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Dr Ines Elbini nommée Secrétaire régionale Afrique du Nord de la SONA

31. Juli 2026 um 14:10

La recherche scientifique constitue un moteur fondamental de développement et de progrès des sociétés modernes. En stimulant l’innovation, la découverte et une meilleure compréhension des phénomènes naturels et sociaux, elle joue un rôle clé pour répondre aux enjeux économiques, sanitaires et environnementaux. 

Dr Ines Elbini vient d’être nommée Secrétaire régionale pour l’Afrique du Nord au sein de la Society of Neuroscientists of Africa (SONA). Professeure associée en physiologie animale à l’Institut Pasteur de Tunis, elle consacre ses recherches à des enjeux majeurs tels que le vieillissement, la neurodégénérescence, la maladie de Parkinson, la neuroprotection et l’exploration du potentiel thérapeutique des molécules issues des venins animaux.

Fervente défenseure du développement des neurosciences sur le continent, elle mise sur l’excellence scientifique, l’accompagnement des jeunes chercheurs, la coopération internationale, l’éthique de la recherche et le renforcement des capacités locales.

À travers son rôle au comité exécutif de la SONA, Dr Inès  Elbini ambitionne de renforcer les liens entre la recherche fondamentale et ses applications cliniques, afin d’accélérer l’impact concret des découvertes scientifiques sur la santé en Afrique.

Dans ce cadre, promouvoir une participation féminine active et équilibrée en recherche est indispensable pour diversifier les points de vue et renforcer la créativité au sein des institutions scientifiques, particulièrement en Tunisie, où ce secteur est en pleine expansion.

Interviewée à l’occasion du 13 août 2026, elle a lancé un message aux femmes tunisiennes et aux femmes chercheuses ? Elle a répondu: « À toutes les femmes qui font de la recherche je dis : osez, persévérez, et n’ayez jamais peur de prendre votre place. Votre voix et vos idées sont essentielles pour relever les grands défis scientifiques et sociétaux de notre époque. La science a besoin de diversité pour progresser, et chaque femme qui avance ouvre la voie à celles qui suivront. Que la journée du 13 août soit un rappel que l’égalité n’est pas une faveur, mais un droit, et que notre ambition collective
doit être de construire un monde où les femmes et les hommes participent à parts égales à la construction du savoir et de l’innovation. »

Il convient de noter qu’Inès Elbini a été interviewé dans le numéro de l’Economiste Maghrébin n 926

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Coupures, pertes, surcoût : la triple peine de la STEG

31. Juli 2026 um 12:16

Coupures à répétition, pertes techniques et commerciales massives, surcoût pour l’économie : les données de la STEG en disent long. 

Alors que les délestages se multiplient cet été et que la demande électrique atteint des pics inédits, les chiffres publics de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) dessinent une crise structurelle.

La production d’électricité de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) a connu une trajectoire en dents de scie entre 2022 et 2026, marquée par une légère hausse en 2023 suivie d’un recul marqué en 2026.

En 2022, la STEG avait produit 18 647 GWh, selon les données consolidées du secteur. L’année suivante, en 2023, ce niveau est monté à 19 092 GWh, soit une progression d’environ 2,4%. Cette hausse s’inscrit dans un contexte où la production nationale totale a légèrement reculé au niveau global, mais où la STEG a conservé sa part dominante, représentant près de 99 % de la production électrique nationale en 2023.

Ce léger rebond en 2023 traduit surtout la poursuite d’une demande électrique structurellement croissante, alimentée par la croissance économique, l’urbanisation et le développement des usages électriques, malgré les contraintes liées à l’approvisionnement en gaz et aux capacités de production.

Un recul net en 2026

En 2026, les chiffres disponibles indiquent une production de la STEG de 7 506 GWh. Soit une chute très importante par rapport aux exercices 2022 et 2023. Cette donnée doit être lue avec précaution : certains rapports de conjoncture énergétique se réfèrent à des périodes partielles (par exemple à fin février ou fin mars) et non à l’année entière. Pour autant, même ramenée à une période partielle, la baisse observée signale des tensions sur le système électrique 

Ce repli s’explique par plusieurs facteurs : contrainte d’approvisionnement en gaz naturel, dont une part importante est importée; sollicitation accrue des capacités de production et possibles déprogrammations de centrales pour maintenance ou manque de combustible; et montée en puissance, encore limitée, des énergies renouvelables et de l’autoproduction. Dans le même temps, la demande continue de progresser, avec des prévisions de consommation autour de 24 565 GWh en 2026, selon les projections de la STEG.

Enjeux pour le secteur électrique 

Cette évolution contrastée met en lumière la vulnérabilité du modèle électrique tunisien, encore très dépendant du gaz naturel et des importations. Elle souligne aussi l’urgence d’accélérer les projets d’énergies renouvelables, de renforcer l’efficacité énergétique et de diversifier les sources d’approvisionnement pour garantir la sécurité énergétique et accompagner la croissance économique.

 

 

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Crise à Ceuta : 49 000 migrants en 24 heures, Meloni menace de suspendre l’Espagne de Schengen

31. Juli 2026 um 10:18

Pas moins de 49 000 migrants auraient réussi à franchir la frontière de Ceuta depuis le territoire marocain au cours des 24 dernières heures, bien que le ministère espagnol de l’Intérieur n’ait pas encore confirmé officiellement. C’st ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it 

Sur ces 49 000 personnes, un nombre qui représente plus de la moitié de la population de Ceuta, évaluée à environ 85 000 habitants, au moins 7 000 seraient des mineurs, placés de ce fait sous la tutelle des autorités de la ville autonome.

Ces données ont alarmé la première ministre italienne, Giorgia Meloni, qui a immédiatement réagi en se déclarant prête à prendre de “mesures exceptionnelles” à l’encontre de l’Espagne, allant jusqu’à évoquer une suspension de l’application de l’accord de Schengen entre les deux pays…

“Nous sommes en train de réunir les instances compétentes et, à l’issue de ces réunions, nous sommes prêts à agir, y compris par des mesures exceptionnelles… comme la suspension de l’accord de Schengen avec l’Espagne”, a-t-elle écrit via Twitter qui a dénoncé les “images choquantes” en provenance de Ceuta. “L’Italie ne restera pas les bras croisés” , a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité de protéger les frontières et la sécurité des citoyens face à ce qu’elle qualifie de menace pour la stabilité européenne.

Le immagini che arrivano da Ceuta sono impressionanti e dimostrano, ancora una volta, che l’immigrazione clandestina fuori controllo rappresenta una minaccia concreta per la sicurezza dei confini europei.

Mi sono confrontata con il Ministro dell’Interno Matteo Piantedosi.…

— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) July 30, 2026

A noter que le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, se rend ce vendredi 31 juillet dans l’enclave espagnole, où Il rencontrera les forces de l’ordre à la frontière puis les responsables régionaux, accompagné du ministre de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska, selon des médias espagnoles et français.

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Comment les coupures d’éléctricité plombent la production ? Foued Gueddich répond

30. Juli 2026 um 15:31

Depuis plusieurs semaines, les  coupures d’électricité à répétition se multiplient à travers le pays, plongeant usines et ateliers dans l’incertitude. Pertes de production, surcoûts cachés, image ternie auprès des partenaires étrangers, investisseurs échaudés… la facture s’alourdit et menace la confiance déjà fragile des opérateurs économiques. Foued Gueddich, président de Taste Tunisia (Agrigold international), membre du bureau exécutif de la CONECT et ancien président de la CONECT International, livre à L’Economiste Maghrébin son analyse de cette question.

Foued Gueddish déclare en préambule que les coupures répétées ont des effets directs et lourds pour les entreprises exportatrices. Il illustre son propos par le cas d’une conserverie totalement exportatrice qui livre aujourd’hui vers 26 pays. « Une commande destinée à la France a dû être reportée de plusieurs semaines à cause d’une coupure d’électricité. Ce retard a ralenti les exportations et détérioré l’engagement de l’entreprise auprès de ses clients, notamment les grandes surfaces européennes, très exigeantes sur les délais de livraison ».

Foued Gueddich rappelle entre autres que, dans la chaîne de transformation des légumes, épluchage, lavage, préparation, broyage des poivrons et des tomates, puis leur mise en bocal et pasteurisation, l’électricité est indispensable. Tout en ajoutant : « Si la pasteurisation est interrompue (par exemple en fin de journée), le produit sort du circuit et, au bout d’une heure à une heure et demie, il devient impropre à la commercialisation et doit être détruit. La perte couvre non seulement les matières premières mais aussi la main-d’œuvre et tous les intrants (huile, ail, bouchons, etc.), entraînant des coûts cachés importants qui se chiffrent parfois en milliers de dinars. »

Autrement dit, un arrêt de l’électricité provoque un blocage complet et une perte de production (downtime). En revanche, pour y remédier, au titre des critères prioritaires pour un investisseur figurent la stabilité économique, la qualité de la main-d’œuvre et la fiabilité du réseau électrique. Si ce dernier fait défaut, l’investissement n’arrive pas.

Aujourd’hui, une question s’impose : quelle serait la ou les solution(s) face aux coupures ? A cette interrogation, le président de Taste Tunisia répond que de nombreuses entreprises ont dû recourir massivement aux générateurs et aux batteries. « Cette solution de secours alourdit les coûts de production. Ce qui modifie les comportements économiques, parfois au détriment de l’efficience ».

Compte tenu de cette situation, Foued Gueddich appelle à une réforme du cadre énergétique pour améliorer les relations avec les opérateurs, rendre le secteur attractif aux yeux des investisseurs et responsabiliser les consommateurs. Il estime qu’une énergie fiable est une condition essentielle du développement industriel et de la confiance des opérateurs économiques. Tant que la situation perdure, certains investisseurs pourraient changer de cap en allant vers d’autres marchés, freinant ainsi l’attractivité économique du pays. 

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Pourquoi voler coûte plus cher : carburant, tensions géopolitiques et capacité des compagnies

30. Juli 2026 um 12:43

Les compagnies aériennes attribuent une part importante de la hausse des tarifs à l’augmentation du prix du kérosène, qui représente l’un des principaux postes de dépenses du secteur. Les estimations relayées par plusieurs transporteurs montrent que cette pression se traduit par une majoration de l’ordre de 30 à 50 euros sur un moyen-courrier, et de 50 à 70 euros (voire davantage) sur un long-courrier, selon la classe et la destination.

Lorsqu’un tour-opérateur propose un package, le prix final intègre plusieurs composantes : le transport aérien, le transport terrestre réceptif, l’hébergement, et, le cas échéant, le transport maritime (notamment pour les Tunisiens résidant à l’étranger qui arrivent par voie maritime).

Au-delà de la Tunisie, la situation internationale reste marquée par des tensions géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient. Lesquelles ont provoqué une nouvelle flambée des prix du kérosène. En effet, plusieurs rapports indiquent que le prix du kérosène a plus que doublé entre fin février et mars 2026, passant d’environ 750–900 dollars la tonne à plus de 1 500, 1 650 dollars, avant de se stabiliser sous les 200 dollars le baril (soit une hausse d’environ 100 % sur la période).

Aussi, cette évolution a conduit certaines compagnies à ajuster leurs tarifs et, dans certains cas, à réduire temporairement l’offre sur des liaisons jugées moins rentables.

Tunisair : programmation, disponibilité de la flotte et retards

Pour Tunisair, la problématique principale porte sur la disponibilité effective de la flotte au moment de l’exploitation des programmes saisonniers, qui sont établis dès janvier-février sur la base d’une flotte théorique. En période de forte demande, la compagnie peut se trouver avec un nombre d’appareils opérationnels inférieur à celui initialement prévu, en raison de contraintes techniques, de disponibilité de pièces de rechange et de besoins en personnel qualifié. Dans le transport aérien, la sécurité impose l’immobilisation d’un avion présentant un problème technique jusqu’à sa mise en conformité. Ce qui peut réduire la capacité opérationnelle si la flotte de réserve est limitée.

Les retards observés ne sont pas spécifiques à Tunisair : ils résultent aussi de la saturation des aéroports et des routes aériennes, ainsi que des contraintes de gestion du trafic imposées par les contrôleurs aériens européens (Eurocontrol). En période de pic, les autorisations de décollage peuvent être différées, entraînant des temps d’attente au sol avant le décollage.

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Plan 2026-2030 : La Tunisie choisit la gouvernance comme premier chantier

30. Juli 2026 um 12:30

Adopté définitivement en juillet 2026 par le Conseil national des régions et des districts (CNRD), le Plan de développement 2026-2030 se veut bien plus qu’un catalogue de projets. Habib Zitouna, président de l’Association des économistes tunisiens (Asectu) et professeur d’économie à l’FSEGT, nous en livre sa lecture.

Habib Zitouna

Habib Zitouna fait remarquer que ce document est d’abord un outil de restauration de la gouvernance des politiques économiques : il impose une coordination entre administrations, réduit l’arbitraire budgétaire et donne une visibilité nécessaire aux investisseurs et aux citoyens. Mais son succès dépendra de la crédibilité de son financement et de sa capacité à être réellement “approprié” par la société.

Un plan fait pour coordonner, pas seulement pour promettre

Le premier apport du plan est institutionnel. Dans un pays où la fragmentation des décisions et les changements de priorités ont souvent affaibli l’action publique, disposer d’un référentiel commun oblige les différents acteurs à travailler sur les mêmes objectifs et les mêmes projets. “Le meilleur ami de la gouvernance, c’est la coordination”, résume-t-il.

Le Plan met “sur la table” les politiques, les objectifs et surtout les projets, devant tout le monde : ministères, agences, collectivités, entreprises publiques.

Cette transparence forcée réduit les conflits de périmètre, limite les doubles emplois et permet de mieux articuler les interventions. Un projet d’infrastructure, par exemple, ne peut plus être pensé uniquement par un ministère technique : il doit s’inscrire dans une logique territoriale, budgétaire et sectorielle cohérente. Le Plan devient ainsi un langage commun, une boussole pour l’action publique.

Discipline budgétaire : moins de négociations annuelles, plus de prévisibilité

Deuxième élément majeur : la discipline budgétaire. Chaque année, les administrations soumettent au ministère des Finances des demandes de financement pour de nouveaux projets. En l’absence de cadre pluriannuel, ces demandes ouvrent la porte à des négociations opaques, à des arbitrages de dernière minute et à des comportements de « projet improvisé », souvent déconnectés des priorités nationales.

Le Plan 2026-2030 change la règle du jeu. En fixant une liste prédéfinie de projets à financer, il réduit l’espace de l’arbitraire et facilite la budgétisation de l’investissement public. Les administrations savent, avec plusieurs années d’avance, quels projets sont prioritaires et comment ils s’inscrivent dans la trajectoire macroéconomique. Cette prévisibilité est cruciale pour les entreprises, les banques et les partenaires extérieurs, qui cherchent avant tout de la stabilité et de la lisibilité.

Une innovation territoriale : conseils locaux, districts et projets par gouvernorat

Sur le plan méthodologique, ce cycle introduit une innovation importante : l’implication accrue des conseils locaux, des conseils régionaux et des districts dans l’élaboration des diagnostics, des visions et des propositions de projets. Le Plan se décline par gouvernorat, avec une attention particulière aux disparités territoriales. L’objectif est de sortir d’une logique trop centralisée et de mieux ancrer les investissements dans les réalités locales.

Les « entreprises communautaires » sont également intégrées, notamment pour la création d’entreprises. L’idée est de faire du Plan non seulement un instrument de l’État, mais aussi un levier pour les initiatives locales, les coopératives et les jeunes porteurs de projets. Cette approche participative vise à renforcer la légitimité du Plan et à améliorer son taux de réalisation sur le terrain.

Pour autant, le Plan reste quinquennal fixe (2026-2030), avec une évaluation à mi‑parcours prévue dans un an ou deux et un nouveau plan dans cinq ans. L’idée est celle d’un plan “glissant”, un plan qui serait renouvelé à la fin de chaque période (chaque année ou une fois tous les deux ou trois ans), sa durée restant constante pendant qu’il glisse dans le temps. Il assure l’adaptation des orientations du Plan à l’évolution de la conjoncture nationale et internationale. Trois documents publics structurent l’ensemble : les politiques de développement, le développement régional et les orientations générales.

Priorités : inclusion, modernisation, sécurité et efficacité de l’État

Le contenu du Plan s’articule autour de plusieurs axes prioritaires. En tête : l’inclusion sociale et régionale, avec une volonté affichée de réduire les disparités entre gouvernorats et de mieux intégrer les territoires marginalisés. Viennent ensuite la modernisation économique et le développement des infrastructures, considérés comme des conditions indispensables pour soutenir la croissance et la compétitivité.

Le Plan accorde également une place centrale à la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, dans un contexte de stress climatique et de volatilité des prix internationaux. L’environnement et la transition écologique sont intégrés comme des enjeux transversaux. Enfin, l’efficacité des services publics et la modernisation des institutions ferment la boucle : sans réforme de l’administration, les autres axes risquent de rester des intentions.

Financement : croissance d’abord, PPP marginaux, dette en filigrane

La grande question reste : comment financer tout cela ? À cette interrogation, Habib Zitouna a répondu que les chiffres officiels donnent une première réponse. Le budget de l’État prendra en charge 61 % des investissements (environ 61,8 milliards de dinars), les établissements et entreprises publics 30 % via l’autofinancement et le partenariat public‑privé (PPP) seulement 9 % (environ 8 milliards de dinars, avec 74 projets). Le PPP reste donc marginal, malgré les discours sur son potentiel.

Le modèle de financement repose avant tout sur la croissance économique : plus de croissance signifie plus de recettes fiscales, plus de revenus pour les entreprises et les citoyens, donc plus de ressources pour financer les projets. Les prévisions tablent sur une croissance moyenne d’environ 4,2 % à l’horizon 2030, supérieure à celle observée ces dernières années. Cette croissance est censée être tirée par l’investissement, avec un objectif de hausse de 9,8 % de l’investissement total (public et privé). Yandis que la consommation devrait croître en moyenne de seulement 3 %.

Les réformes institutionnelles, l’amélioration de l’efficacité des services publics et la discipline budgétaire sont présentées comme des leviers pour atteindre ces objectifs. En revanche, les scénarios d’endettement restent peu explicites dans la communication publique.

Appropriation citoyenne : la condition politique du succès

Pour Habib Zitouna, la réussite du Plan ne dépend pas seulement de sa qualité technique, mais aussi de son appropriation par les citoyens. Une communication claire, des indicateurs compréhensibles et des mécanismes de reddition des comptes sont essentiels pour créer une adhésion et éviter que le Plan ne reste un exercice administratif. La transparence et le suivi régulier sont tout aussi déterminants. Ainsi le texte prévoit un rapport annuel intégré au budget économique et un rapport d’évaluation à mi‑parcours, mais leur utilité réelle dépendra de la publication effective des données et de la capacité à ajuster les trajectoires.

Enfin, des scénarios de gouvernance explicites, identifiant les risques et les mécanismes de correction, renforceraient la crédibilité du Plan. À court terme, il conclut que son impact le plus tangible sera institutionnel : meilleure coordination, budgétisation plus prévisible, cadre de référence pour les administrations. L’impact économique dépendra de la capacité à déclencher l’investissement privé et à restaurer la confiance. Si la croissance atteint 4,2 % et que les réformes améliorent l’efficacité publique, le Plan peut servir de socle à une trajectoire de développement plus inclusive. Sinon, il risque de rester un document de plus, bien ficelé, mais peu traductible en résultats concrets.

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Quand le président du Parlement interdit le téléphone aux députés en séance plénière

29. Juli 2026 um 15:44

Le président de l’ARP, Brahim Bouderbala, interdit aux députés l’usage du téléphone portable pendant les séances au sein de l’hémicycle ; tout contrevenant sera déféré devant le parquet.

Quelle magnifique leçon d’ironie que nous offre ce Parlement ! Ce sont ces mêmes députés qui avaient  soutenu le décret-loi 54, texte ayant conduit à des poursuites contre des citoyens pour des publications sur les réseaux sociaux.  Aujourd’hui, ils se retrouvent entre le marteau et l’enclume.

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Sadok Besbes : « La transition énergétique est devenue une condition essentielle de la souveraineté énergétique »

29. Juli 2026 um 14:12

Face aux coupures d’électricité à répétition observées ces dernières semaines, le déséquilibre entre l’offre et la demande énergétique apparaît au grand jour. Il est amplifié par la canicule et la multiplication des usages électriques. Nous avons contacté Sadok Besbes, président du groupement professionnel des Énergies Renouvelables à CONECT Tunisie, qui a dressé un diagnostic de la situation, tout en proposant des pistes de solutions.

Sadok Besbes note que la demande d’électricité atteint cet été des sommets inédits, portée par le recours généralisé à la climatisation. Ce qui crée des pics de charge concentrés sur de courtes plages horaires. « Le gestionnaire du réseau doit réagir en temps réel face à ces pointes de consommation. Quand les marges de manœuvre s’amenuisent, il n’a d’autre choix que de procéder à des délestages localisés afin d’éviter un effondrement complet du système », précise-t-il.

Un système énergétique sous pression

Ces coupures répétées ne relèvent pas d’un simple aléa technique : elles mettent en cause un modèle énergétique encore trop dépendant des énergies fossiles. Le réchauffement climatique, conjugué à une demande électrique en constante progression, fragilise davantage le système et montre les limites d’une approche qui se contenterait d’augmenter ponctuellement les capacités de production.

Un coût économique et social important

En outre, Sadok Besbes insiste sur les répercussions concrètes de ces interruptions : « Les coupures pénalisent la productivité dans l’industrie, le commerce, l’agriculture et les services, avec des arrêts de production, des pertes de matières premières, des pannes d’équipements électroniques et des surcoûts pour les entreprises. Du côté des ménages, elles compliquent la conservation des denrées alimentaires, le travail à distance, les soins à domicile et pèsent sur le quotidien, particulièrement en période de forte chaleur. »

Le solaire, l’autoconsommation et le stockage comme leviers

Notre interlocuteur souligne encore que le photovoltaïque représente une solution particulièrement adaptée. Puisque la production solaire atteint son maximum précisément pendant les journées d’été, au moment même où la climatisation fait grimper la demande. Ce qui allège d’autant la pression sur le réseau aux heures les plus critiques. L’autoconsommation, qu’elle soit résidentielle, tertiaire ou industrielle, constitue également un axe important. Car chaque bâtiment produisant une partie de son électricité réduit d’autant sa dépendance au réseau national et gagne en autonomie. Quant au stockage par batteries, il permet de conserver l’énergie captée pendant les heures d’ensoleillement pour la restituer lors des pics, tout en contribuant à stabiliser le réseau.

Miser sur l’efficacité énergétique et accélérer les réformes

Des équipements plus performants, une meilleure isolation des bâtiments, des systèmes de climatisation optimisés et une gestion plus intelligente de la consommation permettraient, estime-t-il, de réduire significativement les pics de demande sans nuire au confort des usagers. Il appelle également à accélérer les réformes destinées à favoriser le déploiement des énergies renouvelables, à alléger les démarches administratives et à encourager l’innovation dans les domaines du stockage et des réseaux intelligents.

Une question de souveraineté énergétique

Par ailleurs, Sadok Besbes souligne qu’il serait erroné de considérer les coupures actuelles comme de simples incidents liés aux vagues de chaleur. En effet, elles révèlent que la sécurité énergétique est désormais un enjeu stratégique pour la Tunisie. Diversifier les sources d’approvisionnement, consolider la résilience du réseau et miser sur des solutions décentralisées sont autant de priorités qui relèvent aussi bien de l’économie que de l’énergie. « La transition énergétique n’est plus seulement une ambition environnementale. Elle est devenue une condition essentielle de la souveraineté énergétique et du développement économique du pays » conclut-il.

En définitive, au-delà de l’urgence dictée par la canicule, ces coupures d’électricité viennent rappeler que la transition énergétique n’est plus un projet à envisager sur le long terme. Mais c’est une exigence immédiate pour garantir la résilience économique et énergétique de la Tunisie.

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Le Parlement adopte un accord de garantie pour l’importation d’engrais

29. Juli 2026 um 13:57

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) vient d’approuver à 68 voix pour, 16 voix contre et trois abstentions, le projet de loi portant ratification de l’accord de garantie signé le 2 décembre 2025 entre la République tunisienne et l’International Islamic Trade Finance Corporation.

Cet accord, entériné par l’ARP, est lié à une opération de murabaha conclue avec le Groupe chimique tunisien (GCT) afin de financer l’importation d’engrais (n° 51/2026).

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ARP : feu vert à une garantie de 110 millions d’euros pour la CPG, les débats se poursuivent

29. Juli 2026 um 10:32

L’Assemblée des représentants du peuple a levé, mardi soir, sa séance plénière, avant une reprise attendue ce mercredi matin pour poursuivre l’examen des projets de loi inscrits à l’ordre du jour. 

Au cours de cette séance, tenue en présence du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, les députés ont adopté le projet de loi n°49 de 2026 approuvant une convention de garantie conclue entre la Tunisie et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Cette garantie porte sur un financement de 110 millions d’euros en faveur de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), auquel s’ajoute une subvention de 7 millions d’euros accordée par la BERD.

Ce financement permettra l’acquisition d’équipements miniers modernes, la modernisation du transport du phosphate ainsi que l’installation d’une unité de filtration à haute pression destinée au traitement des eaux usées. Le texte a été adopté par 58 voix pour, 13 contre et neuf abstentions.

Les députés ont ensuite entamé l’examen du projet de loi n°50 de 2026, relatif à une convention de garantie conclue avec la Société islamique internationale de financement du commerce (ITFC). Cet accord porte sur une opération de mourabaha de 70 millions de dollars destinée au Groupe chimique tunisien (GCT) afin de financer l’importation des matières premières nécessaires à ses activités.

La séance a ensuite enchaîné avec l’examen du projet de loi n°51 de 2026, portant sur une convention de garantie entre la Tunisie et une institution islamique de financement du commerce, liée à un accord de murabaha au bénéfice du Groupe chimique pour importer des engrais et des matières premières. Les textes 49 à 52 de 2026 figurent parmi les projets jugés urgents par le Parlement.

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Tunisie – Suisse : 70 ans d’amitié

28. Juli 2026 um 23:37

La Suisse a célébré, mardi soir à Tunis, sa fête nationale dans une ambiance solennelle, marquée par le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques avec la Tunisie. La cérémonie, organisée par l’ambassade de Suisse, a été l’occasion de saluer une relation bilatérale ancienne, dense et toujours active.

Dans son allocution, l’ambassadeur de Suisse à Tunis, Josef Renggli, a souligné que cette année revêtait une importance particulière, puisque la Suisse et la Tunisie célèbrent 70 ans de relations diplomatiques, établies après la reconnaissance de l’indépendance tunisienne.

Il a poursuivi en évoquant l’histoire commune des deux pays, à travers la résidence suisse à Tunis, l’influence de l’architecte Le Corbusier, ainsi que des figures comme Henri Dunant et Paul Klee, dont le passage en Tunisie a marqué leurs parcours. L’ambassadeur a estimé que ces trajectoires illustrent une relation fondée autant sur les institutions que sur les liens humains.

Le partenariat Tuniso-suisse, plus que jamais renforcé

De son côté, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a salué une amitié « solide » entre la Tunisie et la Suisse. Tour en rappelant que les relations modernes entre les deux pays remontent à la reconnaissance de l’indépendance tunisienne par le Conseil fédéral en 1956. Il a souligné la régularité des échanges politiques et institutionnels, ainsi que la tenue récente de la 15e session du comité de pilotage du programme de coopération suisse en Tunisie, le 22 avril 2026.

Le ministre a ajouté que la coopération bilatérale couvre des secteurs clés comme le développement économique, l’emploi, la transition énergétique, l’accès aux services de base et le développement régional. Il a aussi évoqué la présence de plus d’une centaine d’entreprises suisses en Tunisie, générant plus de 14 000 emplois directs.

Une relation humaine

Issam Lahmar a enfin insisté sur la dimension humaine du partenariat, mise en valeur par les échanges universitaires, culturels et scientifiques, ainsi que par la communauté tunisienne établie en Suisse. Il a salué la contribution de la coopération suisse au développement de la Tunisie et remercié l’ambassadeur Josef Renggli pour son engagement durant sa mission à Tunis.

L’ambassadeur a, pour sa part, annoncé qu’il s’agissait de sa dernière fête nationale en Tunisie après cinq années de mission, exprimant son attachement au pays et à ses habitants.

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Migration: l’Afrique du Sud fait face à un exode sans précédent

28. Juli 2026 um 15:14

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé les pays africains à collaborer pour s’attaquer aux causes profondes des migrations, alors que son gouvernement doit faire face aux tensions croissantes liées aux attaques contre des citoyens étrangers en Afrique du Sud. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it

S’exprimant à l’ouverture de la session du Parlement panafricain à Midrand, près de Johannesburg, Ramaphosa a affirmé qu’aucun pays ne peut gérer seul les flux migratoires et qu’il faut s’attaquer aux causes qui poussent les populations à quitter leur pays, parmi lesquelles les conflits, l’instabilité, la mauvaise gouvernance et la pauvreté.

Selon son point de vue, une migration non maîtrisée peut menacer la sécurité et la stabilité sociale, tout en réaffirmant la nécessité de protéger les droits des migrants et de lutter contre la xénophobie et l’afrophobie.

Cet appel intervient après plusieurs semaines de manifestations anti-immigrés, alimentées par des groupes xénophobes qui accusent les migrants en situation irrégulière de contribuer à la criminalité, au chômage et à la pression sur les services publics. Selon un décompte publié par l’AFP, basé sur des données fournies par les gouvernements concernés, plus de 160 000 ressortissants étrangers ont quitté l’Afrique du Sud au cours des deux derniers mois, dans l’un des plus vastes exodes migratoires enregistrés récemment dans le pays.

L’Afrique du Sud est depuis des années l’une des principales destinations migratoires du continent, mais elle est périodiquement secouée par des vagues de violence contre les étrangers.

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Tunisie-Italie : vers un partenariat stratégique dans les transports

28. Juli 2026 um 14:57

Le ministre du Transport Rachid Amri a reçu ce mardi 28 juillet 2026,  le vice-ministre italien aux Infrast ructures et à la Mobilité durable Edoardo Rixi, en présence de l’ambassadeur d’Italie à Tunis et de représentants des deux gouvernements.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider leur coopération bilatérale et de nouer des partenariats stratégiques dans le secteur du transport et de la logistique, conformément à la volonté des dirigeants des deux pays de hisser cette collaboration au niveau de leurs relations historiques.

Misant sur la position stratégique commune de la Tunisie et de l’Italie en Méditerranée, les deux délégations ont insisté sur l’importance de dynamiser les échanges commerciaux et touristiques et de faciliter la mobilité des voyageurs. Elles ont mis l’accent sur l’importance du cadre juridique bilatéral, notamment l’accord de reconnaissance mutuelle des permis de conduire en vigueur depuis janvier 2025.

Les deux parties se sont enfin engagées à poursuivre leurs travaux au sein des commissions techniques mixtes, avec des programmes d’échange d’expertise, notamment sur la conduite des poids lourds et des autobus et un renforcement de la connectivité des réseaux de transport de personnes et de marchandises entre les deux pays.

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Les propos du président algérien sur la Tunisie font réagir d’anciens diplomates

28. Juli 2026 um 13:09

L’intervention du président algérien Abdelmadjid Tebboune sur la Tunisie a suscité de vives réactions, notamment chez plusieurs anciens diplomates.

Ahmed OunaïesPour l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ahmed Ounaïes, il existe d’abord un rapprochement profond entre les peuples tunisien et algérien. Il salue toute initiative qui confirme la fraternité et le destin commun qui unissent les deux nations, jugeant cette dynamique conforme aux leçons de l’histoire et aux préoccupations partagées entre voisins.

Toutefois, il émet une réserve importante : cette fraternité ne doit pas rester enfermée dans un cadre strictement bilatéral entre Tunis et Alger. » Les mêmes sentiments doivent s’étendre à l’ensemble des peuples du Grand Maghreb », a‑t‑il insisté, tout en reconnaissant que ce projet régional peine encore à se concrétiser.

Ahmed Ounaïes a réaffirmé que la reconnaissance d’un destin commun et d’une fraternité profonde entre la Tunisie et l’Algérie trouve un écho sincère au sein de la société tunisienne. Mais, a‑t‑il ajouté, il ne faut pas se limiter à cette seule bilatéralité : ces valeurs doivent embrasser les cinq peuples du Maghreb Tunisie, Libye, Algérie, Maroc et Mauritanie.

Pour l’ancien chef de la diplomatie tunisienne, aucune crise traversée par la région n’a jamais légitimé une solidarité limitée à deux pays seulement : cette nécessité, selon lui, s’impose toujours à l’échelle des cinq peuples du Maghreb.

 

Où en est la retenue … algérienne?

Pour sa part, l’ancien diplomate Ezzeddine Zayani estime, dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com, que, sur le plan diplomatique, les propos du président Tebboune étaient très maladroits et peu convenables. « On ne traite pas de questions sécuritaires, politiques ou autres de cette manière dans une déclaration télévisée. On n’a pas le droit de parler d’un autre pays sans son consentement »,  a‑t‑il précisé.

 

Il rappelle que la diplomatie algérienne est habituellement connue pour sa retenue. « Ce n’est pas une diplomatie qui agit avec témérité ni qui s’exprime à tort et à travers. Mais, franchement, il aurait été préférable que le président Tebboune choisisse des termes beaucoup plus mesurés, au lieu de tenir des propos brusques concernant des affaires qui relèvent des Tunisiens. Ce n’est pas ainsi que la diplomatie doit fonctionner ».

Le diplomate rappelle que la diplomatie a toujours rejeté ce genre de procédés et de déclarations intempestives, qui ne servent ni les intérêts des deux pays ni l’idée d’un bon voisinage, et qui donnent l’impression de vouloir s’arroger un droit de regard sur ce qui se passe chez le voisin. “Normalement, tout cela aurait pu être traité discrètement ».

Et Zayani de poursuivre : « Sous le régime de Ben Ali, les relations étaient gérées diplomatiquement, par des contacts directs entre dirigeants”, a‑t‑il ajouté. “ Je n’ai rien contre l’Algérie, au contraire. C’est un pays que nous avons souvent soutenu et qui aurait pu faire mieux dans ses relations avec nous. Mais, malheureusement, les faits sont là : c’est une grave maladresse de la diplomatie algérienne de s’exprimer ainsi, comme si la Tunisie relevait de son autorité. C’est inadmissible et inacceptable ».

Pas acceptable…

Toujours selon l’ancien diplomate, « La Tunisie traverse certes des difficultés internes, mais elle finira par trouver ses propres solutions. Il est temps, surtout, de renforcer le front intérieur et de privilégier des solutions tunisiennes aux problèmes tunisiens, plutôt que d’exposer nos différends à l’extérieur. On reproche souvent à l’opposition de faire appel à l’étranger pour déstabiliser le régime en place, alors qu’on trouve normal que le président Tebboune tienne de tels propos. Ce n’est pas acceptable. Il faut mettre fin à cette logique. Au fond, il n’y a que la Tunisie qui compte. Que l’on soit au pouvoir ou dans l’opposition, nous partageons tous le même cadre : la Tunisie. Il est donc temps de calmer le jeu, de mettre fin aux exactions et de trouver des solutions tunisiennes ».

Interrogé sur une éventuelle réaction du ministère des Affaires étrangères, il a répondu non : l’objectif serait plutôt d’éviter d’envenimer davantage la situation. « À mon avis, il n’y aura pas de réaction officielle », a‑t‑il ajouté.

Il a conclu : « La Tunisie doit reprendre son souffle. Il faut instaurer un dialogue national réunissant des acteurs qui reconnaissent clairement l’État civil. La Tunisie ne peut relever d’aucune obédience religieuse ou politique étrangère. Nous sommes Tunisiens, et nous le resterons. »

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Ridha Chkoundali : « La Tunisie doit diversifier ses sources d’énergie »

28. Juli 2026 um 09:47

Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune ont également suscité de vives réactions parmi les économistes. La position de Ridha Chkoundali face à cette déclaration provocatrice sur la sécurité de la Tunisie en dit long.

Il souligne, dans son post, que lorsqu’un État devient dépendant de l’énergie qu’il importe d’un autre pays, il n’importe pas seulement du gaz ou de l’électricité : il importe aussi, en partie, une forme de dépendance politique. La dépendance économique, aussi maquillée soit-elle, finit souvent par se transformer en dépendance politique.

A cet égard, il précise que le creusement du déficit commercial vis-à-vis de l’Algérie, alimenté principalement par les importations énergétiques, a contribué à installer une relation déséquilibrée. Cela aurait dû pousser la Tunisie à accélérer sa transition énergétique et à investir massivement dans les énergies renouvelables afin de regagner une part de son indépendance décisionnelle.

Il précise, dans son post : “ Ce qui surprend aujourd’hui, c’est d’entendre le président Abdelmadjid Tebboune parler d’une prétendue “intervention pour protéger la Tunisie, comme si la Tunisie était menacée de l’extérieur ou incapable d’assurer sa propre sécurité. Le peuple tunisien n’a besoin d’aucune tutelle ; il a besoin du respect de sa souveraineté et de ses choix. S’il s’agissait réellement de protéger la Tunisie, la priorité, dans cette période critique, aurait été de l’aider à surmonter la crise électrique qu’elle traverse depuis des semaines, une crise qui a pesé sur les citoyens, les entreprises, l’économie, le tourisme et l’investissement. L’Algérie, forte de ses capacités énergétiques, aurait pu apporter un soutien exceptionnel, capable d’alléger la souffrance des Tunisiens et de donner un sens concret aux discours de fraternité et de solidarité”.

Ridha Chkoundali rappelle que le véritable soutien entre États ne passe pas par des menaces d’intervention militaire ou sécuritaire, mais par la contribution à la résolution des crises économiques et sociales qui fragilisent les sociétés. L’électricité qui éclaire aujourd’hui les foyers tunisiens vaut bien plus que n’importe quelle déclaration politique. Et une coopération économique sincère est infiniment plus utile que des discours perçus comme une atteinte à la souveraineté des pays.

En outre, l’histoire a démontré que l’indépendance politique commence par l’indépendance économique, et que la sécurité nationale ne repose pas uniquement sur les armées, mais aussi sur la sécurité énergétique, alimentaire et financière.

Il conclut : “La leçon que la Tunisie doit tirer de cette crise est claire : se libérer progressivement de toutes les formes de dépendance, diversifier ses sources d’énergie et investir massivement dans les énergies renouvelables, afin que sa décision nationale ne reste pas exposée à quelque pression que ce soit.”

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Les propos de Abdelmajid Tebboune sur la Tunisie font réagir la toile

27. Juli 2026 um 20:44

Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune ont suscité de vives réactions, y compris parmi d’anciens responsables et plusieurs citoyens.

L’ancien diplomate Ezzeddine Zayani a estimé que certains continuent de considérer la Tunisie comme un pays vulnérable, rappelant plusieurs épisodes marquants de son histoire, notamment l’attaque de Gafsa en 1980 et celle de Ben Guerdane en 2016.

Dans un post FB, il a souligné que la Tunisie avait démontré à plusieurs reprises sa capacité à faire face aux menaces, grâce à la mobilisation de ses forces et à la solidarité de sa population.

Il a également rappelé que la doctrine diplomatique tunisienne, héritée de Habib Bourguiba, repose sur le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, tout en rejetant toute forme de tutelle extérieure.

Une partie de son message visait aussi à appeler à davantage de lucidité face aux enjeux du moment, dans un contexte où les débats politiques et sécuritaires continuent d’alimenter les réactions sur les réseaux sociaux.

 

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Abdelmajid Tebboune avertit contre « l’instrumentalisation du terrorisme à l’encontre de la Tunisie »

27. Juli 2026 um 20:13

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a assuré du soutien d’Alger envers la Tunisie en cas de menaces terroristes. Lors d’un entretien avec des représentants des médias, dont un extrait a été diffusé par la présidence, il a déclaré que « toute tentative d’utiliser le terrorisme pour faire pression sur la Tunisie serait sévèrement réprimée ». Tout en soulignant  que « celui qui veut amener le terrorisme aux côtés de la Tunisie ou menacer la Tunisie avec le terrorisme, nous lui détruirons la tente de ses parents ».

Abdelmajid Tebboune a situé cette prise de position dans le cadre des enjeux sécuritaires régionaux et des relations extérieures de l’Algérie, soulignant la proximité stratégique entre Alger et Tunis et l’importance de la stabilité tunisienne pour l’Algérie. Il n’a pas nommé d’organisation ou d’acteur précis. Dans le même entretien, il a également évoqué les relations avec la France, en affirmant que l’Algérie privilégie des relations basées sur le respect.

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Coupures d’électricité : une séance parlementaire sans le gouvernement

27. Juli 2026 um 14:30

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a entamé, ce lundi 27 juillet 2026, une séance plénière consacrée aux coupures récurrentes d’électricité et aux interruptions de l’approvisionnement en eau qui les ont accompagnées. Et ce, dans un contexte marqué par des chaleurs fortes.  Les débats se sont ouverts en l’absence des représentants du gouvernement.

Le président de l’ARP, Brahim Bouderbala, a souligné que cette séance visait à examiner les difficultés rencontrées par le pays et à s’inspirer des expériences d’autres États. Et ce, afin d’engager des réformes de fond dans le secteur.

Plusieurs députés ont critiqué la gestion de cette crise par l’exécutif. 

Dans ce contexte, une large partie des députés a regretté l’absence des membres du gouvernement lors de cette séance; alors que l’exécutif avait été informé à l’avance de sa tenue. Mais aussi le manque de communication du gouvernement sur les causes des coupures récurrentes. 

Par ailleurs, notons à cet égard que les conséquences de ces délestages sont lourdes pour les citoyens. Il en va de même pour  les industriels et les acteurs économiques. 

Au cours des débats, la députée Fatma Mssedi a, pour sa part, appelé « le gouvernement à présenter des solutions ». 

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Sidi Bou Saïd rejoint le patrimoine mondial : la Tunisie porte son total à dix sites classés

27. Juli 2026 um 12:50

La Tunisie vient d’inscrire un dixième site sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, devenant ainsi le premier pays arabe et africain à atteindre ce cap. Une reconnaissance qui récompense des années de travail menées par les experts, les archéologues, les institutions spécialisées et les acteurs de la société civile engagés dans la préservation du patrimoine national.

Ce nouveau classement de l’Unesco met en lumière la richesse exceptionnelle du patrimoine tunisien. Le pays compte près de 50 000 sites archéologiques répertoriés, un chiffre qui témoigne de la densité et de la diversité de son héritage historique, sans même inclure les sites encore non découverts.

Ainsi la Tunisie arrive en tête du classement avec dix sites inscrits, le dernier étant Sidi Bou Saïd, validé en juillet 2026. Le Maroc suit après avec neuf sites inscrits principalement des médinas historiques et des sites archéologiques. L’Arabie saoudite se positionne juste derrière grâce à plusieurs sites majeurs reconnus. Tandis que l’Egypte, l’Algérie, la Jordanie et le  Liban complètent la liste des pays.
Graphique généré par l'IA
Graphique généré par l’IA

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