Normale Ansicht

Radio Tunisienne | RTCI lance une émission en langue chinoise

16. September 2026 um 22:41

Les studios de la Radio Tunis Chaîne Internationale ( RTCI ) ont abrité, hier matin, l’enregistrement de la toute première émission en langue chinoise, animée par Mme Azza Zouari, professeure de langue chinoise.

Cet événement marque la concrétisation de l’accord de partenariat signé en 2024 entre Mme Henda Ben Alaya Ghribi, Présidente-Directrice Générale de la Radio Tunisienne, et Mme Cao Shumin, ministre et secrétaire du Parti de l’Administration nationale de la radio et de la télévision en Chine (NRTA).

Cet accord avait été conclu à l’occasion de la visite d’État effectuée en Chine par le président de la République, Kaïs Saïed, sur invitation de son homologue chinois, Xi Jinping.

Ce nouveau rendez-vous radiophonique en langue chinoise sera diffusé chaque fin de semaine, du vendredi au dimanche, de 16h00 à 17h00, sur les ondes de RTCI.

Y. N.

L’article Radio Tunisienne | RTCI lance une émission en langue chinoise est apparu en premier sur Kapitalis.

Des dattes aux enchères à 25 dinars : l’étrange avis de la municipalité de Ben Guerdane

16. September 2026 um 21:44

La municipalité de Ben Guerdane a publié un avis en bonne et due forme. Vente aux enchères publiques d’une quantité de dattes. Une première. Prix d’ouverture : 25 dinars. Séance le 5 octobre 2026, dix heures, salle des réunions de la municipalité. 25 dinars. Pour ce montant, l’administration a mobilisé un avis officiel, un tableau,...

L’article Des dattes aux enchères à 25 dinars : l’étrange avis de la municipalité de Ben Guerdane est apparu en premier sur Business News.

Fethi Nouri, gouverneur de la BCT : quand la géopolitique s’invite dans les comptes des entreprises

16. September 2026 um 12:33

Réunis à Istanbul les 13 et 14 septembre 2026 pour la 8ᵉ édition du Forum des banques centrales de l’OCI-COMCEC, les gouverneurs membres ont planché sur un thème sans détour : comment répondre par la politique monétaire à un monde géopolitiquement fragmenté. Le gouverneur de la BCT, Fethi Zouhaier Nouri, y a livré un plaidoyer appuyé pour davantage de coopération entre pairs.

Pour Nouri, les tensions internationales ne sont plus une donnée extérieure aux économies : elles pèsent directement sur les balances des paiements, les réserves de change et les chaînes d’approvisionnement, en passant surtout par trois canaux ; l’énergie, l’alimentation et le financement extérieur. Il en détaille la mécanique : un choc pétrolier de 10 % entraîne environ 7 % de hausse sur le gaz naturel et 5,4 % sur les engrais, avec des répercussions différées sur la facture d’électricité et le prix du pain. D’après le FMI, ce type de choc pèse nettement plus lourd, de l’ordre du double et demi, sur les économies à faible revenu que sur les pays avancés.

La Tunisie comme cas concret

Le gouverneur de la BCT a évoqué des chiffres tunisiens : un déficit énergétique avoisinant les sept milliards de dinars à fin juin 2026, en progression de 35 % sur un an et une dépendance qui atteignait 55 % au blé russo-ukrainien en 2022, malgré une inflation ramenée depuis à 5,1 %.

Pour les opérateurs tunisiens exposés à l’import (énergie, intrants, matières premières), ce diagnostic confirme l’urgence de couvrir le risque de change et de diversifier les sources d’approvisionnement. Les pistes de règlement en monnaies locales évoquées par la BCT, si elles se concrétisent, pourraient à terme alléger le coût de financement du commerce intra-OCI pour les PME exportatrices.

L’article Fethi Nouri, gouverneur de la BCT : quand la géopolitique s’invite dans les comptes des entreprises est apparu en premier sur Managers.

Tunindex : léger coup de frein, les Assurances gardent le cap

16. September 2026 um 11:27

Le marché financier tunisien a clôturé la séance du mardi 15 septembre 2026 dans le rouge. L’indice phare de la Bourse de Tunis, le TUNINDEX, a enregistré un repli quotidien de 0,20 % pour s’établir à 19 082,15 points. Sa progression depuis le début de l’année atteint 41,88 %.

L’indice TUNINDEX20 subit une évolution similaire avec une baisse quotidienne de 0,26 % à 8 335,92 points, affichant une hausse annuelle de 39,51 %. 

Sur le plan des indices sectoriels, les évolutions sont contrastées. Les Assurances affichent la plus forte hausse de la journée avec un gain de 0,91 % à 30 851,68 points, portant leur progression annuelle à 55,77 %. L’indice des Services Financiers progresse quant à lui de 0,19 % à 28 930,86 points (+54,45 % sur l’année).

À l’inverse, l’indice des Produits Ménagers et de Soin Personnel enregistre la baisse la plus marquée de la séance en chutant de 2,53 % à 3 319,99 points, ce qui porte sa performance annuelle à -6,37 %. Les Services aux Consommateurs et la Distribution reculent tous deux de 1,19 % à 7 181,73 points et 11 314,78 points (+44,09 % sur l’année). L’indice des Banques cède 0,13 % à 14 229,94 points (+47,16 % sur l’année). L’indice des Industries demeure quant à lui inchangé à 2 327,49 points (+29,26 % sur l’année).

Sur le marché principal des titres de capital, plusieurs variations de cours notables sont à signaler. Le titre Magasin Général a clôturé à 12,740 dinars tunisiens (TND) et BTE (ADP) à 6,430 TND, tous deux réservés à la hausse. Parmi les autres mouvements significatifs du jour, Amen Bank a terminé à 90,300 TND avec un plus haut à 90,390 TND, la BIAT a clôturé à 166,300 TND et la STAR a gagné du terrain pour finir à 92,000 TND contre un cours de référence de 91,000 TND. Du côté des baisses, Artes s’est replié de 10,480 TND à 10,190 TND, Attijari Bank est descendu de 81,500 TND à 80,000 TND et SAH a reculé de 12,820 TND à 12,470 TND.

L’article Tunindex : léger coup de frein, les Assurances gardent le cap est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Cinq marques tunisiennes participent au MICAM Milano 2026, le plus grand salon international de la chaussure

16. September 2026 um 11:07

La Tunisie a participé pour la deuxième fois de suite au MICAM Milano, du 13 au 15 septembre 2026, avec cette année cinq entreprises du secteur qui présentent leurs collections pour hommes et femmes sous la bannière du Cepex. L’édition 2026, la 102ᵉ, rassemble plus de 1 000 marques venues du monde entier, pour une fréquentation professionnelle attendue autour de 20 000 visiteurs sur les trois jours.

La progression du nombre d’exposants tunisiens d’une édition à l’autre traduit une résistance certaine du secteur, même si le marché local comme l’export restent sous pression. Le profil des entreprises présentes a changé: certaines pilotent aujourd’hui tout le cycle de production, jusqu’à commercialiser leurs propres modèles sous marque tunisienne, tout en gardant des contrats avec de grandes enseignes internationales premium. Le design et le montage font désormais partie des points forts reconnus à la filière, en plus de l’argument prix qui reste déterminant.

Un accueil favorable des acheteurs

Les stands tunisiens ont rapidement attiré l’attention d’acheteurs internationaux venus chercher des partenaires de fabrication en marque blanche, un signal que l’offre locale colle désormais aux attentes du marché européen. Le consulat général de Tunisie à Milan a par ailleurs rendu visite aux exposants dès l’ouverture, en soutien à leur présence.

Le glissement d’un modèle de sous-traitance vers la marque propre change la donne pour les industriels tunisiens : chaque paire vendue sous nom propre capte davantage de marge qu’une simple prestation de façon. Pour un investisseur, il est, en ce sens, nécessaire de financer en priorité les capacités de design et de développement produit, plutôt que la seule ligne de montage dans l’objectif de suivre la filière dans sa montée en gamme.

L’article Cinq marques tunisiennes participent au MICAM Milano 2026, le plus grand salon international de la chaussure est apparu en premier sur Managers.

SAH: résilience et performance au rendez-vous

16. September 2026 um 09:42

La Société d’Articles Hygiéniques – SAH a publié ses états financiers intermédiaires pour le premier semestre 2026. Les revenus se sont élevés à 230,502 MTND, contre 220,500 MTND à la même période en 2025. Cette croissance est soutenue à la fois par la résilience du marché local et par la croissance des ventes à l’international. Le chiffre d’affaires en Tunisie a totalisé 192,395 MTND, les exportations 43,733 MTND, confirmant l’ancrage régional de la marque

Du côté des charges, les achats consommés de matières premières et d’emballages se sont établis à 119,949 MTND, en légère baisse par rapport aux 123,832 MTND de 2025. Les charges de personnel ont atteint 30,065 MTND. Grâce à la maîtrise rigoureuse des coûts et à l’optimisation des marges, SAH a dégagé un excédent brut d’exploitation de 51,052 MTND (44,898 MTND fin juin 2025). Le résultat d’exploitation s’est établi à 39,897 MTND. La hausse des charges financière de 30,3% à 13,422 MTND est due à des pertes de change de 2,785 MTND. Le résultat net de l’exercice s’est élevé à 24,087 MTND.

Au niveau des capitaux propres, la situation nette de la société est de 328,920 MTND, y compris des bénéfices reportés de 208,306 MTND, témoignant de la solidité financière de SAH. Les actionnaires pourront être tranquilles quant à leurs dividendes de l’année prochaine.

Globalement, ces comptes intermédiaires ont confirmé la capacité de SAH à maintenir le cap de la croissance, à préserver ses équilibres financiers et à conforter sa position de leader incontesté sur le marché des articles hygiéniques en Tunisie.

L’article SAH: résilience et performance au rendez-vous est apparu en premier sur Managers.

Les startups tunisiennes de l’agroéquipement et de l’agritech à l’assaut du marché nigérian

16. September 2026 um 09:42

Du 16 au 20 novembre 2026, le Centre de promotion des exportations (Cepex) déploiera, en partenariat avec l’ambassade de Tunisie à Abuja, un dispositif de rencontres B-to-B ciblant les secteurs de l’agriculture et de l’élevage, à l’occasion du salon NIAEXPO au Nigéria.

Le Nigeria a fait de la sécurité et de la souveraineté alimentaires une priorité de politique publique, avec une modernisation accélérée de ses filières agroalimentaires. C’est dans ce contexte que les entreprises tunisiennes sont invitées à se positionner, avec un accent sur trois créneaux: les intrants et équipements agricoles, les solutions numériques et technologies d’élevage dites «agriculture intelligente», ainsi que la nutrition et les médicaments vétérinaires.

Un programme structuré en plusieurs étapes

La première étape de cette initiative consiste en un webinaire de préparation consacré aux spécificités du marché nigérian, avant la présence physique au salon via un stand national collectif. S’ajoutent à cela des rendez-vous B-to-B organisés en amont, ainsi que des visites de terrain et rencontres institutionnelles sur place. Les entreprises tunisiennes du secteur peuvent d’ores et déjà s’inscrire auprès du Cepex pour intégrer la délégation tunisienne.

Pour les PME tunisiennes de l’agroéquipement et de l’agritech, ce type de mission collective réduit sensiblement le coût d’entrée sur un marché aussi vaste que le Nigeria, en mutualisant logistique et visibilité. La dynamique de modernisation agricole nigériane, couplée à une demande croissante en intrants et technologies, ouvre une fenêtre concrète pour des partenariats de distribution ou des joint-ventures, à condition d’anticiper dès maintenant le cadre réglementaire et logistique local.

L’article Les startups tunisiennes de l’agroéquipement et de l’agritech à l’assaut du marché nigérian est apparu en premier sur Managers.

Film « Naza » : ovation de 25 minutes à Venise, tempête en Israël

16. September 2026 um 09:47

À Venise, le documentaire “Naza“ a provoqué une véritable onde de choc. Ovationné par le public et récompensé par le Prix spécial du jury, ce film israélien dévoile les pratiques inhumaines de Tsahal à Gaza. Glaçant.

 

Ovation exceptionnelle de 25 minutes à Venise pour un film documentaire consacré aux civils palestiniens tués délibérément par Tsahal à Gaza, qui vient fissurer, voire pulvériser, le récit soigneusement entretenu selon lequel  Tsahal serait « la plus morale du monde ». Au point  que le ministre israélien de la Culture est allé jusqu’à réclamer la déchéance de nationalité des deux auteurs du film, pourtant eux-mêmes citoyens israéliens. Une réaction qui, à elle seule, donne la mesure de la sensibilité du sujet et de la gravité des faits dénoncés.

En effet, le documentaire « Naza », réalisé par le journaliste d’investigation Yuval Abraham et la réalisatrice Rachel Szor, a été distingué, samedi 13 septembre, par le prestigieux Prix spécial du jury de la 83ᵉ Mostra de Venise.

S’appuyant sur 24 témoignages anonymes de membres de l’armée israélienne et des services de renseignement, ce film choc livre un récit particulièrement glaçant sur la conduite des opérations militaires dans la bande de Gaza et décrit les mécanismes de ciblage et de bombardement  des civils dans cette enclave palestinienne.

Ainsi, à travers ces témoignages, les réalisateurs mettent en lumière des pratiques et des ordres qui, selon leurs sources, soulèvent de graves interrogations sur le traitement inhumain des civils palestiniens.

« Dommages collatéraux »

Ce film de 80 minutes qui a laissé de nombreux spectateurs stupéfaits, cite des militaires israéliens qui y témoignent décrivant le sentiment de travailler dans une « usine » à tuer ou dans un jeu vidéo mortel lorsqu’ils utilisaient des systèmes de ciblage alimentés par l’IA pour bombarder Gaza.

Froide comptabilité

D’ailleurs, le titre même du film, « Naza », jeu de mots avec « nazi », est loin d’être anodin. L’acronyme serait également utilisé au sein de l’armée israélienne pour désigner le nombre de civils susceptibles d’être tués lors d’une frappe visant un combattant du Hamas. Des victimes, femmes et enfants pour la plupart, sont dans cette logique tordue reléguées au rang de simples « dommages collatéraux ».

Une illustration parfaite de la déshumanisation des civils palestiniens, justifiée au nom de la prétendue lutte contre le terrorisme ? À un moment particulièrement glaçant du documentaire, le journaliste d’investigation Yuval Abraham demande à un officier israélien quel nombre de victimes civiles peut être considéré comme « acceptable » pour atteindre une cible ? La réponse tombe, froide comme un couperet, « 500 » !

Autrement dit, selon ce témoignage, l’élimination d’un seul membre du Hamas pourrait justifier, aux yeux de certains responsables opérationnels, une frappe susceptible de faire jusqu’à 500 victimes civiles. Des hommes, des femmes et des enfants ainsi réduits à la froide comptabilité des « dommages collatéraux ».

Le documentaire met également en cause l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les opérations militaires. Sur ce point, l’armée israélienne répond que « la sélection et l’approbation des frappes sont faites par du personnel humain ».

Entre fureur et déni

Inutile de rappeler à ce propos que ce documentaire choc qui brise enfin un tabou sur la guerre à Gaza a fortement déplu aux autorités israéliennes.

Si le journal de gauche Haaretz a donné la parole aux deux réalisateurs israéliens, Yuval Abraham et Rachel Szor, à propos de leur volonté de distribuer le film « aussi largement que possible », en Israël, l’essentiel des réactions officielles ont été critiques, sur le fond comme sur la forme.

Ainsi, l’armée israélienne a rejeté catégoriquement ces accusations et contesté la crédibilité des témoignages au point qu’une réunion au plus haut niveau a été consacrée lundi 14 septembre au film. L état-major considère le documentaire comme une « attaque contre l’État d’Israël ». Il dénonce des « calomnies », des « distorsions de la réalité » et de « fausses accusations », et affirme que les allégations concernant un tel nombre de victimes civiles sont « complètement fausses ».

De son côté, le ministre israélien de la Culture, Miki Zohar, réclame une enquête destinée à déterminer l’origine des informations utilisées dans le documentaire. Il souhaite également que la citoyenneté israélienne soit retirée aux réalisateurs au motif d’un manque de loyauté. La déchéance de nationalité est légalement possible en Israël mais reste rarement appliquée.

Le ministre de la Culture a également évoqué un « film méprisable », une récompense « révoltante » et des auteurs qui chercheraient les « applaudissements des antisémites du monde entier ».

Pour sa part, l’ancien ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, leader du parti d’extrême droite “Israël Beitenou“, associé à la coalition d’opposition à Benyamin Netanyahou, a fustigé « un tissu de diffamations et de calomnies contre l’Etat d’Israël, contre Tsahal et contre [leurs] magnifiques combattants », en se moquant par ailleurs d’un festival qualifié de « woke » et d’« antisémite ».

Pourtant, l’auteur de « Naza », que le magazine américain New York Magazine considère comme « l’un des films les plus importants de notre époque », persiste et signe. Pour lui, les violences commises par l’armée israélienne à Gaza ne relèvent nullement d’accidents isolés, mais d’une logique assumée : « Ce n’est pas un accident, mais bien le fruit d’une stratégie délibérée. Des actes meurtriers et des politiques fondés sur une déshumanisation totale des Palestiniens », affirme-t-il.

Le réalisateur explique également avoir choisi de présenter les témoignages en hébreu, afin que le film puisse être vu et compris par le public israélien. Une démarche qu’il résume sans détour : « C’est notre pays qui commet ces crimes ».

Saluons à ce propos le courage d’un Juste parmi les Justes en ces temps où la vie humaine ne vaut pas  plus qu’une balle perdue.

L’article Film « Naza » : ovation de 25 minutes à Venise, tempête en Israël est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Orang Gholikhani fait dialoguer l’exil occidental et l’éternité persane

16. September 2026 um 07:34

Au cœur des réserves silencieuses d’un musée, un manuscrit attribué à Omar Khayyâm ouvre une porte vers un autre temps. Dans ‘‘Khayyâm et moi’’, Orang Gholikhani fait dialoguer la figure du grand savant persan du XIe siècle avec sa propre trajectoire, entre Iran, France et exil. Une traversée où la poésie, la science et la mémoire deviennent autant de moyens d’interroger la liberté.

Djamal Guettala

Au Louvre, la découverte d’un manuscrit présenté comme le journal intime d’Omar Khayyâm bouleverse le narrateur. Face à ces pages venues des siècles passés, une question s’impose : faut-il les rendre publiques ou respecter le silence de celui qui les a écrites ? L’hésitation devient le point de départ d’un dialogue imaginaire entre deux hommes séparés par près d’un millénaire.

Cette rencontre constitue le fil conducteur de ‘‘Khayyâm et moi’’, publié le 15 janvier 2026 aux éditions L’Harmattan, dans la collection «L’Iran en transition». Orang Gholikhani y mêle récit de vie, histoire, réflexion philosophique et traduction de cent quatrains. Le livre fait ainsi circuler le lecteur entre la Perse médiévale de Khayyâm, l’Iran bouleversé par les événements de la fin du XXe siècle et l’expérience personnelle de l’auteur installé en France.

Khayyâm, au-delà du poète du vin

La figure de Khayyâm constitue évidemment le cœur du récit. L’auteur entend cependant se démarquer d’une représentation souvent réductrice du poète, ramené à ses quatrains sur le vin, le plaisir et la beauté fugitive de l’existence.

Mathématicien, astronome et philosophe, Khayyâm apparaît comme un homme de connaissance, habité par le doute et la volonté de comprendre le monde. Pour Orang Gholikhani, cette curiosité est fondamentale : «Pour moi, Khayyâm est avant tout quelqu’un de curieux, qui cherche à comprendre le monde et la vie, et qui refuse les explications toutes faites de la société.»

Cette recherche de vérité explique aussi la place du doute dans son œuvre. Khayyâm ne semble jamais totalement satisfait des réponses que les hommes apportent à leur propre existence. La mort, le temps, le destin, la religion et la place de l’être humain dans l’univers traversent ses interrogations.

L’auteur découvre Khayyâm dès l’adolescence. Cette rencontre intellectuelle aura une influence durable sur son parcours : «Il m’a appris qu’un scientifique pouvait aussi être un homme de poésie, de vin et de contemplation, et que la science pouvait servir à mieux saisir le mystère de l’univers.»

La langue et le savoir comme résistance

Pour comprendre Khayyâm, le livre remonte loin dans l’histoire persane. Cette plongée historique n’est pas un simple décor. Elle permet à Orang Gholikhani de réfléchir à la manière dont une civilisation conserve son identité malgré les invasions, les changements de pouvoir et les ruptures historiques. Cyrus, la conquête arabe, Ferdowsi et son ‘‘Shahnameh’’, puis la Perse médiévale et ses grandes figures scientifiques composent les différentes étapes de cette histoire. La langue persane, la littérature et les sciences apparaissent comme des formes de continuité. L’auteur résume cette conviction dans une formule particulièrement évocatrice : «La poésie et les sciences sont, en ce sens, des roches insubmersibles qui nous maintiennent à la surface, même au cœur des tempêtes les plus violentes.»

Cette conception de la transmission explique aussi pourquoi le livre s’adresse, au-delà des lecteurs familiers de la littérature persane, aux jeunes générations issues de l’immigration iranienne. Gholikhani souhaite leur offrir une porte d’accès à une histoire et à une culture dont ils peuvent être éloignés.

Le récit personnel trouve ici toute sa place. Arrivé en France à 18 ans, l’auteur relit son propre parcours à la lumière de celui de Khayyâm. L’exil n’est plus seulement une rupture géographique : il devient une autre manière de regarder son pays d’origine et son histoire.

Trois femmes pour imaginer Khayyâm aujourd’hui

La dernière partie du livre réserve un choix particulièrement significatif. Lorsqu’il s’interroge sur celui ou celle qui pourrait incarner Khayyâm aujourd’hui, Orang Gholikhani répond par trois femmes : Forugh Farrokhzad, Maryam Mirzakhani et Jasmin Moghbeli.

La première représente la poésie et la liberté de création. La deuxième, les mathématiques et l’excellence scientifique. La troisième, l’exploration spatiale et une nouvelle génération iranienne présente au-delà des frontières terrestres.

Ce choix repose aussi sur une constatation de l’auteur : notre époque, marquée par une spécialisation croissante des savoirs, laisse moins de place aux figures universelles capables de réunir science, philosophie et poésie comme Khayyâm ou Léonard de Vinci.

À travers ces trois femmes, l’auteur inscrit donc l’héritage de Khayyâm dans le présent. Il ne s’agit plus seulement de célébrer une figure historique, mais de chercher où son esprit pourrait se reconnaître aujourd’hui.

La traduction de cent quatrains vient prolonger cette réflexion. Le temps, la beauté éphémère, le doute, le plaisir de l’instant et la condition humaine y retrouvent leur place.

‘‘Khayyâm et moi’’ est finalement un livre sur la transmission autant que sur l’exil. Orang Gholikhani ne cherche pas simplement à ressusciter un poète du XIe siècle. Il tente de comprendre pourquoi sa pensée continue de nous parler, près de mille ans plus tard. «Nous ne sommes qu’un maillon dans l’évolution de l’humanité. Il nous appartient d’assumer notre rôle du mieux possible», écrit-il. Une manière de refermer le livre sur une idée simple : Khayyâm appartient au passé, mais les questions qu’il pose appartiennent toujours au présent.

Auteur franco-iranien, Orang Gholikhani est arrivé en France à l’âge de 18 ans pour y poursuivre des études universitaires en électronique. Après son diplôme, il a travaillé dans les technologies de l’information, notamment dans le domaine des solutions logicielles destinées aux sciences de la vie, où il a exercé des fonctions liées au management et à la relation clients. Parallèlement à son parcours professionnel, il s’est consacré à l’écriture et à la valorisation de la culture persane.  »Khayyâm et moi », s’inscrit dans cette démarche, entre littérature, histoire et transmission de la culture persane.

L’article Orang Gholikhani fait dialoguer l’exil occidental et l’éternité persane est apparu en premier sur Kapitalis.

TTN dévoile « El Fatoora », son nouveau portail de facturation électronique

15. September 2026 um 18:07

Tunisie TradeNet (TTN) annonce avoir lancé « elfatoora.tn« . Il s’agit d’un portail web de facturation destiné principalement aux entreprises et aux professionnels ayant un faible volume de facturation. Elle propose une solution simple, pratique et sécurisée qui permet de gérer les différentes étapes du processus de la facturation électronique.

Le ministère des Technologies de la communication indique que « les utilisateurs peuvent configurer leur environnement, élaborer leurs factures, les signer électroniquement et les transmettre directement à la plateforme ELFATOORA, sans avoir recours à des solutions d’intégration spécifique ». La finalité est d’accompagner les entreprises tunisiennes dans la digitalisation et de simplifier les processus de facturation, indique le ministère dans un communiqué.

Lire aussi: Facturation électronique : pas d’annulation ni de report, assure le ministre des TIC

Des dossiers d’adhésion devraient être déposés sur la plateforme spécifique pour bénéficier de cette nouvelle solution. Les entreprises et les professionnels ayant déjà déposé leur dossier d’adhésion sous format papier et n’ayant pas encore reçu de validation sont vivement appelés à procéder à une nouvelle inscription via la plateforme d’adhésion, recommande les département des Technologies de la communication.

On rappelle que Tunisie TradeNet (TTN) est une plateforme publique et un guichet unique électronique qui dématérialise les procédures du commerce extérieur, du transport et de la facturation en Tunisie.

Avec communiqué

L’article TTN dévoile « El Fatoora », son nouveau portail de facturation électronique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Cap sur Abuja : le CEPEX veut accélérer les exportations tunisiennes dans l’agriculture

15. September 2026 um 17:53

Du 16 au 20 novembre 2026, le CEPEX réunira à Abuja des entreprises tunisiennes et des opérateurs nigérians à l’occasion de rencontres d’affaires B2B consacrées à l’agriculture et à l’élevage, organisées en marge du salon NIAEXPO.

Objectif : ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises tunisiennes, favoriser les partenariats et renforcer leur implantation sur le marché nigérian, fait savoir le CEPEX via un lien communiqué.

Les échanges porteront entre autres sur l’agriculture intelligente, les technologies d’élevage, les solutions numériques, la nutrition et les médicaments vétérinaires, ainsi que les intrants, matériels et équipements agricoles.

Le rendez-vous intervient dans un contexte où le Nigeria fait de la sécurité et de la souveraineté alimentaires ainsi que de la modernisation de son système agroalimentaire des priorités de sa politique agricole.

Les entreprises tunisiennes souhaitant prendre part à cette mission doivent soumettre leur candidature avant le 25 septembre 2026, via le lien communiqué par le CEPEX.

L’article Cap sur Abuja : le CEPEX veut accélérer les exportations tunisiennes dans l’agriculture est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tesla – SpaceX : Elon Musk relance l’hypothèse d’un rapprochement

15. September 2026 um 17:06

Faut-il s’attendre, un jour, à voir Tesla et SpaceX réunies sous une même bannière ? Interrogé sur ce point lors d’une intervention dans le podcast All-In, Elon Musk n’a pas fermé la porte à l’idée, sans pour autant esquisser le moindre projet précis. Une réponse volontairement ouverte, qui suffit à relancer une spéculation récurrente sur l’avenir institutionnel des deux groupes.

Tesla et SpaceX collaborent depuis plusieurs mois sur des projets communs, notamment dans la fabrication de semi-conducteurs et le déploiement d’infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle. Cette intrication croissante des activités alimente l’hypothèse d’un mariage capitalistique, d’autant que SpaceX a franchi, en juin, l’étape de son introduction en Bourse, un changement de statut qui rebat nécessairement les cartes pour toute opération de rapprochement.

Un scénario qui reste à l’état d’hypothèse

Ce n’est pas la première fois que le patron des deux groupes entretient le flou : en juillet déjà, il s’était gardé d’écarter cette perspective, mettant en avant le degré d’imbrication opérationnelle entre les deux entités. Le profil d’un éventuel ensemble fusionné donne la mesure de l’enjeu : automobile, robotique, satellites, lanceurs et intelligence artificielle se retrouveraient sous un même toit, formant un conglomérat aux activités hétérogènes. Néanmoins, il faut rappeler que la question des valorisations respectives des deux sociétés, ainsi que celle des intérêts propres à chaque base actionnariale, représentent un obstacle qui n’a rien d’anecdotique.

Aucun accord ou calendrier de fusion n’a, à ce stade, été formalisé. Mais les propos de Musk suffisent à maintenir ce dossier sur la liste des sujets que les investisseurs continuent de surveiller de près.

L’article Tesla – SpaceX : Elon Musk relance l’hypothèse d’un rapprochement est apparu en premier sur Managers.

Industrie automobile : un nouvel investissement chinois en vue en Tunisie

15. September 2026 um 16:53

La Tunisie pourrait bientôt accueillir un nouvel acteur chinois dans le secteur des composants automobiles. Kunshan Chemitec Automotive Components, c’est son nom, étudierait la création d’une unité de production dans le pays, avec un investissement initial estimé à plus de 3 millions d’euros.

Conduite par son CEO, Liu Yichao, une délégation de ladite a examiné avec l’APII (l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation) les conditions et opportunités d’une implantation en Tunisie. A cette occasion, les responsables de l’agence ont présenté les procédures d’investissement, les dispositifs d’accompagnement ainsi que les avantages fiscaux et incitations prévus par la réglementation tunisienne, lit-on dans un post Facebook de l’APII.

Concrètement, le projet prévoit l’implantation d’une unité industrielle sur environ 4 000 m², avec un objectif de 30 à 50 emplois directs à son démarrage, précise l’agence.

Fondée en 2005, Kunshan Chemitec Automotive Components, opérant dans six pays, est spécialisée dans les faisceaux de câbles et les solutions de protection des câbles. Son offre comprend notamment des rubans adhésifs, gaines, tubes tressés et mousses destinés principalement à l’industrie automobile. De ce fait, l’entreprise travaille avec plusieurs groupes internationaux du secteur.

Ce projet potentiel intervient dans un contexte de renforcement de l’industrie automobile tunisienne et de diversification des investissements étrangers en Tunisie. Il confirme également l’intérêt croissant des entreprises chinoises pour notre pays, dont le tissu industriel, les compétences et la proximité des marchés européens constituent des atouts pour les activités orientées vers l’export.

L’article Industrie automobile : un nouvel investissement chinois en vue en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

BVMT : le CMF épingle 20 émetteurs pour retard dans la publication de leurs comptes semestriels

15. September 2026 um 15:41

20 sociétés cotées à la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) n’ont pas publié leurs états financiers intermédiaires du premier semestre 2026 dans les délais fixés par la réglementation. C’est ce qu’a fait savoir le Conseil du Marché Financier (CMF) dans un communiqué diffusé ce mardi 15 septembre 2026. Il précise que ces sociétés représentent 20 des 75 émetteurs cotés sur la place tunisienne et appartiennent à plusieurs secteurs économiques.

Pour le régulateur, la publication dans les délais légaux de l’information financière n’est pas une simple formalité : elle conditionne la transparence du marché et la protection des investisseurs. Or, selon le CMF, certains retards constatés dépassent très largement le cadre légal et raisonnable, au point de ne plus pouvoir être qualifiés d’incidents isolés ou ponctuels.

Le Conseil s’est également penché sur les explications fournies par certains émetteurs pour justifier ces manquements, les jugeant peu sérieuses et irrecevables. Il rappelle à ce titre que les sociétés cotées doivent démontrer un niveau élevé de rigueur, d’organisation et d’anticipation dans l’exécution de leurs obligations envers le marché et les investisseurs. De même que des difficultés d’ordre interne ne sauraient justifier un retard dans la diffusion d’informations auxquelles les investisseurs ont légalement droit, dans les délais prévus.

Face à ces manquements, le CMF a engagé des actions en référé devant la justice contre plusieurs des sociétés concernées, pour n’avoir ni tenu leurs assemblées générales ordinaires chargées de statuer sur les comptes ni publié leurs états financiers. Le régulateur affirme son intention de continuer à mobiliser tous les leviers légaux et réglementaires dont il dispose pour contraindre les émetteurs à se conformer à leurs obligations, dans un objectif de protection de l’épargne publique investie en valeurs mobilières.

L’article BVMT : le CMF épingle 20 émetteurs pour retard dans la publication de leurs comptes semestriels est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Eurostat Group inaugure son site tunisien pour le marché nord-africain

15. September 2026 um 14:21

Le spécialiste français de la protection ESD* pour l’électronique sensible, Eurostat Group, a inauguré ce lundi 14 septembre 2026 son nouveau site de production en Tunisie, en présence de Anne Guéguen, ambassadrice de France, et de Slim Ferchichi, directeur au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

D’une surface de 1 500 m², ce site est dédié au thermoformage, à l’usinage de moules et à l’assemblage de produits ESD pour l’industrie électronique. Il fait d’Eurostat Tunisie le seul producteur de solutions ESD sur le continent africain.

L’unité compte 28 collaborateurs, un chiffre appelé à croître, répartis entre production, développement commercial et fonctions support. Elle combine production locale et stock dédié pour mieux servir le marché tunisien, tout en devenant le centre de compétence du groupe pour les produits assemblés et sa plateforme de développement commercial sur le marché MEA.

À terme, ce site devrait générer 20 % de la valeur globale du groupe.

———————

Avec communiqué

*ESD : Electrostatic Discharge (décharge électrostatique)

L’article Eurostat Group inaugure son site tunisien pour le marché nord-africain est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tech : les géants de l’IA négocient pour harmoniser leurs pratiques

15. September 2026 um 12:32

OpenAI, Anthropic et Google envisagent de créer un organisme professionnel dédié aux standards de sécurité de l’intelligence artificielle, selon des informations rapportées par The Information. Le projet pourrait notamment établir des méthodes communes pour tester et évaluer les modèles d’IA avancés avant leur déploiement.

Cette initiative intervient alors que les capacités des modèles progressent rapidement et que plusieurs dirigeants du secteur appellent à renforcer les précautions. OpenAI souhaite notamment encourager la création de standards définis par l’industrie et collaborer avec d’autres laboratoires spécialisés afin d’établir des règles communes.

L’organisme envisagé pourrait définir des références partagées pour mesurer les capacités des modèles, évaluer leurs risques et déterminer les situations dans lesquelles leur développement devrait être ralenti ou suspendu. OpenAI soutient également la mise en place de règles nationales obligatoires aux États-Unis.

Plusieurs incidents liés à des systèmes d’intelligence artificielle

Cette réflexion intervient après plusieurs incidents liés à des systèmes d’intelligence artificielle et alors que les entreprises renforcent leurs dispositifs de sécurité. OpenAI affirme notamment avoir ralenti certaines étapes du développement d’Astra afin de consolider ses protections.

Pour l’heure, la création de cet organisme n’est encore qu’à l’étude. S’il voit le jour, il pourrait toutefois contribuer à rapprocher les pratiques de sécurité des principaux acteurs de l’IA et à faire émerger des références communes pour l’évaluation des modèles les plus avancés.

L’article Tech : les géants de l’IA négocient pour harmoniser leurs pratiques est apparu en premier sur Managers.

Composants automobiles : la filière tunisienne ouvre un nouveau front en Asie

15. September 2026 um 12:19

L’industrie tunisienne des composants automobiles fait, en cette mi-septembre, l’objet d’un double mouvement d’intérêt en provenance d’Asie. D’une part, un groupe chinois spécialisé dans le câblage automobile a engagé une démarche de prospection en vue d’une éventuelle implantation. D’autre part, une initiative diplomatique menée en Corée du Sud a débouché sur l’annonce d’une visite prochaine d’une délégation d’équipementiers coréens.

Une délégation de la société Kunshan Chemitec Automotive Components, menée par son directeur général, a été reçue au siège de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII). Le projet à l’étude porterait sur la création d’une unité de production d’environ 4 000 m², pour un investissement de première phase estimé à 3 millions €. Il générerait, dans un premier temps, entre 30 et 50 emplois directs, ce volume étant appelé à évoluer en fonction de l’avancement du projet.

À cette occasion, l’APII a présenté à la délégation le cadre réglementaire applicable à l’implantation d’entreprises étrangères en Tunisie, notamment les mécanismes d’accompagnement et les incitations fiscales prévus par la législation en vigueur. L’agence a également mis à disposition ses outils d’information sectoriels, dont un tableau de bord consacré aux industries automobile et aéronautique ainsi qu’un annuaire des entreprises industrielles, destinés à faciliter l’identification de partenaires potentiels au sein du tissu productif local.

Le groupe chinois, fondé au milieu des années 2000, est spécialisé dans la fabrication de faisceaux de câblage et de dispositifs de protection associés destinés à l’industrie automobile. Il dispose d’une implantation dans plusieurs pays et compte parmi ses clients divers acteurs majeurs du secteur ; son éventuelle installation en Tunisie demeure, à ce stade, conditionnée à l’issue de la phase de prospection en cours.

Une délégation coréenne de treize entreprises attendue en octobre

Parallèlement, l’ambassade de Tunisie à Séoul a tenu une séance de travail avec des représentants de Hyundai Mobis, équipementier coréen de premier plan dans le domaine des composants et systèmes automobiles. Les discussions, menées en présence du vice-président de l’entreprise et de responsables des investissements à l’étranger, ont porté sur les possibilités de collaboration industrielle entre les deux parties, incluant à la fois des perspectives d’approvisionnement auprès de fabricants tunisiens et l’examen de projets d’investissement direct.

Cette rencontre constitue l’une des premières étapes d’un programme de prospection plus large conduit par la représentation diplomatique tunisienne auprès des équipementiers automobiles coréens. Ce travail de mise en relation a permis la programmation, pour la mi-octobre, d’une visite en Tunisie d’une délégation composée de treize entreprises coréennes du secteur, organisée en coordination avec l’Association tunisienne de l’industrie automobile, l’Agence de promotion des investissements extérieurs et la Chambre de commerce tuniso-coréenne.

Ces deux projets, bien que de nature différente, s’inscrivent dans une même logique : celle d’un élargissement des débouchés de la filière tunisienne des composants automobiles vers des partenaires asiatiques, en complément de son ancrage traditionnel sur le marché européen. Pour les sous-traitants locaux, la visite coréenne annoncée pour octobre constitue une opportunité tangible de nouer des relations commerciales avec un groupe de l’envergure de Hyundai Mobis, tandis que le dossier chinois, encore à un stade préliminaire, permettra d’apprécier la capacité du pays à convertir une phase de prospection en investissement effectif.

L’article Composants automobiles : la filière tunisienne ouvre un nouveau front en Asie est apparu en premier sur Managers.

Décarbonation: DecarboAct, accompagnement et accréditation, ce que les entreprises tunisiennes doivent savoir

15. September 2026 um 11:00

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) vient de publier le cahier des charges relatif à la comptabilité carbone. Le document fixe désormais le cadre dans lequel les entreprises tunisiennes pourront faire mesurer leurs émissions de gaz à effet de serre et être accompagnées dans leur démarche de réduction. Les experts accompagnateurs sont aussi concernés. 

Pour une entreprise, le bilan carbone permet de quantifier les émissions liées à ses activités et d’identifier les principaux postes sur lesquels agir. L’empreinte carbone peut, elle, être calculée à l’échelle d’un produit, d’un service ou d’une activité, notamment en intégrant les différentes étapes de son cycle de vie. L’enjeu est particulièrement important pour les entreprises exportatrices vers l’Union européenne. Dans les secteurs couverts par le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), la capacité à disposer de données fiables sur les émissions associées aux produits devient un élément de plus en plus important dans les échanges avec le marché européen. Quant aux experts, le document précise leurs critères d’éligibilité ainsi que les qualifications et compétences requises pour réaliser les prestations de comptabilité carbone. L’objectif est de structurer l’offre d’accompagnement et de donner un cadre commun aux interventions.

Le coût de cette démarche peut par ailleurs être partiellement pris en charge. À travers le Fonds de transition énergétique (FTE), les entreprises peuvent bénéficier d’une subvention pouvant atteindre 70% des frais d’accompagnement pour leur comptabilité carbone, avec un plafond de 70 000 dinars.

Cette nouvelle étape complète DecarboAct, la plateforme de l’ANME lancée en 2024 dans le cadre du Forum méditerranéen de la décarbonation, Decarbomed. Elle permet aux entreprises de calculer leur empreinte carbone, d’identifier des actions de réduction et d’élaborer un plan de décarbonation. Elle propose également des ressources sur la formation et le financement.

La prochaine étape? Selon Mohamed Ali Safi, chargé du programme d’efficacité énergétique dans le secteur industriel et de la cogénération à l’ANME, l’Agence prévoit d’abord d’accompagner l’Innorpi, puis la Tunac, dans la mise en place de ce dispositif. À partir de l’année prochaine, l’objectif est que la Tunisie dispose d’un premier organisme accrédité pour la vérification des émissions de CO₂ des entreprises, avec des prestations plus rapides et à moindre coût. L’ambition est ensuite de faire reconnaître cet organisme à l’échelle internationale.

 

L’article Décarbonation: DecarboAct, accompagnement et accréditation, ce que les entreprises tunisiennes doivent savoir est apparu en premier sur Managers.

Ennakl Automobiles préserve sa dynamique de rentabilité au premier semestre 2026

15. September 2026 um 08:07

Au terme du premier semestre de l’année 2026, la société Ennakl Automobiles a affiché un chiffre d’affaires s’élevant à 312,479 MDT, une progression de 2,4% en glissement annuel.

Cette dynamique commerciale a été principalement portée par les ventes de véhicules neufs, qui se sont établies à 296,884 MDT. Parallèlement, le coût des ventes a atteint 265,534 MDT, en hausse de 7,0% par rapport à 2025. La marge brute s’est élevée à 46,945 MDT, contre 56,898 MDT au premier semestre 2025.

Le résultat d’exploitation a atteint 20,800 MDT, en recul de 33,2% sur une année. Cette baisse est notamment influencée par l’entrée en vigueur de la circulaire de la Banque centrale de Tunisie n°2026-04 relative aux conditions de financement de l’importation de produits non prioritaires. Néanmoins, grâce à des produits de placement substantiels s’élevant à 26,416 MDT, le résultat net de la période s’est établi à 37,394 MDT, contre 40,024 MDT un an auparavant. Au niveau consolidé, le résultat net part du groupe est de 30,554 MDT.

En outre, Ennakl Automobiles a pris part à l’augmentation du capital de sa filiale STLV S.A. pour un montant de 7,000 MDT, dont 5,000 MDt effectivement libérés au 30 juin 2026.

Par ailleurs, l’Assemblée générale ordinaire du 24 juin 2026 a validé l’émission d’un emprunt obligataire sans appel public à l’épargne d’un plafond de 100 MDT, un montant obtenu. Une sortie a été réalisée en juillet et a permis de collecter 60 MDT, une somme qui permettra de financer les importations durant cette période de restrictions réglementaires.

Sur le marché, le titre affiche un rendement de 22,0% depuis le début de l’année. Ces chiffres devraient au moins convaincre les investisseurs qu’il n’y a pas de risque sur le dividende de l’année prochaine.

L’article Ennakl Automobiles préserve sa dynamique de rentabilité au premier semestre 2026 est apparu en premier sur Managers.

Sousse | Rassemblement pour réclamer la libération des membres d’Al-Somoud

14. September 2026 um 22:34

Un rassemblement est prévu ce mardi 15 septembre 2026 à Sousse, pour demander la libération des membres du Comité tunisien de la flotille Soumoud

​Ce rassemblement de protestation se tiendra à la Place El Chali de 18h00 à 19h30 et les organisateurs invitent les citoyens à se mobiliser massivement pour soutenir les détenus et réaffirmer par la même occasion leur solidarité avec la cause palestinienne.

Pour rappel, le Pôle judiciaire économique er financier a prolongé de quatre mois la détention provisoire de Wael Nawar, Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi, qui sont par ailleurs en grève de la faim pour dénoncer leur maintien en détention

Y. N.

L’article Sousse | Rassemblement pour réclamer la libération des membres d’Al-Somoud est apparu en premier sur Kapitalis.

❌