Tunisie : derrière la pénurie d’eau minérale, le nœud du financement et des contrôles
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Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a officiellement mis en service vendredi 28 août la plateforme E-INDUSTRIE, accessible à l’adresse e-industrie.gov.tn. Présentée comme le nouveau portail numérique unifié des services administratifs du ministère, elle permet désormais aux entreprises d’effectuer certaines démarches à distance, avec un premier service déjà opérationnel.
Le lancement de la plateforme s’est accompagné de la mise en ligne d’un premier service consacré aux fiches techniques d’une opération de perfectionnement actif.
Cette formalité concerne notamment les entreprises qui importent des matières premières destinées à la fabrication de produits finis. La fiche permet de déclarer les intrants utilisés ainsi que les déchets générés dans le cadre de l’opération.
Concrètement, l’entreprise peut désormais créer son compte, déposer son dossier en ligne et suivre son traitement, sans avoir à se déplacer auprès des services du ministère pour déposer un dossier papier. La procédure prévoit notamment l’examen de la recevabilité, une éventuelle visite technique, l’examen du dossier puis la décision finale.
Le portail permet de suivre l’ensemble du parcours de la demande depuis un espace personnel.
L’utilisateur peut notamment déposer une demande en ligne ; suivre son état d’avancement ; recevoir des notifications lors des différentes étapes de traitement ; consulter les observations ou demandes de complément ; télécharger les décisions administratives ; consulter l’historique de ses demandes.
Les documents délivrés électroniquement sont munis d’un Code électronique de vérification (CEV), permettant d’en contrôler l’authenticité en ligne.
E-INDUSTRIE prévoit plusieurs modes d’accès pour les entreprises.
Le représentant légal peut notamment s’identifier à travers DigiGo ou E-Houwiya, avec une vérification automatique de son identité et de sa qualité auprès du Registre national des entreprises (RNE).
Une inscription classique est également prévue pour une personne mandatée par l’entreprise. Dans ce cas, une procuration doit être générée, signée par le représentant légal puis validée par les services compétents.
Chaque entreprise ne peut disposer que d’un seul compte entreprise, à partir duquel des accès peuvent ensuite être délégués à plusieurs collaborateurs.
Le terme de « plateforme unifiée » ne signifie pas que toutes les formalités du ministère sont déjà accessibles en ligne.
Au jour de son lancement, le portail officiel affiche une seule formalité disponible, celle consacrée aux fiches techniques du perfectionnement actif.
Le ministère prévoit toutefois d’élargir progressivement le dispositif à d’autres prestations. Parmi les services annoncés figurent notamment les démarches relatives à l’importation de produits soumis au régime des cahiers des charges, l’accès au Fonds de promotion de l’huile d’olive conditionnée (FOPRHOC) et les autorisations de création d’entreprises classées dans les catégories 1 et 2.
Le ministère traite actuellement plus de 4 000 fiches techniques par an, ce qui donne une première idée du volume de procédures susceptibles d’être progressivement dématérialisées.
E-INDUSTRIE doit à terme regrouper les différents services administratifs des directions centrales du ministère sur un même espace numérique.
La plateforme est déjà connectée au RNE et prévoit des échanges de données avec les administrations concernées. Pour le premier service mis en ligne, une interconnexion avec la Direction générale des douanes permet notamment l’échange de données et la notification de l’état d’avancement des dossiers et des décisions.
L’objectif est donc de passer progressivement d’une succession de démarches administratives séparées à un parcours numérique intégré, permettant aux entreprises de déposer et suivre leurs dossiers à distance.
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Le ravitaillement des stations-service devrait retrouver un rythme normal dès samedi 29 août, selon le PDG d’Agil, Khaled Bettine. Des quantités importantes de carburants doivent être injectées dans les stations à partir de vendredi soir, alors que l’affluence provoquée par les craintes de pénurie a entraîné des tensions dans plusieurs points de vente. Mais si la situation immédiate semble devoir se stabiliser, le dossier social reste ouvert : les transporteurs de carburants ont officiellement déposé un préavis de grève pour les 23 et 24 septembre 2026.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Khaled Bettine a assuré que les carburants sont disponibles et que les stocks ne posent aucun problème.
Une cargaison était en cours de déchargement à Bizerte vendredi, tandis que des quantités étaient disponibles dans les dépôts d’Agil à Radès et à Skhira. Une autre cargaison était également en cours d’importation.
Agil prévoit d’intensifier les opérations de distribution. Des camions doivent acheminer de l’essence et du gasoil depuis Radès et Skhira vers les différentes stations-service du pays.
L’objectif affiché est un retour à un rythme normal d’approvisionnement dès samedi.
Pour Khaled Bettine, les difficultés observées dans certaines stations ne résultent pas d’une pénurie nationale de carburants, mais principalement de la ruée des automobilistes après la circulation d’informations concernant une éventuelle grève des transporteurs.
Cette hausse brutale de la demande aurait entraîné l’épuisement rapide des stocks dans plusieurs stations.
Agil affirme par ailleurs avoir continué, au cours des derniers mois, à approvisionner régulièrement le marché et assure que ses contrats avec les fournisseurs internationaux restent en vigueur.
Cette tension intervient après un premier épisode de perturbation, le 20 août, lorsque des chauffeurs de camions-citernes avaient observé un mouvement surprise qui avait affecté la sortie des véhicules dans les zones pétrolières de Radès et de Skhira.
Le mouvement avait été levé le même jour et l’approvisionnement avait ensuite repris. Agil avait alors assuré que la situation était revenue à la normale.
Khaled Bettine qualifie aujourd’hui ce mouvement de spontané et soudain, sans annonce préalable, et indique que des discussions sont en cours pour traiter progressivement les revendications des chauffeurs.
Le problème n’est toutefois pas définitivement réglé. Le département du secteur privé de l’UGTT a officiellement déposé jeudi 27 août un préavis de grève dans le secteur du transport des carburants pour les 23 et 24 septembre. Le mouvement doit concerner les entreprises de transport de carburants sur l’ensemble du territoire national.
Le préavis intervient après une réunion des représentants des travailleurs tenue le 26 août. Les syndicats dénoncent notamment le non-respect d’accords antérieurs, ainsi que des problèmes liés aux obligations sociales et à la couverture auprès de la CNSS. L’application de l’accord conclu le 2 mai 2019 figure également parmi les revendications avancées.
L’UGTT laisse ainsi près d’un mois aux différentes parties pour parvenir à un accord et éviter l’exécution de cette grève.
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Le ministère du Commerce et du Développement des exportations lance une opération d’envergure pour renforcer l’approvisionnement en eau conditionnée dans le Grand Tunis. Plus de 9 millions de bouteilles de 1,5 et 2 litres doivent être injectées dans les circuits de distribution durant le week-end, en coordination avec les unités de production et sous la supervision des services de contrôle. L’opération vise à augmenter rapidement l’offre tout en limitant les pratiques monopolistiques et les transactions en dehors des circuits légaux.
L’opération concerne les quatre gouvernorats du Grand Tunis et porte sur des bouteilles de format familial, d’une capacité de 1,5 et 2 litres.
Le ministère précise que les quantités seront orientées vers les différents circuits commerciaux, notamment les grandes et moyennes surfaces, avec un suivi assuré par les services centraux et régionaux du Commerce. L’objectif est de rapprocher rapidement les stocks des consommateurs et de rétablir progressivement un niveau d’approvisionnement normal.
L’opération doit se poursuivre durant le week-end et pourra être prolongée en fonction de l’évolution des besoins du marché.
Le ministère indique que l’opération du Grand Tunis constitue une déclinaison d’un programme plus large destiné à approvisionner les différents gouvernorats du pays en quantités importantes d’eau conditionnée.
Des programmes spécifiques sont ainsi mis en œuvre en coordination avec les autorités nationales et régionales, les producteurs et les différents intervenants du secteur. Les quantités doivent être injectées à travers les circuits commerciaux traditionnels et modernes afin de garantir leur arrivée jusqu’au consommateur.
Selon les autorités, ces mesures doivent également permettre de réduire l’espace laissé aux pratiques monopolistiques et aux transactions en dehors des circuits légaux.
Cette mobilisation intervient après plusieurs jours de tensions sur le marché de l’eau en bouteille. La demande a fortement augmenté avec les températures caniculaires, tandis que les perturbations de l’approvisionnement en eau potable et les coupures d’électricité ont accentué la pression sur les produits conditionnés.
La situation a également été aggravée par des difficultés dans les circuits de distribution et par des pratiques commerciales que les autorités cherchent désormais à sanctionner plus sévèrement.
Depuis le 19 août, le ministère a par ailleurs fixé des marges bénéficiaires maximales pour la vente d’eau minérale conditionnée et plafonné les prix au détail : 600 millimes pour 0,5 litre, 800 millimes pour 1 litre, 850 millimes pour 1,5 litre et 950 millimes pour 2 litres.
L’injection de ces 9 millions de bouteilles constitue ainsi une réponse directe à la tension actuelle, mais son efficacité dépendra de leur acheminement effectif jusqu’aux points de vente.
Le ministère prévoit un suivi de la distribution et annonce que les programmes d’approvisionnement seront poursuivis jusqu’au rétablissement du rythme normal de l’offre.
Après les saisies, les procès-verbaux et les premières mesures judiciaires, l’État cherche donc désormais à agir directement sur le volume disponible sur le marché : remettre rapidement davantage d’eau en bouteille dans les rayons, tout en contrôlant les circuits par lesquels elle passe.
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La judokate tunisienne Oumaima Bdioui a remporté vendredi la médaille d’argent dans la catégorie des moins de 48 kg aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026. Battue en finale par la Turque Tuğçe Beder, la Tunisienne signe néanmoins un nouveau podium international après une saison déjà marquée par une victoire au Tunis African Open et une médaille de bronze aux Championnats d’Afrique. Cette médaille constitue le premier podium tunisien en judo dans cette édition des Jeux méditerranéens.
Exemptée du premier tour, Oumaima Bdioui a débuté son parcours en quarts de finale face à l’Algérienne Rahma Ghalima, qu’elle a battue par ippon. Elle a ensuite pris le dessus sur l’Italienne Giulia Ghiglione en demi-finale pour décrocher son billet pour la finale.
Face à la Turque Tuğçe Beder, la Tunisienne n’est toutefois pas parvenue à décrocher l’or. La finale s’est conclue sur une décision arbitrale en faveur de son adversaire.
Bdioui a reconnu après le combat avoir été gênée par une adversaire qui avait soigneusement étudié son style et réussi à limiter ses possibilités d’attaque.
L’entraîneure de la sélection tunisienne, Nihel Cheikhrouhou, s’est déclarée satisfaite de la performance de sa judokate, estimant que celle-ci constituait une excellente préparation pour les prochaines échéances internationales, notamment les Championnats du monde prévus en octobre prochain en Azerbaïdjan.
Le podium de Tarente s’inscrit dans une série de résultats positifs obtenus par Bdioui en 2026.
En février, elle avait remporté la médaille d’or au Tunis African Open, toujours dans la catégorie des -48 kg. En avril, elle avait décroché le bronze aux Championnats d’Afrique seniors à Nairobi. Son profil international reste également marqué par plusieurs titres continentaux obtenus au cours des dernières années.
Cette régularité explique l’importance de son résultat à Tarente : l’argent méditerranéen vient compléter une saison où la judokate tunisienne s’est régulièrement retrouvée sur les podiums internationaux.
Bdioui avait déjà décroché une médaille de bronze aux Jeux méditerranéens d’Oran en 2022 dans la même catégorie. Elle améliore donc son résultat méditerranéen quatre ans plus tard en atteignant cette fois la finale.
Avec cette médaille d’argent, la Tunisie compte désormais 15 médailles dans ces Jeux méditerranéens : 2 en or, 4 en argent et 9 en bronze, selon le bilan communiqué par l’agence TAP.
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Un deuxième athlète tunisien participant aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026 est désormais porté disparu. Le joueur de raffa Mohamed Amine Saïdi, 22 ans, est sans nouvelles depuis deux jours après son passage à l’aéroport de Rome, selon le président de la Fédération tunisienne de boules et pétanque, Imed Bouzriba. La Fédération a saisi le ministère de la Jeunesse et des Sports, tandis qu’un rapport doit être établi sur les circonstances de cette disparition.
Selon Imed Bouzriba, cité vendredi par l’envoyé spécial de la TAP à Tarente, Mohamed Amine Saïdi avait rejoint l’aéroport de Bari avec ses coéquipiers de la sélection tunisienne de boules et pétanque, après leur participation aux Jeux méditerranéens.
La délégation devait ensuite prendre un vol intérieur vers Rome, avant de poursuivre son voyage en direction de Tunis.
C’est à l’arrivée dans la capitale italienne que les membres de la délégation ont constaté l’absence du joueur. Des recherches ont immédiatement été engagées à l’aéroport, mais elles sont restées infructueuses.
Le temps limité dont disposait la délégation avant l’embarquement du vol vers Tunis a toutefois compliqué ces recherches.
Le chef de la délégation tunisienne de boules et pétanque, Raouf Lakili, également entraîneur de l’équipe nationale de raffa, a alerté les services de sécurité présents à l’aéroport de Rome avant le décollage de l’avion à destination de Tunis. Lakili a ensuite informé officiellement Imed Bouzriba de la disparition jeudi.
À la suite de cette alerte, la Fédération tunisienne de boules et pétanque a adressé un courrier électronique au ministère de la Jeunesse et des Sports pour l’informer de la situation.
Un rapport détaillé doit également être établi par Raouf Lakili afin de retracer les circonstances du déplacement de la délégation et de la disparition du joueur. Ce document doit être transmis ultérieurement à l’autorité de tutelle.
Cette affaire intervient seulement quelques jours après celle de Chahd Jeljeli, lutteuse tunisienne de 20 ans, également portée disparue alors qu’elle participait aux Jeux méditerranéens de Tarente.
Dans son cas, la disparition avait été signalée à Tarente même, le 25 août, après son combat pour la médaille de bronze dans la catégorie des moins de 57 kg. Selon le chef de la délégation officielle tunisienne, Hatem Mernaoui, la lutteuse avait quitté la salle de compétition sans prévenir son entraîneur. Les recherches menées dans la salle puis au village méditerranéen n’avaient pas permis de la retrouver, tandis que ses effets personnels étaient restés dans sa chambre.
La délégation tunisienne avait alors alerté le ministère de tutelle, le Comité national olympique tunisien, le comité d’organisation des Jeux ainsi que les services de sécurité présents sur le site.
Mohamed Amine Saïdi est sociétaire de l’Association de boules et de pétanque d’Ezzahra. Le joueur avait récemment remporté deux médailles, une en argent et une en bronze, aux Championnats d’Afrique de raffa organisés à Chlef, en Algérie.
À Tarente, il avait pris part aux épreuves de raffa, sans parvenir à monter sur le podium dans les compétitions individuelle et double messieurs.
Le président de la Fédération tunisienne de boules et pétanque, Imed Bouzriba, le décrit comme un joueur de valeur, doté d’un potentiel prometteur et reconnu pour ses qualités humaines et morales.
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Le contrôle du marché de l’eau minérale prend une tournure judiciaire à l’Ariana. À Mnihla, un distributeur a été placé en garde à vue sur ordre du parquet, après la saisie de 20.112 bouteilles d’eau minérale qui, selon les autorités, étaient stockées et ne faisaient pas l’objet d’une distribution normale aux commerces. Une seconde opération menée dans le gouvernorat a permis de saisir 3024 litres chez un autre distributeur pour hausse illégale des prix.
L’opération a été menée jeudi par les services du contrôle économique de la direction régionale du Commerce d’Ariana, en coordination avec plusieurs unités sécuritaires de Mnihla et d’Ennasr. Elle faisait suite à des plaintes faisant état du refus du distributeur de vendre de l’eau à un commerçant de détail, alors que celui-ci avait justifié de la légalité de son activité.
Selon le directeur régional du Commerce de l’Ariana, Sami Bejaoui, les contrôleurs ont découvert d’importantes quantités d’eau minérale entreposées dans le dépôt. Au total, 20.112 bouteilles de différents formats et marques ont été saisies. Un procès-verbal a été dressé contre le propriétaire du dépôt pour des faits qualifiés par les autorités de monopole et de spéculation. Le parquet de l’Ariana a ensuite ordonné son placement en garde à vue.
Cette étape marque une différence avec les simples opérations administratives de contrôle et de saisie menées ces dernières semaines : dans ce dossier, le parquet a été saisi et une mesure judiciaire a été prise. Les qualifications retenues restent toutefois celles avancées par les autorités, la procédure étant toujours en cours.
L’objectif annoncé n’est pas de laisser les quantités saisies immobilisées. Les 20.112 bouteilles ont été confiées à un autre distributeur de la région afin d’être remises dans les circuits de distribution réglementés.
Les autorités prévoient ainsi de réinjecter le stock dans les quartiers populaires confrontés à des difficultés d’approvisionnement. La valeur correspondant à la marchandise doit, elle, être reversée au Trésor public tunisien.
Ce mécanisme s’inscrit dans la stratégie mise en œuvre au niveau national : les quantités retirées du circuit irrégulier sont réorientées vers les circuits légaux afin de répondre directement aux zones où les pénuries sont les plus importantes.
La même journée, une autre opération a été menée dans le gouvernorat de de l’Ariana auprès d’un second distributeur. Les services du contrôle économique y ont saisi 3024 litres d’eau minérale.
Cette fois, il ne s’agit pas d’un dossier de rétention ou de refus de vente. Les contrôleurs ont relevé une hausse illégale du prix : le pack de six bouteilles était vendu 6 dinars, alors que le tarif réglementé était fixé à 4,8 dinars. Un procès-verbal pour majoration illégale des prix a été établi à l’encontre du distributeur.
L’affaire intervient alors que les autorités ont intensifié les contrôles sur le marché de l’eau minérale. Selon le directeur des recherches économiques au ministère du Commerce, Samir Khalfaoui, plus de 550 infractions ont été relevées dans ce secteur au cours du mois d’août, tandis que plus de 470.000 litres d’eau ont été saisis puis réorientés vers les circuits légaux.
La majorité des infractions concernent, selon le responsable, des hausses illégales des prix et des pratiques monopolistiques. Les autorités expliquent cette intensification des contrôles par la forte augmentation de la demande, dans un contexte marqué par les fortes chaleurs et les perturbations qui ont affecté l’approvisionnement.
Le ministère estime par ailleurs que les unités de production d’eau conditionnée fonctionnent désormais à un rythme normal et disposent de capacités suffisantes pour répondre aux besoins. La pression sur le marché reste néanmoins forte, notamment en raison de l’envolée de la consommation pendant la période de chaleur.
À l’Ariana, l’affaire de Mnihla illustre ainsi le durcissement du dispositif : au-delà de la saisie des stocks et des procès-verbaux administratifs, certaines opérations débouchent désormais sur une intervention du parquet et des mesures judiciaires lorsque les autorités estiment que les faits peuvent relever de la spéculation ou de la monopolisation.
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Tunisie Telecom a organisé, jeudi 27 et vendredi 28 août au Pôle technologique El Ghazala, son rendez-vous annuel dédié à la réussite scolaire et universitaire. L’édition 2026 a permis de récompenser 437 élèves et étudiants issus des familles des collaborateurs, dont 8 lauréats distingués à l’échelle nationale, tout en accueillant comme invités d’honneur les sept premiers lauréats nationaux du baccalauréat 2026.
La Journée du Savoir a distingué cette année des élèves et étudiants ayant obtenu d’excellents résultats au cours de l’année scolaire et universitaire 2025-2026.
Parmi les 437 lauréats figurent 48 admis au concours d’entrée aux collèges pilotes, 97 admis aux lycées pilotes, 147 nouveaux bacheliers et 145 diplômés de l’enseignement supérieur.
La cérémonie s’est déroulée sur deux journées. La première a été consacrée à 242 lauréats, parmi les diplômés de l’enseignement supérieur et les élèves ayant réussi le concours de fin de l’enseignement de base. La seconde a réuni 195 élèves, notamment les lauréats de la sixième année de l’enseignement de base et les nouveaux bacheliers.
La cérémonie a été présidée par Lassaâd Ben Dhiab, Président-Directeur Général de Tunisie Telecom, en présence de représentants de la Fédération Générale des Télécommunications et du Fonds social de l’entreprise.
L’édition 2026 a également accordé une place particulière aux sept premiers lauréats nationaux du baccalauréat, représentant les différentes sections de la session 2026.
Invités d’honneur de cette édition, ils ont été associés à cette célébration de la réussite scolaire. Leur présence a également permis de mettre en avant des parcours d’excellence susceptibles d’inspirer les nouvelles générations.

Au-delà de la remise des distinctions, Tunisie Telecom entend inscrire cette initiative dans une politique plus large en faveur de l’éducation.
Lors de son intervention, Lassaâd Ben Dhiab a souligné que l’engagement de l’entreprise ne se limite pas à récompenser les meilleurs résultats scolaires. Il s’inscrit également dans une démarche visant à accompagner la transformation numérique de l’éducation et à favoriser l’égalité des chances en matière d’accès au savoir.
Cette politique se traduit notamment par des initiatives dans les domaines du transport scolaire et de l’accompagnement éducatif, mais aussi par le raccordement des écoles, collèges, lycées et établissements universitaires aux réseaux Internet à haut débit.
Tunisie Telecom met également en avant son projet de classe intelligente, destiné à favoriser l’intégration des nouvelles technologies dans les méthodes d’apprentissage et à accompagner la modernisation du système éducatif.
Le PDG de Tunisie Telecom a par ailleurs rappelé les investissements engagés par l’entreprise dans les infrastructures numériques nationales.
L’opérateur indique avoir déployé plus de 70.000 kilomètres de fibre optique, tout en poursuivant l’extension de la couverture vers les zones blanches et le renforcement de la connectivité internationale de la Tunisie grâce aux câbles sous-marins.
Ces infrastructures doivent permettre de répondre à l’augmentation des besoins en connectivité des citoyens, des entreprises et des institutions, tout en accompagnant la transformation numérique du pays.
La Journée du Savoir conserve enfin une dimension interne importante pour Tunisie Telecom. En mettant à l’honneur les réussites des enfants de ses collaborateurs, l’entreprise entend renforcer les liens avec les familles et valoriser l’investissement de ces dernières dans les parcours éducatifs des jeunes.
À travers ce rendez-vous annuel, Tunisie Telecom cherche ainsi à associer reconnaissance du mérite, responsabilité sociale et soutien à la jeunesse, en faisant de la réussite scolaire et universitaire un élément de son engagement en faveur du développement du capital humain.
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Après avoir battu, tour à tour, le Maroc (1-0), la Turquie (2-1), en phase de groupes et, aujourd’hui, vendredi 28 août 2026, en demi-finale, l’Italie, par un score sans appel (3-1), l’équipe de Tunisie U21 a gagné son billet pour la finale du tournoi de football des Jeux Méditerranéens de Tarente, en Italie.
Les trois buts de l’équipe nationale ont été inscrits par Alaeddine Derbali, Rayane Anane et Walid Dhouib.
Les protégés de Anis Boujelbene, qui n’ont pas froid aux yeux et sont désormais capables de tutoyer toutes les équipes quel que soit leur rang dans la hiérarchie mondiale, briguent désormais la médaille d’or, face à l’Algérie ou le Maroc, et méritent une participation aux prochains Jeux Olympiques de Los Angeles qui se tiendront du 14 au 30 juillet 2028.
Cette belle aventure mérite d’aller jusqu’au bout pour nous faire oublier les humiliations subies par l’équipe sénior à la dernière Coupe du Monde.
I. B.
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Un atelier de lancement d’une étude sur l’installation d’un système photovoltaïque flottant pilote au barrage de Sidi El Barrak (gouvernorat de Béja) pour y réduire l’évaporation de l’eau, une technologie déjà expérimentée dans plusieurs pays avec des résultats probants, a été officiellement lancée, le jeudi 27 août 2026, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet de coopération technique «Tech-Eau» (Identification de technologies innovantes pour améliorer la mobilisation des ressources en eau en Tunisie face à la pénurie d’eau), qui vise à réduire l’évaporation, indique un communiqué du ministère de l’Agriculture.
Le secteur de l’eau constitue un pilier fondamental de la souveraineté et du développement économique. Or ce secteur est confronté à des pressions croissantes en raison des changements climatiques, de la hausse des températures et de la fréquence des périodes de sécheresse, ce qui fait de la préservation de chaque goutte d’eau une priorité nationale absolue.
Or, les barrages et les lacs collinaires subissent d’importantes pertes d’eau dues à l’évaporation. D’où l’importance stratégique de la technologie des centrales photovoltaïques flottantes qui permet non seulement de produire de l’énergie propre, mais aussi de couvrir la surface de l’eau pour la protéger du rayonnement solaire et du vent, contribuant ainsi de manière significative à réduire l’évaporation.
Le projet pilote devant être mis en place au barrage de Sidi El Barrak constitue une opportunité pour tester cette technologie moderne et en évaluer l’efficacité technique, environnementale et économique dans les conditions climatiques locales, en vue d’une éventuelle généralisation à d’autres ouvrages hydrauliques présentant des caractéristiques appropriées. Le but étant de bénéficier de toutes les initiatives et les solutions scientifiques et technologiques innovantes visant à lutter contre la pénurie d’eau et à renforcer la sécurité hydrique en Tunisie.
La rencontre a donné lieu à un échange de vues entre les experts et a souligné l’importance de la coordination entre les différentes parties prenantes, ainsi que la nécessité de poursuivre l’action commune pour mener à bien l’étude et évaluer la faisabilité de l’adoption de cette technique au niveau du barrage de Sidi El Barrak, afin de tirer parti de ses résultats pour le développement de projets similaires à l’avenir.
Cette étude s’inscrit dans le cadre du partenariat et de la coopération entre le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et est mise en œuvre par le Centre méditerranéen des ressources en eau (Medrec), dans le but d’explorer les possibilités d’adopter des solutions innovantes alliant production d’énergie renouvelable et utilisation optimale des ressources en eau.
Lors de l’atelier, le projet «Tech-Eau» et le cadre général de l’étude ont été présentés, tout comme le site envisagé au niveau du barrage de Sidi El Barrak. L’état d’avancement de l’étude, les principaux axes d’intervention, la méthodologie adoptée, ainsi que les estimations économiques et les prochaines étapes de mise en œuvre du projet, ont également été exposés.
Par ailleurs, cet atelier a permis de débattre des divers défis — techniques, hydrauliques, environnementaux, énergétiques, organisationnels et économiques — que pourrait soulever la phase de déploiement du projet.
Les discussions ont souligné l’importance de continuer à explorer des solutions technologiques innovantes susceptibles de soutenir la transition énergétique dans le secteur de l’eau et d’améliorer l’efficacité de l’exploitation des ressources disponibles, contribuant ainsi à réduire les coûts énergétiques et à renforcer la durabilité des infrastructures hydrauliques.
La discussion a également insisté sur l’importance des aspects techniques et d’ingénierie liés à leur conception et à leur installation sur les barrages et les retenues d’eau, afin de garantir des niveaux optimaux d’efficacité et de sécurité.
I. B.
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Après deux mois sous le régime de la séance unique estivale, synonyme de farniente et de chute de la productivité, l’horaire d’hiver sera rétabli à partir du mardi 1er septembre 2026 pour les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif. Dans l’espoir que la productivité remonte la pente ne fut-ce que légèrement.
C’est ce qu’a annoncé la Présidence du gouvernement dans un communiqué publié ce vendredi 28 août 2026, en précisant que l’horaire administratif pour les journées de lundi, mardi, mercredi et jeudi est réparti en deux séances : la première s’étend de 8h30 à 12h30, tandis que la seconde débute à 13h30 et se poursuit jusqu’à 17h30.
Le communiqué précise aussi que les horaires de travail du vendredi débutent à 8 heures du matin et se prolongent jusqu’à 13 heures pour la séance du matin, tandis que la séance de l’après-midi reprend à 14h30 pour se poursuivre jusqu’à 17h30.
I. B.
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C’était loin d’être une simple visite protocolaire: l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie, Isidro Antonio González Afonso, s’est rendu au siège du ministère du Tourisme pour rencontrer Sofiene Tekaya.
Le communiqué officiel publié par son département parle notamment de » créer de nouvelles opportunités d’investissement, notamment à travers des actions visant à rouvrir un certain nombre d’établissements hôteliers confrontés à des difficultés, ainsi que certains établissements actuellement fermés « .
Au-delà de ces bonnes intentions, il est de notoriété publique que les investissements dans le tourisme en général et l’hôtellerie en particulier, sont une affaire relevant du secteur privé, les institutions publiques n’ayant qu’un rôle de régulateur et de suivi de la bonne application des règlementations et lois en vigueur.
Sauf que ce communiqué n’aborde pas le principal sujet qui aurait été, selon nos sources, évoqué, et qui est au cœur de la visite de l’ambassadeur. Selon nos informations, un groupe espagnol parmi les leaders du marché était en lice pour le rachat d’un hôtel à Djerba. Sauf que les autorités tunisiennes n’auraient pas accepté que la transaction se fasse bien qu’il s’agisse d’un IDE (investissement direct étranger).
En l’absence de toute clarification de part et d’autre, les raisons de ce refus sont totalement obscures.
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Dans un entretien exclusif accordé à L’Économiste Maghrébin, Chokri Arfa, professeur universitaire et expert en économie et financement de la santé, alerte sur le poids du reste à charge pour les ménages. Selon lui, la question n’est pas seulement de savoir combien la Tunisie dépense pour la santé, mais surtout qui paie et dans quelle mesure le système protège réellement les patients contre le risque financier de la maladie qui peut engendrer l’appauvrissement.
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En 2023, les ménages tunisiens ont financé directement près de 38 % des dépenses courantes de santé, selon les données citées par Chokri Arfa. Autrement dit, sur 100 dinars consacrés à la santé, près de 38 dinars sont payés directement par les patients et leurs familles. Cette proportion est d’autant plus préoccupante que les analyses internationales retiennent 20 % comme repère au-delà duquel la dépendance aux paiements directs accroît fortement le risque de dépenses catastrophiques et d’appauvrissement. La Tunisie se situe ainsi à près du double de ce niveau.
Pour Chokri Arfa, le problème réside moins dans le volume global des dépenses de santé que dans leur mode de financement. Plus la part restant à la charge des ménages est élevée, plus le risque financier lié à la maladie repose sur les individus plutôt que sur les mécanismes de solidarité collective.
Ce risque est bien réel. En 2021, 10,6 % des ménages tunisiens consacraient au moins 10 % de leur budget aux soins, contre 8,4 % en 2015. Pour les familles modestes, quelques consultations supplémentaires, un traitement coûteux ou des examens répétés peuvent alors suffire à déséquilibrer durablement le budget.
Une grande partie de cette charge se concentre sur les médicaments. Selon l’universitaire, ils représentent plus des deux tiers du reste à charge des ménages, dont plus de 60 % sont réalisés dans les pharmacies privées.
La situation est encore plus difficile pour les ménages les plus pauvres. Les médicaments absorbent jusqu’à 78 % de leurs dépenses directes de santé, les contraignant parfois à s’endetter, à réduire d’autres dépenses essentielles ou à reporter leurs soins.
Les examens médicaux alourdissent également la facture. Entre 2015 et 2021, le coût des analyses de laboratoire et de l’imagerie médicale a augmenté de 84 % en termes réels, selon les données citées par Chokri Arfa. La pression est encore plus forte lorsqu’un membre de la famille souffre d’une maladie chronique : le ménage dépense alors deux fois plus pour sa santé. Les frais médicaux ne sont plus occasionnels, mais deviennent une charge récurrente qui pèse sur le budget mois après mois.
Plus préoccupant encore est l’effet de ces dépenses sur le niveau de vie. Selon un récent rapport de la Banque mondiale cité par Chokri Arfa, les paiements directs de santé auraient fait basculer environ 260 000 personnes supplémentaires sous le seuil de pauvreté en 2021. Autrement dit, ces dépenses auraient entraîné une hausse de 2,2 points de pourcentage du taux de pauvreté, contre 1,8 point en 2015. L’impact financier de la maladie s’est donc aggravé plutôt que stabilisé.
Pour l’expert, cette situation est certes, liée aux difficultés du secteur public. Les ruptures de médicaments, l’insuffisance de plateaux techniques, les files d’attente et autres limites de l’offre peuvent contraindre les patients à se tourner vers le secteur privé, où ils doivent souvent payer davantage de leur poche. La dépense de santé finit alors par concurrencer les autres besoins essentiels du foyer.
C’est là que les statistiques prennent tout leur sens. Les 38% ne représentent pas seulement une proportion dans les comptes de la santé. Ils correspondent à des dinars prélevés directement sur le budget des familles, à des dépenses qui s’ajoutent aux charges courantes et, pour les plus vulnérables, à un risque réel de basculer dans la pauvreté.
Selon Chokri Arfa, l’enjeu n’est pas seulement de mesurer le coût des soins, mais de savoir qui supporte le risque financier lorsque survient la maladie. En Tunisie, une part encore trop importante de ce risque repose sur les ménages : se soigner peut alors devenir bien plus qu’une épreuve médicale. Pour certaines familles, cela peut aussi devenir une épreuve financière, avec une facture qui ne s’arrête pas à la pharmacie ou à l’hôpital, mais peut finir par atteindre le niveau de vie tout entier.
Face à ce constat, la protection financière des ménages doit être au cœur de toute réforme : si la maladie ne choisit pas ceux qu’elle frappe, le système de santé doit empêcher qu’elle ne détermine aussi qui s’endette ou s’appauvrit.
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La sélection tunisienne U21 s’est qualifiée pour la finale du tournoi de football des Jeux Méditerranéens de Tarente 2026 en renversant l’Italie U18 (3-1), vendredi 28 août au stade Erasmo-Iacovone. Menés au score dès la 21e minute, les jeunes Tunisiens ont complètement inversé la tendance après la pause grâce à des buts d’Alaeddine Derbali, Rayan Anane et Walid Dhouib.
La Tunisie a pourtant mal entamé cette demi-finale. Diego Perillo a ouvert le score pour l’Italie à la 21e minute, obligeant les Tunisiens à courir après le résultat.
Alaeddine Derbali a failli égaliser avant la pause, mais sa frappe à la 39e minute a été détournée en corner.
Les Tunisiens sont revenus des vestiaires avec de meilleures intentions et ont progressivement pris le contrôle de la rencontre.
Après plusieurs occasions, Alaeddine Derbali a finalement remis les deux équipes à égalité à la 61e minute.
La Tunisie a ensuite poursuivi sa pression et a été récompensée à la 75e minute par Rayan Anane, qui a donné l’avantage aux siens.
Les Italiens ont tenté de revenir dans la partie, mais le gardien tunisien Rayan Besbes a réalisé une intervention importante à la 83e minute pour préserver l’avantage de son équipe.
La Tunisie a définitivement assuré sa qualification dans le temps additionnel.
À la 90e+3 minute, Walid Dhouib a suivi une première parade du gardien italien pour inscrire le troisième but tunisien et sceller le succès des U21.
Menée 1-0, la Tunisie s’impose finalement 3-1 et décroche ainsi son billet pour la finale du tournoi de football des Jeux Méditerranéens 2026.
La sélection tunisienne connaîtra son adversaire à l’issue de la seconde demi-finale, prévue vendredi soir entre l’Algérie U21 et le Maroc U20.
La finale sera donc l’ultime rendez-vous pour les jeunes Tunisiens, qui tenteront de transformer cette remontée face à l’Italie en titre méditerranéen.
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La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé vendredi 28 août 2026 que des coupures tournantes d’électricité pourraient être mises en œuvre dans plusieurs régions du pays entre 9h00 et 18h00. Ces interruptions, annoncées comme intermittentes et dépendantes de la situation du réseau, visent selon la STEG à préserver la sécurité et la continuité du système électrique et à maintenir l’équilibre entre production et consommation.
La STEG précise que les coupures ne seront pas nécessairement appliquées de manière continue dans toutes les zones concernées. Leur mise en œuvre dépendra de l’évolution de la situation du réseau électrique au cours de la journée.
L’objectif affiché est de prévenir une dégradation de l’équilibre entre l’électricité produite et la demande et de préserver la stabilité du système.
Dans le Grand Tunis, les zones citées comprennent notamment Mornag, Borj Cedria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, El Ghazala, Mhamdia, Le Kram, La Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr, La Soukra et Jardins d’El Menzah.
Plusieurs zones de Sfax sont également concernées, notamment Sfax Ville, Sfax Ouest, Sfax Sud, El Mahres, Agareb, El Amra, Tina, Jebeniana, El Hencha, Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaïer.
Le dispositif concerne également un grand nombre de localités du Centre, notamment dans les gouvernorats de Monastir, Sousse, Mahdia, Kairouan et Zaghouan.
Dans le Nord-Ouest, la STEG cite notamment Boussalem, Ghardimaou, Nefza, Gaâfour, Makthar, Errouhia, Chemtou, Oued Meliz et Nebeur.
Le Cap Bon et Bizerte sont également concernés, avec notamment Hammamet, Nabeul, Korba, Menzel Temime, Kélibia, Soliman, Menzel Bouzelfa, Mateur, Menzel Bourguiba, Bizerte et Sejnane.
Les avis couvrent aussi de nombreuses zones du Sud et du Sud-Ouest, notamment à Gabès, Djerba, Kébili, Tataouine, Médenine, Zarzis et Ben Guerdane.
À Djerba, les localités citées comprennent notamment Houmt Souk, Midoun, Aghir, Guellala et El May. À Kébili, la liste comprend notamment Douz, El Faouar, Kébili, Souk El Ahad et Zaafrane.
Cette annonce intervient alors que le système électrique tunisien reste soumis à une forte pression pendant les périodes de chaleur, lorsque la demande augmente notamment avec l’utilisation intensive de la climatisation.
La STEG présente ces coupures comme une mesure de gestion du réseau et non comme un programme de coupures systématiques dans l’ensemble des zones annoncées. Leur durée et leur localisation effective dépendront donc de l’évolution de la situation électrique au cours de la journée.
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Juillet 2026 restera comme l’un des mois de juillet les plus chauds jamais enregistrés en Tunisie. Selon le bulletin climatique définitif de l’Institut national de la météorologie (INM), publié le 27 août, la température moyenne nationale a atteint 31,7°C, soit 3,4°C au-dessus de la normale 1991-2020. Le mois se classe ainsi au deuxième rang depuis 1950, derrière juillet 2023, tandis que les précipitations n’ont représenté que 42,8% de la normale.
Avec une moyenne nationale de 31,7°C, juillet 2026 affiche une anomalie thermique de +3,4°C par rapport à la normale calculée sur la période 1991-2020.
Selon l’INM, cette valeur place juillet 2026 au deuxième rang des mois de juillet les plus chauds enregistrés en Tunisie depuis 1950. Le record reste détenu par juillet 2023.
Cette situation ne s’est pas limitée aux températures maximales. Les nuits ont également été particulièrement chaudes durant le mois, contribuant à une anomalie thermique généralisée.
Plusieurs régions ont connu des températures extrêmes au cours du mois. La valeur maximale relevée a atteint 49,7°C à Kairouan, illustrant l’intensité des épisodes de chaleur enregistrés en juillet.
Ces pics s’inscrivent dans un mois marqué par une succession de périodes très chaudes, dont les effets ont été particulièrement sensibles dans les régions intérieures.
La chaleur s’est accompagnée d’une faiblesse importante des précipitations.
À l’échelle nationale, les pluies enregistrées en juillet n’ont représenté que 42,8% de la normale, soit un déficit de 57,2%.
Ce déficit ajoute ainsi une dimension hydrique au bilan climatique du mois, dans un contexte où la Tunisie reste confrontée à une forte pression sur ses ressources en eau.
Le bulletin de l’INM permet de replacer les épisodes de températures extrêmes dans une perspective plus large. Juillet 2026 ne correspond pas seulement à quelques journées exceptionnellement chaudes : l’ensemble du mois présente une anomalie thermique importante et se classe parmi les plus chauds depuis le début des relevés de référence.
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Le ministère de l’Agriculture a lancé jeudi 27 août une étude approfondie en vue de l’installation d’une centrale photovoltaïque flottante pilote au barrage de Sidi El Barrak, dans le gouvernorat de Béja. Le projet vise à produire de l’électricité tout en réduisant l’évaporation de l’eau stockée. Les résultats de cette expérience doivent permettre d’évaluer la possibilité de reproduire le dispositif sur d’autres ouvrages hydrauliques tunisiens.
Le solaire flottant consiste à installer des panneaux photovoltaïques sur la surface d’une retenue d’eau. Dans le cas de Sidi El Barrak, l’intérêt recherché est double : exploiter une surface déjà disponible pour produire de l’électricité et contribuer à limiter les pertes d’eau liées à l’évaporation.
Ce double objectif donne au projet une dimension particulière dans un contexte marqué à la fois par les besoins croissants en électricité et par la pression exercée sur les ressources hydriques.
Le choix du barrage de Sidi El Barrak constitue le nouvel élément du programme. L’étude doit notamment examiner les caractéristiques techniques et hydrauliques du site ainsi que les aspects environnementaux et économiques liés à l’installation d’un dispositif photovoltaïque flottant.
L’objectif est d’obtenir suffisamment de données pour mesurer la faisabilité et les performances d’une telle solution dans les conditions tunisiennes.
À ce stade, il ne s’agit toutefois pas de l’annonce de la construction d’une centrale photovoltaïque flottante.
Le ministère a lancé une étude approfondie portant sur un site pilote. Les conclusions devront notamment permettre de déterminer la pertinence du dispositif, son rendement énergétique, son impact sur l’évaporation ainsi que ses éventuelles contraintes environnementales et hydrauliques.
Une généralisation à d’autres barrages ne pourra donc être envisagée qu’après l’évaluation de cette première expérience.
Cette étude s’inscrit dans le programme de recherche et d’innovation TECH-EAU, lancé en juillet et consacré notamment à l’amélioration de la gestion des ressources hydriques et à l’utilisation de solutions technologiques adaptées.
Avec le choix de Sidi El Barrak, le programme franchit désormais une étape plus concrète : l’expérimentation d’une technologie capable de répondre simultanément à deux enjeux stratégiques pour la Tunisie, la sécurisation de l’eau et le développement de la production électrique renouvelable.
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Khadija Krimi et Selma Dhaouadi ont remporté la médaille de bronze du deux de couple poids léger dames aux Championnats du monde d’aviron à Amsterdam. Le duo tunisien, vice-champion du monde en 2025, confirme ainsi sa présence au plus haut niveau mondial avec un nouveau podium, après avoir remporté sa course préliminaire dans la compétition.
Déjà médaillées d’argent aux Mondiaux 2025, Khadija Krimi et Selma Dhaouadi ajoutent une nouvelle médaille mondiale à leur palmarès.
Le duo tunisien s’est classé troisième de la finale du deux de couple poids léger dames à Amsterdam, décrochant ainsi le bronze au terme d’une nouvelle campagne mondiale réussie.
Cette performance confirme la régularité des deux rameuses sur la scène internationale. Après leur titre de vice-championnes du monde en 2025, Krimi et Dhaouadi montent de nouveau sur le podium un an plus tard.
À Amsterdam, les Tunisiennes avaient également marqué les esprits dès les phases préliminaires en remportant leur course, leur permettant de poursuivre leur parcours dans les meilleures conditions.
Ce nouveau podium vient renforcer la présence de l’aviron tunisien dans les grandes compétitions internationales.
Pour Krimi et Dhaouadi, le bronze obtenu aux Mondiaux 2026 prolonge surtout une dynamique engagée en 2025 : après l’argent mondial, le duo conserve une place parmi les meilleures équipages de sa catégorie et enrichit encore son palmarès.
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Il a initié et financé le nouveau gouvernement d’Ali Chaath qui administre Gaza, conseille la Maison-Blanche et fournit une partie des aides fournies aux personnes déplacées. Les dirigeants du Hamas coopèrent avec lui mais ils n’oublient pas que son objectif ultime est de les destituer. Lui, c’est le très décrié Mohammed Dahlan, ancien chef des Forces de sécurité préventive (liées à l’OLP) dans la bande de Gaza et exilé à Abou Dhabi depuis bientôt deux décennies. Un homme de l’ombre, très soluble dans l’argent et dont les liens avec les Israéliens sont un secret de polichinelle.
Imed Bahri
Jacky Hugi a consacré une enquête au rôle actuel de Dahlan intitulée «Entre Kushner et le Hamas: comment Mohammed Dahlan reconstruit son pouvoir à Gaza?», publiée dans le journal israélien Maariv.
«Voici Mohammed Dahlan de retour sur le devant de la scène, comme s’il était sorti de nulle part. Ce vétéran de la politique palestinienne est devenu l’une des figures les plus influentes des initiatives internationales concernant la bande de Gaza», c’est par ces mots que Jacky Hugi a commencé son enquête. Ce n’est pas l’Autorité palestinienne, mais Dahlan lui-même, exclu du Fatah, qui a été présent dans tous les événements importants concernant Gaza au cours de l’année écoulée : de l’aide alimentaire à l’accord de cessez-le-feu et au projet de reconstruction mené par la Maison-Blanche, a-t-il écrit.
La plupart de ses actions se déroulent discrètement et ne font donc pas la une des journaux mais une chose est sûre, lorsqu’il veut se faire un nom, il sait parfaitement comment s’y prendre.
Dahlan a conseillé les Américains tout au long de cette période, depuis le début de la guerre jusqu’à aujourd’hui. Ses conseils ont notamment porté sur la manière de communiquer avec le Hamas. Il a également mis en place un réseau de fidèles et d’agents dans toute la bande de Gaza, ce qui lui permet de sonder l’opinion publique sur l’ensemble du territoire.
Il y a environ cinq ans, il a fondé le parti Courant démocratique national, dont les représentants sont très actifs dans la bande de Gaza et ont été impliqués dans des échanges avec les services de renseignement égyptiens concernant un cessez-le-feu.
Depuis sa résidence à Abou Dhabi, Dahlan a mis en place un système d’aide alimentaire et matérielle aux populations déplacées, financé par ses propres fonds et par le gouvernement des Émirats arabes unis.
L’économie de Gaza est quasiment paralysée, avec un taux de chômage dépassant les 80%. De ce fait, les besoins fondamentaux de la population dépendent actuellement en grande partie des dons.
Parmi les entités et les pays qui soutiennent l’acheminement de nourriture et de produits de première nécessité à la population de Gaza figurent le Qatar, la Jordanie, les Nations Unies, des associations turques et même certains pays de l’UE. Cependant, Dahlan et les Émirats les ont tous surpassés et certainement pas pour des raisons liées uniquement à la charité.
Ensemble, Dahlan et les fonds gouvernementaux d’Abou Dhabi ont investi plus d’un milliard de dollars dans la bande de Gaza depuis le début du conflit. Et ce n’est sans doute pas par simple philanthropie.
Aujourd’hui, grâce à ses relations et à ses activités dans la bande de Gaza, Dahlan est considéré par beaucoup comme la figure politique la plus influente parmi les différentes factions qui gèrent actuellement la situation.
Il bénéficie d’une ligne de communication directe avec Jared Kushner, conseiller et gendre de Trump. Il entretient également des liens étroits avec le président égyptien Abdel Fattah Sissi depuis des années, en plus de ses contacts avec les services de renseignement égyptiens.
Dahlan n’a pas non plus rompu ses relations avec les dirigeants israéliens. Selon l’enquête de Maariv, presque tous les hauts responsables israéliens qui se sont rendus à Abou Dhabi au cours de la dernière décennie l’ont rencontré secrètement.
Cette semaine, Dahlan a envoyé ses hommes au Caire pour rencontrer des dirigeants du Hamas et d’autres factions palestiniennes. Le sujet de discussion portait sur la coordination des positions pour les mois à venir, jusqu’à la proclamation des résultats des élections israéliennes.
Chacun s’accorde à dire que le plan en quinze points proposé par les Américains a peu de chances d’être mis en œuvre rapidement en raison de l’opposition israélienne.
De nombreux points nécessitent une coordination entre les différentes parties. La bande de Gaza est actuellement une zone d’intense activité politique, militaire et internationale.
Les premiers soldats marocains sont arrivés dans la bande ces derniers jours et ont commencé à prendre position. Le projet de reconstruction est également en cours et, cette semaine, grâce aux pressions exercées par Jared Kushner lors de sa rencontre avec Benjamin Netanyahu, Israël a autorisé pour la première fois l’entrée de bulldozers pour déblayer les décombres.
Au Caire, le gouvernement technocratique palestinien d’Ali Chaath attend le feu vert pour entrer dans la bande. Israël continue d’empêcher son entrée en raison du refus du Hamas de rendre les armes.
Parallèlement, Israël et le Hamas continuent d’échanger des tirs, l’armée israélienne attaquant et tuant presque quotidiennement des chefs de la branche armée du Hamas
Dimanche dernier a marqué une nouvelle étape politique importante. Jared Kushner a rencontré Khalil al-Hayya, chef du bureau politique du Hamas.
Depuis le début du conflit, des responsables américains ont rencontré des dirigeants du Hamas mais une rencontre de cette ampleur est sans précédent. Le plus haut responsable du Hamas face à face avec le plus haut envoyé du président américain!
Tout cela se déroule alors que les États-Unis considèrent le Hamas, dans son intégralité, comme une organisation terroriste en vertu de leur législation.
Mohammed Dahlan, âgé de 64 ans, est né et a grandi à Khan Younis. Il a bâti sa fortune considérable en fournissant des services de conseil en sécurité aux gouvernements, se spécialisant dans la protection des personnes et des infrastructures étatiques.
Il a acquis son expérience dans sa jeunesse auprès des Soviétiques, lorsqu’il était officier au sein du Fatah. Durant la Première Intifada, il fut expulsé vers la Jordanie, puis s’installa en Tunisie où il rejoignit la direction palestinienne.
Après les accords d’Oslo, il retourna dans la bande de Gaza et devint un proche collaborateur de Yasser Arafat. Ce dernier le nomma à la tête du Service de sécurité préventive de la bande de Gaza et il devint par la suite ministre de l’Intérieur de l’Autorité palestinienne.
Les dirigeants du Hamas et du Jihad islamique, ainsi que leurs branches armées, figuraient parmi ses principales cibles sécuritaires. Il entreprit alors une répression féroce contre eux, œuvrant à déjouer les attaques contre les Israéliens.
Cependant, un profond désaccord éclata rapidement entre Dahlan et Arafat, Dahlan jugeant le style administratif d’Arafat obsolète et la promotion de personnes non qualifiées à des postes clés.
Lorsque la bande de Gaza tomba aux mains du Hamas en 2007, Dahlan se trouvait à Ramallah et n’occupait aucune fonction officielle. Il demeura néanmoins l’artisan de la doctrine de sécurité de l’Autorité palestinienne à Gaza.
Dahlan s’installa en Jordanie puis à Abou Dhabi où il commença à se constituer une base populaire en soutenant les Palestiniens indépendamment de l’Autorité palestinienne. Il se distingua notamment par le financement de colis alimentaires pour les personnes démunies dans les camps de réfugiés. Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, considéra cela comme une activité subversive contre son autorité et tenta de l’arrêter. Au plus fort de leur conflit, il exclut Dahlan du Fatah.
Aujourd’hui, en l’absence d’un leader palestinien charismatique, Dahlan représente pour les Américains et les Israéliens un interlocuteur de premier plan. Il est à leurs yeux relativement jeune, modéré, laïc et très éloigné de l’appareil pléthorique de l’Autorité palestinienne. Politiquement, il est perçu comme modéré, pragmatique et indépendant mais aussi comme un homme politique avisé et difficile à gérer.
Le partenariat actuel entre Dahlan et le Hamas pourrait être trompeur. À ce stade, le Hamas avait désespérément besoin de lui pour défendre sa position face aux Américains. Et c’est précisément ce qui s’est produit. Dahlan a été l’un des principaux facteurs ayant conduit la Maison-Blanche à privilégier la reconstruction de Gaza plutôt que de poursuivre ses efforts pour éliminer le Hamas. Cependant, pour le mouvement, Dahlan demeure un adversaire politique. Nul ne peut prédire l’évolution de la situation et il pourrait redevenir un ennemi du Hamas. Les dirigeants du mouvement se souviennent encore très bien des dures années 1990, lorsque Dahlan agissait comme le shérif de Gaza, les traquant sans relâche.
Outre ses autres responsabilités, Dahlan a obtenu avec succès le financement nécessaire à la création de la nouvelle force de police palestinienne. Dans sa phase initiale, cette force devrait compter deux mille officiers en uniforme, tous originaires de la bande de Gaza, déjà recrutés, certains ayant reçu une formation en Égypte et en Jordanie. Cette force est destinée à remplacer la police du Hamas. Sa mission principale sera le maintien de l’ordre public mais elle sera également chargée de récupérer les armes du Hamas et de protéger les membres du mouvement contre les représailles.
Si le Hamas ainsi que les milices armées par Israël pour combattre le Hamas étaient désarmés, cette force de police deviendrait la seule force de sécurité restante dans la bande de Gaza. Cependant, cette force serait loyale à celui qui la paie, à savoir Mohammed Dahlan.
Le rapport indique que le Hamas est pleinement conscient des implications de ce plan, Dahlan est en train de bâtir sa propre force privée sur les ruines de l’appareil dirigeant du mouvement.
Tant qu’il continuera à faire avancer le projet de reconstruction et à envoyer des centaines de millions de dollars d’équipements et de vivres, il bénéficiera du soutien du Hamas mais le moment décisif surviendra lorsqu’il commencera à «recouvrer sa dette» et à étendre son influence sur la bande de Gaza par le biais de la police. À ce moment-là, le Hamas tentera probablement de l’entraver. Jacky Hugi conclut par une affirmation frappante : «Tant qu’ils sont en vie !», ce qui sous-entend que l’élimination physique des membres du Hamas même s’ils ont accepté le plan international et le nouveau gouvernement technocratique n’est pas définitivement exclue par les ennemis du mouvement.
Ce qui est certain pour le moment c’est que Mohammed Dahlan a réussi deux choses, redevenir un protagoniste de premier plan à Gaza ce qui était impensable il y a encore quelques années et en même temps, il a pris sa revanche sur l’OLP et Abou Mazen qui sont complètement exclus du dossier de Gaza.
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L’horaire administratif d’hiver, basé sur le système de la double séance, reprendra à partir du mardi 1er septembre 2026 pour les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif. La Présidence du gouvernement a précisé vendredi les nouveaux horaires de travail applicables du lundi au vendredi.
Du lundi au jeudi, les horaires seront répartis en deux séances :
Les agents reprendront ainsi le rythme administratif hivernal après la période d’horaires d’été.
Le vendredi, les horaires seront aménagés comme suit :
Ces horaires concernent les agents de l’État, des collectivités locales ainsi que les établissements publics à caractère administratif à compter du 1er septembre 2026.
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