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Infrastructure et Grands Projets : le gouvernement accélère la cadence

08. Oktober 2026 um 22:43

Un Conseil des ministres restreint s’est réuni ce jeudi 8 octobre 2026 pour faire le point sur les chantiers stratégiques du pays. Stade d’El Menzah, aéroport de Tunis-Carthage, colline de Sidi Bou Saïd : le gouvernement tranche et fixe ses priorités.

Tenu sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le Comité des Grands Projets a passé en revue l’avancement de plusieurs chantiers d’envergure nationale touchant à l’énergie, la santé, les transports, le sport et les infrastructures.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement a rappelé que la concrétisation rapide de ces investissements publics constitue une priorité absolue, conformément aux directives du président de la République, Kaïs Saïed, lit-on dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence du gouvernement. L’objectif affiché : dynamiser l’économie, attirer les investissements, réduire les disparités régionales et améliorer directement la qualité de vie des citoyens.

C’est ainsi qu’au terme de l’examen des différents dossiers, le Comité a validé plusieurs arbitrages décisifs – quatre au total – pour débloquer ou accélérer les travaux.

Il s’agit du Stade olympique d’El Menzah. Il a été souligné que la reconstruction et la modernisation de cette enceinte mythique ont été attribuées à une entreprise chinoise afin de relancer le chantier dans les plus brefs délais. D’ailleurs, leconomistemaghrebin.com avait écrit un article dans ce sens.

Lire ici: Rénovation du Stade d’El Menzah : le coût d’une opportunité manquée!

Le second projet concerne la Colline de Sidi Bou Saïd dont les travaux de protection contre les glissements de terrain ont été actés pour sécuriser d’urgence ce site historique et touristique majeur.

Vient ensuite l’Aéroport Tunis-Carthage et le Port d’Enfidha. Le comité des grands projets a affirmé que les plans d’extension de l’aéroport international de la capitale ainsi que le développement du port en eaux profondes et de sa zone logistique à Enfidha franchissent de nouvelles étapes.

Enfin, les secteurs de l’énergie et de la santé ont constitué l’autre moment fort de la réunion. En effet, le comité s’est penché notamment sur l’extension de la centrale électrique de Borj El M’Allal et la rénovation de l’hôpital régional de Bir Ali Ben Khelifa, dans le gouvernorat de Sfax.

Tolérance zéro sur les retards

Face aux blocages administratifs et techniques qui ralentissent parfois les chantiers publics, Sarra Zaafrani Zenzri a appelé l’ensemble des ministères, structures publiques et autres autorités régionales à adopter une approche proactive. A cet égard la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’intensifier le suivi sur le terrain et de renforcer la coordination entre les échelons centraux et locaux, et ce en vue de garantir le respect strict des délais de livraison et des standards de qualité exigés.

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Les taux à 30 ans des obligations américaines au plus haut depuis 24 ans

08. Oktober 2026 um 15:37

Le rendement des obligations du Trésor américain à 30 ans a atteint mercredi 7 octobre un nouveau sommet en 24 ans. Et ce, alors que la vague de ventes sur les marchés obligataires mondiaux reprend.

Le rendement des obligations à 30 ans a atteint mercredi 5,7041 %. Sur le plan international, les rendements ont poursuivi leur tendance haussière, malgré la relative désescalade enregistrée lors de la séance précédente. Les craintes liées à l’inflation et à la situation budgétaire exerçant une pression sur les obligations. Tandis que les prix du pétrole ont enregistré une nouvelle hausse.

Les investisseurs attendent avec intérêt l’adjudication des obligations du Trésor à 30 ans ce jeudi. Ce qui constituera le prochain test de la demande pour les titres du Trésor américain.

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Diaspora tunisienne : le cap historique des 2 milliards d’euros franchi à fin septembre

08. Oktober 2026 um 14:58

Les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) confirment une fois de plus le rôle crucial de la diaspora comme pilier financier de la Tunisie.

Ainsi, à la fin du mois de septembre 2026, les transferts de la diaspora ont franchi la barre symbolique des 2 milliards d’euros (soit 6 893 millions de dinars). C’est ce que font ressortir les chiffres de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Il s’agit d’une hausse remarquable de près de 5 % par rapport à la même période en 2025 (6 563 MDT). Les TRE injectant 330 millions de dinars supplémentaires dans l’économie nationale en seulement un an.

C’est de toute évidence, un bol d’air pour l’économie tunisienne à deux niveaux. Tout d’abord, cela constitue un soutien direct aux ménages. En effet, dans un contexte économique sous tension, ces envois de fonds soutiennent directement le pouvoir d’achat des familles restées au pays. De même qu’ils dynamisent la consommation ainsi que l’investissement, notamment dans l’immobilier.

Dans un second temps, cela renforce le matelas des réserves en devises. Au final, aux côtés du tourisme et des exportations, la diaspora demeure l’une des principales sources d’incrément en devises. Contribuant ainsi à consolider les avoirs nets du pays et à stabiliser le dinar face à l’euro, mais aussi face au dollar.

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ESG et finance climatique : Coris Holding vise l’accréditation du Fonds vert

08. Oktober 2026 um 14:33

D’abord imposée par un partenaire financier, la durabilité est désormais au cœur de la transformation de Coris Holding. C’est ce qu’a exposé son responsable durabilité, Isham Boris Sonny, lors de la 4e édition de l’African ESG Summit, le 8 octobre 2026 à Tunis.

 Le groupe bancaire transforme son modèle d’affaires pour y intégrer pleinement la finance verte et la finance climatique. Cette évolution s’accompagne d’une stratégie climat, d’une candidature à l’accréditation du Fonds vert pour le climat et de projets de produits financiers encore à l’étude. Deux obstacles freinent toutefois la démarche : l’absence de cadre réglementaire bancaire et les difficultés liées aux données.

Tout est parti de la filiale du Burkina Faso. Un financement obtenu auprès d’un partenaire international s’est accompagné d’une question inattendue : l’établissement disposait-il d’une politique environnementale et sociale ? Le sujet a surpris, une banque n’étant pas habituée à parler d’environnement. Le partenaire a expliqué qu’un établissement financier doit suivre et gérer les risques environnementaux et sociaux de ses clients, qui peuvent l’affecter directement. Il a accompagné la filiale dans la rédaction de cette politique.

Le financement obtenu, le document a été rangé dans un tiroir, son intérêt n’apparaissant pas fondamentalement. À la clôture du financement, l’évaluation a révélé que la politique n’avait pas été appliquée. Seule la liste d’exclusion, qui recense les activités à ne pas financer en raison de leurs impacts négatifs importants sur l’environnement et la société, était respectée. Pour Isham Boris Sonny, ce constat a marqué une première prise de conscience : l’établissement ne tenait pas un engagement qu’il avait pris.

Lire aussi — ESG et logistique : anticiper ou payer le prix de la conformité

La politique a été ressortie, analysée, puis adaptée au contexte local afin d’être réellement applicable. Chaque demande de financement est désormais confrontée à la liste d’exclusion, puis soumise à une catégorisation environnementale et sociale en trois niveaux : « A » pour un risque élevé, « B » pour un risque moyen et « C » pour un risque faible. Les dossiers classés A ou B donnent lieu à une diligence environnementale. Son résultat détermine l’accompagnement proposé au client pour atténuer ses risques.

Une veille menée sur d’autres marchés a montré que la durabilité allait au-delà de la gestion des risques liés aux financements et engageait aussi des questions de responsabilité. La filiale a alors élaboré une politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) autour de cinq axes : l’éthique, les clients, l’environnement et le climat, les collaborateurs, ainsi que les communautés au sein desquelles elle évolue.

Les autres filiales étant confrontées aux mêmes enjeux, ces sujets ont été portés au niveau de la holding par souci de cohérence. Une fonction durabilité y a été créée et positionnée de manière stratégique. Elle s’inscrit dans le plan stratégique 2025-2027, dont la durabilité constitue un axe fort. Isham Boris Sonny situe à ce stade le début de la transformation réelle du groupe. Le changement climatique, sujet nouveau et technique pour les équipes, a conduit le groupe à se faire accompagner, convaincu qu’il ne pourrait réussir seul. L’enjeu est de le traiter sous l’angle des risques comme des opportunités. Sur le premier volet, l’évaluation de l’exposition du portefeuille aux risques climatiques est en cours. Sur le second, une stratégie climat a été développée et se concentre désormais sur trois domaines : la transition énergétique, l’agriculture durable, ainsi que les villes, la mobilité et les infrastructures durables.

Le Fonds vert de l’ONU en point de mire

Coris Holding a également engagé un processus d’accréditation auprès du Fonds vert pour le climat, que son responsable présente comme le plus gros fonds climatique international. La candidature a été soumise le mois dernier. Le groupe espère obtenir l’accréditation en 2027, afin d’accompagner les économies des pays où il est présent. Le groupe affiche l’ambition de lancer, vraisemblablement en 2027, un produit de finance verte. Une réflexion est par ailleurs en cours sur les green bonds. Convaincu qu’il devait lui-même se montrer exemplaire avant de formuler des attentes envers ses clients, Coris Holding a commencé à travailler sur la quantification de ses émissions de gaz à effet de serre. L’exercice, reconnaît l’intervenant, n’est pas simple, et le groupe entend se conformer aux standards internationaux.

Au final, Isham Boris Sonny identifie deux défis. Le premier est l’absence, à ce stade, de réglementation bancaire encadrant ces sujets sur son marché, contrairement à d’autres. Il sait qu’elle viendra, mais aucun texte n’existe pour l’instant. Le second concerne les données, dont la disponibilité et la qualité posent de réelles difficultés, aussi bien en interne qu’en externe.

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747 milliards $ : le pari énergétique XXL de Séoul d’ici 2035

08. Oktober 2026 um 14:30

Le gouvernement sud-coréen a dévoilé un plan ambitieux de 1 000 billions de wons (environ 747 milliards de dollars) pour la transition énergétique et la décarbonation d’ici 2035. Séoul vise à stimuler les sources d’énergie renouvelables, à transformer l’industrie lourde et à créer de nouveaux moteurs de croissance économique.

Le plan K-GX (Korea-Green Transformation) proposé par Séoul comprend, entre autres, 200 billions de wons de dépenses publiques. Il y a aussi plus de 790 billions de wons de financement pour des actions liées au climat. Ainsi que 220 billions de wons d’investissements du secteur privé. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Finances sud-coréen, Lee Hyoung-il, lors de la présentation hier du plan gouvernemental.

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La Fed prévoit une nouvelle hausse des taux d’ici la fin de 2026

08. Oktober 2026 um 14:26

Lors de la réunion de septembre, les responsables de la Réserve fédérale (Fed) se sont accordés sur la nécessité de relever les taux d’intérêt, mais divergeaient sur les raisons.

Ces divergences de vues au sein de la Banque centrale américaine se sont reflétées dans le compte rendu de la réunion de septembre, publié mercredi 7 octobre. Au cours de celle-ci, la Fed a voté à l’unanimité pour relever son taux directeur de 25 points de base. Le débat a porté sur la question de savoir si la hausse des taux était principalement une mesure de précaution ou si elle représentait un tournant vers une politique monétaire plus restrictive visant à freiner l’investissement et les dépenses afin de ralentir l’économie.

« De nombreux participants ont souligné qu’une trajectoire plus élevée pour le taux d’intérêt de la Fed serait prudente pour des raisons de gestion des risques, offrant une protection contre une inflation qui resterait durablement supérieure à la cible en raison d’une demande plus forte que prévu ou de nouveaux chocs d’offre défavorables », indiquent les minutes de la réunion, publiées hier.  D’autres, en revanche, ont considéré la « hausse des taux d’intérêt » comme une étape importante pour prévenir l’impact plus large des récents chocs énergétiques et autres chocs de prix. « La plupart des participants estiment qu’une nouvelle augmentation serait probablement appropriée d’ici la fin de l’année ». C’est enfin ce que précise le compte rendu de la Fed.

Les investisseurs, qui anticipent des hausses de taux successives après la réunion de septembre, ont revu leurs prévisions à la baisse et s’attendent désormais à ce que la Fed maintienne son taux directeur dans une fourchette de 3,75 % à 4,00 % lors de sa réunion de fin octobre, juste avant les élections américaines de mi-mandat. Ils anticipent également une hausse des taux lors de la réunion des 8 et 9 décembre.

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ESG et logistique : anticiper ou payer le prix de la conformité

08. Oktober 2026 um 13:09

Au panel « Chaîne de valeur, traçabilité, logistique : les nouvelles règles d’accès aux marchés »  dans le cadre de la quatrième édition de African ESG Summit, qui se tenait ce 8 octobre 2026, les intervenants plaident pour l’anticipation, la fin des kilomètres à vide, un tissu économique structuré et un cahier des charges sur l’énergie et les bornes de recharge. L’électrification des flottes est rentable, si le mix énergétique est en partie renouvelable et l’infrastructure au rendez-vous.

Les intervenants ont décrit des donneurs d’ordre européens en quête de données et d’attestations. De même, ils ont souligné le coût de cette conformité, l’absence de stratégie claire en Tunisie et le rôle de l’électrification des flottes. La modératrice Douja Gharbi, CEO de RedStart Tunisie, a ouvert les échanges en rappelant la nouvelle édition d’un indice de capacité productive couvrant 195 économies, où la Tunisie occupe le 99e rang mondial, le 5e africain et le 1er nord-africain, avec des points forts dans les TIC, le changement structurel, l’énergie et le capital humain, et un point faible dans le transport.

Pour Famke Schaap, consultante Sustainability & Supply chains chez Hyacint Consult, basée à Bruxelles, la pression sur les données est devenue, même en Europe, une charge administrative. Les entreprises européennes demandent à leurs partenaires des informations issues du reporting de durabilité, comme le nombre d’employés, ainsi que des preuves d’actions. Dans la logistique, la demande porte à la fois sur les émissions et sur les efforts pour les réduire.

Elle l’a illustré par un cas suivi lors d’une longue collaboration avec Samsung Electronics : en 2023 et 2024, Carrefour a poussé le groupe à rendre compte non seulement de son impact, mais aussi de ses réductions d’émissions, auprès de l’initiative Science Based Targets. La mise en place du management et des processus a pris environ deux ans, sous une pression devenue commerciale, l’absence de reporting faisant courir au groupe le risque de perdre sa place sur le marché. Samsung Electronics effectue désormais ce reporting.

Travaillant surtout avec des entreprises de la tech et des minerais comme le cobalt, Famke Schaap observe que les exigences climatiques, environnementales et sociales sont reportées vers l’amont de la chaîne. Les mines utilisent beaucoup de transport routier au pétrole, si bien que les émissions du scope 3 sont les plus lourdes dans les pays d’où l’Europe s’approvisionne. Constatant un intérêt croissant pour un travail commun en faveur des énergies renouvelables, elle a demandé s’il existait en Tunisie des partenariats où des entreprises européennes financent de telles améliorations. Tout en rappelant que, selon la législation européenne, les PME ne doivent pas être affectées de manière disproportionnée.

Une chaîne logistique émettrice, des coûts à la charge des entreprises

Nabgha Salem, PDG de Vectorys, a détaillé la chaîne entre la Tunisie et l’Europe : enlèvement chez le client, traversée vers Marseille ou Gênes, passage par un entrepôt de cross-docking, puis livraison, chaque maillon contribuant aux émissions. Vectorys investit depuis une quinzaine d’années dans des caisses mobiles pouvant voyager sur navire puis sur train, pour éviter de longs trajets de tracteurs. Depuis 2024, les navires ont mis en place un système de réduction de leur soufre. Ce qui passe par des taxes et impose de choisir les armateurs au meilleur taux. Les clients européens de Vectorys réclament des attestations annuelles de réduction du taux de carbone liées à ses flux.

Elle estime que la Tunisie est « très loin », faute de stratégie claire, ce qui touche les moyens, l’infrastructure et toute la chaîne de valeur, avec des coûts pour l’entreprise. Elle voit un contraste entre le business et l’exigence environnementale : les navires mettent 24 à 36 heures pour rejoindre l’Europe, mais il est demandé de faire de l’express et des livraisons en 48 heures. Elle a rapporté le cas d’un tracteur resté allumé une journée dans un port pour embarquer.

Transporteur, elle aide les exportateurs par le conseil : plus l’opération est planifiée et anticipée, plus le taux de carbone baisse, notamment en évitant les kilomètres à vide, qui sont une perte pour le client comme pour le transporteur. D’après la PDG, la sensibilité des clients dépend de la taille de l’entreprise et de la présence de partenaires étrangers exigeant la conformité ESG, une démarche « pas encore très répandue ». Les entreprises qui exportent régulièrement sont concernées, l’exigence étant entrée dans leur quotidien. Pour les autres, sans politique ni stratégie d’État, l’avancée sera difficile, les entreprises pensant d’abord à leur survie.

Traçabilité des fournisseurs et conformité

Interrogé sur les exigences imposées aux fournisseurs et transporteurs, l’intervenant a indiqué que l’objectif n’était pas encore atteint, mais que son entreprise demandait la traçabilité des fournisseurs, surtout sur l’authenticité de la matière, et cherchait des fournisseurs plus proches, sans se limiter au prix. À ses yeux, l’empreinte n’est pas que carbone, mais environnementale. Et le tissu économique tunisien doit encore être structuré. La traçabilité classique est renforcée par les exigences du CMF, la société étant cotée en Bourse et tenue de matérialiser sa matérialité ESG. Les fournisseurs étant dictés par le groupe, aucun problème culturel ne se pose face aux nouveaux critères, l’image de la franchise de marques premium devant être respectée.

Les actions de la SFBT

Oussama Ghariani, Directeur Supply Chain du Groupe SFBT, a mis en avant la lutte contre les kilomètres à vide, avec des camions et des circuits optimisés. Le groupe privilégie la durabilité à long terme, même quand les camions coûtent plus cher, et dispose de sociétés de transport internes. Les efforts sur la consommation d’énergie et d’eau passent par la maintenance, les processus et la technologie du matériel, et sont menés avec la direction technique du groupe et d’autres cabinets d’études. Un objectif exigeant est fixé à trois ans. Sans communiquer d’indicateur exact, le directeur a évoqué des baisses d’au moins 15 à 18 % par rapport à la consommation passée.

Il affirme que les entreprises tunisiennes en sont à la conformité minimale; alors que l’Europe encourage ses entreprises et que la Chine le fait davantage encore. Il a cité Porsche, qui aurait quitté le pôle ESG de Volkswagen pour s’allier à un partenaire chinois, faute de moyens de relever le défi des émissions de CO2 au sein du groupe allemand.

L’électrification : rentabilité, frein d’infrastructure, mesures publiques

Interrogé sur la rentabilité de l’électrification des véhicules utilitaires, Mohamed Chedli El Fahem, Deputy CEO de BYD Tunisie, l’a jugée très rentable pour les livraisons et les flottes B2B; et ce, à condition que le mix énergétique comporte du renouvelable. La Chine repose désormais à 80 % sur le renouvelable. Tandis que l’Europe exige des produits importés une empreinte carbone maîtrisée. Ce qui pousse les écosystèmes des pays exportateurs, a-t-il précisé.

Sur l’autonomie vers le sud, il a expliqué que les bornes s’installent avec des moyens propres et que l’écosystème n’est pas au top. Selon lui, il manque un cahier des charges incitant à investir dans la production d’énergie et les bornes. Cela constitue donc un frein. Des partenaires pétroliers fournissent l’électricité gratuitement aux clients. Côté public, il a cité des droits de douane ramenés à zéro, une taxe baissée de 19 % à 7 % et une subvention du véhicule électrique de l’ordre de 40 %. Il reste du chemin, notamment pour investir dans l’énergie et la stocker, maillon présenté comme le plus important pour une logistique compétitive et pour faire de la Tunisie une plateforme d’export.

Avant toute vente, BYD propose aux clients B2B un audit du parc, un calcul du coût total de possession (carburant, entretien, taux d’exploitation) et une mesure des émissions de CO2, indicateur suivi par l’entreprise, a-t-il décrit. Le groupe annonce chaque mois, à l’échelle mondiale, les millions de tonnes de CO2 évitées, avec pour vision de faire baisser la température du monde d’un degré. La transition peut être graduelle : pour un périmètre de 200 kilomètres, le Deputy CEO estime que 80 % des flux peuvent être couverts avec des bornes installées sur les lieux de travail et au domicile. Au-delà de 300 kilomètres par jour, BYD conseille pour l’instant l’hybride rechargeable, en attendant que l’infrastructure soit au point. L’électrique fait gagner 80 % du budget énergétique, contre 50 % pour l’hybride rechargeable conclut-il.

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Le prix Nobel de littérature pour la Canadienne Anne Carson

08. Oktober 2026 um 12:24

La poétesse canadienne Anne Carson vient de remporter le prestigieux prix Nobel de littérature 2026. Elle succède au hongrois László Krasznahorkai qui avait été couronné en 2025.

Si l’on en croit nos confrères de RFI, le jury a célébré une « œuvre audacieuse et inventive qui, dans un dialogue ludique avec la tradition classique, a donné naissance à de nouvelles formes pour la littérature contemporaine ».

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La France libère 10 millions de barils de diesel provenant de ses réserves stratégiques

08. Oktober 2026 um 12:11

La France va puiser 10 millions de barils de diesel dans ses réserves stratégiques pour faire face à la hausse des prix de l’énergie due aux guerres en Iran et en Ukraine. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 7 octobre, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu.

« Vendredi dernier, le président Macron a convoqué un sommet d’urgence du G7, qui a décidé d’utiliser les réserves stratégiques de manière coordonnée. Dans ce cadre, nous mettrons à disposition des distributeurs français 10 millions de barils de gazole provenant de nos réserves », a déclaré M. Lecornu dans un message télévisé.

Le Premier ministre français a expliqué que cette mesure « réduira automatiquement le prix à la pompe d’un montant estimé entre 0,12 et 0,18 par litre de diesel ».

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Pétrole : les risques dans le golfe du Mexique dopent les prix

08. Oktober 2026 um 12:01

Les prix du pétrole progressent, jeudi 8 octobre, les marchés anticipant des perturbations de l’offre dans le golfe du Mexique. Cette nouvelle menace intervient dans un marché déjà fragilisé par les tensions persistantes au Moyen-Orient et les risques pesant sur le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

Le Brent pour livraison en décembre gagnait ce matin 0,9 %, à 101,10 dollars le baril de pétrole ; tandis que le WTI américain pour novembre progressait de 0,9 %, à 89,08 dollars. Au centre des préoccupations figure la tempête tropicale Isaias, qui se renforçait jeudi dans le golfe du Mexique. Les prévisions américaines tablent sur une intensification rapide du phénomène avant son arrivée sur les côtes du sud des États-Unis.

Le secteur pétrolier a déjà commencé à prendre des mesures préventives. Shell a évacué ses personnels et interrompu la production sur plusieurs installations, notamment Mars, Olympus, Ursa, Vito et Appomattox. Chevron a elle aussi engagé des procédures d’arrêt sur quatre de ses installations exploitées dans le golfe. A souligner au passage que le golfe du Mexique représente environ 15 % de la production américaine de pétrole brut.

La météo américaine n’est cependant pas le seul facteur de tension. Les marchés restent particulièrement sensibles aux risques pesant sur les exportations du Moyen-Orient. Les attaques contre les navires dans le Golfe persique et le détroit d’Ormuz se sont intensifiées au cours des dernières semaines. Or, avant le conflit, cette voie maritime assurait le transit d’environ 20 % du pétrole et des carburants mondiaux.

Un pétrolier naviguant au nord du Qatar a notamment été touché par plusieurs projectiles mercredi, selon les autorités britanniques chargées de la sécurité maritime. Ces incidents augmentent les coûts et les risques liés au transport du brut; alors même que les producteurs du Golfe cherchent à maintenir leurs exportations.

La progression des cours reste toutefois contenue par les mesures prises au niveau international. En effet, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a décidé d’accélérer la mise sur le marché de stocks pétroliers déjà prévus dans son programme de libération de réserves. Environ 100 millions de barils restent à livrer dans le cadre du programme lancé en mars, avec une priorité accordée au diesel, particulièrement tendu sur plusieurs marchés.

Cette annonce limite les craintes d’une pénurie immédiate, mais elle ne crée pas de nouvelles capacités de production. Pour les analystes, les réserves stratégiques peuvent temporairement accroître les volumes disponibles, sans pour autant résoudre les problèmes structurels d’approvisionnement.

Un marché partagé entre offre supplémentaire et nouveaux risques

Les exportations de brut du Moyen-Orient ont récemment augmenté, contribuant à contenir la pression haussière. Mais les opérateurs restent prudents quant à la pérennité de cette progression, compte tenu des risques militaires et maritimes.

Aux États-Unis, les stocks commerciaux de brut ont par ailleurs diminué de 3,2 millions de barils la semaine dernière, à 424,1 millions, davantage que prévu par les analystes. Les stocks de produits distillés, qui comprennent notamment le diesel et le kérosène, ont également légèrement reculé.

Le marché pétrolier se retrouve ainsi pris entre deux forces opposées : d’un côté, les libérations de réserves et la progression des exportations du Moyen-Orient ; de l’autre, les risques de nouvelles interruptions de production aux États-Unis et l’insécurité persistante autour des principales routes énergétiques.

Dans ce contexte, le passage du Brent au-dessus de 100 dollars le baril traduit moins une pénurie immédiate qu’une prime de risque élevée, alimentée par la multiplication des menaces pesant simultanément sur la production et le transport du pétrole.

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La chercheuse tunisienne Dhekra Mahmoud distinguée par le prix L’Oréal-UNESCO

08. Oktober 2026 um 11:48

La chercheuse tunisienne Dhekra Mahmoud figure parmi les 35 lauréates de l’édition 2026 du prix « L’Oréal-UNESCO Pour les femmes et la science ». La distinction lui a été remise le 7 octobre en France, lors d’une cérémonie à laquelle a notamment assisté l’ambassadeur de Tunisie à Paris, Dhia Khaled.

Décerné en partenariat avec l’Académie des sciences, le prix récompense chaque année des chercheuses pour l’excellence de leurs travaux et leur contribution à la recherche scientifique. Les lauréates de cette 20e édition ont été sélectionnées par un jury composé d’une cinquantaine d’académiciennes et d’académiciens.

Diplômée de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis (ENIT), Dhekra Mahmoud mène actuellement ses recherches en tant que post-doctorante au CISPA, un centre de recherche spécialisé en cybersécurité. Ses travaux portent notamment sur la sécurité informatique et la cybersécurité.

Cette distinction met en lumière son parcours scientifique et son engagement dans un domaine stratégique de la recherche technologique.

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Symbole de la crise en Espagne, décès de Maricarmen Abascal

08. Oktober 2026 um 10:24

Le décès, le 7 octobre, de Maricarmen Abascal (87 ans), hospitalisée pour épuisement après son expulsion le 23 septembre d’un appartement qu’elle occupait depuis 70 ans à la suite d’une hausse de loyer de 275 %, a provoqué une vive émotion nationale. Bien qu’un accord ait été trouvé tardivement malheureusement avec le propriétaire pour son réeménagement, la retraitée est devenue l’incarnation tragique des dérives du marché immobilier et de la précarité des locataires en Espagne.

La médiatisation de cette affaire dite « Maricarmen » a remis le logement au cœur du débat public et accentué la pression sur le gouvernement de gauche minoritaire au Parlement. Faute d’avoir pu faire voter des mesures d’urgence (encadrement des expulsions, renouvellement tacite des baux), le Premier ministre Pedro Sanchez a provoqué des élections législatives anticipées pour le 29 novembre. Son objectif est d’obtenir une majorité progressiste plus large pour faire passer ses réformes face aux élites et au secteur immobilier.

Alors que la gauche radicale (Podemos) dénonce la responsabilité politique du drame et que des campements de protestation s’installent dans plusieurs grandes villes du pays (comme à la Puerta del Sol à Madrid), les grands syndicats (UGT, CCOO et syndicats de locataires) durcissent le ton. Ils appellent à une grève générale le 11 novembre pour dénoncer la spéculation immobilière et exiger un encadrement des prix du logement ainsi qu’une hausse des salaires face à l’inflation.

Ceci étant, ces “grands syndicats“ seraient bien inspirés de battre campagne pour donner une majorité confortable à Pedro Sanchez. Car, c’est l’opposition de droite qui a voté contre les mesures d’urgence du gouvernement. Certes, Maricarmen Abascal est partie sans avoir vu son combat « involontaire » arrivé à terme, mais une chose est sûre, cette contestation de la rue espagnole ne pourra pas s’éteindre facilement…

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La BCT maintient son taux directeur à 7 %

08. Oktober 2026 um 09:56

Réunie le 7 octobre 2026, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé de laisser son taux directeur inchangé, à 7 %.

La Banque des banques rappelle que l’inflation est remontée de 5,4 % en août à 5,6 % en septembre, sous l’effet des produits alimentaires frais (+13 % sur un an, contre 11,7 % auparavant). Pour sa part, l’inflation sous-jacente reste stable à 5,1 % pour le troisième mois consécutif. La BCT justifie sa prudence par la hausse des prix internationaux de l’énergie. En effet, la facture énergétique atteint 11,3 milliards de dinars à fin août (contre 8,8 milliards un an plus tôt), ce qui pèse sur la balance commerciale. Le déficit courant s’élève à 4,694 milliards de dinars, soit 2,5 % du PIB (contre 1,6 % en 2025 à la même période).

Concernant les avoirs nets en devises, ils ont atteint 23,7 milliards de dinars, soit 92 jours d’importations, contre 104 jours un an plus tôt. L’institution d’émission insiste sur la nécessité de les préserver, notamment en maîtrisant le déficit énergétique. Quant à la croissance, elle ralentit à 2,3 % au deuxième trimestre (contre 2,6 % au premier), en raison d’un tassement de l’activité industrielle.

Par ailleurs, si les prix de l’énergie restent durablement élevés, s’inquiète la BCT, les marges de manœuvre de l’économie pourraient se réduire et les vulnérabilités s’accentuer. Pour ce faire, l’institut d’émission assure qu’il continuera de surveiller les prix, la demande, la liquidité bancaire et les équilibres extérieurs, se disant même prêt à agir pour ramener durablement l’inflation à des niveaux soutenables.

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TRIBUNE – Core Banking, API et gouvernance de la donnée : la double clé de voûte de la souveraineté financière

08. Oktober 2026 um 09:00

Lors de la 9ème Université d’été de l’ATCF, nous avons soutenu que la transformation du secteur bancaire tunisien ne pouvait plus se réduire à une simple numérisation de surface. Pour répondre aux exigences du Plan de développement 2026-2030, nos établissements doivent développer des capacités réelles : transformer la technologie en efficacité opérationnelle, la donnée en décision stratégique, et l’innovation en souveraineté économique.

 

Cependant, la concrétisation de cette ambition se heurte à une réalité d’ingénierie que l’on ne peut plus éluder. On ne construit pas une banque agile et décisionnelle sur des infrastructures monolithiques et des données cloisonnées. Si le secteur bancaire veut sortir du piège de l’accélération sans transformation, il doit s’attaquer aux deux piliers de sa rénovation d’ingénierie : l’ouverture des architectures informatiques centrales par les API et la sanctuarisation de la donnée financière comme actif stratégique national.

 

Désenclaver le Core Banking sans risque systémique

La rigidité des systèmes d’information centraux (Core Banking Systems) constitue le principal goulot d’étranglement de la place financière. Conçus à une époque où la banque opérait en autarcie, ces systèmes accumulent une dette technologique lourde. Chaque évolution réglementaire ou commerciale y exige des développements complexes, coûteux et lents, incompatibles avec le rythme de l’économie numérique.

Face à ce constat, l’erreur classique consisterait à prôner le remplacement radical du Core Banking par des projets pharaoniques en « Big Bang », aux coûts exorbitants et au risque opérationnel inacceptable. À l’inverse, l’objection sécuritaire frileuse consisterait à maintenir le système verrouillé par peur des cyberattaques.

L’adoption d’une architecture orientée API-first (interfaces de programmation applicative) surmonte ce faux dilemme. L’API n’est pas une brèche dans le système central : elle est au contraire une couche de découplage et d’encapsulation sécurisée. En isolant le cœur de métier derrière des passerelles contrôlées (APIGateways et principes Zero Trust), la banque permet une modernisation progressive et modulaire sans jamais compromettre la stabilité du noyau comptable.

Cette architecture ouverte est le seul moyen pragmatique de faire dialoguer le système bancaire avec les FinTechs, les plateformes de paiement transfrontalières et les réseaux du commerce africain (ZLECAf). Elle transforme une banque d’infrastructure fermée en une plateforme d’intermédiation fluide, capable d’irriguer l’économie réelle sans rompre les chaînes de contrôle.

La donnée financière : un actif souverain, un levier de conformité

Le second chantier touche à la nature même de l’information produite par les banques. La donnée financière a trop longtemps été traitée sous l’angle passif de la preuve comptable et du contrôle a posteriori.

Certains prétendent que l’empilement des contraintes réglementaires et des exigences de la Banque centrale absorberait toutes les ressources au détriment de l’innovation. C’est méconnaître la puissance de l’ingénierie de la donnée. Bien gouvernée, la donnée financière cesse d’être une contrainte pour devenir un actif stratégique souverain et le meilleur allié de la conformité.

Traiter la donnée comme un actif stratégique impose trois exigences fondamentales :

D’abord, la réconciliation et la traçabilité à la source. Un modèle de scoring de crédit, un moteur d’octroi ou un algorithme de détection des risques ne valent que par la fiabilité de leurs intrants. Des données fragmentées ou non réconciliées génèrent une opacité qui paralyse la décision et multiplie les fausses alertes d’inconformité.

Ensuite, la maîtrise du Cloud et la souveraineté. La souveraineté numérique ne signifie pas le repli frileux sur des serveurs locaux sous-dimensionnés, mais la capacité à choisir une architecture hybride où la localisation des données, leur chiffrement de bout en bout et les clauses de réversibilité contractuelle garantissent l’indépendance absolue de l’établissement face aux géants de la technologie.

Enfin, la gouvernance de l’intelligence artificielle. L’intégration de modèles d’analyse avancés et d’outils décisionnels ne produira une valeur réelle que si elle s’accompagne d’une explicabilité des algorithmes, évitant ainsi le piège des décisions « boîte noire » inaudibles par le régulateur.

 

L’infrastructure technique, socle de la souveraineté économique

On ne pilote pas une stratégie d’intégration régionale ou un plan quinquennal de développement avec des flux d’information cloisonnés et des bases de données non auditables. Les architectures ouvertes et la gouvernance de la donnée ne sont pas des sujets purement techniques abandonnés aux seules directions informatiques, ni des postes de dépenses passifs. Ce sont des instruments de politique économique.

Le cycle 2026-2030 exige ce saut de maturité. C’est en modernisant le cœur de ses systèmes par le découplage et en sanctuarisant son patrimoine de données que le secteur bancaire donnera de la substance à sa transformation et bâtira l’infrastructure souveraine de l’économie de demain.

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Mina Achir, la voix de Midnight Pin qui refuse les étiquettes

08. Oktober 2026 um 05:00

Cheveux rose vif, voix traversée d’électricité, une salle comble qui ne la lâche pas. À peine descendue de scène, Mina Achir, chanteuse de Midnight Pin, se confie sur la nuit, sur la Palestine, et sur la liberté de ne rien devoir prouver.

Guichets fermés aux Journées musicales de Carthage et voici que le groupe tunisien Midnight Pin poursuit son exploration d’un rock alternatif qui mêle les langues et les influences. Sa vocaliste, Mina Achir, Algérienne installée à Tunis, revient pour l’Économiste Maghrébin sur la naissance de la formation, sur Geno-Suite, sur ses inspirations et sur ses projets.

Bien qu’épuisée, elle accepte de répondre alors que des dizaines de fans l’entourent encore, réclamant selfies et échanges. Quelques instants plus tôt, sur scène, elle semblait en parfaite symbiose avec le public, se livrant sans retenue. Haut noir sans manches, bijoux discrets, carré long à la frange épaisse : une allure sobre dont le rose vif des cheveux fait toute l’expressivité, à l’image de l’univers du groupe.

C’est le 6 octobre, au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la culture à Tunis, que Midnight Pin a présenté son répertoire. L’aventure remonte à 2014, quand la chanteuse et auteure-compositrice-interprète a fondé le groupe avec le guitariste chanteur Saif Eddine Ncib. D’abord cantonnée aux reprises, la formation s’est peu à peu tournée vers la composition originale. Cette étape a soudé ses membres et leur a permis de porter un message à travers leurs propres morceaux. Un premier album est sorti en 2023, affirmant une identité qui mêle l’arabe et l’anglais. Ce mélange est né naturellement. Seïf écrivait en arabe, littéraire ou en derja, tandis que Mina Achir écrivait en anglais. En confrontant leurs textes, ils ont constaté qu’ils abordaient des thèmes proches depuis des angles complémentaires : la langue comptait moins que le message.

Le nom du groupe prolonge cette démarche. Il naît d’un rapport intime à la nuit et à la musique, perçue comme un moyen d’évasion. Minuit marque aussi un passage entre la nuit et le jour, un commencement comme une fin, une boucle qui reflète la façon dont le groupe conçoit sa musique, sans se laisser enfermer dans un style. Il passe ainsi de la bossa nova au R&B et à d’autres registres, et chaque chanson est pour Mina Achir l’occasion de se redécouvrir.

Geno-Suite, écrire face à ce qui bouleverse

Cette envie de dire ce qui touche les membres du groupe prend un relief particulier dans Geno-Suite, mini-album de quatre titres profondément marqué par ce qui se passe en Palestine. Mina Achir confie avoir été si affectée qu’elle ne pouvait se taire : les quatre chansons sont nées de cette douleur.
Face à l’injustice ou au massacre, elle réagit d’abord en être humain, et l’écriture lui sert à traduire ce qu’elle ressent. À ses yeux, l’alternative n’est pas une obligation idéologique car chacun reste libre de décider ce que sa musique laisse transparaître.

Son oreille s’est formée dans l’enfance, au rythme des goûts de son père, avec Pink Floyd parmi ses premières références, aux côtés d’artistes de la pop et du rock. David Bowie et Jeff Buckley l’ont marquée, tandis que plusieurs groupes rock ont façonné son goût pour les distorsions, l’énergie et les textures sonores. Elle apprécie aussi Gorillaz pour sa façon de créer. Cette richesse irrigue Midnight Pin, pensé comme une création vivante, capable d’évoluer sans se perdre.

Vers un public plus large

Le groupe prépare de nouvelles chansons, dont l’une, au titre évoquant « le néant », a été jouée lors du concert. D’autres festivals tunisiens sont envisagés. Midnight Pin aimerait surtout conquérir un public plus large et, pourquoi pas, se produire à l’étranger pour représenter l’Afrique du Nord.

Mina Achir revendique avec fierté ce statut de groupe nord-africain attaché à ses racines et à son héritage, tout en assumant une musique contemporaine et ouverte. Pour elle, l’enjeu n’est pas de choisir mais de faire dialoguer : les racines et l’ouverture, l’arabe et l’anglais, le rock et ses voisins, l’intime et le monde.

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Une fuite des états financiers d’UADH met en colère le CMF

07. Oktober 2026 um 21:51

L’affaire semble suffisamment grave pour le Conseil du Marché financier (CMF) soit obligé de saisir le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis. Selon des informations d’un confrère de la place, le gendarme de la Bourse de Tunis le CMF aurait constaté « la diffusion sur la page InfoBourse TN des états financiers de la société cotée Universal Auto Distributors Holding (UADH), avant leur publication officielle ». Ce qui, aux du CMF est à même constituer « une possible infraction pénale, au titre de l’article 81 de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier ».

Ces documents ont circulé alors que le contrôle préalable du CMF n’était pas achevé, et avant leur parution au bulletin officiel de l’instance et leur mise à la disposition du public. Une diffusion anticipée de cette nature, susceptible d’avantager certains investisseurs au détriment d’autres, soulève de sérieuses interrogations sur l’égalité d’accès à l’information et l’intégrité du marché.

Par conséquent, le CMF indique avoir demandé à UADH de fournir des explications sur les circonstances de cette fuite. En réponse, UADH affirme avoir mis ses états financiers à la disposition de ses actionnaires avant la tenue de son Assemblée générale ordinaire, conformément aux dispositions légales en vigueur. Elle assure ne pas connaître l’identité de la personne qui les a rendus publics avant la date officielle, rapporte le journal.

Mais tout état de cause, en saisissant le ministère public, le CMF entend donc faire établir les circonstances exactes de l’affaire, déterminer les responsabilités et obtenir que les suites légales appropriées soient données.

L’instance sait cette occasion pour rappeler que les informations financières doivent rester strictement confidentielles jusqu’à leur publication par les voies officielles. Elle précise que leur communication aux actionnaires, dans le cadre de la préparation des assemblées générales, ne saurait justifier leur diffusion en dehors des canaux et procédures prévus.

Affaire à suivre.

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Un million d’arbres : la CONECT s’engage pour le climat

07. Oktober 2026 um 18:11

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) franchit une étape majeure dans sa démarche de responsabilité sociétale et environnementale. L’organisation a officialisé une convention avec la startup Soul & Planet, partenaire engagé dans la reforestation, pour le reboisement du territoire national.

Ce programme ambitieux, qui vise à planter un million d’arbres à travers la Tunisie, prend une dimension particulière cette année. Il répond à l’urgence environnementale de restaurer l’équilibre forestier suite aux feux de forêt dévastateurs qui ont ravagé environ 15 000 hectares sur le territoire.

Au-delà de cette action ponctuelle, la CONECT réaffirme son engagement indéfectible en faveur du développement durable, de la responsabilité sociétale des entreprises et de la protection de l’environnement. Pour la confédération, chaque initiative verte constitue une pierre angulaire dans la construction d’un avenir économique plus résilient et respectueux de la nature.

Ismail Ben Salha, président du COPIL RSE de la CONECT, a saisi l’occasion de la signature de la convention pour représenter l’organisation patronale.

En intégrant pleinement le nombre d’arbres plantés dans les crédits de bilan carbone, la CONECT offre un levier d’impact concret aux entreprises, leur permettant de valoriser directement leur engagement écologique au service de la planète.

D’après communiqué

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El Niño et les risques climatiques : la Tunisie appelée à renforcer la prévention

07. Oktober 2026 um 17:30

Les études et les observations actuelles montrent que l’océan Indien pourrait être fortement exposé aux effets d’El Niño, un phénomène climatique caractérisé par un réchauffement inhabituel des eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique. Ce phénomène peut perturber les régimes de vents, de précipitations et de températures dans plusieurs régions du monde, notamment autour de l’océan Indien.

Dans ce contexte, les pays riverains des océans Pacifique et Indien sont appelés à renforcer leur préparation face aux risques liés aux fortes vagues, à la houle et, dans certaines zones, à la submersion marine.

Quelle pourrait être l’incidence d’El Niño sur la Tunisie ? Située en Méditerranée, la Tunisie n’est pas directement exposée au phénomène, et ses effets sur le pays ne peuvent pas être déterminés avec certitude. Ils dépendent notamment de la saison et de l’interaction d’El Niño avec d’autres phénomènes atmosphériques et océaniques. El Niño ne permet donc pas, à lui seul, de prévoir une saison sèche ou particulièrement pluvieuse en Tunisie. Toutefois, ses effets indirects pourraient contribuer à accentuer certaines situations extrêmes, telles que les vagues de chaleur, les précipitations intenses ou les crues soudaines. Le réchauffement des eaux méditerranéennes pourrait également aggraver les épisodes de fortes pluies et de houle lorsqu’ils se produisent

Des stations et des organismes scientifiques installés en Méditerranée suivent déjà l’évolution des vagues, de la houle, de la température de l’eau et du niveau de la mer. Le renforcement de la surveillance et de la prévision marine constitue ainsi une priorité pour mieux anticiper les risques liés au changement climatique.

À l’issue du lancement de l’atelier national consacré à l’accès de la Tunisie aux financements climatiques, organisé à l’Académie diplomatique, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a déclaré aux médias : “Pour le moment, aucun phénomène immédiat ne menace la Tunisie. Mais la prudence demeure nécessaire. Il faut améliorer les systèmes d’alerte, renforcer le suivi scientifique et privilégier la prévention afin de mieux se préparer aux effets possibles d’El Niño et du changement climatique”.

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Cap sur le vert : trois industriels décrochent le sésame ISO 14001

07. Oktober 2026 um 17:25

Trois entreprises industrielles tunisiennes viennent d’obtenir la certification ISO 14001, une référence internationale pour structurer et améliorer le management environnemental des entreprises. Il s’agit d’Africa Global Logistics (AGL), l’EPI D’OR et Aliments Composés du Nord (ACN), selon l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Cette certification permet d’identifier et maîtriser les impacts environnementaux liés aux activités de l’entreprise, de mettre en place des objectifs et des actions d’amélioration continue et de suivre les performances environnementales et d’intégrer ces enjeux dans la gestion de l’entreprise. Elle a été obtenue avec l’accompagnement du projet Croissance Qualitative pour l’Emploi (CQE), qui soutient les entreprises industrielles tunisiennes dans l’adoption de pratiques plus durables et l’amélioration de leur compétitivité.

Mandaté par le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ), le CQE est mis en œuvre en Tunisie en partenariat avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie.

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Industrie: l’omanais Suhail Bahwan veut investir en Tunisie

07. Oktober 2026 um 16:52

Suhail Bahwan (SB HOLDING), un groupe omanais d’investissement et industriel actif dans plusieurs secteurs économiques, se dit intéressé par de nouvelles opportunités d’investissement en Tunisie et à élargir ses activités sur la région de l’Afrique du Nord. Dans ce cadre, le groupe considère la Tunisie comme un « site stratégique » pour l’investissement et le développement des affaires.

Lors d’une rencontre mercredi, entre le ministre de l’Economie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et une délégation du groupe omanais conduite par le vice-président du conseil d’administration du groupe, Salem Saad Bahwan, et le président du groupe, les activités de SB HOLDING ont été expliquées, ainsi que ses projets d’investissement à l’étranger dans divers secteurs, à savoir entre autres les industries chimiques, les engrais et les énergies renouvelables, lit-on dans un communiqué du ministère de l’Economie.

De son côté, Abdelhafidh a présenté les avantages offrant un cadre favorable à l’établissement d’un partenariat fructueux, affirmant la disposition de son département et de ses structures concernées par l’investissement à fournir l’appui et l’accompagnement nécessaires au groupe afin de concrétiser ses projets dans les meilleures conditions.

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