Le sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, a qualifié de « frustrant » le match nul (1-1) concédé face au Mali, vendredi, lors de la deuxième journée du groupe A de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc-2025. Un résultat qu’il estime toutefois utile pour la suite de la compétition, au vu de l’intensité et des enseignements tirés de cette rencontre.
En conférence de presse d’après-match, Regragui a souligné la solidité de l’adversaire malien et reconnu que son équipe avait manqué d’efficacité dans les moments clés. « Nous avons affronté une solide équipe malienne. Nous pouvions tuer le match, mais ce nul va nous servir pour la suite. C’était une belle opposition », a-t-il déclaré.
Manque d’efficacité et exposition défensive
Le sélectionneur national a admis que ses joueurs avaient créé de nombreuses occasions sans parvenir à faire la différence. « Il faut être plus efficace dans ce genre de match », a-t-il reconnu, ajoutant que cette situation intervenait à un moment opportun de la compétition. « C’est mieux que ça arrive maintenant », a-t-il estimé.
Regragui a également pointé une exposition défensive excessive. « On a créé beaucoup d’occasions, mais ce que je regrette, c’est qu’on s’est trop exposé », a-t-il expliqué, évoquant une opposition qui a poussé les Lions de l’Atlas « jusqu’au bout », une situation peu fréquente ces derniers temps.
Objectif maintien de la première place
Malgré ce coup d’arrêt à la série de victoires, le sélectionneur reste confiant. « Ce match nul a arrêté notre série de victoires. On repart à zéro », a-t-il dit, tout en assurant que l’équipe allait monter en puissance. L’objectif demeure inchangé : terminer en tête du groupe A. « Nous allons continuer notre bonhomme de chemin. Notre objectif est de terminer premiers de notre groupe », a-t-il affirmé, saluant l’engagement et l’intensité de ses joueurs.
Incertitude autour d’Achraf Hakimi
Sur le plan de l’effectif, Regragui a indiqué que le retour d’Achraf Hakimi restait envisageable pour les matchs à élimination directe. Sa participation face à la Zambie, lors de la dernière journée de la phase de groupes, demeure toutefois incertaine. « On verra s’il pourra jouer face à la Zambie lundi », a-t-il précisé.
Déception côté joueurs
Désigné homme du match, le milieu de terrain Neil El Ainaoui a exprimé sa déception après la rencontre. « Ce n’est pas le résultat qu’on espérait. C’est un peu mitigé », a-t-il confié, appelant à corriger les erreurs et à se projeter rapidement vers le prochain rendez-vous.
Le joueur de l’AS Rome a rappelé que ce type d’opposition était attendu dans cette CAN. « Il faut trouver les solutions pour se créer plus d’occasions et marquer des buts », a-t-il insisté.
Situation du groupe A
À l’issue de cette deuxième journée, le Maroc conserve la tête du groupe A avec quatre points. La Zambie et le Mali suivent avec deux points chacun, tandis que les Comores ferment la marche avec une unité. Lors de la troisième et ultime journée, les Lions de l’Atlas affronteront la Zambie, lundi prochain à 20h00, au stade Prince Moulay Abdellah, pour valider leur qualification en huitièmes de finale.
Liverpool accueille Wolverhampton ce samedi 27 décembre 2025 à 16h00, à Anfield, pour le compte de la 18e journée de Premier League. Une rencontre aux enjeux contrastés entre deux équipes aux trajectoires opposées cette saison.
Cinquièmes au classement avec 29 points, les Reds visent une victoire afin de consolider leur place dans la course aux compétitions européennes. L’équipe de Jürgen Klopp aborde ce rendez-vous avec confiance, restant invaincue lors de ses cinq derniers matches (trois victoires et deux nuls), avec un bilan encourageant de neuf buts inscrits contre cinq encaissés.
À l’opposé, Wolverhampton traverse une période très compliquée. Derniers du championnat avec seulement 2 points, les Wolves restent sur cinq défaites consécutives, n’ayant marqué que deux buts pour dix encaissés. Une situation critique qui les place déjà en grand danger dans la lutte pour le maintien.
Les confrontations directes récentes confirment l’avantage de Liverpool, vainqueur des cinq derniers duels face à Wolverhampton. Les Wolves n’ont jamais réussi à s’imposer contre les Reds, ce qui renforce le statut de favori du club de la Mersey, même si la Premier League réserve parfois des surprises.
La rencontre sera diffusée en direct sur Canal+ Sport ce samedi à partir de 16h00.
La plateforme publique d’achats en ligne TUNEPS sera indisponible ce vendredi 26 décembre de 15h00 à 20h00, pour une mise à jour majeure. La nouvelle version du système sera lancée à 20h00, a annoncé la Haute instance de la commande publique (HAICOP).
Cette suspension temporaire nécessite que les fournisseurs et acheteurs publics prennent leurs dispositions. Les acheteurs sont invités à reporter les délais de réception des offres pour les consultations dont l’échéance est fixée à partir du 26 décembre à 15h00 ou pour le 27 décembre.
La mise à jour, détaillée par la HAICOP sur sa page Facebook, a pour objectif d’améliorer les performances de TUNEPS. Elle intègre de nouvelles technologies, dont un système de chiffrement/déchiffrement renouvelé et le remplacement du certificat Token par l’authentification via certificat DIGIGO.
Pour les appels d’offres publiés à partir du 26 décembre, la taille maximale des pièces jointes passe à 300 Mo (30 Mo par fichier). Elle reste à 70 Mo pour les consultations. Les dossiers lancés avant 15h00 le 26 décembre suivent les anciennes limites (30 Mo pour AO, 70 Mo pour consultations).
Avant la mise à jour, il est crucial de vérifier le bon fonctionnement de l’ancien serveur local (chemin C:\Program Files (x86)\TUNEPS Local Server) et du certificat de signature électronique. Le manuel des procédures est disponible sur www.kit.tuneps.tn.
L’unité TUNEPS reste disponible pour toute information complémentaire : les acheteurs publics peuvent contacter tuneps@pm.gov.tn et les fournisseurs fournisser.ur.tuneps@pm.gov.tn.
La ministre de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées, Asma Jebri a annoncé, jeudi, au cours d’une séance de travail avec les représentants des ministères concernés, le lancement d’un plan national de prévention de la drogue chez les enfants et les adolescents, dans le cadre de l’initiative nationale participative pour la prévention des risques liés aux drogues.
Au cours de cette réunion qu’elle a présidée, la ministre a affirmé que ce plan qui sera axé essentiellement sur la prévention, constitue un support supplémentaire à l’effort national de lutte contre la drogue, insistant sur le fait que cette initiative doit avoir un caractère prospectif, préventif et réel.
Elle a souligné l’importance de l’unité du discours et des messages des différents intervenants pour garantir sa mise en œuvre avec l’efficacité requise.
Jebri a mis l’accent sur l’engagement de la Tunisie dans la lutte contre les risques liés aux drogues et le renforcement des programmes et mécanismes nationaux mis en place pour faire face à ce fléau, compte tenu des menaces qu’il représente pour les groupes et les individus, en particulier les enfants, les adolescents et les familles.
À cette occasion, elle a salué les efforts déployés par les divers partenaires ayant contribué à la mise en œuvre de l’initiative nationale participative pour la prévention des risques liés aux drogues en 2025, relevant la nécessité de poursuivre le travail collectif et en réseau pour lutter contre les phénomènes et les comportements à risque.
Au cours de la séance de travail, une présentation a été faite par les deux experts chargés d’élaborer le plan national de prévention de la drogue chez les enfants et les adolescents, à savoir la spécialiste en toxicomanie et communication Faten Idriss, et le sociologue et expert en toxicomanie, Hedi Dahman.
Des propositions et recommandations ont été émises par les représentants des ministères participants, qui ont signalé que la famille est la première ligne de défense pour protéger les enfants, les jeunes et tous les membres de la société contre les dangers liés aux drogues, soulignant l’importance de mobiliser toutes les parties intervenantes, de renforcer la vigilance, de réaliser des recherches et des études spécialisées, de diversifier les moyens de sensibilisation, d’établir des partenariats efficaces, et de renforcer la contribution des médias, des organisations et des associations, et la formation dans ce domaine.
C’est officiel, depuis hier, le prix de référence de l’huile d’olive est administré de nouveau, fixé à 10 dinars le litre cette saison. Moins que 3 euros le litre, un prix en deçà des coûts de production moyens. Un prix cassé favorisant l’exportation en vrac et en masse. Un cadeau pour les exportateurs, un drame pour les agriculteurs et les investisseurs dans le secteur. La colère sociale monte et pas pour rien. La Tunisie ne dispose pas de tribunal de Commerce, pour éventuellement recevoir les plaintes légitimes des producteurs. Un procès, pour spoliation des ruraux par les urbains…
L’Etat contre ses paysans ?
Chaque saison oléicole en Tunisie commence par le même rituel. Le ministère du Commerce, le ministère de l’Agriculture, l’ONH (Office National de l’Huile) et le CEPEX montent sur scène, chiffres à la main, sourire jaune mais satisfait et enrobé de discours démagogique. Annonçant, d’une seule voix, que « les productions d’huile d’olive sont en hausse », que « la Tunisie confirme son rang mondial », mais que « les prix de cet or vert sont divisés par deux ».
Rideau tombé et applaudissements nourris des intermédiaires, banques et autres intrus dans la filière. Les médias reproduisent les discours, sans comprendre et sans expliquer les vrais enjeux, les perdants et les gagnants.
Sur le terrain, le producteur regarde ses bidons et barils partir à des prix cassés qui insultent son travail et volent son produit, par ce mécanisme d’administration indue des prix. Mais ça, ce n’est pas dans le communiqué des ministères et organes officiels. Ils s’en balancent.
L’État tunisien ne ment probablement pas : c’est les fonctionnaires incompétents qui trichent par omission. Ils parlent toujours de volumes, jamais de valeur. De tonnes, jamais de prix. De classement mondial, jamais de revenus pour ceux qui produisent réellement l’huile.
L’olive et l’huile d’olives deviennent des chiffres abstraits, utiles pour les rapports et les discours, inutiles pour la reproduction des fermes oléicoles et et les oliviers comment tels.
Langue de bois pressée à froid
L’Office National de l’Huile se présente comme régulateur. En réalité, il agit comme un agent d’écoulement rapide. Quand les prix chutent, on n’entend jamais un discours sur la protection du producteur ou la limitation de la vente en vrac. On entend plutôt des formules recyclées :
« Il faut s’adapter aux conditions du marché international »
« La conjoncture mondiale est difficile »
« L’Espagne influence les prix »
Traduction : l’État abdique, mais avec hypocrisie bureautique, élégance technocratique, qui fait au final saigner les producteurs, et ruinent l’espoir des investisseurs.
Le ministère du Commerce parle de compétitivité, comme si vendre moins cher que tout le monde était une stratégie et non un aveu d’échec.
Le ministère de l’Agriculture, lui, invoque la tradition, la qualité, le terroir… tout ce qu’il refuse ensuite de défendre concrètement par une politique de marque, de conditionnement et de prix plancher.
Quant au CEPEX, il exporte. Peu importe quoi. Peu importe comment. Peu importe sous quel nom. L’essentiel, c’est que ça sorte du territoire et que les tableaux Excel soient verts.
L’huile d’olive tunisienne devient un simple flux logistique. Un liquide qui coule, qui fuit et qui tâche, mais dans l’intérêt des intermédiaires, pas des producteurs.
Les élites parlent, les médias radotent et les producteurs encaissent les pertes et les déceptions.
Les économistes universitaires restent à l’écart, ils ne veulent pas toucher à un sujet explosif, qui dévoilera leurs incompréhensions des enjeux. Probablement, leur incapacité des politiques d’administration des prix, et régulations des marchés de la Tunisie profonde de Sidi Bouzid à Zarzis, en passant par Kairoaun ou Akkouda.
Dans les salons climatisés des hôtels étoilés et des conférences des diplomates, on entend toujours les mêmes phrases, le même refrain prononcés par les mêmes profils :
« On ne peut pas aller contre le marché »
« Il faut être réaliste »
« L’État ne peut pas tout faire »
Curieusement, ces élites trouvent toujours le réalisme quand il s’agit de baisser les prix, jamais quand il s’agit de construire une stratégie nationale ambitieuse. Elles savent expliquer pourquoi on ne peut pas protéger le producteur, mais jamais pourquoi l’Italie peut vendre notre huile trois fois plus cher que nous.
Le syndicat des agriculteurs parle des deux coins de la même bouche, chacun dit son discours. Supposément au nom des agriculteurs, mais reste souvent coincé entre communication institutionnelle forcément en langue de bois , double discours et impuissance réelle.
Le producteur, lui, n’a ni micro ni plateau télé. Il a juste ses olives, ses dettes et un État qui lui demande de comprendre et de redoubler d’effort dans l’intérêt des politiciens en place. Les larmes pour pleurer et la prière pour se oublier.
Un État qui vend vite, ses caisses étant vides
La vérité est brutale : l’État tunisien traite l’huile d’olive comme un produit éternellement en crise, pas comme un pilier stratégique. Les envolées lyriques de certains journalistes engraissés par la publicité mensongère ne changent rien à la réalité.
L’huile d’olive tunisienne est simplement bradée, probablement pour combler un trou budgétaire urgent, des revenus en devises, mais pas pour construire une richesse durable. Le court terme l’emporte sur le moyen terme.
On la brade comme quand on liquide tout ce qu’on n’a pas eu le courage de défendre. On la brade, parce que l’Etat n’a pas investi dans les infrastructures de stockage, les technologies de traçabilité, ou l’innovation de produit.
Pas de marque nationale forte. Pas de mesure pour contrôler la qualité et vérifier la traçabilité. Pas de politique sérieuse contre la domination du vrac. Pas de protection réelle des prix à la production.
Mais beaucoup de discours. Beaucoup de conférences. Beaucoup de “succès”. Les médias du sérail applaudissent les gagnants et oublient les producteurs de la Tunisie profonde. Eux, les journalistes préfèrent les réceptions des ambassades aux investigations de terrains et sondages des producteurs et acteurs de la filière oleicole.
Mais, ce faisant l’Etat transfère volontairement les surplus des producteurs, vers celui des intermédiaires et autres rentiers liés aux marchés de l’exportation.
L’incompétence extra vierge
Le bradage de l’huile d’olive tunisienne n’est ni une fatalité ni un accident. C’est le résultat d’un choix institutionnel répété, maquillé par des mots creux et des chiffres flatteurs. L’État tunisien ne manque ni d’experts ni de rapports. Il manque de volonté politique et de respect pour ce qu’il possède.
Un État qui vend son meilleur produit comme un surplus ne mérite pas de parler de souveraineté économique. Un État qui célèbre les volumes mais ignore les prix ne protège rien, il administre le déclin.
Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, jeudi, 25 décembre courant, au palais de Carthage, le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Ibrahim Bouderbala et le président du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Imed Derbali.
Cité dans un communiqué, le chef de l’État a réaffirmé l’attachement de la Tunisie à sa souveraineté et au choix de son peuple, soulignant l’engagement à œuvrer sans relâche, chacun dans le cadre de ses compétences, à relever les défis, notamment, d’ordre social et économique.
Le président Saïed a, en outre, réitéré sa ferme et profonde conviction que la Tunisie est un pays qui regorge d’innombrable potentialités et expertises, ajoutant que sa jeunesse est bien capable de réaliser ses espoirs et attentes non seulement dans les textes mais également dans la pratique.
Ces attentes et aspirations, a-t-il poursuivi, seront concrétisées par des patriotes libres soucieux de faire prévaloir l’intérêt de la patrie et la dignité de son peuple sur toute autre considération et qui sont disposés à faire preuve d’altruisme et d’abnégation pour lutter contre l’injustice, le chômage et l’exclusion.
Le président de la République a, dans ce contexte, appelé à la nécessité de resserrer les rangs et de s’aligner dans un seul front afin d’aller de l’avant sur la voie tracée par le peuple, promettant de relever les défis qui se posent et de barrer la route aux forces rétrogrades qui tentent inlassablement de faire remonter le temps en arrière.
Le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple, Brahim Bouderbala, a présidé, mercredi et jeudi, des séances de travail avec les membres des groupes de coopération parlementaire avec les pays d’Asie et d’Australie.
A cette occasion, Bouderbala a mis en avant l’efficacité de l’action parlementaire extérieure menée dans le cadre des groupes de coopération régionaux, soulignant que de nombreuses expériences comparables privilégient cette approche afin de faciliter la communication entre parlementaires, d’examiner les perspectives de coopération bilatérale et multilatérale et d’aborder les enjeux dans une vision globale, selon un communiqué publié par le Parlement.
Il a, également, souligné l’importance de la diplomatie parlementaire, qui permet aux députés de contribuer au renforcement des relations extérieures de la Tunisie, dans le respect de la vision de l’Etat fondée sur la souveraineté nationale, l’indépendance de la décision et la primauté de l’intérêt national.
Le président de l’ARP a insisté, dans ce cadre, sur La nécessité d’une harmonie et d’une coordination étroites entre les pouvoirs législatif et exécutif, afin d’optimiser cette démarche et de garantir l’efficacité de l’action des députés à l’échelle internationale.
Il a, par ailleurs, souligné l’intérêt accordé par la Tunisie au développement de ses relations avec les pays d’Asie et d’Australie, ainsi que ses efforts visant à établir des partenariats stratégiques dans divers domaines. A ce titre, il a appelé à la création de groupes d’amitié parlementaires avec ces pays, annonçant la visite prochaine d’une délégation parlementaire de la République de Corée en Tunisie début janvier.
De leur côté, les députés présents ont souligné l’importance de la diplomatie parlementaire et réaffirmé leur engagement à la mettre au service des relations extérieures de la Tunisie, à relayer les aspirations des citoyens, et à contribuer à la résolution de certaines problématiques rencontrés par les Tunisiens établis à l’étranger.
Ils ont, également, souligné la nécessité de mettre en place des mécanismes favorisant le succès de leur action.
Les parlementaires ont, en outre, formulé des recommandations visant à renforcer l’efficacité des missions diplomatiques à l’étranger et des visites réciproques, compte tenu de leur rôle dans la promotion de l’image de la Tunisie.
Il a, également, été convenu de former des groupes d’amitié parlementaires, en tenant compte des considérations géographiques, avec la République de Corée, la Chine, la Turquie, l’Iran, le Japon, le Pakistan, l’Inde et l’Arménie, et de désigner un coordinateur pour chacun de ces groupes.
Les grandes entreprises font face à des contraintes plus marquées en matière d’accès au financement, de formation de la main-d’œuvre et de réglementation du travail. Les PME, quant à elles, sont davantage confrontées à la corruption, à la concurrence du secteur informel et à certains obstacles administratifs, selon la première édition du Rapport National sur l’Entreprise en Tunisie (année 2025), publié, jeudi, par l’IACE.
Ces écarts reflètent des priorités différentes selon la taille des entreprises et suggèrent que des politiques de soutien ciblées pourraient être nécessaires pour répondre efficacement à leurs besoins spécifiques.
D’après le rapport, l’accès au financement est une priorité pour les grandes entreprises et les PME, bien que l’obstacle soit légèrement plus important pour les premières (45,4%) que pour les secondes (39,8%).
En ce qui concerne les autres principaux obstacles auxquels sont confrontés les entreprises, les PME se disent beaucoup plus touchées par la corruption (15,55 % contre 9,8% pour les grandes entreprises) et les pratiques informelles (8,8 % pour les PME, aucun obstacle pour les grandes entreprises), montrant une vulnérabilité plus marquée des PME face à ces défis, d’après l’Institut arabe des chefs d’entreprises qui se base une enquête menée par la Banque mondiale.
Par ailleurs, les grandes entreprises voient des obstacles plus importants liés à une main-d’oeuvre insuffisamment formée (7,4 %contre 5,15 % pour les PME) et à la réglementation du travail (9,6 % contre 2,15% ). Ces entreprises semblent ainsi faire face à des besoins plus complexes en termes de compétences et de gestion de la main-d’oeuvre.
Pour ce qui est de la politique et de la fiscalité, ces aspects sont perçus comme un obstacle par les deux types d’entreprises, mais les grandes entreprises expriment des préoccupations légèrement plus prononcées vis-à-vis de l’instabilité politique (11,8 % contre 10,6% et des taux d’imposition (5,2 % contre 2,35%).
Toutefois, les grandes entreprises ne perçoivent pratiquement aucun obstacle dans l’accès au foncier et à l’accès aux tribunaux, contrairement aux PME, qui notent quelques difficultés. Cependant, le transport est un obstacle plus important pour les grandes entreprises (1,6 % contre 0,75% ), probablement en raison de leurs besoins logistiques plus vastes.
Partant de ce constat, l’Institut arabe des chefs d’entreprises a recommandé de renforcer le soutien aux entreprises exportatrices, étant donné que plus de 13 % des entreprises ne réalisent aucun chiffre d’affaires à l’exportation, traduisant une intégration limitée aux marchés internationaux. “Il serait pertinent de leur proposer des formations spécialisées, des aides financières ciblées et un meilleur accès aux opportunités à l’étranger”.
Il s’agit encore de soutenir le secteur industriel, l’IACE indique à ce propos que le taux d’entreprises ayant un impôt nul dans ce secteur est trois fois supérieur à la moyenne générale, ce qui montre un potentiel sous-exploité. Des incitations fiscales et des programmes d’investissement pourraient stimuler la production locale et dynamiser ce secteur stratégique.
L’objectif est, aussi, de réduire l’inactivité dans le secteur des services qui concentre le plus grand nombre d’entreprises sans chiffre d’affaires. “Une étude approfondie des obstacles freinant leur activité permettrait d’identifier des leviers d’action adaptés pour relancer ces entreprises”.
L’Institut préconise de structurer davantage le commerce de gros, relevant que “l’absence de données fiables sur les bénéfices fiscaux et imposables de ce secteur souligne la nécessité d’améliorer la collecte et la transparence des informations comptables et fiscales”.
En outre, une transition numérique permettrait d’améliorer la transparence fiscale, d’optimiser la gestion comptable et de réduire les risques de pertes ou d’irrégularités, tout en renforçant la compétitivité globale des entreprises.
Dans le cadre de son projet de relance du Cirque artistique et la création d’une section « Cirque » au sein de L’Ecole Pratique des Métiers du Théâtre, le Théâtre National Tunisien (TNT) annonce l’ouverture d’un Appel à candidature, en vue de sélectionner cinq formateurs dans différentes disciplines des Arts du cirque qui seront appelés à diriger des ateliers pratiques lors de l’année préparatoire de formation 2026.
Les candidatures se feront en deux étapes à savoir le dépôt d’un dossier de candidature et la participation à une audition.
Le dossier de candidature doit comprendre une demande écrite au nom du Directeur Général du TNT, ne copie de la carte d’identité, un CV détaillé ainsi que les diplômes et les attestations justifiants les qualifications professionnelles requises (une expérience de 3 ans au moins d’exercice est exigée).
Les auditions seront tenues devant un jury d’experts afin d’évaluer motivation, connaissances, et compétences des candidats selon les critères suivants à savoir :
– Compétences techniques : jonglerie, équilibre, acrobatie…
– Compétences pédagogiques : transmission, respect des règles de sécurité, dynamique de groupes…
– Qualités humaines : sens du contact et des responsabilités, créativité, autonomie, travail en équipe..
Les dates des auditions seront communiquées aux candidats ultérieurement.
Le dernier délai pour le dépôt des candidatures est fixé au 21 janvier 2026 inclus. Il doit se faire au Bureau d’ordre du TNT, Palais du Théâtre, 58 place Halfaouine 1006 Tunis, ou par courrier recommandé. Pour plus d’informations, il faudrait contacter l’administration du TNT au numéro de tél : 21671565693
Sachant que le mail est le suivant: contact@theatrenational.tn
L’Institut supérieur de gestion industrielle (ISGI) de Sfax a installé une borne de recharge des véhicules électriques, d’une capacité de 22 kilowatts (KW), dans le cadre du programme pilote visant l’installation de 60 stations de recharge des voitures électroniques, dans différentes régions du pays, géré par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).
L’Institut supérieur de gestion industrielle (ISGI) de Sfax est le premier établissement universitaire publique en Tunisie qui a installé une borne de recharge des véhicules électriques, une initiative qui reflète l’engagement des institutions publiques à soutenir le développement et la mobilité durable, d’autant plus que la station de recharge est raccordée à une centrale solaire photovoltaïque, ce qui contribue à réduire les émissions du gaz.
Selon les données publiées par l’ANME, cette initiative représente une étape cruciale dans la promotion de l’utilisation des voitures électriques et la diffusion d’une culture de la mobilité durable, notamment dans les espaces universitaires. Cela renforce l’orientation nationale vers une économie verte et durable.
Actuellement, les travaux sont en cours pour achever l’installation des stations de recharge restantes, en collaboration avec plusieurs municipalités et institutions publiques, dans le cadre de la mise en place d’un réseau national de borne de recharge des véhicules électriques, qui sont à même de répondre aux besoins des utilisateurs et de soutenir l’orientation nationale vers la mobilité durable et la transition énergétique, selon l’ANME .
“La plateforme numérique pour l’attribution de la carte de handicap devrait être généralisée en 2026, après le lancement effectif d’une expérience pilote à la direction régionale des affaires sociales de l’Ariana le 5 décembre courant”, a fait savoir, jeudi, la directrice de la prévention, de la réhabilitation et de l’intégration des personnes en situation de handicap au sein de la direction générale de la promotion des personnes handicapées au ministère des affaires sociales, Najet Riahi.
Dans une déclaration à l’agence TAP en marge d’une journée de sensibilisation organisée par l’Organisation tunisienne de défense des droits des personnes handicapées pour présenter la plateforme numérique, la responsable a indiqué que ce projet vise principalement à rapprocher les services des personnes en situation de handicap et à leur simplifier les démarches.
Elle a souligné que l’expérience pilote consiste à renouveler les cartes de handicap en attendant l’attribution, prochainement, de cartes de handicap biométriques.
“Il s’agit de créer un compte et de télécharger les documents requis sur la plateforme puis la direction régionale prendra la décision d’attribution de la carte biométrique”, a-t-elle expliqué notant que les personnes en situation de handicap pourraient recevoir des notifications par e-mail pour le suivi de leurs dossiers.
Najet Riahi a, par ailleurs, signalé que cette journée de sensibilisation contribuera à apporter les mises à jour nécessaires pour améliorer la qualité de la plateforme numérique en écoutant les questions des personnes en situation de handicap et en y répondant.
“D’autres campagnes de sensibilisation audiovisuelles dans les médias sont programmées pour faire connaître la plateforme”, a-t-elle ajouté.
Selon la responsable, le ministère des affaires sociales travaille actuellement à la révision de la loi cadre n° 83 de l’année 2005 et une commission a été formée au sein du département regroupant différents ministères concernés pour déterminer les points à réviser.
De son côté, le président de l’Organisation tunisienne de défense des droits des personnes handicapées, Yosri Mzati, a salué cette initiative qui pourrait révolutionner l’accès des personnes en situation de handicap à des services facilités.
En revanche, la secrétaire générale de l’Organisation tunisienne de défense des droits des personnes handicapées, Bouraouia Agrebi, a appelé à la création d’une structure dédiée aux personnes en situation de handicap, avec une représentation significative de cette catégorie sociale.
Une première chirurgie robotique de la prostate a été réalisée avec succès en Tunisie, au cours du week-end dernier, à l’hôpital universitaire Charles-Nicolle. L’établissement a également procédé à deux néphrectomies partielles pour l’ablation de tumeurs tout en préservant le rein, suivies d’une néphrectomie totale.
Selon un communiqué du ministère de la Santé publié mercredi soir, le succès de ces interventions marque une avancée majeure. Il témoigne de la capacité de l’hôpital public à intégrer la chirurgie robotique et du haut niveau de compétence du personnel médical et paramédical tunisien.
Le ministère souligne que cette réussite consolide la position de la Tunisie dans le domaine de la médecine de pointe et de la chirurgie de haute précision.
Ces opérations ont été supervisées par le professeur Riadh Ben Slama, chef de l’équipe chirurgicale, et la professeure Aliya Jebri, chef du service de réanimation.
Le président de la République, Kais Saïed, s’est entretenu, mercredi, après-midi, 24 décembre courant, au palais de Carthage, avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri.
Lors de cette réunion, le chef de l’Etat a mis l’accent sur la nécessité de “passer à la vitesse supérieure dans les différents domaines”, notamment, après le plébiscite populaire du 17 décembre courant, à travers lequel les Tunisiens, toutes franges confondues, sont descendus dans la rue pour adresser “un message historique” à l’endroit des conspirateurs qui n’ont de cesse de viser la Tunisie.
Cité dans un communiqué, le président Saïed a souligné qu’il n’est plus question de faire désespérer le peuple tunisien, promettant d’appréhender les préoccupations des citoyens dans le cadre d’une vision globale qui rompt frontalement avec les solutions du cas par cas.
Pour ce faire, le président de la République a tenu à rappeler qu’un bon responsable en poste est celui qui s’évertue à faire prévaloir l’intérêt de la patrie sur toute autre considération et qui veille scrupuleusement à porter haut sa souveraineté.
C’est aussi, a-t-il poursuivi, le responsable qui n’a de cesse de preuve d’intégrité et de loyauté et qui ne ménage aucun effort pour aplanir les difficultés auxquelles fait face le simple citoyen.
Face aux responsables défaillants en mal de pouvoir servir loyalement le citoyen, le chef de l’Etat a promis une réplique autre qu’une “allocution” ou un simple “communiqué”.
Une réplique, a-t-il encore expliqué, qui aura nécessairement un écho dans la réalité afin de concrétiser les objectifs de la révolution en matière d’emploi, de liberté et de dignité nationale.
Il a, dans ce contexte, rendu hommage au peuple tunisien pour sa conscience élevée, estimant que la maturité dont il ne cesse de faire preuve constitue un “rempart inexpugnable” face aux manœuvres fusant de tous bords, colportées par des parties ayant convenu à tort de jouer le jeu de la duplicité.
Une mission au profit des entreprises opérant dans le secteur de la cosmétique sera organisée dans le cadre du salon « Cosmoprof Worldwide Bologna », qui se tiendra du 26 au 29 mars 2026 à Bologne (Italie).
Cette participation est organisée à l’initiative du Centre de promotion des exportations (CEPEX), en partenariat avec le Projet d’accès aux marchés des produits agroalimentaires et de terroir (PAMPAT) et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).
Avec plus de 250 000 visiteurs professionnels, près de 3 000 exposants et des participants issus de plus de 150 pays lors de la précédente édition, ce salon constitue une plateforme de référence pour valoriser l’offre tunisienne à l’international et développer des partenariats d’affaires à forte valeur ajoutée.
Il permettra, également, aux entreprises participantes de renforcer la visibilité des marques et des innovations tunisiennes, tout en explorant les nouvelles tendances des secteurs de la cosmétique, de la beauté, de la parfumerie, des soins naturels et du bien-être.
À cette occasion, des rencontres B2B ciblées seront organisées en marge du salon afin de maximiser les opportunités de partenariat et de prospection commerciale, selon le CEPEX.
Les entreprises souhaitant prendre part à cette manifestation peuvent s’inscrire en ligne avant le 30 décembre 2025.
L’Agence nationale de la maîtrise de l’énergie (ANME) a lancé mercredi à Tunis trois cycles de formation spécialisés en comptabilité carbone, destinés aux enseignants universitaires, dans le cadre du Programme carbone incorporé et du projet d’« Appui à une transition énergétique tunisienne accélérée » (TETA).
L’objectif principal de cette initiative, explique l’ANME sur sa page Facebook, est de renforcer le rôle des universités tunisiennes dans la lutte contre les changements climatiques, en intégrant les enjeux de décarbonation et de transition énergétique dans les cursus académiques. Ces formations visent à doter les enseignants des compétences nécessaires pour enseigner la comptabilité carbone, actualiser les contenus pédagogiques, créer des unités d’enseignement dédiées à l’économie verte et constituer un réseau national de formateurs référents.
Lors de l’ouverture du premier cycle, le directeur général de l’ANME, Nafaa Baccari, a souligné le rôle central de l’enseignement supérieur dans la réponse aux défis climatiques. « La comptabilité carbone est désormais un outil incontournable de mesure et de gestion des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi un levier d’employabilité dans un marché du travail en pleine mutation vers les métiers verts », a-t-il affirmé.
L’ANME a réaffirmé son engagement à faire de l’université tunisienne une « locomotive » de la transition énergétique et un pilier de la construction d’une économie nationale durable et décarbonée.
Une séance de travail consacrée au projet de production de l’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque à Rjim Maâtoug a été tenue, récemment, au siège du gouvernorat de Kébili.
Le député de Kébili à l’Assemblée des Représentants du Peuple, Boubaker Ben Yahia a indiqué à l’Agence TAP que l’accent a été mis sur l’impact socio-environnemental de ce projet qui vise à promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables et à atteindre l’autosuffisance énergétique.
Il a ajouté que ce projet, unique en son genre en Tunisie, s’étend sur une superficie de 1156 ha et devra générer de nouveaux postes d’emploi, sachant que la durée des travaux s’etend sur 18 mois.
Deux autres projets similaires sont programmés au mont Tebaga et à Bazma à Kébili-sud pour la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire, selon la même source.
Un concert exceptionnel de l’Orchestre Symphonique Tunisien ” La Nuit des Jeunes Chefs” aura lieu le vendredi 26 décembre 2025 à 20h à la Grande Salle de l’Opéra de Cité de la Culture Chedli Klibi pour un spectacle où la direction de l’orchestre est confiée à des maestros reconnus pour leurs brillants parcours.
Dans une démarche innovante d’ouverture au vaste monde, l’Orchestre Symphonique tunisien a installé une belle tradition. Il s’agit des concerts labellisés “La nuit des Chefs ” où la direction d’orchestre est confiée à des maestros reconnus pour leurs brillants parcours indiquent les organisateurs.
Aujourd’hui, de ” jeunes chefs ” sont invités à diriger l’orchestre lors d’un concert exceptionnel. Cette soirée est une grande opportunité pour la nouvelle génération et un grand moment de révélation.
La ville du Kef accueille le festival “Saliha de la musique tunisienne ” du 26 au 28 décembre 2025 avec un programme du festival composé de spectacles, d’ateliers et d’une résidence d’artistes, en hommage aux styles musicaux et à l’histoire de la musique tunisienne.
Le festival démarre le vendredi 26 décembre par une résidence d’artistes intitulée “Le foundou de la musique tunisienne”, suivie de l’ouverture d’ ateliers à l’institut supérieur de musique et de danse du Kef. Le premier atelier sera consacré à l’interprétation dans les styles musicaux tunisiens, et les autres porteront sur les rythmes tunisiens et la pratique instrumentale.
La soirée d’ouverture aura lieu avec la projection d’une exposition documentaire sur la vie de la chanteuse Saliha, présentée par le Centre régional de documentation du Kef. Elle comporte également la projection d’un documentaire sur la carrière de l’actrice et artiste Malika Hechmi, ainsi qu’un concert de l’Ensemble du monde arabe, dirigé par le Maestro Abderrahmen Ayadi.
La deuxième journée du festival, le samedi 27 décembre 2025, sera consacrée à une exposition de l’artiste plasticien Ammar Belghith ayant pour thème “Images incarnant les chants de Saliha”, ainsi qu’à un colloque scientifique sur le “Patrimoine musical tunisien : entre raffinement et préservation de l’identité tunisienne “. Ce colloque, dirigé par Moez Tissaoui, comprend des présentations de l’artiste et chercheur en patrimoine musical Fethi Zghonda et d’Adel Hamdi. La journée se clôture par un concert de Zied Mehdi ‘La Maison du Oud tunisien’.
Le dimanche 27 décembre, jour de clôture du festival, l’ouvrage « Comment Saliha est devenue Saliha : une biographie entre deux rives » de Boutheina Ghribi sera présenté en présence d’opérateurs culturels dans le domaine musical. Cette journée sera également l’occasion de présenter les résultats de la résidence d’artistes “Foundou de la musique tunisienne”, lancé en même temps que le festival.
La clôture de cette manifestation sera marquée par un concours instrumental suivi de la remise des prix aux lauréats et d’un hommage aux participants à la résidence d’artistes et aux ateliers.
Longtemps considérée comme une technologie totalement réservée aux grandes organisations, l’intelligence artificielle (IA) se présente aujourd’hui comme un véritable levier d’innovation pour les entrepreneurs. Cet outil, quoique soulevant de nouveaux défis à la fois éthiques et humains, semble transformer en profondeur l’aventure entrepreneuriale.
L’IA a échappé de la sphère des géants de la technologie et s’est imposée depuis quelques années comme un outil stratégique au service des entrepreneurs. En peu de temps, elle a fortement modifié la manière de concevoir, de gérer et de développer une entreprise. De la génération d’idées à la mise en marché du produit et/ou service, l’IA s’immisce dans toutes les étapes du processus entrepreneurial, permettant un gain de temps, une minimisation du risque et beaucoup plus de perspicacité.
De visu, l’impact de l’IA se situe au niveau de la phase de création. Les entrepreneurs font désormais recours à des outils tels que ChatGPT, Gemini ou encore Notion AI pour tester la viabilité de leurs idées, comprendre les aspects de leurs projets, simuler et concevoir des business plans, etc.
L’IA intervient de la génération d’idées à la mise sur le marché, modifiant les pratiques entrepreneuriales.
Dans sa quête d’innovation, l’entrepreneur trouve dans l’IA le véritable sparring partner intellectuel ; elle aide à structurer une réflexion, à explorer des scénarios de marché ou à repérer les besoins non ou mal satisfaits.
Au-delà de la créativité, l’IA constitue un puissant accélérateur de prise de décisions. Elle permet d’assurer l’efficacité des analyses stratégiques en offrant une lecture instantanée des tendances et des comportements à la fois des consommateurs et des concurrents. Ce que le flair des entrepreneurs devinait autrefois, les algorithmes le détectent et le traitent en quelques secondes.
Les outils d’IA permettent d’analyser des idées, de simuler des scénarios et d’évaluer la viabilité des projets.
En Tunisie, l’intelligence artificielle commence à prendre de la place dans les pratiques entrepreneuriales. Elle est devenue pour bon nombres de startups locales, œuvrant dans les domaines de la santé, de la fintech ou de l’éducation, le meilleur outil de différenciation sur un marché palpablement compétitif.
Les incubateurs et espaces d’innovation invitent les entrepreneurs à intégrer des solutions d’automatisation et de data intelligence dès la conception de leur entreprise. Toutefois, le niveau d’adoption de l’IA dans les activités entrepreneuriales reste relativement faible, et ce, à cause des coûts parfois élevés des outils, du manque de formation technique et, surtout, des réticences culturelles face à la technologie.
Grâce à l’analyse rapide des données, l’IA améliore l’efficacité des décisions entrepreneuriales.
Les apports considérables de l’IA ne doivent pas occulter ses limites. L’entrepreneur, considéré comme l’acteur de changement favorable pour l’économie et la société, risque de se trouver dans l’obligation de déléguer à la machine des décisions qui relèvent de la vision et de l’intuition.
En effet, l’ère de l’entrepreneur augmenté renvoie à un repositionnement de l’humain dans l’entreprise. L’IA offre à l’entrepreneur les moyens et les outils nécessaires afin de mieux comprendre son environnement pour pouvoir innover plus intelligemment, agir plus vite, et, dans une autre approche, devenir proactif.
Un nouvel équilibre doit s’installer ; une alliance subtile homme/machine mérite d’être stratégiquement annoncée. L’avenir de l’entrepreneuriat sera aussi bien humain qu’artificiel.
Sarhan ABDENNADHER
Maître-assistant HDR en Sciences de Gestion,
FDS, Université de Sfax, Tunisie.