Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 01. April 2026Leconomiste Maghrebin

Iran : Trump veut tourner la page de la guerre sans accord

01. April 2026 um 10:55

Donald Trump a affirmé, mardi 31 mars 2026, que les États-Unis pourraient mettre fin à leur guerre contre l’Iran « d’ici deux à trois semaines », marquant sa déclaration la plus explicite à ce jour sur un possible désengagement rapide.

S’exprimant depuis la Maison Blanche, Trump a indiqué que la fin du conflit ne dépendait pas nécessairement d’un accord avec Téhéran. Il souligne que l’objectif prioritaire de Washington reste d’« affaiblir sévèrement » les capacités militaires iraniennes, notamment pour empêcher tout développement d’armes nucléaires. Une fois cet objectif atteint, les forces américaines pourraient se retirer sans attendre de compromis diplomatique.

Cette annonce intervient alors que l’opération militaire américaine, lancée fin février, continue de déstabiliser le Moyen-Orient et de peser sur l’économie mondiale, notamment via les tensions sur les marchés de l’énergie. Les prix du pétrole ont augmenté de plus de 1 % ce mercredi 1er avril, prolongeant sa hausse après avoir atteint un record mensuel en mars…

Dans le même temps, des messages contradictoires émergent de l’administration américaine. En effet, le secrétaire à la Défense a évoqué une ouverture aux négociations. Tout en avertissant que les opérations militaires se poursuivront si l’Iran ne se conforme pas aux exigences américaines, notamment l’arrêt de l’enrichissement nucléaire et la réouverture du détroit d’Ormuz.

Côté iranien, les autorités reconnaissent des échanges indirects avec Washington mais nient toute négociation formelle. Les tensions restent élevées, les Gardiens de la révolution ayant menacé des entreprises américaines, des menaces que Donald Trump a rapidement minimisées.

Le conflit continue par ailleurs de s’étendre dans la région, avec des frappes israéliennes au Liban et des affrontements en Syrie. Ce qui pousse plusieurs puissances internationales, dont la Chine et le Pakistan, à appeler à un cessez-le-feu.

Sur le plan intérieur, la guerre pèse de plus en plus sur l’opinion publique américaine. Un sondage Reuters/Ipsos estime que près des deux tiers des Américains souhaitent désormais une fin rapide du conflit; même si les objectifs militaires ne sont pas entièrement atteints.

Notons enfin que la Maison Blanche a annoncé que Trump s’adressera à la nation « pour fournir une mise à jour importante sur l’Iran » à 21 heures, heure de l’Est, mercredi 1er avril (1 h GMT jeudi).

L’article Iran : Trump veut tourner la page de la guerre sans accord est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le Brent plonge sous les 100 dollars

01. April 2026 um 10:48

Les prix du pétrole brut ont chuté le 1er avril 2026, avec le Brent à 100,64 $ le baril (-3,2%) et le WTI à 98,04 $ (-3,3%), après une session volatile marquée par des prises de bénéfices en séance asiatique. C’est ce qu’annoncent des médias occidentaux. 

Il faut dire que le contexte géopolitique y est pour quelque chose. Car on a vu au delà des tensions persistantes au Moyen-Orient, les marchés anticipent une désescalade. Ils parient sur la fin du conflit entre l’Iran, les USA, et le Moyen-Orient qu’ils jugent probable. 

Toutefois, les risques d’approvisionnement élevés maintiendront la prudence des marchés. Ce qui fait que l’évolution des prix dépendra de la rapidité du rétablissement des chaînes d’approvisionnement et de la stabilité du détroit d’Ormuz.

L’article Le Brent plonge sous les 100 dollars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

DÉCRYPTAGE – Gouverner la pénurie ou organiser le recul ?

01. April 2026 um 06:00

Il est des décisions économiques qui, sous couvert de prudence, trahissent en réalité une forme d’impuissance. La circulaire n°2026-04 de la Banque centrale de Tunisie, en imposant une couverture intégrale des importations dites non prioritaires, appartient à cette catégorie de politiques qui donnent l’illusion de l’action tout en révélant la profondeur des déséquilibres. Car lorsque l’on en vient à administrer la rareté plutôt qu’à produire l’abondance, c’est moins une stratégie qu’un aveu.

Dans une économie fragilisée par des années de déséquilibres structurels, la tentation du contrôle réapparaît comme un réflexe presque mécanique. La guerre au Moyen-Orient, la volatilité des prix de l’énergie et la pression sur les réserves de change offrent un prétexte commode. Mais derrière l’urgence conjoncturelle se profile une question autrement plus dérangeante : la Tunisie est-elle encore en mesure de piloter son économie autrement que par la contrainte ?

 

Le crédit confisqué : quand la liquidité remplace la confiance

La mesure phare de la Banque centrale repose sur un principe simple en apparence : toute importation de produits non prioritaires doit désormais être financée à 100 % sur fonds propres. Ce glissement technique dissimule en réalité une transformation profonde du fonctionnement économique.

Car le crédit n’est pas un simple outil de financement. Il est, comme l’avait théorisé Joseph Schumpeter (1), le moteur même de la dynamique capitaliste, permettant aux acteurs économiques d’anticiper, d’investir et de créer de la valeur au-delà de leurs ressources immédiates. En le neutralisant, la Banque centrale de Tunisie (BCT) ne se contente pas de restreindre les importations : elle modifie la nature même de l’activité économique.

Le passage d’une économie fondée sur la solvabilité à une économie fondée sur la liquidité constitue une rupture silencieuse. Il consacre une hiérarchie implicite entre les acteurs : ceux qui disposent de trésoreries abondantes peuvent continuer à opérer, les autres sont relégués à la périphérie. Ce n’est plus la viabilité économique qui détermine l’accès au marché, mais la capacité à immobiliser du capital.

Dans un pays où les PME constituent l’ossature du tissu productif, une telle mutation revient à déplacer le centre de gravité de l’économie vers les acteurs les plus concentrés, au risque d’étouffer toute dynamique entrepreneuriale.

 

L’énigme des réserves : une justification qui ne tient pas

Officiellement, la mesure vise à préserver les réserves en devises. L’argument, à première vue, semble relever du bon sens. Pourtant, il se fissure dès que l’on en examine les ressorts.

Un dinar converti en devise reste un dinar sorti du pays, qu’il provienne d’un crédit bancaire ou d’une trésorerie privée. La nature du financement n’altère en rien l’impact sur les réserves. En ce sens, la logique économique de la mesure apparaît pour le moins fragile.

Cette contradiction fait écho aux critiques de Milton Friedman (2), bien connues de nos banquiers centraux, à l’égard des politiques monétaires qui s’attaquent aux symptômes plutôt qu’aux causes profondes. En tentant de maîtriser les modalités de financement sans intervenir sur le volume même des importations, la Banque centrale agit sur une variable périphérique, au risque de passer à côté de son objectif.

Derrière cette incohérence apparente se cache une réalité plus complexe : la tension sur la liquidité en dinars. L’État, en mobilisant massivement les ressources bancaires pour financer son déficit, réduit l’espace disponible pour le secteur privé (effets d’éviction, bête noire de nos étudiants de 2ème année). La restriction du crédit aux importations non prioritaires apparaît alors comme un mécanisme indirect de rationnement du financement, bien plus que comme un outil de gestion des réserves.

 

Une économie triée sur le volet : la fin de l’égalité d’accès

Ce que la circulaire introduit, en filigrane, c’est une sélection implicite des acteurs économiques. Elle ne dit pas qui peut importer, mais elle détermine qui en a les moyens.

Les grandes entreprises, les groupes structurés, les acteurs disposant d’une trésorerie solide peuvent absorber la contrainte sans difficulté. Pour eux, la mesure n’est qu’un ajustement. Pour les autres, elle devient un obstacle insurmontable.

Cette dynamique s’inscrit dans les analyses de Joseph Stiglitz (3) sur les asymétries d’information et les imperfections des marchés du crédit. Lorsque l’accès au financement devient inégal, les écarts entre les acteurs se creusent, et la concurrence s’érode.

Le résultat est prévisible : une concentration accrue des marchés, une réduction de la diversité des opérateurs et, à terme, une hausse des prix. La régulation, censée corriger les déséquilibres, finit par les amplifier.

 

Le mythe du « non essentiel » : quand l’État décide des besoins

La catégorisation des produits en « prioritaires » et « non prioritaires » soulève une question fondamentale : qui décide de ce qui est nécessaire ?

Dans une économie moderne, cette distinction est loin d’être évidente. Les chaînes de production sont complexes, les usages multiples, et les préférences des consommateurs évolutives. Ce qui apparaît comme un luxe pour l’un peut constituer un besoin pour l’autre.

Les critiques de Friedrich Hayek (4) trouvent ici une résonance particulière. L’idée qu’une autorité centrale puisse disposer de l’ensemble des informations nécessaires pour arbitrer efficacement entre les besoins relève d’une illusion. La connaissance est dispersée, fragmentée, et souvent tacite.

En figeant une liste de produits « non prioritaires », la BCT impose une vision statique de l’économie, déconnectée de ses dynamiques réelles. Elle risque ainsi de pénaliser non seulement la consommation, mais aussi la production, en restreignant l’accès à des intrants essentiels pour certaines activités.

 

Inflation et pénurie : le retour des mécanismes classiques

L’un des paradoxes les plus frappants de cette politique réside dans ses effets potentiellement inflationnistes. En limitant l’accès à certains produits, elle crée une rareté artificielle, propice à la hausse des prix.

Ce mécanisme est bien connu : lorsque l’offre se contracte dans un contexte de demande relativement rigide, les prix s’ajustent à la hausse. La réduction de la concurrence, induite par l’exclusion des petits importateurs, renforce cette dynamique.

Mais le phénomène ne s’arrête pas là. L’histoire économique tunisienne a montré à maintes reprises que les restrictions sur les circuits formels alimentent le développement du marché parallèle. La contrebande et son développement deviennent alors un canal alternatif, souvent plus coûteux, moins contrôlé et fiscalement inefficace.

Ce basculement vers l’informel ne constitue pas une simple dérive marginale. Il fragilise l’ensemble de l’économie, en réduisant les recettes de l’État, en dégradant la qualité des produits et en accentuant les inégalités.

 

La mémoire courte des politiques économiques

Ce qui rend cette décision particulièrement troublante, c’est son caractère de déjà vu. Une mesure similaire avait été adoptée en 2017, avant d’être abandonnée par notre estimé confrère Marouane Abassi ex Gouverneur de la BCT, en raison de ses effets négatifs.

La répétition de cette politique pose une question essentielle : pourquoi persister dans une voie dont les limites ont déjà été démontrées ? Comme le rappelait John Maynard Keynes, le véritable défi ne réside pas dans la découverte de nouvelles idées, mais dans la capacité à se libérer des anciennes.

Cette récurrence traduit une forme d’inertie institutionnelle, mais aussi une difficulté à élaborer des alternatives crédibles. Face à des contraintes structurelles profondes, les autorités semblent prisonnières d’un répertoire limité d’outils, qu’elles réactivent au gré des crises.

 

Une politique de court terme face à un défi de long terme

Au fond, la circulaire de la Banque centrale illustre un décalage entre la nature des problèmes et celle des réponses apportées. Le déficit commercial, la dépendance énergétique et la faiblesse de l’appareil productif sont des enjeux structurels, qui nécessitent des réformes profondes.

Or, la restriction des importations constitue une réponse conjoncturelle, qui agit sur les flux sans transformer les structures. Elle permet, au mieux, de gagner du temps. Mais ce temps n’est utile que s’il est mis à profit pour engager des transformations.

En l’absence de telles réformes, la politique actuelle risque de produire un effet de compression économique : moins d’importations, mais aussi moins de production, moins d’investissement et, in fine, moins de croissance.

Les conséquences sociales ne sauraient être sous-estimées. La hausse des prix, la raréfaction de certains biens et les difficultés des entreprises peuvent alimenter un sentiment de frustration et d’injustice, dans un contexte déjà marqué par une érosion du pouvoir d’achat.

 

Entre rigueur et asphyxie : l’équilibre introuvable

La BCT se trouve confrontée à un dilemme classique : préserver les équilibres macroéconomiques sans étouffer l’activité. Mais la solution adoptée semble pencher dangereusement vers la restriction.

La discipline financière est nécessaire. Mais elle ne peut se substituer à une stratégie de développement. Sans vision claire, elle risque de devenir une fin en soi, au détriment de l’économie réelle.

Trouver l’équilibre suppose une approche plus nuancée, fondée sur une meilleure compréhension des chaînes de valeur, une coordination renforcée avec les politiques budgétaires et industrielles, et une transparence accrue dans la définition des objectifs.

 

Réguler la crise ou répéter l’histoire

Au terme de cette analyse, une impression persistante s’impose : celle d’une politique qui, faute de s’attaquer aux causes profondes, se contente de gérer les symptômes.

La circulaire n°2026-04 ne constitue ni une rupture, ni une innovation. Elle s’inscrit dans une continuité, celle des politiques de contrôle adoptées en période de tension, souvent avec des résultats mitigés.

La véritable question est ailleurs. Elle réside dans la capacité de la Tunisie à sortir de cette logique défensive pour construire une stratégie offensive, fondée sur la production, l’innovation et l’intégration dans les chaînes de valeur internationales.

À défaut, le risque est grand de voir se répéter un cycle désormais bien connu : restriction, contournement, inefficacité… puis abandon.

Et, entre-temps, une économie qui s’essouffle, lentement mais sûrement.

 

============

(1) Joseph Schumpeter : Joseph Schumpeter (1883-1950) était un économiste et sociologue autrichien, naturalisé américain, considéré comme l’un des penseurs les plus influents du XXe siècle pour ses travaux sur l’innovation et la dynamique du capitalisme.

(2) Milton Friedman : né le 31 juillet 1912 à Brooklyn (New York) et mort le 16 novembre 2006 à San Francisco, est un économiste américain, considéré comme l’un des plus influents du XXe siècle[1]

Ardent défenseur du libéralisme, il obtient le prix dit Nobel d’économie en 1976. Il travaille sur des domaines de recherche aussi bien théorique qu’appliquée, étant à l’origine du courant monétariste, ainsi que le fondateur de l’École de Chicago. Il est également un commentateur politique et essayiste à succès.

Ses deux œuvres majeures sont d’abord son livre Capitalisme et liberté en 1962 puis sa série d’interventions télévisées en 1980 intitulée Free to Choose (en français La Liberté du choix).

Milton Friedman a inauguré une pensée économique d’inspiration libérale dont les prescriptions s’opposent de front à celle du keynésianisme. Ses idées ont eu une influence considérable dans le monde de la politique et de l’économie dans les années 1980.

 

(3) Joseph Stiglitz : né le 9 février 1943 à Gary (Indiana), est un économiste américain reconnu pour ses contributions à l’économie. 

Il a reçu le prix Nobel d’économie en 2001 pour ses travaux sur l’information asymétrique, en collaboration avec George Akerlof et Michael Spence. 

Stiglitz est actuellement professeur à la Columbia University et a été économiste en chef à la Banque mondiale de 1997 à 2000.

 

(4)  Friedrich Hayek : est un économiste et philosophe austro-britannique majeur du XXe siècle, figure centrale du courant libéral et de l’école autrichienne. Né en 1899 à Vienne et marqué par son expérience de la Première Guerre mondiale, il a consacré sa carrière à comprendre les crises économiques et à prévenir les déséquilibres systémiques.

Ses travaux portent notamment sur le rôle de l’information dans l’économie, les cycles économiques, les institutions et les limites de l’intervention étatique. Il soutient que les crises trouvent souvent leur origine dans des déséquilibres internes, notamment liés aux excès du système bancaire et aux distorsions monétaires.

Opposé à une vision trop mathématisée de l’économie, Hayek insiste sur la complexité des phénomènes économiques et sur l’incapacité des autorités centrales à disposer de toute l’information nécessaire pour piloter efficacement l’économie. Cette idée est au cœur de ses ouvrages majeurs, tels que La Route de la servitude (1944), La Constitution de la liberté (1960) et Droit, législation et liberté (1973).

Lauréat du prix Nobel d’économie en 1974 (partagé avec Gunnar Myrdal), il a profondément marqué la pensée économique en défendant un libéralisme fondé sur le rôle des institutions, la liberté individuelle et la méfiance à l’égard des interventions centralisées.

 

 

=========

* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

L’article DÉCRYPTAGE – Gouverner la pénurie ou organiser le recul ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie : une entreprise annonce une “prime du bonheur”… et surprend ses salariés

01. April 2026 um 03:00

Dans un communiqué, diffusé tôt mercredi 31 mars (dans les premières heures de la journée), l’entreprise tunisienne RakraTech Group, présentée comme un acteur émergent des services numériques en Afrique du Nord et qui compte près de 150 employés, affirme avoir lancé un programme inédit de récompenses destiné à ses salariés.

Baptisé « Prime du bonheur », le dispositif promettrait des avantages pour le moins inattendus : trois jours de congé supplémentaires “à utiliser uniquement quand on en a vraiment besoin”, une allocation mensuelle pour “réduire le stress du café”, et même une prime spéciale attribuée aux employés capables de déconnecter totalement de leurs e-mails professionnels après 19 heures. Plus difficile à dire qu’à faire pour plusieurs d’entre nous, tant nous sommes devenus prisonniers de la technologie. 

Cela rappelle – mais en un peu moins fort – l’entreprise Firebondde Graham Walker qui a décidé en décembre dernier de distribuer 250 millions de dollars (provenant de la vente de ladite société) à ses 539 salariés… Bien évidemment à un certain nombre de conditions, dont la principale est que les salariés s’engagent à rester dans l’entreprise.  

 

Lire aussi: Patron généreux, employés heureux !

 

Revenons à RakraTech Group pour souligner que la direction affirme, dans son communiqué, vouloir « révolutionner la relation au travail » et « placer le bien-être avant la productivité ». Mieux encore : les salariés les plus performants pourraient gagner un “mois sabbatique rémunéré pour ne rien faire d’utile”, officiellement afin de stimuler la créativité. Vous avez bien lu « mois sabbatique… » !

Et comme vous pouvez vous en douter, cette annonce, relayée sur plusieurs groupes professionnels en ligne, a rapidement suscité l’étonnement. Certains internautes y voient une initiative audacieuse qui pourrait inspirer d’autres entreprises tunisiennes. D’autres, plus sceptiques, s’interrogent sur la crédibilité d’un programme qui promet également… une “prime d’optimisme” pour les employés qui arrivent au bureau en souriant trois semaines d’affilée. Comme quoi, il existe d’entreprises dans notre pays qui se soucient du bonheur de leurs employés. 

Du côté de RakraTech Group, on assure que cette politique sera évaluée après six mois. À moins, bien sûr, que ce communiqué ne cache simplement… un poisson d’avril particulièrement bien ficelé. Attendons voir.

L’article Tunisie : une entreprise annonce une “prime du bonheur”… et surprend ses salariés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gestern — 31. März 2026Leconomiste Maghrebin

Moncef Achour: « Pour une relance lucide du dialogue social »

31. März 2026 um 17:42

Dans l’ombre du congrès de l’UGTT à Monastir, l’analyse de Moncef Achour, revient sur l’importance du dialogue tripartite: État, syndicat, patronat  qui n’est pas une formalité, mais un levier vital contre les crises. Atténuant les clivages idéologiques, cette nouvelle direction syndicale ouvre une opportunité inédite : repenser les relations sociales dans un esprit de co-construction, loin des crispations stériles, pour restaurer la confiance et affronter les défis économiques actuels.

La nouvelle direction syndicale gagne en légitimité. L’enjeu ? « Une recomposition globale des relations tripartites, dans un esprit de responsabilité partagée. Depuis l’indépendance, la Tunisie brille par sa tradition de dialogue et de compromis. Même en temps de crise, un minimum  de reconnaissance mutuelle perdure. Ce patrimoine reste un levier clé pour un climat apaisé », a fait savoir Moncef Achour.

Le congrès révèle une évolution : atténuation des clivages idéologiques et des alignements partisans. Cela pave la voie à un syndicalisme recentré sur les vrais enjeux socio-économiques, loin de la polarisation politique.

L’État, via le ministère des Affaires sociales, doit jouer les médiateurs actifs  non des gestionnaires passifs. Comme l’affirmait Moncef Achour : « Le dialogue social n’est pas une concession, mais le socle de la stabilité nationale ».
L’urgence : des rencontres régulières entre gouvernement, UGTT et patronat, pour apaiser les tensions et rebâtir la confiance. À l’approche des réunions de l’OIT, une cohésion tunisienne renforcerait notre image ; une fragmentation l’affaiblirait.
L’histoire l’enseigne : Bourguiba et Hached, Nouira et Achour ont progressé par convergences intelligentes.

Moncef Achour le soulignait : « Les pactes contractuels triomphent des affrontements ; ils construisent l’avenir ». À l’inverse, les crispations génèrent des blocages coûteux, intenable en ces temps de crises économiques. À qui profite une relation dégradée ? Quel coût pour un dialogue affaibli à long terme ?

En somme, la Tunisie appelle un dialogue vivant, tourné vers les solutions. Passer de la méfiance à la co-construction : un choix stratégique, non nostalgique, pour sauvegarder notre modèle unique.

L’article Moncef Achour: « Pour une relance lucide du dialogue social » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les leaders du tourisme s’unissent contre le gaspillage alimentaire

31. März 2026 um 17:39

À l’occasion de la Journée internationale du zéro déchet, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et ONU Tourisme ont lancé «Recipe of Change», une initiative mondiale pour réduire le gaspillage alimentaire dans le secteur du tourisme.

Cette mobilisation regroupe les principales entreprises touristiques, représentant plus de 600 millions de clients et 56,5 milliards de dollars de revenus annuels.

L’objectif est de mesurer le gaspillage, adopter des solutions pratiques et influencer les comportements des consommateurs afin d’atteindre l’objectif 12.3 des Nations unies : réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2030.

Des groupes comme Accor, Hilton, Club Med ou TUI participent déjà, inspirés par des projets pilotes réussis comme « Green Ramadan » qui a permis une baisse de 60 % du gaspillage dans plusieurs hôtels. ONU Tourisme et le PNUE encouragent davantage d’acteurs à rejoindre cette initiative pour un tourisme plus durable et responsable.

L’article Les leaders du tourisme s’unissent contre le gaspillage alimentaire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sleheddine Selmi prend officiellement les rênes de l’UGTT

31. März 2026 um 17:22

Au siège de l’UGTT, Sleheddine Selmi a pris officiellement ses fonctions ce mardi 31 mars 2026 de secrétaire général de la centrale syndicale, à la suite de la réunion de répartition des responsabilités tenue par le nouveau bureau exécutif.

L’article Sleheddine Selmi prend officiellement les rênes de l’UGTT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Huang Yiping met en garde contre une « inflation importée » en Chine

31. März 2026 um 15:42

Huang Yiping, conseiller de la Banque populaire de Chine, a déclaré que « l’inflation importée » exercerait une pression sur l’économie de son pays. Mais que Pékin dispose de la flexibilité politique nécessaire pour absorber le choc de la hausse des prix du pétrole si le conflit au Moyen-Orient prend fin prochainement.

Lors d’une réunion à Pékin, M. Huang – membre du Comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine – a fait part de son inquiétude aux médias. Et ce, concernant le choc subi par la rentabilité des entreprises en raison de la hausse des prix du pétrole. Tout en affirmant que cette pression serait extrêmement dommageable pour l’économie réelle.

Certaines des plus grandes banques américaines ont revu à la hausse leurs prévisions d’inflation pour la Chine cette année. De même qu’elles ont abaissé leurs attentes concernant une baisse des taux d’intérêt chinois. Car l’escalade du conflit entre les États-Unis et Israël contre l’Iran d’autre a entraîné une hausse des prix du pétrole.

Selon un rapport publié lundi 30 mars, Bank of America s’est jointe à d’autres banques de Wall Street telles que Citigroup et Goldman Sachs pour prévoir une hausse plus rapide des prix à la consommation et de gros en Chine cette année, par rapport aux prévisions précédentes.

La forte hausse des coûts de l’énergie réduit également la probabilité d’un assouplissement monétaire dans les prochains mois. Les économistes de Bank of America renonçant à leurs prévisions de deux baisses de taux d’intérêt totalisant 20 points de base cette année.

L’article Huang Yiping met en garde contre une « inflation importée » en Chine est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Quand la géographie reprend (vraiment) sa revanche sur l’Histoire (suite…)

31. März 2026 um 15:38

Il y a près de deux ans, nous écrivions, dans ces mêmes colonnes, que la géographie finirait par reprendre sa revanche sur une Histoire trop souvent bricolée, instrumentalisée et imposée. Cette lecture semblait peut être excessive, voire pessimiste, mais les événements que nous vivons semblent me donner malheureusement raison : aujourd’hui, de Gaza à la mer Rouge, d’Ormuz à Bab el-Mandeb, les faits parlent d’eux-mêmes. Aurais-je fait une analyse prophétique ? Mais simplement que certaines évidences – comme l’avait déjà pressenti Ibn Khaldoun dans ses Prolégomènes – finissent toujours par s’imposer… souvent dans le fracas.

Les détroits et la géographie : là où se joue vraiment le pouvoir

Pendant que les chancelleries s’échangent des communiqués et que les experts recyclent les mêmes concepts usés, le véritable pouvoir circule ailleurs. Il passe par des lieux que l’on préfère ignorer : ORMUZ ET BAB EL-MANDEB. Deux points minuscules sur la carte… mais qui tiennent la planète par la gorge.

Comme le rappellent régulièrement les analyses stratégiques contemporaines, contrôler les flux vaut désormais plus que contrôler les territoires. Un incident, une milice, un missile mal placé et soudain : les marchés paniquent, les routes commerciales se déroutent, les grandes puissances redécouvrent leur dépendance! Mais rassurons-nous : on continue à parler de “stabilité”.

 

Le Moyen-Orient : illusion de contrôle, réalité du désordre

Le Moyen-Orient de 2026 n’est plus un échiquier – drôle d’allusion à l’invention perse -, c’est devenu un champ de forces.

Qatar, Émirats, Koweït : prospérité brillante, mais dépendance structurelle persistante particulièrement des USA.

Arabie saoudite : transformation ambitieuse, mais équilibre fragile et centre de gravité de l’Islam.

Iran : puissance patiente, enracinée dans une logique de long terme gérée par des « mollahs barbus en sandales », qui forment des centaines de milliers de cadres et ingénieurs même si elles sont « enfoulardées ».

Irak, Yémen : États brisés devenus pivots géopolitiques.

Israël : supériorité militaire, mais enfermement stratégique subissant un rejet qui se développe dans le monde.

Rien de tout cela n’est nouveau surtout que les USA étaient considérés comme chef d’orchestre surtout depuis le développement d’Internet, de l’intelligence artificielle et tutti quanti. Ce qui est nouveau, c’est que plus personne ne parvient à stabiliser l’ensemble. Comme le souligne Gilles Kepel, nous ne sommes plus dans des conflits locaux, mais dans une dynamique globale de confrontation diffuse.

 

Les États-Unis : puissance dominante… mais dépassée par la complexité

Les États-Unis restent une puissance majeure. Mais ils ne sont plus le chef d’orchestre. Ils sont devenus un acteur parmi d’autres. D’où cette cacophonie dominée par les décibels de Trump qui hurle à tout va et change d‘avis comme il change de cravate. Avec sa brutalité devenue coutumière, il réduit les Européens à leur impuissance stratégique en les traitant de lâches, rappelle aux monarchies du Golfe la nature réelle de leur dépendance lécheuse, sans parler de son mépris souverain pour les dirigeants africains. Bien que son comportement scandalise – et il s’en moque- il met surtout en lumière ce que tout le monde sait déjà : la puissance des USA n’a pas encore disparu mais elle a perdu de sa cohérence, comme l’écrit Emmanuel Todd dans La Défaite de l’Occident.

 

Israël : peut-il encore gagner des guerres, et après ?

Grâce à l’appui inconditionnel des USA, Israël continue-t-il de dominer militairement ? Par ailleurs, bien que cette domination semble subir maintenant des dégâts, et si par un miracle divin les USA et l’Iran perdent des hommes, chaque Israélien semble être protégé contre toute sorte d’agression ! Mais la question n’est plus, si aucune supériorité technologique ne règle une impasse politique.

Derrière l’action, une interrogation persiste : que veut Netanyahu ? Sécuriser, durer, imposer un fait accompli définitif ? Peut-être tout à la fois. Mais aucune stratégie ne répond à la question fondamentale : que fait-on d’un territoire, d’une population, d’un conflit… après leur destruction ? L’Histoire est pourtant claire et répète à qui veut l’entendre : on ne stabilise pas un vide.

 

Le pétrole : mythe de la fin, réalité de la dépendance ?

On annonce la fin du pétrole comme on annonçait jadis la fin de l’histoire avec la même assurance et probablement la même erreur. Oui, la transition énergétique existe. Mais non, elle ne supprime pas la dépendance, elle la transforme. Mais tant que les détroits resteront stratégiques, les flux resteront vulnérables et les économies resteront énergivores. De ce fait, le Moyen-Orient restera central.

La faute originelle : avoir ignoré la géographie. Le problème n’est ni religieux ni civilisationnel; il est structurel. On a voulu imposer une Histoire sans respecter la géographie. Et ce, en traçant des frontières artificielles, créant des États bricolés et surtout en déplaçant les peuples. Et comme toujours, la réalité finit par revenir… Avec intérêts.

 

In fine

Soyons lucides. L’Occident a cru organiser le monde : il en révèle aujourd’hui les limites. Les puissances régionales jouent aux équilibristes… sans filet :

  • Israël impose la force faute d’autre action sans horizon politique. Surtout que l’argument de la SHOAH a beaucoup perdu de sa valeur. Il est devant un dilemme qui rappelle de sombres jours « la valise ou le cercueil »…
  • Les monarchies du Golfe achètent du temps sans garantie d’éternité.
  • L’Iran avance méthodiquement mais jusqu’où ? L’empire perse n’est-il pas éternel ?
  • Les États-Unis arbitrent encore, mais leur rôle s’étiole de plus. Et l’American dream devient un drame même pour beaucoup de ses concitoyens.
  • L’Europe a quitté le terrain de l’histoire et de la géographie comme un joueur qui a subi un carton rouge à force d’erreurs impardonnables particulièrement en Afrique, son ancien terrain de jeu favori.

 

Et pendant que chacun prétend maîtriser la situation, une seule chose est certaine : plus personne ne contrôle réellement la trajectoire en cours et on ne sait pas où on va. La vérité est plus dure encore. Ce n’est pas seulement un désordre. C’est un système qui se délite sous les yeux de ceux qui l’ont construit; sans que personne n’ait de solution crédible pour le remplacer. D’autant plus que, à cause d’une géographie capricieuse qui a imposé deux détroits, le pétrole risque d’atteindre les 200 $ le baril avec tous les effets dominos qui en découleraient.

Faut-il rappeler ce qu’avait écrit Ibn Khaldoun : « Lorsque les structures se corrompent, la chute n’est plus une possibilité, elle devient un processus. »

Et dans ce processus : les discours continueront; les alliances changeront; les puissants s’adapteront. Mais les peuples, eux, continueront de payer… toujours. Car on peut se poser la question : quelle erreur a fait un Palestinien de naître Palestinien et un Juif de naître en Israël ?

Pendant ce temps, la Chine attend patiemment son heure … et commence sa domination lentement et sûrement et en silence sans tirer une seule cartouche, si ce n’est une cartouche d’encre pour une imprimante Made in China…

À bon entendeur.

IBTISSEM

L’article Quand la géographie reprend (vraiment) sa revanche sur l’Histoire (suite…) est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Un mois de conflit, 6 % du PIB régional effacé : le Moyen-Orient face à une facture de 186 milliards

31. März 2026 um 15:11

Quatre millions de personnes supplémentaires basculant sous le seuil de pauvreté. 3,7 millions d’emplois anéantis et une facture globale frôlant les 190 milliards de dollars. Tels sont les premiers indicateurs économiques et sociaux du conflit qui oppose depuis un mois les États-Unis et Israël à l’Iran au Moyen-Orient. Ces projections ont été rendues publiques, mardi 31 mars 2026, à Amman. Et ce, lors d’une conférence internationale consacrée aux retombées de l’escalade militaire sur le monde arabe.

C’est Abdallah Dardari, sous-secrétaire général des Nations unies et directeur du Bureau régional pour les États arabes au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui a présenté ces estimations devant la presse. Il précise que les pertes enregistrées sur le seul mois écoulé représentent déjà 6 % du produit intérieur brut de la région du Moyen-Orient. Soit 186 milliards de dollars. Ce chiffre devrait encore progresser pour atteindre au minimum 190 milliards avant la fin de la période considérée.

La répartition géographique des pertes révèle des disparités marquées entre sous-régions. Le Levant absorbe l’essentiel du choc, avec un manque à gagner estimé à environ 30 milliards de dollars. Tandis que les économies du Golfe enregistrent un impact d’un milliard de dollars. M. Dardari avertit encore que les conséquences à venir seraient « plus profondes, plus durables et plus difficiles », au-delà du seul bilan immédiat.

Prenant la parole devant les participants à cette conférence, le responsable onusien a plaidé pour une cessation immédiate des combats : « Nous espérons que les combats cesseront demain, car chaque jour de retard a des effets négatifs sur l’économie mondiale. » Il a également pointé les fragilités structurelles qui amplifient l’impact du conflit sur les économies arabes, notamment leur dépendance au pétrole, y compris dans les pays non exportateurs dont les ressources reposent sur les envois de fonds des travailleurs expatriés et les transferts financiers en provenance des États du Golfe. Face à ce constat, il a appelé la région à engager une diversification de son modèle économique et de ses axes commerciaux.

L’article Un mois de conflit, 6 % du PIB régional effacé : le Moyen-Orient face à une facture de 186 milliards est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – Côte d’Ivoire : offensive économique de CONECT International à Abidjan

31. März 2026 um 14:53

𝐋𝐚 𝐂𝐎𝐍𝐄𝐂𝐓 𝐈𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐮𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐧𝐠𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐭𝐮𝐧𝐢𝐬𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐀𝐛𝐢𝐝𝐣𝐚𝐧 𝐚𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭 𝐠𝐚𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭-𝐠𝐚𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐭𝐮𝐧𝐢𝐬𝐨-𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐢𝐞𝐧.

 

Une délégation d’opérateurs économiques tunisiens a entamé, lundi 30 mars 2026 à Abidjan, une mission économique multisectorielle, sous la houlette de la CONECT International.

Cette initiative, organisée en partenariat avec l’ambassade de Tunisie en Côte d’Ivoire, l’ambassade de Côte d’Ivoire en Tunisie, la Chambre de commerce et d’industrie Tunisie-Côte d’Ivoire (CCI-TCI), le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), la Fédération ivoirienne des petites et moyennes Entreprises (FIPME), Tunisair, le Centre de promotion des exportations (CEPEX), avec l’appui de Tunisie Transformateurs, Vision Led Industry, GOMYCODE, Groupe Soroubat, NOURMONY Holding, Groupe Al Badr et société ECOTI SA, s’inscrit dans une dynamique stratégique visant à renforcer l’ouverture des entreprises tunisiennes sur les marchés sub-sahariens à fort potentiel, et répond à un intérêt croissant des opérateurs économiques pour l’Afrique de l’Ouest, région caractérisée par une croissance soutenue et un climat d’investissement dynamique.

 

Un positionnement stratégique sur un marché en pleine expansion

La Côte d’Ivoire, locomotive économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), affiche un PIB dépassant les 100 milliards de dollars et un taux de croissance parmi les plus élevés du continent, oscillant entre 6 % et 7 % ces dernières années, soutenu par des investissements massifs dans les infrastructures, l’énergie et les services.

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Côte d’Ivoire connaissent une progression continue, avec un potentiel encore largement sous-exploité. La Côte d’Ivoire est le premier client de la Tunisie en Afrique subsaharienne et le quatrième sur tout le continent.

Les exportations tunisiennes vers ce marché se concentrent sur les intrants agricoles, les engrais, le phosphate, les médicaments, les matériaux de construction (ciment blanc), l’agroalimentaire et les services (TIC, éducation, santé), offrant des perspectives importantes de diversification et de montée en gamme.

 

Une délégation multisectorielle à forte valeur ajoutée

Composée principalement de PME et d’acteurs économiques à fort potentiel d’internationalisation, la délégation couvre un large spectre de secteurs stratégiques :

* Industrie chimique et emballage plastique;

* Industrie pharmaceutique et cosmétique;

* Industrie agroalimentaire;

* Industrie d’éclairage LED;

* Industrie de transformateurs électriques;

* BTP et construction métallique;

* Énergies renouvelables;

* Éducation et formation professionnelle;

* Technologies et services numériques;

* Bureaux de conseil et d’étude.

Cette diversité traduit une volonté affirmée de développer des partenariats intégrés, allant de l’export à l’investissement, en passant par la co-construction de projets à forte valeur ajoutée.

 

Audiences ministérielles, rencontres B2B, institutions et immersion terrain

Le programme de la mission prévoit une série d’audiences ministérielles, de rencontres B2B ciblées, ainsi que des échanges avec des structures d’appui et des institutions ivoiriennes de premier plan, notamment les structures en charge de l’investissement, du commerce et de l’appui aux entreprises.

Récapitulatif de la première journée 

Tarak Cherif, président de CONECT International, et les deux ambassadeurs de Tunisie à Abidjan et de la Côte d’Ivoire à Tunis ont été reçus par Patrick Achi, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, au siège de l’Assemblée.

La journée a ensuite débuté par une session d’intégration et une présentation du climat des affaires en Côte d’Ivoire.

Puis, un déjeuner d’échange offert par ECOTI SA a permis de renforcer les liens entre opérateurs économiques.

De plus, une rencontre avec le District du Denguélé a ouvert des perspectives de coopération territoriale.

La délégation a aussi été reçue en audience par M. Assoua Raymon Laurent, Directeur de cabinet du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.

Enfin, la journée s’est clôturée par un cocktail de bienvenue offert par l’Ambassade de Tunisie à Abidjan, à l’hôtel TIAMA.

Au-delà des rencontres institutionnelles, cette mission se distingue par une approche concrète, axée sur le terrain, avec des visites d’entreprises et des partages de success stories illustrant le savoir-faire tunisien à l’international, à l’instar de : Groupe Soroubat & Nourmony Holding; Groupe Al Badr & ECOTI SA; STUDI International et GOMYCODE.

 

Vers une nouvelle dynamique de coopération Sud–Sud

Cette mission économique constitue une étape importante dans la consolidation de la présence tunisienne en Afrique subsaharienne. Elle s’inscrit dans une vision stratégique visant à :

  • Renforcer les exportations tunisiennes;
  • Encourager l’investissement à l’international;
  • Favoriser l’intégration dans les chaînes de valeur régionales.

Au-delà des rencontres, l’enjeu principal réside dans la capacité des opérateurs économiques à transformer les opportunités identifiées en projets concrets. Contribuant ainsi à développer une coopération économique durable entre la Tunisie et la Côte d’Ivoire.

L’article Tunisie – Côte d’Ivoire : offensive économique de CONECT International à Abidjan est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Guerre au Moyen-Orient : l’alerte du FMI sur l’économie mondiale

31. März 2026 um 14:29

Le monde fait face à un nouveau choc majeur. La guerre au Moyen-Orient ne se limite pas à ses conséquences humaines : elle fragilise profondément l’économie mondiale déjà éprouvée par des crises successives, alerte le Fonds monétaire international (FMI), lundi 30 mars 2026. Dans une analyse récente, l’institution insistait sur le caractère « mondial mais asymétrique » de ce choc, qui frappe plus durement les pays importateurs d’énergie, les économies pauvres et celles disposant de faibles réserves.

Dans les pays directement touchés, les destructions d’infrastructures et les perturbations industrielles pèsent lourdement sur les perspectives de croissance à court terme. Mais l’impact dépasse largement la région. Les grandes économies importatrices d’énergie en Asie et en Europe subissent de plein fouet la flambée des coûts, dans un contexte où une part cruciale du pétrole et du gaz transite par le détroit d’Ormuz, décrit le FMI.

Cette dépendance expose particulièrement les économies d’Afrique et d’Asie, déjà fragiles, à des difficultés d’approvisionnement croissantes. Parallèlement, la hausse des prix des denrées alimentaires et des engrais accentue les risques d’insécurité alimentaire, notamment dans les pays à faible revenu, où les marges budgétaires sont limitées.

Quel que soit le scénario – conflit bref, prolongé ou tensions persistantes – les effets convergent : hausse des prix de l’énergie, inflation accrue et ralentissement de la croissance mondiale. La durée et l’intensité du conflit seront déterminantes pour l’ampleur du choc.

L’énergie constitue le principal canal de transmission de la crise. La perturbation du trafic dans le Golfe et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz ont provoqué un choc sans précédent sur le marché pétrolier, selon l’Agence internationale de l’énergie. Pour les pays importateurs, cela se traduit par une explosion des factures énergétiques, pesant sur les finances publiques, les entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.

Les répercussions sont multiples. En Asie, la hausse des coûts de production affaiblit l’activité industrielle. En Europe, elle ravive les craintes d’une nouvelle crise énergétique. Dans les économies émergentes, elle accentue les déséquilibres extérieurs et la pression sur les monnaies. À l’inverse, certains pays exportateurs de pétrole tirent profit de la hausse des prix, renforçant leurs recettes budgétaires; à condition de pouvoir maintenir leurs exportations.

La guerre perturbe également les chaînes d’approvisionnement mondiales. Le détournement des flux maritimes allonge les délais de livraison et renchérit les coûts logistiques. Les perturbations touchent aussi des produits essentiels comme les engrais, dont une part importante transite par le Golfe. Faisant craindre une hausse durable des prix alimentaires et des tensions sur les récoltes.

Dans ce contexte, les populations les plus vulnérables sont les premières touchées. Dans les pays à faible revenu, où l’alimentation représente une part importante des dépenses, toute hausse des prix se traduit par des conséquences sociales immédiates, susceptibles de provoquer des tensions politiques.

L’inflation constitue un autre risque majeur. La persistance de prix élevés de l’énergie et de l’alimentation pourrait ancrer des anticipations inflationnistes durables, compliquant la tâche des banques centrales et augmentant le risque d’un ralentissement économique plus marqué.

Les marchés financiers ne sont pas épargnés : baisse des actions, hausse des rendements obligataires et volatilité accrue témoignent d’un resserrement des conditions financières mondiales. Les pays les plus endettés ou disposant de faibles réserves sont particulièrement exposés, notamment en Afrique subsaharienne et dans certaines régions d’Asie et du Moyen-Orient.

Face à ce choc global et inégal, le Fonds monétaire international appelle à des réponses adaptées à chaque pays. De même qu’il renforce son soutien aux économies les plus vulnérables, via des conseils, une assistance technique et des financements. Comme l’a souligné sa directrice générale Kristalina Georgieva, dans un contexte d’incertitude croissante, un nombre grandissant de pays aura besoin d’un appui international renforcé.

L’article Guerre au Moyen-Orient : l’alerte du FMI sur l’économie mondiale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Dangote prête à approvisionner l’Europe en carburant

31. März 2026 um 14:21

La raffinerie nigériane Dangote est prête à accroître ses exportations de carburant vers l’Europe, notamment les Pays-Bas, en raison des perturbations sur les marchés pétroliers mondiaux liées au conflit israélo-américain avec l’Iran. C’est ce que rapporte le quotidien néerlandais De Telegraaf.

L’article cite Anthony Chiejina, porte-parole du groupe Dangote, qui affirme que la raffinerie est en mesure d’approvisionner des pays situés au-delà de l’Afrique après avoir déjà exporté 450 000 tonnes de carburant vers 12 États africains confrontés à des pénuries. « Nous sommes prêts à faire face à une demande accrue en provenance d’Europe », a expliqué M. Chiejina, qui ajoute que la raffinerie produit et fournit à la fois de l’essence et du diesel en quantités égales.

A noter que les pays de l’Union européenne (UE) recherchent activement des sources d’approvisionnement en carburant moins exposées aux perturbations du détroit d’Ormuz, dont la demande dépasse les 10 millions de barils par jour, relève encore De Telegraaf.

Le trafic routier représente plus de cinq millions de barils par jour, précise le journal. Tandis que l’aviation et le transport maritime en consomment près de deux millions à eux deux; alors que l’industrie et la pétrochimie consomment 3,5 millions supplémentaires.

La raffinerie Dangote, située à Lagos, a une capacité de 650 000 barils par jour. Ce qui en fait la plus grande raffinerie d’Afrique. En 2024, elle aurait expédié du kérosène à Rotterdam, aux Pays-Bas. Les acheteurs de l’UE recherchant des alternatives aux approvisionnements russes en carburants raffinés.

Sjaak Poppe, porte-parole de l’Autorité portuaire de Rotterdam, a qualifié la taille de l’usine d’« impressionnante », mais a souligné qu’elle ne suffirait pas à satisfaire la demande européenne globale.

« Elle est une fois et demie plus grande que Shell Pernis. Leur contribution apporte un soulagement, mais elle est malheureusement faible par rapport à la demande totale des Pays-Bas et de l’Europe. Tout le monde est à la recherche de carburants », a déclaré Poppe au De Telegraaf.

L’article Dangote prête à approvisionner l’Europe en carburant est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Finance mondiale : Tunis ne remplit pas les critères du GFCI 2026

31. März 2026 um 12:32

Le dernier Global Financial Centres Index (GFCI), publié en mars 2026, confirme une réalité persistante : l’Afrique reste encore en marge de la hiérarchie mondiale des grandes places financières. Si plusieurs villes du continent apparaissent dans le classement international, leur poids demeure limité face aux hubs dominants de la finance mondiale globale. En tant que place financière, Tunis ne figure pas parmi les 120 recensées et donc parmi les sept africaines classées

Quelques signaux d’émergence se dessinent toutefois, portés par des centres qui gagnent progressivement en visibilité auprès des investisseurs et des acteurs financiers. C’est ce que révèlent plusieurs médias spécialisés du contient en finance mondiale.

Casablanca et Maurice top 50

Le rapport recense 120 centres financiers dans le monde. Parmi eux, seules sept villes africaines figurent dans le classement principal, illustrant l’ampleur du chemin à parcourir pour le continent. En tête du classement africain, Casablanca se positionne au 49ᵉ rang mondial, suivie de près par Maurice, classée 50ᵉ. Ces deux places constituent aujourd’hui les principaux points d’ancrage financiers du continent. C’est ce que rapporte afrique.le360.ma.

Plus loin dans le classement apparaît Kigali, qui occupe la 72ᵉ place mondiale. La capitale rwandaise s’est progressivement imposée ces dernières années comme un hub financier émergent en Afrique de l’Est, bénéficiant d’un environnement réglementaire jugé favorable et d’une stratégie assumée de développement du secteur financier.

Ces positions restent toutefois modestes au regard de la domination exercée par les grands centres internationaux. Mais les centres africains évoluent ainsi dans un second cercle régional; malgré certains progrès enregistrés ces dernières années. L’évolution du classement révèle néanmoins des trajectoires contrastées entre les différentes places africaines. Certaines villes progressent, portées par des réformes réglementaires, le développement des infrastructures financières ou l’essor des services numériques. D’autres enregistrent au contraire des reculs, illustrant la sensibilité de ces centres aux perceptions internationales et aux conditions économiques locales.

Domination occidentale

Quant aux premières places du classement mondial, elles demeurent occupées par des métropoles comme New York, Londres ou Singapour. Lesquelles concentrent une part considérable des flux financiers internationaux. Aucun centre africain n’intègre aujourd’hui les premiers rangs du classement global. Ce qui souligne une insertion encore partielle du continent dans les circuits financiers mondiaux.

Dans la région Moyen-Orient et Afrique, la hiérarchie est par ailleurs largement dominée par les hubs du Golfe, notamment Dubaï, Abu Dhabi et Doha. Ils disposent d’infrastructures financières plus matures et d’une forte connectivité internationale.

Concernant la méthodologie du GFCI, elle combine données économiques objectives et évaluations réalisées par des professionnels de la finance. Cette approche met particulièrement en avant plusieurs facteurs déterminants pour l’attractivité d’une place financière : la stabilité réglementaire; la qualité des infrastructures; la profondeur des marchés; et la capacité à attirer des talents internationaux.

Tiens, stabilité réglementaire et qualité des infrastructures, dites-vous ! Dommage, Tunis n’apparaît nulle part dans les perspectives.

Les centres africains susceptibles de progresser

Au-delà du classement actuel, le rapport identifie également plusieurs centres africains susceptibles de renforcer leur influence dans les prochaines années. Dans les perspectives établies par les professionnels interrogés, Maurice arrive en tête des villes africaines les plus citées, avec 33 mentions. Elle est suivie par Kigali, citée 27 fois; tandis que Casablanca recueille 23 citations.

Ces perspectives témoignent d’un intérêt croissant pour certaines places financières africaines. Et ce, dans un contexte marqué par la transformation progressive des économies du continent. L’urbanisation rapide, la digitalisation des services financiers et l’émergence de nouveaux marchés de capitaux contribuent à renforcer le potentiel de ces hubs.

Classement des centres financiers africains (GFCI 39, 2026)

Pour autant, le paysage financier africain demeure fragmenté. Les centres du continent fonctionnent encore largement comme des pôles régionaux relativement isolés, avec peu d’interconnexions entre eux. À l’échelle mondiale, les places les plus performantes se distinguent justement par leur forte intégration dans des réseaux financiers internationaux, facilitant la circulation des capitaux et des compétences.

Le défi pour l’Afrique consiste donc à consolider ses hubs existants tout en renforçant leur connectivité régionale et internationale. Le développement d’infrastructures modernes, l’amélioration des cadres réglementaires et l’essor des technologies financières pourraient constituer des leviers déterminants pour renforcer la compétitivité du continent dans la finance mondiale.

L’article Finance mondiale : Tunis ne remplit pas les critères du GFCI 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

33 ans au service du monde : LIFE, 3ème meilleure ONG humanitaire

31. März 2026 um 11:27

Selon les rapports publiés pour l’année 2026, Life For Relief and Development (LIFE) obtient la troisième place parmi les meilleures organisations humanitaires mondiales. Et ce, pour sa rapidité d’intervention en cas d’urgence. Elle est aussi la cinquième des meilleures organisations luttant contre la pauvreté dans le monde. De même qu’elle se classe à la cinquième place des meilleures organisations opérant en Palestine.

Fondée il y a plus de 33 ans aux États-Unis, LIFE bénéficie d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies. Ces classements reflètent sa préparation constante face aux catastrophes et urgences mondiales, ainsi que son expansion et sa présence dans plus de 60 pays à travers des projets exécutifs complets menés par ses 14 bureaux dans le monde.

Au cours de ces années, LIFE a distribué plus de 624 millions de dollars d’aide humanitaire. Ce qui lui a également valu une note de 96 % par le jury de Charity Navigator. Elle est recommandée par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et a reçu le Prix humanitaire de Dubaï en avril 2025 pour le partenariat humanitaire le plus impactant. Il concernait son projet de camps d’hébergement des déplacés dans la bande de Gaza. Ces camps protégeaient les habitants du froid et de la pluie en hiver, de la chaleur, de l’humidité et des insectes en été; ainsi que des incendies pendant leur sommeil dus aux bombardements continus.

Secours d’urgence pour les catastrophes sismiques en Tunisie, en Algérie et en Afrique du Nord

L’Afrique et le Moyen-Orient comptent parmi les régions les plus touchées par les guerres et les catastrophes environnementales continues. LIFE a veillé à ce que ses équipes soient préparées et prêtes à intervenir en cas d’urgence. Cela a été particulièrement visible en Afrique du Nord en 1994, lorsque LIFE a commence ses opérations en Tunisie après un séisme, dont les répliques ont duré plus de cinq ans. Pendant cette période, les équipes ont soutenu les familles déplacées dont les maisons avaient été endommagées par des constructions fragile en Tunisie et en Algérie.

LIFE a également répondu à l’appel de secours après le séisme majeur de 2003 en Algérie, dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, non seulement dans la mémoire des victimes, mais aussi dans la nécessité d’aider 95 000 personnes ayant perdu leur logement et nécessitant un hébergement d’urgence, puis une relocalisation. Les équipes de LIFE ont fourni une aide comprenant nourriture, eau, abris temporaires, soins de santé et médicaments, tout en suivant les déplacés des zones sinistrées vers les États voisins pour leur permettre de reconstruire une vie stable.

Le soutien a continué pendant la pandémie de COVID-19 (2020–2022), puis lors des inondations touchant plusieurs pays africains en 2022. LIFE a été en état d’alerte, avec des équipes sur le terrain immédiatement pour fournir une aide d’urgence et des fournitures médicales en Gambie, Mali, Sénégal, Nigeria, Ouganda, Côte d’Ivoire et Sri Lanka. Ensuite, lors des vagues de sécheresse et de famine touchant la région, LIFE a fourni une assistance urgente en Éthiopie, Kenya, Somalie, Somaliland et Soudan.

Projets saisonniers et parrainage des orphelins

LIFE a mené des projets saisonniers fournissant des paniers alimentaires pour le Ramadan, de la viande sacrificielle et des fournitures hivernales telles que couvertures et moyens de chauffage pour les déplacés et les familles nécessiteuses en Algérie et dans 22 autres pays africains. LIFE a aussi développé des projets d’eau potable en Afrique et dans d’autres pays, avec un total de 1 473 puits au cours de ces années, dont 267 en 2025.

L’organisation soutient 13 100 orphelins en Afrique et dans 22 pays à travers le monde. En 2025, LIFE a aidé près de 29 000 élèves orphelins en finançant leurs frais scolaires et fournitures dans 28 pays. Elle offre également des bourses universitaires et, pour lutter contre la malnutrition, a fourni des aliments enrichis en vitamines à 19 000 familles en Afrique, au Moyen-Orient et à Gaza.

Faire face à la plus grande vague de déplacement d’enfants en Afrique

LIFE est intervenue lors de la plus grande vague de déplacement d’enfants au Soudan après les conflits, opérant au cœur de la crise, malgré les risqué sécuritaires, pour fournir un hébergement d’urgence, un soutien médical et humanitaire aux populations touchées par la guerre. LIFE a également soutenu les réfugiés soudanais en Égypte et dans les pays africains voisins avec une aide d’urgence essentielle, en se concentrant sur les groupes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants, victimes d’intimidation et de perte de biens et de familles. L’organisation a fourni des soins médicaux, des médicaments, des produits d’hygiène et de désinfection, de soins personnels, ainsi que des services de santé pour les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants.

Solidarité et secours humanitaire

Malgré les défis des années précédentes, LIFE a poursuivi ses projets parallèlement à son aide à Gaza. L’organisation a fourni de la nourriture et une assistance humanitaire à 1,2 million de réfugiés dans le monde et des soins de santé à 30 000 d’entre eux. Environ 27 millions de dollars ont été dépensés pour des programmes de santé et des fournitures médicales à travers le monde.

Les projets saisonniers ont inclus la distribution de 11 millions de repas pendant le Ramadan dans 36 pays et la distribution de viande sacrificielle à 450 000 personnes dans 38 pays, dont 50 000 à Gaza. LIFE a fourni des vêtements d’hiver, des appareils de chauffage et du bois de chauffage à 9 000 familles et a creusé 267 puits l’année dernière dans 18 pays, portant le total à 1 476 puits.

Tasneem Elridi,

Journaliste indépendante

L’article 33 ans au service du monde : LIFE, 3ème meilleure ONG humanitaire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

BCT : interdiction du crédit-import, leçon de 2017 ou boomerang économique ?

31. März 2026 um 11:16

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a interdit aux banques de financer le fonds de roulement des entreprises pour l’importation de produits non prioritaires. Cette mesure s’inscrit dans un train de régulations renforcées, après la loi sur les chèques et l’interdiction des contrats à durée déterminée (CDD). Elle remet en cause une fonction traditionnelle des banques : le crédit au commerce. Désormais, les importateurs doivent bloquer, sur leurs fonds propres, des dépôts couvrant 100 % de la valeur des biens importés. Que pense l’expert économique-développement du secteur privé et des PME, Mounir Ben Guirat de cette circulaire ?

Joint par téléphone, l’expert économique  Mounir Ben Guirat y voit un retour d’expérience : « Cette mesure fait écho à une décision identique de 2017, visant à soulager les pressions sur la balance des paiements en limitant volume et valeur des importations, dans un contexte économique tendu où la rationalisation des devises est impérative. »

Théoriquement efficace, pratiquement limitée

Théoriquement, elle porte ses fruits, selon lui : « Une bonne partie des importateurs, sans fonds propres suffisants, cesseront ces activités. » Mais practiquement, le risque d’échec plane : « Elle reproduira l’échec de 2017 sans mesures complémentaires. A savoir, un contrôle rigoureux des importations, des sanctions strictes et la maîtrise du marché parallèle. Des produits comme les fruits secs, chocolats ou parfums y affluent illégalement. »

Conséquences et risques internationaux

Alors quelles seront les retombées ? Mounir Ben Guirat alerte : « Les grands importateurs, bien capitalisés, accapareront le marché et doperont le circuit noir. Pire, cette barrière non tarifaire exposera la Tunisie à des litiges avec les instances internationales; malgré sa solidité juridique. »

Pour un impact positif : une stratégie holistique

Il plaide pour une vision globale : « La circulaire doit s’appuyer sur un contrôle renforcé des importateurs et une lutte accrue contre le marché noir, via une rationalisation des devises, une supervision accrue et des incitations aux secteurs prioritaires. Ainsi, on évite les effets boomerang sur l’économie réelle. »

L’article BCT : interdiction du crédit-import, leçon de 2017 ou boomerang économique ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Après Ormuz, l’accès à la mer Rouge bientôt bloqué par les Houthis ?

31. März 2026 um 10:49

L’enjeu est de taille. Les Houthis, alliés de l’Iran, menacent désormais de fermer le détroit de Bab el-Mandeb, au sud de la mer Rouge. Donnant ainsi un nouveau coup dur au trafic commercial maritime. Eclairage.

Au poker menteur joué par Donald Trump, Téhéran avance ses pions comme dans une partie d’échecs. Ainsi, dans un énième volte-face, le président américain, qui avait pourtant promis le 20 mars de n’envoyer des troupes américaines « nulle part », a décidé dix jours plus tard de mobiliser deux groupes de Marines ainsi que 2 000 parachutistes de la 82ème division aéroportée, avec possibilité de déployer 10 000 soldats supplémentaires au Moyen-Orient en cas de besoin. Objectif revendiqué ? Briser les reins militairement du régime iranien, lui porter le coup de grâce en le frappant au portefeuille. Et ce, par le biais d’une invasion terrestre à haut risque de l’île iranienne stratégique de Kharg, d’où partent environ 90 % des exportations de brut de l’Iran. Mais c’était sans compter avec les Houthis.

Un détroit stratégique

Réaction froide et non moins terrifiante de l’Iran : en cas d’invasion terrestre américaine de l’Ile de Kharj ou des trois îlots stratégiques d’Abou Moussa, la Grande Tunb et la Petite Tunb occupés par l’Iran depuis 1971 et revendiqués par les Émirats arabes unis, les Gardiens de la révolution ouvriront un « nouveau front » dans un détroit clé pour le trafic maritime mondial, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden. Et ce, par le biais des Houthis, le groupe armé pro-iranien qui a déjà revendiqué samedi dernier sa première attaque contre Israël depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Faut-il rappeler que le détroit de Bab el-Mandeb, 27 kilomètres de large et plus de 70 km de long, est l’un des couloirs de navigation les plus fréquentés au monde entre le Yémen et Djibouti où on recense des installations militaires françaises, mais aussi américaines et chinoises.

En temps normal, ce canal par où passe environ 15 % du trafic commercial maritime, joue un rôle central pour l’acheminement du pétrole et du gaz des pays du Golfe vers l’Europe. Les pétroliers partent des ports du golfe Persique, passent par le détroit d’Ormuz, traversent celui de Bab el-Mandeb puis remontent la mer Rouge pour atteindre l’Europe via le canal de Suez.

De plus, ce passage au sud de la mer Rouge est aussi très utilisé par les containers remplis de produits asiatiques destinés au marché européen. Autrement dit, si perturber le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz était en mesure d’impacter principalement l’Asie; bloquer le trafic au niveau du golfe d’Aden devrait également pénaliser durement le Vieux continent.

Mais ce sera surtout l’Arabie saoudite qui en payera les frais. Grâce à l’oléoduc Est-Ouest, Riyad tente de livrer l’Asie depuis son port de Yanbu sur la mer Rouge en passant par le détroit de Bab el-Mandeb. Or, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, c’est devenu un point de passage essentiel pour relier le port de Yanbu, en Arabie saoudite, seul hub qui permet au royaume de dérouter une partie des volumes qui sont bloqués à cause de la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz orchestrée par l’Iran.

« Si l’ennemi tente une action terrestre sur les îles iraniennes ou n’importe où ailleurs sur notre territoire, ou s’il cherche à porter atteinte à l’Iran par des manœuvres navales dans le golfe Persique et la mer d’Oman, nous ouvrirons d’autres fronts en guise de surprise ». Ainsi a prévenu un responsable militaire iranien.

Une guerre par procuration ?

Bluff ou menace réelle ?  Téhéran pourrait actionner son levier le plus redouté dans la zone : les rebelles houthis du Yémen. Sachant que depuis 2014, l’Iran les soutient, notamment par la fourniture d’armes, de technologies et de formations, permettant au groupe d’utiliser des missiles, des drones et des mines marines. Aujourd’hui, ils sont devenus l’un des alliés les plus puissants et les plus fidèles de l’Iran dans la région.

Rappelons d’autre part qu’en 2023, lors de la guerre dans la bande de Gaza déclenchée par l’attaque du Hamas palestinien contre Israël le 7 octobre 2023, les Houthis avaient réussi à ralentir le trafic en mer Rouge et dans le canal de Suez à coups de drones et de missiles. Ce qui avait contraint le trafic maritime à prendre un grand détour en passant par la route du Cap-de-Bonne-Espérance, la pointe sud de l’Afrique.

En 2024, ils avaient notamment conduit des attaques sur des navires marchands, disant agir en solidarité avec les Palestiniens. Et ce, en ciblant des navires accusés de liens avec Israël. Ce qui avait provoqué une réduction durable du transit maritime par la zone.

Dans cette escalade, un cap symbolique est également franchi : les Houthis revendiquent samedi 28 mars des tirs de missiles en direction d’Israël. L’armée israélienne confirme les lancements et active ses systèmes de défense aérienne. Bien qu’il n’y ait pas de rapports précis sur les destructions, le déclenchement de l’alerte aérienne dans plusieurs villes israéliennes témoigne de la gravité de la situation.

Risque d’escalade

Le message politique, lui, est limpide. Les Houthis promettent de poursuivre leurs frappes « jusqu’à la fin de l’agression » et affichent leur disponibilité à combattre aux côtés de l’Iran en cas d’embrasement régional.

Leur entrée dans le conflit « marque une escalade grave » et risque d’avoir « des conséquences majeures », notamment pour la stabilité régionale et le commerce mondial. C’est ce qu’avertit un rapport rédigé par le sérieux institut britannique Chatham House pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Le retour au calme dans cette région, l’une des plus explosives au monde, ne semble, hélas, pas pour demain.

L’article Après Ormuz, l’accès à la mer Rouge bientôt bloqué par les Houthis ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

BNA : bénéfices en hausse de 7,8% à 274,5 MD en 2025

31. März 2026 um 09:24

La Banque Nationale Agricole (BNA Bank) a dégagé un résultat net individuel de 274,5 millions de dinars (MD). Et ce, au titre de l’exercice 2025, en hausse de 7,8 % par rapport aux 254,6 MD enregistrés en 2024. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué publié à l’issue du conseil d’administration réuni le 30 mars 2026.

Le produit net bancaire (PNB) de la BNA a progressé de 11,4 % pour atteindre 1.087,1 MD contre 976,0 MD un an auparavant. Les capitaux propres de l’établissement se sont établis à 2.372,9 MD au 31 décembre 2025; contre 2.161,6 MD à la même date en 2024. Soit une progression de 9,8%. Sur une base consolidée, le résultat net du groupe BNA s’est inscrit à 313,8 MD, en hausse de 14,6 % par rapport aux 273,7 MD réalisés en 2024.

Dans ce contexte, le conseil d’administration a décidé de proposer à l’Assemblée Générale Ordinaire, sous réserve de l’accord de la Banque centrale de Tunisie, la distribution d’un dividende de 1,100 dinar par action. L’Assemblée Générale Ordinaire est convoquée pour le jeudi 30 avril 2026 à 9 heures, à l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises, rue du Lac Turkana, Berge du Lac, 1053 Tunis, en vue notamment de l’approbation des états financiers arrêtés par le conseil.

L’article BNA : bénéfices en hausse de 7,8% à 274,5 MD en 2025 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’or s’apprête à enregistrer sa pire performance mensuelle en 17 ans

31. März 2026 um 09:02

Les cours de l’or ont légèrement progressé ce 31 mars, soutenus par la faiblesse du dollar, mais s’orientent vers leur pire performance mensuelle en plus de 17 ans. La hausse des prix de l’énergie ayant freiné les espoirs d’une baisse des taux d’intérêt américains cette année.

L’or au comptant a progressé de 0,8 % à 4 544,19 dollars l’once ce matin. Tandis que les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont grimpé de 0,3 % à 4 573,20 dollars. Selon Reuters, le dollar s’est affaibli, rendant les matières premières libellées en dollars moins chères pour les détenteurs d’autres devises.

Dans cet ordre d’idées, l’or a perdu environ 14 % de sa valeur depuis le début du mois, s’orientant vers sa plus forte baisse depuis octobre 2008…

Les opérateurs de marché ont quasiment exclu toute possibilité de baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) cette année, car la hausse des prix de l’énergie menace d’alimenter une inflation plus généralisée. Avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, on s’attendait à ce que le taux d’intérêt américain soit abaissé deux fois cette année.

Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a déclaré lundi 30 mars que la banque centrale pourrait attendre de voir comment une guerre avec l’Iran affecterait l’économie et l’inflation. Tout en notant que les décideurs politiques ignorent souvent les chocs tels que ceux provoqués par la hausse des prix du pétrole.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a progressé de 1,2 % pour atteindre 70,81 dollars l’once sur le marché au comptant, le platine a grimpé de 0,1 % à 1 901,95 dollars et le palladium a gagné 1,1 % à 1 421,45 dollars.

L’article L’or s’apprête à enregistrer sa pire performance mensuelle en 17 ans est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌
❌