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La dĂ©cision de la BCT de baisser son taux directeur de 50 points ou quand la montagne accouche d’une souris !

02. April 2025 um 13:02

L’auteur de cet article, un Ă©conomiste spĂ©cialiste en thĂ©orie monĂ©taire et expert international, considĂšre que la derniĂšre dĂ©cision prise par la Banque centrale de Tunisie (BCT) de rĂ©duire son taux directeur de 50%, va certes dans le bon sens, mais est de loin trop timide pour provoquer une reprise de confiance des investisseurs et une vĂ©ritable bouffĂ©e d’oxygĂšne pour les opĂ©rateurs Ă©conomiques. L’article se termine par la proposition de mesures monĂ©taires choc afin de relancer la croissance Ă©conomique et sortir l’économie du marasme qu’elle connaĂźt depuis plusieurs annĂ©es. Son analyse, objective et basĂ©e sur les enseignements de la science Ă©conomique, ne prĂ©sage rien de bon si un tel Ă©lectrochoc d’ordre monĂ©taire n’est pas dĂ©cidĂ© dans les plus brefs dĂ©lais, y compris s’il le faut par un dĂ©cret prĂ©sidentiel, pour remettre l’économie tunisienne sur les rails de la croissance Ă©conomique et de la crĂ©ation d empois et de richesses.

Dr. Sadok Zerelli

Tous les opĂ©rateurs Ă©conomiques, mĂȘmes des observateurs et experts comme moi-mĂȘme, attendaient avec impatience que la BCT se dĂ©cide enfin Ă  desserrer l’étau qu’elle maintenait sur les opĂ©rateurs Ă©conomiques avec un taux directeur qu’elle a augmentĂ© Ă  huit reprises depuis la promulgation de la loi de 2016 qui lui accorde l’autonomie de dĂ©cision, et l’a portĂ© jusqu’à 8%, niveau auquel il se situe depuis deux ans. Ni la nomination d’un nouveau gouverneur, qui n’a fait que reconduire la politique de son prĂ©dĂ©cesseur, ni les pressions exercĂ©es par le PrĂ©sident de la RĂ©publique lui-mĂȘme qui, bien que juriste de formation, a bien compris le caractĂšre nocif d’un taux directeur aussi Ă©levĂ© et l’inefficacitĂ© de la politique monĂ©taire menĂ©e par la BCT, sous le prĂ©texte de lutter contre l’inflation, n’y ont rien fait

Finalement, la montagne a accouchĂ© d’une souris et la BCT a bien voulu baisser son taux directeur de 50%, le ramenant de 8% Ă  7,5%, comme si cette baisse infime va changer grand-chose dans le comportement des agents Ă©conomiques et permettre de relancer les investissements, la crĂ©ation d’emplois et la croissance Ă©conomique qui stagne depuis plusieurs annĂ©es entre 1% et 2%, justement depuis que la BCT mĂšne cette politique monĂ©taire trĂšs restrictive basĂ©e sur une spirale d’accroissement de son taux directeur, dans l’espoir d’arriver Ă  maĂźtriser l’inflation, objectif qu’elle a lamentablement Ă©chouĂ© Ă  atteindre puisque celle-ci avait plafonnĂ© Ă  11,3% et qu’elle demeure encore aujourd’hui relativement Ă©levĂ©e (7% en 2024, pour un taux de croissance du PIB qui n’a pas dĂ©passĂ© 1,4% pour la mĂȘme annĂ©e, soit une baisse du pouvoir d’achat gĂ©nĂ©ral et du niveau de vie de la population de 5,6% pour cette seule annĂ©e). 

Plus dĂ©cevant encore est le fait que la BCT a baissĂ© par le mĂȘme communiquĂ© le taux de rĂ©munĂ©ration de l’épargne de 50% aussi, le ramenant de 7% Ă  6,5% et annihilant ainsi du mĂȘme coup le peu d’effet que pourrait avoir la baisse de 50% de son taux directeur.

En tant qu’économiste universitaire ayant enseignĂ© pendant des annĂ©es la thĂ©orie monĂ©taire et expert international ayant plus de vingt ans d’expĂ©rience dans une trentaine de pays africains pour le compte de grands bailleurs de fonds (BAD, BEI, Banque Mondiale, UE
), je dĂ©nonce dans le prĂ©sent article la timiditĂ© voire l’inefficacitĂ© de cette dĂ©cision pour relancer les investissements et sortir l’économie nationale de sa torpeur et je propose Ă  la fin de mon analyse les mesures choc d’ordre monĂ©taire qu’il faudrait prendre, Ă  mon avis, pour provoquer un vĂ©ritable soubresaut et remettre notre Ă©conomie sur le chemin de la croissance et de la crĂ©ation d’emplois et de richesses.

En introduction, je voudrais faire remarquer Ă  l’attention de mes fidĂšles lecteurs et lectrices qui ont dĂ©jĂ  lu un ou plusieurs de mes prĂ©cĂ©dents articles sur ce mĂȘme sujet (au moins une bonne quinzaine publiĂ©s depuis trois ou quatre ans dans Kapitalis) que la plupart des idĂ©es et arguments que je prĂ©sente dans le prĂ©sent article ne sont pas vraiment nouveaux, mais quitte Ă  me rĂ©pĂ©ter, j’en reprends un certain nombre pour argumenter le prĂ©sent article et convaincre les plus sceptiques et les plus hauts responsables du pays de l’inefficacitĂ© et de la nuisance de la politique monĂ©taire que la BCT mĂšne depuis 2016, et de la pertinence des mesures que je propose Ă  la place.

Pour la facilité de compréhension de mon analyse, je vais la présenter, dans le langage le plus simple et accessible au grand public, idée par idée ou argument par argument.

Argument 1 / La premiĂšre fonction d’un Institut d’Emission est de financer l’activitĂ© Ă©conomique

Fixer et inscrire dans le statut mĂȘme de la BCT que sa premiĂšre mission est la lutte contre l’inflation comme l’ont fait les dĂ©putĂ©s qui ont Ă©laborĂ© et votĂ© cette loi de 2016 est une preuve de leur ignorance totale des enseignements de la science Ă©conomique et des mĂ©canismes de base de financement d’une Ă©conomie. Je leur rappelle que la thĂ©orie monĂ©taire est une discipline universitaire qui s’enseigne dans toutes les facultĂ©s de sciences Ă©conomiques du monde et dont certains spĂ©cialistes ont obtenu le prix Nobel en Ă©conomie pour leurs travaux de recherche dans ce domaine. Ne s’improvise pas Ă©conomiste qui veut, surtout spĂ©cialiste en Ă©conomie monĂ©taire, une des disciplines parmi les plus complexes et difficiles de la science Ă©conomique, en particulier nos ex-lĂ©gislateurs en herbe.

Ces ex-dĂ©putĂ©s amateurs en politique auraient dĂ» savoir que la premiĂšre responsabilitĂ© de la BCT est d’abord de veiller Ă  la solvabilitĂ© de l’ensemble du systĂšme bancaire (en imposant Ă  chaque banque de dĂ©tenir un minimum de rĂ©serves obligatoires pour faire face Ă  des demandes de retraits de dĂ©pĂŽts), ensuite de mettre Ă  la disposition de l’ensemble des agents Ă©conomiques, y compris l’Etat, assez de liquiditĂ©s pour leur permettre de financer leurs activitĂ©s Ă  travers ce qu’on appelle le processus de refinancement des banques commerciales (achat et vente de titres de crĂ©ance publics et privĂ©s sur le marchĂ© monĂ©taire, ce qu’on appelle des opĂ©rations d’open market). Sa responsabilitĂ© dans la lutte contre l’inflation n’arrive qu’en troisiĂšme position et se limite au contrĂŽle de la masse monĂ©taire en circulation et la fixation du taux directeur qui sert de  base de calcul du taux du marchĂ© monĂ©taire (TMM) qui lui-mĂȘme sert de base de calcul des taux d’intĂ©rĂȘt dĂ©biteurs que les banques appliquent Ă  leurs clients (TMM + une marge bĂ©nĂ©ficiaire de 4 Ă  5 points selon les banques, soir 12 Ă  13% pour un taux directeur de 8%).

En matiĂšre de politique monĂ©taire, ce qui est fondamental de savoir et que les responsables de notre banque centrale semblent ignorer, est que le taux directeur d’une banque centrale est LA variable de base qui dĂ©termine l’équilibre macroĂ©conomique gĂ©nĂ©ral dans une Ă©conomie, en assurant l’équilibre simultanĂ© sur le marchĂ© des biens et services (tel que l’épargne est Ă©gale Ă  l’investissement) et l’équilibre sur le marchĂ© monĂ©taire (tel que l’offre de monnaie est Ă©gale Ă  la demande de monnaie). Selon le niveau du taux directeur de la banque centrale, cet Ă©quilibre gĂ©nĂ©ral peut correspondre Ă  un Ă©quilibre de plein emploi sans chĂŽmage ou un Ă©quilibre de sous-emploi avec chĂŽmage involontaire, comme c’est le cas en Tunisie oĂč la croissance Ă©conomique n’a jamais Ă©tĂ© aussi faible et le chĂŽmage aussi Ă©levĂ© que depuis que la BCT a enclenchĂ© cette spirale infernale et stupide d’accroissement de son taux directeur (Je renvoie Ă  ce sujet les  responsables de notre BCT aux travaux de recherche et au modĂšle du type keynĂ©sien IS/LM dĂ©veloppĂ© par Hicks et pour lesquels il a reçu le Prix Nobel en Ă©conomie).

Argument 2 / L’inflation n’est pas seulement un phĂ©nomĂšne monĂ©taire 

Il n’est pas nĂ©cessaire d’ĂȘtre un Ă©minent Ă©conomiste ni l’un de ces  Â«professeurs des universitĂ©s» en sciences Ă©conomiques qui n’ont que le titre et qui ne publient jamais aucun article, pour savoir qu’il existe quatre causes principales d’inflation, sur trois desquelles le taux directeur de la BCT ne peut avoir aucun effet. Cette rĂ©alitĂ© explique pourquoi, malgrĂ© les huit accroissements successifs auxquels la BCT a procĂ©dĂ© depuis sept Ă  huit ans jusqu’à le porter 8% depuis deux ans, celle-ci n’a jamais rĂ©ussi Ă  la ramener au niveau oĂč elle Ă©tait avant l’adoption de la loi de 2016 (4%) et l’inflation reste Ă©levĂ©e encore aujourd’hui (7% pour 2024, aprĂšs avoir atteint mĂȘme 11,3% en 2022/2023).

Je dois faire remarquer Ă  ce sujet que la baisse relative de l’inflation qu’on enregistre depuis deux ans n’est pas due au succĂšs de la politique monĂ©taire du taux directeur, comme les responsables de la BCT s’en vantent, mais Ă  baisse de la demande intĂ©rieure en raison du blocage des salaires et de la baisse du pouvoir d’achat d’un cĂŽtĂ©, et de la dĂ©tente des cours du pĂ©trole et des matiĂšres premiĂšres sur le marchĂ© international de l’autre.

La premiĂšre cause de l’inflation en Tunisie est le dĂ©sĂ©quilibre entre l’offre et la demande sur chacun des marchĂ©s de biens ou services. Lorsque l’offre globale (production locale plus importations,) diminue ou reste stable, alors que la demande globale (consommation intĂ©rieure plus exportation) augmente, les prix s’élĂšvent pour ajuster l’offre Ă  la demande.

Ce phĂ©nomĂšne est aggravĂ© par l’opacitĂ© des circuits de distribution et les spĂ©culateurs qui y sĂ©vissent Ă  tous les niveaux.

Compte tenu du stress hydrique en Tunisie, de la baisse de la production agricole et des contraintes d’importations posĂ©es par la BCT pour prĂ©server les rĂ©serves en devises pour pouvoir payer les Ă©chĂ©ances de la dette extĂ©rieure, on peut considĂ©rer que cette premiĂšre cause est responsable d’au moins 30% ou 40% de l’inflation globale, sur laquelle le niveau du taux directeur ne peut avoir aucun effet.

Pire, en rendant le crĂ©dit plus cher pour les entreprises qui veulent investir et accroĂźtre leur production pour satisfaire la demande, on peut accuser cette politique du taux directeur Ă©levĂ© de gĂ©nĂ©rer et alimenter l’inflation au lieu de la combattre.

 La deuxiĂšme cause de l’inflation est celle importĂ©e Ă  travers notre commerce extĂ©rieur et qui est dĂ» Ă  l’accroissement des cours du pĂ©trole et certaines matiĂšres premiĂšres et produits agricoles sur le marchĂ© international, aggravĂ© par la dĂ©prĂ©ciation lente et continue du taux de change du dinar, qui est une rĂ©sultante directe du dĂ©ficit de notre balance des paiements.

Il est Ă©vident que le taux directeur de la BCT est impuissant pour lutter contre cette deuxiĂšme source de l’inflation qui est loin d’ĂȘtre nĂ©gligeable compte de tenu de la grande ouverture de notre Ă©conomie 

La troisiĂšme cause est l’accroissement des coĂ»ts de production des entreprises, salaires, matiĂšres premiĂšres, taxes, etc. LĂ  encore, en augmentant les taux d’intĂ©rĂȘt et les charges de financement des entreprises les obligeant Ă  les rĂ©percuter sur leurs prix de vente si elles ne veulent pas faire faillite, on peut accuser la politique du taux directeur Ă©levĂ© de la BCT de contribuer Ă  crĂ©er de l’inflation au lieu de la combattre.

Il ne reste donc plus Ă  mon sens que 10 ou 20% d’inflation qui est d’origine strictement monĂ©taire que la BCT pourrait combattre en augmentant son taux directeur dans l’espoir que cela va rĂ©duire les crĂ©dits accordĂ©s par les banques et donc la masse monĂ©taire en circulation, si les conditions de rĂ©ussite de cette politique sont remplies, ce qui est loin d’ĂȘtre le cas comme je vais l’expliquer par la suite.

Argument 3 / Les conditions de rĂ©ussite d’une politique de type monĂ©tariste ne sont pas rĂ©unies en Tunisie 

L’ex-Gouverneur, qui est Ă  l’origine de la loi d’indĂ©pendance de la BCT et qui l’a dirigĂ©e jusqu’à son remplacement il y moins d’un an, a appliquĂ© sur recommandation du FMI (selon ses dires) et probablement sans le savoir (encore moins pour le nouveau qui n’est mĂȘme pas un Ă©conomiste spĂ©cialiste en Ă©conomie monĂ©taire mais en Ă©conomie de l’énergie) une politique monĂ©taire de type monĂ©tariste basĂ©e sur les enseignements de la thĂ©orie quantitative de la monnaie dont le chef de file est l’AmĂ©ricain Milton Friedmann.

Cette thĂ©orie repose sur une fameuse «Equation de Cambridge» qui stipule que lorsque la masse monĂ©taire en circulation baisse suite Ă  une augmentation du taux directeur (ou des rĂ©serves obligatoires imposĂ©es aux banques, une autre politique monĂ©taire alternative), le niveau gĂ©nĂ©ral des prix baisse automatiquement pour le mĂȘme niveau de la production (PIB) si la vitesse de circulation de la monnaie reste constante Ă  court terme (nombre de fois oĂč un dinar change de mains durant une pĂ©riode de temps donnĂ©e,)

Or, en Tunisie cette condition fondamentale pour la rĂ©ussite d’une politique monĂ©taire de type monĂ©tariste n’est pas remplie Ă  cause de l’importance du secteur informel ou de ce qu’on appelle l’économie souterraine (54% du PIB selon certains experts) oĂč le volume et le nombre de transactions s’accroĂźt Ă  chaque fois que la BCT Ă©lĂšve son taux directeur, obligeant davantage d’opĂ©rateurs Ă©conomiques Ă  recourir Ă  des financements hors des circuits bancaires classiques. Les Ă©conomistes appellent cela les mĂ©canismes de transmission entre l’économie rĂ©elle et l’économie monĂ©taire, qui sont d’autant plus faibles en Tunisie que, selon une Ă©tude de Fich Solutions, seuls 35% des Tunisiens disposent d’un compte courant bancaire ou postal.

Argument 4 | L’inefficacitĂ© de la politique d’«ajouter de l’eau, ajouter de la semoule»

Ce proverbe tunisien illustre bien Ă  mon sens la politique monĂ©taire appliquĂ©e par la BCT depuis qu’elle est indĂ©pendante, qui consiste Ă  lutter contre l’inflation par un accroissement de son taux directeur qui lui-mĂȘme contribue Ă  crĂ©er davantage d’inflation (en rendant plus cher les crĂ©dits pour les entreprises qui veulent investir ou accroĂźtre leur production et en les obligeant Ă  rĂ©percuter l’accroissement de leurs charges de financement sur leurs prix de vente si elles ne veulent pas faire faillite), ce qui engendre un autre accroissement du taux directeur
 

Argument 5 | La baisse simultanĂ©e du taux de rĂ©munĂ©ration de l’épargne de 50% annule les effets possibles de la baisse de 50% du taux directeur 

Dans l’un de mes articles, j’avais expliquĂ©, analyse des agrĂ©gats macro-Ă©conomiques Ă  l’appui, que le problĂšme numĂ©ro un de l’économie tunisienne, Ă  l’origine de tous les autres (faiblesse des investissements, de la croissance Ă©conomique, accroissement du chĂŽmage, de l’inflation, dĂ©ficit de la balance des paiements, dĂ©prĂ©ciation du dinar, baisse du niveau de vie, etc.) est la faiblesse de l’épargne nationale qui est passĂ©e de 27% du PIB en 2010 Ă  6% actuellement. Une des causes principales est que depuis que l’inflation s’est emballĂ©e, soit pratiquement depuis 2017, le taux de rĂ©munĂ©ration de l’épargne est restĂ© presque le mĂȘme rĂ©duisant ainsi le taux de rĂ©munĂ©ration rĂ©el de l’épargne.

Or, les mĂ©nages ne sont pas dupes et mĂȘme ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans une Ă©cole, comprennent instinctivement qu’ils n’ont pas intĂ©rĂȘt Ă  Ă©pargner parce qu’ils seront perdants en termes de pouvoir d’achat.

Pire, dans un contexte inflationniste comme celui que nous connaissons depuis plusieurs annĂ©es, lorsque les opĂ©rateurs Ă©conomiques n’ont pas confiance dans la capacitĂ© des autoritĂ©s monĂ©taires pour maĂźtriser l’inflation, ils ont tendance Ă  accĂ©lĂ©rer leurs consommations Ă  court terme parce qu’ils anticipent une inflation plus grande dans le futur (d’aprĂšs la thĂ©orie des anticipations rationnelles de Lucas).

C’est exactement ce qui se passe en Tunisie oĂč la consommation intĂ©rieure ne diminue pas malgrĂ© l’augmentation continue du taux directeur de la BCT et en consĂ©quence des taux d’intĂ©rĂȘt dĂ©biteurs appliquĂ©s par les banques commerciales Ă  leurs clients. La seule rĂ©sultante certaine de cette politique monĂ©taire est une baisse de l’épargne et un accroissement de l’endettement des mĂ©nages et des entreprises.

Dans ce sens, je peux l’affirmer sans me tromper que la dĂ©cision de baisser de 50% le taux de rĂ©munĂ©ration de l’épargne va Ă  contre sens et annule les effets possibles sur le comportement des agents Ă©conomiques de sa dĂ©cision de rĂ©duire son taux directeur de 50% aussi.

La seule explication que personnellement je trouve (il y a toujours une explication derriĂšre chaque dĂ©cision, il suffit de bien chercher) est que la BCT tient Ă  garder intacte la marge bĂ©nĂ©ficiaire des banques qui provient de la diffĂ©rence entre le taux de rĂ©munĂ©ration des dĂ©pĂŽts d’épargne qu’elles reçoivent et le taux d’intĂ©rĂȘt dĂ©biteur qu’elles appliquent Ă  leurs clients. A partir du moment oĂč elles seront obligĂ©es de rĂ©percuter la baisse de 50% du taux directeur sur leurs taux d’intĂ©rĂȘts dĂ©biteurs, la baisse de 50% du taux de rĂ©munĂ©ration de l’épargne leur permet de prĂ©server leurs marges bĂ©nĂ©ficiaires. Pour moi, c’est une preuve de plus que notre banque centrale est au service des lobbies bancaires avant d’ĂȘtre au service de l’économie nationale 

Argument 6 | La politique monĂ©taire alternative 

A supposer que l’école de pensĂ©e monĂ©tariste Ă  laquelle semblent adhĂ©rer consciemment ou pas l’ex comme le nouveau gouverneur de notre BCT soit juste (beaucoup d’économistes, comme moi-mĂȘme, n’en sont pas convaincus – voir mon article oĂč je prĂ©sente les diffĂ©rentes Ă©coles de pensĂ©es Ă©conomiques et intitulĂ© «Quel modĂšle de dĂ©veloppement Ă©conomique pour la Tunisie de Kais SaĂŻed ?»), Ă  savoir qu’il suffit de contrĂŽler la masse monĂ©taire en circulation pour contrĂŽler l’inflation, les Ă©conomistes monĂ©taristes eux-mĂȘmes, Friedmann en premier lieu, mentionnent clairement qu’il existe un autre moyen pour arriver Ă  contrĂŽler la masse monĂ©taire en circulation : le taux de rĂ©serves obligatoires que les banques commerciales sont tenues de dĂ©tenir, par des circulaires de la banque centrale

Il faut savoir Ă  ce sujet qu’en Tunisie, environ 80% de la masse monĂ©taire en circulation est sous forme de monnaie scripturale, c’est-Ă -dire de monnaie crĂ©Ă©e par les banques commerciales Ă  l’occasion des crĂ©dits qu’elles accordent Ă  leurs clients. Or, on dĂ©montre mathĂ©matiquement, que le processus de crĂ©ation monĂ©taire par les banques commerciales est une suite algĂ©brique qui converge vers l’inverse du taux de rĂ©serves obligatoires. Cela veut dire qu’augmentant par circulaire le taux moyen des rĂ©serves obligatoires des banques commerciales par exemple de 5% seulement, rĂ©duit automatiquement de 20 fois leur capacitĂ© de crĂ©er de la monnaie scripturale et gonfler ainsi la masse monĂ©taire en circulation.

La question que tout un chacun(e) se pose est : puisque c’est si facile et plus efficace, pourquoi la BCT n’applique-t-elle pas cette politique des rĂ©serves obligatoires? La seule rĂ©ponse que j’ai est que si elle le fait, les banques commerciales vont pouvoir accorder beaucoup moins de crĂ©dit et donc gagner beaucoup moins de bĂ©nĂ©fices alors qu’en augmentant son taux directeur, les banques commerciales vont faire beaucoup plus de bĂ©nĂ©fices, surtout Ă  cause de cet article 25 de la loi de 2016 qui interdit au TrĂ©sor d’emprunter directement auprĂšs de la banque centrale et l’oblige Ă  Ă©mettre des bons du TrĂ©sor dont le taux de rĂ©munĂ©ration est d’autant plus Ă©levĂ© que le taux directeur de la BCT est Ă©levĂ©. C’est aussi simple et aussi choquant que cela. Un Ă©conomiste qui enseigne et vit au Canada, Moktar Lamari pour ne pas le nommer, dont les analyses et conclusions rejoignent totalement les miennes, parle de «vampirisation» de l’économie nationale par le lobby bancaire avec la BCT Ă  sa tĂȘte, un terme que je n’ai jamais entendu ou lu mais que je reprends Ă  mon compte.

Argument 7 | OpacitĂ© des dĂ©cisions de la BCT 

Aujourd’hui, la mode parmi les hauts responsables de l’Etat est de se cacher derriĂšre telle ou telle commission, tel ou tel conseil d’administration ou structure administrative pour Ă©chapper Ă  leurs responsabilitĂ©s et ne pas subir les consĂ©quences de leurs dĂ©cisions. Cela permet aussi de donner l’impression au public que c’était la bonne dĂ©cision Ă  prendre puisqu’elle a Ă©tĂ© dĂ©battue et votĂ©e souvent Ă  l’unanimitĂ© des membres de cette structure administrative ou CA.

Dans le cas de la BCT, aussi bien l’ex que le nouveau gouverneur excellent dans cet art dilatoire de responsabilitĂ© et commencent toujours la moindre dĂ©claration par : le CA a dĂ©cidé  comme s’ils ne sont eux-mĂȘmes que les porte-paroles de leur CA et non pas des Gouverneurs payĂ©s 120 000 dinars par an avec Mercedes, chauffeur, etc., pour tracer et assumer la responsabilitĂ© de la politique monĂ©taire Ă  mener dans le pays.  

A propos de ce mystĂ©rieux CA de la BCT, il faut savoir que la liste, les CV, et l’expĂ©rience de ses membres n’est jamais Ă©tĂ© publiĂ©e. C’est dĂ©jĂ  une entorse de taille Ă  la transparence des dĂ©cisions prises par ce fameux CA. Tout ce qu’on sait est qu’ils sont une vingtaine, souvent des directeurs gĂ©nĂ©raux d’administration nommĂ©s par leur ministre de tutelle pour reprĂ©senter leurs dĂ©partements ministĂ©riels au sein du CA de la BCT, en plus de trois Ă©conomistes universitaires nommĂ©s par le Gouverneur lui-mĂȘme ou sur sa proposition. A ce sujet, deux remarques s’imposent.

La premiĂšre est que les diffĂ©rents directeurs gĂ©nĂ©raux d’administration, membres du CA de la BCT, peuvent ĂȘtre trĂšs compĂ©tents dans leurs domaines respectifs (agriculture, industrie, commerce, transport, etc.) mais n’ont certainement pas une formation en Ă©conomie monĂ©taire suffisante pour savoir quelles sont les fondements thĂ©oriques de la politique monĂ©taire qu’ils ont en train d’appliquer, quelles autres politiques monĂ©taires possibles pour maĂźtriser l’inflation, quel est le rĂŽle et l’impact du taux directeur non seulement sur l’inflation mais aussi sur le niveau auquel s’établit l’équilibre macroĂ©conomique gĂ©nĂ©ral, Ă  quelles conditions l’équation de Cambridge, qu’ils sont en train d’appliquer et dont ils n’ont certainement jamais entendu parler, pourrait-elle rĂ©ussir


La deuxiĂšme remarque est que les trois Ă©conomistes universitaires qui sont censĂ©s Ă©clairer leur collĂšgues non Ă©conomistes sur les enseignements de la thĂ©orie monĂ©taire et les diffĂ©rentes politiques monĂ©taires possibles pour lutter contre l’inflation selon les diffĂ©rentes Ă©coles de pensĂ©e Ă©conomique (monĂ©tariste, keynĂ©sienne, nĂ©olibĂ©rale), sont nommĂ©s d’une façon opaque par le gouverneur sur la base d’affinitĂ©s d’idĂ©es quand ce n’est pas de relations personnelles. Personnellement, cela m’intĂ©resse beaucoup de savoir Ă  travers la lecture de leurs publications scientifiques (au cas oĂč ils en ont, ce qui n’est souvent pas le cas), s’ils appartiennent bien chacun Ă  l’une de ces  trois Ă©coles et procĂšdent bien Ă  des dĂ©bats contradictoires avant de proposer Ă  leurs collĂšgues ou au gouverneur de prendre telle ou telle dĂ©cision. Le philosophe allemand Hegel ne disait-il pas que c’est seulement de la contradiction que naĂźt la vĂ©ritĂ©?

Argument 8 / Benchmark 

Admettons que je ne comprends rien Ă  l’économie monĂ©taire et que Hicks ne mĂ©ritait pas le Prix Nobel en Ă©conomie qui lui a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© pour ses travaux de recherche sur lesquels je me base dans mes analyses, montrant sans Ă©quivoque le lien entre le taux directeur d’une banque centrale et le niveau auquel s’établit le niveau du PIB et donc le taux de croissance Ă©conomique d’un pays, il y a quand mĂȘme des comparaisons internationales (benchmark) qui parlent d’elles-mĂȘmes. 

Je ne vais pas citer des pays dĂ©veloppĂ©s comme la Grande-Bretagne ou le Japon ou les Etats-Unis
 des pays desquels des annĂ©es lumiĂšres nous sĂ©parent tant en termes de transparence de leurs politiques monĂ©taires que de compĂ©tence des gouverneurs de leurs banques centrales et des rĂ©sultats qu’ils arrivent Ă  obtenir, mais de pays proches et de taille et niveau de dĂ©veloppement proches de la Tunisie.

Au Maroc, un pays oĂč l’économie est basĂ©e essentiellement sur les phosphates, l’agriculture et le tourisme, comme la nĂŽtre, le taux directeur de la banque centrale est de 2,25%, le taux d’inflation annuelle pour l’annĂ©e 2024 est de 0,8% (ce n’est pas une erreur de frappe, je dis bien 0,8% par an et non pas par mois comme chez nous) et le taux de croissance Ă©conomique est de 3,5% avec 3,9% attendu pour 2025 selon le FMI (contre, je le rappelle, un taux directeur de 7,5% selon la derniĂšre dĂ©cision de la BCT, un taux d’inflation officiel en 2024 de 7% et un taux de croissance de 1,4% en Tunisie).

Dans les huit pays de l’Union Ă©conomique et monĂ©taire ouest-africaine (UEMOA) qui partagent une monnaie commune, le «franc CFA» et une politique monĂ©taire gĂ©rĂ©e par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO : BĂ©nin, Burkina Faso, CĂŽte d’Ivoire, CĂŽte d’Ivoire, GuinĂ©e-Bissau, Mali, Niger, SĂ©nĂ©gal et Togo), le taux directeur actuel est de 3,5%, le taux d’inflation en glissement annuel s’est Ă©tabli Ă  2,6% en dĂ©cembre 2024 et le taux de croissance du PIB rĂ©el pour la mĂȘme annĂ©e 2024 s’est Ă©tablit Ă  6,2%.

Est-ce que ces dirigeants des banques centrales africaines, auxquels on a tendance Ă  se croire supĂ©rieurs parce qu’on a la peau plus claire, sont plus compĂ©tents que les nĂŽtres? Il y a lieu de le croire. En tout cas, moi je le crois sur la base de leurs performances en matiĂšre de bonne gouvernance Ă©conomique par rapport Ă  celles de nos responsables.

Conclusion 

Pour cet article, j’ai deux conclusions, l’une est sĂ©rieuse et professionnelle et l’autre est humoristique.

Sur le plan professionnel, je considĂšre d’aprĂšs ma formation d’économiste, mon suivi rĂ©gulier de tous les indicateurs et agrĂ©gats macro-Ă©conomiques et mon expĂ©rience internationale, que notre Ă©conomie est non seulement malade mais elle est mĂȘme mourante (je ne lui donne pas plus de trois ou quatre ans de survie, avant la banqueroute de l’Etat, le dĂ©faut de paiement et le passage devant les crĂ©anciers des clubs de Paris pour nĂ©gocier le rĂ©Ă©chelonnement la dette publique et celui de Londres pour la dette privĂ©e, avec Ă  la clĂ© une explosion sociale Ă  cĂŽtĂ© e laquelle la rĂ©voltĂ© du pain de1980 et la rĂ©volution  de 2011 apparaĂźtront comme des incidents mineurs).

Or, quand quelqu’un est mourant, le seul espoir de le sauver est un Ă©lectrochoc. Dans le cas de notre Ă©conomie, cet Ă©lectrochoc doit consister Ă  mon avis en une baisse de 4 points du taux directeur pour le ramener Ă  3,5%, simultanĂ©ment qu’une augmentation de 4 points du taux moyen de rĂ©serves obligatoires des banques pour limiter drastiquement leur capacitĂ© Ă  crĂ©er de la monnaie et une augmentation de 2 points du taux de rĂ©munĂ©ration de l’épargne pour le porter Ă  8,5% et encourager l’épargne, source de l’investissement, de la crĂ©ation d’emplois et de croissance Ă©conomique.  

Je parie publiquement tous mes diplĂŽmes obtenus de trois des meilleurs universitĂ©s du monde (Sorbonne, et Dauphine en France et MIT aux Etats-Unis) et mes vingt ans d’expĂ©rience internationale dans une trentaine de pays, que dans dĂ©lai six mois au maximum, les opĂ©rateurs Ă©conomiques reprendront confiance, les investissements et la croissance Ă©conomique seront relancĂ©s et le sang recommencera Ă  couler dans les veines de notre Ă©conomie. Si le Gouverneur de la BCT et son CA ne veulent pas prendre ces mesures, c’est au prĂ©sident KaĂŻs SaĂŻed, premier responsable du pays et du sort de son Ă©conomie, de le faire par dĂ©cret prĂ©sidentiel s’il le faut.

Ma conclusion d’ordre humoristique est basĂ©e sur un article que j’avais publiĂ© il y a deux ans environ dans cette mĂȘme magazine Kapitalis intitulĂ© «La politique monĂ©taire de la BCT jugĂ©e par l’IA». Dans cet article, j’avais reproduit la rĂ©ponse intĂ©grale de ChatGPT 4 Ă  la question que je lui avais posĂ©e d’évaluer la politique monĂ©taire suivie par notre banque centrale. J’avais Ă©tĂ© frappĂ© et mĂȘme impressionnĂ© par la pertinence de sa rĂ©ponse, la profondeur de son analyse et la perspicacitĂ© de ses conclusions qui rejoignaient totalement les miennes. Il a reconnu que la politique monĂ©taire suivie par la BCT est  d’ordre monĂ©tariste, basĂ©e sur la thĂ©orie quantitative de la monnaie et l’équation de Cambridge dont il a reproduit la formule exacte et expliquĂ© la signification de chacun des paramĂštres ainsi que les hypothĂšses sous-jacentes pour son succĂšs. Il a identifiĂ© que ces hypothĂšses ne se vĂ©rifient pas en Tunisie Ă  cause de l’importance du secteur informel qui affaiblit le mĂ©canisme de transmission entre l’économie rĂ©elle et l’économie monĂ©taire
 Ainsi, sans avoir jamais mis les pieds en Tunisie (puisqu’il n’en a pas !), il semble connaĂźtre la structure de l’économie tunisienne et la sociologie de sa population mieux que les responsables de notre BCT qui y vivent!

D’oĂč m’est venue l’idĂ©e de proposer au PrĂ©sident Kais SaĂŻed de nommer comme Gouverneur de la BCT Monsieur ChatGPT (ou Mme l’IA, pour ne pas ĂȘtre accusĂ© de sexisme). Lui au moins, il n’aurait pas besoin d’un salaire annuel de 120 000 dinars, d’une Mercedes avec chauffeur, d’une autre voiture pour sa femme et ses enfants (puisqu’ il n’en a pas) et de billets en classe affaires pour ses allers et retours Ă  Washington ou Davos. Les opĂ©rateurs Ă©conomiques seront contents puisqu’ ils auront moins d’intĂ©rĂȘt Ă  payer sur leur crĂ©dit, la croissance Ă©conomique reprendra, les chĂŽmeurs trouveront du travail et le budget de l’Etat fera l’économie du salaire et avantages du Gouverneur. Que demande le peuple ?

 PS : Ceux et celles que la morositĂ© de l’actualitĂ© Ă©conomique, politique et culturelle dans notre pays dĂ©prime comme elle me dĂ©prime, peuvent visiter mon blog «PoĂšmes de la vie» pour y lire des poĂšmes d’ordre mĂ©taphysique oĂč je laisse mon esprit voyager dans le temps et l’espace Ă  la recherche de sĂ©rĂ©nitĂ© et de sens de notre passage Ă©phĂ©mĂšre sur cette belle planĂšte qu’on appelle la Terre, un grain de sable dans l’immensitĂ© de l’univers


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DĂ©cryptage de la baisse du taux directeur : Une relance sous conditions ?

01. April 2025 um 17:40

Le 26 mars 2025, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncĂ© une rĂ©duction de son taux directeur de 50 points de base, le faisant passer de 8 % Ă  7,5 %. Cette dĂ©cision, effective dĂšs le 27 mars, vise Ă  soutenir la relance Ă©conomique dans un contexte de ralentissement de l’inflation. Reste Ă  savoir si cette mesure sera suffisante pour relancer la croissance et attĂ©nuer les dĂ©sĂ©quilibres macroĂ©conomiques du pays. Qu’en pensent les spĂ©cialistes ?

La Presse — Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2025, l’inflation en Tunisie a montrĂ© des signes de ralentissement, atteignant 5,7 % en fĂ©vrier. Par ailleurs, la croissance Ă©conomique s’est Ă©tablie Ă  2,4 % au quatriĂšme trimestre de 2024, portĂ©e principalement par les secteurs des services et de l’agriculture. Cependant, le dĂ©ficit courant s’est creusĂ© Ă  1,654 milliard de dinars (0,9 % du PIB) en fĂ©vrier 2025, principalement en raison d’un dĂ©ficit commercial plus marquĂ©.

RĂ©actions des Ă©conomistes et experts

La dĂ©cision de la BCT a suscitĂ© de nombreuses rĂ©actions parmi les experts Ă©conomiques tunisiens. Mohsen Hassan, Ă©conomiste et ancien ministre du Commerce, estime que cette mesure enverra un signal positif aux investisseurs, en rĂ©duisant le coĂ»t des financements et en stimulant la croissance Ă©conomique. Il ajoute que « cette baisse permettra aux entreprises d’accĂ©der Ă  des crĂ©dits moins coĂ»teux, ce qui encouragera les investissements productifs et l’emploi ».

De son cĂŽtĂ©, Ridha Chkoundali, professeur en sciences Ă©conomiques, juge cette rĂ©duction du taux directeur « importante mais tardive et insuffisante ». Il soutient que bien qu’elle puisse amĂ©liorer la situation financiĂšre des entreprises et des mĂ©nages, une rĂ©duction plus significative aurait Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rable pour relancer rĂ©ellement l’économie.

L’économiste Ezzedine SaĂŻdane partage un avis nuancĂ©. Selon lui, « la baisse du taux directeur est une mesure attendue et nĂ©cessaire, mais elle doit s’accompagner de rĂ©formes structurelles pour ĂȘtre pleinement efficace. Sans une amĂ©lioration du climat des affaires et une stabilisation des finances publiques, l’impact de cette rĂ©duction pourrait rester limitĂ© ».

«La dĂ©cision du Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) s’inscrit dans une politique d’ajustement progressif. Cette mesure vise Ă  permettre Ă  la BCT de maĂźtriser les prix tout en crĂ©ant les conditions nĂ©cessaires au bon fonctionnement de l’économie », a dĂ©clarĂ© l’analyste Ă©conomique et financier, Bassem EnnaĂŻfar

Effets sur l’investissement et la consommation

La baisse du taux directeur devrait encourager les entreprises Ă  emprunter Ă  des conditions plus favorables, stimulant ainsi l’investissement et l’emploi. Selon Hachemi Alaya, analyste financier, « une rĂ©duction du coĂ»t du crĂ©dit est bĂ©nĂ©fique pour le tissu Ă©conomique, en particulier pour les PME, qui peinent souvent Ă  accĂ©der au financement ».

Par ailleurs, la BCT a Ă©galement abaissĂ© le taux minimum de rĂ©munĂ©ration de l’épargne Ă  6,5 %, ce qui pourrait dĂ©courager l’épargne et favoriser la consommation. Cela pourrait avoir un effet stimulant sur la demande intĂ©rieure, bien que certains analystes, comme l’économiste Moez Joudi, alertent sur le risque d’une pression accrue sur la liquiditĂ© bancaire : « Moins d’épargne signifie moins de ressources pour financer l’investissement bancaire, ce qui peut Ă  terme nuire Ă  la croissance ».

Avec conditions !

La question clĂ© reste de savoir si cette mesure sera suffisante pour relancer la croissance et attĂ©nuer les dĂ©sĂ©quilibres macroĂ©conomiques du pays. Abdelkader Boudriga, spĂ©cialiste en finance et en banque, souligne que « cette dĂ©cision est une Ă©tape, mais elle doit ĂȘtre suivie d’autres rĂ©formes, notamment en matiĂšre de fiscalitĂ© et d’amĂ©lioration du climat des affaires ».

Pour rĂ©sumer les rĂ©actions de tous ces spĂ©cialistes en Ă©conomie et en finance, on dira que la baisse du taux directeur par la BCT reprĂ©sente une tentative de relance Ă©conomique en Tunisie, mais son efficacitĂ© dĂ©pendra de plusieurs facteurs. Si elle est bien accueillie par les investisseurs et les entreprises, son impact rĂ©el ne pourra ĂȘtre mesurĂ© que dans les mois Ă  venir, en fonction des Ă©volutions du marchĂ© et des politiques Ă©conomiques mises en place.

La BCT cherche Ă  protĂ©ger l’économie tunisienne des risques inflationnistes

29. MĂ€rz 2025 um 13:51

 Â«La dĂ©cision de la Banque centrale de Tunisie de rĂ©duire le taux directeur de la BCT de 50 points de base de 8% Ă  7,5% s’inscrit dans le cadre d’une politique d’ajustement progressive, lui permettant d’ĂȘtre toujours en mesure de maĂźtriser les prix, tout en mettant en place les meilleures conditions pour le bon fonctionnement de l’économie».

C’est ce qu’a indiquĂ©, vendredi 28 mars 2025, l’analyste Ă©conomique et financier, Bassem Ennaifar, dans une interview accordĂ©e Ă  l’agence Tap, estimant que «la BCT a trouvĂ© le juste milieu des solutions intermĂ©diaires entre la concrĂ©tisation des rĂ©sultats et des avancĂ©es rĂ©alisĂ©es au niveau de maĂźtrise de l’inflation, d’une part, et d’autre part, la protection de notre Ă©conomie nationale des risques inflationnistes, qui peuvent rĂ©sulter des Ă©volutions des prix sur le marchĂ© international, ou de la hausse de la demande locale, favorisĂ©e par la hausse salariale, d’autre part».

De mĂȘme, l’Institut d’émission s’est retrouvĂ© dans l’obligation de stimuler la croissance Ă©conomique, Ă  travers, entre autres, la facilitation de l’accĂšs au financement, grĂące surtout Ă  la rĂ©duction de son taux directeur, d’autant plus que l’inflation s’est inscrite, depuis des mois, sur une courbe descendante, a ajoutĂ© Ennaifar.

Pour rappel, le taux directeur de la BCT a Ă©tĂ© rĂ©visĂ© Ă  la hausse pour atteindre 8%, depuis le mois de dĂ©cembre 2022, afin de faire face Ă  une inflation Ă  deux chiffres, engendrĂ©e, notamment, par l’accroissement des prix des produits de base Ă  l’échelle internationale, causĂ© essentiellement par le conflit russo-ukranien.

«Aujourd’hui nous sommes dans une pĂ©riode oĂč l’inflation est relativement maĂźtrisĂ©e, bien qu’elle soit toujours Ă©levĂ©e au niveau de 5,7%, mais elle a significativement baissĂ© par rapport au pic enregistrĂ© en 2022, et donc il est lĂ©gitime que les opĂ©rateurs Ă©conomiques demandent une baisse du taux directeur pour accĂ©der aux financements», a notĂ© l’économiste. Et d’ajouter que «la BCT est consciente que la baisse de 50 points de base du taux directeur ne va pas rĂ©volutionner la demande de financement et relancer l’investissement, mais cela lui permettra de suivre de prĂšs l’évolution des prix».

Si les prix confirment leur tendance baissiĂšre, la BCT pourrait, dans quelques mois, baisser encore davantage son taux directeur. Mais si reviennent en hausse, elle serait contrainte d’adopter des politiques monĂ©taires encore plus strictes n’excluant la rĂ©vision Ă  la hausse du taux directeur, estime Ennaifar.

En ce qui concerne les mĂ©nages, cette lĂ©gĂšre baisse du taux directeur n’aura pas, d’aprĂšs lui, d’importantes rĂ©percussions immĂ©diates sur les crĂ©dits de consommation. Par contre, elle pourrait stimuler les financements destinĂ©s Ă  l’acquisition de logements. A ce propos, les banques pourraient se focaliser sur l’octroi de crĂ©dits Ă  taux variables afin de pouvoir maintenir leur niveau de profit.

Pour rappel, le nouvel article 412 de la Loi du 2 aoĂ»t 2024 (Code de commerce) stipule que toute personne ayant obtenu un prĂȘt dont la durĂ©e est supĂ©rieure Ă  7 ans avec un taux fixe, et ayant remboursĂ© 3 ans, peut bĂ©nĂ©ficier d’une rĂ©duction du taux d’intĂ©rĂȘt sur le capital restant dĂ».

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ECLAIRAGES – Taux d’intĂ©rĂȘt et l’illusion de relance : Quelques enseignements aprĂšs la baisse du taux directeur de la BCT

28. MĂ€rz 2025 um 13:14

La rĂ©cente dĂ©cision de la Banque centrale de Tunisie de rĂ©duire son taux d’intĂ©rĂȘt directeur de 50 points de base pour le porter Ă  7,50% soulĂšve d’importantes rĂ©flexions sur l’économie tunisienne et sur les mĂ©canismes de financement d’une Ă©conomie en transition. Les taux d’intĂ©rĂȘt, en tant que baromĂštres de la santĂ© Ă©conomique, jouent un rĂŽle dĂ©terminant dans l’allocation du capital, la consommation et l’investissement.

L’impact des taux d’intĂ©rĂȘt sur l’économie

Les taux d’intĂ©rĂȘt influencent directement les dĂ©cisions d’emprunt et d’épargne. Un taux d’intĂ©rĂȘt plus bas peut inciter les entreprises Ă  emprunter davantage pour financer leurs projets, stimulant ainsi l’activitĂ© Ă©conomique. Par exemple, si une entreprise tunisienne emprunte 100 000 dinars Ă  un taux d’intĂ©rĂȘt de 7,50% pour investir dans l’achat de nouveaux Ă©quipements, elle peut espĂ©rer une augmentation de sa productivitĂ© et, par consĂ©quent, de ses bĂ©nĂ©fices. Cependant, cette dynamique doit ĂȘtre examinĂ©e Ă  la lumiĂšre de la durabilitĂ© de cette croissance.

L’équilibre entre Ă©pargne et consommation

La thĂ©orie Ă©conomique souligne que l’épargne est un pilier fondamental du dĂ©veloppement Ă©conomique. Lorsque les Tunisiens Ă©pargnent, les banques disposent de plus de capitaux Ă  prĂȘter, ce qui peut entraĂźner une baisse des taux d’intĂ©rĂȘt Ă  long terme. Cela favorise alors les investissements dans des projets Ă  fort potentiel. Cependant, dans un contexte oĂč la culture de l’épargne est moins ancrĂ©e, une rĂ©duction artificielle des taux d’intĂ©rĂȘt peut provoquer des comportements de consommation hĂątifs au dĂ©triment de l’investissement productif.

Le danger de l’inflation monĂ©taire

Il est important de faire la distinction entre une baisse naturelle des taux d’intĂ©rĂȘt rĂ©sultant d’une augmentation de l’épargne (offre de fonds prĂȘtables Ă  long termes) et une baisse provoquĂ©e par une expansion monĂ©taire excessive (offre de liquiditĂ©s monĂ©taires Ă  court terme). Si la Banque centrale, en rĂ©ponse Ă  des pressions Ă©conomiques, augmente la masse monĂ©taire sans une rĂ©elle augmentation de la production de biens et services, cela peut entraĂźner des effets inflationnistes, via Ă  des tensions sur les capacitĂ©s de production et sur les couts, d’oĂč une hausse des prix. Les entreprises pourraient ĂȘtre incitĂ©es Ă  investir dans des projets peu rentables, car le coĂ»t de l’emprunt semble faible. Cela peut donner l’illusion d’une prospĂ©ritĂ© immĂ©diate tout en posant les germes d’une crise Ă©conomique future.

Les cycles Ă©conomiques et la rĂ©alitĂ© de l’illusion de prospĂ©ritĂ©

Dans une Ă©conomie en croissance, les taux d’intĂ©rĂȘt jouent le rĂŽle de signal. Lorsque ces signaux sont dĂ©formĂ©s par des politiques monĂ©taires trop accommodantes, il en rĂ©sulte souvent des cycles de boom et de rĂ©cession. En Tunisie, cela pourrait se traduire par une surabondance de projets d’infrastructure ou d’investissements dans des secteurs sans demande rĂ©elle et/ou immĂ©diate, menant Ă  une situation oĂč, Ă  terme, les entreprises ne pourront pas Ă©couler leurs produits ou services, provoquant des faillites et un chĂŽmage accru.

L’importance de l’investissement productif

Pour Ă©viter cette illusion de prospĂ©ritĂ©, il est primordial que les dĂ©cideurs politiques et Ă©conomiques en Tunisie mettent l’accent sur des investissements productifs. Ce qui implique l’amĂ©lioration du climat des affaires pour inciter Ă  l’innovation, Ă  la formation et Ă  l’amĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© des entreprises. Aussi, la rĂ©duction du taux d’intĂ©rĂȘt doit ĂȘtre accompagnĂ©e de mesures visant Ă  renforcer la confiance des investisseurs (producteurs) et des consommateurs/Ă©pargnants (rationnels), tout en favorisant une vĂ©ritable Ă©thique d’épargne/investissement. 

En dĂ©finitive, la rĂ©duction du taux d’intĂ©rĂȘt directeur Ă  7,50% en Tunisie peut fournir un coup de pouce temporaire Ă  l’économie. Cependant, les consĂ©quences Ă  long terme dĂ©pendent d’une gestion prudente de la politique monĂ©taire et de la promotion d’une culture de l’épargne et de l’investissement. Sans cela, la transition risque de tomber dans le piĂšge d’une reprise Ă©conomique illusoire, qui pourrait mener Ă  l’instabilitĂ© et Ă  la rĂ©cession. Les leçons de l’histoire Ă©conomique montrent que la prospĂ©ritĂ© durable repose sur des paradigmes solides, et non sur des artifices financiers.

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A lire notre contribution sur L’Economiste maghrĂ©bin, numĂ©ro 917 – 

« LA BAISSE DU TAUX DIRECTEUR– LA MAUVAISE BONNE NOUVELLE Â».

 

 

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-EconomĂštre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financiùre (IAEF-ONG)

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Ridha Chkoundali : « La baisse du taux directeur est une dĂ©cision tardive mais positive Â»

27. MĂ€rz 2025 um 12:49

Dans un post Facebook, publiĂ© le 27 mars 2025, l’économiste Ridha Chkoundali analyse la rĂ©cente dĂ©cision de la BCT de baisser son taux directeur de 50 points de base.

Selon Ridha Chkoundali, bien que cette mesure arrive avec du retard et reste insuffisante – une baisse d’au moins 75 points de base Ă©tant attendue –, elle envoie nĂ©anmoins un signal positif aux investisseurs. En rĂ©duisant le coĂ»t de l’investissement, elle pourrait ainsi stimuler la croissance Ă©conomique, tout en allĂ©geant lĂ©gĂšrement la charge des remboursements pour les emprunteurs Ă  taux variable.

Toutefois, cette dĂ©cision intervient dans un contexte Ă©conomique difficile, marquĂ© par des Ă©changes commerciaux perturbĂ©s et les effets de la nouvelle loi sur les chĂšques, rendant l’objectif de croissance de 3,2 % cette annĂ©e plus incertain.

L’économiste souligne Ă©galement que cette mesure s’inscrit dans la volontĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique de redĂ©finir le rĂŽle de la Banque centrale. Au-delĂ  de la seule lutte contre l’inflation, celle-ci pourrait devenir un moteur de la croissance Ă©conomique. Mais pour concrĂ©tiser cette ambition, une rĂ©forme en profondeur du cadre lĂ©gislatif s’impose. Et ce, afin d’instaurer une coordination plus efficace entre le gouvernement et l’institution monĂ©taire.

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Tunisie | Le taux directeur fixĂ© Ă  7,5% (-50 points de base)  

27. MĂ€rz 2025 um 08:49

Comme attendu et revendiquĂ© depuis deux ou trois ans par les opĂ©rateurs Ă©conomiques et financiers, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a enfin dĂ©cidĂ©, lors de sa rĂ©union du 26 mars 2025, de rĂ©duire son taux d’intĂ©rĂȘt directeur de 50 points de base Ă  7,5%.

Cette dĂ©cision, qui reflĂšte l’engagement du conseil de la BCT en faveur de la stabilitĂ© des prix, sans nĂ©gliger le soutien Ă  la croissance, entrera en vigueur Ă  partir du 27 mars 2025, indique la BCT dans son communiquĂ© publiĂ© hier.

A cet effet, les facilitĂ©s de dĂ©pĂŽt et de prĂȘt Ă  24 heures ont Ă©tĂ© ramenĂ©es respectivement Ă  6,5% et 8,5%.

Le Conseil a, Ă©galement, dĂ©cidĂ© d’abaisser Ă  6,5% le taux minimum de rĂ©munĂ©ration de l’épargne.

«Au vu des incertitudes grandissantes, le Conseil continuera de surveiller de prĂšs les risques aussi bien internes qu’externes entourant les perspectives d’inflation et se tiendra prĂȘt Ă  prendre les dĂ©cisions nĂ©cessaires», a encore prĂ©cisĂ© l’institut d’émission.

Lors de la rĂ©union, le Conseil a passĂ© en revue les rĂ©cents dĂ©veloppements Ă©conomiques et financiers aussi bien Ă  l’échelle internationale que nationale, ainsi que les perspectives de l’inflation.

Croissance en hausse : sur le plan national, la croissance Ă©conomique s’est maintenue sur une tendance haussiĂšre au dernier trimestre 2024 pour atteindre 2,4% (en glissement annuel) contre 1,8% le trimestre prĂ©cĂ©dent et ce, grĂące, notamment, au renforcement de l’activitĂ© dans le secteur des services et de l’agriculture.

Hausse du dĂ©ficit courant : au niveau du secteur extĂ©rieur, le dĂ©ficit courant s’est situĂ© Ă  1 654 MDT (ou 0,9% du PIB) au terme du mois de fĂ©vrier 2025, contre 113 MDT (ou 0,1% du PIB) un an auparavant, en raison, notamment, du creusement du dĂ©ficit commercial (-3 518 MDT contre -1 780 MDT Ă  fin fĂ©vrier 2024), et ce, en dĂ©pit de la bonne tenue des recettes touristiques et des revenus de travail.

Baisse des avoirs en devises : Ă  la date du 25 mars 2025, les avoirs nets en devises se sont Ă©levĂ©s Ă  22,9 milliards de dinars (ou 100 jours d’importation), contre 27,3 milliards (ou 121 jours) Ă  fin dĂ©cembre 2024. Le taux de change du dinar reste rĂ©silient vis-Ă -vis des principales devises.

Ralentissement de l’inflation : l’inflation continue Ă  montrer des signes de ralentissement pour s’établir Ă  5,7% au mois de fĂ©vrier 2025 contre 6% le mois prĂ©cĂ©dent.

Cette attĂ©nuation a Ă©tĂ© favorisĂ©e, particuliĂšrement, par la dĂ©tente de l’inflation des produits Ă  prix administrĂ©s (2,2% contre 3,8%) en relation avec la rĂ©duction de la TVA sur les prix Ă  la consommation de l’électricitĂ© et le maintien du gel des prix des principaux produits et services.

En revanche, l’inflation sous-jacente «hors produits alimentaires frais et produits Ă  prix administrĂ©s» a lĂ©gĂšrement augmentĂ© pour s’établir Ă  5,1% en fĂ©vrier 2025 contre 5,0% le mois prĂ©cĂ©dent.

De leur cĂŽtĂ©, les prix des produits alimentaires frais continuent Ă  Ă©voluer sur un palier relativement Ă©levĂ©, soit 13,3% contre 13,2% en janvier 2025. La BCT a notĂ© que les rĂ©alisations rĂ©centes de l’inflation ont engendrĂ© une rĂ©vision Ă  la baisse des perspectives de l’inflation au cours de la pĂ©riode Ă  venir.

Toutefois, les augmentations des salaires, aussi bien dans le secteur privĂ© que public, devraient occasionner des pressions Ă  la hausse sur les coĂ»ts de production et stimuler davantage la demande dans un contexte des capacitĂ©s de production moins dynamiques, en relation particuliĂšrement avec le stress hydrique persistant et le rythme lent dans la mise en place des rĂ©formes stratĂ©giques. Cette situation pourrait entraver, selon la BCT, une baisse plus sensible de l’inflation Ă  court terme.

En termes de moyennes annuelles, le taux d’inflation devrait revenir de 7% en 2024 à 5,3% en 2025.

Selon l’institut d’émission, la trajectoire future de l’inflation reste entourĂ©e de plusieurs risques haussiers. Elle serait particuliĂšrement tributaire de l’évolution des prix internationaux des principaux produits de base et des matiĂšres premiĂšres, de la dynamique de la demande et de la capacitĂ© de gĂ©rer le dĂ©sĂ©quilibre du budget de l’Etat.

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Pourquoi la BCT baisse-t-elle son taux directeur en 2025 ?

Von: hechmi
26. MĂ€rz 2025 um 23:02

Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie a dĂ©cidĂ©, lors de sa rĂ©union du 26 mars 2025, de rĂ©duire le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie de 50 points de base Ă  7,5%. A cet effet, les facilitĂ©s de dĂ©pĂŽt et de prĂȘt Ă  24 heures ont Ă©tĂ© ramenĂ©es Ă  6,5% et 8,5%, respectivement. Cette dĂ©cision entrera en vigueur Ă  partir du 27 mars 2025.

Également, le Conseil a dĂ©cidĂ© d’abaisser Ă  6,5% le taux minimum de rĂ©munĂ©ration de l’épargne.

Le Conseil d’Administration de la Banque centrale a tenu une rĂ©union le 26 mars 2025, au cours de laquelle il a passĂ© en revue les derniers dĂ©veloppements Ă©conomiques et financiers aussi bien Ă  l’échelle internationale que nationale, ainsi que les perspectives de l’inflation.

Sur le plan international, l’apaisement quasi gĂ©nĂ©ralisĂ© des tensions sur les prix internationaux des principaux produits de base et des matiĂšres premiĂšres a soutenu la poursuite du processus dĂ©sinflationniste Ă  l’échelle globale durant l’annĂ©e 2024. NĂ©anmoins, la persistance d’une inflation sous-jacente a continuĂ© de maintenir l’inflation globale au-dessus des cibles des banques centrales durant les premiers mois de l’annĂ©e 2025. Ces Ă©volutions, qui interviennent dans un contexte d’incertitude gĂ©opolitique et commerciale inhabituellement Ă©levĂ©e, ont conduit Ă  une rĂ©vision Ă  la hausse des perspectives de l’inflation Ă  court terme et Ă  une pause dans les rĂ©ductions des taux directeurs par plusieurs banques centrales dans les principales Ă©conomies.

Sur le plan national, la croissance Ă©conomique s’est maintenue sur une tendance haussiĂšre au dernier trimestre 2024 pour atteindre 2,4% (en glissement annuel) contre 1,8% le trimestre prĂ©cĂ©dent et ce, grĂące, notamment, au renforcement de l’activitĂ© dans le secteur des services et de l’agriculture.

Au niveau du secteur extĂ©rieur, le dĂ©ficit courant s’est situĂ© Ă  1.654 MDT (ou 0,9% du PIB) au terme du mois de fĂ©vrier 2025 contre 113 MDT (ou 0,1% du PIB) un an auparavant, en raison, notamment, du creusement du dĂ©ficit commercial (-3.518 MDT contre -1.780 MDT Ă  fin fĂ©vrier 2024), et ce en dĂ©pit de la bonne tenue des recettes touristiques et des revenus de travail.

A la date du 25 mars 2025, les avoirs nets en devises se sont Ă©levĂ©s Ă  22,9 milliards de dinars (ou 100 jours d’importations) contre 27,3 milliards (ou 121 jours) Ă  fin dĂ©cembre 2024. Le taux de change du dinar reste rĂ©silient vis-Ă -vis des principales devises.

S’agissant de l’inflation, elle continue Ă  montrer des signes de ralentissement pour s’établir Ă  5,7% au mois de fĂ©vrier 2025 contre 6% le mois prĂ©cĂ©dent. Cette attĂ©nuation a Ă©tĂ© favorisĂ©e, particuliĂšrement, par la dĂ©tente de l’inflation des produits Ă  prix administrĂ©s (2,2% contre 3,8%) en relation avec la rĂ©duction de la TVA sur les prix Ă  la consommation de l’électricitĂ© et le maintien du gel des prix des principaux produits et services. En revanche, l’inflation sous-jacente « hors produits alimentaires frais et produits Ă  prix administrĂ©s » a lĂ©gĂšrement augmentĂ© pour s’établir Ă  5,1% en fĂ©vrier 2025 contre 5,0% le mois prĂ©cĂ©dent. De leur cĂŽtĂ©, les prix des produits alimentaires frais continuent Ă  Ă©voluer sur un palier relativement Ă©levĂ©, soit 13,3% contre 13,2% en janvier 2025.

Les rĂ©alisations rĂ©centes de l’inflation ont engendrĂ© une rĂ©vision Ă  la baisse des perspectives de l’inflation au cours de la pĂ©riode Ă  venir. Toutefois, les augmentations des salaires, aussi bien dans le secteur privĂ© que public devraient occasionner des pressions Ă  la hausse sur les coĂ»ts de production et stimuler davantage la demande dans un contexte des capacitĂ©s de production moins dynamiques, en relation particuliĂšrement avec le stress hydrique persistant et le rythme lent dans la mise en place des rĂ©formes stratĂ©giques. Cette situation pourrait entraver une baisse plus sensible de l’inflation Ă  court terme. En termes de moyennes annuelles, le taux d’inflation devrait revenir de 7% en 2024 Ă  5,3% en 2025.

La trajectoire future de l’inflation reste entourĂ©e de plusieurs risques haussiers. Elle serait particuliĂšrement tributaire de l’évolution des prix internationaux des principaux produits de base et des matiĂšres premiĂšres, de la dynamique de la demande et de la capacitĂ© de gĂ©rer le dĂ©sĂ©quilibre du budget de l’Etat.

AprĂšs discussion et dĂ©libĂ©ration, le Conseil estime que le processus de dĂ©sinflation a achevĂ© des progrĂšs significatifs, et qu’il est important de soutenir sa poursuite pour atteindre des niveaux soutenables. Dans ce contexte, le Conseil a dĂ©cidĂ© de rĂ©duire le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie de 50 points de base Ă  7,5%. Cette dĂ©cision reflĂšte l’engagement du Conseil en faveur de la stabilitĂ© des prix, sans nĂ©gliger le soutien Ă  la croissance. Au vu des incertitudes grandissantes, le Conseil continuera de surveiller de prĂšs les risques aussi bien internes qu’externes entourant les perspectives d’inflation et se tiendra prĂȘt Ă  prendre les dĂ©cisions nĂ©cessaires.

Également, le Conseil a dĂ©cidĂ© d’abaisser Ă  6,5% le taux minimum de rĂ©munĂ©ration de l’épargne.

EN BREF

DĂ©cision de la Banque Centrale de Tunisie – Mars 2025

  • Taux directeur abaissĂ© Ă  7,5 % (–50 points de base), effectif dĂšs le 27 mars 2025.
  • FacilitĂ©s de dĂ©pĂŽt : 6,5 % | FacilitĂ©s de prĂȘt : 8,5 %
  • Taux minimum de rĂ©munĂ©ration de l’épargne rĂ©duit Ă  6,5 %.
  • Inflation en recul : 5,7 % en fĂ©vrier 2025 (contre 6 % en janvier).
  • Croissance Ă©conomique : +2,4 % au T4 2024 (glissement annuel).
  • Objectif : soutenir la croissance tout en maintenant la stabilitĂ© des prix.

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Baisse du taux d’intĂ©rĂȘt directeur Ă  7,5 % : quel impact sur l’épargne et le crĂ©dit ?

26. MĂ€rz 2025 um 19:55
Baisse du taux d’intĂ©rĂȘt directeur Ă  7,5 % : quel impact sur l’épargne et le crĂ©dit ?

Le banque centrale de Tunisie a annoncĂ©, ce mercredi 26 mars 2025, une rĂ©duction du taux d’intĂ©rĂȘt directeur de 50 points de base, le faisant passer de 8 % Ă  7,5 %. Cette dĂ©cision, qui entrera en vigueur Ă  partir du jeudi 27 mars 2025, vise Ă  stimuler l’investissement et soutenir l’économie nationale. Par ailleurs, [
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Une baisse du taux directeur en vue ?

26. MĂ€rz 2025 um 10:15

Bien que cela demeure un sujet à débattre du point de vue technique, plusieurs signes convergent vers une baisse proche du taux directeur.

La derniĂšre rencontre du prĂ©sident de la RĂ©publique avec le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie envoie des signes dans ce sens. Il y a une insistance sur le rĂŽle de l’institution de l’Avenue HĂ©di-Nouira dans la relance Ă©conomique; en d’autres termes, l’accĂšs au financement. De plus, les derniers chiffres de l’inflation, 5,7% le mois dernier, ouvrent effectivement une fenĂȘtre de tir, surtout que celle sous-jacente, indicateur clĂ© pour la politique monĂ©taire, est au mĂȘme niveau.

À notre avis, la rĂ©vision des taux doit se faire cette annĂ©e, mais nous prĂ©fĂ©rons temporiser. L’analyse de l’indice des prix montre que les produits alimentaires accĂ©lĂšrent toujours plus rapidement que le panier global. Si les prix de l’huile d’olive n’avaient pas baissĂ© et que la pĂ©riode des soldes n’avait pas coĂŻncidĂ© avec cette pĂ©riode, nous aurions Ă©tĂ© avec une inflation plus Ă©levĂ©e. Ceux qui font le marchĂ© quotidiennement ont certainement remarquĂ© la hausse des prix de plusieurs produits. Les commerçants prĂ©parent la rentrĂ©e aprĂšs les vacances de l’aĂŻd avec de nouveaux tarifs.

Pour relancer l’investissement, il faut que la baisse soit significative, de pas moins de 100 points de base. Elle permettra un accĂšs moins onĂ©reux aux crĂ©dits d’exploitation, mais pas nĂ©cessairement Ă  ceux d’investissement. Ce dernier ne dĂ©pend pas seulement de cette composante. Il y a tout un environnement et une demande locale et internationale toujours instables. Si nous relançons la demande alors que l’offre demeure rigide, nous allons nous retrouver dans le mĂȘme piĂšge, et c’est grave.

Reste Ă  prĂ©ciser que la rĂ©duction du taux directeur sera accompagnĂ©e d’une baisse similaire de la rĂ©munĂ©ration des dĂ©pĂŽts. Si vous avez planifiĂ© des produits financiers sur la base de 7% brut, il est temps de refaire vos calculs.

 

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Wissem Souifi: une nouvelle expérience au Liban

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CĂ©rĂ©monie organisĂ©e Ă  l’occasion du dĂ©part de Wissem Souifi du Radisson Blu Hotel & Conference Center (ex-Laico)

Le directeur gĂ©nĂ©ral de ce qui fut l’hĂŽtel Laico tente une nouvelle expĂ©rience internationale au Liban.

AprĂšs 8 ans Ă  la tĂȘte du Laico Tunis, devenu rĂ©cemment Radisson, Wissem Souifi dĂ©cide de tourner la page et de repartir Ă  l’international.

A partir du 5 janvier 2025, il reprendra les rennes de l’hĂŽtel « Lancaster Eden Bay Â» situĂ© sur la fameuse plage de Ramlet Al Baida Ă  Beyrouth au Liban. Il s’agit d’un Ă©tablissement 5 Ă©toiles appartenant Ă  la chaĂźne Lancaster Hotels, Suites & Resorts de 144 chambres et surtout de nombreuses salles de rĂ©union.

Wissem Souifi n’en est pas Ă  sa premiĂšre expĂ©rience internationale puisqu’il a dĂ©jĂ  dirigĂ© un Resort en Tanzanie (le Ledger Plaza Bahari Beach) pendant 4 ans.

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Hassen Jouhri dans le Top 100 des DG d’hîtels mondiaux 2024

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Le Tunisien Hassen Jouhri, directeur gĂ©nĂ©ral d’un hĂŽtel Ă  Marrakech, a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ© dans le Top 100 des dirigeants d’établissements hĂŽteliers dans le monde.

Il est Ă  la tĂȘte de l’hĂŽtel TUI Blue Medina Gardens Ă  Marrakech depuis 2018. Hassen Jouhri a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ© par le ComitĂ© d’organisation des Luxury Lifestyle Awards 2024 parmi les 100 meilleurs directeurs d’hĂŽtels dans le monde Ă  l’issue d’un processus d’évaluation et d’examen approfondi.

Hassen Jouhri s’est installĂ© au Maroc en 2016 aprĂšs une carriĂšre dĂ©butĂ©e en Tunisie qui l’a conduit du groupe Sangho au voyagiste Dertour en passant par l’OdyssĂ©e Zarzis.

Au Royaume ChĂ©rifien, il a commencĂ© par travailler Ă  Agadir avant de se voir confier la direction gĂ©nĂ©rale du TUI Blue Medina Gardens avec ses 180 employĂ©s dans une ville hautement touristique et oĂč les exigences de qualitĂ© sont impartiales en plus de celles du label TUI.

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Qui est le nouveau ministre du Tourisme, Soufiane Tekaya

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Nommé par le Président de la République Kais Saied le 25 août 2024 ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya est ingénieur de formation.

Jusqu’à sa rĂ©cente nomination, le nouveau ministre du Tourisme, Soufiane Tekaya, occupait, depuis novembre 2022, le poste de ChargĂ© de Mission Ă  la direction gĂ©nĂ©rale de l’Office National de l’Artisanat.

Fort d’une vaste expĂ©rience dans les domaines de la planification, du pilotage et du management des projets, il a occupĂ©, de 2020 Ă  2022, le poste de Conseiller ChargĂ© de mission au cabinet du ministre du Commerce oĂč il a apportĂ© son expĂ©rience au service des politiques Ă©conomiques nationales.

Il était chargé principalement de:

– la digitalisation des circuits de distribution, de la chaüne d’approvisionnement et de la chaüne logistique;

– la promotion du commerce Ă©lectronique;

– l’élaboration de bases de donnĂ©es normalisĂ©es des opĂ©rateurs et professionnels du commerce et de l’artisanat et des petits mĂ©tiers;

– l’élaboration des manuels de procĂ©dures et des textes juridiques pour la gestion et l’organisation du travail du corps des contrĂŽleurs Ă©conomiques;

De 2011 Ă  2014, il a Ă©tĂ© directeur gĂ©nĂ©ral de l’Office National de l’Artisanat. Il a occupĂ© Ă©galement, de 2014 Ă  2019, le poste de directeur gĂ©nĂ©ral de la SociĂ©tĂ© Tunisienne de Codification « GS1 Tunisia » et Coordinateur gĂ©nĂ©ral des Organisations de Codification « GS1 » de la rĂ©gion du Maghreb.

DiplĂŽmĂ© de l’École Polytechnique de MontrĂ©al en 1988, il a enrichi sa formation par des spĂ©cialisations en marketing stratĂ©gique, droit des affaires et gestion d’entreprises, lui confĂ©rant une expertise solide dans ces domaines.

Son expérience ne se limite pas à la gestion administrative; Sofiane Tekaya a été impliqué directement dans le domaine de la qualité des petites et moyennes entreprises et entreprises artisanales, en Tunisie et également en Allemagne, en France et au Canada.

Il a jouĂ© un rĂŽle dĂ©terminant dans la modernisation du secteur de l’artisanat, essentiel Ă  l’économie tunisienne, notamment dans la promotion, l’innovation et la crĂ©ation, la recherche et l’encadrement et la qualitĂ© au sein de l’Office National de l’Artisanat.

M. Tekaya est marié et pÚre de deux enfants.

 

 

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Wissem Souifi, une transition dans la continuité vers Radisson

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Le directeur gĂ©nĂ©ral de l’actuel hĂŽtel Laico Tunis, Wissem Souifi, va continuer d’assurer ses fonctions en dĂ©pit du changement de brand de l’établissement vers Radisson.

C’est l’équivalent pour lui d’une nouvelle reconnaissance internationale: Wissem Souifi est nommĂ© Ă  compter du 4 juillet 2024 directeur gĂ©nĂ©ral du Radisson Blu Hotel & Convention Center, Tunis, nouvelle appellation que va porter l’établissement connu actuellement sous le nom de Laico Tunis suite Ă  son changement de gestionnaire.

Depuis 2017 Ă  la tĂȘte de cet hĂŽtel du centre ville de la capitale, Wissem Souifi Ă©tait certainement le candidat le plus Ă  mĂȘme pour postuler Ă  sa propre succession Ă  la tĂȘte de l’établissement car connaissant sans aucun doute mieux que quiconque les rouages de la machine Laico, son personnel, ses clients, mais aussi et surtout sa sociĂ©tĂ© propriĂ©taire.

Ses 18 annĂ©es d’expĂ©riences diversifiĂ©es dans l’industrie hĂŽteliĂšre ont certainement aussi beaucoup comptĂ© puisqu’il a dirigĂ© aussi bien un hĂŽtel balnĂ©aire Ă  Djerba (Djerba Holiday Beach) qu’un Resort en Tanzanie (Ledger Plaza Bahari Beach) pendant 4 ans avant de revenir en Tunisie et prendre les rennes du Laico lors de sa rĂ©ouverture.

Souifi est diplĂŽmĂ© de l’Institut supĂ©rieur de l’hĂŽtellerie et du tourisme de Sidi Dhrif ainsi que de la Haute Ecole d’Enseignement SupĂ©rieur de Namur en Belgique (en gestion et management hĂŽtelier).

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