cette définition n’a pas de valeur légale contraignante en tant que loi, mais elle fournit la norme internationale pour la compréhension de l’antisémitisme moderne et sert de guide politique et interprétatif essentiel dans les 35 pays membres de l’IRHA qui ont officiellement adopté cette définition. En Europe et aux États-Unis elle est même souvent citée dans les contextes législatifs et politiques.

Bien que cette conception de l’antisémitisme ne soit pas en soi une loi pénale, elle sert de base d’interprétation aux forces de l’ordre, aux procureurs et aux tribunaux pour identifier les actes soi-disant antisémites. Aujourd’hui on pousse l’embrouille jusqu’à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme.

Il est clair que tous ces quiproquos linguistiques et les embrouilles juridiques ont pour origine une norme aberrante définie par une organisation non gouvernementale partisane qui ne distingue pas clairement l’antisémitisme de l’antisionisme. Cette ingénierie pénale a pour but de fabriquer de toute pièce une base juridique qui permet la mise en place de lois liberticides protégeant les Juifs sionistes des accusations de crimes contre l’humanité commis au nom de leur projet coloniale hégémonique.​  

* Universitaire.

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Tourisme | Le Maroc surclasse les destinations sud-méditerranéennes

04. Februar 2026 um 11:00

En 2025, le Maroc a enregistré une performance touristique historique avec 19,8 millions d’arrivées, marquant une progression de 14 % par rapport à 2024. Le Royaume confirme sa position de première destination africaine, se rapprochant du seuil des 20 millions de visiteurs, soutenu par la diversification de l’offre et le renforcement des liaisons aériennes. 

Habib Glenza

Cette hausse spectaculaire est le fruit des investissements effectués dans le cadre de la Feuille de route 2023-2026 et de la montée en puissance de la connectivité aérienne et de la promotion internationale. Elle confirme la solidité de la reprise post pandémie et l’attractivité croissante du Maroc sur les marchés internationaux.

Une stratégie claire et structurée

Le ministère marocain du Tourisme souligne que cette performance n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une stratégie claire et structurée, reposant sur deux piliers décisifs, à savoir la connectivité aérienne et la promotion internationale.  

Le renforcement de la connectivité aérienne a joué un rôle central, avec l’ouverture de nouvelles lignes, l’augmentation des fréquences et une meilleure desserte des principales villes touristiques. Parallèlement, les efforts de promotion internationale, déployés sur des marchés stratégiques, ont permis de renforcer la visibilité du Maroc et de diversifier ses bassins émetteurs.

Le pays a également misé sur l’enrichissement de l’offre touristique, avec des produits plus variés allant du tourisme culturel au tourisme sportif, en passant par l’écotourisme et les expériences premium. Cette diversification contribue à attirer des profils de visiteurs plus larges et à allonger la durée moyenne de séjour.

Pour la ministre du Tourisme Fatim-Zahra Ammor, les résultats exceptionnels de 2025 illustrent également le potentiel remarquable de la destination Maroc, tant en termes de diversité que de compétitivité internationale.

Le coup de pouce de la CAN 2025

La dynamique positive ne montre aucun signe de ralentissement et l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), un événement d’envergure continentale, a permis d’attirer un afflux supplémentaire de visiteurs au cours du mois de décembre. Avec un tel rythme de croissance, le Maroc ambitionne de dépasser encore davantage son record et de consolider sa position parmi les destinations touristiques les plus attractives au monde, loin devant ses concurrents au sud de la Méditerranée, notamment l’Egypte, la Tunisie et la Jordanie.

Cette dynamique s’est également accompagnée de recettes touristiques records, ayant atteint 124 milliards de Dirhams à fin novembre 2025, soit 13,6 milliards de dollars, enregistrant une hausse de 19% par rapport à la même période de 2024, et confirmant le rôle du tourisme comme moteur de croissance économique au niveau national.

Comparaison entre la Tunisie et le Maroc

En 2025, la Tunisie a accueilli 11 millions de visiteurs, soit une hausse de plus de 10% par rapport à 2024. Ces entrées touristiques ont généré des recettes 8 milliards de dinars tunisiens (environ 2,7 milliards de dollars), soit une hausse de 6,5% par rapport à 2024, selon les indicateurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Comparativement, le Maroc a accueilli près du double de visiteurs (19,8 millions) et réalisé des recettes touristiques 4 à 5 fois plus importantes que celles la Tunisie (13,6 milliards de dollars).

Ces chiffres prouvent que les maux du tourisme tunisien sont loin d’être résolus et que les cocoricos lancés de temps en temps par les responsables tunisiens ne se justifient pas au regard des performances réelles réalisées par le pays.

Quand on sait qu’il y a une vingtaine d’années, la Tunisie était le premier pays touristique au sud de la Méditerranée, devant la Jordanie, le Maroc et l’Egypte, en termes de visites et de recettes, on mesure les retards accumulés par le secteur et l’absence de réactivité des autorités pour les rattraper.

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Histoire | Bahi Ladgham et «l’affaire Lehmann»

04. Februar 2026 um 10:08

L’«affaire Lehmann» s’inscrit dans la période de transition marquant la mise en échec de l’expérience des coopératives, soutenue par Habib Bourguiba et appliquée par Ahmed Ben Salah. Ce revirement avait mené à la restructuration du gouvernement et à la nomination de Bahi Ladgham comme Premier ministre en novembre 1969, avant qu’il ne soit lui-même écarté au profit de Hédi Nouira en novembre 1970. Il n’existe pas trace documentée d’une «affaire Lehmann» (parfois orthographiée Robert Lehman) dans les archives académiques ou historiographiques classiques. Pourtant, cette affaire fait référence à un scandale financier et politique majeur en Tunisie à la fin des années 1960. (Ph. Bourguiba et le gouvernement Ladgham, à droite du président).

Ridha Ben Slama

Il s’agit d’un homme d’affaires de nationalité étrangère, influent dans les milieux financiers tunisiens de l’époque. Il était lié à des projets de développement industriel et touristique, accusé de malversations financières, de corruption et de transferts illicites de devises. L’affaire est restée dans les mémoires comme l’un des premiers grands scandales de «corruption» ou de «copinage», servant de levier politique dans les luttes de succession internes.

Selon une source ayant participé à l’enquête sur cette affaire, le traitement de Robert Lehmann a été marqué par une sévérité judiciaire et politique. D’après un ancien haut fonctionnaire qui détient des informations précises et qui préfère garder l’anonymat, Lehmann a été arrêté et incarcéré en Tunisie. Les autorités l’avaient accusé de graves malversations financières, notamment de fraude fiscale, de transferts illégaux de devises vers l’étranger et de corruption de fonctionnaires.

Son procès a été utilisé par le pouvoir pour montrer une volonté de «nettoyage» après l’échec de la politique coopérativiste de Ben Salah.

Un homme d’affaires véreux

Lehmann a été présenté comme un homme d’affaires véreux ayant profité de ses entrées au sommet de l’État. Il a été lourdement condamné à une peine de prison ferme et à des amendes considérables. Les biens qu’il possédait en Tunisie ont été saisis. Après avoir purgé une partie de sa peine, il a été expulsé ou autorisé à quitter le pays, mettant fin à sa présence dans les affaires tunisiennes.

C’était donc un dossier financier et politique sensible qui éclaire la fin du passage de Ladgham à la tête du gouvernement et les tensions internes du régime.

Ladgham est nommé Premier ministre du 7 novembre 1969, poste qu’il n’occupa que jusqu’à novembre 1970, après avoir été un chef du gouvernement de facto pour Bourguiba. Il a été critiqué dans le temps pour son manque de vigilance face aux activités de l’homme d’affaires Lehmann. Après une réunion houleuse avec Bourguiba, il présenta sa démission ainsi que celle de son gouvernement le 26 juillet 1970. Bourguiba la refusa et lui demanda de rester à son poste, pour permettre à son successeur Nouira de prendre la relève, qui survint le 2 novembre 1970.

Ostracisation médiatique et politique

Ladgham jouissait à l’époque d’une certaine popularité, confirmée ensuite lors du congrès de Monastir (11-15 octobre 1971) où il obtint le plus grand nombre de voix. Cette renommée a été perçue, par Bourguiba et son épouse Wassila, comme une menace, conduisant par la suite à son ostracisation médiatique et politique. Bourguiba l’avait progressivement éloigné des affaires intérieures en le chargeant de missions diplomatiques.

Ce n’est que dix ans plus tard que Ladgham se réconcilia avec Bourguiba grâce à l’entremise de Mohamed Mzali. La brouille entre les deux hommes avait duré jusqu’à juin 1981 où Mzali avait joué un rôle pour les concilier. À cette occasion, Bourguiba évoqua les fameux vers de Samawaal (poète ayant vécu pendant la Jahilya, la période antéislamique) : «Si l’honneur d’un homme n’a pas été souillé par la vilénie, tout habit qu’il portera ne sera que magnifique». Cette allusion a permis aux deux anciens amis de se réconcilier.

إِذا المَرءُ لَم يُدنَس مِنَ اللُؤمِ عِرضُهُ

فَكُلُّ رِداءٍ يَرتَديهِ جَميلُ

L’intérêt de revenir sur cet épisode de l’histoire est de déceler finalement le motif réel, l’étincelle à l’origine de la disgrâce de Ladgham. Le public l’ignore encore et se posait à l’époque des questions au sujet des raisons justifiant cette destitution si précipitée. C’est un exercice salutaire pour mieux appréhender la raison occultée, qui avait été instrumentalisée par les rivaux politiques de Ladgham, motivant sa destitution inattendue par Bourguiba, alors qu’il achevait à peine une année en tant que Premier ministre.

Dans ses mémoires 1, Ladgham évoque la période 1969-1970, le contexte financier difficile et les pressions internes, en admettant des choix risqués. L’expression «affaire Lehmann» n’apparait en aucun cas dans son livre, c’est ce qui intrigue le plus. Il aurait pu l’évoquer et fournir tout au moins sa version. Le fait de l’omettre suscite des interrogations.

Il faut noter que l’affaire Lehmann n’est pas un titre très médiatisé avec ce mot-clé exact dans les archives publiques. En revanche, les périodes de débat politique entourant Ladgham dans les journaux de l’époque couvrent très probablement les mêmes questions de financements et critiques politiques que cette affaire représente historiquement.

Menées politiques sur fond de crise financière

La version sous-jacente de Ladgham donne une lecture défensive à propos des initiatives dictées par l’urgence économique, dans un contexte de crise profonde de liquidités après l’échec de la coopérativisation, et de méfiance des institutions financières classiques envers la Tunisie. Pour lui, la responsabilité est collective (État, Banque centrale, entourage présidentiel). Il minimise les aspects techniques (opacité, commissions, imprudence financière) et insiste surtout sur les menées politiques : «Je vais ici parler de la période que je considère personnellement comme cruciale, à savoir l’année 1969/1970– l’année irritante. Elle fut déplaisante car les valeurs sur lesquelles l’État avait fondé sa politique, et que le peuple tunisien considérait comme les composantes essentielles de sa vie politique et le repère de ses espoirs, avaient changé. Il apparaissait aux citoyens, comme au monde entier, que les politiques de développement menées par le gouvernement tunisien avaient échoué» 2.

La lecture politique de l’éviction de Ladgham peut être interprétée comme une utilisation de l’affaire Lehmann en tant que prétexte, instrumentalisée par des courants favorables à un virage libéral plus net, incarnés par Nouira.

Au-delà du volet judiciaire, Lehmann a été traité comme un «bouc émissaire» politique. Son cas avait servi d’outil pour discréditer Ladgham (son protecteur présumé), en suggérant que ce dernier avait couvert des activités illicites. Les éléments documentés suggèrent qu’en tant que secrétaire d’État à la Présidence, Ladgham avait une supervision sur les secteurs dans lesquels Lehmann était actif (banque, industrie). Cette position a pu créer une perception de lien étroit entre les deux hommes.

La version de Nouira (discours publics, pratiques gouvernementales, récits indirects) est une lecture technocratique et normative, il ne cite pas cette affaire, mais en tire parti pour dénoncer des dérives du bricolage financier, illustration de la nécessité d’une orthodoxie financière stricte. L’affaire devient un cas d’école négatif, elle incarne les méthodes aventureuses de la transition post-Ben Salah, la Tunisie doit désormais passer par le FMI, la Banque mondiale, restaurer la crédibilité monétaire, bannir les intermédiaires privés douteux.

Nouira évite d’accuser frontalement Ladgham, mais laisse entendre une incompétence technique grave, ce qui justifie un changement d’équipe et de doctrine. Il ne questionne pas la contrainte structurelle (dépendance financière) qui rendait ces montages tentants.

De l’héritage socialisant au tournant libéral

Les observateurs avisés tendent à voir l’affaire Lehmann comme un symptôme, non une cause de la crise de l’État développemental tunisien à la fin des années 1960. Lehmann n’est ni un accident, ni un simple scandale, mais le produit d’un État en quête de financement rapide dans un contexte de dépendance externe. D’ailleurs, la plupart des travaux récents écartent l’hypothèse d’une corruption personnelle, parlent plutôt d’imprudence, de faiblesse institutionnelle, d’absence de garde-fous juridiques. Ladgham apparaît comme un homme de transition, coincé entre l’héritage socialisant et le tournant libéral et l’affaire Lehmann sert aussi à légitimer à posteriori ce virage, jouant un rôle de détonateur, sinon de cause directe, dans la chute de Ladgham.

On peut aller plus loin que la version «responsabilité politique abstraite» sans tomber dans l’accusation gratuite, à condition de distinguer les niveaux d’implication. Ladgham n’est pas un simple spectateur. Contrairement à l’image longtemps diffusée, il suivait personnellement les dossiers financiers stratégiques après 1969. L’affaire Lehmann n’était pas un dossier technique de second rang, elle touchait à la recherche de financements d’urgence, donc au cœur de l’action gouvernementale. Il est hautement improbable que des engagements financiers de ce type aient été pris sans son aval explicite, même si l’exécution a été déléguée. Il aurait accepté des circuits non orthodoxes en connaissance de cause. Plusieurs témoignages ultérieurs (administration, diplomatie) suggèrent qu’il court-circuite parfois les ministères techniques, qu’il favorise un cercle restreint de décideurs, réduisant les garde-fous.

La position la plus mesurée est que Ladgham, en tant que chef de gouvernement, avait accepté des montages risqués, mal encadrés, dans un contexte de crise, et en avait sous-estimé les conséquences. Aux historiens de défricher les circonstances de cette affaire et de clarifier ses tenants et ses aboutissants. Le recoupement des témoignages et l’examen des preuves matérielles est sollicité pour sortir des passions partisanes et établir une chronologie froide et factuelle des évènements.

* Ecrivain.

Notes :

1- نوفمبر 2019 – éditions Nirvana – الزعامة الهادئة – ذكريات وشهادات وخواطر » – « 

2- Page 525.

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Chamalo et AwA célèbrent le Saint-Valentin sous le signe de l’artisanat

04. Februar 2026 um 09:14

À l’occasion de la Saint-Valentin, Chamalo, chocolatier artisan à La Marsa, et AwA, maison de bijoux en argent au design sensible et architectural, signent une nouvelle collaboration.

Chamalo imagine une nouvelle collection de chocolats présentés dans des écrins en forme de cœur d’origami, tandis qu’AwA propose une paire de boucles d’oreilles en argent, et un collier avec pendentif en argent émaillé, reprenant les mêmes lignes que celles des coffrets de Chamalo, disponibles en parure ou séparément.

Les créations peuvent être acquises indépendamment ou associées, dans une approche libre et durable du cadeau, où l’émotion et le plaisir du geste comptent autant que l’objet.

Du 12 au 14 février 2026, AwA exposera ses pièces au sein de la boutique Chamalo à La Marsa. Une campagne digitale conjointe viendra accompagner l’événement, avec la participationde Ines Goor.

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La Biat pilote le financement du projet GFR Kairouan

04. Februar 2026 um 08:23

La Biat annonce sa participation, en qualité d’agent et arrangeur de la syndication, à un prêt syndiqué d’un montant global de 140 millions de dinars destiné au financement d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 100 MWac, implantée à Chebika dans le gouvernorat de Kairouan. Le pool bancaire comprend, aux côtés de la Biat, les établissements partenaires : UIB, ATB et UBCI.

Une convention de prêt syndiqué a été signée entre la Biat, GFR Kairouan, la société anonyme spécialement créée pour gérer les activités du projet, et les banques participantes lors d’une cérémonie tenue le 3 février 2026 au siège social de la Biat.

Le prêt syndiqué d’une valeur globale de 140 millions de dinars a été consenti pour la réalisation d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 100 MWac, située à Chebika, dans le gouvernorat de Kairouan. Il s’agit de l’une des plus importantes centrales photovoltaïques du pays avec un coût global de 280 millions de dinars, contribuant ainsi au renforcement de l’offre en énergie propre.

Ce projet, dont l’ensemble des intervenants et parties prenantes sont tunisiens, s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transition énergétique et de développement des énergies renouvelables. Il vise à accroitre la capacité de production électrique à partir de ressources renouvelables, tout en contribuant à la sécurité énergétique et à la création de valeur locale. Le projet a pour objectif de fournir de l’électricité propre à deux industries tunisiennes, réduisant ainsi leur empreinte carbone. Il s’étend sur une superficie de 210 ha avec une durée de vie de 25 ans.

La Biat intervient dans le montage financier du projet GFR Kairouan à la fois en tant que syndicateur du prêt, financeur de la dette et investisseur en capital – via sa filiale Biat

Capital Risque. L’opération a été pilotée par les experts de la Banque de Financement et d’Investissement (BFI) de la Biat qui ont joué un rôle central dans l’orchestration de l’opération.

Grâce à l’appui de la BFI de la Biat, le projet a bénéficié d’un financement structuré, d’une mobilisation harmonisée des parties prenantes et d’une exécution efficace, traduisant une approche intégrée au service de la performance. Cette dynamique a donné lieu à des solutions sur mesure et à forte valeur ajoutée, combinant investissement, ingénierie financière, conseil financier et juridique de haut niveau, ainsi qu’une capacité d’accompagnement durable de l’ensemble des partenaires du projet.

«La Biat confirme, par cette opération, son positionnement d’acteur référent du financement des projets d’infrastructure et de la transition énergétique en Tunisie. Nous sommes fiers d’accompagner un projet qui combine performance économique et contribution environnementale à fort impact», déclare Elyes Jebir, directeur général de la Biat.

Le projet sera mis en œuvre dans le cadre d’une gouvernance rigoureuse et conformément aux standards environnementaux et sociaux en vigueur, garantissant son alignement avec les meilleures pratiques internationales. Les travaux de réalisation, dont la durée est estimée à 12 mois, feront l’objet d’un suivi technique rapproché par l’ensemble des institutions impliquées.

À travers cette initiative, la Biat réaffirme son engagement durable en faveur d’un développement responsable, inclusif et tourné vers l’avenir. En soutenant des infrastructures vertes de cette envergure, la banque contribue directement à la transition énergétique nationale et à la création d’opportunités économiques régionales. Ce projet illustre pleinement la volonté de la BIAT d’assumer son rôle de partenaire de référence du progrès économique et sociétal en Tunisie.

Communiqué.

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Gestern — 03. Februar 2026Haupt-Feeds

Affaire de falsification de passeports | Audience reportée pour convoquer Hamadi Jebali

03. Februar 2026 um 14:03

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du Tribunal de première instance de Tunis a commencé aujourd’hui, mardi 3 février 2026, à examiner l’affaire dite de passeports falsifiés et remis à des étrangers recherchés pour terrorisme.

Sont impliqués dans cette affaire quatre dirigeants du parti islamiste Ennahdha : Noureddine Bhiri (ancien ministre de la justice, incarcéré), Mouadh Khériji (fils de Rached Ghannouchi, ancien président de l’Assemblée et du mouvement Ennahdha, incarcéré), Fathi Beldi (ancien cadre du ministère de l’Intérieur, incarcéré) et l’ancien chef de gouvernement Hamadi Jebali (en liberté).

Le parquet a demandé un report du procès afin de convoquer Hamadi Jebali à comparaître devant le tribunal, et la chambre a décidé d’accéder à cette demande et de reporter le procès au 24 mars, a annoncé Diwan FM, une source judiciaire.

Les éléments incarcérés sont poursuivis et/ou ont été condamnés dans d’autres affaires.

I. B.

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Sept ans de prison pour Frikha et deux ans pour Harouni

03. Februar 2026 um 13:43

La chambre criminelle spécialisée pour les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’homme d’affaires Mohamed Frikha à sept ans de prison et l’ancien ministre des Transports et dirigeant du mouvement Ennahdha, Abdelkrim Harouni, à deux ans de prison.

Le tribunal, qui a prononcé ce verdict tôt ce mardi matin 3 février 2026, a également condamné deux anciens dirigeants de la SNDP Agil, une entreprise pétrolière publique, à six ans de prison dans le cadre de cette affaire concernant des transactions commerciales entre Syphax Airlines, la compagnie aérienne appartenant à l’homme d’affaires Mohamed Frikha et cette entreprise pétrolière publique.

I. B.

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Gros plan | Amel Guellaty ou le cinéma de l’essentiel

03. Februar 2026 um 12:49

L’accueil positif auquel a eu droit ‘‘ When the wind comes from’, long-métrage de fiction de la cinéaste tunisienne Amel Guellaty, est amplement mérité. Ce film est un réquisitoire implacable contre une société qui délaisse l’avenir de sa jeunesse.

Mohamed Sadok Lejri

C’est un road movie qui raconte le voyage de deux zébulons, qui sont en réalité deux amis d’enfance, de Tunis à Djerba. Alyssa est une lycéenne de 19 ans, pétillante et rebelle, qui rêve de voir son ami Mehdi gagner le concours de dessin qui aura lieu à Djerba. Moins extraverti qu’Alyssa, Mehdi (avec un «i» à la fin) est un jeune diplômé universitaire de 23 ans, à l’esprit rassis, qui s’évertue en vain à décrocher un emploi dans l’informatique.

Ce film est un réquisitoire implacable contre une société qui délaisse l’avenir de sa jeunesse. On s’attache tout de suite à Alyssa et Mehdi qui tentent d’échapper à une existence sans perspectives, et qui fuient une impasse sociale où tout espoir semble proscrit, en s’embarquant dans un voyage rocambolesque. On a envie de savoir où cette route les mènera, on ignore jusqu’au bout si ce couple s’arrêtera. C’est une aventure qui nous tient en haleine du début à la fin.

Une envie de fuite

La mise en scène suggère que la fuite des personnages est un acte contraint par une société devenue invivable, une société dotée d’une jeunesse créative et bouillonnante mais qui voit son avenir obscurci par le doute et le désespoir. Avant de prendre le large, il y avait déjà une envie de fuite. La situation d’Alyssa et Mehdi n’a-t-elle pas provoqué les circonstances qui leur donneraient prétexte à fuir plus loin, à chercher une liberté et un espoir qu’aucun des deux n’avait dans sa vie impécunieuse, morose et privée de promesses ? Car c’est la liberté et l’espoir d’un avenir meilleur qui les guident. Et, sans doute en ont-ils trop manqué avant, pour partir dans cette quête excessive. Une fois ce but défini, ils s’embarqueront dans une escapade avec la volonté de ne plus revenir en arrière et la détermination de trouver une solution à leur vie misérable.

L’on ne peut rester insensible à cette histoire. Les personnages d’Alyssa et de Mehdi sont crédibles et bien construits, l’œuvre brille par l’épaisseur psychologique de ses protagonistes. On suit leur évolution avec tendresse.

‘‘𝑊ℎ𝑒𝑛 𝑡ℎ𝑒 𝑤𝑖𝑛𝑑 𝑐𝑜𝑚𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑜𝑚’’ est porté par un duo de jeunes acteurs que sont Eya Bellagha et Slim Baccar. Ces derniers ont littéralement crevé l’écran ! La justesse de leur jeu, le caractère authentique de leur souffrance, leur performance empreinte d’une détresse criante de vérité nous pousse à la réflexion et à nous interroger sur l’avenir des jeunes de ce pays.

L’intérêt du film réside dans la dualité de ses protagonistes, à la fois déterminés et profondément fragiles ; ce contraste est particulièrement bien exploité. L’histoire de leur voyage, ou plutôt leur fuite, est un peu l’histoire de toute une vie en accéléré, avec ses mauvaises et ses bonnes surprises, avec ses déceptions et ses lueurs d’espoir.

Libérer la puissance du rêve

Bref, ‘‘𝑊ℎ𝑒𝑛 𝑡ℎ𝑒 𝑤𝑖𝑛𝑑 𝑐𝑜𝑚𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑜𝑚’’ restitue le climat de notre époque et donne un aperçu de notre réalité sociale, mais aussi de nos psychés et psychoses collectives. Les incursions oniriques renvoient directement au courant surréaliste. Malgré quelques maladresses dues au manque de moyens, elles ont été soignées dans la mesure du possible et sont à saluer.

En effet, les scènes surréalistes sont loin d’être des artifices esthétiques, elles convoquent l’héritage d’un surréalisme authentique qui n’est pas sans nous rappeler celui de Luis Bunuel, Jean Cocteau et David Lynch.

Dans certaines scènes, le rêve se mêle à la réalité, si bien que l’on ne sait plus quelle image est réelle et quelle image appartient au rêve du personnage. En fait, Amel Guellaty cherche à libérer la puissance du rêve de Mehdi et Alyssa et à abolir la frontière entre le réel et l’imaginaire, offrant au spectateur, le temps de quelques scènes, une expérience immersive où la poésie du rêve contraste avec la laideur et la vérité brute de leur quotidien.

Bien que ce soit un road movie, ce film n’est pas une contrefaçon du cinéma américain et représente une voix propre et originale, en l’occurrence celle de la réalisatrice. A travers ce long-métrage, elle a fait en sorte que ces voix fragiles n’aient plus que le désert du sud tunisien, le sable des plages ou quelques cénacles mondains et stériles comme lieux d’expression.

Malgré tout ce qui a été écrit, ce film n’est pas du tout mélancolique, bien au contraire ! La réalisatrice possède cet art – ô combien rare en Tunisie et dans le monde arabe ! – de la finesse qui consiste à filmer la gravité sans jamais l’appesantir.

Les failles d’une société

Là où d’autres s’enfermeraient dans le pathos, Amel Guellaty choisit le ton badin et l’humour pour disséquer les failles de notre société et les tourments d’âme d’Alyssa et Mehdi. Sous le vernis d’une apparente légèreté, la réalisatrice transforme des sujets graves tels que le chômage, les agressions sexuelles, l’égoïsme comme facteur de réussite, l’immobilisme social et administratif, le traditionalisme rigide, le pays devenu un terreau de rancœur et de frustration, etc., en récits d’aventure riches en émotions. C’est un cinéma qui traite de l’essentiel avec un sourire en coin, prouvant que le cinéma engagé n’a pas besoin de larmes et de solennité pour bousculer le spectateur.

Je pense sincèrement que ‘‘𝑊ℎ𝑒𝑛 𝑡ℎ𝑒 𝑤𝑖𝑛𝑑 𝑐𝑜𝑚𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑜𝑚’’ doit être vu par le plus grand nombre de jeunes tunisiens. Ces derniers s’identifieront à coup sûr aux protagonistes. D’ailleurs, le grand public appréciera les visages familiers du petit et du grand écran. Leurs apparitions sont assez brèves, mais elles apportent une certaine intensité au film. Le talent de Fatma Sfar, Saoussen Mâalej et Mohamed Grayaâ a permis de graver dans les esprits les scènes auxquels ils ont participé. Une mention spéciale à Fatma Sfar qui a magistralement incarné le rôle de la «femme corruptrice». D’ailleurs, le manque d’expérience et la posture innocente d’Alyssa dans la scène de la boîte de nuit ne sont pas sans nous rappeler le personnage de Aya incarné par la même Fatma Sfar dans l’excellent film de Mehdi Barsaoui : ‘‘𝐴𝑖̈𝑐ℎ𝑎’’.

La bande originale est également intéressante. L’utilisation des morceaux de 𝑌𝑢𝑚𝑎 transcende la simple bande-son pour devenir un véritable véhicule narratif. En choisissant leur style un peu folk et mélancolique, le film parvient à instaurer une intimité immédiate avec le spectateur, notamment les jeunes et moins jeunes qui apprécient ce duo. Chaque note de guitare acoustique semble chuchoter les non-dits des personnages. Ainsi la musique de Yuma n’est pas seulement là pour illustrer certaines scènes, elle en approfondit la tonalité émotionnelle, transformant les moments de doute et de solitude en réflexions sur l’espoir et la condition des jeunes.

Hélas ! En dépit de la qualité remarquable de l’œuvre, la salle du cinéma l’ABC était quasiment vide : nous n’étions que trois. Le film qui passait juste avant, ‘‘𝑆𝑎ℎ𝑏𝑒𝑘 𝑅𝑎𝑗𝑒𝑙 2’’, a beau être un navet populacier, il ne désemplit pas, même après deux mois d’exploitation. Manifestement, le règne du mauvais goût ne semble pas près de s’achever. Après avoir colonisé le petit écran, la médiocrité dicte aujourd’hui sa loi au septième art.

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Poésie | ‘‘Le livre des fragments’’ de Hatem Bourial

03. Februar 2026 um 12:18

Hatem Bourial, journaliste, poète et animateur infatigable de la vie culturelle tunisienne, publie ‘‘Le livre des fragments’’, un court recueil dense, dans une édition soigneusement imprimée où «Rien n’arrive que le poème / A longueur d’instants / Sans heure exacte / Qu’une soif de dire / Etanchée au calendrier des sensations».

C’est dire le besoin de l’auteur, qui n’est pas à son premier recueil, d’écrire avant tout, les fragments d’une vie, aux émotions diverses, aux imaginaires multiples, sans se soucier de l’unicité thématique.

Quinze textes composent la mosaïque libérée, avec des paysages intérieurs et extérieurs, rassemblant des «Béances», des «Des spirales et des épines», «Des éclats», «Des averses» et « Des frissons au solstice.»

Dans la préface au recueil, Tahar Bekri écrit : «Nous ne savons pas toujours comment arrive le poème ni quand il dicte sa nécessité, dans ce besoin pour exprimer l’être, composer avec les moments de vie, écrire le cours des jours, traduire la fluidité su temps qui passe. Et c’est ce que je rencontre dans la lecture de ces Fragments, dans leur fragilité quotidienne et leur élan cosmique, à la fois grains de sable qui nous filent entre les doigts et ciels habités par le mystère.»

I. B.

‘‘Le livre des fragments’’, Ed. La Nef, Tunis, 55 p. ; peinture de couverture de Jo Ann Morning.

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Mustapha El Haddad | «Israël est un fait colonial européen»

03. Februar 2026 um 11:31

Mustapha El Haddad, expert économique spécialisé dans les études énergétiques, vient de changer le fusil d’épaule en publiant un ouvrage politico-historique intitulé ‘‘Palestine: Une relecture des origines de la colonisation sioniste’’, récemment paru aux éditions Arabesques, à Tunis. Son ambition est de contribuer à rappeler l’origine et l’évolution de cette longue et terrible injustice faite aux Palestiniens.

Latif Belhedi

L’essai reproduit en exergue cette célèbre déclaration de Nelson Mandela, le leader anti-apartheid, qu’il a faite en 1997, alors qu’il était président de l’Afrique du sud : «Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens». Pour lui, comme pour tous les dirigeants politiques, les historiens et les analystes honnêtes, la Palestine est un territoire occupé et la cause palestinienne est une question coloniale. Et c’est ce que Mustapha El Haddad a cherché à démontrer dans cet essai en passant en revue les étapes historiques qui ont permis au mouvement sioniste mondial, soutenu par un Occident coupable du génocide des juifs pendant des siècles, de prendre possession, par le terrorisme, la violence et la guerre, un territoire qui ne lui appartient pas et d’en chasser ses habitants initiaux.

Cela, on s’en doute, s’appelle colonisation et l’Etat d’Israël est l’une des dernières survivances du phénomène colonial. Et c’est ce que l’auteur a voulu montrer dans son livre, en procédant à une relecture des événements qui ont marqué l’histoire de la Palestine depuis la fin du 19e siècle, axant son analyse sur la période allant de 1882 à 1948, soit du début de la colonisation sioniste à la proclamation de l’Etat d’Israël.

Asservissement et spoliation

«Notre travail a tout au plus l’ambition de contribuer à rappeler l’origine et l’évolution de cette longue et terrible injustice faite aux Palestiniens», note El Haddad dans sa préface. Et d’ajouter :«Un asservissement et une spoliation tous les jours renouvelés depuis plus d’un siècle et dont les répercussions ont déstabilisé, année après année, les pays de la région.»

Pour El Haddad, Israël est un «fait colonial européen dont la légitimité est contesté», car «le projet de création en Palestine d’un foyer national juif repose sur des contre-vérités, sur le déni de l’existence d’un peuple palestinien, sur la négation du droit international et des instances internationales, et sur une violence extrême.»

L’auteur démontre, en se basant sur des faits historiques incontestables et des témoignages d’acteurs juifs et parfois même sionistes, que  «les Palestiniens ne sont responsables ni de l’Holocauste nazi, ni de l’affaire Dreyfus, ni des pogroms d’Europe orientale», que «les communautés juives, composées pour une large part d’Européens ashkénazes, n’avaient pas plus de droits sur la Terre sainte que les Palestiniens», que, contrairement à des allégations mensongères des sionistes et de leurs soutiens occidentaux, «les Palestiniens n’ont ni bradé ni abandonné leurs terres», et que, même s’ils mènent le combat pour la libération de leur territoire, ils «ne sont pas à l’origine de la violence extrême au Moyen-Orient». Ils en sont, au contraire les victimes, puisqu’ils ne sont pas seulement victimes d’un déni de justice, mais ils sont également victime d’un génocide perpétré par les sionistes, et pas seulement depuis 2023 à Gaza, comme cela est du reste reconnu par les juridictions internationales, et notamment la Cour pénale internationale.

Brutalité et terrorisme des juifs sionistes

«En 1948, environ sept cents mille Juifs, pour la plupart européens, ont chassé et dépouillé quelques huit cents mille Palestiniens musulmans et chrétiens, en leur refusant toute possibilité de retour», rappelle à juste titre l’auteur, en soulignant la brutalité des terroristes des organisations sionistes Irgoun et Stern, qui ont commis de nombreux massacres contre les Palestiniens pour les terroriser et les chasser de leurs terres lors de la Nakba, ainsi que la brutalité et l’inhumanité de leurs successeurs à la tête de l’Etat d’Israël de 1948 à aujourd’hui.

Ce livre nécessaire, El Haddad a ressenti le besoin de l’écrire pour répondre aux sionistes et à leurs alliés occidentaux qui continuent de relayer des contre-vérités sur la question palestinienne. «Ils savent que l’opinion publique en est partout de plus en plus consciente, mais ils continuent à traiter avec dédain et mépris les appels au respect du droit international, en particulier ceux des Palestiniens», déplore-t-il.

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Affaire de complot n° 2 | Peines en appel de 3 à 35 ans de prison

03. Februar 2026 um 10:35

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme de la cour d’appel de Tunis a prononcé, dans la soirée du lundi 2 février 2026, des peines allant de 3 à 35 ans de prison dans l’affaire dite de «Complot contre l’État 2», a indiqué une source judiciaire à l’agence Tunis Afrique Presse (Tap).

Selon la même source, le tribunal a condamné Rached Ghannouchi à 20 ans de prison, et Kamel Bédoui à la même peine (ils avaient été initialement condamnés à 14 ans de prison), et a condamné Rayen Hamzaoui à trois ans (12 ans initialement), et Mahrez Zouari et Abdelkarim Abidi à sept ans (12 ans initialement).

Fathi El-Beldi et Samir Al-Hanachi ont été condamnés à 15 ans de prison (au lieu de 12), avec mise sous surveillance administrative pendant cinq ans à compter de la date de l’expiration de la peine, à l’exception de Rayen Hamzaoui, dont la surveillance administrative a été réduite à deux ans.

Le jugement a également confirmé le non-lieu pour Ridha Ayari, l’accusée libérée sous caution.

Quant aux prévenus cités par contumace, tels que Muadh Kheriji, Nadia Akacha, Chahrazed Akacha, Kamal Guizani, Lotfi Zitoun, Maher Zaid, Mustapha Khedher, Adel Daadaa, Rafik Bouchlaka et Abdelkader Ben Farhat, le tribunal les a condamnés par contumace à 35 ans de prison avec effet immédiat, et placement sous contrôle administratif pour cinq ans.

Les accusés ont été inculpés de formation d’une organisation et d’un groupe en lien avec des crimes terroristes, d’incitation par tous moyens à commettre un meurtre, à infliger des blessures, des coups et autres formes de violence, de formation d’un groupe dans l’intention de s’attaquer à des biens et des personnes, et de complot contre la sécurité intérieure de l’État.
Ils ont également été inculpés de tentative de changer la forme de l’État, et d’utiliser le territoire de la République et celui d’un État étranger pour recruter et entraîner une personne et un groupe de personnes, dans l’intention de commettre un crime terroriste à l’intérieur et à l’extérieur du pays, selon ce qu’a confirmé une source bien informée.
Il convient de noter que Youssef Chahed (l’ancien Premier ministre) a fait appel de la décision de le renvoyer devant la Chambre criminelle, et par conséquent aucun verdict n’a été prononcé contre lui dans un premier temps, mais son nom a plutôt été rayé du dossier en attendant l’issue de l’appel, et il en va de même pour l’accusé Rafik Yahya.

Il convient de noter que le juge d’instruction en charge de l’affaire avait précédemment émis des mandats d’arrêt internationaux contre 12 des accusés qui avaient fui à l’étranger.

Tap.

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L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis

03. Februar 2026 um 09:19

La colère saoudienne contre les Émirats arabes unis semble ne pas se limiter à la sphère de la géopolitique régionale mais affecte désormais le monde des affaires. De plus en plus de cadres d’entreprises émiraties ou établies aux Émirats se voient refuser le visa d’entrée en Arabie saoudite, plus grand marché régional. Les autorités saoudiennes accentuent aussi la pression sur les multinationales pour déménager leurs sièges régionaux à Riyad. Les Saoudiens possèdent également un autre levier, ils sont de grands investisseurs dans le secteur immobilier dans les Émirats. Pour le moment, Abou Dhabi courbe l’échine en attendant que la tempête passe. (Ph. Dubaï).

Imed Bahri

Le Financial Times a publié un article d’Ahmed Al Omran, Simeon Kerr et Andrew England indiquant que la crise saoudo-émiratie liée au Yémen et à d’autres questions régionales suscite des inquiétudes quant à son impact sur le commerce et les relations entre les deux pays. 

Le journal britannique ajoute que des dirigeants émiratis craignent que cette crise n’affecte leurs activités, certaines entreprises ayant signalé le rejet de demandes de visa pour leurs employés ces dernières semaines.

Les tensions entre les deux anciens alliés se sont exacerbées en décembre après que Riyad a accusé les Émirats de soutenir une faction séparatiste yéménite ayant lancé une attaque contre des groupes soutenus par l’Arabie saoudite. Dès lors, des employés de banques, de cabinets de conseil en management, de cabinets d’avocats et de sociétés de services pétroliers et gaziers rencontrent des difficultés pour obtenir un visa saoudien depuis les Émirats, selon plusieurs personnes dont les entreprises sont directement concernées.

Pressions sur le monde des affaires

L’Arabie saoudite encourage activement les entreprises à relocaliser leurs activités et leurs employés des Émirats vers le Royaume.

«Bien sûr, nous sommes préoccupés, mais le monde des affaires a fait preuve d’une grande ingéniosité pour trouver des solutions alternatives», a déclaré le dirigeant d’une entreprise de services maritimes dont les employés se sont vu refuser des visas ce mois-ci.

Comme d’autres, ce dirigeant a indiqué n’avoir reçu aucune explication quant à ces refus, ajoutant espérer que le problème soit temporaire compte tenu des liens économiques étroits unissant les deux pays.

Un responsable saoudien a insisté sur le fait qu’il n’y avait eu aucun changement dans les procédures de visa. Pour leur part, les Émirats n’ont pas répondu à une demande de commentaires du FT

Les dirigeants émiratis ont perçu le ton conciliant des propos tenus cette semaine par le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères, comme un signe de la volonté de Riyad d’apaiser les tensions. «La relation avec les Émirats arabes unis est, de notre point de vue, extrêmement importante», a déclaré Bin Farhan aux journalistes, avant d’ajouter : «Elle constitue un élément clé de la stabilité régionale et le Royaume est donc toujours soucieux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis».

Un dirigeant d’entreprise émirati a affirmé que la situation concernant les visas a commencé à s’améliorer au cours de la semaine écoulée.

La crise entre les deux voisins s’est intensifiée après que Riyad, considérant l’avancée des séparatistes yéménites comme une menace pour sa sécurité nationale, a bombardé des dépôts d’armes et des véhicules qu’elle accusait Abou Dhabi d’avoir fournis à cette faction. Les Émirats ont fini par retirer leurs forces du pays.

Les deux voisins sont intervenus dans la guerre civile yéménite en 2015 pour combattre les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, mais ils ont soutenu des factions différentes et rivales. Le différend concernant le Yémen et d’autres questions régionales a engendré la plus grave crise des relations entre les deux puissances du Golfe depuis des années.

Cependant, les analystes n’anticipent pas une escalade comparable à celle de la dernière crise du Golfe en 2017, lorsque l’Arabie saoudite et les Émirats avaient mené un blocus régional contre le Qatar, l’accusant de soutenir des groupes islamistes.

Le FT a souligné que les échanges commerciaux entre l’Arabie saoudite et les Émirats dépassent les 20 milliards de dollars et que de nombreuses entreprises utilisent Dubaï comme plaque tournante pour desservir le Royaume, qui compte la plus grande population de la région du Golfe.

Restrictions aux demandes de visa

Cependant, ces tensions ont suscité des inquiétudes au sein de la communauté des affaires. Un banquier basé aux Émirats a déclaré que son établissement se préparait à une tournée promotionnelle en Arabie saoudite lorsqu’une demande de visa pour l’un de ses employés a été rejetée. Il a ajouté : «Nous ne sommes pas les seuls. D’autres banques rencontrent le même problème»

Selon deux consultants, ces difficultés sont contournées par l’utilisation de visas ordinaires délivrés à l’arrivée, permettant ainsi aux cadres ou à leurs représentants de rencontrer des clients dans le Royaume.

Une autre source a indiqué que d’autres entreprises s’interrogent sur la légalité du travail de leurs employés avec des visas touristiques, qualifiant la situation d’impasse.

Un autre dirigeant a déclaré que les citoyens d’une demi-douzaine de pays, dont la Jordanie, l’Égypte, le Pakistan et l’Inde, rencontrent des difficultés depuis environ un an pour obtenir des visas de travail à entrées multiples pour l’Arabie saoudite lorsqu’ils font leur demande depuis les Émirats.

Le royaume impose des restrictions aux demandes de visa pour les musulmans pendant le pèlerinage du Hajj afin de contrôler le nombre de visiteurs. Il a été noté que certaines autres nationalités ont commencé à rencontrer des problèmes similaires en octobre. Cependant, en décembre et janvier, avec l’escalade des tensions entre l’Arabie saoudite et les Émirats, le problème s’est aggravé, le nombre de refus augmentant fortement. 

Un responsable régional d’une grande entreprise a indiqué que l’Arabie saoudite a récemment intensifié ses efforts de longue date pour persuader les entreprises émiraties ayant d’importantes activités dans le royaume de transférer leur personnel à Riyad.

Depuis 2024, l’Arabie saoudite exige des multinationales qu’elles transfèrent leur siège régional à Riyad pour obtenir des contrats gouvernementaux. Cette mesure a suscité des inquiétudes chez certaines entreprises internationales implantées à Dubaï depuis des décennies. Nombre d’entre elles ont restructuré leurs activités pour se conformer à cette décision, compte tenu de l’importance de leurs activités dans le Royaume.

Face aux inquiétudes et à la controverse actuelle, la plupart des chefs d’entreprise estiment que les répercussions négatives sur leurs activités seront de courte durée, compte tenu des liens commerciaux étroits entre l’Arabie saoudite et les Émirats. Les Saoudiens sont également d’importants investisseurs aux Émirats, notamment dans le secteur immobilier de Dubaï.

Alors que les Émirats s’efforcent d’apaiser les tensions, des Émiratis disposant d’une forte présence sur les réseaux sociaux ont reçu des avertissements informels de la part de représentants du gouvernement, les exhortant à ne pas répondre aux critiques saoudiennes de plus en plus nombreuses en ligne. L’un d’eux a déclaré qu’il leur a été conseillé de ne pas se mêler aux problèmes liés à la crise actuelle.

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La Muqaddima en route vers le registre Mémoire du monde de l’Unesco

03. Februar 2026 um 08:39

La réception, ces derniers jours, d’un courriel officiel de l’Unesco confirmant la recevabilité en cours de la candidature intitulée ‘‘La Muqaddima d’Ibn Khaldoun (المقدمة)’’ au registre Mémoire du Monde, portée conjointement par la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte et la Turquie, marque une étape décisive dans un processus long, exigeant et souvent semé d’obstacles. Il ne s’agit pas seulement d’une bonne nouvelle administrative, mais de l’aboutissement d’un effort intellectuel, diplomatique et culturel mené avec persévérance depuis près de deux ans. (Ph. Statue d’Ibn Khaldoun à Tunis, par Zoubeir Turki).

Abdelhamid Larguèche *

Dès les premières discussions, l’ambition était claire : faire reconnaître La Muqaddima non comme un simple monument du patrimoine arabo-musulman, mais comme une œuvre fondatrice de la pensée historique, sociologique et politique universelle, dont la portée dépasse largement les frontières linguistiques, nationales ou confessionnelles.

Cette conviction, largement partagée dans les milieux académiques internationaux, ne l’était pas toujours au sein des appareils administratifs nationaux, souvent hésitants, parfois réticents, prisonniers de logiques de routine ou de calculs étroits.

Les enjeux de mémoire et de patrimoine

Le chemin fut donc long. Long pour argumenter, expliquer, documenter. Long pour convaincre, dans un contexte où la culture savante peine parfois à s’imposer face à des priorités plus immédiates ou plus visibles. Long aussi parce qu’il fallut affronter, sans jamais s’y laisser enfermer, des hostilités gratuites, des procès d’intention, voire des tentatives de disqualification intellectuelle qui disent beaucoup des crispations contemporaines autour des enjeux de mémoire et de patrimoine.

Face à cela, un collectif international de chercheurs et d’acteurs culturels, placé sous la coordination de trois universitaires, s’est constitué et a travaillé de manière continue depuis mars 2024. Rencontres scientifiques, colloques, tables rondes, expositions documentaires, interventions publiques, échanges avec les institutions nationales et internationales : chaque étape a contribué à construire patiemment un consensus, à la fois scientifique et politique, autour de la légitimité de cette inscription.

Ce travail n’a jamais été conçu comme une compétition entre États ou une captation symbolique d’un héritage commun. Bien au contraire, le choix d’une candidature multinationale a été pensé dès le départ comme un geste fort : celui de reconnaître que La Muqaddima appartient à un espace intellectuel partagé, à une histoire longue des circulations du savoir, et à une humanité soucieuse de comprendre ses propres dynamiques sociales.

Rencontre des membres du Collectif international de la promotion de La Muqaddima avec le secrétaire général adjoint de l’Unesco, Taoufik Jelassi, le 21 mars 2024, à Paris.

Fidélité à l’esprit critique d’Ibn Khaldoun

Aujourd’hui, alors que la candidature entre officiellement dans les phases d’évaluation prévues par les Lignes directrices générales du programme Mémoire du monde, il convient de mesurer le chemin parcouru. Quelle que soit l’issue finale du processus, une étape essentielle a déjà été franchie : celle de la reconnaissance institutionnelle d’un projet porté par la rigueur scientifique, la coopération internationale et la fidélité à l’esprit critique d’Ibn Khaldoun lui-même.

Dans un contexte mondial marqué par les replis identitaires, les usages idéologiques de la mémoire et les simplifications abusives de l’histoire, cette démarche rappelle opportunément que le patrimoine n’est vivant que lorsqu’il est pensé, discuté, transmis et partagé.

C’est là, sans doute, la véritable victoire de ces deux années de travail.

* Historien, membre du collectif international de la promotion de La Muqaddima.

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Tunisie | La FGESRS pour le maintien de l’élection des présidents d’université

02. Februar 2026 um 13:37

La Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (FGESRS), affiliée à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a annoncé lundi 2 février 2026, son rejet d’une proposition de loi déposée par 27 députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), visant à modifier l’article 15 de la loi n° 19 de 2008 relative à l’enseignement supérieur et à réinstaurer la nomination des présidents d’université au lieu de leur élection, comme c’est le cas aujourd’hui.

La FGESRS a qualifié cette proposition de «sérieux revers pour l’un des acquis les plus importants de la réforme de l’enseignement supérieur après 2011, au premier rang duquel figure le principe de l’élection des présidents d’université», notant que la nouvelle loi pourrait ouvrir la voie au retour de la logique de la désignation et de la loyauté au sein des universités.

Le projet de loi, déposé au bureau d’ordre central de l’ARP le 30 janvier, a été renvoyé à la commission parlementaire de l’éducation, de la formation professionnelle, de la jeunesse et des sports pour examen. Il prévoit que les présidents d’université soient nommés par le ministre de l’Enseignement supérieur à l’issue d’une procédure de candidature ouverte, chaque président ne pouvant exercer que deux mandats consécutifs ou non.

Ces dispositions diffèrent de celles contenues dans l’article 15 actuel du décret n° 31 de 2011, qui stipule que le président de l’université doit être élu parmi les professeurs de l’enseignement supérieur ou de rang équivalent, avec possibilité de nomination seulement si l’élection n’est pas possible. Cet article fixe également le mandat du vice-président à trois ans, renouvelable une fois.

La FGESRS a souligné que le nouveau projet de loi menace le principe des élections et le remplace par une logique de nomination verticale, ce qui pourrait mener à ce qu’elle a qualifié de «politique de loyauté».

Elle a appelé le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à renouer avec le travail participatif avec les structures pédagogiques élues et la FGESRS pour formuler un nouvel ordre électoral qui renforce la transparence, l’indépendance et la qualité de la gestion universitaire.

I. B.

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Béja | Mise en garde contre la montée des eaux du fleuve Medjerda

02. Februar 2026 um 13:11

Le Commissariat régional pour le développement agricole (CRDA) de Béja a annoncé dans un communiqué d’avertissement, ce lundi 2 février 2026, que le niveau d’eau de la fleuve Medjerda devrait monter dans la zone d’Al-Qafifi (Sehili), le pont Sidi Ismail, Douar Al-Nakhla (Sidi Ismail) et la zone d’El-Aifiya (Mastouta).

Dans ce contexte, elle a appelé les citoyens vivant près des rives du fleuve Medjerda, dans la partie s’étendant entre les frontières des gouvernorats de Jendouba et de Béja, jusqu’à la zone d’El-Aifiya (Mastouta), à faire preuve de prudence et à ne pas s’approcher des rives du cours d’eau et à tenir à distance les équipements et les animaux.

Les recommandations du CRDA de Béja interviennent suite à d’importantes précipitations qui ont causé la montée du niveau d’eau du fleuve depuis Ghardimaou et Jendouba jusqu’à la ville de Bousalem.

I. B. (d’après Diwan FM)

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Pétition citoyenne pour une presse indépendante et des journalistes libres en Tunisie

02. Februar 2026 um 12:00

Nous publions ci-dessous la «Pétition citoyenne pour la défense de la liberté d’expression et pour une presse indépendante et des journalistes libres en Tunisie» signée par une première liste de journalistes, intellectuels, militants politiques et acteurs de la société civile.

Depuis le 25 juillet 2021, les médias tunisiens font l’objet de nombreuses tentatives de les museler et de les contrôler, les transformant en outil de propagande pour les autorités, dans le but de discréditer ou de réduire au silence toute personne qui les contredit, critique leurs erreurs ou s’oppose à leurs efforts pour instaurer un paysage médiatique monolithique dépourvu de voix indépendantes. Cela se manifeste principalement par :

1- les nombreuses rencontres du chef du pouvoir exécutif avec les dirigeants des institutions médiatiques publiques et son ingérence dans leur travail et leur ligne éditoriale, ce qui constitue une atteinte au principe de neutralité du service public et à la liberté de la presse ;

2- le gel de l’Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (Haica) afin de s’accaparer ses pouvoirs, d’échapper à l’obligation de respecter les exigences du décret 116 pour la nomination des responsables à la tête des institutions nationales de radio et de télévision, de s’immiscer directement dans leur ligne éditoriale, et de transformer ainsi les médias publics en un outil de propagande visant à redorer l’image du pouvoir en place et à dissimuler la vérité aux citoyens.
3- la poursuite des manœuvres d’intimidation envers un certain nombre de propriétaires d’institutions médiatiques privées qui ont entraîné la fermeture de nombreux espaces de dialogue public ou leur transformation en espaces dépourvus du niveau minimal de neutralité et de professionnalisme, et l’engagement des institutions médiatiques publiques dans l’amélioration de l’image des autorités et l’exclusion de toute voix libre ;

4- la promulgation du décret 54, qui supprime les droits et libertés en contradiction avec la constitution en vigueur et les conventions internationales signées par l’État tunisien, afin d’intimider les journalistes et les acteurs publics, de faire taire leurs voix et de les empêcher de transmettre la vérité aux citoyens tunisiens ;

5- le procès et l’emprisonnement de nombreux journalistes, hommes et femmes, sur la base de positions et de déclarations qu’ils ont faites dans l’exercice de leur travail, en s’appuyant sur le décret 54 et l’article 67 du Code pénal relatifs à «la commission d’un acte odieux contre le président de la République», le Code des communications, ou même la loi sur le terrorisme et le blanchiment d’argent, dans le but de les intimider et de les pousser à pratiquer l’autocensure ;

6- la marginalisation et l’appauvrissement du secteur de la presse et le maintien des journalistes dans la dépendance matérielle afin qu’ils soient plus facilement contrôlables, ainsi que le refus arbitraire de mettre en œuvre les décisions finales et conclusives du Tribunal administratif relatives à la publication de l’accord-cadre conjoint pour les journalistes, sans parler de l’entrave au travail des journalistes et correspondants des organes de presse, en leur refusant la carte professionnelle de presse exigée par la loi ;

7- le procès et l’emprisonnement d’un certain nombre de blogueurs et d’activistes politiques et de la société civile avec de lourdes peines allant jusqu’à la peine de mort pour avoir exprimé des critiques ou fait des déclarations, tandis que les partisans du pouvoir en place bénéficient d’une quasi-immunité de poursuites malgré leur recours aux insultes, à la calomnie et à la diffamation contre les voix critiques ou opposantes.

Les signataires de cette pétition, conscients de la gravité de la situation actuelle des médias en Tunisie et du rôle essentiel des médias indépendants, libres et professionnels dans la construction d’un État de droit, la protection des citoyens contre l’injustice et l’oppression et la garantie de leur droit à une information fiable et crédible, exigent la fin de toutes les violations, abus et transgressions. Ils demandent principalement :

1- l’abrogation du décret 54 et le non recours aux lois qui suppriment les libertés, telles que le Code des communications, la loi antiterroriste et la loi sur le blanchiment d’argent, dans le procès des journalistes et des leaders d’opinion, hommes et femmes ;

2- l’arrêt de toute ingérence directe du pouvoir exécutif dans le travail des institutions médiatiques et la réactivation de la Haute instance indépendante pour la communication audiovisuelle et de l’Instance nationale d’accès à l’information, tout en respectant les dispositions du décret 116 concernant la nomination des directeurs des institutions médiatiques audiovisuelles publiques ;

3- l’arrêt des tentatives des autorités pour intimider et contrôler les médias, ainsi que des procès et des restrictions imposés aux journalistes, hommes et femmes, pour les empêcher de jouer leur rôle et de remplir leur devoir de fournir des informations aux citoyens et de proposer des analyses et des évaluations libres sur tout ce qui concerne l’action des autorités, de l’opposition et des autres acteurs ;

4- appellent à la non-transformation des médias publics en médias gouvernementaux et des institutions médiatiques publiques financées par le trésor public et l’argent des contribuables en un outil de propagande et de désinformation en faveur du pouvoir en place, en adoptant une approche sélective et en pratiquant une sélection basée sur la flagornerie et la loyauté ;

5- déplorent ce dangereux changement dans la fonction des médias, qui sont passés d’un rôle d’intermédiaire neutre à celui de partie partiale qui reproduit l’hégémonie du pouvoir en place, représente une déviation fondamentale par rapport aux principes démocratiques et à l’Etat de droit ;

6- appellent tous les défenseurs de l’indépendance des médias, de la liberté de la presse et des principes de l’Etat de droit à se coordonner pour lancer un mouvement national pour exiger le droit du citoyen à des médias publics neutres et professionnels, et le droit du journaliste d’exercer son rôle en toute liberté et indépendance. Ainsi que la cessation des tentatives de contrôler les médias et d’en faire un outil de propagande, de falsification et de dissimulation des abus et des injustices.

Texte traduit de l’arabe.

Parmi les 160 premiers signataires, on retrouve Youssef Seddik, Yosra Fraoues, Wahid Ferchichi, Hichem Skik, Hichem Ajbouni, Narziha Rejiba, Mouldi Gassoumi, Mohamed Abbou, Kalthoum Kannou, Kamel Jendoubi, Salma Baccar, Samia Abbou, Rafik Boujdaria, Raja Ben Slama et autres Bochra Belhaj Hmida.

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Slim Alileche prépare son documentaire ‘‘A vol d’oiseau’’

02. Februar 2026 um 10:35

Le jeune cinéaste tunisien Slim Alileche se prépare à tourner son prochain documentaire. ‘‘A vol d’oiseau’’ «est à la fois un récit humain, une exploration sensible et un regard engagé sur ce que nous risquons de perdre si nous cessons de regarder, d’écouter et de protéger», a-t-il écrit dans un post sur les réseaux sociaux.

Ce documentaire raconte l’histoire d’un homme, Ridha Ouni, qui, en parcourant la Tunisie, du nord au sud, de l’est à l’ouest, poursuit la mission à laquelle il voue sa vie : protéger le vivant. Naturaliste autodidacte, il soigne les animaux sauvages blessés, observe, recense, transmet son savoir et lance des alertes pour préserver la nature. Dans le refuge qu’il a construit près de chez lui, il accueille des animaux blessés ou capturés — principalement des rapaces — qu’il soigne avant de les relâcher dans leur milieu naturel.

Le film accompagne Ridha Ouni dans ses missions de terrain, au cœur de son refuge et de ses combats quotidiens. C’est un voyage à travers les paysages tunisiens et une réflexion sur notre relation à la nature.

Slim Alileche est en train de réunir le financement qui servira à couvrir une partie des besoins techniques et logistiques indispensables au tournage du film.

Slim Alileche, lui-même très attaché à la nature et au monde sauvage, est, aujourd’hui, inscrit en 2e année à l’Institut francophone de formation au cinéma animalier de Ménigoute (l’Iffcam). Pour lui, ce documentaire est bien plus qu’un projet : c’est une quête personnelle essentielle.

I. B.

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Selon des documents du FBI, Trump accusé d’abus sur mineure

02. Februar 2026 um 09:45

Selon des documents relatifs au dossier de Jeffrey Epstein récemment publiés, des agents du FBI du bureau de Washington ont été dépêchés pour interroger un lanceur d’alerte qui accusait le président Donald Trump d’avoir abusé sexuellement d’une jeune fille il y a 35 ans dans le New Jersey.

Mikey Smith

Ce lot de documents comprend ce qui semble être des notes récapitulatives d’appels passés l’année dernière à une ligne d’assistance téléphonique du FBI pour les lanceurs d’alerte, mentionnant à plusieurs reprises Donald Trump. L’inscription sur une telle liste ne constitue pas une preuve de culpabilité. Et certains témoignages figurant dans le document ont été jugés non crédibles.

L’un d’eux indique : «[Nom masqué] a signalé qu’une amie, non identifiée, aurait été contrainte de pratiquer une fellation sur le président Trump il y a environ 25 ans dans le New Jersey. Cette amie a confié à Alexis qu’elle avait environ 13 ou 14 ans à l’époque et qu’elle aurait mordu le président Trump pendant la fellation. Elle aurait ensuite reçu un coup au visage après avoir ri de cet incident. Elle a également déclaré avoir été victime d’abus de la part d’Epstein.»

Allégations mensongères et sensationnalistes ?

Dans les notes de suivi relatives à ce signalement, les agents ont écrit : «Nous avons parlé avec la personne qui a identifié [Nom masqué] comme étant une amie. Le dossier a été transmis au bureau de Washington pour un entretien.»

Dans un communiqué, le ministère de la Justice a déclaré : «Cette production de documents peut inclure des images, des documents ou des vidéos falsifiés ou soumis de manière mensongère, car tout ce qui a été transmis au FBI par le public a été inclus dans la production conforme à la loi. Certains de ces documents contiennent des allégations mensongères et sensationnalistes contre le président Trump, soumises au FBI juste avant l’élection de 2020. Il convient de préciser que ces allégations sont infondées et fausses, et si elles avaient la moindre crédibilité, elles auraient certainement déjà été utilisées contre le président Trump.»

On ignore si cet entretien a eu lieu.

Le ministère de la Justice a annoncé la publication de nombreux autres documents issus de son enquête sur Jeffrey Epstein, reprenant ainsi les divulgations prévues par une loi visant à révéler ce que le gouvernement savait des agressions sexuelles commises par le financier millionnaire sur de jeunes filles et de ses relations avec des personnalités riches et influentes, dont Donald Trump et Bill Clinton.

Le procureur général adjoint Todd Blanche a indiqué que le ministère publiait plus de 3 millions de pages de documents dans le cadre de cette nouvelle vague de divulgations concernant Epstein, ainsi que plus de 2 000 vidéos et 180 000 images. Les fichiers, qui étaient publiés sur le site web du ministère, comprennent une partie des plusieurs millions de pages de documents que les responsables ont déclaré avoir été retenus lors d’une première publication en décembre.

Des mois de pression publique et politique

Ces documents ont été rendus publics en vertu de la loi sur la transparence des dossiers Epstein, promulguée après des mois de pression publique et politique. Cette loi oblige le gouvernement à ouvrir les dossiers concernant le défunt financier et sa confidente et ancienne compagne, Ghislaine Maxwell.

«La publication d’aujourd’hui marque la fin d’un processus très complet d’identification et d’examen des documents, visant à garantir la transparence envers le peuple américain et le respect de la loi», a déclaré Blanche lors d’une conférence de presse annonçant la divulgation.

La perspective de découvrir des documents inédits liant Epstein à des personnalités a longtemps alimenté les discussions des internautes, les théoriciens du complot et tous ceux qui réclamaient des comptes, même si Blanche a reconnu que cette dernière publication de documents ne répondrait peut-être pas à leurs attentes.

D’après The Mirror.

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