Tunisie | La FGESRS pour le maintien de l’élection des présidents d’université
La Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (FGESRS), affiliée à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a annoncé lundi 2 février 2026, son rejet d’une proposition de loi déposée par 27 députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), visant à modifier l’article 15 de la loi n° 19 de 2008 relative à l’enseignement supérieur et à réinstaurer la nomination des présidents d’université au lieu de leur élection, comme c’est le cas aujourd’hui.
La FGESRS a qualifié cette proposition de «sérieux revers pour l’un des acquis les plus importants de la réforme de l’enseignement supérieur après 2011, au premier rang duquel figure le principe de l’élection des présidents d’université», notant que la nouvelle loi pourrait ouvrir la voie au retour de la logique de la désignation et de la loyauté au sein des universités.
Le projet de loi, déposé au bureau d’ordre central de l’ARP le 30 janvier, a été renvoyé à la commission parlementaire de l’éducation, de la formation professionnelle, de la jeunesse et des sports pour examen. Il prévoit que les présidents d’université soient nommés par le ministre de l’Enseignement supérieur à l’issue d’une procédure de candidature ouverte, chaque président ne pouvant exercer que deux mandats consécutifs ou non.
Ces dispositions diffèrent de celles contenues dans l’article 15 actuel du décret n° 31 de 2011, qui stipule que le président de l’université doit être élu parmi les professeurs de l’enseignement supérieur ou de rang équivalent, avec possibilité de nomination seulement si l’élection n’est pas possible. Cet article fixe également le mandat du vice-président à trois ans, renouvelable une fois.
La FGESRS a souligné que le nouveau projet de loi menace le principe des élections et le remplace par une logique de nomination verticale, ce qui pourrait mener à ce qu’elle a qualifié de «politique de loyauté».
Elle a appelé le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à renouer avec le travail participatif avec les structures pédagogiques élues et la FGESRS pour formuler un nouvel ordre électoral qui renforce la transparence, l’indépendance et la qualité de la gestion universitaire.
I. B.
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