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Parler au quotidien : le dialecte tunisien perd-il ses repères ?

Von: tmps
06. Juli 2026 um 19:13

Il nous arrive parfois, sous nos cieux et au fil des jours, de nous retrouver contraint de traduire une expression dans notre même langue parlée. Face à des interlocuteurs qui n’ont rien pigé de ce qu’on leur avait raconté ! En effet, un petit mot, qui n’existe pas dans leur lexique linguistique, leur avait interrompu la conversation. Il s’agit du mot «Yassek», du turc «Yassak», qui veut dire «Interdit». Si bien qu’à partir de ce mot, nous avons créé un verbe, celui d’«Iyassak» (Il nous interdit.) Nous pourrons citer également  l’exemple de «Tozzina» qui, au départ, était «Dozzena», en langue italienne, c’est-à-dire le chiffre douze. Les temps ont certes changé mais pas au point de ne plus se comprendre aujourd’hui mutuellement entre les habitants d’un même pays ! Une langue, qu’elle soit littéraire ou parlée, évolue en se renouvelant. Mais ce qui arrive malheureusement à notre dialecte tunisien, c’est qu’il s’effrite de jour en jour, après avoir été d’une richesse sans pareille du temps de nos aïeux. Il contenait, en effet, des mots dont l’origine provenait de pas moins de six pays méditerranéens, sans compter les pays arabes, l’Italie, particulièrement du côté de ses régions du Sud, la France, l’Espagne, la Turquie, Malte, la Grèce. Et nous en oublions, car il est des mots contenus dans notre dialecte et dont l’origine est russe et également turque, comme «Gaouri» qui veut dire mécréant ou infidèle. C’est dire l’influence accrue de la présence des communautés de ces pays en Tunisie sur la langue parlée tunisienne depuis la fin du dix-huitième siècle, le dix-neuvième siècle et la première moitié du vingtième siècle. Cela lui a été d’un grand enrichissement. Une manne de mots qui constitue un trésor, mais que les nouvelles générations rejettent étrangement en choisissant d’emprunter plutôt des mots puisés dans la langue anglaise qu’ils considèrent aujourd’hui comme la meilleure langue pour évoluer et réussir leur vie, en plus de la langue arabe littéraire. Mais le pire, c’est quand ils ne reconnaissent aucune autre langue ! Et c’est là, une autre paire de manches. L’arabe littéraire a remplacé notre langue parlée qui est, de ce fait, devenue élaborée. Cela ne colle pas parfaitement à l’ouïe, du fait qu’une expression en arabe littéraire glissée dans le dialecte tunisien pourrait donner un sens tout à fait différent et contraire à son sens premier. Nous pensons à : «moumarridh» (infirmier qui soigne un patient). Ce mot a été changé de «fermli», émanation d’infirmier en langue française, à «moumarridh». Dans le dialecte tunisien, cela équivaut à : «rendre malade !»

Des pièges à éviter

Plusieurs mots écartés de la langue parlée tunisienne font tomber leurs utilisateurs dans le piège de l’amalgame du sens à travers leur même prononciation. D’un autre côté, notre dialecte tunisien reste très riche d’une région à l’autre de notre pays. Mais il faudrait prendre garde à ne pas utiliser certains mots qui ne donnent pas le même sens, d’une région à l’autre. Le réalisateur d’origine italienne Bernardo Bertolucci avait dit un jour que «le dialecte d’une langue change tous les vingt-cinq kilomètres». C’est dire la grande richesse linguistique dont nous parlons. Dans un coin du Sud tunisien et quand une femme dit à une autre  femme «win jiti ?», cela n’a pas du tout le sens de «où est-ce que tu es arrivée ?», mais «comment vas-tu ?» Et c’est là que la traduction dans la même langue s’impose, comme nous le disions au début de notre article.

Lotfi BEN KHELIFA



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Crise du cheptel: l’identification électronique des animaux pour relancer le secteur

06. Juli 2026 um 14:49

240 à 300 dinars la brebis en 2010; près de 2 500 dinars aujourd’hui. Une hausse d’environ 800% en seize ans, une envolée qui en dit long sur l’état d’un secteur à bout de souffle, incapable de générer de la richesse et qui, depuis quelque temps, exaspère toute une population.

Les chiffres proviennent de l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP), présentés le 2 juillet devant la commission des secteurs productifs du Conseil national des régions et des districts. Et le prix de la brebis n’est que la partie visible du problème: sur la même période, la production nationale de viande rouge a baissé d’environ 10%, passant de 122 700 tonnes en 2010 à 110 800 tonnes en 2025, alors que la demande ne faiblit pas.

Sécheresses, coûts, contrebande: l’addition est salée

Du côté du ministère de l’Agriculture, on pointe une combinaison de facteurs qui se nourrissent les uns les autres: l’envolée du coût des aliments pour bétail (portée par la hausse mondiale des céréales), le renchérissement du transport et des importations, et des sécheresses à répétition qui ont plombé la production de fourrages.

S’ajoute à cela un recul continu du cheptel national, les femelles reproductrices en tête, et une baisse du nombre d’éleveurs, plusieurs d’entre eux ayant tout simplement jeté l’éponge faute d’accès au financement. Le ministère du Commerce, de son côté, évoque un déficit structurel de production aggravé par la contrebande et l’abattage clandestin, qui grignotent encore un peu plus l’offre disponible.

Pour tenter d’inverser la tendance, l’État a déjà eu recours à des importations exceptionnelles de viandes réfrigérées et congelées lors des pics de consommation. Mais le vrai pari se joue à plus long terme: un programme de relance à l’horizon 2030 doit reconstituer le cheptel national, avec identification électronique des animaux, plateforme numérique de suivi et soutien renforcé aux petits éleveurs.

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La BH Bank maintient pour la troisième année consécutive sa certification ISO 9001 pour son activité « Opérations à l’International »

06. Juli 2026 um 14:43

La BH Bank a réussi à maintenir pour la troisième année consécutive sa certification ISO 9001 pour son domaine d’activité « Opérations à l’International », à l’issue de l’audit de surveillance réalisé en juin 2026 par le bureau de VERITAS.

Ce maintien atteste de la conformité du système de management de la qualité aux exigences de la norme internationale ISO 9001 version 2015. Il confirme l’engagement permanent de la BH BANK en faveur de l’excellence opérationnelle, de l’amélioration continue et de la satisfaction de ses clients afin de rehausser la qualité de service des opérationnels aux standards internationaux qui constitue un gage de confiance aussi bien pour ses clients que pour ses correspondants étrangers.

Cette nouvelle reconnaissance traduit l’engagement de la Direction Générale de la Banque et vient également consacrer les efforts continus déployés par les équipes de BH Bank pour renforcer la performance des processus, garantir la qualité des prestations à l’international et promouvoir une culture de management fondée sur l’efficacité, la maîtrise des risques et l’amélioration continue.

Dans cette même dynamique, BH Bank poursuivra un projet d’extension du périmètre de certification ISO 9001 version 2015 à de nouveaux domaines d’activité.

Cette démarche stratégique traduit la volonté de la Banque d’étendre les meilleures pratiques de management de la qualité à l’ensemble de ses activités, afin de consolider durablement sa performance.

Communiqué 

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La BH Bank maintient pour la troisième année consécutive sa certification ISO 9001 pour son activité « Opérations à l’International »

06. Juli 2026 um 14:24

La BH Bank a réussi à maintenir pour la troisième année consécutive sa certification ISO 9001 pour son domaine d’activité « Opérations à l’International », à l’issue de l’audit de surveillance réalisé en juin 2026 par le bureau de VERITAS. 

 

Ce maintien atteste de la conformité du système de management de la qualité aux exigences de la norme internationale ISO 9001 version 2015. IL confirme l’engagement permanent de la BH BANK en faveur de l’excellence opérationnelle, de l’amélioration continue et de la satisfaction de ses clientsafin de rehausser la qualité de service des opérationnels aux standards internationaux qui constitue un gage de confiance aussi bien pour ses clients que pour ses correspondants étrangers.                                                                                           

 

 

Cette nouvelle reconnaissance traduit l’engagement de la Direction Générale de la Banque et vientégalement consacrer les efforts continus déployés par les équipes de BH Bank pour renforcer la performance des processus, garantir la qualité des prestations à l’international et promouvoir une culture de management fondée sur l’efficacité, la maîtrise des risques et l’amélioration continue.

Dans cette même dynamique, BH Bank poursuivra un projet d’extension du périmètre de certification ISO 9001version 2015 à de nouveaux domaines d’activité.

Cette démarche stratégique traduit la volonté de la Banque d’étendre les meilleures pratiques de management de la qualité à l’ensemble de ses activités afin de consolider durablement sa performance.

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Le ministère du Transport prend des mesures d’urgence pour le port de Skhira

Von: tmps
06. Juli 2026 um 13:13

Le ministère des Transports a indiqué avoir lancé des mesures d’urgence visant à régulariser la situation juridique du port de commerce de Skhira et à lui garantir une exploitation efficace, en finalisant l’accord entre l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP) et la TRAPSA, la compagnie des Transports par Pipe- lines au Sahara.

Il s’agit également de procéder sur le terrain à la délimitation de ses frontières maritimes et terrestres et à la publication d’un décret fixant les modalités de délimitation du domaine public portuaire (ports commerciaux, touristiques et militaires)

Ces mesures visent à régler la question du chevauchement des prérogatives concernant ce port, classé parmi les ports commerciaux, en vertu du décret n° 2000-1001 du 11 mai 2000, et qui est placé sous la gestion juridiques exclusive de l’OMMP, selon la réponse du ministère à une question écrite posée par le député de la circonscription de Sfax-Ouest à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Saber Masmoudi.

Sur le plan du développement stratégique, le ministère a intégré le port de Skhira dans l’étude du plan directeur des ports à l’horizon 2040 afin d’assurer l’intégration portuaire. Cette étude, réalisée par un consortium international de bureaux d’études (tunisien, français et polonais), s’étend sur une période de 15 mois.

Les résultats de ce plan devraient être approuvés par toutes les parties intervenantes au cours de l’année 2027, afin que les études techniques approfondies relatives aux quais et aux infrastructures identifiées puissent démarrer immédiatement, suivie de la phase de mise en œuvre effective des travaux.

L’objectif est de réaliser le port dédié aux activités de phosphate et de développer le rôle logistique du port de Skhira afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle de soutien à l’économie nationale.

 

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Émission d’un timbre-poste dédié aux « Mosaïques de la Méditerranée »

Von: tmps
06. Juli 2026 um 12:01

La Poste Tunisienne a indiqué, dans un communiqué publié lundi, avoir émis, le 07 juillet 2026, à l’instar des autres pays membres de l’Union Postale pour la Méditerranée (UPMed), un timbre-poste dédié aux mosaïques de la Méditerranée

Ce timbre-poste ainsi que les autres produits philatéliques réalisés à cette occasion seront disponibles à la vente dans tous les bureaux de poste et via Internet à travers le site www.e-stamps.poste.tn à partir du mardi 07 juillet 2026.

L’émission de ce timbre-poste s’inscrit dans le cadre de sa contribution active aux activités de l’UPMed et du renforcement de son rôle dans le soutien et le développement de la coopération et du partenariat avec les institutions postales méditerranéennes, a souligné la Poste tunisienne.

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IA et digitalisation : seuls 7,8 % des entreprises tunisiennes sont prêtes

06. Juli 2026 um 12:07

Une étude de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives met en évidence un constat préoccupant : malgré l’accélération de la transformation numérique, seules 7,8 % des entreprises tunisiennes atteignent aujourd’hui un haut niveau de maturité numérique et sont réellement prêtes à intégrer l’intelligence artificielle à grande échelle.

Selon cette analyse, les principaux freins à cette transition restent profondément structurels. Les contraintes financières, le déficit de compétences numériques et la résistance au changement constituent les trois obstacles majeurs qui ralentissent l’adoption des technologies avancées dans les entreprises tunisiennes.

Des obstacles avant tout structurels

D’après l’étude, 70,9 % des entreprises interrogées considèrent la limite des ressources financières comme le principal frein à leur capacité d’adoption technologique. Par ailleurs, 63,3 % évoquent le manque de compétences numériques, tandis que 58 % soulignent la résistance au changement interne, traduisant la difficulté à intégrer de nouvelles pratiques de travail et à adapter les organisations.

Ces résultats montrent que le défi ne se limite pas à l’acquisition de solutions technologiques. Il s’agit avant tout de la capacité des entreprises à évoluer en profondeur, à transformer leurs modes de gestion et à développer une véritable culture de l’innovation.

Une transformation numérique encore inégale

L’étude révèle toutefois que le tissu entrepreneurial tunisien a déjà engagé plusieurs étapes de digitalisation. Ainsi, 76,2 % des entreprises privées disposent d’un site internet ou d’une page de présentation, 72,5 % utilisent des solutions numériques de gestion, et 60 % recourent à des plateformes collaboratives pour la communication et le travail interne.

Cependant, cette transformation reste inégale selon les fonctions. Les services administratifs, la production et les ventes affichent des niveaux de numérisation plus avancés que les ressources humaines ou les systèmes d’information, révélant des écarts internes importants au sein des organisations.

Une fracture entre perception et réalité de l’innovation

L’analyse met également en lumière un décalage significatif entre les perceptions et la réalité. Si 86 % des entreprises estiment que les technologies numériques favorisent l’innovation, seules 19 % déclarent avoir mené au moins une activité innovante. Par ailleurs, à peine 11 % ont bénéficié de programmes publics de soutien à la recherche et au développement.

Ce contraste souligne la difficulté à transformer le potentiel numérique en résultats concrets en matière d’innovation et de compétitivité.

Cinq profils de maturité numérique

L’étude propose une segmentation des entreprises tunisiennes en cinq catégories, selon leur niveau de maturité numérique et leur capacité d’absorption des technologies. Elle révèle que 40,1 % des entreprises présentent une capacité d’absorption fragile, tandis que 32,5 % disposent encore d’un potentiel numérique largement sous-exploité. Par ailleurs, 13,7 % utilisent les technologies principalement à des fins opérationnelles, alors que seules 7,8 % atteignent un haut niveau de maturité numérique. Enfin, 5,8 % affichent une capacité d’absorption très faible.

Ces résultats traduisent une forte hétérogénéité du tissu économique face aux enjeux de la transformation digitale et de l’intégration de l’intelligence artificielle.

Recommandations pour accélérer la transition

Pour lever ces blocages, l’étude recommande de renforcer l’investissement dans les compétences numériques, notamment en science des données et en intelligence artificielle, de moderniser les systèmes d’information et de développer les partenariats entre entreprises, universités et centres de recherche.

Elle insiste également sur la nécessité de soutenir davantage les mécanismes de financement dédiés à la transformation numérique et à l’innovation, afin de permettre aux entreprises tunisiennes de franchir un cap décisif.

L’objectif est clair : renforcer la compétitivité du tissu économique national et accélérer l’intégration des technologies avancées dans les processus d’innovation et de performance.

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Transport non régulier : Le bras de fer s’intensifie avant la grève du 13 juillet

06. Juli 2026 um 11:11

Les professionnels du transport non régulier observeront une grève nationale le 13 juillet. Au cœur de leurs revendications figure la révision des tarifs, jugés inadaptés à l’augmentation des coûts d’exploitation, ainsi que le respect des engagements pris par les autorités.

Le secteur du transport non régulier s’apprête à connaître une journée de forte perturbation. Les représentants des taxis individuels, des louages, du transport rural, du transport touristique et du transport collectif ont confirmé le maintien d’une grève nationale prévue le 13 juillet, de 5h à 21h, en l’absence d’avancées sur leurs principales revendications.

Intervenant ce lundi sur Mosaïque FM, le responsable syndical Ali Turkia a indiqué que le mouvement concernera l’ensemble des composantes du secteur sur tout le territoire national.

La révision des tarifs au cœur des revendications

Les professionnels estiment que les tarifs actuellement appliqués, notamment la course de base et la prise en charge au compteur, ne reflètent plus la réalité économique.

Selon le représentant syndical, l’augmentation du coût de la vie et des charges d’exploitation a fortement réduit la rentabilité de l’activité, rendant indispensable une revalorisation des tarifs afin de préserver l’équilibre financier des exploitants.

Il a précisé que les discussions restent ouvertes concernant l’ampleur de cette hausse, mais que le principe d’une révision est désormais considéré comme une priorité par la profession.

Les syndicats dénoncent le non-respect des engagements

Ali Turkia a également accusé les autorités de ne pas avoir appliqué les engagements pris lors de plusieurs réunions officielles, notamment ceux issus d’un accord conclu le 22 juin, portant sur la réforme du cadre réglementaire du secteur, la révision de la tarification et la mise en œuvre de plusieurs dispositions réglementaires.

Selon lui, ces engagements écrits n’ont pas été suivis d’effets, malgré les promesses formulées au cours des négociations.

Le responsable syndical a rappelé qu’une précédente grève, prévue le 27 avril, avait été suspendue après des interventions de haut niveau, dans l’espoir d’un règlement progressif des dossiers en suspens.

Une situation économique jugée préoccupante

Les représentants du secteur évoquent également la dégradation de la situation économique des transporteurs. Ils font état de saisies de véhicules et des difficultés rencontrées par de nombreux exploitants pour s’acquitter de leurs obligations sociales et fiscales.

Face à l’absence de solutions concrètes, la chambre syndicale considère que la révision des tarifs constitue désormais une condition essentielle pour assurer la pérennité du secteur.

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L’UE veut limiter les perturbations liées au nouveau contrôle biométrique aux frontières

06. Juli 2026 um 11:01

Face aux difficultés rencontrées depuis le déploiement complet du nouveau système européen d’entrée/sortie (EES), la Commission européenne et les acteurs du transport aérien intensifient leurs efforts pour réduire les files d’attente et améliorer la fluidité des contrôles aux frontières extérieures de l’espace Schengen, en pleine haute saison touristique.

Le nouveau système européen d’entrée/sortie (Entry/Exit System – EES), désormais pleinement opérationnel aux frontières extérieures de l’espace Schengen, continue de susciter des difficultés dans plusieurs grands aéroports européens. C’est ce qu’indique un rapport de Capital publié le 5 juillet. Face aux longues files d’attente observées depuis le début de la saison estivale, les institutions européennes et les professionnels du transport aérien multiplient les initiatives pour améliorer son fonctionnement.

Mis en service progressivement à partir du 12 octobre 2025 avant une généralisation le 10 avril 2026, l’EES remplace le tampon manuel sur les passeports des voyageurs ressortissants de pays tiers par un enregistrement électronique des entrées et sorties. Le dispositif repose sur la collecte de données biométriques – photographie faciale et empreintes digitales – afin de renforcer la sécurité des frontières, lutter contre les dépassements de durée de séjour et limiter les fraudes à l’identité.

Si les objectifs du système sont largement partagés, sa mise en œuvre se révèle plus complexe que prévu dans plusieurs plateformes aéroportuaires très fréquentées. Les premières vérifications biométriques peuvent nécessiter plus d’une minute par passager, provoquant d’importants ralentissements aux postes de contrôle lors des pics de trafic estival. Des files d’attente de plusieurs heures ont été signalées dans certains aéroports d’Espagne, d’Italie, du Portugal, de France et de Grèce.

Les principales organisations du secteur aérien, dont Airports Council International Europe (ACI Europe), Airlines for Europe (A4E) et l’Association du transport aérien international (IATA), ont demandé à la Commission européenne davantage de souplesse dans l’application du dispositif lorsque les infrastructures frontalières atteignent leurs limites opérationnelles. Elles plaident notamment pour des mécanismes temporaires permettant d’alléger les contrôles durant les périodes de très forte affluence, afin d’éviter des retards en cascade et des perturbations du trafic aérien.

La Commission européenne rappelle de son côté que l’EES constitue une réforme majeure de la gestion des frontières extérieures de l’Union. En centralisant les informations sur les voyageurs non européens, le système doit permettre un meilleur suivi des séjours autorisés, renforcer la coopération entre États membres et améliorer la détection des risques liés à la criminalité transfrontalière et au terrorisme.

Pour les voyageurs en provenance des pays du Maghreb, dont la Tunisie, le nouveau dispositif implique un premier passage aux frontières potentiellement plus long en raison de l’enregistrement biométrique initial. Les passages suivants devraient en revanche être plus rapides, les données étant déjà enregistrées dans la base européenne. Les autorités recommandent néanmoins d’arriver plus tôt dans les aéroports internationaux pendant toute la période estivale, le temps que les procédures soient pleinement maîtrisées par l’ensemble des postes-frontières.

Au-delà des ajustements techniques, ce chantier constitue une étape clé de la stratégie européenne de numérisation des frontières. Il précède l’entrée en vigueur du système ETIAS, qui imposera prochainement une autorisation électronique préalable aux voyageurs exemptés de visa souhaitant se rendre dans l’espace Schengen. À terme, Bruxelles espère conjuguer un niveau de sécurité renforcé avec des contrôles plus rapides grâce à la montée en puissance des outils biométriques et de l’automatisation des passages aux frontières.

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Terna-Steg: Hitachi Energy remporte le contrat de la station de conversion Elmed. Ce que vous devez savoir

06. Juli 2026 um 09:49

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le développement du projet Elmed. Terna, le gestionnaire du réseau électrique italien, et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) ont attribué à Hitachi Energy un contrat de 770 millions d’euros pour la réalisation des stations de conversion de cette future interconnexion électrique entre l’Italie et la Tunisie.

Cette attribution, qui clôt le processus d’appel d’offres international lancé en 2023, ouvre la voie à la construction de la première liaison électrique en courant continu haute tension (HVDC) reliant directement l’Europe à l’Afrique du Nord.

220 kilomètres

Le projet Elmed repose sur une liaison HVDC d’une capacité de 600 MW entre Partanna, en Sicile, et Mlaabi, sur la péninsule du Cap Bon en Tunisie. Le tracé du câble s’étend sur environ 220 kilomètres, dont une part importante en milieu sous-marin à travers le canal de Sicile. Le câble atteindra des profondeurs pouvant aller jusqu’à 800 mètres. Les stations de conversion situées aux deux extrémités assurent la conversion entre courant alternatif et courant continu, permettant le transport d’électricité sur une longue distance. Hitachi Energy est chargée de leur conception et de leur réalisation, avec l’intégration de ses technologies HVDC, dont le système de contrôle MACH™. Les travaux de génie civil et les installations électromécaniques seront réalisés en coopération avec D’Agostino Costruzioni Generali en Italie et Orascom Construction en Tunisie.

Le projet Elmed s’inscrit dans le cadre de la coopération énergétique entre l’Union européenne et la Tunisie. Il est également intégré aux orientations du plan européen REPowerEU et au Plan Mattei pour l’Afrique.

Et le coût? 

Le coût total du projet est estimé à 1,42 milliard d’euros. Il bénéficie d’un financement partiel de la Commission européenne à hauteur de 307 millions d’euros via le programme Connecting Europe Facility (CEF).

Des financements complémentaires sont apportés par plusieurs institutions internationales, dont la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la KfW. 

Une fois mise en service, l’interconnexion Elmed permettra de renforcer les échanges d’électricité entre les deux continents et constitue la première pierre d’un réseau électrique euro-méditerranéen plus intégré, capable d’accompagner le développement des énergies renouvelables et la transition énergétique des deux régions.

Rappelons que Hitachi Energy, dont le siège est établi en Suisse, emploie plus de 56 000 personnes dans environ 60 pays et génère un chiffre d’affaires annuel estimé à près de 20 milliards de dollars. Issue de la scission du groupe Hitachi, l’entreprise constitue aujourd’hui le pôle spécialisé dans les solutions énergétiques du conglomérat japonais, avec un positionnement central dans les technologies de réseau électrique et de transmission à haute tension.

Le siège social d’Hitachi Energy se trouve à Zurich, en Suisse.

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Tribune – LF 2027 et Plan de développement : le choc de relance de l’UGTT face au goulot d’étranglement bancaire public

06. Juli 2026 um 09:20

Alors que les commissions parlementaires se mobilisent autour des axes stratégiques du Plan de développement national 2026-2030, une nouvelle contribution vient bousculer le calendrier macroéconomique. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a officiellement soumis au ministère des Finances dix propositions de rupture pour le projet de loi de finances 2027. L’organisation syndicale y rejette fermement la logique d’austérité et met sur la table un véritable choc de relance : injecter 8 milliards de dinars dans l’investissement public (soit 10 % du budget de l’État) et créer un fonds national dédié à la restructuration industrielle de nos grands fleurons (Tunisair, Compagnie des phosphates de Gafsa).

Cette initiative de la centrale syndicale a le mérite de déplacer le débat du terrain strictement revendicatif vers celui de la pure doctrine budgétaire. Cependant, elle se heurte de plein fouet à une réalité systémique immuable : à quoi bon décréter des enveloppes de relance historiques si les canaux de transmission financiers de l’État demeurent obstrués ?
Le véritable enjeu de la Loi de finances 2027 ne résidera pas dans le vote de ces milliards, mais dans la capacité d’absorption opérationnelle de nos banques publiques.

Les propositions de l’UGTT pour 2027 : entre pertinence doctrinale et paradoxe de financement

L’analyse détaillée de la copie syndicale révèle un changement de paradigme salutaire, mais également d’importantes zones de friction macroéconomique.
Une rupture doctrinale louable : L’UGTT propose de passer d’une logique passive de financement des déficits d’exploitation à une stratégie offensive de financement des investissements de mise à niveau. Pour la CPG ou Tunisair, cette réorientation vers un modèle d’État actionnaire-stratège est techniquement pertinente. Elle s’accompagne d’une volonté de protéger le pouvoir d’achat par une refonte progressive de l’IRPP (élargissement à 9 tranches et exonération jusqu’à 7 000 DT).
Le paradoxe des sources de financement : c’est ici que l’équation se corse. L’organisation préconise un investissement massif de 8 milliards de dinars tout en exigeant, à juste titre, de limiter le recours aux avances de la Banque centrale au seul financement productif et d’instaurer un meilleur équilibre entre emprunts intérieurs et extérieurs. Dans un contexte de tarissement des ressources extérieures, exiger une telle relance sans assécher les liquidités du marché local relève de l’acrobatie budgétaire.

Le chaînon manquant : le trilemme de la capacité d’absorption

Au-delà de l’arbitrage comptable, la critique objective de cette trajectoire économique repose sur la notion de capacité d’absorption. L’histoire économique récente de la Tunisie démontre que le blocage est rarement lié à l’absence de stratégies, mais à l’incapacité des instruments de l’État à délivrer. Injecter 8 milliards de dinars dans une tuyauterie financière grippée par ce que l’on qualifie de « trilemme de l’exécution » — ce conflit permanent entre logique de performance, conformité administrative frileuse et impératifs sociaux — est une illusion comptable.
Cette paralysie repose sur trois réalités techniques incontournables. A savoir :
1. Des systèmes d’information imperméables aux flux de masse
 
Les banques publiques, qui devront orchestrer ces plans de restructuration et fluidifier les crédits d’investissement, opèrent encore avec des infrastructures informatiques fragmentées. Comment piloter les risques en temps réel ou automatiser l’octroi de financements industriels complexes si les circuits de données internes demeurent opaques ? Sans une transformation digitale profonde du back-office, injecter des liquidités massives ne fera que saturer des organisations déjà lentes, transformant la relance en inertie administrative.
2. Le coût économique de la lenteur décisionnelle
L’UGTT fustige l’approche d’austérité de la circulaire de la Présidence du gouvernement. Mais l’austérité la plus lourde est celle du temps. Lorsque le traitement d’un dossier de financement structurant s’étire sur plusieurs mois en raison d’une dilution des responsabilités et de la peur du risque juridique des décideurs, la relance s’éteint d’elle-même. Un plan budgétaire annuel (LF 2027) exige une agilité et une vitesse d’exécution que nos structures bancaires, bridées par des contrôles d’un autre âge, ne peuvent pas offrir aujourd’hui.
3. La fuite des cerveaux technologiques, angle mort des réformes
La restructuration des entreprises publiques et la modernisation des banques requièrent des compétences de pointe (ingénieurs cloud, data scientists, experts en cybersécurité). Or, les grilles salariales rigides du secteur public accélèrent la fuite massive de ces talents vers le privé ou l’international. Aucune relance à forte valeur ajoutée technologique ne pourra se faire avec des organisations en déficit de capital humain qualifié.

Arbitrage républicain : le rôle pivot du Parlement

Face à cette confrontation entre la prudence budgétaire du gouvernement et le volontarisme de l’UGTT, le Parlement ne doit pas se cantonner à un rôle de chambre d’enregistrement ou d’arbitre de compromis mous. Les députés ont l’obligation républicaine de conditionner l’approbation des enveloppes de la Loi de finances 2027 et du Plan à des audits de performance rigoureux imposés aux directions des banques publiques.
Les commissions parlementaires doivent exiger des indicateurs quantifiables : quel est le délai moyen garanti pour le déblocage des fonds d’investissement ? Quels sont les plans concrets de modernisation des systèmes d’information pour absorber ces flux ? Quels dispositifs spécifiques sont déployés pour retenir les compétences technologiques indispensables à l’exécution de ces projets ?
Voter une loi de finances ou un plan quinquennal sans auditer la viabilité opérationnelle des institutions chargées de les financer revient à acter une déconnexion totale entre la décision politique et la réalité économique. Pour que la relance ait lieu, il est temps de substituer à la diplomatie administrative la culture de l’arbitrage, de la clarté et de la responsabilité.
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Note : Les analyses et propos contenus dans cette tribune expriment uniquement les opinions personnelles de l’auteur et ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité ou refléter la position officielle d’une institution publique ou privée.

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Tunisie : le prix moyen d’une brebis a bondi de 800 %

06. Juli 2026 um 09:15

Le prix moyen d’une brebis a bondi d’environ 800 % entre 2010 et le premier semestre 2026. Tandis que la production nationale de viande rouge a reculé d’environ 10 % sur la même période, révèlent des données officielles.

D’après les statistiques de l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP), le prix moyen d’une brebis est passé d’une fourchette de 240 à 300 dinars en 2010 à près de 2.500 dinars au premier semestre 2026, soit une hausse d’environ 800 %.

Parallèlement, la production nationale de viande rouge est passée de 122.700 tonnes en 2010 à environ 110.800 tonnes en 2025, soit un recul d’environ 10 %; alors que la demande demeure soutenue.

Les données présentées le 2 juillet devant la commission des secteurs productifs du Conseil national des régions et des districts (CNRD) attribuent cette évolution à une combinaison de facteurs économiques et climatiques.

Les représentants du ministère de l’Agriculture évoquent notamment la hausse du coût des aliments pour bétail, sous l’effet de l’augmentation des prix mondiaux des céréales, du renchérissement des importations et du transport, ainsi que des épisodes répétés de sécheresse ayant réduit la production de fourrages.

Ils ont également fait état d’un recul continu du cheptel national, en particulier des femelles reproductrices, d’une baisse du nombre d’éleveurs et de difficultés d’accès au financement, qui ont conduit de nombreux exploitants à réduire leur activité ou à quitter le secteur. Cette situation a affecté la production nationale de viande rouge et de lait.

Le ministère du Commerce souligne, pour sa part, que le déficit structurel de la production est accentué par la recrudescence de la contrebande et de l’abattage clandestin, limitant davantage l’offre sur le marché.

Afin d’atténuer les tensions sur l’approvisionnement, les autorités ont procédé ces dernières années à des importations exceptionnelles de viandes réfrigérées et congelées, notamment durant les périodes de forte consommation.

Face à ces défis, le ministère de l’Agriculture a présenté un programme de relance à l’horizon 2030 visant à reconstituer le cheptel national et à améliorer la productivité de la filière.

Ce plan prévoit le soutien aux petits éleveurs, le développement de la production locale d’aliments pour bétail, le renforcement des services vétérinaires, l’amélioration génétique des races, la généralisation de l’identification électronique des animaux ainsi que la mise en place d’une plateforme numérique nationale de suivi du cheptel.

Le programme comprend également l’extension des cultures fourragères, la valorisation des sous-produits agricoles et industriels dans l’alimentation animale, le renforcement des campagnes de vaccination et la constitution d’un stock de régulation destiné à réduire la dépendance aux importations et à stabiliser le marché.

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Hélios New Energy: le stockage par batterie, l’avenir de la transition énergétique tunisienne

06. Juli 2026 um 09:02

L’entreprise Hélios New Energy multiplie les installations photovoltaïques en Tunisie et se positionne désormais sur un nouveau créneau: le stockage d’énergie par batterie (BESS). Un concept relativement récent et autour duquel s’est articulée, le vendredi 3 juillet, à Tunis, une journée d’étude dédiée à la transition énergétique, organisée avec la participation de BYD et d’EFT Group.

Dans le cadre de la mise en place d’une culture du stockage énergétique, Hélios propose un éventail de solutions couvrant les systèmes raccordés au réseau, les bornes de recharge pour véhicules électriques et les installations hors réseau, à destination des particuliers, des commerces et de l’industrie.

En Tunisie, le portefeuille d’Hélios d’installations photovoltaïques moyenne tension s’est, en ce sens, étoffé ces deux dernières années. Les installations Mabrouka 1 et Mabrouka 2, mises en service en 2024, totalisent respectivement 404,6 et 403,45 kWc de puissance, équipées de modules JA Solar et d’onduleurs Huawei.

En 2025, Hélios a ajouté à son catalogue les installations House Print (137,86 kWc), IACE (45,22 kWc) et Mabrouka 3 (247,52 kWc). Un projet plus ambitieux est en cours de construction pour 2026: l’installation Timelec, qui doit atteindre 651,9 kWc grâce à plus de mille modules Jinko Solar.

Une offre de bout en bout

Au-delà de l’installation, l’entreprise revendique une offre de bout en bout: conseil, ingénierie, approvisionnement, opération et maintenance.

Une approche qui s’inscrit dans sa vision affichée de faire du stockage d’énergie un pilier de la transition énergétique tunisienne, en misant sur des systèmes BESS adaptés aux réalités du marché local et en accompagnant industriels, développeurs de projets et opérateurs énergétiques dans cette transition.

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Orientation universitaire: le mirage des diplômes face à l’emploi

06. Juli 2026 um 08:27

En cette période où les familles tunisiennes vivent au rythme de l’orientation universitaire des nouveaux bacheliers, le choix d’un parcours académique doit résulter d’une réflexion lucide qui tient compte de la réalité du marché de l’emploi. Il y a une minorité d’excellents qui s’orientera vers la médecine ou les classes préparatoires, des voies aux débouchés historiquement sécurisés, et une majorité dont la trajectoire reste suspendue à des filières aux perspectives d’insertion beaucoup moins garanties.

Les derniers chiffres de l’INS mettent en lumière l’inefficience de l’appareil productif à intégrer le capital humain. Le chômage global baisse (15% fin mars 2026) tandis que le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur explose, prenant +1,7% en trois mois pour atteindre 24,2%. Cette divergence démontre que la création nette d’emplois s’est faite essentiellement par des postes à faible qualification. L’économie tunisienne ne parvient pas à absorber les cohortes de diplômés sortant des universités.

L’asymétrie de genre est exacerbée. L’emploi des femmes a progressé en volume mais leur taux de chômage a culminé à 32%, contre seulement 14,2% pour les hommes diplômés. Les femmes accèdent donc à l’emploi en masse, vraisemblablement dans des segments moins qualifiés ou plus précaires. Une bonne partie des profils féminins qualifiés, et dont les conditions socioéconomiques le permettent, quitte le pays.

Cette inadéquation structurelle fait que l’offre de capital humain s’amplifie par de nouveaux diplômés alors que la demande des entreprises reste cantonnée à un modèle de croissance low-cost et faiblement productif. Tenez compte de ces réalités lorsque vous choisissez votre orientation. Un cycle court qui permet l’accès rapide au marché du travail est mieux qu’un parcours, plus prestigieux sur le papier, mais qui ne fait qu’augmenter le nombre des sans-emploi.

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Le billet vert recule après les derniers indicateurs de l’emploi américain

06. Juli 2026 um 08:18

Le dollar américain évolue à proximité de son plus bas niveau en deux semaines, les investisseurs revoyant à la baisse leurs anticipations de nouvelles hausses des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) après la publication de statistiques décevantes sur l’emploi aux États-Unis.

Le dollar américain est resté sous pression ce lundi sur les marchés des changes, évoluant près de son plus bas niveau depuis deux semaines, alors que les investisseurs réduisent leurs anticipations d’un nouveau relèvement des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Ce mouvement intervient après la publication, en fin de semaine dernière, de chiffres de l’emploi américain inférieurs aux attentes. Le ralentissement des créations d’emplois en juin a conforté l’idée que la banque centrale pourrait temporiser avant de poursuivre son resserrement monétaire…

Les opérateurs attendent désormais la publication des procès-verbaux de la dernière réunion du Comité fédéral de l’open market (FOMC), prévue cette semaine. Ce document pourrait fournir des indications supplémentaires sur les intentions de la Fed concernant l’évolution de ses taux directeurs dans les prochains mois.

Le repli du dollar profite également aux actifs libellés en devise américaine. Les cours de l’or se maintiennent ainsi près d’un sommet de deux semaines, les investisseurs privilégiant les valeurs refuges dans un contexte de détente des anticipations de hausse des taux. Les marchés à terme accordent désormais une probabilité nettement plus faible à un relèvement des taux lors de la prochaine réunion de la Fed, tandis que les regards se tournent déjà vers les indicateurs d’inflation et d’activité attendus au cours des prochaines semaines.

Pour les économies émergentes, notamment en Afrique du Nord, un affaiblissement du dollar constitue généralement un facteur favorable. Il contribue à alléger le coût des importations libellées en monnaie américaine – notamment les matières premières, les céréales et les hydrocarbures – tout en offrant un répit aux banques centrales confrontées aux tensions inflationnistes importées. La trajectoire future du billet vert dépendra toutefois des prochaines statistiques américaines sur l’inflation, la consommation et l’emploi, qui orienteront les décisions de politique monétaire de la Fed au second semestre 2026.

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Décryptage – Tunisie à l’été 2026 – Quand les chiffres racontent une histoire plus profonde que les statistiques

06. Juli 2026 um 06:00

Les indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque centrale de Tunisie au 3 juillet 2026 donnent l’image d’un pays qui sort progressivement de plusieurs années de fortes turbulences. Les tensions sur la liquidité bancaire s’atténuent. Les recettes touristiques progressent. Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger continuent d’alimenter l’économie. Le coût du refinancement bancaire recule légèrement. Les réserves en devises demeurent relativement confortables.

Pourtant, derrière ces améliorations conjoncturelles se cache une réalité plus complexe. La Tunisie ressemble aujourd’hui à un navire qui a réussi à éviter la tempête la plus violente mais qui navigue encore dans une mer agitée, avec un équipage fatigué, des voiles usées et un cap qui reste parfois difficile à distinguer. De fait, la question fondamentale demeure entière : sommes-nous en train d’assister à une véritable reprise économique ou simplement à une phase de répit temporaire ?

Le monde change et la Tunisie doit trouver sa place

Pour comprendre la situation actuelle, il faut d’abord regarder au-delà de nos frontières. Depuis trois ans, l’économie mondiale vit une période de transition historique. Les États-Unis ralentissent après plusieurs années de croissance soutenue. L’Europe peine toujours à retrouver son dynamisme industriel. La Chine n’est plus la locomotive qu’elle était durant les décennies précédentes. Les tensions géopolitiques continuent de remodeler les chaînes de production mondiales.

Nous assistons à la fin d’un cycle économique et au début d’un autre. Les banques centrales occidentales, après avoir mené une lutte acharnée contre l’inflation, ont commencé à assouplir progressivement leurs politiques monétaires. Les taux d’intérêt reculent lentement. Les marchés financiers retrouvent une certaine sérénité. Pour la Tunisie, cette évolution représente une opportunité importante.

Pendant plusieurs années, le pays a dû faire face à un environnement international extrêmement hostile : hausse des prix énergétiques, inflation mondiale, augmentation du coût du financement extérieur, ralentissement européen. Aujourd’hui, certains de ces vents contraires perdent progressivement de leur force. Mais l’histoire économique enseigne une leçon fondamentale : les fenêtres d’opportunité ne restent jamais ouvertes éternellement.

Une Banque Centrale qui desserre progressivement l’étau

L’un des faits marquants de cette année 2026 réside dans l’évolution de la politique monétaire. Le taux directeur de la Banque Centrale est désormais fixé à 7 %, contre 7,5 % l’année précédente. Derrière cette demi-percentage apparemment anodine se cache un changement significatif. Durant plusieurs années, la Banque Centrale avait dû privilégier la lutte contre l’inflation au détriment du soutien à la croissance. Les taux élevés étaient devenus une nécessité pour préserver la stabilité des prix et protéger le dinar.

Cette stratégie a permis d’éviter des déséquilibres plus graves, mais elle a également pesé lourdement sur l’investissement, le crédit et l’activité économique. Aujourd’hui, la situation semble évoluer. Le taux du marché monétaire s’établit à 6,99 %, pratiquement au même niveau que le taux directeur. Cette proximité traduit une meilleure fluidité du système bancaire.

Plus révélateur encore, le volume global du refinancement accordé par la Banque Centrale est tombé à 10,5 milliards de dinars contre 14,6 milliards un an auparavant. Cette baisse de plus de 4 milliards de dinars constitue l’un des indicateurs les plus encourageants du moment. Elle signifie que les banques tunisiennes dépendent moins qu’auparavant de l’assistance permanente de la Banque Centrale. Autrement dit, le système bancaire recommence progressivement à respirer par lui-même. Pour reprendre une image médicale, le patient n’est pas encore sorti de l’hôpital, mais il n’est plus sous assistance respiratoire.

Le paradoxe tunisien : plus de liquidité, mais toujours peu d’investissement

Cependant, une question fondamentale se pose. Pourquoi cette amélioration des conditions monétaires ne se traduit-elle pas encore par une forte accélération de l’investissement privé ? La réponse réside dans ce que les économistes appellent les facteurs non monétaires.

Les entrepreneurs tunisiens n’investissent pas uniquement en fonction des taux d’intérêt. Ils investissent lorsqu’ils ont confiance dans l’avenir, lorsqu’ils perçoivent une visibilité réglementaire, lorsqu’ils anticipent une demande future suffisante. Or, malgré les progrès observés, cette confiance reste fragile. De nombreuses entreprises continuent d’évoluer dans un environnement marqué par l’incertitude administrative, fiscale et réglementaire. Le véritable défi de la Tunisie n’est donc plus seulement monétaire. Il devient institutionnel.

La circulation fiduciaire : le miroir d’une économie à deux vitesses

L’indicateur le plus fascinant des statistiques publiées reste sans doute celui des billets et monnaies en circulation. Près de 29,3 milliards de dinars circulent aujourd’hui sous forme fiduciaire contre seulement 25 milliards il y a un an. Cette progression de plus de 17 % interpelle. Que nous dit-elle ? Elle nous raconte l’histoire d’une économie tunisienne qui continue à fonctionner largement en espèces. Elle nous parle de marchés, de commerces, de transactions informelles, de petites activités quotidiennes qui échappent souvent aux circuits bancaires traditionnels.

Elle nous rappelle surtout qu’il existe encore deux économies tunisiennes. La première est visible, fiscalisée, bancarisée. La seconde demeure largement informelle, liquide et difficile à mesurer. Cette dualité constitue probablement l’un des principaux freins au développement économique national. Car chaque dinar qui circule hors du système bancaire est un dinar qui ne finance ni l’investissement, ni l’innovation, ni la croissance future.

Les Tunisiens de l’étranger : les véritables héros silencieux de l’économie nationale

Il est impossible d’analyser l’économie tunisienne sans évoquer le rôle extraordinaire joué par les Tunisiens résidant à l’étranger. À fin juin 2026, leurs transferts atteignent 4,4 milliards de dinars. Ce chiffre dépasse largement les recettes touristiques. Il dépasse également plusieurs grands secteurs économiques réunis. Derrière ces milliards se cachent des histoires humaines. Un ingénieur tunisien installé à Montréal qui aide ses parents à Sfax. Une infirmière vivant à Paris qui soutient ses frères et sœurs à Kairouan. Un entrepreneur basé à Milan qui finance les études de ses enfants restés au pays.

Chaque transfert raconte une histoire de sacrifice, d’attachement et de solidarité. Depuis plusieurs décennies, la diaspora tunisienne joue le rôle d’amortisseur économique et social. Lorsque l’économie ralentit, elle soutient les familles. Lorsque les devises se raréfient, elle renforce les réserves du pays. Lorsque les finances publiques traversent des moments difficiles, elle contribue indirectement à stabiliser l’ensemble du système. Cette contribution demeure souvent sous-estimée alors qu’elle constitue l’une des principales forces de résilience de l’économie tunisienne.

Le tourisme retrouve progressivement son souffle

L’autre bonne nouvelle provient du secteur touristique. Les recettes cumulées atteignent désormais 3,35 milliards de dinars. Au-delà des chiffres, cette progression reflète un retour progressif de la confiance internationale envers la destination tunisienne. Dans les hôtels de Djerba, les restaurants de Sidi Bou Saïd, les maisons d’hôtes du Cap Bon ou les médinas historiques, une activité plus soutenue est observée depuis plusieurs mois. Le tourisme tunisien démontre une nouvelle fois sa capacité de résistance. Mais là encore, une réflexion plus profonde s’impose.

Peut-on construire durablement une stratégie de développement sur un secteur aussi dépendant des aléas géopolitiques, climatiques ou sécuritaires ? L’expérience des dernières décennies invite à la prudence. Le tourisme doit rester un pilier. Il ne peut devenir l’unique moteur.

Les réserves en devises : une amélioration qui reste fragile

Les avoirs nets en devises atteignent près de 24,5 milliards de dinars, soit l’équivalent de 97 jours d’importation. Le niveau demeure globalement satisfaisant. Pourtant, derrière cette apparente solidité, plusieurs fragilités subsistent. La Tunisie continue d’importer massivement son énergie, une partie importante de ses céréales et de nombreuses matières premières industrielles.

Elle reste donc exposée aux fluctuations des marchés internationaux. La stabilité actuelle repose largement sur la bonne tenue du tourisme, les transferts de la diaspora et une gestion prudente des équilibres financiers. Autrement dit, les réserves sont aujourd’hui suffisantes, mais elles ne sont pas encore le résultat d’une transformation structurelle de l’appareil productif.

Une dette moins pressante, mais toujours présente

Le service de la dette extérieure affiche une baisse spectaculaire par rapport à l’année précédente. Cette amélioration offre un répit appréciable aux finances publiques. Mais l’économie ressemble parfois à un ménage qui a obtenu un report temporaire de certaines échéances. Le soulagement est réel.

Le problème de fond demeure. La véritable solution ne réside pas uniquement dans la gestion des échéances. Elle réside dans la création de richesse. Une économie ne rembourse durablement ses dettes que lorsqu’elle produit davantage, exporte davantage et gagne davantage de parts de marché. C’est là que se situe le véritable défi tunisien.

Le défi de la décennie : transformer la stabilité en croissance

Les indicateurs du 3 juillet 2026 révèlent une réalité encourageante : la Tunisie semble avoir retrouvé une certaine stabilité financière. Mais la stabilité n’est pas la croissance. La stabilité n’est pas l’emploi. La stabilité n’est pas le développement. Elle constitue simplement la condition préalable permettant de construire l’avenir. L’enjeu des prochaines années sera donc de transformer cette accalmie financière en véritable renaissance économique. Cela suppose davantage d’investissements productifs, une montée en gamme industrielle, une meilleure intégration technologique, une administration plus efficace et une mobilisation accrue des compétences nationales.

Car l’histoire économique regorge de pays qui ont réussi à stabiliser leurs finances sans jamais réussir à décoller. Elle regorge également de nations qui ont su profiter d’une période de répit pour engager les transformations décisives.

 

La Tunisie se trouve aujourd’hui à la croisée de ces deux chemins.

Les chiffres de juin 2026 ne racontent pas encore l’histoire d’une victoire économique. Ils racontent plutôt celle d’une opportunité retrouvée. Une opportunité fragile, précieuse et peut-être historique. Comme souvent dans l’histoire des nations, ce ne sont pas les statistiques qui décideront de la suite du récit, mais la capacité collective à transformer cette embellie conjoncturelle en projet de développement durable. C’est là que se joue désormais l’essentiel.

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Mondial 2026- chronique des déboires répétitifs de la sélection nationale : deux décennies de vaches maigres 

Von: tmps
05. Juli 2026 um 10:50

Des dix équipes africaines participantes au mondial 2026, seule la Tunisie n’a pu franchir le premier tour. Cette performance continentale a pourtant été réalisée par des équipes, sur le papier de moindre calibre que notre sélection nationale, à l’instar du Cap Vert, du Congo Démocratique, voire du Ghana. Sauf que ces nations ont travaillé en profondeur, mis en place une stratégie bien réfléchie qui leur a permis de grimper les échelons et de se mettre au diapason du football moderne, parvenant ainsi à réussir des performances que notre sélection est loin de pouvoir accomplir. Ainsi, le Cap Vert a tenu en échec l’Espagne et l’Uruguay, la sélection du Ghana a fait trembler l’Angleterre et le Congo a obligé le Portugal au partage des points. Durant ce temps, l’équipe tunisienne collectionnait les défaites pour se retrouver, après un très bref parcours, à l’avant-dernière place parmi les 48 nations présentes. 

Mais les résultats de ce Mondial n’ont pas été surprenants dans la mesure où la préparation, les choix, la gestion et la planification versaient tous dans une telle contreperformance. Il ne faut pas avoir la mémoire courte pour se rappeler la Coupe Arabe des Nations et la sortie par la toute petite porte après une défaite face à la Syrie et une parité face à la Palestine. La participation à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2025) n’a pas été meilleure et la sélection nationale est rentrée au pays au bout des quarts de finale en s’inclinant aux tirs au but face au Mali, après un humiliant score de parité face à la Tanzanie au premier tour et une défaite face au Nigéria. 

 

De déception en déception

Les contreperformances de l’équipe de Tunisie datent de près de deux décennies. La dernière, et d’ailleurs la seule, consécration remonte à la CAN 2004 et au sacre sous la conduite de Roger Lemerre. Depuis 2011, les échecs se sont succédé et aucun des entraîneurs choisis par l’exécutif fédéral n’est parvenu à remettre de l’ordre dans les rangs du team national. Sami Trabelsi (mars 2011 à février 2013), Nabil Maâloul (février 2013 à septembre 2013), Nizar Khanfir (février 2014 à mars 2014), Nabil Maâloul (avril 2017 à juillet 2018), Faouzi Benzarti (juillet 2018 à octobre 2018), Maher Kanzari (octobre 2018 à novembre 2018), Mondher Kebaïer (août 2019 à juillet 2022), Jalel Kadri (janvier 2022 à janvier 2024), Montassar Louhichi (janvier 2024 à juin 2024), Kaïs Yacoubi (octobre 2024 à février 2025), Sami Trabelsi (février 2025 à janvier 2026) et enfin, Sabri Lamouchi (janvier 2026 à juin 2026), tous ces techniciens ont été aussi médiocres les uns que les autres et chacun d’eux a apporté sa contribution dans la dégradation de l’image de marque du football tunisien.     

Entretemps, quatre entraîneurs étrangers, Ruud Krol, Georges Leekens, Henry Kasperczak et Alain Giresse n’ont pas fait mieux et n’ont pu s’adapter à un environnement pas très sain.

 

Navigation à vue

Pendant 22 ans, les bureaux fédéraux qui se sont succédé ont largement contribué à la décadence du sport-roi, sans retenir les leçons de leurs échecs à répétition, sans chercher à mettre en place une stratégie claire et des objectifs précis pour redorer le blason d’un football tunisien qu’ils ont terni sous le regard indifférent des responsables de la tutelle.

Une situation qui s’est répercutée sur les catégories des jeunes, victimes elles aussi d’une politique de copinage et d’intérêts réciproques. Revenir sur les échecs répétitifs des catégories des jeunes ne fera que confirmer la mauvaise gestion qui sévit au sein d’un bureau fédéral toujours en place, sans avoir rendu des comptes et sans avoir été recadré.

Aujourd’hui, la situation n’admet plus le silence de la tutelle qui est appelée à réagir, à prendre des mesures radicales et à trancher dans le vif, car de son intervention dépendra l’avenir du football tunisien. Laisser les fédéraux actuels agir à leur guise, c’est contribuer à un crime impuni contre ce sport qui nous a valu tant de satisfactions dans le passé. 

Hédi RASSAÂ

 

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Incendie dévastateur à Nebeur : urgence d’une vraie politique de prévention dans les zones agricoles

Von: tmps
05. Juli 2026 um 10:15

Un important incendie s’est déclaré dimanche 28 juin 2026 dans la délégation de Nebeur, relevant du gouvernorat du Kef, causant d’importants dégâts aux terres agricoles de la région. Le sinistre, attisé par des vents violents et des conditions climatiques particulièrement favorables à la propagation des flammes, a ravagé près de 120 hectares de superficies cultivées, infligeant de lourdes pertes matérielles aux agriculteurs locaux.

Ce nouvel incendie remet une fois de plus en lumière la grande vulnérabilité des zones agricoles tunisiennes face aux feux de récolte, un phénomène devenu récurrent durant la période estivale, particulièrement dans les régions céréalières du Nord-Ouest, telles que Le Kef, Siliana et Jendouba. Chaque année, avec l’arrivée des fortes chaleurs, la combinaison de températures élevées, de vents violents, de sécheresse prolongée et la présence massive de matières hautement inflammables -blé sur pied, chaumes, paille et broussailles-, ces zones sont transformées en véritables foyers à haut risque.

Fragilité structurelle de certaines zones agricoles

Le problème ne réside pas uniquement dans les conditions climatiques, mais aussi dans la fragilité structurelle de nombreuses zones agricoles. L’absence d’entretien régulier des pistes agricoles, l’accumulation de broussailles et d’herbes sèches sur les accotements, le manque de bandes coupe-feu entre les parcelles, ainsi que l’insuffisance des équipements de première intervention aggravent considérablement les risques.

Dans plusieurs régions, les agriculteurs comme les autorités locales dénoncent depuis des années le manque d’équipements adaptés : bulldozers pour le débroussaillage, citernes d’eau mobiles, points d’eau de proximité, camions d’intervention en nombre suffisant et moyens logistiques capables de répondre rapidement à ce type de sinistre.

Ainsi, les incendies agricoles ne relèvent plus uniquement du fait accidentel ou du hasard. Ils traduisent également des insuffisances persistantes en matière de prévention, de préparation et d’anticipation. Chaque sinistre met en évidence les limites des dispositifs existants et rappelle l’urgence d’une stratégie plus efficace fondée sur la prévention, l’entretien des zones à risque et le renforcement des moyens d’intervention sur le terrain.

Il suffit d’une étincelle…

En effet, la moindre étincelle, qu’elle provienne d’un engin agricole, d’un véhicule, d’un mégot de cigarette ou d’un simple incident accidentel, peut suffire à déclencher un incendie de grande ampleur en quelques minutes seulement. La rapidité de propagation des flammes rend alors les interventions particulièrement complexes, surtout lorsque les moyens de prévention et d’intervention font défaut.

Intervenant mardi 30 juin 2026 sur les ondes d’une radio de la place, la membre du conseil local de Sidi Khiar, Rim Nasr, est revenue en détail sur les circonstances du sinistre, son lourd bilan ainsi que les difficultés rencontrées pour circonscrire les flammes. Selon ses déclarations, l’incendie se serait déclaré au moment où des habitants transportaient des bottes de foin à proximité d’un oued. Une étincelle accidentelle aurait alors suffi à provoquer un départ de feu, rapidement aggravé par des rafales de vent particulièrement fortes. En quelques minutes, les flammes se sont propagées à une vitesse inquiétante, rendant l’intervention particulièrement difficile. Le bilan des dégâts est considérable. D’après les premières estimations, près de 70 hectares de blé sur pied ont été totalement détruits, ainsi qu’environ 50 hectares de chaumes. À cela s’ajoute la perte de quelque 1.500 bottes de paille, représentant un préjudice économique majeur pour plusieurs exploitants agricoles de la région. Pour de nombreux agriculteurs, ces pertes surviennent à un moment particulièrement critique de la saison, alors que les récoltes constituent l’aboutissement de plusieurs mois de travail, d’investissement et d’efforts.

Défaillance structurelle et manque de moyens 

Cet incendie affecte durablement l’équilibre économique de nombreuses familles rurales dépendant directement de l’activité agricole. Une fois le feu maîtrisé, un drone a été mobilisé afin d’évaluer précisément l’étendue des dégâts et de cartographier les zones touchées. Rim Nasr a précisé que cet équipement n’a pas été utilisé dans le cadre de l’intervention opérationnelle contre les flammes, mais uniquement pour établir un constat précis des pertes agricoles. Cet outil technologique a permis de mieux délimiter les parcelles sinistrées et de fournir une estimation plus rigoureuse des superficies ravagées. Parallèlement, les autorités locales, les unités de la Garde nationale ainsi que les services compétents ont ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes de l’incendie et de vérifier les circonstances du départ de feu. Selon Rim Nasr, les investigations sont toujours en cours. Mais au-delà de l’origine immédiate du sinistre, cet événement met en lumière des défaillances structurelles plus profondes concernant les moyens de prévention et de lutte contre les incendies agricoles dans la région. Rim Nasr a notamment dénoncé le manque criant d’équipements et de moyens logistiques dans la délégation de Nebeur. Elle a particulièrement insisté sur l’absence d’un bulldozer fonctionnel, indispensable pour entretenir les pistes agricoles, nettoyer les accotements et débroussailler les zones sensibles avant la saison des moissons. Selon elle, cet engin est hors service depuis plusieurs mois, ce qui a favorisé l’accumulation de broussailles, d’herbes sèches et de végétation inflammable le long des routes et des pistes agricoles.

Moyens d’intervention largement insuffisants

Autant d’éléments qui constituent de véritables foyers potentiels de propagation du feu. «Nous avons alerté à plusieurs reprises les autorités locales, régionales ainsi que le ministère concerné sur la nécessité de disposer de cet équipement, mais nos demandes sont restées sans suite», a-t-elle regretté. L’élue a également souligné l’insuffisance des moyens d’intervention de la Protection civile. La délégation de Nebeur ne disposerait actuellement que d’un seul camion d’intervention, auquel s’ajoute un véhicule relevant des services forestiers. Des moyens jugés largement insuffisants au regard de l’étendue du territoire, qui couvre neuf secteurs administratifs et de vastes zones agricoles exposées à des risques élevés en période estivale. Cette réalité soulève une problématique récurrente dans plusieurs régions de l’intérieur du pays : le déséquilibre entre l’ampleur des risques et les capacités réelles d’intervention sur le terrain. Face à cette situation, un renforcement des mesures de prévention avant chaque saison des récoltes est indispensable. Parmi les actions prioritaires, elle préconise un entretien régulier des pistes agricoles, le nettoyage systématique des accotements ainsi qu’un débroussaillage renforcé des zones à haut risque. Elle appelle également les agriculteurs à adopter davantage de mesures préventives au niveau de leurs exploitations. Cela inclut notamment l’aménagement de bandes coupe-feu entre les parcelles afin de limiter la propagation des flammes ainsi que l’équipement des tracteurs en citernes d’eau pour permettre une intervention rapide dès les premiers signes de départ de feu.

La prévention, premier rempart contre les catastrophes

De telles mesures permettraient de réduire considérablement l’ampleur des dégâts causés par les incendies agricoles. L’incendie de Nebeur rappelle avec force que la prévention demeure le premier rempart contre ce type de catastrophe. Dans un contexte marqué par des épisodes de chaleur intense, des vents fréquents et des conditions climatiques de plus en plus extrêmes, la protection des zones agricoles devient un enjeu stratégique majeur. Au-delà de l’urgence de réparer les pertes subies par les agriculteurs sinistrés, la priorité reste désormais d’agir sur les causes structurelles de ces incendies afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Quand la Tunisie ne se marie plus : un crédit mariage pour rouvrir l’horizon

Von: tmps
05. Juli 2026 um 09:26

Par Zouhaïr Ben Amor (Universitaire)

Il y a des silences qui finissent par devenir plus bruyants que les cris. En Tunisie, l’un de ces silences porte aujourd’hui un nom simple, ancien, presque familier : le mariage. On n’en parle plus avec la même évidence. On n’y entre plus avec la même confiance. On ne le prépare plus avec la même sérénité. Dans les familles, on fait semblant de sourire, on dit que les jeunes prennent leur temps, qu’ils veulent d’abord réussir, voyager, travailler, se construire. Tout cela est vrai, en partie. Mais derrière cette explication polie, il y a une réalité plus dure : beaucoup de jeunes ne se marient plus parce qu’ils ne peuvent plus se le permettre, parce qu’ils ne voient plus devant eux une route praticable, parce que l’idée même de fonder un foyer est devenue, pour beaucoup, un projet lourd, presque intimidant.

Ce constat n’est pas seulement sentimental. Il est social, économique, psychologique et même démographique. Lorsque les mariages diminuent, ce n’est pas uniquement le nombre de fêtes qui baisse. C’est une partie de l’espérance collective qui se contracte. C’est une société qui hésite à se reproduire, à transmettre, à installer ses enfants dans la confiance. Les chiffres de l’état civil et du chômage ne disent pas tout, mais ils indiquent une direction inquiétante : moins de contrats de mariage, plus de prudence, plus de reports, plus de célibats prolongés, plus de divorces aussi. Le mariage, qui fut longtemps une institution presque naturelle, est devenu un calcul, parfois un pari, souvent un risque.

 

Quand l’amour se heurte au coût de la vie

Il serait injuste d’accuser les jeunes d’individualisme facile ou de manque de courage. Beaucoup d’entre eux aimeraient se marier, bâtir une maison, partager une vie, avoir des enfants. Mais entre le désir et le passage à l’acte, il y a désormais un mur de charges. Louer ou acheter un logement, meubler un appartement, organiser une cérémonie, assurer les dépenses quotidiennes, payer les crédits, anticiper l’arrivée d’un enfant, supporter les imprévus de santé et de transport, tout cela demande une stabilité que beaucoup n’ont pas. Dans un pays où le chômage reste élevé, où les diplômés eux-mêmes peinent à trouver un emploi digne de leur formation, où les salaires progressent moins vite que les prix, le mariage devient moins une promesse qu’une équation impossible.

Il faut dire les choses simplement : on ne fonde pas une famille avec des slogans. On ne rassure pas une épouse, un époux, des parents, des enfants à venir avec des discours abstraits. Le foyer a besoin de tendresse, certes, mais il a aussi besoin d’un toit, d’un revenu, d’une visibilité minimale. Or la visibilité est devenue rare. Le jeune homme qui n’arrive pas à se prendre en charge seul hésite à demander la main d’une jeune femme. La jeune femme diplômée, brillante, active ou en attente d’emploi, refuse à juste titre de s’engager dans une aventure sans base réelle. Les familles qui autrefois aidaient discrètement, sont elles-mêmes fragilisées par la hausse du coût de la vie. Ainsi, chacun attend. Et à force d’attendre, les années passent.

Ce report permanent produit une souffrance intime que l’on minimise trop souvent. On parle du mariage comme d’un événement mondain, alors qu’il est aussi une structure affective. On parle des robes, des salles, des traiteurs, des bijoux, alors qu’il faudrait parler de solitude, de dignité, de sécurité, de confiance. Dans beaucoup de maisons tunisiennes, il y a des filles et des garçons qui ont étudié longtemps, qui ont sacrifié des années, qui ont obtenu des diplômes respectables, mais qui se retrouvent devant une étrange impasse : trop formés pour accepter n’importe quelle vie, trop précaires pour construire la vie qu’ils méritent.

 

La solitude des diplômés et le départ des compétences

Notre société aime célébrer les réussites scolaires. Elle applaudit les médecins, les ingénieurs, les enseignants, les chercheurs, les informaticiens. Mais que deviennent ces réussites lorsque le pays ne leur offre plus les conditions d’une vie normale ? Une partie s’en va. Une autre reste, mais avec le sentiment de se battre contre un plafond bas. Les médecins partent vers d’autres horizons, parfois après des années d’études éprouvantes. Les ingénieurs cherchent ailleurs les salaires, la reconnaissance et les perspectives qu’ils ne trouvent plus ici. Ceux qui restent portent le poids d’une double attente : réussir leur vie professionnelle et sauver en même temps leur vie familiale. C’est beaucoup demander à une génération déjà éprouvée.

Dans ce contexte, le célibat n’est plus seulement un choix personnel. Il devient parfois la conséquence directe d’un déséquilibre national. Une jeune femme diplômée peut être admirée pour son parcours, mais ne recevoir aucune proposition sérieuse, parce que les hommes de sa génération hésitent, calculent, reculent, partent ou se sentent incapables d’assumer. Un jeune homme sérieux peut aimer sincèrement mais se taire, parce qu’il sait que son salaire ne couvrira pas les dépenses d’un foyer. Alors les sentiments existent, mais ils restent suspendus. Les rencontres existent, mais elles ne débouchent pas. Les familles s’inquiètent, les voisins commentent, les réseaux sociaux amplifient les frustrations, et chacun finit par croire que son cas est individuel, alors qu’il s’agit d’un phénomène collectif.

Le plus grave est peut-être là : nous avons transformé un problème national en série de drames privés. On dit à la fille d’être patiente. On dit au garçon d’être courageux. On dit aux parents de ne pas se mêler. On dit aux professionnels des événements de s’adapter. On dit à l’État que ce n’est pas son affaire. Mais lorsque l’économie bloque le social, lorsque le social alourdit le psychologique, lorsque le psychologique se transforme en découragement général, l’État ne peut pas rester spectateur. La famille n’est pas une affaire secondaire. Elle est l’un des piliers invisibles de la stabilité du pays.

 

Un secteur festif qui devient un baromètre social

Les professionnels des événements le sentent avant les autres. Les salles de fêtes, les traiteurs, les décorateurs, les photographes, les musiciens, les coiffeuses, les maquilleuses, les loueurs de robes, les artisans, les fleuristes, les pâtissiers, les transporteurs, tout un écosystème vit autour du mariage. Quand les cérémonies diminuent, ce n’est pas seulement une tradition qui s’efface, c’est une chaîne économique qui tremble. On croit parfois que la fête est un luxe. Mais dans notre pays, la fête est aussi un emploi, un savoir-faire, une saison de travail, une circulation d’argent entre petites entreprises et familles.

Bien sûr, il ne faut pas défendre l’excès pour l’excès. Il y a eu, dans nos pratiques, des dépenses inutiles, des compétitions absurdes, des mariages transformés en vitrines sociales, des familles endettées pour impressionner des invités qui oublient tout le lendemain. Il faut avoir le courage de le dire : certaines dépenses doivent être réduites, certaines habitudes doivent être simplifiées, certains rituels doivent retrouver leur sens. Le mariage ne doit pas devenir une foire de prestige où l’on mesure l’amour au nombre de plats, de robes ou de caméras. Mais la solution ne peut pas être la disparition progressive du mariage. La solution doit être un retour à la mesure, à la dignité, à l’aide intelligente.

C’est pourquoi la question mérite un débat public. Nous ne pouvons pas nous contenter de constater que les jeunes se marient moins, que les naissances reculent, que les divorces augmentent, que les compétences partent, que les familles s’inquiètent, que les métiers de l’événementiel souffrent. Tout cela forme une même toile. Tirer un fil, c’est faire bouger l’ensemble. Le mariage n’est pas uniquement un acte privé entre deux personnes, il est aussi un signal de confiance dans l’avenir. Quand ce signal faiblit, il faut se demander ce que le pays a cessé de promettre à sa jeunesse.

 

Un crédit mariage pour rouvrir l’horizon

C’est dans cet esprit que je romps l’omerta et que j’ose proposer une idée simple : un emprunt ou crédit mariage encadré, raisonnable, accessible, avec une aisance réelle dans le remboursement. Il ne s’agit pas d’encourager les dépenses folles ni de pousser les jeunes à s’endetter pour une nuit de fête. Il s’agit d’accompagner un projet de vie. Un crédit mariage pourrait être conçu comme un crédit social, plafonné, transparent, réservé aux couples qui construisent effectivement un foyer, avec une période de grâce, un taux préférentiel, un remboursement long et léger, et pourquoi pas une bonification partielle de l’État pour les revenus modestes et moyens.

Ce crédit ne devrait pas financer la vanité, il devrait financer l’installation : le logement, les meubles essentiels, les frais administratifs, une cérémonie raisonnable, les premiers équipements du foyer. Les banques pourraient y participer, mais l’État devrait en garantir une partie, car l’enjeu dépasse la rentabilité bancaire. On aide parfois les entreprises parce qu’elles créent de l’emploi. Pourquoi ne pas aider les foyers qui créent de la stabilité ? On finance des secteurs économiques parce qu’ils portent la croissance. Pourquoi ne pas soutenir l’union familiale lorsqu’elle porte la cohésion sociale ?

Pour éviter les abus, il faudrait des règles claires. Le montant doit être plafonné. Le remboursement doit être compatible avec le revenu du couple. Les dépenses éligibles doivent être précisées. Les fournisseurs doivent être déclarés, afin que l’argent circule dans l’économie formelle. Les couples doivent être protégés contre le surendettement. Et surtout, il faut accompagner ce crédit d’une réforme culturelle : apprendre à organiser des mariages beaux, dignes, sobres, sans humiliation financière. Le bonheur a un prix, oui, mais ce prix ne doit pas devenir une punition.

On dira peut-être que l’État a d’autres priorités. C’est vrai. Mais une nation qui ne regarde plus sa jeunesse fonder des foyers avec confiance doit s’interroger sur ses priorités profondes. Le mariage n’est pas une simple fête du samedi soir. Il est un acte de foi dans demain. Il dit qu’un homme et une femme acceptent de construire, malgré l’incertitude. Il dit que les familles continuent de croire à la transmission. Il dit qu’un pays reste habitable, non seulement pour travailler, mais pour aimer, élever des enfants, vieillir entouré.

Nous devons donc sortir de la gêne. Parler du mariage, ce n’est pas être passéiste. Défendre la famille, ce n’est pas nier la liberté individuelle. Proposer un crédit mariage, ce n’est pas acheter le bonheur, c’est reconnaître que le bonheur a besoin d’un minimum de conditions matérielles pour ne pas s’épuiser avant même de commencer. La Tunisie a toujours su inventer des compromis entre tradition et modernité. Elle doit aujourd’hui inventer une politique familiale adaptée à son temps, respectueuse des jeunes, consciente des réalités économiques, mais assez courageuse pour dire que le célibat subi, la précarité affective et la peur de fonder une famille ne sont pas des détails.

Le péril en la demeure n’est pas seulement que les jeunes ne se marient plus. Le péril est que nous nous habituions à cette situation, que nous la commentions avec fatalisme, que nous la rangions parmi les choses normales du temps présent. Rien n’est normal lorsqu’une société cesse progressivement d’offrir à ses enfants les moyens de construire une maison, au sens matériel comme au sens moral. Il est encore temps d’agir. Il est encore temps de simplifier les rites, de soutenir les couples, de protéger les métiers liés au mariage, de retenir les compétences, de donner aux jeunes une raison de rester et de bâtir. Une société qui aide ses enfants à se marier ne finance pas seulement une cérémonie. Elle investit dans sa propre continuité.



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Mondial 2026 : la France s’impose face au Paraguay et défiera le Maroc en quarts

Von: tmps
05. Juli 2026 um 08:15

L’équipe ⁠de France ​s’est imposée ​dans la douleur samedi face ‌au ‌Paraguay (1-0) ‌grâce à un penalty de Kylian Mbappé pour ⁠rejoindre les quarts de finale de ​la Coupe du monde de football.

Les ⁠Bleus défieront le Maroc, jeudi à ⁠Boston (21h00 HT), pour une place dans le dernier carré.

Longtemps frustrée par une équipe paraguayenne rugueuse et regroupée ​dans son camp, la France a eu besoin ‌d’un penalty provoqué par Désiré Doué et transformé ⁠par Kylian ‌Mbappé (70e) pour percer le verrou adverse.

Le capitaine tricolore a rejoint Lionel Messi au sommet du classement des buteurs de ‌cette 23e édition ⁠du Mondial avec un septième but. Il compte ‌désormais 19 réalisations en Coupe du monde, à une ‌longueur ⁠du record détenu par l’Argentin.

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