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Mahdia | Libération des jeunes arrêtés lors des manifestations de Borj Erras

14. August 2026 um 22:59

Il a été décidé dans la soirée de ce vendredi 14 août 2026 de libérer toutes les personnes arrêtées (dont des mineurs) suite aux dernières manifestations à Borj Erras à Mahdia.

Cette décision apporte un soulagement collectif important au sein de la population locale et de la société civile, qui s’étaient mobilisées activement pour réclamer la remise en liberté des protestataires interpellés après des manifestations visant à dénoncer les coupures répétées et prolongées de l’approvisionnement en eau potable dans la région.

Plusieurs associations, et à leur tête la section régionale de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, avaient fermement dénoncé l’arrestation des manifestants « qui s’étaient rassemblés pour une revendication sociale essentielle », rappelant que l’accès à l’eau potable est « un droit humain fondamental lié à la dignité et à la santé des citoyens ».

D’autre part, des sources font état d’arrestations liées à des actes de violence. Selon le chroniqueur Riadh Jrad, neuf personnes ont été interpellées après avoir notamment caillassé les forces de l’ordre, provoquant des blessés et des dégâts matériels.

De son côté le président de la LTDH a confirmé, ce soir via un post publié sur sa page Facebook, la libération de tous les manifestants.

Y. N.

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La peine de Ghassen Boughdiri confirmée en appel

14. August 2026 um 21:45

La Coordination pour l’action commune pour la Palestine en Tunisie a vivement condamné, ce vendredi 14 août 2026, la confirmation en appel d’une peine de sept mois de prison à l’encontre de Ghassen Boughdiri.

​Selon le communiqué rendu public par la Coordination, cette peine de prison ferme a été confirmée sans qu’aucune plaidoirie ne soit tenue, ajoutant que l’arrestation et les poursuites contre Ghassen Boughdiri font suite à sa participation à des manifestations pacifiques visant à dénoncer l’implication des entreprises commerciales associées à l’occupation et à soutenir la campagne de boycott dans le cadre de la solidarité avec la Palestine.

​La coordination dénonce une décision de justice qualifiée de politique et accuse l’État tunisien de « réprimer le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien tout en renonçant à criminaliser la normalisation avec Israël ».

​Saluant la mémoire des luttes historiques du peuple tunisien pour la cause palestinienne, la Coordination réclame « la libération immédiate et sans condition de Ghassan Boughdiri ainsi que la fin des poursuites engagées contre lui et contre l’ensemble des militants de la cause palestinienne en Tunisie ».

Y. N.

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CNCI | Prolongation du délai de dépôt des candidatures aux Oscars

14. August 2026 um 21:22

Le Centre ntional du cinéma et de l’image (CNCI) informe l’ensemble des professionnels souhaitant soumettre un film pour représenter la Tunisie dans la catégorie « Meilleur film international » de la 99e cérémonie des Oscars, qu’il a été décidé de prolonger le délai de dépôt des candidatures.

La nouvelle date limite de dépôt des dossiers est fixée au vendredi 21 août 2026 à 13h30. Au bureau d’ordre du CNCI.

Les dossiers de candidature doivent être accompagnés des documents attestant de l’éligibilité du film à la compétition, conformément aux critères établis par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (Oscars).

Pour toute information complémentaire : service.communication@cnci.tn
Pour consulter le règlement relatif à la catégorie « Meilleur film international ».

CNCI

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Drame d’El Mourouj 1 | Nouvelles rassurantes sur la santé de la fillette rescapée

14. August 2026 um 20:40

Grièvement blessée lundi dernier El Mourouj 1 après avoir été jetée par son propre père du troisième étage d’un immeuble résidentiel, l’état de santé de la fillette de trois ans connaît une amélioration.

C’est ce qu’a indiqué une source, citée ce vendredi 14 août 2026 par Mosaïque FM, en précisant que la fillette rescapée de ce drame est toujours hospitalisée mais que son pronostic vital n’est plus engagé.

Pour rappel, le père avait jeté ses deux filles du 3ᵉ étage. La plus jeune, âgée d’à peine 6 mois, est morte sur le coup, alors que sa sœur a été grièvement blessée.

Sur le plan judiciaire, le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Ben Arous a ordonné, en milieu de semaine, le placement en détention du père mis en cause.

Cette décision intervient à l’issue de son audition et de ses aveux, alors que l’enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame.

Y. N.

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Arbitrage : Néji Jouini revient aux commandes

14. August 2026 um 20:14

À quelques jours du coup d’envoi de la nouvelle saison de Ligue 1, Néji Jouini fait son retour à la tête de l’arbitrage tunisien. La Fédération tunisienne de football a officialisé, vendredi 14 août, sa nomination au poste de superviseur général de la Direction nationale de l’arbitrage, une fonction qu’il avait déjà occupée avant de démissionner, avec l’ensemble de son équipe, en octobre 2024 sur fond de grave crise financière et de colère des arbitres.

Un retour moins de deux ans après son départ

Néji Jouini avait été nommé une première fois superviseur général de l’arbitrage tunisien le 30 janvier 2024. Il avait ensuite pris la tête de la Direction nationale de l’arbitrage dans sa nouvelle configuration, avec notamment Youssef Srairi comme directeur et Mourad Ben Hamza chargé du développement, de la formation et de la technologie VAR.

Mais son expérience avait tourné court. Le 8 octobre 2024, Néji Jouini et l’ensemble des membres de la DNA avaient présenté leur démission collective.

Pourquoi Néji Jouini avait-il démissionné ?

La décision était principalement liée à l’accumulation des difficultés financières et à l’absence de solutions pour régler la situation des arbitres.

Dans son communiqué de l’époque, la Direction nationale de l’arbitrage dénonçait notamment des promesses non tenues et l’absence de perspectives pour améliorer les conditions financières du corps arbitral. La crise avait d’ailleurs conduit à un mouvement de grève des arbitres, alors que plusieurs indemnités et arriérés restaient impayés.

Le comité de normalisation de la FTF avait finalement accepté cette démission collective et désigné Mourad Daâmi pour prendre la relève à la tête de la DNA.

Jouini succède cette fois à Djamel Haimoudi

Son retour intervient dans un contexte différent. La FTF a choisi de confier de nouveau la supervision générale de la DNA à Néji Jouini, après le retrait de l’Algérien Djamel Haimoudi.

Cette nomination intervient également à quelques jours seulement du démarrage du championnat de Ligue 1 2026-2027, prévu les 22 et 23 août.

La question de l’arbitrage s’annonce déjà comme l’un des dossiers majeurs de la saison. Le porte-parole de la FTF, Belhassen Bessamra, a d’ailleurs confirmé que les rencontres du championnat seront disputées avec l’assistance vidéo à l’arbitrage.

Un retour face aux vieux défis de l’arbitrage tunisien

Le retour de Néji Jouini a donc un goût particulier : il retrouve pratiquement le même poste qu’il avait quitté moins de deux ans auparavant, faute de solutions aux difficultés financières et structurelles qui paralysaient alors le secteur.

Cette fois, il revient dans un contexte marqué par la présence annoncée de la VAR et avec la mission de superviser une Direction nationale de l’arbitrage appelée à retrouver de la stabilité et de la crédibilité.

Reste à savoir si les problèmes qui avaient poussé Néji Jouini à jeter l’éponge en octobre 2024 ont réellement été surmontés.

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Rentrée 2026-2027 : 67 MD et une course contre la montre

14. August 2026 um 20:05

À quelques semaines de la rentrée scolaire, universitaire et de la formation professionnelle, le gouvernement tunisien accélère les préparatifs. Réunie vendredi 14 août sous la présidence de Sarra Zaâfrani Zenzri, une réunion ministérielle restreinte a passé en revue l’état de préparation des différents secteurs, avec notamment 67 millions de dinars supplémentaires consacrés aux aides sociales, la lutte contre la surcharge des classes, le renforcement du transport et la garantie de la disponibilité des fournitures scolaires.

67 millions de dinars pour soutenir les familles

C’est l’une des principales mesures annoncées à l’issue de ce conseil. Une enveloppe supplémentaire de 67 millions de dinars a été affectée au programme d’aides sociales à l’occasion de la rentrée 2026-2027.

Cette enveloppe doit permettre d’accorder des aides financières et en nature aux familles pauvres et à revenus modestes afin de les aider à faire face aux dépenses liées à la rentrée. Les élèves concernés devraient également bénéficier de la gratuité du transport.

Le gouvernement entend ainsi renforcer le principe de l’égalité des chances et soutenir les familles dans un contexte où le coût de la rentrée constitue chaque année une charge importante pour de nombreux ménages.

Classes surchargées et établissements : les chantiers à accélérer

La réunion a également mis l’accent sur la nécessité de réduire la surcharge dans les salles de classe et d’améliorer la répartition des élèves entre les établissements.

Le gouvernement prévoit, dans ce cadre, de poursuivre les extensions et les créations d’établissements nécessaires afin d’améliorer les conditions d’enseignement et de réduire les déséquilibres entre les différentes régions.

La Cheffe du gouvernement a également appelé à accélérer les travaux de construction, d’aménagement et de maintenance des établissements scolaires et de formation. L’objectif est d’assurer leur pleine disponibilité avant la rentrée, notamment en matière d’équipements et d’approvisionnement régulier en eau potable, selon un communiqué de la Présidence du Gouvernement.

Transport, hébergement et sécurité au cœur des préparatifs

La question du transport scolaire et universitaire figure également parmi les priorités.

Des programmes anticipatifs doivent être mis en œuvre pour renforcer la flotte, améliorer la programmation des trajets et mieux répondre aux besoins des élèves, étudiants et stagiaires. Les autorités prévoient également de renforcer la sécurité routière ainsi que la présence sécuritaire aux abords des établissements et sur les routes qui y mènent.

Pour les étudiants et les stagiaires, les préparatifs concernent aussi l’hébergement, la restauration et l’amélioration des différents services destinés à la vie universitaire.

Livres et cahiers : garantir l’approvisionnement et lutter contre la spéculation

Autre dossier particulièrement sensible à l’approche de la rentrée : la disponibilité des fournitures scolaires.

Le gouvernement insiste sur la nécessité de garantir la disponibilité du livre scolaire et du cahier subventionné, dans les délais et en quantités suffisantes, tout en maintenant leurs prix et en veillant à leur qualité.

Les autorités annoncent également vouloir mieux contrôler les circuits de distribution et lutter contre les pratiques de spéculation et de monopole afin de préserver le pouvoir d’achat des familles.

Plus de numérique pour suivre la scolarité

La rentrée 2026-2027 devra également s’appuyer davantage sur la numérisation des services scolaires.

Le gouvernement prévoit de développer et d’élargir l’utilisation du système d’information « Vie scolaire », accessible notamment à travers la plateforme viescolaire.education.tn, ainsi que les procédures d’inscription à distance.

L’objectif est de simplifier les démarches, d’améliorer le suivi du parcours scolaire des élèves et de renforcer la gouvernance des établissements.

Santé mentale, inclusion et lutte contre la violence

Au-delà des questions matérielles, le conseil ministériel a accordé une place importante aux conditions de vie au sein des établissements.

Les programmes de santé scolaire doivent être renforcés à travers les examens, la vaccination, les premiers secours, la prévention et l’accompagnement sanitaire et psychologique.

Le gouvernement prévoit également de soutenir l’éducation inclusive et les programmes d’intégration scolaire destinés aux élèves en situation de handicap ou confrontés à des difficultés et troubles de l’apprentissage.

La prévention de la violence et des nouveaux phénomènes affectant le milieu scolaire figure aussi parmi les priorités annoncées.

La formation professionnelle comme passerelle vers l’emploi

La formation professionnelle occupe également une place importante dans la stratégie présentée par le gouvernement.

L’objectif affiché est de renforcer son intégration dans le système national d’éducation et de formation et d’en faire un véritable pont vers le marché du travail. Cela passe notamment par l’amélioration de la qualité des formations, une meilleure adaptation des spécialités aux besoins de l’économie et le développement des stages pratiques.

Le gouvernement entend également encourager le développement des compétences et consolider le principe de la formation tout au long de la vie.

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L’ANCS alerte sur une vague de piratages de comptes Facebook

14. August 2026 um 20:05

L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) alerte sur une vague de tentatives de piratage ciblées sur les utilisateurs de Facebook.

Cette vague d’attaques vise à subtiliser les codes de sécurité des victimes qui sont contactées par les cybercriminels directement par appel téléphonique, SMS ou encore par mail. Ces derniers prétendent avoir envoyé un code de vérification à la victime « par erreur » et lui demandent de le leur communiquer d’urgence.

En réalité, le pirate a initié une procédure de réinitialisation du mot de passe sur le compte Facebook de la victime. Le code reçu par SMS ou e-mail est l’unique barrière protégeant le compte, prévient l’ANCS.

« Dès que la victime transmet ce code de vérification, le pirate s’empare immédiatement de son compte Facebook et modifie le mot de passe, verrouillant ainsi l’accès à son propriétaire légitime », lit-on encore dans le communiqué qui appelle à la prudence et à ne jamais communiquer ni partager un code de vérification

Et de souligner : « Un code reçu par SMS ou e-mail est strictement confidentiel. Aucun service légitime ne vous demandera de lui transmettre un tel code ».

Y. N.

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Services publics : 34 maisons de services numériques achevées dans 21 gouvernorats

14. August 2026 um 19:53

La Tunisie poursuit la numérisation de ses services administratifs. La présidence du gouvernement a annoncé l’achèvement de 34 maisons de services numériques dans 21 gouvernorats, entre décembre 2025 et fin juin 2026. Ces structures, destinées à rapprocher l’administration des citoyens, devraient bénéficier à plus de 900 000 personnes, notamment dans les régions où l’accès aux services publics reste insuffisant.

Une maison de services numériques, c’est quoi exactement ?

Les maisons de services numériques sont des espaces de proximité conçus pour rassembler en un même lieu plusieurs services administratifs accessibles grâce aux outils numériques.

L’objectif est d’éviter aux citoyens de multiplier les déplacements d’une administration à une autre, parfois sur plusieurs kilomètres, pour accomplir différentes démarches. Ces structures permettent ainsi de faciliter l’accès aux services publics, en particulier pour les habitants des zones intérieures ou des quartiers où l’offre administrative demeure limitée.

Concrètement, le principe repose sur la mise à disposition d’un espace équipé, connecté au réseau et encadré par des agents qualifiés, afin d’accompagner les citoyens dans l’accès aux services administratifs prioritaires et aux procédures numérisées.

34 structures pour plus de 900 000 citoyens

Selon la direction générale des réformes et des études administratives prospectives relevant de la présidence du gouvernement, le programme pilote a permis la création de 34 maisons de services numériques réparties dans 21 gouvernorats, rapporte l’Agence TAP.

Plus de 900 000 citoyens sont concernés par ce projet, parmi lesquels les habitants de Hrairia, à Tunis.

Le choix des municipalités retenues n’a pas été laissé au hasard. La présidence du gouvernement précise que les candidatures ont été examinées sur la base de deux critères principaux : un taux de couverture des services administratifs prioritaires inférieur à 40 %, ainsi que la capacité des municipalités à fournir les conditions nécessaires au fonctionnement de ces structures.

Cela comprend notamment la disponibilité d’un local aménagé, d’une connexion au réseau et d’agents capables d’assurer l’accompagnement des usagers.

Des zones encore en attente

Le déploiement du programme n’a toutefois pas couvert l’ensemble des zones concernées par les demandes des citoyens et des élus.

Dans sa réponse à des questions écrites de députés, publiée sur la page officielle de l’Assemblée des représentants du peuple, la présidence du gouvernement a cité plusieurs zones qui ne figurent pas encore parmi les bénéficiaires, notamment Mounoum à El Ouardia, Kram El Gharbi, El Omrane, El Omrane Supérieur et la délégation de Deggueche.

Leur situation devrait être examinée dans le cadre du nouveau programme couvrant la période 2027-2030, actuellement en cours d’élaboration après l’évaluation de cette première expérience.

Réduire la distance entre le citoyen et l’administration

Au-delà de la seule numérisation, le projet répond à une difficulté très concrète : celle de l’éloignement des services publics.

Pour de nombreux citoyens, une démarche administrative peut encore nécessiter plusieurs déplacements, des files d’attente et le recours à différentes administrations. L’idée des maisons de services numériques est donc de centraliser l’accès à plusieurs prestations dans un espace unique, tout en accompagnant les personnes qui ne maîtrisent pas nécessairement les outils numériques.

Le projet s’inscrit ainsi dans une logique de modernisation de l’administration, mais aussi de réduction des inégalités territoriales dans l’accès aux services publics.

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Météo | Tunisie : Des pluies orageuses locales attendues cette nuit

14. August 2026 um 19:47

Des cellules orageuses accompagnées de pluies locales sont attendues pour cette nuit sur plusieurs régions du pays, avant le retour d’un ciel dégagé.

C’est ce qu’annonce l’Institut national de la météorologie (INM), en précisant que des orages locaux accompagnés de pluies toucheront l’ouest, le nord et le centre du pays, ainsi que les régions de Sfax et du Sahel.

Le ciel deviendra ensuite peu nuageux sur l’ensemble du territoire avec des vents relativement forts dans le Sud-Ouest, et faible à modéré sur le reste des régions.

Pour les températures, l’INM prévoit des nocturnes variant entre 27°C et 32°C, avec une hausse dans le sud-ouest, où le mercure atteindra les 34°C.

Y. N.

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Conseil supérieur de l’Education : L’ancien ministre Mohamed Ali Boughdiri nommé secrétaire général

14. August 2026 um 18:43

L’ancien ministre de l’Éducation, Mohamed Ali Boughdiri, a été chargé des fonctions de secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. Sa nomination, publiée ce vendredi 14 août au Journal officiel de la République tunisienne, intervient à quelques jours de la séance inaugurale de cette nouvelle institution, appelée à jouer un rôle central dans l’évaluation et la réforme des politiques éducatives et de formation en Tunisie.

Mohamed Ali Boughdiri, du syndicalisme à la gouvernance de l’éducation

Cette nomination marque une nouvelle étape dans le parcours de Mohamed Ali Boughdiri, figure issue du mouvement syndical et ancien responsable de l’UGTT.

Avant son entrée au gouvernement, il avait notamment occupé les fonctions de secrétaire général de l’Union régionale du travail de Ben Arous, puis de secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé. Son parcours l’avait ensuite conduit au ministère de l’Éducation, dont il avait pris la tête en janvier 2023.

Il avait occupé ce portefeuille pendant plus d’un an, jusqu’à son départ du gouvernement en avril 2024. Son retour dans le domaine de l’éducation, cette fois au sein du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, lui permet ainsi de retrouver un secteur qu’il connaît déjà de l’intérieur.

Une nomination officialisée au Journal officiel

Mohamed Ali Boughdiri a été nommé secrétaire général en vertu du décret n°2026-203 du 12 août 2026, relatif à la nomination des membres de la Haute Instance du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Le même décret désigne également Tijani Gmati, Youssef Ben Othmen, Chiraz Stanbouli, Rim Aribi, Kamel Hnid, Mohamed Habib Allani et Mohamed Seifallah Ben Abderrazak comme membres de la Haute Instance.

Ces nominations s’inscrivent dans le processus de finalisation de la composition du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, institué par le décret n°2 de 2024 du 16 septembre 2024, à la suite de la consultation nationale consacrée à la réforme du système éducatif.

Une institution appelée à repenser l’ensemble du système

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement ne se limite pas à l’enseignement scolaire. Ses missions couvrent un champ beaucoup plus large, allant de l’éducation à l’enseignement supérieur, en passant par la recherche scientifique, la formation professionnelle et les politiques liées à l’emploi.

L’institution est notamment appelée à évaluer les différents systèmes existants et à contribuer à l’élaboration de réformes dans des secteurs considérés comme stratégiques pour l’avenir du pays.

Son organisation administrative et financière avait déjà été fixée par le décret n°246 de 2025 du 8 mai 2025. Avec la désignation de ses membres et de son secrétaire général, le Conseil entre désormais dans une phase concrète de mise en place.

Une séance inaugurale prévue lundi

Un autre décret, le n°2026-205 du 12 août 2026, prévoit la convocation des membres du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement pour sa séance inaugurale, prévue le lundi 17 août 2026.

Cette première réunion devrait ainsi marquer le véritable démarrage des travaux de cette institution, alors que les questions liées à la réforme de l’école, à l’enseignement supérieur, à la formation et à l’adéquation entre les cursus et le marché de l’emploi restent au cœur des défis du pays.

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Ligue 1 : L’ES Métlaoui menace de déclarer forfait, faute de moyens financiers

14. August 2026 um 18:17

A quelques jours du coup d’envoi de la saison 2026-2027 de Ligue 1, l’ES Métlaoui tire la sonnette d’alarme. Le club a annoncé, ce vendredi 14 août, que son équipe senior n’était pas en mesure de participer au championnat en raison d’une absence totale de soutien financier, dénonçant le désengagement des autorités et des institutions concernées depuis plusieurs mois. Une situation qui fait planer une sérieuse incertitude sur la tenue de son premier match face au Club Africain.

Une crise financière devenue insurmontable

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, le comité directeur de l’ES Métlaoui explique que le club fait face à une crise financière profonde, qui ne lui permet plus d’assurer les conditions minimales nécessaires à la préparation et au lancement de la nouvelle saison, prévu les 22 et 23 août.

Les dirigeants évoquent une absence totale de soutien financier depuis la saison dernière ainsi qu’un désengagement des autorités de tutelle et des institutions appelées à accompagner le club. Selon le communiqué, plusieurs engagements n’auraient pas été honorés depuis plus de dix mois.

Le club dénonce une « marginalisation systématique »

L’ES Métlaoui ne cache pas son exaspération. Son comité directeur dénonce une « marginalisation systématique » et des entraves qui auraient progressivement paralysé le fonctionnement du club, le privant des moyens indispensables à son activité.

Après avoir, selon ses dirigeants, épuisé toutes les solutions à l’amiable pour tenter d’assurer le démarrage de la saison, le club affirme désormais ne plus être en mesure d’engager son équipe senior dans la compétition.

Un premier match contre le Club Africain déjà compromis ?

La situation intervient à un peu plus d’une semaine du lancement du championnat de Ligue 1 professionnelle.

Lors de la première journée, l’ES Métlaoui devait recevoir le Club Africain, le dimanche 23 août à 16h30. L’annonce du club soulève donc désormais une question immédiate : le match pourra-t-il avoir lieu comme prévu ?

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Portrait. Ridha Dhib, l’artiste qui transforme ses marches en œuvres d’art

14. August 2026 um 15:31
Le plasticien franco-tunisien Ridha Dhib parcourt le monde à pied et transforme ses itinéraires en œuvres d’art. De Paris à Sousse, en passant par Compostelle ou Mardin, ses milliers de kilomètres donnent lieu à des lignes tracées sur les cartes.…

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Tunisie. Eau minérale : une pénurie qui s’alimente d’elle-même ?

14. August 2026 um 15:11
Dans les grandes surfaces comme chez les petits commerçants, trouver une bouteille d’eau minérale est devenu, cet été, une course contre la montre, tandis que les quantités sont rationnées et que le pack d’eau voit son prix multiplié par deux…

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La municipalité intervient immédiatement après l’aménagement illégal d’un mur sur un passage à Tunis

14. August 2026 um 14:26

Les services municipaux sont intervenus rapidement après qu’un habitant a érigé un mur sur un passage reliant la rue Mokhtar Alia à la rue de Marseille, afin de rétablir la circulation et préserver la sécurité des usagers.

Alertées par la situation, les équipes municipales, accompagnées de la police municipale, ont pris contact avec l’intéressé et l’ont immédiatement averti de la nécessité de supprimer cette construction, considérée comme une entrave au passage.

Le concerné a rapidement répondu

Le concerné a rapidement répondu à la mise en garde et a accepté de procéder à la démolition de l’ouvrage. Il a pris en charge, à ses propres frais, la mobilisation des ouvriers nécessaires pour enlever la partie construite sur le passage.

Les opérations doivent également inclure l’évacuation des gravats et des déchets de construction, ainsi que le nettoyage du site et sa remise dans son état initial.

Lire aussi : La Municipalité de Tunis appelle les commerçants à entretenir les façades et abords de leurs établissements

La municipalité indique toutefois que la situation reste sous surveillance sur le terrain. Des contrôles seront effectués afin de vérifier l’achèvement des travaux, l’évacuation de l’ensemble des débris et la disparition définitive des traces de l’infraction.

Préserver les passages publics

Cette intervention rapide illustre ainsi la volonté des services municipaux de préserver les passages publics et d’empêcher toute occupation ou construction susceptible de compromettre la fluidité de la circulation et la sécurité des citoyens.

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Facebook : Les Tunisiens ciblés par une nouvelle technique de piratage, alerte l’ANCS

14. August 2026 um 14:10

L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) a lancé, vendredi 14 août 2026, une alerte concernant la recrudescence des tentatives de piratage de comptes Facebook. Les cybercriminels misent notamment sur une technique d’ingénierie sociale particulièrement simple : faire croire à la victime qu’un code de vérification lui a été envoyé « par erreur », avant de lui demander de le communiquer.

Selon l’ANCS, le fraudeur peut contacter sa victime par téléphone, SMS ou courrier électronique et lui demander de lui transmettre le numéro de vérification reçu. Une fois ce code récupéré, l’attaquant peut l’utiliser pour valider une opération de connexion ou de récupération du compte, puis modifier le mot de passe et prendre le contrôle du profil.

Un code de vérification qui ne doit jamais être partagé

Le principe de l’arnaque repose sur une confusion fréquente : le code reçu par SMS ou par un autre canal peut sembler être une simple information technique, alors qu’il constitue précisément un élément destiné à vérifier l’identité du titulaire du compte.

L’ANCS rappelle ainsi qu’aucun utilisateur ne doit communiquer son code de vérification à un tiers, même si celui-ci affirme être un proche, un technicien, un représentant de Facebook ou une personne ayant reçu le code « par erreur ».

Cette recommandation s’inscrit dans les bonnes pratiques déjà préconisées par l’agence pour sécuriser les comptes sur les réseaux sociaux. L’ANCS recommande notamment l’activation de l’authentification à deux facteurs, l’utilisation de mots de passe robustes et différents pour les différents services, ainsi que la surveillance des connexions inhabituelles.

Une technique d’ingénierie sociale plutôt qu’une faille technique

L’élément important dans cette nouvelle alerte est que le piratage ne repose pas nécessairement sur une faille informatique sophistiquée. Le cybercriminel cherche avant tout à manipuler psychologiquement sa victime.

Le scénario est généralement construit pour provoquer une réaction rapide : un message inattendu, un appel d’une personne se présentant comme un interlocuteur légitime, puis une demande urgente de transmettre un code. La victime fournit elle-même l’élément permettant à l’attaquant de franchir une étape de sécurité.

Lire aussi : Démantèlement d’un réseau de phishing électronique dirigé par un salafiste

Cette méthode illustre l’importance croissante de l’ingénierie sociale dans les cyberattaques. Les comptes de réseaux sociaux constituent en effet des cibles particulièrement intéressantes : une fois compromis, ils peuvent servir à contacter les proches de la victime, diffuser de nouvelles arnaques, récupérer des informations personnelles ou tenter d’obtenir de l’argent.

Des tentatives similaires visant les comptes de réseaux sociaux ont déjà été signalées en Tunisie, avec notamment des messages frauduleux invitant les utilisateurs à « sécuriser » leur compte ou à éviter sa suspension.

Que faire si le code a déjà été communiqué ?

La vigilance doit être immédiate lorsqu’un utilisateur a déjà transmis un code de vérification à un tiers. Il est recommandé de vérifier rapidement les paramètres de sécurité du compte, de modifier le mot de passe et de contrôler les sessions et appareils connectés.

L’activation de l’authentification à deux facteurs constitue également une protection supplémentaire. L’ANCS recommande cette mesure pour les comptes Facebook et les comptes de messagerie qui leur sont associés.

En cas d’incident, le tunCERT, le centre de réponse aux urgences informatiques de l’ANCS, propose une assistance aux citoyens et aux professionnels. L’agence indique également qu’un incident de sécurité peut être signalé à l’adresse dédiée à cet effet.

L’ANCS maintient par ailleurs un niveau d’alerte national qualifié de « très élevé » sur son site, ce qui illustre le contexte général de vigilance dans lequel intervient cette nouvelle mise en garde.

Le réflexe à retenir reste donc simple : un code de vérification est personnel et confidentiel. S’il arrive sur votre téléphone ou votre adresse électronique, ne le transmettez à personne, même si la demande semble provenir d’une personne ou d’un service de confiance.

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Tunisie : le déficit énergétique s’envole à 7 milliards de dinars

14. August 2026 um 13:57

Le déficit de la balance commerciale énergétique de la Tunisie s’est fortement creusé au premier semestre 2026. Il est passé de 5,175 milliards de dinars à fin juin 2025 à 7 milliards de dinars à fin juin 2026, soit une hausse de 35%, en tenant compte de la redevance sur le gaz algérien exporté.

Selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié vendredi par l’Observatoire national de l’énergie et des mines, cette évolution intervient dans un contexte marqué à la fois par une progression des échanges énergétiques à l’import comme à l’export.

Les exportations de produits énergétiques ont augmenté de 38% en valeur, tandis que les importations ont progressé de 36% sur la même période.

Le pétrole, le dollar et les volumes au cœur de l’évolution

Les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie restent particulièrement sensibles à trois principaux facteurs : les quantités échangées, le taux de change dollar/dinar et les cours du Brent.

Le Brent constitue en effet la référence pour l’indexation des prix du brut importé et exporté ainsi que pour ceux des produits pétroliers.

Au cours du mois de juin 2026, les cours du Brent ont ainsi enregistré une hausse de 14 dollars par baril par rapport à juin 2025. Cette progression s’explique notamment par l’escalade des tensions au Moyen-Orient, ainsi que par les risques qui pèsent sur le transit pétrolier à travers le détroit d’Ormuz.

Un dinar quasi stable face au dollar

À l’inverse, le taux de change du dinar tunisien face au dollar américain, principale devise utilisée dans les échanges de produits énergétiques, est resté quasi stable en juin 2026 par rapport à la même période de l’année précédente.

L’évolution du déficit énergétique apparaît ainsi principalement liée à la dynamique des échanges et à l’évolution des cours internationaux du pétrole, dans un contexte où la facture énergétique continue de peser lourdement sur les équilibres commerciaux de la Tunisie.

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Ligue 1 : la VAR utilisée dès le coup d’envoi du championnat, selon le porte-parole de la FTF

Von: farhat
14. August 2026 um 13:53

Le porte-parole de la Fédération tunisienne de football (FTF), Belhassen Bessamra, a confirmé que les matches du championnat de la Ligue 1 du football professionnel pour la saison 2026-2027, dont le coup d’envoi sera donné les 22 et 23 août, seront arbitrés avec l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) dès la première journée.

« La réunion du bureau fédéral, prévue dans la soirée, examinera la composition de la Direction nationale de l’arbitrage proposée par son directeur général, Néji Jouini », a précisé Bessamra dans une déclaration à l’agence TAP, vendredi.

La composition proposée sera soumise au vote des membres du bureau fédéral, toute décision devant être adoptée à la majorité des voix, a-t-il ajouté.

Un accord de principe avait été conclu précédemment entre la Fédération et Néji Jouini pour que ce dernier assume les fonctions de directeur général de la Direction nationale de l’arbitrage, dans l’attente du règlement de certains détails et de la finalisation officielle de l’accord.

Pour rappel, l’Algérien Djamel Haimoudi s’était retiré il y a quelques jours de ses fonctions de directeur général de la Direction nationale de l’arbitrage.

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Un groupement national des entreprises communautaires attendu d’ici fin septembre

14. August 2026 um 13:21

Les démarches pour la création d’un groupement national des sociétés communautaires en Tunisie avancent. Le président du conseil d’administration de la première société communautaire créée dans le pays, Mohamed Touil, a indiqué vendredi 14 août 2026 à Mosaïque FM que la dénomination du futur groupement a déjà été réservée et que les promoteurs travaillent actuellement à finaliser son cadre juridique.

Selon Mohamed Touil, cette étape constitue l’un des principaux défis du projet, en raison de la diversité des secteurs dans lesquels opèrent les sociétés communautaires, notamment l’agriculture, le tourisme et l’industrie. Le futur groupement devra ainsi disposer d’un cadre juridique adapté aux différentes activités exercées par ces structures.

Un lancement prévu avant la fin septembre

Le lancement officiel du groupement national est attendu d’ici la fin du mois de septembre, sous réserve de l’achèvement des procédures juridiques. Le nouvel organisme aura notamment pour mission d’assurer l’encadrement et la formation des responsables des sociétés communautaires, tout en contribuant à leur pérennité.

Il devrait également mettre en valeur les expériences ayant réussi afin de créer des modèles reproductibles et de redonner confiance aux porteurs de projets qui rencontrent des difficultés dans le développement de leurs sociétés.

L’accès aux terres domaniales au cœur des priorités

Parmi les principaux dossiers que le futur groupement entend défendre figure l’accès aux terres domaniales destinées à l’investissement.

Mohamed Touil a notamment appelé à l’activation de la décision de la présidence de la République permettant aux sociétés communautaires de bénéficier de terres domaniales pour leurs projets. Il affirme que ce dossier serait bloqué depuis novembre dernier au niveau du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières.

Lire aussi : Tunisie : Une plateforme numérique pour accompagner les entreprises communautaires

Le futur groupement entend donc jouer un rôle de représentation auprès des autorités afin de débloquer ce dossier et de faciliter l’accès des sociétés communautaires aux ressources nécessaires à la réalisation de leurs projets.

Une présence dans tous les secteurs

Le groupement national devrait réunir des sociétés communautaires opérant dans différents domaines. Si le secteur agricole représente actuellement la part la plus importante des sociétés créées, le futur organisme ne devrait pas se limiter à cette activité.

Tourisme, industrie, services et agriculture devraient ainsi être représentés au sein de cette nouvelle structure professionnelle, dont l’objectif sera également de favoriser la coordination entre les différentes sociétés communautaires et de renforcer leur capacité à faire face aux difficultés administratives, juridiques et financières.

La création de ce groupement intervient alors que les sociétés communautaires cherchent encore à consolider leur modèle économique et leur fonctionnement. Son lancement pourrait constituer une nouvelle étape dans l’organisation et la structuration de ce secteur, notamment à travers un accompagnement commun et une meilleure représentation auprès des pouvoirs publics.

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Rachida Jebnoun : « Après les acquis, le véritable combat des femmes se joue dans le pouvoir économique »

14. August 2026 um 13:14

À l’occasion de la Journée nationale de la femme, célébrée le 13 août, Rachida Jebnoun, présidente du Conseil international des femmes entrepreneures et vice-présidente du Groupement du patronat francophone chargée de l’entrepreneuriat féminin, revient, dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, sur l’évolution de la condition des femmes tunisiennes. Tout en saluant les acquis construits au fil des décennies, elle estime que le défi, aujourd’hui et demain, se situe dans l’accès aux postes de décision et au pouvoir économique.

La Journée de la femme constitue, pour Rachida Jebnoun, bien plus qu’un rendez-vous symbolique. Elle représente l’occasion de mesurer le chemin parcouru et, surtout, de regarder les défis qui restent à relever. Avec près de sept décennies, elle dit observer avec fierté une nouvelle génération de Tunisiennes qui investissent progressivement tous les domaines de la vie sociale, professionnelle et économique. « Je ressens une grande satisfaction et une véritable fierté devant celles et ceux qui ont poursuivi, consolidé et construit l’image de la femme tunisienne », souligne-t-elle. Cette dynamique, engagée depuis les premières avancées en matière de droits des femmes, doit aujourd’hui se poursuivre avec la même détermination, poursuit-elle.

Une nouvelle génération qui bouscule les modèles

Rachida Jebnoun porte un regard particulièrement positif sur les jeunes tunisiennes. Présentes dans de nombreux secteurs, elles démontrent « beaucoup de sagesse et de compétences » et confirment leur capacité à occuper pleinement leur place dans la société. Médecins, chirurgiennes, entrepreneures, cadres ou dirigeantes : les femmes tunisiennes sont désormais présentes sur de nombreux fronts. Cette évolution traduit, à ses yeux, une transformation profonde du modèle social et familial.

Cette transformation concerne également la répartition des responsabilités au sein du foyer. « J’aime beaucoup cette égalité, cette ambiance où l’homme prend aussi part aux responsabilités », explique-t-elle. Dès lors que la femme travaille et contribue aux revenus de la famille, l’homme est également appelé à participer davantage aux tâches et aux responsabilités du quotidien. Pour Rachida Jebnoun, cette évolution constitue l’un des signes les plus visibles du changement des rapports entre les femmes et les hommes.

De l’héritage matériel à l’héritage intellectuel

Interrogée sur les débats relatifs à l’égalité successorale et aux évolutions attendues autour du Code du statut personnel, la vice-présidente du Groupement du patronat francophone chargée de l’entrepreneuriat féminin préfère mettre l’accent sur une autre forme d’héritage : celui du savoir, de l’éducation et des compétences. « Je parlerais de l’héritage intellectuel beaucoup plus que d’autre chose », affirme-t-elle.

Elle estime que les réalités économiques ont profondément changé les trajectoires des nouvelles générations. Pour une grande partie des jeunes, l’avenir repose désormais davantage sur les études, le travail et les revenus professionnels que sur un patrimoine familial. « Il y a ceux et celles qui se sont acharnés, qui ont travaillé, qui ont été brillants, qui ont fait des études et qui comptent sur deux salaires ».

À ses yeux, la véritable bataille pour l’égalité doit donc se mener dans la vie quotidienne, dans l’accès aux opportunités et dans la capacité de chacun à construire son propre parcours.

« Le principal obstacle reste la mentalité »

Si la Tunisie a accumulé d’importants acquis juridiques en matière de droits des femmes, Rachida Jebnoun estime que le principal frein à l’émancipation demeure aujourd’hui la mentalité.

« L’obstacle numéro un, c’est la mentalité », affirme-t-elle, en évoquant aussi bien les résistances persistantes chez certaines femmes que celles d’hommes encore attachés à des représentations traditionnelles des rôles sociaux.

Elle insiste toutefois sur la nécessité de ne pas généraliser. La société tunisienne évolue à des rythmes différents selon les générations et les milieux. Si une partie de la jeunesse apparaît plus ouverte aux nouveaux modèles familiaux et sociaux, certaines régions, notamment dans la Tunisie profonde, restent confrontées à des résistances plus fortes.

Pour elle, ces résistances relèvent avant tout d’un héritage culturel et social transmis de génération en génération. « Cela n’a rien à voir avec la religion. C’est la mentalité qu’on nous a inculquée depuis toujours », estime-t-elle.

Le changement, souligne-t-elle, s’inscrira nécessairement dans la durée et passera par les nouvelles générations.

Le pouvoir économique, prochain front de l’égalité

C’est toutefois sur le terrain économique que Mme Jebnoun identifie le principal défi à venir. Malgré une présence croissante des femmes dans le monde professionnel et entrepreneurial, leur accès aux postes de décision reste encore insuffisant.

« Les postes de décision ne sont pas toujours attribués aux femmes », déplore-t-elle. Une situation qui, selon elle, doit désormais faire l’objet d’un effort particulier. Car si les Tunisiennes sont nombreuses à contribuer à l’activité économique, à créer des entreprises et à occuper des fonctions de responsabilité, leur représentation dans les espaces où se prennent les décisions demeure encore en décalage avec leur poids réel dans l’économie. « C’est là qu’il faut vraiment creuser, c’est là qu’il faut vraiment s’investir, c’est là qu’il faut vraiment se faire une place », insiste-t-elle.

Pour la responsable associative et patronale, l’enjeu n’est donc plus uniquement de garantir aux femmes des droits sur le papier, mais de leur permettre d’exercer pleinement leur influence dans les sphères économiques et décisionnelles.

Passer de la revendication à la complémentarité

Rachida Jebnoun invite également à dépasser une approche de l’égalité fondée exclusivement sur la revendication. Tant que la parité et l’égalité restent des sujets à défendre, estime-t-elle, c’est que leur pleine réalisation demeure inachevée. Elle appelle plutôt à considérer les femmes et les hommes comme complémentaires, chacun ayant sa place et sa contribution à apporter à la société. Cette approche permettrait, selon elle, de faire évoluer le débat vers une vision plus fluide et plus cohérente des relations entre les sexes.

Au terme de son intervention, son message aux Tunisiennes est sans ambiguïté : poursuivre sur la même lancée, consolider les acquis et investir davantage les espaces de pouvoir. Car, souligne-t-elle, après les grandes avancées obtenues au fil des décennies, le véritable combat des femmes tunisiennes se joue désormais dans leur capacité à accéder au pouvoir économique et aux postes de décision.

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Tourisme local : quand les clients d’hôtels oublient certaines règles

Chaque année à pareille époque, les avis critiques sur les hôtels se multiplient sur les réseaux sociaux. Les groupes Facebook locaux sont légion et chacun y va de ses commentaires. Sauf que dans les milieux professionnels, on rappelle à qui veut bien l’entendre que le client a des droits, mais aussi des devoirs.

C’est devenu un sport national : à chaque période de vacances, les réseaux sociaux en Tunisie sont envahis par des commentaires et des critiques à l’égard des hôtels. Certains sont certes justifiés, d’autres sont pour le moins discutables.

Certains professionnels rappellent que la qualité d’un séjour ne dépend pas uniquement des prestations proposées par l’établissement, mais également du respect des règles de vie collective.

 Avant de juger l’hôtel, se regarder soi-même

Le constat est sans détour : le client est en droit d’attendre un service de qualité, mais il est également tenu de respecter les règles de l’établissement et les autres vacanciers.

« Avant de dénigrer, critiquer et évaluer des hôtels de façon subjective et infondée, il va de soi de s’auto-critiquer », estime un responsable d’une chaîne d’hôtels, estimant qu’une partie des difficultés rencontrées tient aussi au comportement de certains clients.

Sans vouloir généraliser, il dénonce des attitudes qu’il qualifie d’« égoïstes, incivilisées, irrespectueuses et arrogantes », allant jusqu’au vandalisme et à l’incivisme. Des comportements qui, selon lui, peuvent transformer le séjour des autres vacanciers et porter atteinte à l’image de l’établissement.

Le respect des règles commence dès l’arrivée

Pour ce professionnel, les devoirs du client commencent dès le check-in. Respecter l’heure d’arrivée prévue, libérer sa chambre à l’heure du départ ou encore éviter les nuisances sonores dans les couloirs et les chambres font partie des règles élémentaires de la vie hôtelière.

Chaises longues, piscine et espaces communs : le partage comme principe

Autre sujet sensible : l’utilisation des espaces communs. Le responsable pointe notamment la pratique consistant à réserver plusieurs transats avec des serviettes dès le matin, sans réellement les occuper.

« Mettez-vous des serviettes de bain sur cinq chaises longues à 8h du matin sans en bénéficier, et deux autres sur la plage en privant les autres de se détendre ? », demande-t-il.

La question de la piscine est également abordée, avec le respect des règles d’hygiène et la nécessité de prendre une douche avant la baignade, y compris pour les enfants.

 Les enfants, une responsabilité qui revient aussi aux parents

Dans son réquisitoire, il insiste particulièrement sur la surveillance des enfants dans les espaces communs.

« Surveillez-vous vos enfants ? Ou sont-ils délaissés toute la journée, libres de nuire aux autres résidents en toute impunité ? », écrit-il, regrettant que toute remarque adressée aux parents puisse parfois être mal accueillie.

Le même constat est dressé autour des buffets. Files d’attente non respectées, enfants qui se servent seuls, assiettes trop remplies et gaspillage alimentaire sont autant de comportements que le directeur considère comme incompatibles avec une expérience hôtelière respectueuse des autres.

« Éduquez-vous vos enfants à ne pas gaspiller la nourriture ? Donnez-vous le bon exemple ? », lance-t-il.

Le buffet n’est pas un libre-service sans limites

Le même professionnel s’interroge également sur certaines habitudes plus difficiles à justifier : nourriture emportée du buffet dans des sacs de plage ou serviettes en papier, gaspillage, absence de respect des files d’attente ou encore comportement désordonné autour des points de restauration.

Derrière ces exemples, c’est une certaine conception du « tout compris » : payer pour un séjour ne signifie pas que tout comportement devient acceptable.

« Le client est roi » ne signifie pas « le client peut tout se permettre ».

La relation entre les clients et le personnel constitue un autre volet de son coup de gueule.

« Êtes-vous courtois avec le personnel ? Ou est-ce le client est roi ? Le client est arrogant et impoli ? », questionne-t-il.

Une remarque qui renvoie à un débat récurrent dans l’hôtellerie : jusqu’où doit aller la disponibilité du personnel face à un client qui considère que le paiement de son séjour lui confère tous les droits ?

Pour lui, la qualité du service passe aussi par la qualité de la relation humaine entre ceux qui accueillent et ceux qui sont accueillis.

Des gestes simples qui ont un coût

Le responsable pointe enfin une série de comportements quotidiens qui peuvent sembler anodins mais qui ont, à l’échelle d’un établissement, un coût environnemental, matériel ou financier : laisser la climatisation et les lumières fonctionner inutilement, rentrer mouillé dans les ascenseurs et les espaces communs, ne pas tirer la chasse d’eau dans les toilettes communes, jeter des mégots dans les jardins ou sur la plage.

Il évoque également les objets emportés au moment du départ, allant des produits d’accueil jusqu’aux piles des télécommandes ou au linge de chambre.

Autant de pratiques qui, selon lui, dépassent largement la simple question du comportement individuel.

Une qualité de service qui se construit à deux

Au-delà du ton volontairement provocateur, le message revient finalement à une idée simple : l’expérience hôtelière est une relation à double sens.

Le client a le droit d’exiger une prestation conforme à ce qui lui a été vendu. Mais l’établissement, son personnel et les autres clients ont également droit au respect.

« Quand ce comportement changera, vous n’aurez plus à demander si un hôtel X ou Y est bien, car vous et nous sommes le point de départ d’un service de qualité ! », conclut le directeur.

Une manière de rappeler que derrière les étoiles, les équipements, les buffets et les services proposés, la réussite d’un séjour repose aussi sur une donnée beaucoup moins mesurable : le comportement de chacun.

D.T

Photo  d’illustration générée par IA

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