Normale Ansicht

Pronostic Quinté : Handicap des Hauts-De-Seine à Saint-Cloud

Von: farhat
04. Juli 2026 um 22:00

Pour cette 3ème course à Saint-Cloud, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
​8-3-4-14-2-10-11
​Le cheval ​8. Kraskhov s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le ​14. Trophane sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Saint-Cloud.

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 16 partants du Handicap des Hauts-De-Seine. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Saint-Cloud :

1. Tiego The First : Cherche sa course avec assiduité. Raccourci sur le mile avec raison après de bons débuts à ce niveau, il doit surmonter sa corde extérieure.

2. Félix aux Ormes : Donne toujours son maximum et hérite de l’as dans les stalles. Économisé au maximum, il visera une place avec Cristian Demuro.

3. Olympic Message : Effectue une semi-rentrée après un break profitable. Assez affûté pour bien faire d’emblée, cet attentiste visera une place en fin.

4. Half Half : Au top de sa condition physique et très performant à ce niveau. Retrouvant sa distance de prédilection, sa place est à l’arrivée.

5. Mr Fleurant : Supplémenté après une course annulée et se présente au mieux. Très à son aise sur 1 600 mètres, il visera les premières places.

6. Pyramide : Auteur d’une fin de course plaisante pour sa rentrée à Lyon. En constants progrès physiques, elle s’annonce compétitive pour son premier Quinté+.

7. Omicrone : À racheter après avoir perdu un fer en dernier lieu. Idéalement baissée au poids et adepte des pistes rapides, elle surprendra.

8. Kraskhov : Cherche sa course à ce niveau de valeur. Maintien une condition physique optimale et profitera de sa bonne corde pour briller.

9. Alsaba : Décevante récemment à Compiègne où elle s’est mal oxygénée. Nettement raccourcie par son mentor pour l’occasion, elle passera un test majeur.

10. Ciccio Boy : Remarquable récent lauréat en province. Ayant repris beaucoup de moral et bien situé sur l’échelle des poids, il disputera activement l’arrivée.

11. No Limit Dream : Aborde ce rendez-vous en excellente condition et bien loti en stalles. Équipé d’œillères australiennes avec Mickaël Barzalona, tous les feux sont au vert.

12. Gentleman Beauty : Nouveau venu dans les boxes de Jean-Claude Rouget qui effectue ses grands débuts pour son écurie. Son comportement sera très instructif.

13. Zagor : Totalement retrouvé après des ennuis de santé hivernaux. Raccourci avec de légitimes ambitions en valeur 38, il passera un test sur le mile.

14. Trophane : À racheter impérativement après une tactique trop offensive. Montée patiemment cette fois sur une distance à sa convenance, sa réhabilitation est proche.

15. Duty : Malheureux lors de ses débuts à ce niveau sur un tracé de vitesse. À reprendre en confiance sur ce parcours plus sélectif.

16. Rêve de Vallarsa : En pleine forme et reste sur une excellente performance à ParisLongchamp. Très compétitif à ce poids, il n’a aucun point négatif.

L’article Pronostic Quinté : Handicap des Hauts-De-Seine à Saint-Cloud est apparu en premier sur Le Temps News.

Les entreprises tunisiennes face à l’urgence de la transition énergétique et des normes européennes

04. Juli 2026 um 15:47

Les entreprises tunisiennes sont confrontées à une double exigence : réduire leur consommation énergétique pour préserver leur compétitivité et s’adapter aux nouvelles normes environnementales imposées par l’Union européenne. Économistes, universitaires et experts du secteur estiment que l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables ne relèvent plus d’un simple choix de gestion, mais deviennent une condition d’accès aux marchés internationaux, en particulier européen.

 

Ridha Chkoundali

Pour l’économiste Ridha Chkoundali, le principal défi ne réside plus uniquement dans la maîtrise des dépenses d’énergie. Il considère que la question centrale est désormais la capacité des entreprises tunisiennes à produire selon les nouvelles normes environnementales européennes. « Produire selon les nouvelles normes européennes n’est plus un choix, mais une contrainte », affirme-t-il, en soulignant que ces réglementations modifient progressivement les conditions d’accès au marché européen pour les entreprises exportatrices.

Kaïes Samet, économiste et universitaire, partage ce constat. Selon lui, les industriels tunisiens sont aujourd’hui contraints de se conformer aux réglementations environnementales internationales, notamment aux mécanismes de taxe carbone et aux normes d’émission, ce qui les pousse à adopter des technologies moins polluantes. Il estime que cette adaptation permet à la fois de réduire les coûts de production et d’améliorer la compétitivité des entreprises sur les marchés étrangers.

Ali Kanzari, expert en énergie photovoltaïque et membre de l’UTICA, considère également que l’efficacité énergétique est devenue une quasi-obligation. Il rappelle que l’énergie représente, dans de nombreux secteurs, l’un des principaux postes de dépenses et qu’une entreprise qui ne cherche pas à améliorer sa performance énergétique s’expose à des difficultés de compétitivité.

La pression réglementaire européenne constitue l’un des principaux facteurs d’accélération de cette transition. Ali Kanzari rappelle que l’Union européenne a d’abord ciblé les secteurs les plus énergivores, notamment le ciment, la sidérurgie, la chimie et l’électricité, dans le cadre du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. Depuis janvier 2026, explique-t-il, les importateurs européens doivent s’acquitter d’une taxe d’environ 80 euros par tonne de CO₂ non évité pour les produits concernés.

Ridha Chkoundali souligne que cette évolution dépasse la simple logique de réduction des coûts et impose aux entreprises tunisiennes d’intégrer des critères de durabilité dans leurs procédés de production. Selon lui, cette adaptation nécessite également un accompagnement des pouvoirs publics et une politique énergétique adaptée, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.

Les secteurs exportateurs ne sont toutefois pas tous confrontés au même calendrier. Ali Kanzari cite les industries des câbles, du textile, ainsi que les secteurs électrique, mécanique et électronique parmi les principales filières exportatrices vers l’Europe. Il indique que certaines entreprises du secteur des câbles, notamment celles intégrées aux chaînes de valeur automobile et aéronautique, ont déjà engagé leur transition énergétique en exigeant un contenu en énergie renouvelable dans leurs produits avant même que l’Union européenne ne cible explicitement ce secteur.

Le textile n’est pas encore directement soumis à ces exigences, mais Ali Kanzari estime que les entreprises du secteur ont intérêt à anticiper les futures réglementations, compte tenu des délais nécessaires pour réaliser les investissements requis.

Dans l’industrie cimentière, la transition est déjà engagée. Ali Kanzari explique qu’une loi entrée en vigueur en 2021 permet désormais à des entreprises ou à des sociétés de projet de produire de l’électricité renouvelable et de la vendre à d’autres entreprises via le réseau de la STEG. Selon lui, une première capacité de 100 mégawatts a déjà été installée pour alimenter des cimenteries en électricité photovoltaïque, et une nouvelle tranche de 100 mégawatts est en préparation. Quatre cimentiers seraient actuellement en cours de mise à niveau afin de préserver leur accès au marché européen et de rester compétitifs face à des concurrents régionaux.

Au-delà de la conformité réglementaire, les intervenants mettent en avant les gains économiques de l’efficacité énergétique. Kaïes Samet estime qu’elle permet généralement de réduire la consommation d’énergie de 20 % à 50 % selon les secteurs, entraînant une baisse des factures d’électricité, de gaz ou de carburant. Il considère également que les investissements réalisés peuvent générer des retours relativement rapides grâce aux économies cumulées sur le long terme.

L’universitaire souligne aussi des effets indirects, tels que l’amélioration du confort thermique, l’optimisation des équipements industriels, la récupération de chaleur et la maintenance prédictive, qui contribuent à accroître la productivité et à prolonger la durée de vie des installations.

Il évoque par ailleurs le rôle croissant de l’intelligence artificielle dans l’optimisation énergétique. Selon lui, l’IA peut aider les entreprises à identifier des gisements d’économie d’énergie, à automatiser certaines tâches, à améliorer la maintenance des équipements et à réduire les déchets, même si le développement des technologies numériques entraîne lui-même une consommation énergétique importante.

Sur le plan macroéconomique, Kaïes Samet estime que l’efficacité énergétique pourrait réduire la vulnérabilité des entreprises aux fluctuations des prix des énergies fossiles, limiter l’impact des taxes carbone, favoriser la création d’emplois liés à la rénovation énergétique et améliorer la compétitivité globale de l’économie.

Pour accompagner cette transition, plusieurs mécanismes de financement sont disponibles. Ali Kanzari et Kaïes Samet citent tous deux le Fonds de transition énergétique, géré par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie. Selon Ali Kanzari, ce fonds peut financer jusqu’à 20 % du montant des investissements réalisés par les entreprises dans le cadre de contrats-programmes, tandis que les audits énergétiques bénéficient d’un remboursement pouvant atteindre 70 % de leur coût.

Kaïes Samet rappelle que ce fonds, anciennement Fonds national de maîtrise de l’énergie, soutient également l’acquisition d’équipements performants et peut intervenir sous forme de primes, de dotations remboursables ou de participation au capital.

Les deux experts mentionnent aussi des financements internationaux. Kaïes Samet cite notamment le programme SUNREF, financé par l’Agence française de développement et l’Union européenne, qui mobilise plus de 70 millions d’euros pour financer des projets de transition énergétique via des banques tunisiennes partenaires. Ali Kanzari évoque de son côté un financement d’environ 80 millions accordé par la banque allemande KfW pour des projets d’efficacité énergétique dans les établissements publics, ainsi que des fonds italiens destinés à soutenir la mise à niveau des entreprises.

Le Fonds de garantie de l’efficacité énergétique, géré par la SOTUGAR, garantit par ailleurs les crédits bancaires accordés aux entreprises industrielles pour des travaux d’efficacité énergétique réalisés par des sociétés de services énergétiques.

Malgré ces dispositifs, certains obstacles réglementaires persistent. Ali Kanzari estime que le plafond d’injection d’électricité photovoltaïque sur le réseau de la STEG, fixé à 30 % de la capacité installée pour les entreprises, limite la rentabilité des projets. L’UTICA demande sa suppression ou son relèvement à 50 %, afin de réduire les délais de retour sur investissement.

Ridha Chkoundali appelle également à examiner les dispositions du Plan de développement 2026-2030 pour vérifier si les nouvelles exigences européennes y sont pleinement prises en compte. Il rappelle que le plan vise à porter la part des énergies renouvelables à 35 % de la production énergétique nationale, mais estime qu’il est encore difficile d’affirmer que les besoins spécifiques des entreprises exportatrices ont été entièrement intégrés.

Les trois intervenants convergent néanmoins sur un point : l’efficacité énergétique et la décarbonation sont devenues des facteurs déterminants pour la compétitivité des entreprises tunisiennes. Ali Kanzari affirme que « les entreprises tunisiennes n’ont plus le choix », tandis que Kaïes Samet estime que l’efficacité énergétique « n’est plus une question de choix pour les exportateurs tunisiens ; elle est devenue une nécessité pour garantir leur survie et leur pérennité ». Ridha Chkoundali considère enfin que l’enjeu dépasse désormais la simple réduction des coûts énergétiques et concerne directement la capacité des entreprises tunisiennes à conserver leur accès au marché européen.

L’article Les entreprises tunisiennes face à l’urgence de la transition énergétique et des normes européennes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Présidence irlandaise de l’UE face aux fronts de la défense et du budget

04. Juli 2026 um 15:39

La huitième présidence irlandaise consécutive du Conseil de l’Union européenne a débuté dans un contexte de budget européen difficile et de nouvelle stratégie de défense européenne.

La visite traditionnelle du Collège des commissaires européens en Irlande, qui a eu lieu à Cork les 2 et 3 juillet, a marqué le début de la huitième présidence irlandaise du Conseil de l’Union européenne. Alors que l’UE est appelée à prendre des décisions cruciales concernant le financement de ses priorités, Dublin entend consolider sa réputation de médiateur impartial et promouvoir des solutions consensuelles.

Arrivé à Cork, le président de la Commission a par ailleurs décrit l’Irlande comme un pays qui « rassemble les peuples, trouve un terrain d’entente et promeut le consensus européen », rappelant que, lors de ses précédentes présidences, elle avait contribué de manière décisive à l’élargissement majeur de 2004 et à la réforme de la politique agricole commune en 2013.

Le défi budgétaire

L’enjeu politique de cette présidence de six mois résidera par ailleurs dans les négociations sur le nouveau budget européen pour la période 2028-2034. S’adressant à des correspondants depuis Bruxelles, le Premier ministre Micheal Martin a évoqué un processus « extrêmement difficile », les divergences entre les États membres restant importantes.

D’un côté, des pays cherchent à maintenir des ressources importantes pour la cohésion et la politique agricole commune ; de l’autre, d’autres prônent une plus grande priorité accordée à la compétitivité, à la défense et à la maîtrise des dépenses. La présidence irlandaise devrait présenter en octobre un nouveau cadre de négociation visant à concilier ces positions divergentes.

Défense européenne et SAFE

Le nouveau budget est directement lié au financement de la défense européenne. Malgré son statut de neutralité militaire de longue date, l’Irlande semble prête à participer à l’instrument financier SAFE de 150 milliards d’euros, si le programme est réactivé plus tard cette année.

La ministre des Affaires étrangères, du Commerce et de la Défense a souligné que « l’Irlande restera militairement neutre, mais nos dépenses de défense doivent augmenter ». Dublin cherche également à promouvoir son propre récit européen. « L’adhésion à l’UE a été la meilleure décision que nous ayons prise depuis notre indépendance », a déclaré Michal Martin, rappelant que lorsque l’Irlande a rejoint la CEE en 1973, elle figurait parmi les pays les plus pauvres d’Europe. Comme il l’a expliqué, la transformation économique du pays s’est appuyée sur des investissements dans l’éducation, les compétences et le capital humain, grâce aux ressources européennes.

Aujourd’hui, l’Irlande est passée du statut de bénéficiaire net de fonds européens à celui de contributeur net au budget de l’UE, sans pour autant se ranger du côté des pays dits « frugaux ».

Pour Martin, cette expérience plaide fortement en faveur d’un budget européen ambitieux, mais aussi en faveur de l’élargissement, car elle démontre – comme il l’a dit – le pouvoir transformateur de l’intégration européenne pour les pays qui choisissent d’investir dans leur avenir.

L’article Présidence irlandaise de l’UE face aux fronts de la défense et du budget est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’impunité administrative : cette panne silencieuse qui coûte cher à la Tunisie

Von: tmps
04. Juli 2026 um 10:16

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Il y a des scènes banales qui, à force de se répéter, finissent par raconter tout un pays. Un citoyen se rend à la mairie pour récupérer un papier annoncé comme prêt. Il a pris sa matinée, parfois un taxi, parfois il a laissé son travail, parfois il a demandé à un voisin de garder un enfant ou à un parent de l’accompagner. On lui avait dit : revenez tel jour, votre document sera prêt. Le jour arrive, mais le papier n’est pas là. La formule tombe, légère, presque mécanique : revenez demain. On ne s’excuse pas vraiment. On n’explique pas clairement. On ne mesure pas le temps perdu. On oublie que, pour l’administration, ce n’est qu’un dossier parmi d’autres, mais pour le citoyen, c’est une démarche, une attente, parfois une urgence, souvent une fatigue.

Le plus inquiétant n’est pas seulement le retard. Le plus inquiétant est l’habitude du retard. Ce qui choque n’est pas uniquement qu’une imprimante manque de papier ou qu’un appareil soit en panne. Ce qui choque, c’est que cette panne puisse devenir normale, acceptée, presque intégrée au paysage administratif. Dans une société qui aspire à la modernité, il n’est pas normal qu’un service public dépende du hasard d’une ramette de papier, de l’humeur d’un agent ou de la disponibilité approximative d’un responsable. Un document promis pour le jour J doit être prêt le jour J. Le lendemain n’est pas un détail, c’est une rupture de confiance.

Dans beaucoup de nos administrations, le citoyen ne se plaint pas seulement d’une lenteur. Il se plaint surtout d’une absence de conséquence. Quand un comportement irrégulier est signalé à la hiérarchie, on espère naturellement une vérification, une écoute, une correctionet, lorsque les faits sont établis, une sanction proportionnée. Or très souvent, la plainte disparaît dans les couloirs. Elle devient un papier de plus, un bruit de plus, une gêne de plus. L’agent mis en cause, au lieu d’être rappelé à l’ordre, se sent parfois protégé par l’inertie du système. Il comprend que rien ne lui arrivera. Et quand l’impunité s’installe, le comportement fautif cesse d’être une anomalie : il devient une méthode.

Quand la plainte s’égare dans les couloirs

Le citoyen tunisien connaît cette impression pénible : il parle, mais personne n’écoute vraiment. Il écrit une réclamation, mais elle ne provoque aucun mouvement visible. Il signale un abus, mais l’abus continue. Il dénonce une négligence, mais la négligence revient le lendemain, identique, parfois plus arrogante encore. Cette expérience est destructrice, car elle enseigne au citoyen que la règle existe dans les textes, mais qu’elle se fatigue dans la pratique. Elle lui apprend que l’administration peut être forte devant le faible, mais faible devant ses propres défaillances.

Une hiérarchie qui ne réagit pas affaiblit son autorité. Elle croit parfois préserver la paix interne en évitant le conflit avec l’agent fautif. En réalité, elle nourrit un conflit plus profond avec l’ensemble des citoyens. Elle protège momentanément un individu, mais elle abîme durablement l’institution. Car l’administration n’est pas faite pour protéger les agents contre les usagers, elle est faite pour protéger le service public contre les abus, d’où qu’ils viennent. Un responsable qui enterre une réclamation ne calme pas la situation, il fabrique la prochaine crise.

Il faut aussi sortir d’une confusion très répandue : demander des comptes à un agent public n’est pas une attaque personnelle. Ce n’est pas une vengeance, ce n’est pas une humiliation, ce n’est pas une chasse aux sorcières. C’est simplement le fonctionnement normal d’un service qui doit rendre des comptes. Dans une école, un hôpital, une municipalité, une recette des finances, un bureau d’état civil ou une administration régionale, l’agent n’est pas propriétaire de son poste. Il exerce une mission au nom de la collectivité. Cette mission lui donne des droits, mais aussi des devoirs. Le premier de ces devoirs est le respect du citoyen.

Le petit désordre qui fabrique la grande défiance

On a parfois tendance à sourire devant les petites pannes : pas de papier, pas de toner, pas de signature, pas de cachet, pas de connexion, pas de responsable, pas de réponse. On les traite comme des anecdotes. Pourtant, ce sont précisément ces petites pannes qui fabriquent la grande défiance. Le citoyen n’a pas toujours accès aux grands dossiers de l’État. Il ne voit pas tous les budgets, il ne lit pas tous les décrets, il ne participe pas à toutes les réunions. Mais il voit très bien si l’agent au guichet le respecte, si le document est prêt, si la file avance, si la réponse est claire, si l’horaire est respecté.

L’administration se juge souvent dans ces instants ordinaires. Une imprimante sans papier dans une mairie n’est pas seulement une imprimante sans papier. C’est le symbole d’un système qui n’a pas prévu l’évidence. C’est le signe d’une chaîne de responsabilité rompue : qui devait vérifier les stocks ? Qui devait signaler la panne ? Qui devait acheter le papier ? Qui devait organiser une solution provisoire ? Qui devait informer le citoyen ? Lorsque personne ne répond à ces questions, c’est que tout le monde est responsable en théorie et que personne ne l’est en pratique.

Cette culture du flou est dangereuse. Elle permet à chacun de se réfugier derrière une excuse. L’agent dit que ce n’est pas lui. Le chef de service dit qu’il n’était pas au courant. Le responsable dit qu’il manque de moyens. Le citoyen, lui, rentre chez lui avec son problème non résolu. Bien sûr, nos administrations ont parfois de vrais manques : manque de personnel, manque de matériel, surcharge, budgets limités, procédures anciennes. Il serait injuste de nier ces difficultés. Mais la pauvreté des moyens ne doit jamais devenir un permis de négligence. Quand les moyens sont limités, l’organisation doit être plus rigoureuse, non plus désordonnée.

Le dysfonctionnement répété a un coût invisible. Il coûte des heures de travail perdues, des déplacements inutiles, de l’essence, de la fatigue, de la colère, de la méfiance. Il pousse certains citoyens vers les passe-droits, car ils finissent par croire que la voie normale ne fonctionne pas. Il encourage les relations, les interventions, les coups de téléphone, les connaissances. Et c’est ainsi que la petite panne administrative finit par ouvrir la porte à une grande maladie sociale : l’idée que le droit seul ne suffit pas, qu’il faut toujours connaître quelqu’un pour obtenir ce qui devrait être obtenu simplement.

Sanctionner n’est pas humilier, c’est protéger le service public

Une administration en règle n’est pas une administration qui punit pour punir. C’est une administration qui sait distinguer l’erreur, la faute, la négligence répétée et la fraude. L’erreur peut se corriger par la formation. La faute doit être rappelée. La négligence répétée exige une sanction. La fraude doit être traitée avec fermeté. Si ces niveaux sont confondus, l’injustice apparaît. Mais si rien n’est traité, l’impunité gagne. Le citoyen n’a pas besoin d’une administration brutale, il a besoin d’une administration sérieuse.

Il faut donc mettre en place des mécanismes simples, lisibles et obligatoires. Chaque réclamation doit recevoir un numéro, une date, un délai de réponse et un responsable identifié. Le citoyen ne doit pas déposer une plainte dans le vide. Il doit pouvoir savoir où elle se trouve, qui l’examine et quand une réponse lui sera donnée. La hiérarchie doit être obligée de répondre, même lorsque la plainte n’est pas fondée. Une réponse claire vaut mieux qu’un silence méprisant. Le silence administratif est l’un des plus grands producteurs de colère civique.

Il faut également que les sanctions existent réellement. Une remarque écrite, un avertissement, un déplacement, une suspension, une procédure disciplinaire : tout cela doit être prévu, encadré, contrôlé et appliqué avec justice. Mais il faut surtout que les sanctions soient visibles dans leurs effets, sans nécessairement exposer les personnes à la vindicte publique. Le citoyen n’a pas besoin de connaître tous les détails du dossier disciplinaire, il a besoin de constater que le comportement dénoncé ne se répète plus. La meilleure sanction est parfois celle que l’on ne commente pas, mais dont on voit le résultat : le service fonctionne enfin.

La protection des lanceurs d’alerte internes est également indispensable. Dans chaque administration, il existe des agents honnêtes qui voient les abus, qui souffrent du désordre, qui veulent travailler correctement, mais qui se taisent par peur des représailles ou par découragement. Il faut les protéger. Il faut leur donner des canaux sûrs pour signaler les irrégularités. Une administration saine n’est pas celle où tout le monde se tait, c’est celle où la vérité peut remonter sans que celui qui la dit soit puni à la place de celui qui triche.

Remettre l’administration au service du citoyen

Réformer l’administration ne signifie pas seulement numériser les guichets ou installer des plateformes. Le numérique peut aider, bien sûr, mais il ne remplacera jamais l’éthique du service. Une plateforme peut recevoir une demande, mais elle ne garantit pas à elle seule le respect du délai. Un ordinateur peut imprimer un document, mais il ne remplace pas la conscience professionnelle. La modernisation ne doit pas être un décor, elle doit être une culture, celle du délai respecté, de la réponse claire, de la responsabilité assumée.

Chaque service public devrait afficher des engagements simples : délai de traitement, documents nécessaires, responsable du service, procédure de réclamation, recours possible. Ces informations doivent être visibles, compréhensibles et respectées. Le citoyen ne doit pas venir trois fois pour apprendre à la troisième visite qu’il manque une pièce. Il ne doit pas découvrir au guichet une règle inventée le matin même. Il ne doit pas dépendre du ton d’une personne pour accéder à un droit. La règle doit être écrite, stable, publique et la même pour tous.

Il faut aussi réhabiliter la notion de chef. Un chef de service n’est pas seulement une personne qui signe. C’est une personne qui organise, contrôle, anticipe, corrige. Il doit savoir si l’imprimante fonctionne, si le papier existe, si les agents sont présents, si les citoyens attendent trop longtemps, si les réclamations s’accumulent. La hiérarchie ne peut pas se contenter d’être une décoration administrative, elle doit être une responsabilité quotidienne. Là où il n’y a pas de contrôle, il y aura tôt ou tard du laisser-aller. Là où il n’y a pas de conséquence, il y aura tôt ou tard de l’abus.

La Tunisie n’a pas seulement besoin de grandes réformes annoncées dans les discours. Elle a besoin de petites rigueurs appliquées chaque jour. Elle a besoin d’une administration qui arrive à l’heure, qui répond, qui s’excuse lorsqu’elle se trompe, qui corrige lorsqu’elle faillit, qui sanctionne lorsqu’il le faut. Elle a besoin de responsables qui ne confondent pas solidarité de corps et complicité passive. Elle a besoin d’agents respectés, mais aussi responsables. Elle a besoin de citoyens patients, mais non humiliés.

Le service public est une promesse. Quand cette promesse est tenue, le citoyen retrouve confiance. Quand elle est trahie, même pour une simple feuille de papier, c’est l’État qui se réduit aux yeux de ceux qu’il devrait servir. Une administration digne n’est pas celle qui ne commet jamais d’erreurs, c’est celle qui refuse de les laisser se répéter. C’est celle qui comprend qu’un papier prêt le jour J, une imprimante fonctionnelle, une réclamation suivie et un agent rappelé à l’ordre ne sont pas des détails techniques. Ce sont les gestes élémentaires d’un pays qui se respecte.

L’article L’impunité administrative : cette panne silencieuse qui coûte cher à la Tunisie est apparu en premier sur Le Temps News.

Après le bac, l’orientation universitaire :  peser le pour et le contre avant de choisir

Von: tmps
04. Juli 2026 um 09:30

Sans doute l’orientation universitaire revêt-elle une importance capitale dans l’accompagnement des élèves appelés à choisir leur parcours après le baccalauréat. Toutefois, les nouveaux étudiants sont tenus de faire leur choix en se basant sur les critères précisés par le guide d’orientation qui vient d’être publié par le ministère de l’Enseignement supérieur, en formulant des informations fiables et complètes, loin des pressions familiales, des influences extérieures ou des données non vérifiées. C’est que le choix d’une spécialité après le baccalauréat ne doit pas être une décision émotionnelle, aléatoire ou ne correspondant pas aux compétences et aux vocations de l’étudiant. 

Il s’agit donc d’un processus qui nécessite un véritable accompagnement, ainsi qu’un accès clair aux informations relatives aux offres de formation, aux conditions d’accès et aux perspectives futures de chaque spécialité. L’objectif est de permettre au candidat de construire son choix sur des bases solides et de mieux anticiper son parcours universitaire et professionnel. Il va sans dire qu’une orientation réussie repose sur un équilibre entre le souhait de l’élève, ses capacités, ses résultats effectifs et les exigences de la formation choisie.

Une étape décisive

En réalité, cette tâche doit être strictement réservée aux seuls nouveaux bacheliers, sans l’intervention d’autrui, mêmes leurs parents. Il s’agit là d’une affaire tout à fait personnelle qui ne concerne que le nouveau bachelier. C’est lui seul qui est le plus habilité à choisir les études supérieures qu’il aimerait le plus pour exercer le métier qu’il préfèrerait faire plus tard. Un jour, quand il sera médecin, ingénieur ou pilote de l’air et durant toutes les années que durera sa carrière, il sera heureux d’avoir accompli le bon choix puisqu’il exercera son métier avec amour, plaisir et dévouement. 

Si, en revanche, le choix de l’orientation est fait sous des contraintes pour satisfaire les caprices des uns et des autres, le nouveau bachelier entamera ses études universitaires, la mort dans l’âme, sans goût ni motivation. Même s’il réussit à déclencher son diplôme universitaire, c’est avec beaucoup d’amertume qu’il s’engagera dans la vie active, regrettant souvent de ne pas avoir fait les études qu’il aurait souhaitées. Les conséquences seront encore plus désastreuses si le diplôme obtenu demeure sans débouchés. C’est pourquoi le nouveau bachelier doit peser le pour et le contre, jauger ses capacités personnelles, intellectuelles et physiques, avant d’effectuer son choix de la filière universitaire qu’il compte suivre et qui lui permettra un jour d’exercer le métier de son rêve. Laissons-les donc agir à leur guise et selon leurs vocations et prédilections. Qu’ils soient capables de faire le bon choix et d’être responsables de leurs propres actes. Le temps est révolu où le père ordonnait à son fils : «Tu feras médecine !» ou «Tu seras ingénieur !» ou encore : «Tu dois intégrer telle ou telle faculté !» Les jeunes d’aujourd’hui veulent se sentir plus responsables de leur avenir. L’expérience a montré que beaucoup d’entre eux se disent désorientés ou mal orientés et cela se manifeste dès la première année des études supérieures où on enregistre des centaines d’abandons et d’échecs, ce qui engendre un coût important pour la société.

 

Etre responsable de son choix

Il va sans dire que la réussite ou l’échec dans les études universitaires dépendra en grande partie de la filière qu’on aura choisie. Ce choix est d’autant plus important qu’il relève d’une bonne connaissance de la part du candidat à plusieurs niveaux : les critères indiqués dans le guide d’orientation concernant chaque filière, les capacités personnelles et les prédispositions intellectuelles, physiques et psychiques nécessaires à toute intégration dans la vie estudiantine. De même, ce choix décisif est soumis à un compromis entre ses désirs, ses préoccupations et ses centres d’intérêt d’une part, et les exigences des études et des formations à acquérir dans la filière envisagée d’autre part. Il ne suffit donc pas de répondre à certains critères scientifiques pour opter pour telle ou telle filière universitaire, mais il faut prendre en considération plusieurs facteurs. D’ailleurs, rien ne sert de courir ! Il faut prendre son temps pour se renseigner et avoir de plus amples renseignements sur l’opération de l’orientation et sur le profil de la filière à choisir. Des professeurs spécialisés dans l’orientation scolaire et universitaire sont aux secours de ces bacheliers pour les conseiller et les orienter vers les filières les plus adéquates. 

D’ailleurs, une rencontre nationale d’information à l’intention des nouveaux bacheliers s’est tenue récemment à la Cité des Sciences où Ahlem Chater, directrice des affaires estudiantines au ministère de l’Enseignement supérieur, a précisé toutes les informations et les conditions relatives au déroulement de l’orientation universitaire, et ce, pour éclairer les nouveaux étudiants sur plusieurs questions concernant l’orientation, la formation, les métiers et les débouchés assurés par les différentes filières. Pour entamer de bon pied le cycle supérieur et bien réussir ses études universitaires, il faut effectuer le choix qui prenne en considération les motivations et les aspirations mais aussi les capacités intellectuelles et physiques de l’intéressé, sans pour autant être influencé par l’entourage qui pourrait induire le nouveau bachelier en erreur. Rappelons que la session principale de l’orientation universitaire 2026 se déroulera du 27 juillet au 3 août ; les résultats seront publiés le 7 août 2026. Bonne chance à tous !

Hechmi KHALLADI



L’article Après le bac, l’orientation universitaire :  peser le pour et le contre avant de choisir est apparu en premier sur Le Temps News.

Tunisie-COMESA :  L’intégration régionale, levier de repositionnement géostratégique dans une Afrique en mutation

Von: tmps
04. Juli 2026 um 08:26

Par Mondher AFI

La rencontre tenue le 30 juin 2026 à Tunis entre le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et la Secrétaire générale du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), Chileshe Mpundu Kapwepwe, intervient dans un contexte où la politique étrangère tunisienne accorde une attention croissante à son environnement africain. Cette dynamique s’inscrit dans les orientations générales de l’État définies par le Président de la République, Kaïs Saïed, qui placent la diversification des partenariats et le renforcement de la présence tunisienne en Afrique parmi les axes de l’action extérieure.

Toutefois, réduire cette rencontre à une séquence protocolaire constituerait une lecture incomplète de ses véritables enjeux. Elle traduit une évolution plus profonde des logiques diplomatiques contemporaines, où les organisations régionales ne sont plus seulement des cadres institutionnels de coopération, mais deviennent des instruments de puissance, de résilience économique et de projection stratégique. Dans un système international marqué par la fragmentation des chaînes de valeur, la rivalité croissante entre les grandes puissances et la régionalisation des échanges, les communautés économiques africaines apparaissent désormais comme des espaces de sécurisation des intérêts économiques autant que des vecteurs de stabilité politique. Comme le souligne Yves Lacoste : «La géographie, cela sert d’abord à faire la guerre.»

Au-delà de sa formulation devenue classique, cette réflexion rappelle que l’espace constitue avant tout un facteur de puissance. Dans le contexte actuel, cette puissance ne s’exprime plus uniquement par les moyens militaires, elle repose également sur la capacité des États à organiser les flux commerciaux, les infrastructures, les réseaux numériques et les corridors logistiques.

L’évolution du COMESA illustre parfaitement les transformations que connaît aujourd’hui l’intégration africaine. Initialement conçu comme un mécanisme destiné à favoriser les échanges commerciaux entre ses membres, il s’est progressivement affirmé comme un acteur majeur de la gouvernance économique régionale.

Avec plus de six cents millions d’habitants, représentant près d’un tiers de la population africaine, le COMESA constitue désormais un marché d’une ampleur considérable, mais surtout un espace d’expérimentation de nouvelles politiques publiques en matière d’intégration économique. L’organisation développe simultanément des mécanismes de facilitation du commerce, des programmes d’interconnexion des infrastructures, des plateformes numériques de paiement, des stratégies industrielles régionales et des politiques communes en matière énergétique.

Cette mutation traduit un changement de paradigme. L’intégration économique ne consiste plus uniquement à réduire les barrières douanières, elle vise désormais à construire un espace de production intégré, capable de renforcer la compétitivité du continent face aux grands pôles économiques mondiaux.

À cet égard, la pensée de Jean Monnet conserve toute son actualité : «Rien n’est possible sans les hommes, rien n’est durable sans les institutions.»

Le COMESA illustre précisément cette idée selon laquelle les institutions régionales deviennent des multiplicateurs de puissance collective lorsqu’elles sont capables d’organiser des politiques communes de long terme.

 

La géoéconomie au cœur de la nouvelle diplomatie africaine

L’un des enseignements majeurs de cette rencontre réside dans la place accordée aux infrastructures physiques et numériques. Les discussions ont porté sur le développement des liaisons maritimes, l’amélioration des corridors commerciaux, la modernisation des infrastructures frontalières, la facilitation de la circulation des opérateurs économiques ainsi que sur la création de nouvelles plateformes numériques destinées à fluidifier les échanges.

Ces priorités traduisent une transformation profonde des rapports de puissance.

Les ports, les réseaux ferroviaires, les plateformes logistiques, les systèmes numériques de paiement et les câbles de télécommunications constituent désormais des infrastructures stratégiques comparables aux ressources énergétiques ou aux capacités industrielles du siècle précédent.

Autrement dit, la compétition internationale tend progressivement à se déplacer du champ militaire vers celui des échanges économiques, des investissements, des technologies et de la maîtrise des flux commerciaux. Dans cette perspective, les infrastructures ne sont plus seulement des équipements, elles deviennent des instruments de souveraineté économique.

 

La connectivité régionale : une nouvelle architecture de la puissance

L’engagement tunisien en faveur du renforcement des connexions maritimes avec les États membres du COMESA mérite une attention particulière.

Dans les approches contemporaines des relations internationales, la connectivité constitue l’un des principaux indicateurs de la capacité d’un État à s’insérer dans les réseaux mondiaux de production. Plus un territoire est connecté, plus il attire les investissements, facilite les exportations et réduit les coûts logistiques.

Cette logique rejoint les analyses du géographe britannique Peter Taylor, selon lesquelles la mondialisation ne supprime pas les territoires, elle les réorganise autour des réseaux.

Ainsi, les routes commerciales, les plateformes portuaires, les hubs logistiques et les infrastructures numériques deviennent les véritables nœuds de la puissance économique mondiale.

Dans cette perspective, la Tunisie cherche à consolider sa position d’interface entre l’espace méditerranéen, l’Afrique subsaharienne et les marchés européens, en mobilisant sa proximité géographique, son expertise technique et ses infrastructures portuaires.

 

Le numérique comme facteur d’intégration régionale

Les références répétées au commerce électronique, à la gouvernance numérique, aux systèmes régionaux de paiement et à l’intelligence artificielle responsable témoignent d’une évolution significative des priorités africaines.

L’économie numérique modifie profondément les mécanismes traditionnels de l’intégration régionale. Les barrières géographiques perdent progressivement de leur importance au profit des infrastructures digitales, des données, des plateformes de paiement et des normes technologiques communes.

Selon Manuel Castells, «le pouvoir réside dans les réseaux qui organisent les flux d’information.» Cette observation trouve aujourd’hui une traduction concrète dans les politiques du COMESA. La compétitivité ne dépend plus uniquement de la production industrielle mais également de la capacité à maîtriser les flux numériques, les paiements électroniques et les échanges de données.

 

L’énergie, la sécurité alimentaire et les nouvelles interdépendances stratégiques

La coopération envisagée dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture intelligente et de la sécurité alimentaire traduit une vision stratégique qui dépasse le cadre des relations économiques classiques pour répondre aux nouveaux déterminants de la puissance et de la résilience des États. Face à la multiplication des crises géopolitiques, climatiques et économiques, les politiques de développement s’articulent désormais autour de trois impératifs majeurs : la transition énergétique, la souveraineté alimentaire et la sécurisation des approvisionnements stratégiques.

Les perturbations des marchés de l’énergie, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les effets croissants du changement climatique ont mis en évidence la nécessité de renforcer l’autonomie des économies nationales. Dans ce contexte, la sécurité énergétique et la résilience alimentaire sont devenues des composantes essentielles de la sécurité nationale et du développement durable.

Cette évolution explique l’accélération des investissements dans les énergies propres. De nombreux États diversifient aujourd’hui leur mix énergétique en développant les énergies renouvelables, le gaz naturel comme énergie de transition, les carburants à faible émission de carbone et l’hydrogène vert. Cette stratégie répond à la fois aux exigences climatiques et à la recherche d’une plus grande autonomie stratégique, tout en s’inscrivant dans la dynamique internationale de transition vers des modèles énergétiques plus durables.

Parallèlement, l’intégration entre transition énergétique, agriculture intelligente et sécurité alimentaire s’impose comme un levier majeur de résilience. Les innovations technologiques, l’optimisation de la gestion des ressources naturelles et la modernisation des systèmes agricoles permettent d’améliorer la productivité tout en renforçant la capacité des États à faire face aux chocs économiques et environnementaux.

Ainsi, la coopération dans ces secteurs stratégiques dépasse la simple logique de développement sectoriel. Elle participe à l’émergence d’un modèle de croissance fondé sur l’innovation, la durabilité et la résilience, où sécurité énergétique, souveraineté alimentaire et compétitivité économique constituent désormais des dimensions indissociables des stratégies contemporaines de développement.

Comme l’affirme Joseph Nye : «L’intégration régionale apparaît ainsi comme un mécanisme permettant de réduire les vulnérabilités extérieures tout en renforçant l’autonomie stratégique des États africains.»

 

La diplomatie des compétences : un nouveau registre de l’influence

L’offre tunisienne de partager son expertise dans les domaines de la formation, de la gouvernance, de la numérisation ou des infrastructures traduit une évolution qualitative de son action diplomatique.

L’influence internationale ne repose plus exclusivement sur les ressources financières ou militaires, elle dépend également de la capacité à diffuser des compétences, des normes administratives, des savoir-faire techniques et des modèles institutionnels.

Cette approche rejoint les travaux de Joseph Schumpeter : «L’innovation est le moteur fondamental du développement économique.»

Le transfert de connaissances devient ainsi un facteur d’influence durable, particulièrement dans les espaces régionaux en pleine transformation.

 

Une gouvernance régionale fondée sur la confiance institutionnelle

L’annonce de la création d’une commission mixte chargée d’assurer le suivi des engagements constitue probablement l’un des résultats les plus significatifs de cette rencontre.

Dans les processus d’intégration régionale, les mécanismes permanents de coordination sont souvent plus déterminants que les déclarations politiques elles-mêmes. Ils permettent d’assurer la continuité des projets, de mesurer les progrès réalisés et de réduire les coûts institutionnels de la coopération.

Cette démarche traduit une évolution vers une gouvernance davantage fondée sur l’évaluation, la planification et la coordination technique.

Dans cette perspective, les engagements exprimés par la partie tunisienne s’inscrivent dans la continuité des orientations de politique étrangère définies au niveau de l’État sous l’autorité du Président de la République, Kaïs Saïed, notamment en ce qui concerne le développement des partenariats africains et le renforcement de la présence tunisienne dans les organisations régionales.

La visite de la Secrétaire générale du COMESA à Tunis revêt une portée qui dépasse largement le cadre d’un échange diplomatique ordinaire. Elle s’inscrit dans une dynamique continentale marquée par la montée en puissance des organisations régionales comme acteurs centraux de l’intégration économique, de la coordination des politiques publiques et du renforcement de la résilience des États africains face aux mutations de l’environnement international. Dans un contexte où les défis liés à la sécurité alimentaire, à la transition énergétique, à la transformation numérique et aux changements climatiques se multiplient, les espaces régionaux deviennent des plateformes privilégiées pour mutualiser les ressources, développer des infrastructures intégrées et favoriser les investissements.

Le renforcement de la coopération entre la Tunisie et le COMESA s’inscrit pleinement dans cette évolution. Il ouvre des perspectives nouvelles dans les domaines du commerce, de la connectivité, des énergies renouvelables, de l’innovation, des systèmes de paiement régionaux et de la mobilité des compétences. Au-delà de la coopération institutionnelle, ce partenariat participe à la recomposition de la géoéconomie africaine, où l’intégration régionale s’affirme progressivement comme un levier essentiel de compétitivité, de souveraineté économique et de développement durable.



L’article Tunisie-COMESA :  L’intégration régionale, levier de repositionnement géostratégique dans une Afrique en mutation est apparu en premier sur Le Temps News.

Décryptage – Tunisie – Quand la BAD et la BM invitent les entreprises à conquérir le monde… pendant que leur propre terrain se dérobe sous leurs pieds

04. Juli 2026 um 06:00

Les discours des grandes institutions internationales changent de ton.

Le récent séminaire organisé autour des opportunités offertes par les marchés financés par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale illustre parfaitement ce décalage. Les représentants des deux institutions ont exhorté les entreprises tunisiennes à mieux exploiter les appels d’offres internationaux, à développer des partenariats stratégiques, à renforcer leur veille économique et à améliorer leur préparation technique.

Sur le papier, rien n’est faux. Dans les faits, pourtant, ce discours ressemble à une injonction paradoxale. Il invite des entreprises qui peinent déjà à survivre dans leur environnement national à se projeter sur des marchés internationaux parmi les plus concurrentiels du monde. Comme si le problème principal de l’économie tunisienne résidait dans un déficit d’information. Comme si les difficultés des entrepreneurs provenaient essentiellement d’une mauvaise connaissance des procédures administratives. Comme si le manque de compétitivité pouvait être corrigé par quelques séminaires, quelques guides méthodologiques et quelques ateliers de formation. La réalité est infiniment plus complexe. Et surtout beaucoup plus douloureuse.

 

L’entreprise tunisienne : une héroïne silencieuse que personne n’écoute plus

Depuis quinze ans, l’entreprise tunisienne vit une histoire dont on parle rarement… même à l’honorable Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat (UTICA). Les statistiques racontent une partie du récit. Les bilans financiers en racontent une autre. Mais seuls les chefs d’entreprise, les cadres, les ouvriers et les familles qui dépendent de ces activités connaissent véritablement la profondeur des difficultés accumulées.

Chaque matin, dans les zones industrielles de Sfax, de Monastir, de Ben Arous, de Bizerte ou de Nabeul, des milliers d’entrepreneurs ouvrent leurs portes avec la même interrogation : comment tenir encore ? Comment payer les salaires ? Comment honorer les échéances bancaires ? Comment absorber l’augmentation des coûts de production ? Comment conserver les compétences qui quittent le pays ? Comment rester compétitif lorsque les concurrents bénéficient d’infrastructures plus modernes, d’une énergie moins chère et de financements plus accessibles ?

Ces questions sont rarement évoquées dans les conférences internationales. Pourtant, elles constituent le véritable quotidien du secteur privé tunisien. Lorsque la Banque africaine pour le développement (BAD) ou la Banque mondiale (BM) expliquent que les entreprises doivent être plus proactives pour accéder aux marchés internationaux, elles oublient parfois/souvent qu’une partie importante de ces entreprises consacre déjà l’essentiel de son énergie à gérer l’urgence. L’urgence n’est pas un concept économique. C’est un état permanent.

 

Le grand malentendu du développement

Le discours dominant repose sur une idée simple : si les entreprises tunisiennes ne remportent pas davantage de marchés financés par les bailleurs internationaux, c’est parce qu’elles ne sont pas suffisamment informées ou préparées.

Cette explication a l’avantage de la simplicité. Mais elle souffre d’un défaut majeur : elle ignore les causes profondes. L’économiste américain Joseph Stiglitz rappelait souvent que les institutions internationales ont tendance à privilégier les réponses techniques à des problèmes qui sont avant tout structurels. Or le développement n’est jamais une affaire de procédures. L’histoire économique mondiale en apporte une démonstration éclatante. Aucune nation n’a construit sa prospérité grâce à des formations sur les appels d’offres.

Aucune puissance industrielle ne s’est imposée parce qu’elle maîtrisait mieux les formulaires administratifs. Les États-Unis ont construit leur puissance grâce à un immense marché intérieur protégé pendant une longue période. L’Allemagne s’est développée grâce à un système bancaire puissant, à une politique industrielle cohérente et à une culture de l’investissement productif. Le Japon a bénéficié d’une coordination étroite entre l’État, les banques et l’industrie. La Corée du Sud a bâti ses géants industriels grâce à une intervention massive des pouvoirs publics. La Chine a combiné protection stratégique, investissements colossaux et planification à long terme.

Partout, la même leçon apparaît. Les champions internationaux ne naissent pas dans les séminaires. Ils émergent dans des écosystèmes favorables.

Quand les pompiers conseillent la course à pied

Il existe une contradiction que peu de responsables osent évoquer publiquement. Depuis plusieurs décennies, les institutions financières internationales recommandent aux pays en développement des politiques reposant sur la discipline budgétaire, la maîtrise des déficits, la réduction du rôle économique de l’État et l’ouverture accrue aux marchés.

Ces orientations ont parfois produit certains résultats. Mais elles ont aussi contribué à affaiblir les marges de manœuvre des États.

La Tunisie n’échappe pas à cette réalité. Au fil des années, les investissements publics ont perdu de leur vigueur. Les infrastructures se sont dégradées. Les entreprises publiques stratégiques se sont fragilisées. L’investissement privé a ralenti. La croissance potentielle s’est affaissée. … Le paradoxe est saisissant.

Les mêmes institutions qui ont longtemps insisté sur les vertus de l’ouverture économique constatent aujourd’hui que les entreprises tunisiennes peinent à être suffisamment robustes pour affronter la concurrence internationale. C’est un peu comme si l’on demandait à un patient convalescent de participer à une compétition olympique au motif qu’il possède désormais le règlement de l’épreuve.

 

La compétitivité ne se télécharge pas

Dans les discours officiels, le mot revient constamment : compétitivité. Le terme est devenu une sorte de formule magique. Pourtant, la compétitivité n’est ni un slogan ni une vertu morale. Elle ne se décrète pas. Elle se construit. Une entreprise tunisienne qui souhaite répondre à un grand appel d’offres international doit souvent mobiliser des moyens considérables. Elle doit disposer d’équipes qualifiées. Elle doit fournir des garanties financières. Elle doit pouvoir supporter des délais de paiement parfois longs. Elle doit investir dans les certifications. Elle doit accéder à des financements compétitifs. Elle doit maîtriser les technologies nécessaires. Or chacun de ces éléments dépend en partie de l’environnement économique national.

Lorsqu’une entreprise emprunte à des coûts élevés, sa compétitivité est affectée. Lorsqu’elle subit des lenteurs administratives, sa compétitivité est affectée. Lorsqu’elle doit faire face à des pénuries ou à des perturbations logistiques, sa compétitivité est affectée. Lorsqu’elle perd ses ingénieurs au profit de l’émigration, sa compétitivité est affectée.

La compétitivité n’est pas une responsabilité individuelle. C’est une construction collective. Et c’est précisément ce que le débat actuel tend à oublier.

 

La Tunisie de l’excellence invisible

Ce qui rend la situation encore plus frustrante, c’est que la Tunisie ne manque pas de talents. Bien au contraire. Des entreprises tunisiennes exportent déjà des composants aéronautiques. D’autres développent des logiciels utilisés à l’international. Certaines interviennent dans l’ingénierie, les services numériques, les énergies renouvelables ou les équipements industriels avec un savoir-faire reconnu. Les compétences existent. L’intelligence existe. L’innovation existe. Ce qui manque souvent, c’est l’environnement capable de transformer ces réussites individuelles en dynamique nationale. Le problème tunisien n’est pas une pénurie d’excellence. C’est une pénurie de conditions favorables à l’excellence. Nuance fondamentale.

 

Le piège des chaînes de valeur mondiales

Depuis plusieurs années, les institutions internationales présentent l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales comme un objectif prioritaire. L’idée paraît séduisante. Mais elle mérite d’être interrogée. Car participer n’est pas nécessairement progresser.

L’économiste Dani Rodrik (1) souligne régulièrement que l’intégration internationale n’est bénéfique que lorsqu’elle permet une montée en gamme technologique. Sinon, elle risque de maintenir les pays dans des activités périphériques. Assembler. Sous-traiter. Exécuter. Produire à faible marge. Pendant que la conception, les brevets, les technologies stratégiques et les profits demeurent ailleurs.

La question essentielle n’est donc pas de savoir combien de contrats les entreprises tunisiennes remporteront grâce aux financements de la BAD ou de la Banque mondiale. La véritable question est de savoir quelle place elles occuperont dans la chaîne de création de valeur. Seront-elles des acteurs stratégiques ? Ou de simples exécutants ?

 

Le silence autour du financement

Le point le plus étonnant demeure sans doute l’absence du débat sur le financement. Car derrière chaque succès international se trouve presque toujours un système financier performant. Une entreprise qui veut remporter un marché de plusieurs millions de dollars doit disposer de ressources importantes. Elle doit parfois engager des dépenses avant même d’obtenir le contrat. Elle doit fournir des garanties. Elle doit investir dans des équipements. Elle doit recruter. Elle doit former. Comment y parvenir lorsque l’accès au financement demeure difficile pour de nombreuses PME tunisiennes ? Comment rivaliser avec des groupes bénéficiant de lignes de crédit abondantes et peu coûteuses ? Voilà sans doute la question centrale. Et pourtant elle reste souvent reléguée au second plan.

 

Derrière les procédures, la question de la souveraineté économique

Au fond, cette discussion dépasse largement le simple cadre des marchés financés par les bailleurs internationaux. Elle touche à la question fondamentale de la souveraineté économique. Une nation ne devient pas prospère parce qu’elle répond mieux aux appels d’offres. Elle devient prospère lorsqu’elle produit davantage de richesse qu’elle n’en consomme. Lorsqu’elle investit dans son appareil productif. Lorsqu’elle innove. Lorsqu’elle transforme son capital humain en puissance économique. Lorsqu’elle crée des entreprises capables de rayonner au-delà de ses frontières. C’est là que réside le véritable défi tunisien. Non pas apprendre à naviguer dans les procédures internationales. Mais reconstruire les fondations d’une économie productive capable de soutenir durablement ses entreprises.

 

Le débat que personne ne veut ouvrir

Le séminaire de la BAD et de la Banque mondiale pose finalement une question involontairement dérangeante. Pourquoi les entreprises tunisiennes ne sont-elles pas déjà présentes massivement sur ces marchés ? La réponse est inconfortable. Parce que les difficultés qu’elles rencontrent ne relèvent pas principalement de l’information. Elles relèvent d’une stratégie économique arrivée à bout de souffle. D’un investissement insuffisant. D’un financement coûteux. D’une croissance faible. D’une industrialisation inachevée.

D’une perte progressive de compétitivité systémique. La Tunisie ne manque pas d’entrepreneurs. Elle ne manque pas d’ingénieurs. Elle ne manque pas d’idées. Elle manque d’un environnement économique capable de libérer pleinement ces énergies. Et tant que cette réalité ne sera pas placée au cœur du débat national, les recommandations des institutions internationales risqueront de ressembler à ces cartes maritimes impeccablement dessinées que l’on remet à un navigateur dont le bateau prend déjà l’eau.

Car avant de conquérir les océans des marchés internationaux, encore faut-il que le navire soit en état de quitter le port. C’est cette vérité simple, humaine et profondément économique que les discours technocratiques peinent encore à reconnaître.

===========

(1) Dani Rodrik, économiste et universitaire turc né en 1957, s’impose comme l’une des figures les plus lucides et critiques face aux dérives de l’hyper-mondialisation. Professeur à l’Université Harvard, il a consacré ses recherches à déconstruire les dogmes du libre-échange et à repenser l’économie du développement. Son œuvre invite à redéfinir l’équilibre entre la prospérité globale, la justice sociale et la souveraineté des peuples.

Sa contribution théorique majeure réside dans le célèbre trilemme politique de l’économie mondiale. Selon cette thèse, il existe une incompatibilité fondamentale entre l’intégration économique profonde, la souveraineté nationale et la démocratie. Un pays ne peut poursuivre que deux de ces trois objectifs à la fois, ce qui le contraint à des arbitrages douloureux. Il peut ainsi sacrifier la démocratie sur l’autel des marchés à travers le mécanisme de la camisole dorée, dissoudre l’État-nation dans un fédéralisme global, ou au contraire limiter la mondialisation pour préserver le choix des citoyens et l’autorité de l’État, à l’image du compromis historique de Bretton Woods.

Au-delà de ce modèle, Dani Rodrik développe une pensée hétérodoxe et humaniste. Opposé à l’ouverture aveugle des frontières, il défend le droit des nations à réguler leur économie pour corriger les inégalités du néolibéralisme. Son analyse a également évolué face aux mutations du monde, délaissant l’illusion d’une industrialisation manufacturière éternelle pour prôner l’amélioration de la productivité dans les services de main-d’œuvre. Pour lui, la disparition des emplois de qualité est le terreau direct du populisme de droite contemporain. Face aux révolutions technologiques, il soutient que l’intelligence artificielle doit être mise au service de l’humain pour décupler ses capacités, plutôt que de servir de prétexte à sa substitution.

Cette vision critique et visionnaire traverse ses ouvrages les plus marquants, de ses premières alertes dans Has Globalization Gone TooFar ? en 1997 à ses réflexions sur La Mondialisation sur la sellette, pour aboutir enfin en 2025 à son plaidoyer pour une prospérité partagée dans un monde fracturé.

===========================

* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

L’article Décryptage – Tunisie – Quand la BAD et la BM invitent les entreprises à conquérir le monde… pendant que leur propre terrain se dérobe sous leurs pieds est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Gafsa–Tébessa : le partenariat tuniso-algérien change d’échelle

03. Juli 2026 um 22:58

Le Forum tuniso-algérien sur l’investissement et le commerce bilatéral entre le gouvernorat de Gafsa (Tunisie) et la région de Tébessa (Algérie) a abouti à la conclusion de nombreuses ententes et l’annonce de projets stratégiques pour le développement des zones frontalières, a fait savoir l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

Pendant deux jours, les 24 et 25 juin 2026, environ 180 rencontres bilatérales (B2B) ont réuni des acteurs économiques des deux pays, autour de secteurs clés tels que l’industrie, les mines, la construction, l’agriculture, les services, la formation et l’artisanat. Ces échanges ont permis la conclusion de 35 accords préliminaires pour de futurs partenariats entre les entreprises tunisiennes et algériennes.

Ce forum a également été l’occasion de promouvoir 7 grands projets dans le secteur des matériaux de construction dans l’objectif d’attirer des investisseurs des deux pays pour dynamiser l’économie des régions frontalières et créer de nouvelles opportunités d’emploi.

Les acteurs économiques participants à ce forum ont, par ailleurs, convenu de mettre en place un mécanisme conjoint de coordination et de suivi, pour transformer ces intentions en réalités économiques. Ce dispositif sera chargé d’accompagner les porteurs de projets et de faciliter la mise en œuvre des ententes conclues.

D’après l’APII, un mémorandum d’entente issu de ces travaux sera prochainement soumis aux autorités compétentes des deux pays pour adoption finale et mise en application, afin de concrétiser la volonté commune de la Tunisie et de l’Algérie de renforcer leur intégration économique.

Avec TAP

L’article Gafsa–Tébessa : le partenariat tuniso-algérien change d’échelle est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pronostic Quinté : Prix d’Orgeval à Enghien

Von: farhat
03. Juli 2026 um 22:47

Pour cette 4ème course à Enghien, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
5-12-15-1-6-7-11
​Le cheval 5– I Love Josselyn s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le 15– Hélali de Montceau sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Enghien.

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 16 partants du Prix d’Orgeval. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Enghien :

1. Install d’Alouette : Amené au mieux pour cet engagement idéal. Véloce au départ et plaqué/déferré, il disputera l’arrivée à l’issue d’un parcours caché.

2. Issia de Charly : À ne pas condamner sur ses récents échecs. Préparée ferrée dernièrement et affichant une forme optimale, elle vise le Quinté+.

3. Icare des Valois : Nettement plus performant à main gauche et idéalement positionné en première ligne. Malgré son intermittence, il détient une belle chance.

4. Hibiscus de Latom : Aligne les contre-performances mais vient de changer d’écurie. Nanti d’un excellent numéro derrière la voiture, un réveil reste possible.

5. I Love Josselyn : Se présentera dans une condition physique irréprochable. Sujet délicat mais compétitif dans cette catégorie, sage, il visera le top 5.

6. Inédit du Pavillon : Reste sur un probant podium à Amiens en pleine forme. Retrouvant Matthieu Abrivard pour un parcours préservé, sa place est à l’arrivée.

7. Horace d’Arthenay : Trottait en net progrès lors de sa rentrée au monté. Handicapée par la stalle 7, cette course visée lui offrira une place.

8. Iréno des Plaines : Non Partant

9. Ivon de la Monerie : En constants progrès sur sa récente sortie à Chartres. Associé à Franck Nivard sur une piste qu’il affectionne, méfiance logique.

10. Héros Dhelpa : Malheureux et enfermé récemment à Segré mais auteur d’une fin de course tranchante. Maniable et bien situé en seconde ligne, podium attendu.

11. Idéfix Jihem : Excellente rentrée à Rambouillet mais a connu un léger contretemps physique depuis. Toujours en bonne condition, il visera le Quinté+.

12. Houston de Cuigny : À racheter après sa récente incartade à Agen. Nettement plus à son aise sur le profil d’Enghien, il visera un accessit.

13. Impact Player : Fautif au départ dernièrement à Vincennes mais a bien conclu en retrait. Mal loti en seconde ligne, tout sera une question de parcours.

14. Intrépide des Bois : Engagement visé par son mentor mais se voit raccourci pour l’occasion. Ferré léger pour plus de confort, il briguera une place.

15. Hélali de Montceau : Modèle de courage qui manque cruellement de réussite. Contrainte de s’élancer en dehors à l’économie, elle visera une fin de combinaison.

16. Hollywood Torino : Effectue une grande rentrée après plusieurs mois d’absence. Très délicat et nanti d’un numéro excentré, sa tâche s’annonce trop ardue.

L’article Pronostic Quinté : Prix d’Orgeval à Enghien est apparu en premier sur Le Temps News.

Tunisie Telecom soutient le Festival Hay Hlel et réaffirme son engagement en faveur de l’inclusion sociale et du développement culturel de proximité

Von: farhat
03. Juli 2026 um 14:28
Dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale, Tunisie Telecom , partenaire de Cinematdour , a accompagné, la première édition de Hay Hlel Urban Fest, une manifestation culturelle et citoyenne organisée au cœur de l’un des quartiers populaires de la capitale.
À travers ce partenariat, Tunisie Telecom réaffirme sa volonté de contribuer activement à la promotion de la culture, au renforcement du lien social et à la valorisation des initiatives locales qui favorisent l’épanouissement des citoyens, en particulier des jeunes générations.
Durant toute la durée du festival, les habitants du quartier ; jeunes et adultes ont pu profiter d’un programme riche et varié comprenant des expositions, des animations culturelles, des spectacles et des activités destinées aux familles et aux jeunes. Tunisie Telecom a mis en place un stand proposant une expérience immersive en réalité virtuelle (VR) qui a permis aux participants de vivre une expérience conviviale et enrichissante.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision de Tunisie Telecom qui place la proximité, l’inclusion et l’engagement sociétal au cœur de ses actions.
En soutenant des événements de proximité tels que le Festival Hay Hlel, l’opérateur national contribue à promouvoir l’egalité des chances et à rendre la culture accessible au plus grand nombre de citoyens pour participer à la dynamisation de la vie sociale et culturelle partout en Tunisie .
Les témoignages recueillis auprès des habitants, des parents et des jeunes participants ont mis en évidence l’impact positif de cet événement sur la communauté locale.
Ils ont notamment souligné l’importance de telles initiatives pour offrir des espaces de rencontre, de partage et d’expression, tout en favorisant l’ouverture culturelle et le sentiment d’appartenance à leur quartier. Fidèle à sa mission d’entreprise citoyenne, Tunisie Telecom continuera à soutenir les initiatives culturelles, éducatives et sociales qui contribuent au développement des territoires et au bien-être des citoyens, consolidant ainsi son rôle d’acteur engagé au service de la société tunisienne.

L’article Tunisie Telecom soutient le Festival Hay Hlel et réaffirme son engagement en faveur de l’inclusion sociale et du développement culturel de proximité est apparu en premier sur Le Temps News.

Rapport international: où se situent les principales places financières africaines?

03. Juli 2026 um 14:06

Un centre financier désigne une place urbaine concentrant les principales fonctions financières: intermédiation bancaire, marchés de capitaux, services d’investissement, assurance et sièges régionaux d’institutions financières. À l’échelle internationale, New York et Londres constituent les références structurelles du système financier mondial. Dans son 39 édition publiée le 26 mars 2026, le Global Financial Centres Index met en évidence une recomposition progressive de la hiérarchie mondiale des places financières.

En effet, le Global Financial Centres Index est un classement international bisannuel qui évalue la compétitivité des principales places financières mondiales. Il analyse les villes selon leur capacité à accueillir des activités financières telles que les banques, les investissements et les services financiers liés à la technologie. D’ailleurs, pour cette édition, le classement est dominé par New York, suivie de Londres et Hong Kong. Et du nouveau? Dubaï réalise l’une des progressions les plus marquantes de l’édition et intègre le top 10 mondial, à la 7ème place, devant plusieurs grandes places américaines. 

Par ailleurs, si on parle de l’Afrique, le rapport confirme que le paysage financier est en pleine mutation porté par 2 pôles, à savoir Casablanca et Johannesburg. Les deux villes progressent mais sur des dynamiques différentes.

Casablanca reste le premier centre financier africain et se classe 4e dans la zone Moyen-Orient et Afrique, derrière Dubaï, Abu Dhabi et Doha. La ville enregistre une forte progression dans la FinTech, avec plus de 20 places gagnées dans ce segment. C’est la principale évolution mise en avant par le rapport. La région Moyen-Orient et Afrique affiche une baisse moyenne de 1,23%. Casablanca progresse donc surtout en comparaison avec ses concurrents régionaux, portée par les activités financières digitalisées.

Johannesburg gagne 14 places au classement mondial. Elle fait partie des rares centres financiers de la région à voir sa notation globale augmenter, avec Doha et Koweït City. Le mouvement est plus large que celui de Casablanca, avec une amélioration sur plusieurs indicateurs.

Classement africain du GFCI 

Casablanca (Maroc): 1er en Afrique (49ème mondial). Elle conserve son statut de leader continental et se classe 4ème dans la région globale Moyen-Orient & Afrique.

Maurice (République de Maurice): 2ème en Afrique (50ème mondial). Elle gagne deux places par rapport à l’édition précédente.

Kigali (Rwanda): 3ème en Afrique (72ème mondial). Bien qu’elle occupe le podium africain, elle a reculé de 7 places au niveau mondial.

Johannesburg (Afrique du Sud): 4ème en Afrique (80ème mondial). Elle signe la plus forte progression du continent avec un bond de 14 places au classement mondial.

Le Cap (Afrique du Sud): 5ème en Afrique (96ème mondial). Elle enregistre un recul de 4 places.

Nairobi (Kenya): 6ème en Afrique (114ème mondial). Elle a reculé de 9 places par rapport à la version précédente.

Lagos (Nigeria): 7ème en Afrique (118ème mondial). Elle progresse légèrement d’une place au classement mondial.

Rappelons que le rapport est produit par le Z/Yen Group à Londres et le China Development Institute à Shenzhen. Il s’appuie sur une combinaison de 147 indicateurs issus de sources internationales (Banque mondiale, OCDE, Nations Unies) et sur plus de 34 000 évaluations fournies par environ 5 200 professionnels de la finance à travers le monde.

L’article Rapport international: où se situent les principales places financières africaines? est apparu en premier sur Managers.

Plan 2026-2030 : Iheb Ben Salem défend un équilibre entre ambition et réalisme

03. Juli 2026 um 14:03

Dans une interview exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Iheb Ben Salem, consultant en transformation et développement durable, revient sur le Plan de développement 2026-2030 actuellement examiné à l’Assemblée des représentants du peuple. Il en détaille les mécanismes de sélection des projets, les objectifs implicites, ainsi que les contraintes financières susceptibles d’en limiter la réalisation intégrale.

Selon le consultant, les documents et informations qui circulent actuellement indiquent que les conseils locaux, régionaux et de district seront associés au choix des projets à mettre en œuvre. Cette contribution territoriale demeure toutefois subordonnée aux politiques publiques du pays : les choix opérés à ces différentes échelles devront rester cohérents avec les priorités définies au niveau national.

M. Ben Salem souligne cependant une lacune importante dans le dispositif actuel : l’absence de règles d’arbitrage clairement établies. Une fois connues de tous, celles-ci devraient selon lui faire l’objet d’un consensus, afin d’éviter les tensions sociales susceptibles de naître du choix de certains projets plutôt que d’autres. Il précise au passage que le plan comporte plus de 21 000 projets et ne pourra être mis en œuvre dans son intégralité, en raison des capacités financières, humaines et techniques limitées du pays, mais aussi de la conjoncture internationale, susceptible d’imposer des réaménagements.

Il appelle par ailleurs à une vigilance particulière dans la sélection des projets, qui doit répondre à une logique d’intégration territoriale plutôt qu’à des choix sporadiques dictés par des priorités individuelles, en plaidant pour une analyse concertée permettant de faire converger les différentes échelles de décision autour de priorités communes.

Deux objectifs implicites : contenir les disparités et inverser la tendance

M. Ben Salem identifie deux objectifs qu’il juge implicites à ce texte de planification. Le premier consiste à garantir qu’à l’horizon 2030, l’écart de développement entre les régions ne s’élargisse pas, avec pour ambition, dans le meilleur des cas, une légère réduction de cet écart. Le second porte sur l’indicateur de développement global du pays, mesuré depuis 2000 : les relevés successifs de 2012, 2015, 2018, 2021 et 2024 font apparaître, selon lui, une tendance générale à la régression, quelque peu freinée entre 2021 et 2024. L’objectif du programme serait ainsi d’enrayer cette régression et de relancer une progression positive de l’indicateur national.

La transformation administrative érigée en priorité

Autre élément de lecture mis en avant par le consultant : pour la première fois, un tel document érige la transformation des capacités administratives et des services publics au rang de priorité à part entière, aucun déploiement effectif n’étant, selon lui, envisageable sans une action publique efficace.

Interrogé sur la faisabilité de ces objectifs et sur les moyens disponibles pour les atteindre, Iheb Ben Salem se montre mesuré : il doute que l’ensemble du programme puisse être concrétisé, les ambitions affichées lui paraissant élevées au regard des capacités réelles du pays. Il rappelle toutefois qu’un plan de développement n’est pas un document figé mais s’inscrit dans une action continue, si bien qu’il est courant qu’une partie des projets soit reportée à l’étape suivante.

Notre invité avance qu’aucun chiffre officiel n’a été communiqué concernant le coût global du plan, les estimations circulant évoquant toutefois un montant dépassant 100 milliards de dinars. Il situe la capacité annuelle de mobilisation en investissement public autour de 7 à 8 milliards de dinars, soit près de 35 milliards de dinars sur l’ensemble de la période, et considère que parvenir à consommer cette enveloppe dans des projets à effet concret et efficace constituerait déjà un objectif raisonnable.

Vers une révision des modes d’exécution

Notre interlocuteur juge nécessaire que le programme conserve des visées élevées, seules à même de transformer durablement les réalités du pays, tout en gardant une juste mesure des ressources disponibles. La capacité d’exécution ne dépend en effet pas uniquement du volet budgétaire, si déterminant soit-il, mais aussi de la complexité de la situation nationale, des capacités humaines, techniques et logistiques des administrations chargées de la mise en œuvre, ainsi que de l’aptitude du secteur privé à exécuter les travaux demandés : un tissu économique dont il pointe justement la fragilité financière.

Cette fragilité appellerait selon lui une révision des modes de déploiement des projets et d’attribution des marchés publics, au profit d’enveloppes plus réduites, mieux adaptées aux capacités réelles des entreprises. L’objectif serait ainsi d’exécuter le maximum de projets possible selon les ressources disponibles, en privilégiant ceux qui restent cohérents avec les priorités nationales et les besoins exprimés à l’échelle locale, et qui produisent un effet perceptible pour le citoyen. Un tel signal serait, selon Iheb Ben Salem, de nature à renforcer la confiance dans la capacité de l’État à se transformer et à encourager l’engagement citoyen dans l’action publique, servant ainsi de catalyseur pour le programme suivant.

L’article Plan 2026-2030 : Iheb Ben Salem défend un équilibre entre ambition et réalisme est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Enactus TBS décroche un 4ᵉ sacre consécutif et porte la Tunisie vers la World Cup 2026 au Brésil

03. Juli 2026 um 13:28

Pour la quatrième fois consécutive, Enactus TBS a été sacrée Championne Nationale dans la catégorie Advanced Stage Challenge lors de la 17e édition de la Enactus Tunisia National Exposition, tenue les 1er et 2 juillet à l’hôtel Radisson Blu Convention Center.

Dans la catégorie Early Stage Challenge, c’est Enactus Sup’Com qui a remporté le titre national.

Ces deux victoires ouvrent aux équipes championnes les portes de la Enactus World Cup 2026, qui se tiendra à São Paulo, au Brésil, où elles représenteront la Tunisie avec l’ambition de décrocher un nouveau titre mondial.

Organisée avec le précieux concours de la Konrad-Adenauer-Stiftung, Tunisie Telecom et le Groupe Poulina, la 17ᵉ édition de la Enactus Tunisia National Expo s’est achevée avec succès, confirmant une nouvelle fois son statut de plus grand rendez-vous national dédié à l’entrepreneuriat étudiant à impact. Pendant deux journées riches en échanges, en compétitions et en moments d’inspiration, l’événement a rassemblé plusieurs centaines d’étudiants, d’universitaires, de chefs d’entreprise, de partenaires institutionnels et d’acteurs du secteur privé.

L’événement s’est ouvert par une rencontre-débat de haut niveau autour du thème «L’IA: Opportunité stratégique ou menace émergente?», réunissant des experts reconnus de l’intelligence artificielle, de l’innovation, dont notamment:

– Madame Nozha Boujemaa, PhD Senior AI Advisor, Global VP AI Innovation and Trust Co-Chair of GPAI/OECD

– M. Jihed Othmani, CFO Thunders.ai

Les échanges ont permis d’explorer les profondes mutations induites par l’IA, et de souligner le rôle déterminant que les jeunes leaders auront à jouer dans le développement d’une IA responsable, éthique et au service du développement durable.

La National Expo a également offert de nombreux temps forts consacrés à l’inspiration et au partage d’expérience. Le panel «Enactus Tunisia Success Story: Alumni qui réussissent!» a permis à des alumni Enactus devenus entrepreneurs de partager leurs parcours et de témoigner de l’impact durable de l’expérience au sein d’Enactus sur leur développement personnel et professionnel.

Sabrine Chennaoui, fondatrice de MonSapo, a également livré un témoignage authentique sur son parcours de combattant pour pouvoir lancer et développer sa startup.

L’employabilité des jeunes a aussi occupé une place centrale grâce au Speed Hiring Pitch, qui a créé des opportunités de rencontres entre étudiants et recruteurs de différentes entreprises partenaires

Durant cette édition, les équipes Enactus représentant les universités tunisiennes ont présenté leurs projets entrepreneuriaux devant un jury composé de dirigeants d’entreprise et d’experts. Les différentes phases de compétition, des demi-finales à la grande finale du Early Stage et de l’Advanced Stage Challenge, ont mis en lumière la qualité, la créativité et l’impact des initiatives développées par les étudiants à travers le pays.

La Enactus Tunisia National Expo 2026 a été également marquée par la participation exceptionnelle de M. Ian Aitken, Chairman d’Enactus Global et d’Enactus Canada, Vice Chair, Pembroke Private Wealth Management, témoignant de l’importance grandissante d’Enactus Tunisia au sein du réseau mondial ainsi que de Ghanem Zrelli, acteur tunisien reconnu, venu partager son parcours et sa vision de la réussite.

 

La cérémonie de clôture a par ailleurs été honorée par la présence de plusieurs personnalités diplomatiques, notamment Son Excellence Monsieur Jose Maria Arbilla, ambassadeur de l’Argentine en Tunisie, et Son Excellence Monsieur Alexandre Bilodeau, ambassadeur du Canada en Tunisie.

Palmarès de la Enactus Tunisia National Expo 2026

-Champion Advanced Stage Challenge: Enactus TBS

-Vice-champion Advanced Stage Challenge: Enactus Faculté de Pharmacie Monastir

-Champion Early Stage Challenge: Enactus Supcom

-Innovation Award: Enactus Faculté de Pharmacie Monastir

-Environment Award: Enactus TBS

-Enactus Spirit Award: Enactus Limitl’ESS ISSH Jendouba

-Staff Pick Award: Enactus ESIAT

-Best University Administration Award: Enactus Faculté de Pharmacie Monastir

-Best Project Photo of the year: Enactus IHEC Carthage

-Best Project Tik Tok of the year: Enactus IHEC Carthage.

L’article Enactus TBS décroche un 4ᵉ sacre consécutif et porte la Tunisie vers la World Cup 2026 au Brésil est apparu en premier sur Managers.

Héla Ben Hassine : Inférieur à 5 % du PIB, l’enjeu n’est plus le niveau mais l’efficacité de l’investissement public

03. Juli 2026 um 13:13

Alors que la préparation du budget de l’État relance le débat sur les priorités économiques, l’investissement public reste au cœur des interrogations. Pour L’Économiste Maghrébin, Héla Ben Hassine, maître de conférences en sciences économiques, dresse un constat sans concession : la Tunisie investit insuffisamment, mais surtout de manière inefficace. Une double faiblesse qui pèse lourdement sur la croissance, la compétitivité et le développement régional.

Un investissement public en recul depuis plus de quinze ans

Pour Héla Ben Hassine, l’investissement public constitue bien plus qu’une simple dépense budgétaire. Il représente « le principal levier permettant de renforcer durablement la capacité productive de l’économie », à travers la construction ou la modernisation des infrastructures, des établissements de santé, des écoles, des réseaux d’eau, de transport, d’énergie ou encore des infrastructures numériques.

Or, en Tunisie, son poids dans les finances publiques ne cesse de diminuer.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • La part de l’investissement public dans les dépenses de l’État est passée de 16,9 % en moyenne avant 2011 à 15,8 % aujourd’hui ;
  • Rapporté au PIB, il représente environ 5 %, contre près de 7 % dans les pays émergents comparables.

Pour l’économiste, cette évolution traduit un choix budgétaire préoccupant.

« Face aux contraintes budgétaires, l’investissement public est devenu la principale variable d’ajustement, alors même qu’il devrait constituer l’un des principaux moteurs de la croissance de long terme. »

L’augmentation de la dette publique, des dépenses salariales, des subventions et du service de la dette absorbe désormais une part croissante des ressources de l’État, reléguant les dépenses d’investissement au second plan.

« Sacrifier l’investissement aujourd’hui, c’est compromettre la croissance de demain »

Selon Héla Ben Hassine, réduire les investissements peut sembler une solution de court terme, mais cette stratégie engendre un coût économique considérable. « En sacrifiant l’investissement aujourd’hui, on compromet la croissance, la compétitivité et les recettes fiscales de demain ».

L’universitaire estime ainsi que la Tunisie n’investit pas suffisamment au regard de ses besoins de développement. Mais, insiste-t-elle, la question n’est pas uniquement quantitative. « Le véritable enjeu est de concilier quantité et qualité. Augmenter les crédits d’investissement est nécessaire, mais cela ne produira les effets attendus que si les projets sont correctement sélectionnés, bien préparés et exécutés dans les délais ».

Le FMI pointe un problème d’exécution, pas seulement de moyens

S’appuyant sur le rapport Public Investment Management Assessment (PIMA) du FMI, l’universaire souligne un paradoxe : la Tunisie dispose d’un cadre institutionnel relativement solide, parfois comparable, voire supérieur, à celui de plusieurs pays émergents. En revanche, les difficultés apparaissent au niveau de la mise en œuvre.

Le diagnostic du FMI met notamment en évidence :

  • Une programmation pluriannuelle insuffisante ;
  • Des évaluations ex ante limitées ;
  • Des critères de sélection des projets perfectibles ;
  • Un suivi insuffisant des actifs publics ;
  • Une gestion encore fragile des partenariats public-privé.

Pour Ben Hassine, le défi consiste donc à transformer chaque dinar investi en infrastructures de qualité et en croissance durable.

Quels secteurs doivent être prioritaires ?

Plutôt que d’opposer les différents domaines d’investissement, Héla Ben Hassine plaide pour une hiérarchisation fondée sur leur impact économique.

Les infrastructures économiques arrivent en tête des priorités :

  • transport ;
  • logistique ;
  • énergie ;
  • eau ;
  • infrastructures numériques.

Ces investissements permettent de réduire les coûts de production, d’améliorer la compétitivité des entreprises et d’accroître l’attractivité du territoire pour les investisseurs privés, en particulier dans les régions de l’intérieur.

Elle insiste également sur l’importance de préserver les investissements dans le capital humain. « L’éducation, la santé et la formation améliorent durablement la productivité, favorisent l’innovation et soutiennent une croissance plus inclusive ».

Un lien direct entre recul de l’investissement et ralentissement de la croissance

Pour Héla Ben Hassine, la corrélation entre investissement public et performances économiques ne fait aucun doute.

Depuis 2011 :

  • L’investissement public est resté autour de 5 % du PIB ;
  • Sa contribution à la croissance s’est nettement amoindrie ;
  • Sa volatilité a plus que doublé.

Conséquence : la croissance économique a ralenti, le PIB est devenu plus instable et l’accumulation du capital public s’est essoufflée. « Moins l’État investit dans les infrastructures productives, moins le secteur privé peut produire efficacement. L’investissement public n’est pas une dépense : c’est un investissement dans la croissance future ».

Un levier pour l’emploi, les régions et la cohésion sociale

Au-delà de son impact macroéconomique, l’investissement public constitue également un puissant outil de développement territorial. Chaque projet d’infrastructure génère des emplois directs dans le bâtiment et les travaux publics, mais aussi des emplois indirects chez les fournisseurs, les transporteurs et les PME locales.

Les investissements dans la santé, l’éducation, le numérique et/ou la transition écologique créent quant à eux des emplois plus qualifiés. Ils permettent également de réduire les disparités régionales.

En améliorant les routes, les réseaux d’eau, l’électricité, les infrastructures numériques, les hôpitaux et les établissements scolaires dans les régions de l’intérieur, l’État favorise ensuite l’installation d’investisseurs privés. « Un dinar investi dans une route ou un hôpital ne produit pas seulement des infrastructures ; il produit aussi davantage d’emplois, plus d’investissements privés et davantage de cohésion sociale ».

Le vrai problème : l’efficacité de la dépense publique

Pour l’universitaire, le diagnostic est clair : le principal défi réside aujourd’hui dans l’efficacité de l’investissement public.

Elle rappelle que :

  • L’écart d’efficience est estimé à près de 14 % par rapport aux meilleures pratiques internationales ;
  • L’ICOR (ratio investissement/croissance) est passé de 1,6 sur longue période à près de 2,9 entre 2012 et 2015, signe qu’il faut désormais beaucoup plus d’investissements pour générer une même unité de croissance.

Autrement dit, chaque dinar investi produit aujourd’hui moins de richesse qu’auparavant. Cette contre-performance s’explique notamment par :

  • Une sélection insuffisante des projets ;
  • Des retards d’exécution ;
  • Des évaluations préalables limitées ;
  • Une programmation budgétaire incomplète ;
  • Des procédures administratives lourdes ;
  • Un suivi insuffisant des résultats.

« La Tunisie possède souvent de bonnes règles sur le papier, mais leur mise en œuvre reste insuffisante », résume-t-elle.

Investir malgré une dette élevée ? Oui, à certaines conditions

La dette publique ne doit pas, selon Héla Ben Hassine, conduire à sacrifier systématiquement l’investissement. Pour ce faire, elle distingue clairement deux types d’endettement :

  • La « bonne dette », qui finance des infrastructures productives génératrices de croissance et de recettes fiscales ;
  • La « mauvaise dette », destinée à couvrir des dépenses courantes ou des déficits récurrents sans effet sur le potentiel économique.

À ses yeux, réduire l’investissement pour contenir la dette serait contre-productif. « Une stratégie reposant uniquement sur la réduction de l’investissement risque d’enfermer la Tunisie dans une trappe de faible croissance, rendant paradoxalement la dette encore plus difficile à stabiliser ».

Sa conclusion est sans équivoque : la soutenabilité de la dette dépend autant de la qualité des investissements financés que de leur volume. Autrement dit, « le véritable défi de la Tunisie n’est pas seulement d’investir davantage ; il est surtout de mieux investir ».

 

L’article Héla Ben Hassine : Inférieur à 5 % du PIB, l’enjeu n’est plus le niveau mais l’efficacité de l’investissement public est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Mondial 2026 : Riyad Mahrez annonce la fin de sa carrière internationale

Von: tmps
03. Juli 2026 um 11:45

Le capitaine de la sélection algérienne de football, Riyad Mahrez, a annoncé qu’il mettait fin à sa carrière internationale, à l’issue de la défaite face à la Suisse (2-0), dans la nuit de jeudi à vendredi au stade BC Place à Vancouver, comptant pour les 1/16es de finale de la Coupe du monde 2026.

« C’est ma dernière apparition avec la sélection, c’était mon dernier match », a-t-il déclaré aux médias à l’issue de la rencontre. Mahrez a dressé un bilan de la participation algérienne, estimant qu’il y avait des « choses positives » à retenir. « L’objectif était de passer en 1/8es de finale de la compétition.

Le match était à notre portée. On encaisse deux buts sur deux erreurs, à ce niveau, ça se paie cash. Il y a eu des choses positives, on a passé le premier tour, je pense qu’on n’a pas démérité.

On concède trop de buts pour espérer réaliser quelque chose », a-t-il conclu. Mahrez (35 ans) avait débuté sa carrière avec la sélection nationale en mai 2014, avant d’être convoqué par l’ancien sélectionneur, Vahid Halilhodzic, pour le Mondial 2014 au Brésil. En 119 apparitions sous le maillot national, Mahrez a marqué 40 buts et délivré 44 passes décisives.

L’article Mondial 2026 : Riyad Mahrez annonce la fin de sa carrière internationale est apparu en premier sur Le Temps News.

Mustafa Taiau : « La nature reste notre boussole »

03. Juli 2026 um 10:18
À l’Espace Rivages de la fondation Hassan II des Marocains résidant à l’étranger à Rabat, le photographe et ingénieur en informatique, Mustafa Taiau expose « Sculptures érosives », une série de photographies réalisées sur le littoral d’Oued Alyane, près de…

L’article Mustafa Taiau : « La nature reste notre boussole » est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

Perturbations météorologiques : les agriculteurs appelés à la vigilance

Von: tmps
03. Juli 2026 um 09:24

En prévision des perturbations météorologiques prévues, le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche a appelé, jeudi, tous les intervenants dans le secteur agricole à faire preuve de vigilance et à prendre les précautions nécessaires.

En effet, la situation météorologique sera favorable, à partir de jeudi après-midi, à l’apparition de cellules orageuses, qui seront accompagnées de chutes de pluie, et localement de grêle, sur les régions du centre et localement du sud, d’après un bulletin de suivi, publié par l’Institut National de la Météorologie (INM), précisant que les quantités des averses varieront entre 20 et 40 mm.

D’après l’INM, les pluies sont prévues, en fin de nuit et vendredi, dans les régions du nord, et elles seront temporairement abondantes dans les régions côtières.

Le vent soufflera fort avec une vitesse qui pourrait atteindre, temporairement, les 80 km/h, dans les régions du nord, les hauteurs et au sud-ouest, avec des vents de sables.

Face à ces conditions, le ministère recommande de sécuriser les équipements, les machines agricoles et les serres exposés aux vents. Il appelle également à éviter les travaux agricoles pendant les épisodes orageux et à suivre les bulletins météorologiques officiels.

Le ministère a appelé les collecteurs de céréales à stocker les récoltes de céréales dans des lieux adaptés, à l’abri de l’humidité et des eaux pluviales et de s’assurer des espaces de stockage, des moyens de transport et des bâches.

Les marins-pêcheurs sont, pour leur part, exhortés à faire preuve de vigilance en mer, à suivre les bulletins météorologiques et de navigation et à éviter toute sortie en mer lors des vents.

L’article Perturbations météorologiques : les agriculteurs appelés à la vigilance est apparu en premier sur Le Temps News.

De Sfax à l’une des plus anciennes universités d’Europe: la nouvelle nomination de Sarhan Dhouib

03. Juli 2026 um 08:59

Le philosophe tunisien Sarhan Dhouib a été nommé titulaire de la Chaire de Philosophie interculturelle de la religion à l’Université de Vienne. Il prendra ses fonctions en septembre 2026, rejoignant l’une des universités les plus prestigieuses d’Europe et la plus ancienne du monde germanophone, fondée en 1365.

Cette nomination marque une nouvelle étape dans le parcours d’un universitaire dont les travaux se situent au croisement de la philosophie occidentale et de la pensée arabo-islamique. La chaire qu’il dirigera est dédiée à l’étude des traditions philosophiques et religieuses dans une perspective comparative et interculturelle, un champ de recherche devenu stratégique face aux enjeux contemporains liés au pluralisme, aux droits humains et au dialogue entre les cultures.

Formé à l’Université de Sfax puis à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Sarhan Dhouib a obtenu en 2008 son doctorat à l’Université de Brême, avec une thèse consacrée à la philosophie de l’identité du philosophe allemand Friedrich Wilhelm Joseph Schelling. En 2011, il reçoit le Prix Jeunes Chercheurs en philosophie du Goethe-Institut pour ses travaux sur le débat des droits humains dans la philosophie politique arabe contemporaine.

Source: AGYA

Ses recherches portent principalement sur l’idéalisme allemand, la philosophie arabo-islamique, la philosophie politique, la philosophie des droits humains et la philosophie interculturelle. Au fil de sa carrière, il s’est imposé comme l’un des spécialistes des échanges intellectuels entre les traditions philosophiques européennes et arabes.

Au-delà de ses travaux académiques, Sarhan Dhouib s’est distingué par son engagement dans la coopération universitaire internationale. Depuis 2011, il pilote, dans le cadre du programme de partenariat du DAAD (Office allemand d’échanges universitaires), un réseau de dialogue associant des universités d’Algérie, d’Égypte, du Liban, du Maroc et de Tunisie autour des questions de démocratie, de justice, de tolérance et de droits humains. Entre 2013 et 2015, il a également dirigé un groupe germano-arabe de jeunes chercheurs consacré à la responsabilité, à la justice et à la mémoire collective.

Ancien membre de l’Arab-German Young Academy of Sciences and Humanities (AGYA) entre 2013 et 2018, il enseignait jusqu’à présent à l’Institut de philosophie de l’Université de Kassel et poursuivait ses recherches comme project fellow à l’Institut de recherche en philosophie de Hanovre.

Avec près de 90 000 étudiants, l’Université de Vienne figure parmi les principaux pôles européens de recherche en sciences humaines. L’arrivée de Sarhan Dhouib à la tête de cette chaire renforce son positionnement dans un domaine où les questions d’interculturalité, de philosophie de la religion et de dialogue entre les traditions intellectuelles occupent une place croissante dans les débats académiques internationaux.

L’article De Sfax à l’une des plus anciennes universités d’Europe: la nouvelle nomination de Sarhan Dhouib est apparu en premier sur Managers.

Nabil Maâloul s’engage avec le CR Belouizdad en Algérie

Von: tmps
03. Juli 2026 um 08:36

L’entraîneur tunisien Nabil Maâloul a été nommé à la tête du CR Belouizdad, a annoncé jeudi le club de Ligue 1 algérienne sur sa page officielle.

Le technicien tunisien a signé pour le poste d’entraîneur dans le cadre d’un contrat d’une saison, en prévision de l’exercice 2026-2027, précise le communiqué.

« Le choix s’est porté sur Nabil Maâloul au regard de sa riche expérience sur les bancs de touche, acquise durant plus de vingt-cinq années à la tête de plusieurs clubs et sélections nationales. », indique le club algérois.

Le CRB rappelle que Maâloul compte à son actif plusieurs titres et une présence régulière dans les compétitions continentales et internationales, exprimant sa « confiance en sa capacité à mener l’équipe vers la réalisation de ses objectifs et à jouer les premiers rôles lors de la prochaine saison. »

Avant son arrivée au CR Belouizdad, Nabil Maâloul, 63 ans, dirigeait depuis le 11 juin 2025 le club koweïtien d’Al-Qadsia, qui a officialisé mercredi la fin de leur collaboration au terme d’une saison conclue à la troisième place du championnat.

Cette expérience constituait son troisième passage au Koweït. L’ancien sélectionneur de la Tunisie avait auparavant dirigé la sélection koweïtienne, avant de connaître une période faste à Koweït SC, avec lequel il a remporté le Championnat, la Coupe et la Supercoupe.

L’ancien international tunisien connaît également le championnat algérien pour avoir entraîné l’USM Alger durant la saison 2024-2025.

Le CR Belouizdad, où évolue l’avant-centre tunisien Mohamed Ali Ben Hammouda, avait annoncé, mercredi, l’arrivée d’un autre tunisien, le milieu de terrain Houssem Tka.

L’article Nabil Maâloul s’engage avec le CR Belouizdad en Algérie est apparu en premier sur Le Temps News.

Vivo Energy finalise l’acquisition de TotalEnergies Marketing Jordan et introduit la marque Engen dans le Royaume

03. Juli 2026 um 08:21

Vivo Energy a le plaisir d’annoncer la finalisation de la transaction portant sur l’acquisition de 100% des actions de TotalEnergies Marketing Jordan.

Vivo Energy, société leader dans la distribution d’énergie en Afrique, qui opère désormais environ 4 200 stations-service à travers 29 marchés, a finalisé aujourd’hui l’acquisition de TotalEnergies Marketing Jordan, y compris son réseau d’environ 180 stations-service et ses activités de carburants commerciaux et de lubrifiants.

Cette acquisition marque l’introduction de la marque Engen en Jordanie. Désormais présente sur 13 marchés de Vivo Energy, Engen est la marque de distribution détenue par Vivo Energy, reconnue pour la qualité de ses produits et de ses services. Elle est également la première marque de carburant en Afrique du Sud où son réseau, fort de plus de 1 000 stations-service, distribue un litre de carburant sur quatre vendu dans le pays. Dans les mois à venir, la marque Engen remplacera progressivement TotalEnergies sur les enseignes des stations-service en Jordanie.

Depuis l’annonce de la transaction en novembre 2025, toutes les parties ont travaillé étroitement à l’obtention des autorisations réglementaires requises et à la réalisation des conditions suspensives, désormais entièrement remplies.

Commentant cette transaction, Stan Mittelman, CEO du Groupe Vivo Energy, a déclaré: “Cette acquisition marque une étape importante pour Vivo Energy qui fait son entrée en Jordanie, premier marché du Groupe en dehors de l’Afrique. La Jordanie bénéficie de fondamentaux solides et est portée par une équipe que nous tenons en haute estime. Vivo Energy et notre marque de distribution Engen, partagent des valeurs africaines de service client et d’engagement envers les communautés, qui, nous en sommes convaincus, trouveront un véritable écho en Jordanie. Nous nous réjouissons de contribuer au développement de ce marché dans les années à venir.”

Adel Saadallah, nouveau Managing Director de Vivo Energy Jordan, a ajouté: “Je suis extrêmement fier d’avoir été nommé pour prendre la direction des activités de Vivo Energy en Jordanie, au moment où nous faisons notre entrée sur ce nouveau marché. Je fais partie de Vivo Energy depuis sa création et ai pu observer de première main comment notre modèle permet de bâtir des entreprises solides et pérennes.”

Le succès de Vivo Energy repose sur des équipes de direction locales autonomes, capables de répondre efficacement aux besoins des clients et des parties prenantes, un modèle que l’entreprise entend également mettre en œuvre en Jordanie.

Saadallah a conclu: “Cette annonce marque un changement d’actionnariat, mais les collaborateurs, les contrats avec les distributeurs et les relations avec les clients demeurent inchangés. Ma priorité sera de travailler aux côtés des équipes en place pour capitaliser sur leurs succès et assurer une transition harmonieuse pour tous. 2026 est une année exceptionnelle pour la Jordanie : le Royaume célèbre les 80 ans de son indépendance et la toute première qualification de l’équipe nationale pour la Coupe du Monde. Nous ferons écho à cette fierté dans nos programmes, en plaçant la Jordanie et les Jordaniens au cœur de nos priorités.”

L’article Vivo Energy finalise l’acquisition de TotalEnergies Marketing Jordan et introduit la marque Engen dans le Royaume est apparu en premier sur Managers.

❌