Normale Ansicht

D’une pénurie, l’autre | L’esprit en bouteille, ou la peur soluble dans l’eau

30. August 2026 um 11:01

Cette dernière semaine a fourni l’occasion au descendant superficiellement arabisé du punico-berbère délesté de son latin et résidant dans ce merveilleux pays qu’est la Tunisie l’occasion d’étaler toute l’ampleur de son immense impatience face à la soif dont il s’est cru la cible avec la crise de la distribution de l’eau minérale.

Dr Mounir Hanablia *

On a vu des gens à l’aube transborder (avec inquiétude) d’un véhicule à l’autre de précieux chargements, comme des trafiquants de drogues. Queues devant les grossistes, nervosité exacerbée frisant l’agressivité, camions pris d’assaut (selon le Facebook) , voitures stationnées gênant la circulation normale, policiers surveillant la distribution de la désormais précieuse denrée enrobée de plastique, exposée à la canicule à un moment ou à un autre de son périple, au lieu de remplir d’autres missions plus conformes à leurs qualifications, émeutes supposées être de la soif relayées par le facebook, et dont comme d’habitude il est difficile de déterminer le quand, le comment et le où.

Ce n’est pas la première fois que la société de Mark Zuckerberg fournit si on peut dire de l’eau au moulin de ses détracteurs. On avait déjà évoqué son rôle dans le déclenchement de la Révolution du Jasmin. Récemment elle a été condamnée à payer 17 milliards de dollars en dommages et intérêts pour avoir induit des addictions chez les adolescents en Amérique, autant dire une broutille par rapport à ce que la société était prête à débourser (1,4 trillions $) ou ce que les parties lésées réclamaient (600 milliards $). Quant à son implication par des appels au meurtre dans l’assassinat d’un éthiopien altermondialiste, il est douteux que la célèbre société Meta consente un jour à se soumettre à la subpoena des juges d’Addis Abeba.

Un consumériste dangereux et déraisonnable

Mais à la décharge du milliardaire américain, c’est depuis les émeutes du pain de 1984, bien avant les réseaux sociaux, que le Tunisien est apparu comme un consumériste dangereux et déraisonnable. Dangereux parce qu’il n’hésite pas à risquer sa propre vie ou celles des autres dès lors qu’il estime la satisfaction d’un besoin primaire menacée. Déraisonnable parce que s’il risque sa vie pour l’eau (minérale) et le pain alors qu’il n’a jamais connu la famine ou la soif qui tuent massivement, il n’est jamais descendu dans la rue pour s’opposer aux hausses bien plus importantes grevant son pouvoir d’achat, ou bien pour manifester contre tout l’arsenal législatif et judiciaire l’empêchant dans ce cas précis d’exprimer son mécontentement afin d’en obtenir la révision.

Le citoyen a fait place nette face au consommateur, mais un consommateur finalement conciliant parce que primaire, dont les revendications sont facilement satisfaites.

Ainsi le retour des packs d’eau minérale sur les étals fait-il oublier au citadin celui bien plus préoccupant de la sécheresse qui n’est vécu qu’à l’échelon local, celui des régions et des campagnes.

Cela dit, on a eu depuis la canicule des pannes (graves) du réseau électrique, induisant des dégâts matériels importants chez les particuliers, en plus de la souffrance physique indéniable infligée aux personnes les plus vulnérables.

On a également des coupures d’eau qui dans certaines régions tournent au rationnement pur et simple, l’eau disponible ne pouvant plus couvrir les besoins des habitants. Cela devrait constituer l’une des principales préoccupations de l’État.

Depuis les années 90, de nombreuses études situent le Maghreb sinistré dans la zone appelée à connaître une pénurie durable de l’eau potable. Pourtant aucun gouvernement, à commencer par celui de Ben Ali auquel on continue de se référer comme un âge d’or, n’a jamais pris les mesures nécessaires pour faire face à ce problème. Il n’y a pas eu d’investissement dans le dessalement de l’eau de mer, pas de créations notables de centrales photovoltaïques dans un pays qui ne manque ni de côtes ni de soleil. Le résultat en est que nous avons atteint une nouvelle côte, celle de l’alerte.

Pourtant, dire que ce que nous avons vécu n’est pas étrange serait une contre-vérité. En Tunisie, les quartiers populaires s’estiment victimes de la soif dès lors que les magasins d’eau minérale n’y sont pas approvisionnés, et il ne viendrait à l’idée de personne de simplement consommer l’eau du robinet, au moins momentanément, après l’avoir fait bouillir pour y adjoindre une goutte de javel.

A l’inverse, dans certains quartiers huppés, il n’est pas rare en pleine canicule de voir l’eau du lavage des voitures ou de l’arrosage ruisseler le long des pentes. Prétendre que ces consommateurs-là paient leur eau plus chère, ne résout pas le problème, qui est d’assurer une répartition raisonnable de cette précieuse denrée entre tous les habitants, et non pas de taxer le vice.

Une population facilement manipulable

Mais l’impression diffuse, c’est qu’il y a effectivement un complot, ou plus précisément une répétition générale. Comment expliquer autrement cette grève inopinée des distributeurs d’hydrocarbures immédiatement répercutée par une radio privée et qui a provoqué la panique et la pénurie dans les stations service ? Mais de quel complot s’agirait-il, alimenté par les propos d’un opposant de salon s’obstinant depuis l’étranger à se présenter sur fond de drapeau national, comme le sauveur de la patrie et surfant sur la vague de la pénurie, ou d’un ancien ambassadeur, pour qui l’ennemi, c’est le pays voisin qu’il conviendrait de tenir par la jugulaire ? Ce serait plutôt celui tendant à habituer une population facilement manipulable aux véritables privations de toutes sortes qui l’attendent, et dont la pénurie factice d’eau minérale, désormais disponible dans les grandes surfaces, ne serait que la répétition générale de celle qui se dessine déjà et qui frapperait les denrées alimentaires et les produits de première nécessité.

On habituerait ainsi la population à une économie de guerre désormais inévitable avec la fermeture du détroit d’Ormuz. On l’habituerait ainsi à la soif, à petites gorgées. Or, depuis des décennies, le peuple tunisien n’a survécu qu’à la peur, celle du dictateur, puis du gendarme, du terroriste, et enfin de l’Africain et du grand remplacement. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Un peuple peut vaincre ses phobies et accepter les privations de toutes sortes pour peu qu’il sache où on veut le mener.

Ainsi les Iraniens ont-ils accepté 50 ans d’embargo parce qu’au bout se profilait le contrôle sur le détroit, et par voie de conséquence, sur l’économie mondiale.

De même la population tunisienne, qui s’est comportée comme cette poussière d’individus selon l’expression de Bourguiba, pour peu qu’on daigne le lui expliquer, accepterait probablement des décennies de faim et de soif si au bout du compte apparaissait un projet de production permanente d’eau douce et d’énergie à bas prix à partir de la mer et du soleil, qui garantirait la survie du pays. Au lieu de voir des gouvernements se succéder depuis des décennies et procéder au coup par coup par tâtonnements avec un pire toujours à venir.    

* Médecin de libre pratique.

L’article D’une pénurie, l’autre | L’esprit en bouteille, ou la peur soluble dans l’eau est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Déplacer la capitale pour sortir de la crise économique ?

30. August 2026 um 10:17

Il est possible de transformer la réalité de l’économie tunisienne si le pays s’engage dans la réalisation de grands projets et sollicite les institutions financières internationales pour obtenir des financements à des conditions avantageuses, a déclaré Noureddine Horchani, professeur de sciences politiques, qui ne semble pas prendre en considération la notation souveraine actuelle de notre pays qui ne la rend pas éligible à ce genre de financement. (Photo: Palais du Gouvernement à la Kasbah, Tunis).

M. Horchani, cité par Mosaïque FM, estime que les institutions financières internationales ne refuseraient pas de financer la Tunisie si elle présentait des projets rentables, tout en insistant sur la nécessité de définir avec précision le montant des financements requis.

Les grands projets sont à même de stimuler l’économie et le développement, ainsi que de générer une croissance à deux chiffres, a-t-il souligné, ajoutant que la réalité économique actuelle repose sur des solutions de fortune à des problèmes structurels, et cela ne sauraient transformer l’économie et la sortir de la crise.

M. Horchani, qui ne manque pas d’imagination, a également estimé que «le projet de déplacer la capitale et d’en construire une nouvelle, en dehors des centres urbains du Grand Tunis, figure parmi les projets ambitieux capables de relancer l’économie et de générer une croissance à deux chiffres».

Certains trouveraient délirante une telle proposition dont l’efficience ne saurait être vérifiée qu’après sa mise en œuvre.  Mais mettre en route un tel projet, au coût astronomique, au moment où l’Etat traîne de lourds déficits financiers et que la majorité des entreprises publiques sont carrément en pré-faillite, serait, à notre humble avis, un suicide économique et financier.  

Quand on fait des propositions dont l’impact financier est très lourd, il faut être réaliste et raisonnable, et ne pas tirer des plans sur la comète. N’est-ce pas M. Horchani ?

I. B.

L’article Tunisie | Déplacer la capitale pour sortir de la crise économique ? est apparu en premier sur Kapitalis.

Ligue 1 – aujourd’hui, la suite : une ronde calme ?

Von: farhat
30. August 2026 um 09:59

Le programme de la seconde journée se poursuit cet après-midi sur les terrains du Zouiten, de Boujemaâ Kmiti, de Sousse et de Hammam-Lif. Des stades qui vont abriter les quatre dernières rencontres de cette journée. Des matchs qui s’annoncent visiblement calmes, mais la vérité du terrain est tout autre.

JSO – EST : déséquilibré sur le papier
La Jeunesse Sportive d’El Omrane, victime de la détermination des nouveaux promus de Sakiet Eddaïer, va se retrouver nez à nez avec l’Espérance Sportive de Tunis, l’un des principaux favoris au sacre. Un match que les Omraniens doivent aborder avec beaucoup de précaution afin d’éviter une seconde défaite consécutive qui peut entraîner des répercussions sur le moral des joueurs en ce début de saison. Amine Béji, fidèle à ses choix, va continuer à jouer avec les mêmes schémas tactiques, c’est-à-dire avec un milieu de terrain bien garni, une défense solide et une ligne d’attaque dont le principal atout est Ouday Belhaj, rapide et bon technicien, capable de dérouter son adversaire direct et servir ses coéquipiers à l’approche des bois adverses. Ce joueur reste l’atout majeur de son équipe. La JSO, dont la formation n’a pas connu de gros changements par rapport au dernier exercice, va compter sur les automatismes déjà en place et surtout sur la détermination des joueurs à relever la tête et à faire bonne figure face à l’ogre espérantiste. Ainsi, c’est en principe la même formation qui a évolué au Mhiri qui va être reconduite tout à l’heure avec un seul changement possible, celui qui concerne la pointe de l’attaque où Chiheb Zoghlami pourrait bien relever Bilel Touati. 
L’Espérance Sportive de Tunis a fait l’essentiel lors de la journée d’ouverture, mais sa prestation a laissé entrevoir des signes inquiétants, particulièrement en défense où la mayonnaise n’a pas encore pris entre Raed Chikhaoui et Marouene Sahraoui qui devrait céder sa place au chevronné Hamza Jelassi afin d’apporter plus de stabilité et mettre ses coéquipiers en confiance. Laurentiu Reghecampf, conscient de l’importance de cette rencontre, va tout de même procéder à plusieurs changements, comme la mise au repos de Youcef Belaïli en manque de préparation physique, Imad Faraj et Florian Danho annoncé à Al Ittihad de Tripoli. Ainsi, il est attendu de voir Moez Haj Ali titularisé et Abdramane Konaté aligné sur le couloir gauche, tandis que Achref Jabri devrait relever Florian Danho à la pointe de l’attaque. Avec la possibilité de voir le nouveau venu Hazem Mastouri faire une brève apparition au cours de cette rencontre. 
Logiquement, l’Espérance part avec les faveurs du pronostic, mais les Omraniens peuvent avoir un tout autre avis.

CSHL – CAB : retour gagnant des locaux ?
Le stade municipal de Hammam-Lif retrouve dès cet après-midi les couleurs de la Ligue 1 à l’occasion de la rencontre du CSH Lif face au Club Athlétique Bizertin, vainqueur de l’ASM en match d’ouverture, tandis que la formation locale n’a pas joué son match à Ben Guerdane. Aujourd’hui, les Banlieusards du Sud sont décidés à remporter un premier succès afin de se mettre en confiance en prévision de la suite de la compétition et préparer leur prochain match à Sfax contre le PS S. Eddaïer. 
Chamseddine Dhaouadi, qui connaît parfaitement l’ambiance de la Ligue 1 et ses équipes, a pris soin de prévenir ses joueurs, leur demandant de jouer sans complexe et d’imposer d’entrée leur manière afin d’intimider les Bizertins. Il est attendu que les Hammam-Lifois exercent un pressing haut dès le coup d’envoi et aillent le plus souvent possible à l’assaut des bois adverses. L’apport de Moez Ben Cherifia par son expérience, va être très important pour mettre en confiance ses nouveaux coéquipiers. 
Du côté du Club Athlétique Bizertin, la qualification des nouvelles recrues va donner à Mohamed Azaïez plusieurs choix pour constituer sa formation rentrante et profiter de leur apport pour mieux gérer les péripéties de la rencontre et profiter de l’expérience de plusieurs d’entre eux pour éviter le piège hammam-lifois et rentrer à Bizerte avec un résultat satisfaisant. L’entraîneur cabiste va donner à ses joueurs comme consigne de garder la tête froide, jouer collectivement, ne pas perdre facilement le ballon, particulièrement au milieu du terrain et donner l’occasion à leurs adversaires de partir en contre. 
Ainsi, le mot d’ordre dans les rangs des Nordistes est de procéder par des échanges courts, d’aller progressivement en attaque, de se replier surtout à temps pour fermer les espaces devant les Hammam-Lifois et de barrer la route qui mène à la cage de Youssef Maktouf.   

OB – USBG : la prudence comme dénominateur commun
Le stade Boujemaâ Kmiti abrite pour sa part la rencontre entre l’Olympique de Béja et l’Union Sportive de Ben Guerdane qui dispute aujourd’hui sa première rencontre du championnat après le report de son match de la journée inaugurale face au CSH-Lif. Les deux équipes ont débuté leurs préparatifs très en retard en raison de difficultés internes, mais espèrent rattraper le temps perdu en cours de route. Les Nordistes de Béja ont fait de la résistance à Zarzis, mais cela ne leur a pas été suffisant pour éviter la défaite. Aujourd’hui, Nacef Bayaoui espère récupérer les nouvelles recrues afin de stabiliser les trois compartiments et faire bonne figure. 
En face, les Sudistes de Ben Guerdane ont retenu la leçon de la saison écoulée, veulent aborder le nouvel exercice par la grande porte et revenir à la maison avec les points de la victoire. Mais ils savent que leur mission n’est pas facile et qu’ils doivent faire preuve de beaucoup de prudence pour éviter de se faire piéger par une équipe locale soutenue par ses supporters qui seront nombreux comme à leur habitude pour pousser leurs joueurs à la victoire. 

ESS – ESM : sous le signe de la réhabilitation
C’est sous le signe de la réhabilitation que l’Etoile Sportive du Sahel et l’Etoile Sportive de Metlaoui vont aborder leur face-à-face de cet après-midi sur la pelouse du stade de Sousse. Les Etoilés de Sousse ont laissé une assez bonne impression lors de la première journée face à l’EST, mais cela ne les a pas empêchés de concéder leur première défaite de la saison. Plusieurs défaillances sont apparues, particulièrement chez les nouvelles recrues, visiblement encore dépaysées et dont le rendement général n’a pas été à la hauteur des espoirs placés en elles. Aujourd’hui, Christian Bracconi, qui a reconnu que ses joueurs n’ont pas encore atteint le rythme souhaité, va donner la priorité à la formation de la seconde mi-temps du match de dimanche dernier, ainsi que les schémas tactiques adoptés pour profiter de l’apport de Oussama Abid au milieu du terrain et l’assurance de Sunday Magwo en défense, afin de pouvoir mieux profiter des prouesses de Azmi Ghouma, Abdallah Amri et Achraf Ben Dhiaf à l’approche des bois des Miniers de Metlaoui. 
Les Etoilés savent l’importance de cette rencontre et sont déjà dans l’obligation de s’imposer afin de ne pas tomber dans le doute. Visiblement, leur mission ne va pas être compliquée, mais ils doivent éviter un excès de confiance.
L’Etoile Sportive de Metlaoui a craqué dans les toutes dernières minutes de son match face au CA, pour concéder une défaite qui ne correspond nullement à sa prestation et aux efforts fournis tout au long de la rencontre. Aujourd’hui, les Miniers ne vont pas avoir la partie facile face à un adversaire en quête de réhabilitation lui aussi. Amine Gara va reconduire la même formation que celle de dimanche dernier, mais avec une option plus défensive afin de ne pas se découvrir et offrir des espaces aux Sahéliens. Une option classique avec un jeu en contre pour espérer créer la surprise. 

Hédi

Programme (tous les matchs à 16h30)

Stade Chedly Zouiten
JS Omrane – ES Tunis
Arbitre : Seif Ouertani
VAR : Helder Malheiro (Portugal)
Stade de Hammam-Lif
CS Hammam-Lif – CA Bizertin 
Arbitre : Amir Ayadi
VAR : Bruno Esteves (Portugal)
Stade Boujemaâ Kemiti de Béja
O Béja – US Ben Guerdane
Arbitre : Fraj Abdellaoui
VAR : Aymen Nasri
Stade de Sousse
ES Sahel – ES Metlaoui
Arbitre : Khalil Jarii
VAR : Oussama Ben Ishak

L’article Ligue 1 – aujourd’hui, la suite : une ronde calme ? est apparu en premier sur Le Temps News.

La rédaction de Kapitalis en deuil | Décès de Amina Mkada  

30. August 2026 um 09:06

La rédaction de Kapitalis est endeuillée depuis qu’elle a appris ce matin, dimanche 30 août 2026, le décès de l’un de ses anciens membres : Amina Mkada, qui a rendu l’âme après un long et courageux combat contre la maladie.

Ancienne joueuse de l’ES Radès, de Zitouna Sport et de l’équipe nationale de basket, qui a longtemps travaillé à l’Agence de promotion de l’investissement (API) qu’elle a aussi représentée à Madrid en Espagne, Amina Mkada a travaillé pendant quelque temps à Kapitalis comme journaliste économique, avant que la maladie ne réduise ses moyens physiques.

En cette douloureuse circonstance, nous présentons nos plus sincères condoléances à sa famille et à tous ceux et celles qui l’ont côtoyée et aimée pour sa grandeur d’âme, sa générosité et sa simplicité.

Qu’elle repose en paix. Nos plus douces pensées l’accompagnent dans sa dernière demeure.

Ridha Kefi

Quelques uns de ses articles :

L’article La rédaction de Kapitalis en deuil | Décès de Amina Mkada   est apparu en premier sur Kapitalis.

Le ministre de l’Intérieur honore les lauréats des examens nationaux parmi les enfants des agents du ministère

Von: farhat
30. August 2026 um 08:37

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a présidé, samedi matin, au siège du club de la sûreté nationale, à la Soukra, la cérémonie d’hommage aux meilleurs élèves des examens nationaux de l’année scolaire et universitaire 2025-2026 parmi les enfants des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur des différents corps, dont en premier lieu les enfants des martyrs et blessés de l’institution sécuritaire.

Cette cérémonie est organisée dans le cadre de la célébration de la Journée du savoir.

Le ministre a, à cette occasion, prononcé un discours dans lequel il a rendu hommage aux martyrs et souhaité un prompt rétablissement aux blessés dans l’exercice de leurs fonctions.

Il a souligné l’engagement à continuer de soutenir leurs enfants et à leur offrir, ainsi qu’à leurs familles, une totale prise en charge, indique un communiqué du ministère.

Le ministre de l’Intérieur était accompagné du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité nationale, Sofiane Bessadek, et de nombre de hauts responsables du ministère.

L’article Le ministre de l’Intérieur honore les lauréats des examens nationaux parmi les enfants des agents du ministère est apparu en premier sur Le Temps News.

Médecine | Les complications du diabète de type 2 diffèrent selon le sexe  

30. August 2026 um 08:20

Une récente étude britannique a révélé que les femmes atteintes de diabète de type 2 sont plus exposées aux problèmes de santé mentale après le diagnostic, tandis que les hommes présentent un risque accru de maladies cardiovasculaires et de complications rénales. Les chercheurs de Queen Mary University de Londres ont souligné que ces résultats mettent en évidence la nécessité de stratégies préventives et thérapeutiques tenant compte des différences entre les sexes. Ces conclusions ont été publiées dans la revue Plos Medicine.

Le diabète de type 2 est un trouble métabolique caractérisé par une glycémie élevée, résultant d’une résistance de l’organisme à l’insuline ou d’une production insuffisante de cette hormone. À l’échelle mondiale, cette maladie touche environ 536,6 millions de personnes âgées de 20 à 79 ans, soit près de 10,5 % de la population de cette tranche d’âge ; selon l’étude, ce chiffre devrait atteindre 700 millions d’ici 2045.

La maladie est associée à diverses complications, notamment les maladies cardiovasculaires, l’insuffisance rénale terminale et des troubles de la santé mentale tels que la dépression et l’anxiété.

Bien que les médecins soient conscients des différences entre hommes et femmes quant à la survenue de ces affections, les études antérieures n’ont pas suffisamment élucidé la manière dont les parcours de santé diffèrent après le diagnostic du diabète en fonction du sexe et de l’âge.

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de quelque 29 000 hommes et femmes au Royaume-Uni, chez qui un diabète de type 2 a été diagnostiqué entre 2010 et 2020. Les hommes représentaient 62 % des participants, avec un âge moyen au moment du diagnostic d’environ 54 ans, tandis que les femmes étaient, en moyenne, plus âgées.

Les résultats ont révélé que l’évolution des complications après le diagnostic de diabète diffère selon le sexe et l’âge. Au cours des années suivant le diagnostic, 39 % des participants ont connu au moins un événement de santé majeur, mais le moment et la nature de ces événements variaient nettement entre les sexes. Les femmes étaient plus exposées aux problèmes de santé mentale, ces troubles touchant 8,1 % d’entre elles, contre 5,3 % des hommes. Elles présentaient également des taux plus élevés pour certaines trajectoires de santé ayant abouti au décès.

Les chercheurs ont observé que les femmes recouraient davantage aux services de santé et obtenaient un plus grand nombre d’ordonnances pour des traitements au long cours, ce qui pourrait expliquer en partie les taux de diagnostic plus élevés pour certaines affections. Par ailleurs, les femmes plus jeunes présentaient des complications liées à la santé mentale plus précocement et à des taux supérieurs aux prévisions, ce qui plaide en faveur de l’intégration d’un dépistage psychologique régulier dans le suivi habituel des patients diabétiques.

En revanche, les hommes étaient plus exposés aux maladies cardiovasculaires, qui touchaient 8,4 % d’entre eux contre 5,3 % des femmes. Ils affichaient également des taux plus élevés d’insuffisance rénale terminale et d’hypertension artérielle, cette dernière affectant 21,1 % des hommes contre 20,2 % des femmes.

Selon les chercheurs, ces résultats soulignent la nécessité d’intensifier la surveillance de la santé cardiaque et rénale chez les hommes atteints de diabète, en particulier durant les premières années suivant le diagnostic, tout en renforçant l’observance du traitement et le suivi médical.

Malgré ces différences, l’hypertension artérielle s’est révélée être la complication la plus fréquente après le diagnostic de diabète de type 2, tous âges et sexes confondus.

Il est également apparu que les hommes et les femmes présentant à la fois un diabète et un trouble de la santé mentale étaient davantage exposés à un risque de décès prématuré par rapport aux personnes ayant suivi d’autres parcours de santé.

Les chercheurs ont conclu que la prise en charge du diabète de type 2 gagnerait à adopter une approche plus personnalisée, tenant compte du sexe, de l’âge et de l’état de santé du patient, plutôt que de recourir à une stratégie uniforme pour la prévention et la gestion des complications.

L’article Médecine | Les complications du diabète de type 2 diffèrent selon le sexe   est apparu en premier sur Kapitalis.

Cinéma Jet met le cap sur Zaghouan et Jendouba

30. August 2026 um 07:45

La seconde édition de l’événement culturel Cinéma Jet 2026 se tiendra du 3 au 13 septembre à Zaghouan et du 30 septembre au 11 octobre à Jendouba en septembre 2026 : une nouvelle occasion pour amener le cinéma à la rencontre des territoires, des générations et des imaginaires.  

Après une première édition qui a fait voyager le cinéma au-delà des salles traditionnelles, la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, et les Etats membres de l’UE, réitèrent, pour cette deuxième édition, son partenariat avec Cinématdour, une initiative qui porte dans son ADN la décentralisation culturelle et la conviction que le cinéma doit aller à la rencontre de tous les publics, partout en Tunisie.

Plus qu’un festival itinérant, Cinéma Jet entend ainsi poursuivre une même ambition : faire du cinéma un trait d’union entre les régions, les générations et les publics, et inscrire la culture au plus près de la vie des territoires.

Placée sous le signe de l’inclusion le festival poursuivra sa route cette année à Zaghouan, dans le centre de la Tunisie, avant de mettre le cap sur Jendouba, dans le nord-ouest.

À Zaghouan, Cinéma Jet investira différents lieux du gouvernorat et proposera bien plus qu’une programmation cinématographique : projections, ateliers artistiques, rencontres, masterclasses, créations collectives et expériences immersives composeront un parcours conçu pour aller à la rencontre des publics et faire de chacun un spectateur, mais aussi un acteur de la création.

Le cinéma comme point de départ

Le cinéma reste au cœur de Cinéma Jet, mais devient le point de départ d’un parcours artistique plus large. Films tunisiens et européens, courts et longs métrages, rencontres avec des professionnels et propositions artistiques permettront au public de découvrir des regards et des imaginaires venus d’ici et d’ailleurs.

La programmation européenne réunira notamment l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Belgique et la Suisse, faisant du festival un espace de dialogue entre les cultures et les sociétés européennes et tunisiennes.

Cette ouverture se prolongera à travers une série d’ateliers : théâtre avec Chedli Arfaoui, autour de l’expression et de la sensibilisation aux conduites à risque chez les jeunes ; danse avec Oumayma Bahri, pour transformer le patrimoine de Zaghouan en mouvement ; illustration avec Sonia Ben Salem, où les enfants réinventeront les affiches et les univers des films et photographie avec Rabii Ben Brahim – The Dreamer, pour découvrir Zaghouan à travers le regard de ses habitants.

Les jeunes pourront également apprendre à faire leur propre film avec un smartphone, de l’écriture au montage, avant de présenter leurs créations au public.

De nouvelles façons de vivre le cinéma

Cinéma Jet ouvrira également une fenêtre sur les nouvelles formes de narration avec un VR Corner, organisé en partenariat avec l’Institut français de Tunisie.

Autre expérience originale : CinéDJ, proposé par le Goethe-Institut Tunis, où deux courts-métrages seront accompagnés en direct de performances musicales originales. Une rencontre immersive entre cinéma et musique électronique, où l’image et le son se répondent pour transformer la projection en une expérience sensorielle.

Parmi les temps forts de cette édition figure l’avant-première tunisienne de ‘‘Les Baronnes’’ de Nabil Ben Yadir, co-écrit avec sa mère Mokhtaria Badaoui. Le film raconte l’histoire de quatre femmes de Molenbeek qui décident de reprendre leur destin en main. Une histoire d’émancipation, de solidarité et de transmission qui résonne pleinement avec le thème de l’inclusion porté par cette édition.

La projection sera précédée d’une masterclass avec Nabil Ben Yadir, organisée avec la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA).

Autre rendez-vous majeur : The Wave, organisé par EU MedBridge, en collaboration avec la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, le 10 septembre à Zaghouan. Artistes, acteurs culturels, centres culturels européens et projets soutenus par l’UE, notamment Maghroumin et Creative Europe, se retrouveront autour d’une programmation mêlant création artistique, rencontres et échanges sur le rôle de la culture dans le dialogue et la cohésion sociale.

L’article Cinéma Jet met le cap sur Zaghouan et Jendouba est apparu en premier sur Kapitalis.

Pénurie d’électricité en Tunisie | Une centrale flottante n’est pas la solution

30. August 2026 um 07:43

Pendant que la Steg publie, chaque jour, ses calendriers de délestage tournant, une idée – en espérant que ce ne soit déjà une décision – se prépare loin du débat public : la location d’une centrale électrique flottante, un navire-usine amarré au large et raccordé au réseau national. Présentée comme une bouée de sauvetage pour passer l’été, cette option est en réalité l’une des plus coûteuses du marché mondial de l’électricité. Et, dans le cas tunisien, elle cumule trois défauts qui devraient suffire à l’écarter : elle n’est pas justifiée techniquement ; elle arrivera trop tard ; et elle est négociée dans des conditions qui n’offrent aucune garantie de transparence. (Photo : Centrale électrique flottante de l’entreprise turque Karadeniz Powership Gökhan Bey).

Latif Belhedi

Le déficit tunisien n’est pas d’abord un déficit de mégawatts installés. Il est le produit de trois facteurs cumulés : le vieillissement du parc thermique et la dégradation de sa disponibilité, la fragilité du réseau de transport aux heures de pointe estivale, et surtout le blocage quasi total, depuis 2019, des projets de production nouvelle. Les appels d’offres renouvelables ont été retardés, renégociés, parfois abandonnés. Les projets de cycles combinés attendent leurs financements et leurs autorisations. Le résultat était prévisible : chaque été, la pointe se rapproche un peu plus de la limite du système.

Louer un bateau ne corrige aucun de ces trois facteurs. Un navire-usine n’améliore pas la disponibilité du parc existant. Il ne renforce pas une seule ligne de transport. Il ne remplace pas un mégawatt de production nouvelle : il le loue, à un tarif de location, pour une durée déterminée, après quoi il repart. Autrement dit, on transforme une dépense d’investissement, qui aurait laissé un actif au pays, en dépense d’exploitation qui ne laisse rien. La réponse ne traite donc pas le problème ; elle le reporte momentanément.

Un mauvais timing et une location au prix exorbitant

L’argument avancé pour justifier le gré à gré est celui de l’urgence : il faudrait sécuriser la pointe. Encore faudrait-il que le calendrier tienne.

Entre la signature d’un contrat, la mobilisation du navire, son transit, l’aménagement du poste d’amarrage, le raccordement au réseau haute tension, l’approvisionnement en combustible et les essais de mise en service, les délais réels se comptent en mois, et non en semaines. L’expérience gabonaise récente l’illustre : les seuls travaux de raccordement de l’unité de 150 MW ont connu des reports successifs pour des contraintes techniques. Appliqué au cas tunisien, cela signifie une mise en service utile après le passage de la pointe estivale, c’est-à-dire au moment précis où le besoin invoqué pour justifier la dépense aura disparu.

On paierait donc au prix fort une capacité qui arriverait à contretemps, et qu’il faudrait ensuite continuer à rémunérer pendant toute la durée du contrat, y compris en hiver, y compris quand elle ne sert à rien.

Le modèle économique de la centrale flottante repose sur une redevance de capacité, due que le navire produise ou non, à laquelle s’ajoute le combustible, facturé séparément. Les estimations qui circulent pour la Tunisie situent la seule redevance de location autour d’un milliard de dinars par an, hors combustible.

Rapportée au mégawatt installé, cette dépense annuelle est du même ordre de grandeur que le coût d’investissement d’une capacité neuve, avec une différence essentielle : au terme du contrat, l’État n’est propriétaire de rien. Le même montant orienté vers un cycle combiné, vers un programme solaire assorti de stockage, ou simplement vers la remise à niveau du réseau de transport, produirait un actif durable, une baisse structurelle du coût moyen de production, et une moindre exposition à la facture d’hydrocarbures importés.

Il faut aussi rappeler qui paie. Une charge de cette nature ne disparaît pas dans les comptes de la Steg : elle se traduit tôt ou tard par une subvention budgétaire supplémentaire, une dette fournisseur, ou une hausse tarifaire. Dans le contexte actuel des finances publiques, aucun de ces trois canaux n’est indolore.

Une procédure qui interroge et un précédent international à examiner

C’est sur le volet procédural que le dossier devient le plus difficile à défendre.

Il s’agirait d’un marché probablement de gré à gré, sans appel à la concurrence, soumis ensuite au conseil d’administration pour approbation. Ce séquencement n’est pas neutre : il fait porter la responsabilité juridique de la décision aux administrateurs, alors que l’impulsion initiale est venue d’ailleurs.

Or, selon les informations disponibles, le premier contact autour de ce dossier n’est pas passé par un canal technique, ni par une consultation de marché, les experts consultés par la Steg auraient exprimé un avis défavorable, pour les deux raisons exposées plus haut, le coût et le calendrier. Si cet avis a bien été rendu et qu’il a été écarté, la question centrale n’est plus technique. Elle devient une question de gouvernance : qui a décidé de passer outre, sur quelle base, et avec quelle traçabilité écrite ?

La Tunisie ne serait pas le premier pays à emprunter cette voie. Le Liban, l’Irak, le Ghana, la Gambie, la Sierra Leone, le Mozambique, la Guinée-Bissau, le Soudan, le Gabon et Cuba y ont eu recours. Le point commun de ces expériences n’est pas rassurant : la solution flottante y a été adoptée en situation de crise, elle a soulagé temporairement, et elle n’a réglé aucune des causes structurelles du déficit.

Plusieurs de ces contrats ont par ailleurs donné lieu à des controverses publiques, à des recours ou à des procédures d’enquête sur les conditions d’attribution, notamment en Afrique du Sud, au Gabon et au Liban. En Gambie, le contrat n’a pas été renouvelé en 2025, faute d’accord sur les conditions financières et techniques. Ces précédents ne préjugent en rien du dossier tunisien, mais ils commandent, au minimum, un niveau d’exigence procédurale supérieur à la moyenne.

Ce que la transparence exige

Le débat ne porte pas sur le fait de savoir s’il faut de l’électricité cet été. Il porte sur le fait de savoir si l’on veut continuer à financer des rustines coûteuses, ou reconstruire enfin un système de production.

Trois exigences minimales devraient conditionner toute suite donnée à ce dossier :

– la publication du dossier technique : étude d’adéquation offre-demande, calendrier réaliste de mise en service, coût complet du kilowattheure livré, combustible inclus, et comparaison chiffrée avec les alternatives disponibles ;

la publication des avis des experts consultés, ainsi que des motifs pour lesquels ils auraient été écartés ;

– la justification juridique du recours au gré à gré, au regard de la réglementation des marchés publics, et l’identification claire de l’autorité qui assume la décision.

À défaut, les administrateurs appelés à approuver ce contrat prendraient un risque personnel considérable pour une opération dont ni l’utilité technique ni la rationalité économique n’ont été démontrées.

La Tunisie a des ressources solaires et éoliennes parmi les meilleures du bassin méditerranéen, un projet d’interconnexion avec l’Italie en cours, et un besoin urgent de capacité pilotable. Le milliard de dinars annuel envisagé pour louer un bateau financerait une part significative de cette transition. Le choix n’est pas entre l’électricité et l’obscurité. Il est entre une dépense qui s’évapore et un investissement qui reste. Entre la raison économique et l’absurdité politique.

L’article Pénurie d’électricité en Tunisie | Une centrale flottante n’est pas la solution est apparu en premier sur Kapitalis.

Le poème du dimanche | ‘‘Barbara’’ de Jacques Prévert

30. August 2026 um 07:29

Né en 1900 à Neuilly, Jacques Prévert est poète, scénariste, auteur pour jeunesse, comme de dialogues pour le cinéma et le théâtre.

Lié à ses débuts au surréalisme, il évolue vers une expression populaire, familière et quotidienne en gardant une vision libertaire, pacifiste, sociale et anticléricale.

Son langage fortement marqué par les jeux de mots tourne en dérision la pesanteur et la tradition, créant une modernité accessible et largement enseignée dans les milieux scolaires.

Il est incontestablement l’une des voix les plus connues de la poésie française contemporaine, inspirant nombre de chanteurs, musiciens et autres poètes. Il décède en 1977.

Œuvres Complètes, Gallimard/ Bibliothèque La Pléiade, 1992 Tome 1 ; 1996 Tome II

Tahar Bekri

Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N’oublie pas
Un homme sous un porche s’abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t’es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m’en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j’aime
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N’oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l’arsenal
Sur le bateau d’Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abimé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

Paroles, 1946.

L’article Le poème du dimanche | ‘‘Barbara’’ de Jacques Prévert est apparu en premier sur Kapitalis.

Canicule : 633 prises en charge recensées, aucun bilan des décès communiqué

30. August 2026 um 06:56

Le ministère de la Santé a recensé 633 consultations et prises en charge sanitaires « liées aux répercussions de la vague de chaleur » entre le 1er juillet et le 29 août 2026. Publié après les alertes lancées par les jeunes médecins, ce premier chiffre national ne s’accompagne toutefois d’aucune donnée sur les décès.

Dans son communiqué consacré au « suivi de la situation sanitaire durant la vague de chaleur », le ministère indique suivre l’évolution de la situation en coordination avec les structures sanitaires régionales.

Il fait état précisément de « 633 cas de consultation et de prise en charge sanitaire liés aux répercussions de la vague de chaleur » enregistrés en près de deux mois.

Le communiqué ne précise pas combien de ces cas ont nécessité une hospitalisation, combien étaient graves ou ont été admis en réanimation. Il ne fournit pas non plus de ventilation par région.

Les décès ne sont pas évoqués

Plus significatif au regard des interrogations apparues ces dernières heures, le ministère ne fournit aucun bilan des décès liés à cet épisode de chaleur.

Cette absence intervient après l’alerte lancée par l’Organisation tunisienne des jeunes médecins sur la situation dans les établissements hospitaliers.

Son président, Wajih Dhakkar, avait notamment affirmé vendredi que l’organisation avait recensé 13 décès en 24 heures, tout en faisant état de 21 cas de coups de chaleur nécessitant une réanimation au seul hôpital Habib-Bourguiba de Sfax.

Dans son nouveau communiqué, le ministère de la Santé ne revient pas sur le chiffre des 13 décès et ne communique aucun bilan des morts. Les 633 consultations et prises en charge annoncées ne permettent donc ni de confirmer ni d’infirmer le bilan évoqué par le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins.

Lire aussi: Canicule : Les jeunes médecins alertent, leur président évoque 13 décès en 24 heures

La continuité des services mise en avant

Le ministère insiste en revanche sur le fonctionnement du système de soins. Il affirme qu’aucune interruption dans la continuité des services n’a été enregistrée.

Selon le communiqué, des mécanismes de coordination et de suivi ont été activés aux niveaux local et régional, permettant d’anticiper les besoins et de mobiliser les ressources nécessaires en fonction de l’évolution de la situation.

Le département de la Santé salue également les efforts des personnels médicaux, paramédicaux et administratifs et assure poursuivre la mobilisation des moyens médicaux et techniques nécessaires dans les différentes régions du pays.

Il renouvelle enfin ses recommandations à la population : éviter l’exposition directe au soleil pendant les heures les plus chaudes, boire régulièrement de l’eau et accorder une attention particulière aux personnes âgées, aux enfants et aux malades chroniques.

Avec les 633 consultations et prises en charge désormais officiellement recensées, une première mesure nationale de l’impact sanitaire de la canicule est donc disponible. Son bilan humain, lui, reste à établir.

L’article Canicule : 633 prises en charge recensées, aucun bilan des décès communiqué est apparu en premier sur webdo.

Eau, électricité, prix : 56 députés réclament des comptes au gouvernement

30. August 2026 um 06:56

Ils sont 56 députés à réclamer la tenue d’une session parlementaire extraordinaire pendant les vacances de l’Assemblée, en présence des membres du gouvernement. Le seuil constitutionnel est numériquement franchi. Reste une question autrement plus importante : quelle suite peut réellement avoir cette initiative ?

Les signataires veulent consacrer cette session à la situation sociale, économique et aux services publics, dans un contexte marqué notamment par les coupures d’eau et d’électricité, la hausse des prix et les difficultés d’approvisionnement en certains produits.

Les députés évoquent plus largement une dégradation des services essentiels et estiment que la situation dépasse de simples dysfonctionnements conjoncturels pour poser la question de la capacité de l’État à gérer les crises et à répondre aux besoins des citoyens.

Le seuil du tiers dépassé

L’article 71 de la Constitution prévoit que, durant les vacances parlementaires, l’Assemblée des représentants du peuple peut se réunir en session extraordinaire à la demande du président de la République ou du tiers de ses membres, pour examiner un ordre du jour déterminé.

Selon les données du site officiel de l’ARP citées par la TAP, 152 députés sont actuellement en exercice. Avec 56 signataires, l’initiative représente près de 37% des députés et dépasse donc numériquement le tiers requis.

Interrogé par l’agence TAP, le député Mohamed Ali, l’un des initiateurs de la démarche, a indiqué que le nombre de signataires était encore susceptible d’augmenter, d’autres députés ayant manifesté leur soutien à la tenue de cette session.

Il estime également que le nombre de députés ayant rejoint l’initiative dépasse le seuil du tiers prévu par la Constitution.

Une session, mais avec quelle portée ?

La demande des 56 députés ne se limite pas à obtenir une réunion de l’Assemblée. Les signataires souhaitent également interpeller l’exécutif sur les causes de la dégradation des services essentiels et la répétition des crises.

Ils proposent d’entendre les responsables concernés, de présenter les données disponibles à l’opinion publique, mais aussi d’examiner les responsabilités politiques et administratives ainsi que les mesures urgentes susceptibles d’être prises.

Obtenir la réunion de l’Assemblée et peser sur l’action gouvernementale constituent toutefois deux questions différentes.

La Constitution de 2022 organise les rapports entre les institutions autour d’un exécutif dans lequel le président de la République occupe une place centrale. Son article 100 dispose que le chef du gouvernement et les ministres mettent en œuvre la politique générale de l’État conformément aux orientations et aux choix définis par le président de la République.

Dans ce cadre, une éventuelle session extraordinaire permettrait surtout aux députés d’interroger publiquement les membres du gouvernement sur les coupures d’eau et d’électricité, les prix, la situation sanitaire ou encore les difficultés d’approvisionnement.

La portée concrète de cette initiative dépendrait ensuite des réponses apportées par l’exécutif et des suites susceptibles d’être données aux demandes formulées par les élus.

Pour l’heure, les 56 signatures permettent de franchir le seuil numérique prévu par la Constitution. Reste désormais à savoir si cette initiative débouchera effectivement sur la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée.

Lire aussi:

L’article Eau, électricité, prix : 56 députés réclament des comptes au gouvernement est apparu en premier sur webdo.

Aurélien Maillet est le nouveau consul général de France à Tunis

29. August 2026 um 19:54
Screenshot

Aurélien Maillet est le nouveau consul général de France à Tunis. Sa nomination, qui succède à Dominique Mas – appelé à d’autres fonctions -, a été actée par un décret du président Emmanuel Macron signé le 27 juillet 2026 et publié au Journal officiel le 29 juillet.

Secrétaire des affaires étrangères, Aurélien Maillet occupait jusque-là le poste de chargé de mission auprès du directeur d’Asie et d’Océanie au ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, une fonction confirmée par plusieurs actes de délégation de signature publiés au Journal officiel en 2025 et 2026. Il avait intégré le corps des secrétaires des affaires étrangères en 2012 comme stagiaire à l’issue du concours interne, avant d’être titularisé l’année suivante.

Sa prise de fonctions intervient dans un contexte où le Consulat général de France à Tunis reste un point de contact essentiel pour la communauté française de Tunisie, en particulier pour les services consulaires et l’accompagnement des ressortissants.

Le 16 août, Laurent Caizergues, conseiller des Français de l’étranger pour la Tunisie et la Libye, lui a souhaité la bienvenue dans un message insistant sur la nécessité de maintenir un dialogue constructif entre le Consulat, les élus et les acteurs de terrain. Il a souligné que les attentes des Français établis en Tunisie et en Libye demeuraient nombreuses, et que la qualité de ce dialogue conditionnerait la capacité à y répondre.

Cette nomination s’inscrit plus largement dans une série de désignations de consuls généraux français actées par décrets du 27 juillet 2026 et publiées au Journal officiel du 29 juillet.

L’article Aurélien Maillet est le nouveau consul général de France à Tunis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ligue 1 (2e journée) : le Club Africain confirme, l’US Monastir et le CS Sfax se relancent

Von: farhat
29. August 2026 um 19:18

Le Club Africain a signé, samedi, un deuxième succès consécutif dans le championnat de la Ligue 1 du football professionnel, édition 2026-2027, en s’imposant face à l’ES Hammam-Sousse sur le plus petit des scores (1-0). Un but de Moataz Zaddem, inscrit à la 88e, a permis aux clubistes de prendre seuls la tête du classement avec 6 points, confirmant leur bonne entame de saison.

Dans les autres rencontres de la journée, l’US Monastir et le CS Sfaxien ont enfin décroché leur premier succès de l’exercice, lançant ainsi leur saison après des débuts mitigés.

A Monastir, les locaux ont dominé le Stade Tunisien (2-1). Raed Bouchniba a ouvert le score pour les usémistes à la 34e, avant que Salah Barhoumi ne double la mise juste avant la pause (45e). Wael Ouerghemmi avait pourtant égalisé pour le Stade Tunisien à la 31e, mais les insulaires du club de la capitale du Ribat ont su préserver leur avance pour décrocher les trois points.

A Sfax, le CS Sfaxien a également renoué avec la victoire aux dépens de l’ES Zarzis (2-1). Mohamed Trabelsi a ouvert le score dès la 23e, suivi d’un second but signé Iyed Belwafi à la 56e. Les « Accaras » ont réduit l’écart en toute fin de rencontre par Hedi Jertila dans le temps additionnel (90e+3), mais cela n’a pas suffi à sauver le match.

Enfin, à La Marsa, l’AS Marsa et le PS Sakiet Eddaier se sont neutralisés (0-0). La rencontre a toutefois été marquée par l’expulsion d’Hamza Rebii (PS Sakiet Eddaier) à la 83e, mais les visiteurs, réduits à dix, ont tenu le nul et conservent leur invincibilité.

Dimanche, la suite de la 2e journée avec quatre rencontres au programme : la JS Omrane accueille l’Espérance de Tunis au Zouiten, le CS Hammam-Lif reçoit le CA Bizertin, l’Olympique de Béja affronte l’US Ben Guerdane, tandis que l’Etoile du Sahel, en quête de sa première victoire, croisera le fer avec l’ES Métlaoui à Sousse.

(D’après TAP)

L’article Ligue 1 (2e journée) : le Club Africain confirme, l’US Monastir et le CS Sfax se relancent est apparu en premier sur Le Temps News.

23e session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI : la Tunisie réitère son soutien au droit inaliénable des Palestinien à l’autodétermination et à l’établissement d’un Etat indépendant

Von: farhat
29. August 2026 um 17:46

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a participé, aux travaux de la vingt-troisième session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la Coopération Islamique, tenue à Djeddah, au Royaume d’Arabie Saoudite et consacrée à l’examen des développements de la Cause palestinienne et d’Al-Qods, ainsi qu’aux exigences de l’étape actuelle quant à la nécessité de renforcer la solidarité et la coopération entre les Pays islamiques. Cette session a également été marquée par l’élection de Ismail Ould Cheikh Ahmed en tant que nouveau Secrétaire Général de l’Organisation de la Coopération Islamique.
À cette occasion, Mohamed Ali Nafti a réaffirmé les positions constantes et de principe de la Tunisie à l’égard de la Cause palestinienne, réitérant son soutien au droit inaliénable du Peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de son État indépendant et pleinement souverain sur l’ensemble de sa terre avec Al-Qods pour Capitale, tout en appelant à assurer la protection internationale au Peuple palestinien, à lever le siège qui lui est imposé, à garantir l’accès sans entrave de l’aide humanitaire et à mettre fin à ses souffrances.
Il a souligné, dans ce contexte, la nécessité de préserver la ville d’Al-Qods, première des deux Qiblas et troisième des Lieux Saints, de maintenir son identité arabe et islamique ainsi que ses lieux saints islamiques et chrétiens, et de rejeter toutes les mesures unilatérales et illégitimes visant à modifier son statut juridique, historique ou démographique, appelant à intensifier l’action arabe et islamique commune dans les différentes instances internationales afin de protéger la Ville Sainte et de préserver son identité authentique.
Le ministre a également affirmé l’importance de renforcer le rôle de l’Organisation de la Coopération Islamique et d’élever sa capacité sur la scène internationale, afin qu’elle demeure cet édifice inébranlable traduisant les aspirations de l’ensemble des peuples islamiques.

«Attachement de la Tunisie au dialogue et aux moyens paisibles pour le règlement des conflits»
Dans ce cadre, il a mis en évidence l’importance de mettre à profit les capacités humaines, économiques et de développement dont recèlent les Pays du monde islamique, et de renforcer la coopération et la complémentarité entre eux, permettant ainsi de bâtir des partenariats plus effectifs et efficaces, d’ouvrir de nouvelles perspectives devant le développement et de renforcer la capacité de l’Organisation à faire face aux défis actuels.
Le ministre a par ailleurs affirmé l’attachement de la Tunisie au dialogue et aux moyens paisibles pour le règlement des conflits, au respect de la souveraineté des États, de leur indépendance et de leur intégrité territoriale, ainsi qu’au recours au droit international et au droit international humanitaire, loin de la logique de la force et des tentatives d’imposer la politique du fait accompli, soulignant l’importance de renforcer la coopération et la coordination entre l’Organisation de la Coopération Islamique et l’Organisation des Nations Unies, en coordination avec la Ligue des États Arabes et l’Union Africaine, de manière à soutenir les efforts internationaux visant à préserver la paix, la sécurité et la stabilité.
Au terme de son allocution, le ministre a réitéré la disposition de la Tunisie à poursuivre le travail avec l’Organisation de la Coopération Islamique et ses États membres, et à contribuer activement au développement des mécanismes de l’action islamique commune et au renforcement de la capacité d’initiative, d’action et d’influence de l’Organisation, au service des causes du monde islamique, et en soutien à la sécurité, à la stabilité, au développement et à l’intégration entre ses Pays.
En marge des travaux de cette session, le ministre a eu des entretiens bilatéraux avec Ahmed Attaf, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté Nationale à l’Étranger et des Affaires Africaines de la République Algérienne Démocratique et Populaire, ainsi qu’avec Taher Al-Baour, Chargé de la gestion du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale de l’État de Libye, portant sur les moyens de hisser les relations bilatérales et de renforcer la coopération dans les domaines prioritaires, notamment l’énergie, l’électricité et la bonne exploitation des ressources hydrauliques, outre le soutien aux échanges commerciaux et la facilitation du mouvement des marchandises et des citoyens à travers les postes frontaliers.

Renforcer la coopération entre la Tunisie et l’OCI
Le ministre s’est également entretenu avec Varsen Aghabekian Shahin, ministre des Affaires étrangères et des Expatriés de l’État de Palestine. L’entretien a porté sur les derniers développements de la cause palestinienne et l’évolution de la situation dans les territoires palestiniens occupés, ainsi que sur ce qu’ils exigent en termes d’action arabe et islamique concertée et de renforcement des efforts politiques et diplomatiques à tous les niveaux, tout en soulignant l’importance pour l’Organisation de la Coopération Islamique de jouer pleinement son rôle dans le soutien à la Cause palestinienne, la défense des droits légitimes du peuple palestinien et la préservation d’Al-Qods et de ses lieux saints.
Lors de l’entrevue qui l’a réuni avec Mohamed Salem Ould Merzoug, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur, le ministre a souligné l’importance de renforcer les relations bilatérales et d’impulser la coopération vers des niveaux plus élevés, à travers une bonne préparation des prochaines échéances, en particulier la prochaine session de la Grande Commission Mixte tuniso-mauritanienne, outre le développement du cadre juridique régissant la coopération bilatérale et l’intensification de la concertation et de la coordination sur les questions arabes et islamiques posées.
Enfin, le ministre a rencontré Ismail Ould Cheikh Ahmed, nouveau Secrétaire Général de l’Organisation de la Coopération Islamique, avec qui il a abordé les moyens de renforcer la coopération entre la Tunisie et l’Organisation et de rehausser le niveau de coordination dans les différents domaines y afférents, de manière à contribuer au soutien des causes du monde islamique et au renforcement de l’efficacité de l’action de l’Organisation.

L’article 23e session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI : la Tunisie réitère son soutien au droit inaliénable des Palestinien à l’autodétermination et à l’établissement d’un Etat indépendant est apparu en premier sur Le Temps News.

Le Rapport UE 2025 alerte sur les droits humains en Tunisie

29. August 2026 um 14:23

Le Rapport annuel 2025 de l’Union européenne (UE) sur les droits de l’Homme et la démocratie dans le monde présente, d’une part, des évolutions positives observées à l’échelle mondiale (transferts de pouvoir pacifiques, mobilisations citoyennes, avancées vers l’abolition de la peine de mort dans plusieurs pays) et, d’autre part, des reculs significatifs dans certains contextes et pays, dont la Tunisie.

Pour la Tunisie, le rapport relève une détérioration continue de la situation des droits humains et de l’État de droit : restrictions accrues à la liberté d’expression, d’association et de réunion ; recours à la détention arbitraire et à des poursuites pénales contre des journalistes, des avocats, des défenseur·euse·s des droits humains et des opposants politiques ; et fermeture de l’Instance nationale d’accès à l’information en août 2025. Le classement de la Tunisie dans l’indice de la liberté de la presse de Reporters sans frontières a reculé de 11 places en 2025, à la 129e position sur 180.

Le document signale également une répression renforcée contre les migrants, demandeurs d’asile et réfugiés, en particulier subsahariens, avec des arrestations et détentions arbitraires, des expulsions collectives et des allégations de mauvais traitements, dans un contexte d’absence de système national d’asile et de suspension des enregistrements par le HCR. Des protestations sociales et environnementales, notamment à Gabès, sont mentionnées.

Sur le plan de la coopération Tunisie-UE, le rapport s’inscrit dans un contexte marqué par le mémorandum d’entente de 2023 sur la migration, qui a conduit l’UE et ses États membres à mobiliser environ 105 millions d’euros pour le contrôle des frontières et les interceptions en mer, tandis que des ONG (dont Amnesty International et Human Rights Watch) appellent à plus de transparence et, dans certains cas, à la suspension de financements liés à la sécurité frontalière en l’absence de garanties crédibles sur le respect des droits humains.

L’article Le Rapport UE 2025 alerte sur les droits humains en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ligue 1 – CA vs ESHS : déséquilibré sur le papier

Von: farhat
29. August 2026 um 13:17

Pour sa première rencontre à domicile, le champion accueille le nouveau promu, l’Espoir Sportif de Hammam Sousse, et espère remporter un second succès consécutif pour confirmer ses bons débuts, même si la prestation des Clubistes n’a nullement été convaincante face à l’ESM, une prestation jugée tout à fait normale par Maher Kanzari qui a estimé qu’il ne fallait pas s’attendre à un football de qualité dans des conditions atmosphériques nullement indiquées pour la pratique du sport en général et du football en particulier. 
Mais la chaleur étouffante ne devrait pas empêcher les Clubistes de se défoncer pour imposer leur rythme et les choix de leur entraîneur. Ce dernier devrait apporter quelques correctifs à la formation rentrante avec la possible apparition d’entrée de Sadok Kadida, l’artisan de la victoire à Metlaoui et celle du nouveau défenseur Simpara pour évaluer ses véritables compétences. Les Clubistes, sur leur terrain et devant leurs nombreux supporters, ne vont certainement pas laisser passer une telle occasion pour s’offrir un second succès consécutif.
L’Espoir Sportif de Hammam Sousse se déplace cet après-midi à Radès avec la ferme intention de tenir tête au champion et éviter la défaite. Selon sa prestation de la première journée, nous avons remarqué beaucoup de détermination chez les joueurs, mais aussi un manque de réussite devant les bois adverses. Disciplinés tactiquement, les Hammam-Soussiens n’ont toutefois pas été tranchants en phase offensive et leurs essais ont manqué de finish devant les bois monastiriens. 
Aujourd’hui à Radès et face au CA, les Sahéliens ne peuvent se permettre de se découvrir, ils vont jouer la défense basse, tout en basant leurs offensives sur les contres. Mossob Sassi, grâce à sa longue expérience, reste un atout majeur au sein de la formation et un joueur capable d’orienter le jeu des siens, alors que Malek Baâyou peut être décisif dans la finition. 
Mais les Sahéliens savent que leur compartiment défensif va subir le poids du match et cela suppose qu’ils vont consolider leur milieu de terrain afin de former une première ligne défensive devant les Clubistes et les empêcher de gérer le jeu à leur guise. La prudence va être sans aucun doute le mot d’ordre de l’équipe qui a besoin de beaucoup de concentration et d’efforts au double plan, physique et mental, pour faire face aux champions.

Hédi RASSAÂ

L’article Ligue 1 – CA vs ESHS : déséquilibré sur le papier est apparu en premier sur Le Temps News.

Ligue 1 – ASM vs PSSE : ouvert à tous les pronostics

Von: farhat
29. August 2026 um 13:10

La palme de la journée inaugurale est revenue incontestablement au Progrès Sportif de Sakiet Eddaïer auteur d’une victoire historique pour sa première apparition en Ligue 1. Aujourd’hui, cette jeune formation se déplace au Chtioui à La Marsa pour rencontrer l’Avenir Sportif de La Marsa. Un match piège pour les locaux qui n’ont pas été brillants à Bizerte, concédant une première défaite qui va certainement conditionner les joueurs cet après-midi face à un adversaire qui ne manque pas de personnalité.
Les Marsois sont déjà au pied du mur et ne peuvent se permettre le moindre faux pas, au risque d’entrer dans une phase de doute. Sur leur terrain, ils sont dans l’obligation de passer à la vitesse supérieure, de contrôler le match et d’arriver aux filets de Abdelkader Chouaia. La formation rentrante pourrait connaître des changements avec la probable participation de Koussay Maâcha et la titularisation de Nour Mani afin de secouer l’appétit de leurs coéquipiers et parvenir à glaner leurs trois premiers points de la saison.
Toutefois, les protégés de Imed Ben Younès ne doivent pas perdre de vue l’ambition de leurs adversaires du jour et doivent garder toute leur concentration en défense afin d’éviter une mauvaise surprise.
Le PSS Eddaïer va avoir l’avantage de jouer sans pression et va opter sans aucun doute pour le jeu en contre pour profiter des espaces cédés par leurs adversaires du jour. La rapidité de Zied Aloui et son bon placement vont constituer un atout que les protégés de Yosr Ben Kahla qui voudraient en profiter pour s’assurer une nouvelle victoire. Ce dernier, satisfait du rendement de son équipe et de ses joueurs, va conserver la même formation mais avec une approche plus prudente afin de pouvoir faire face à un adversaire réputé difficile sur son terrain. Mais les joueurs de la Sakia, confiants, vont jouer sur l’effet surprise même en l’absence de Zied Aloui blessé au cours de la rencontre de la première journée et qui ne semble pas capable de jouer cet après-midi.
Mais le PS Sakiet Eddaïer peut compter sur d’autres joueurs aussi performants que leur coéquipier, à l’instar de Mohamed Ali Homri, Amir Jaouadi et Haroun Ben Ameur, des joueurs expérimentés et capables de tenir la dragée haute aux Marsois.

Hédi RASSAÂ

L’article Ligue 1 – ASM vs PSSE : ouvert à tous les pronostics est apparu en premier sur Le Temps News.

Tunisie | Les autorités ne communiquent pas le nombre de morts liées à la canicule

29. August 2026 um 13:01

L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) a appelé le gouvernement à déclarer l’état d’urgence sanitaire, mettant en garde contre la pression croissante sur les services d’urgence des hôpitaux publics en raison de la hausse des températures.

Dans un communiqué publié samedi 28 août 2026, l’organisation a indiqué que les services d’urgence connaissent, selon ses estimations, une augmentation qualifiée d’«inédite» du nombre d’hospitalisations et de décès liés aux coups de chaleur et aux températures élevées.

Elle a également fait état de décès survenus parmi des détenus au sein de plusieurs services d’urgence, coïncidant avec ce qu’elle a décrit comme un état d’«épuisement extrême» du personnel médical et infirmier, sous l’effet d’une pression dépassant, selon elle, les capacités du système de santé.

L’organisation a indiqué que les services compétents du ministère de la Santé avaient, selon ses informations, recensé les données relatives aux décès et aux cas d’insolation, ainsi que celles concernant la capacité d’accueil des services de réanimation, tout en précisant que ces chiffres n’avaient pas encore été officiellement publiés.

L’OTJM a réclamé la déclaration immédiate de l’état d’urgence sanitaire, appelant à soutenir les professionnels de santé et à prendre les mesures nécessaires pour faire face aux répercussions de la vague de chaleur et en limiter les risques pour les citoyens.

Le ministère de la Santé, pour sa part, préfère ne pas communiquer sur cette question ni donner des statistiques sur le nombre des décès dans les hôpitaux publics, comme si c’était un secret d’Etat. Une position inexplicable et qu’on ne saurait justifier, au moment où, dans les hôpitaux publics, les gens pleurent leurs morts dont les annonces de décès se multiplient sur les réseaux sociaux.

Le directeur régional de la santé de Sfax, le Dr Hatem Cherif, reconnaît, néanmoins, que le service des urgences du CHU Habib Bourguiba connaît une forte pression, particulièrement en cette période marquée par une augmentation des cas d’insolation et par l’afflux de nombreux patients venus des gouvernorats voisins pour se faire soigner.

Intervenant dans Diwan FM, le Dr Cherif a expliqué que cette pression s’explique par le fait que l’hôpital dispose d’un service d’urgences de niveau 3 couvrant l’ensemble de la région, tout en soulignant l’engagement des équipes médicales à prodiguer des soins à tous les patients, quelle que soit leur zone de résidence. Il s’est cependant gardé d’avancer les chiffres de décès enregistrés par cet établissement en lien avec la canicule de ces derniers jours. C’est à croire que les responsables du secteur ont reçu des instructions strictes à ce propos.

I. B.

L’article Tunisie | Les autorités ne communiquent pas le nombre de morts liées à la canicule est apparu en premier sur Kapitalis.

❌