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Un nouveau projet de coopération technique pour renforcer les services d’eau à Sfax

10. September 2026 um 23:09

L’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) en Tunisie et la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) ont tenu des discussions en vue du lancement d’un nouveau projet.

Le procès-verbal des discussions a été signé le vendredi 21 août 2026 par M. Abdelhamid Mnaja, Président-Directeur Général de la SONEDE et M. Masahito Miyagawa, Chef de mission d’étude de planification détaillée au siège de la JICA.

Dans le cadre de ce projet de coopération technique, la Jica mobilisera une équipe d’experts japonais qui accompagnera la Sonede pendant une durée de quatre ans à compter du déploiement de la première mission en Tunisie.

Ensemble, ils travailleront à l’élaboration d’un Schéma Directeur d’Alimentation en Eau pour le gouvernorat de Sfax à l’horizon 2060, afin de répondre durablement aux défis liés à l’approvisionnement en eau dans la région.

Le projet appuiera également l’élaboration et la mise en œuvre d’un Plan de Gestion de la Sécurité Sanitaire de l’Eau (PGSSE) pour le gouvernorat de Sfax et contribuera au renforcement des capacités de la SONEDE en matière d’amélioration de l’efficacité de l’adduction et de la distribution de l’eau, notamment dans le domaine de la réduction des eaux non facturées.

Les ingénieurs et cadres de la SONEDE bénéficieront également d’un transfert de technologies et de savoir-faire japonais à travers l’accompagnement des experts, les formations techniques et les échanges d’expériences prévus dans le cadre du projet.

Communiqué

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Pommes : Kasserine table sur une récolte record de 75.000 tonnes

10. September 2026 um 22:35

La récolte de pommes dans le gouvernorat de Kasserine devrait atteindre environ 75.000 tonnes durant la campagne agricole 2026, contre 62.000 tonnes la saison précédente, soit une hausse de 13.000 tonnes, a indiqué la responsable du service de la production agricole à la direction régionale de l’agriculture, Fatma Halim. Cette progression s’explique principalement par l’entrée […]

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Intégration africaine : L’indispensable développement des pôles de production régionaux

10. September 2026 um 19:45

Plus de cinq ans après l’entrée en vigueur de la Zlecaf, l’intégration économique africaine peine encore à se traduire par une véritable dynamique commerciale. Face à la fragmentation des marchés et à la faiblesse des échanges intra-africains, la Banque mondiale appelle désormais à franchir un nouveau cap afin de bâtir des pôles de production régionaux […]

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Express

10. September 2026 um 19:30

Formation à Kébili : Renforcer la maîtrise de la sécurité alimentaire  La Presse — Une session de formation consacrée à la norme internationale de sécurité alimentaire ISO 22000 a pris fin récemment, au Centre de formation professionnelle agricole de Jemna, dans la délégation de Kébili sud. Organisée pendant trois jours par le service de l’agriculture […]

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Foncier : 19 dossiers approuvés au profit de l’intérêt public et de l’investissement

10. September 2026 um 19:25

La Commission nationale consultative des opérations foncières réunie, jeudi, sous la présidence du ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières, Wajdi Hedhili, a approuvé 19 dossiers fonciers relatifs à des opérations de cession et d’acquisition au profit de l’intérêt public et de l’investissement. D’après un communiqué du ministère de tutelle, la commission a […]

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IACE : la Tunisie face à l’érosion de son capital scientifique

10. September 2026 um 19:11

Confrontée à une érosion progressive de son capital scientifique, la Tunisie se trouve aujourd’hui face à l’enjeu de reconnaître que les compétences scientifiques fondamentales constituent un investissement dans la capacité productive future du pays, c’est ce qui ressort d’une note d’analyse publiée, jeudi, par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE). Intitulée « Le capital scientifique, un […]

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Huile d’olive : 7 nouveaux marchés pour le produit tunisien conditionné

10. September 2026 um 17:42

La Tunisie accélère sa transition vers l’exportation d’huile d’olive conditionnée. Les volumes exportés depuis le début de la campagne actuelle ont atteint environ 55.000 tonnes, contre 42.000 tonnes sur l’ensemble de la campagne précédente. Le secteur vise désormais les 60.000 tonnes d’ici la fin de la campagne, selon le président-directeur général de l’Office national de […]

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Marché tunisien : le TUNINDEX fléchit, les assurances restent en tête

10. September 2026 um 17:06

La Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis a publié jeudi 10 septembre 2026 son bulletin officiel . L’indice de référence TUNINDEX a clôturé à 19 090,19 points, en baisse de 0,32% sur la séance, portant sa performance depuis le début de l’année à +41,93%. Le TUNINDEX20, qui regroupe les vingt valeurs les plus liquides, a suivi la même tendance, reculant de 0,32% à 8 340,31 points, avec une hausse annuelle de 39,58%.

Parmi les douze indices sectoriels, celui des Produits Ménagers et de Soin Personnel a enregistré la plus forte baisse journalière avec -1,35%, alors qu’il reste le seul indice sectoriel en territoire négatif sur l’année (-3,40%). Les Biens de Consommation ont cédé 0,91% et l’Agro-alimentaire et Boissons 0,81%. À l’inverse, les indices des Services aux Consommateurs et de Distribution ont progressé chacun de 0,85%, tandis que l’indice des Assurances a gagné 0,26%, portant sa performance annuelle à 54,05%, la meilleure de toutes les catégories suivies.

Sur le marché principal, compartiment A, Tunisie Leasing et Factoring (TLS) s’est distinguée avec une clôture à 36,200 dinars contre un cours de référence de 35,010, une hausse d’environ 3,4% ayant atteint un plus haut de séance à 36,480 dinars. BIAT a terminé à 161,150 dinars contre 159,550 en référence. À l’inverse, la Banque Nationale Agricole (BNA) a clôturé à 21,300 dinars après un cours de référence de 21,440, et Ennakl Automobiles a également reculé. Sur le compartiment fixing, Monoprix a atteint son seuil de réservation à la hausse, sa clôture à 12,200 dinars dépassant le cours de référence de 11,680 dinars, tout comme Tunis Ré, dont le dernier cours de 13,790 dinars a dépassé la référence de 13,200 dinars.

Deux sociétés ont vu leurs titres modifiés à l’occasion d’opérations sur capital. À partir du 10 septembre 2026, les 18 327 705 actions anciennes d’OfficePlast sont négociables droits d’attribution détachés, ces droits étant cotés sous le code PLA26 (ISIN TN5LQNFSME78) au groupe de cotation 32. La société attribuera 3 665 541 actions nouvelles gratuites à raison d’une action nouvelle pour cinq anciennes. Une précédente augmentation de capital, réalisée le 8 septembre 2026, avait déjà admis 3 665 541 actions nouvelles souscrites sur la même ligne que les titres existants. Poulina Group Holding (PGH) est concernée par un mécanisme similaire depuis le 7 septembre 2026 : ses 180 003 600 actions anciennes se négocient droits détachés, sous le code PGH26 (ISIN TNLJGDWBLRV0), avant l’attribution de 9 000 180 actions gratuites à raison d’une action nouvelle pour vingt anciennes.

Le bulletin confirme le maintien de deux suspensions de cotation. Le titre AETECH reste suspendu depuis le 29 janvier 2026, à la demande du Conseil du Marché Financier. La suspension du titre UADH, effective depuis le 25 mars 2026 en application de l’article 68 de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994, demeure également en vigueur. La Bourse de Tunis justifie cette dernière mesure par plusieurs manquements constatés chez cette société : non-respect des obligations de publication d’informations financières, absence d’interlocuteurs fiables parmi ses responsables, et défaut d’éléments prouvant une activité réelle. La reprise de la cotation d’UADH reste conditionnée à la régularisation de ces manquements.

Sur le marché hors cote, deux opérations de gré à gré programmées ont été recensées, sans contrepartie. La Société d’Investissement du Groupe STB Sicaf a proposé un bloc de 58 447 titres à 120,000 dinars, représentant 1,49% de son capital, par l’intermédiaire de STB Fin. Techno-Logika SA a de son côté proposé 692 titres à 100,000 dinars, représentant 4,33% de son capital, via Amen Invest. Ces deux offres restent valables jusqu’au 30 septembre et au 2 octobre 2026 respectivement.

Sur le marché obligataire, les Bons du Trésor Assimilables (BTA) et les emprunts d’entreprises cotés au groupe 21 n’ont enregistré aucune variation de cours notable, la plupart des lignes affichant des cours identiques à leur référence, à l’image du BTA 9,89% Juin 2033 ou du BTA 9,90% Décembre 2034, tous deux stables à 100,000%.

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Des inquiétudes concernant l’offre tirent les prix mondiaux des produits alimentaires vers le haut

10. September 2026 um 16:51

Les conditions météorologiques défavorables, le conflit au Moyen-Orient et les perturbations de la logistique commerciale en mer Noire alimentent la hausse des cours des principaux produits alimentaires. L’indice de référence des prix mondiaux des denrées alimentaires a légèrement augmenté en août. Les températures élevées et les risques météorologiques ont notamment renforcé les inquiétudes concernant les […]

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Tourisme : plus de 5 500 croisiéristes font escale à La Goulette

10. September 2026 um 16:47

Un paquebot de croisière transportant environ 5 500 touristes a accosté au port de La Goulette ce jeudi 10 septembre 2026. Pour acheminer les passagers vers les sites culturels et archéologiques de la capitale et de ses environs (Sidi Bou Saïd, Oudhna, Dougga, El Jem), 57 bus touristiques ont été mobilisés.

Cette escale s’inscrit dans un secteur en pleine reprise. Déjà 72 escales ont déjà été enregistrées depuis le début de l’année, avec une projection de 350 000 croisiéristes d’ici la fin de l’exercice. Le ministère du Tourisme vise le cap du million de passagers à l’horizon 2028.

Pour atteindre ces objectifs et étendre l’accueil à d’autres ports tunisiens, le département du Tourisme insiste sur la nécessité de moderniser la flotte de transport et de renforcer les infrastructures portuaires ainsi que les services logistiques.

Oui, vous avez bien lu « renforcer les infrastructures portuaires ». A qui s’adresse-t-il ainsi, à l’Etat ou aux privés?

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Crise de l’eau en Tunisie : Mahdia en tête d’un été sous tension

10. September 2026 um 16:10

La Tunisie a traversé cet été une grave crise d’approvisionnement en eau potable. En août 2026 seul, l’Observatoire Tunisien de l’Eau (Watchwater.tn) a comptabilisé 402 signalements liés à des problèmes d’accès à l’eau sur l’ensemble du territoire.

Ces alertes se répartissent ainsi : 361 interruptions et perturbations non annoncées de la distribution, 13 fuites et 4 atteintes à la qualité de l’eau distribuée. Mahdia arrive en tête des régions les plus touchées avec 41 signalements, devant Ben Arous (37), l’Ariana (36), puis Tunis et Sfax, à égalité avec 33 signalements chacune.  Cette situation, aggravée par une pénurie d’eau en bouteille, a nourri un malaise social qui s’est traduit par 24 mouvements de protestation à travers le pays au cours du même mois

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Équipements médicaux : les fournisseurs excédés exigent le paiement de leurs créances

10. September 2026 um 15:00

La Chambre syndicale nationale des entreprises des équipements médicaux, relevant de l’UTICA, hausse le ton. Réunis en début de semaine en assemblée générale, les professionnels du secteur exigent l’accélération du recouvrement des créances dues par les établissements publics de santé. Ils réclament aussi la levée sans délai des garanties bancaires en suspens. Des dossiers qui, estiment-ils, s’enlisent depuis trop longtemps.

Lors de cette assemblée, en présence des entreprises adhérentes, le bureau exécutif de la Chambre a passé au crible les travaux de la commission mixte instaurée avec le ministère de la Santé. Il a aussi dressé un état des lieux sans concession de la situation du secteur.

Le constat est alarmant. Les entreprises relevant du secteur des équipements médicaux dénoncent des difficultés financières persistantes. Lesquelles étranglent leur trésorerie et compromettent leur capacité à financer leurs importations et à constituer des stocks suffisants. Conséquence directe et déjà visible : des pénuries d’équipements et de dispositifs médicaux commencent à se faire sentir sur le terrain.

Face à cette situation, la Chambre ne se contente plus de constater : elle exige des solutions concrètes et rapides. Le recouvrement des impayés et la régularisation des situations financières en suspens ne sont plus négociables. Il y va de la survie des entreprises, du respect de leurs engagements et, surtout, de la continuité de l’approvisionnement des structures de santé publiques, martèle-t-elle.

La Chambre réaffirme sa disponibilité au dialogue avec le ministère de la Santé et l’ensemble des parties prenantes. Mais le message est on ne peut plus clair : la coordination ne peut plus servir d’alibi à l’inaction. Sans paiement rapide des créances, c’est la stabilité de tout un secteur stratégique – et l’accès des patients aux équipements de santé – qui est en jeu.

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Comment lire le RTP des jeux de casino en ligne

10. September 2026 um 12:31

La plupart des slots en ligne affichent quelque part un pourcentage que les joueurs regardent rarement.  Il s’appelle le RTP, pour return to player, et il indique combien le jeu reverse aux joueurs sur le long terme. Un slot à 96% retourne en moyenne 96 sur chaque tranche de 100 jouée, le reste étant la marge du casino. (Photo: Comparaison du RTP des jeux).

Ce chiffre apparaît dans les paramètres du jeu, le menu d’aide ou le tableau des gains. Un joueur qui lance un slot sur 1x retrouve le RTP en quelques clics dans l’un de ces menus. Ce qui est moins évident, c’est ce que ce pourcentage signifie pour une session de jeu concrète.

Où trouver le RTP d’un jeu de casino ? Le chiffre est là, mais il ne saute pas aux yeux. Sur la plupart des slots en ligne, il se trouve dans le menu d’aide, la section règles du jeu ou le tableau des gains. Parfois il faut cliquer sur une icône en forme de point d’interrogation, parfois il est dans un onglet séparé intitulé «informations du jeu» ou «paytable.»

Pour les jeux de table comme le blackjack ou la roulette, le RTP est rarement affiché dans l’interface. Il correspond au modèle mathématique du jeu lui-même, et les fiches techniques publiées par le développeur du jeu le mentionnent généralement.

Attention aux versions multiples du même jeu

Un détail que la plupart des joueurs ignorent. Les développeurs livrent souvent le même slot en plusieurs versions de RTP, et c’est l’opérateur qui choisit laquelle faire tourner. Le même titre peut afficher 96,5% sur une plateforme et 94% sur une autre. Le chiffre doit être vérifié directement sur le casino où la partie se joue, pas sur une fiche produit trouvée ailleurs.

Ce que le RTP indique et ce qu’il n’indique pas

Lire 96% et en déduire qu’une session de jeu va retourner 96 sur 100, c’est une mauvaise lecture. Le chiffre ne fonctionne pas ainsi. Il porte sur des millions de tours, pas sur une soirée. Sur une session courte, le résultat peut être bien au-dessus ou bien en-dessous de cette moyenne. Le RTP est une moyenne statistique au long cours, pas une promesse par session.

Ce qu’il permet en revanche, c’est de comparer. Entre un slot à 94% et un slot à 97%, la différence de marge sur mille tours est mesurable, et c’est une information disponible avant de jouer.

Les fourchettes de RTP par type de jeu

Tous les jeux de casino ne jouent pas dans la même catégorie, et les écarts sont plus grands que ce qu’on imagine. Le blackjack avec stratégie de base tourne autour de 99,5% de retour. Un slot populaire à 96% affiche une marge quatre fois plus large, mais l’expérience de jeu n’a rien à voir, et c’est souvent cela qui guide le choix.

La fourchette des slots est la plus large de toutes les catégories. Certains titres descendent bien en dessous de 90%, et le chiffre varie d’une plateforme à l’autre pour le même jeu, ce qui rend la vérification avant chaque session d’autant plus pertinente. Avant de choisir un slot, vérifier le RTP dans les paramètres du jeu prend quelques secondes et filtre les titres à marge élevée. Un joueur habitué aux sessions sur 1xbet Mauritanie gagne du temps en consultant cette donnée avant chaque première mise. 

Volatilité et RTP ne disent pas la même chose

Deux slots à 96% de RTP, et pourtant l’un fait gagner toutes les dix minutes pendant que l’autre laisse attendre une heure avant de tout lâcher d’un coup. La différence a un nom, la volatilité, et c’est le deuxième chiffre à vérifier.

Un slot à basse volatilité distribue des gains modestes mais réguliers. À haute volatilité, les séquences calmes s’étirent, ponctuées de pics bien plus marqués. Un joueur qui préfère des sessions longues et régulières ne réagira pas de la même façon qu’un joueur prêt à accepter des creux prolongés en échange de gains plus importants. Les deux chiffres ensemble, RTP et volatilité, donnent une idée assez précise de ce que le jeu va produire avant même d’y toucher.

Où la volatilité est affichée

Moins systématiquement affichée que le RTP, la volatilité apparaît parfois dans la fiche du jeu sous la forme d’un indicateur (basse, moyenne, haute) ou d’une échelle. Quand elle n’est pas indiquée, les fiches de test publiées par des sites spécialisés peuvent combler le manque.

Avant de choisir entre deux jeux, ouvrir les paramètres des deux permet de comparer rapidement. Le RTP sert à filtrer les jeux par niveau de marge. La volatilité indique si le rythme de distribution correspond au style de jeu recherché. Les deux informations sont accessibles avant la première mise.

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L’Algérie rompt ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis

10. September 2026 um 12:07

L’Algérie a annoncé, jeudi, la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis.

Selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, cette décision intervient après que « tous les moyens susceptibles de préserver les relations bilatérales » ont été épuisés.

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Tunisie | Mise en garde contre une pénurie de dispositifs et équipements médicaux

10. September 2026 um 11:07

Face à l’accumulation importante de créances impayées de la part des hôpitaux publics et du ministère de la Santé, plus de 600 entreprises tunisiennes de fourniture médicale voient leur survie menacée par ces retards prolongés de paiement.

Les représentants des entreprises du secteur des dispositifs et équipements médicaux ont exprimé leur inquiétude face aux difficultés financières persistantes auxquelles ils sont confrontés. Ces difficultés exercent une pression sur leur capacité à financer les importations et à maintenir des stocks suffisants, entraînant une pénurie de certains dispositifs et équipements médicaux.

La Chambre syndicale nationale des entreprises de dispositifs et équipements médicaux relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) a tenu, le lundi 7 septembre 2026, une assemblée générale en présence des représentants des entreprises adhérentes. Cette réunion était consacrée au suivi des travaux de la commission mixte réunissant le ministère de la Santé et la Chambre, ainsi qu’à l’évaluation de la situation actuelle du secteur.

Les participants ont salué l’initiative visant à mettre en place une commission conjointe et à accélérer le règlement des problèmes en suspens, notamment le paiement des arriérés dus aux entreprises du secteur par les établissements et structures de santé publics, ainsi que les mesures relatives à la mainlevée sur les garanties bancaires.

Par ailleurs, les représentants des entreprises ont exprimé leur préoccupation face aux difficultés financières persistantes auxquelles fait face le secteur, et aux pressions qui en découlent sur leur capacité à financer les importations et à maintenir des stocks suffisants, tout en mettant en garde contre une pénurie de certaines fournitures et certains équipements médicaux.

Les participants ont souligné que la situation exige la poursuite des efforts pour trouver des solutions pratiques et urgentes, notamment en accélérant le règlement des arriérés de paiement et en régularisant les situations financières en suspens, afin de permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités, d’honorer leurs engagements et de garantir la continuité de l’approvisionnement des structures de santé.

La Chambre, qui regroupe et défend les fabricants, importateurs et distributeurs de matériel de santé en Tunisie, réaffirme sa disposition à poursuivre la coordination et le dialogue avec le ministère de la Santé et les autres parties concernées, afin de contribuer à surmonter les difficultés actuelles, à préserver la stabilité du secteur et à assurer la continuité de l’approvisionnement.

I. B.

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Tunisie. Inflation : le 5,4 % officiel masque-t-il une réalité bien plus lourde ?

10. September 2026 um 10:13
Le taux d’inflation en Tunisie est remonté à 5,4 % en août 2026, contre 5,1 % un mois auparavant. Un chiffre qui, selon de nombreux experts, ne traduit qu’imparfaitement la réalité vécue par les ménages tunisiens. Parmi les économistes qui…

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L’UBCI affiche un résultat net en hausse de 9,7 % au premier semestre 2026

10. September 2026 um 09:18

Dans un secteur bancaire tunisien marqué par une demande de financement toujours soutenue, l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI) confirme, avec la publication de ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026, la vigueur de sa trajectoire de croissance rentable. Portée par un engagement constant au service du financement des entreprises, de l’accompagnement du commerce extérieur et de la collecte de l’épargne nationale, la banque conjugue au premier semestre performance financière et contribution active à l’économie du pays.

Bilan : une assise financière renforcée

Premier signal de cette dynamique, le total du bilan de l’UBCI franchit la barre des 6 milliards de dinars pour se positionner à 6 218 MD, en progression de 9,3 % sur un an — une trajectoire qui traduit l’intensification du rôle de la banque comme partenaire de financement de l’économie tunisienne.

À l’actif, les crédits à la clientèle s’inscrivent en hausse de 11,6 %, à 4 031 MD, confirmant l’engagement de l’UBCI aux côtés des entreprises et des particuliers dans le financement de leurs projets d’investissement et de leurs besoins de trésorerie. Le soutien au commerce extérieur se renforce dans le même élan, avec des crédits documentaires en progression de 8,9 %, à 731 MD, qui viennent fluidifier les opérations d’import-export des entreprises tunisiennes.

Au passif, la collecte de dépôts illustre la confiance renouvelée des épargnants : les dépôts de la clientèle atteignent 4 271 MD, en hausse de 8,5 %, tirés par le dynamisme des dépôts à vue (+11,7 %) et des dépôts d’épargne (+9,1 %). Cette collecte est complétée par une diversification maîtrisée des ressources de financement, avec des emprunts et ressources spéciales portés à 203,5 MD, à la faveur de l’émission de deux emprunts subordonnés totalisant 120 MD et de la mobilisation d’une nouvelle ligne extérieure dédiée au financement de l’économie durable.

Enfin, les capitaux propres de la banque progressent de 7,7 %, à 593,3 MD, consolidant une assise financière solide, gage de la capacité de l’UBCI à accompagner durablement la croissance de son activité.

État de résultat : une rentabilité en hausse

Cette dynamique commerciale se traduit avec force dans les résultats de la banque. Le produit net bancaire progresse de 10,9 %, à 194,9 MD au 30 juin 2026, porté par la vigueur de l’activité commerciale et la qualité du portefeuille de revenus de la banque.

Cette performance se prolonge jusqu’au résultat net, qui s’établit à 30,0 MD, en progression de 9,7 % sur un an, pour un résultat par action de 1,501 DT contre 1,368 DT au premier semestre 2025 — un indicateur qui confirme, au-delà de la seule croissance des volumes, la capacité de l’UBCI à transformer sa dynamique commerciale en création de valeur durable pour ses actionnaires.

Portée par une croissance commerciale à deux chiffres et un engagement résolu au service du développement économique du pays, l’UBCI confirme, à travers ces résultats, la solidité de la trajectoire engagée dans le cadre de son plan stratégique « Émergence 2029 » — une trajectoire qui conjugue performance financière, solidité bilancielle et contribution active à l’économie tunisienne.

Chiffres clés au 30 juin 2026 (en millions de dinars)

  • Produit net bancaire : 194,9 MD (+10,9 %)
  • Résultat net : 30,0 MD (+9,7 %)
  • Résultat par action : 1,501 DT (contre 1,368 DT)
  • Total bilan : 6 218 MD (+9,3 %)
  • Crédits à la clientèle (nets) : 4 031 MD (+11,6 %)
  • Dépôts de la clientèle : 4 271 MD (+8,5 %)
  • Capitaux propres : 593,3 MD (+7,7 %)

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Ezzedine Khalfallah : « Un baril à 120 dollars coûterait près de 10 milliards de dinars à la Tunisie »

10. September 2026 um 08:53

Pétrole cher : la Tunisie face à un nouveau choc énergétique. Entre flambée des cours et chute de la production nationale, le consultant international en stratégie de l’énergie Ezzedine Khalfallah analyse la vulnérabilité tunisienne et esquisse les leviers d’une véritable souveraineté énergétique.

Que coûterait réellement un baril à 110–120 dollars à la Tunisie ?

Aujourd’hui, le Brent vient de repasser au-dessus de 100 dollars le baril, dans un contexte de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Ce niveau est déjà préoccupant pour la Tunisie, puisque la Loi de finances 2026 a été construite sur une hypothèse de seulement 63,3 dollars le baril.

Si le prix devait durablement s’établir entre 110 et 120 dollars, nous serions face à un choc majeur : cela représenterait un écart de près de 47 à 57 dollars par baril par rapport à l’hypothèse budgétaire.

En 2025, la facture énergétique (importations des produits énergétiques) a atteint 13,3 milliards de dinars (4,6 milliards USD) pour une moyenne du prix du brut de 69 $/baril. Sur la base de cette référence, la projection simplifiée proportionnelle au prix du baril donne un surcout annuel de cette facture qui pourrait se chiffrer en ordre de grandeur à 7,9 milliards de dinars pour un brut à 110 dollars et à 9,7 milliards de dinars pour un brut à 120 dollars.

Toutefois, le problème ne se limite pas à cette facture. Un pétrole à 110–120 dollars exercerait simultanément une pression sur les subventions énergétiques, le déficit budgétaire, la balance commerciale, les réserves en devises et l’inflation. Il renchérirait également les coûts de transport, de production et indirectement de l’électricité.

 

Un pétrole à 110–120 dollars exercerait simultanément une pression sur les subventions énergétiques, le déficit budgétaire, la balance commerciale, les réserves en devises et l’inflation.

 

Autrement dit, pour une économie comme celle de la Tunisie, un pétrole durablement à 110–120 dollars ne serait pas simplement un problème de prix à la pompe, ce serait un véritable choc macroéconomique.

C’est précisément pourquoi l’accélération des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, de la substitution du gaz et du pétrole et de la réduction de notre dépendance énergétique doit être considérée non seulement comme une politique climatique, mais comme une politique de souveraineté économique et de protection contre les chocs extérieurs.

 

Quel est aujourd’hui le principal problème : le prix du pétrole ou la baisse de la production nationale ?

Je dirais que la hausse des prix du pétrole est le problème immédiat, mais que la baisse de la production nationale est le problème structurel le plus préoccupant.

La Tunisie est prise dans un véritable effet de ciseaux : nous produisons de moins en moins d’hydrocarbures alors que nos besoins restent importants. En 2025, le déficit énergétique a atteint 6,3 Mtep contre 5,3 Mtep en 2024, suite à la baisse à la fois de la production nationale de pétrole brut de 12 %, et de celle du gaz naturel de 8% engendrant une détérioration du taux d’indépendance énergétique qui est tombé à environ 35 %, contre 41 % en 2024.

 

Je considère que le véritable problème de fond n’est pas seulement le prix du baril, c’est notre dépendance croissante aux importations d’énergie.

 

 

 

 

Lorsque le prix international du pétrole augmente, cette baisse de production devient beaucoup plus coûteuse, parce que chaque baril de pétrole et de m3 de gaz naturel que nous ne produisons plus, doivent être remplacés par un baril ou un produit énergétique importé et payé en devises. C’est pourquoi je considère que le véritable problème de fond n’est pas seulement le prix du baril, c’est notre dépendance croissante aux importations d’énergie.

Le prix du pétrole à 110 ou 120 dollars constituerait un choc. Mais une production nationale qui continue à baisser transforme chaque nouveau choc pétrolier en une vulnérabilité encore plus forte pour la balance commerciale, les finances publiques et la sécurité énergétique du pays.

La priorité devrait donc être double : enrayer, lorsque cela est économiquement et techniquement justifié, le déclin de la production nationale, mais surtout réduire rapidement la dépendance aux hydrocarbures importés à travers les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’électrification et la diversification du mix énergétique.

 

La Tunisie peut-elle encore augmenter rapidement sa production ?

La Tunisie dispose encore d’un potentiel d’exploration et de développement et peut encore augmenter sa production d’hydrocarbures, mais il faut être réaliste : elle ne pourra pas le faire suffisamment rapidement pour résoudre à elle seule notre problème de dépendance énergétique. Il faut savoir qu’une remontée significative de la production pétrolière et gazière nécessite des investissements, de l’exploration, des forages et surtout du temps (plusieurs années). Les données récentes montrent d’ailleurs que la production pétrolière et gazière reste sur une trajectoire baissière : elle est d’environ 1,49 million de tonnes à fin juin 2026contre 1,65 million de tonnes au cours de la même période de 2025, soit un recul de 10 % sur un an.

Nous avons encore des champs à optimiser, des puits à réactiver, des ressources à développer et surtout un potentiel d’exploration qui mérite d’être mieux valorisé. L’ETAP continue à promouvoir les blocs libres, mais l’attraction des compagnies pétrolière et l’augmentation du nombre des permis nécessite une révision de la stratégie d’exploration.

 

Les données récentes montrent d’ailleurs que la production pétrolière et gazière reste sur une trajectoire baissière : elle est d’environ 1,49 million de tonnes à fin juin 2026contre 1,65 million de tonnes au cours de la même période de 2025, soit un recul de 10 % sur un an.

 

À très court terme, nous pouvons donc rechercher quelques gains de production à travers l’optimisation des champs existants, les workovers et de nouveaux forages de développement. Mais pour obtenir une augmentation vraiment significative, il faut relancer l’exploration et accélérer la mise en développement des découvertes. Or, entre l’exploration et la première production, il faut généralement plusieurs années. Il faut donc éviter une illusion : nous ne pouvons pas compter sur une remontée rapide de la production pétrolière pour compenser notre dépendance croissante aux importations.

Je pense que la bonne stratégie est double : d’une part, exploiter de manière plus efficace et plus attractive notre potentiel national d’hydrocarbures en produisant davantage là où cela est économiquement rentable ; d’autre part, réduire structurellement notre consommation d’hydrocarbures importés grâce à l’accélération de notre transition énergétique.

 

Faut-il revoir la stratégie d’exploration et d’investissement dans les hydrocarbures ?

Oui, je pense qu’il faut revoir notre stratégie, mais pas nécessairement dans le sens de chercher des hydrocarbures à tout prix. Il faut plutôt passer à une stratégie d’exploration plus active, plus sélective et beaucoup plus efficace.

Le constat est clair : notre production nationale de pétrole et de gaz continue de baisser et, en parallèle, l’activité d’exploration reste insuffisante. En 2025, le nombre de permis est tombé à 12 (contre 54 en 2010), aucun puits d’exploration n’a été foré et aucune nouvelle découverte n’a été réalisée. Nous ne pouvons pas durablement accepter que la production baisse sans renouveler suffisamment nos réserves.

A mon sens, la revue de la stratégie devrait reposer sur cinq priorités.

– Premièrement, relancer l’exploration, notamment à travers : l’amélioration de la qualité et de la fiabilité des données géologiques et géophysiques et de nouveaux programmes sismiques et la facilitation de l’accès des données aux investisseurs potentiels en mettant à leur disposition un site approprié géré par ETAP, et ce pour une meilleure promotion des blocs libres.

– Deuxièmement, mieux cibler les investissements sur les zones présentant le meilleur potentiel économique et le meilleur délai de mise en production, sans exclure la possibilité d’explorer les hydrocarbures non conventionnels, compte tenu des réserves annoncées mais non encore confirmées.

– Troisièmement, accélérer le développement des découvertes et optimiser les champs existants : nouveaux puits, workovers, récupération améliorée et valorisation du gaz associé.

– Quatrièmement, améliorer l’attractivité du secteur en donnant davantage de visibilité aux investisseurs, en simplifiant et en accélérant les procédures et en améliorant la gouvernance du secteur, à travers l’adaptation de la fiscalité pétrolière au potentiel pétrolier modeste de la Tunisie, notamment par la révision du Code des Hydrocarbures afin de rendre la Tunisie compétitive avec d’autres pays. Nous devons redevenir capables d’attirer des investissements et des partenaires disposant des technologies et des capacités financières nécessaires.

 

Il faut avoir à l’esprit qu’au niveau mondial, on assiste à une transformation progressive du système énergétique global et que d’ici 2050, le rôle des hydrocarbures sera profondément transformé.

 

– La cinquième priorité qui est fondamentale c’est de considérer la revue de cette stratégie non pas comme une alternative à la transition énergétique, mais plutôt avec des objectifs complémentaires : exploiter de manière rationnelle et économiquement efficace nos ressources nationales d’hydrocarbures, tout en utilisant la période de transition et en optant pour son accélération afin de réduire rapidement notre dépendance aux hydrocarbures importés grâce aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique et à l’électrification des usages.

Par ailleurs, il faut avoir à l’esprit qu’au niveau mondial, on assiste à une transformation progressive du système énergétique global et que d’ici 2050, le rôle des hydrocarbures sera profondément transformé. Le pétrole et le gaz naturel seraient moins utilisés comme source d’énergie brute, davantage intégrés dans des systèmes énergétiques décarbonés, intelligents et diversifiés. Ils ne seraient plus l’épine dorsale du système énergétique, mais resteront un pilier d’appoint, à condition d’être correctement transformés et décarbonés.

L’article Ezzedine Khalfallah : « Un baril à 120 dollars coûterait près de 10 milliards de dinars à la Tunisie » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie, son sel et son pétrole | Que vaut une souveraineté sans capacité ?

10. September 2026 um 08:45

Entre posséder une ressource et en maîtriser la valeur ajoutée, il existe tout un monde : celui des compétences, de la technologie, du financement et de la capacité à décider. Aujourd’hui, la Tunisie parle à nouveau de souveraineté et de nationalisation des richesses. Cette fois c’est le pétrole qui revient au centre des imaginaires politiques, comme hier le sel. Mais que vaut une propriété qui ne parvient pas à transformer une ressource en richesse pour elle-même ? (Photo: Marais salant à Monastir).

Manel Albouchi *

Il y a un mot qui revient dans une société lorsqu’une blessure collective cherche à se dire : «souveraineté». Ce mot n’est jamais strictement économique : il charrie le sentiment d’avoir été dépossédé, et cette douleur de voir partir ailleurs une valeur produite ici.

Lorsque ce poids devient trop lourd, une réponse simple s’impose parfois au corps social : reprendre. Mais reprendre quoi ? Et surtout : reprendre comment ?

Le 26 juillet 1956, à Alexandrie, Gamal Abdel Nasser annonce la nationalisation du canal de Suez. L’événement est devenu un symbole mondial de souveraineté, mais il serait trompeur d’en faire une réussite simple : la nationalisation fut suivie d’une crise internationale majeure et d’une intervention militaire franco-britannique et israélienne.

Une idée demeure pourtant : la décision politique ne pouvait pas rester au niveau du discours. Il fallait prendre le contrôle de l’infrastructure et assurer la continuité du trafic. L’État ne disait pas seulement «c’est à nous» ; il devait démontrer qu’il était capable de le faire fonctionner. C’est peut-être là la véritable leçon de Suez : le passage difficile de la propriété proclamée à la capacité opérationnelle.

Le cas du sel tunisien pose une question similaire. La convention avec Cotusal remonte à 1949, renouvelée en 1999 puis en 2014, dans un cadre régulièrement contesté. En 2018, son capital était détenu à 65 % par des intérêts étrangers et à 35 % par des intérêts tunisiens. En 2019, le gouvernement décide de ne pas prolonger la convention au nom de l’intérêt national.

Le geste est politiquement fort. Mais une question commence après l’annonce : qu’avons-nous réellement repris ? Mettre fin à une convention n’est pas encore maîtriser une filière. «La propriété privée nous a rendus si sots et si bornés qu’un objet n’est nôtre que lorsque nous l’avons», écrivait Karl Marx, dans ses ‘‘Manuscrits de 1844’’.

Or, le sel ne devient réellement «à nous» que lorsque nous développons la capacité technologique et organisationnelle de le transformer nous-mêmes.

Que peut l’Etap ?

Quant au pétrole, l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (Etap) existe précisément pour porter cette capacité nationale. Le débat actuel ne devrait pas rejouer le scénario du sel — proclamer une reprise avant de mesurer le chantier — mais interroger ce que l’Etap a réellement les moyens de faire : négocier des associations plus favorables, exiger davantage de transfert de technologie, former des ingénieurs capables de piloter l’exploration et la production.

Car une compétence ne devient une capacité nationale que lorsqu’elle est transmise, exercée et assumée. Il ne suffit pas de former des ingénieurs : encore faut-il que les savoirs soient capitalisés et que l’organisation sache transformer l’expertise individuelle en intelligence collective. C’est l’un des objets de la psychologie organisationnelle : confiance, transmission, coopération, leadership.

Le sel a montré qu’une décision de souveraineté ouvre parfois un chantier immense. Le pétrole offre peut-être l’occasion inverse : préparer avant de reprendre.

Des voix politiques réclament encore la «nationalisation des richesses». Pourtant, aucune décision officielle n’a été annoncée, et la production continue de reculer : environ 109 000 tonnes en janvier 2025, soit 12 % de moins qu’un an plus tôt. La question n’est pas simplement de savoir si le pétrole est tunisien, mais quelle part de la valeur qu’il génère reste réellement en Tunisie.

Entre souveraineté nominale et souveraineté effective

Le pétrole n’est pas un objet que l’on possède ou non, c’est une chaîne : explorer, forer, transformer, négocier, former, innover. À chaque étape, la valeur créée peut être captée localement, partagée, ou transférée à l’extérieur.

Juridiquement, la ressource appartient au pays. Économiquement, une partie importante de la richesse peut lui échapper. L’enjeu n’est donc pas seulement la propriété du gisement, mais la part de valeur ajoutée créée, captée et réinvestie localement : en amont, dans les clauses de transfert de compétence négociées avec les opérateurs internationaux ; en aval, dans la capacité à transformer plutôt qu’à exporter brut ; entre les deux, dans une formation d’ingénieurs qui s’enracine localement.

Il faut ici distinguer deux choses. La souveraineté juridique donne le droit de décider : signer, rompre un contrat, nationaliser. La souveraineté effective donne les moyens de faire : choisir avec qui travailler et à quelles conditions.

La souveraineté ne signifie pas nécessairement l’autarcie, ni tout faire seul. C’est peut-être cette nuance qui manque à notre débat : le choix n’est pas entre fermer la porte au monde ou remettre les clés de la maison à l’autre. Il existe une troisième voie : coopérer sans abandonner progressivement la capacité d’apprendre.

Ce que nous ne regardons pas

Il est toujours plus facile de regarder à l’extérieur : l’investisseur, l’entreprise étrangère, le contrat. Nous regardons moins nos ingénieurs, nos chercheurs, notre mémoire institutionnelle.

Pourtant, la première matière première d’une économie moderne est peut-être la compétence, et une souveraineté fondée sur la compétence suppose aussi de savoir la retenir. Former un ingénieur pour le voir partir faute de perspectives, c’est parfois exporter silencieusement une partie de notre capacité future. Ici encore, l’économie rencontre la psychologie : retenir les talents dépend aussi de reconnaissance, d’autonomie et de la possibilité de se projeter dans une organisation.

Une nation peut disposer de pétrole et d’institutions ; si elle ne parvient pas à transmettre ces savoirs, sa souveraineté restera partielle.

Le désir de nationalisation ne doit pas être caricaturé : il exprime une aspiration légitime à la justice et à l’autonomie. Mais ce désir doit rencontrer le principe de réalité ; rompre un contrat sans préparation industrielle peut produire une victoire symbolique et une défaite économique différée.

La vraie question n’est donc pas de choix mais de construction : des compétences, une expertise, une mémoire institutionnelle, une part croissante de valeur ajoutée tunisienne. Une position mature ne dit pas «nous n’avons besoin de personne», mais : «nous pouvons travailler avec vous sans devenir incapables de travailler sans vous.»

Entre désir et réalité, reprendre la valeur

C’est ici que la nationalisation du canal de Suez devient plus qu’un événement historique : une question adressée à toutes les nations qui cherchent leur indépendance. Veulent-elles posséder leurs ressources, ou construire la capacité de les transformer en richesse ? La différence est immense : celle qui sépare une propriété d’une stratégie.

Notre véritable richesse ne se trouve peut-être ni sous la terre, ni dans la mer, mais dans notre capacité à transformer ce que nous avons en valeur ajoutée, à en retenir une part significative, et à la réinvestir dans nos compétences et nos générations futures.

Alors la question n’est peut-être pas : «à qui profite notre pétrole ?», mais : «quelle valeur sommes-nous capables d’en créer, quelle part sommes-nous capables d’en retenir, et que sommes-nous capables d’en faire ? » C’est là que commence la véritable souveraineté.

* Psychothérapeute intégrative et consultante en psychologie organisationnelle

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Tunisie – USA : AFRICOM finance la réhabilitation stratégique d’un entrepôt pharmaceutique au Bardo

10. September 2026 um 08:07

Un chantier de remise en état d’un entrepôt de stockage de médicaments et de vaccins du ministère de la Santé a été officiellement lancé le mercredi 9 septembre 2026 au Bardo. Ce projet, financé par le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), vise à renforcer la résilience du système sanitaire tunisien face aux urgences.

L’inauguration et la pose symbolique de la première pierre se sont déroulées en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, du directeur général de la santé, Walid Naïja, ainsi que de responsables du ministère et de l’armée américaine.

Menée dans le cadre du programme d’assistance humanitaire d’AFRICOM, cette opération permettra de transformer le site en un centre de stockage haute sécurité. L’entrepôt sera doté d’équipements de régulation thermique et hygrométrique, de dispositifs de traitement de l’air, de chambres froides modernes et de nouveaux locaux administratifs pour la conservation optimale des médicaments, vaccins et réactifs de laboratoire.

Selon le major Anh Ky Pan (AFRICOM), cette initiative s’inscrit dans un plan plus large de modernisation de cinq installations médicales clés au Bardo, garantissant un acheminement rapide des secours en cas de catastrophe naturelle, de crise sanitaire ou d’épidémie.

Partenariat bilatéral et immersion académique

Outre la consolidation des infrastructures de santé publiques, ce projet intègre une dimension pédagogique en associant des étudiants de l’École nationale d’architecture et d’urbanisme (ENAU) et d’autres universités tunisiennes, impliqués en tant que stagiaires sur le chantier.

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