Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a reçu, lundi, au siège de son département, le commandant des forces navales américaines en Afrique et en Europe, l’amiral George M. Wikoff. La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, du chef d’état-major de la Marine nationale et de plusieurs hauts responsables des deux pays.
À cette occasion, le ministre a souligné la solidité des relations d’amitié et de coopération unissant la Tunisie et les États-Unis, mettant en avant leur niveau particulièrement avancé, illustré notamment par la multiplication des visites de hauts responsables américains à Tunis, selon un communiqué du ministère de la Défense.
Le ministre s’est félicité des résultats positifs du programme de coopération militaire bilatérale, caractérisé par sa profondeur, sa diversité et son développement continu, en particulier depuis la mise en œuvre de la feuille de route de coopération militaire 2020-2030 entre les deux pays.
Et d’ajouter que ce programme repose sur un partenariat stratégique de long terme, couvrant non seulement le soutien logistique et technique aux forces armées tunisiennes, mais également les domaines de l’entrainement, de la formation et des exercices militaires conjoints.
Le ministre a, en outre, exprimé, l’aspiration de la Tunisie de renforcer davantage les échanges d’expertise et de bonnes pratiques dans le domaine du renforcement des capacités maritimes et de l’amélioration de la préparation opérationnelles des forces spéciales navales.
Il a indiqué que cet objectif s’inscrit dans la perspective de la création d’un « centre d’excellence pour les forces navales d’élite », destiné à consolider le rôle de la Tunisie comme pôle régional de formation et d’entraînement, notamment à travers l’organisation d’activités et d’exercices conjoints multilatéraux tels que l’exercice naval « Phoenix Express ».
De son côté, l’amiral George M. Wikoff a salué la qualité de la coopération militaire entre la Tunisie et les États-Unis, ainsi que les compétences et capacités de la Marine tunisienne en matière de formation et d’entraînement, mises en évidence lors de l’exercice naval « Phoenix Express » organisé en Tunisie.
Il a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis à poursuivre et renforcer la coopération bilatérale, en soutenant le développement des capacités navales de la Marine tunisienne et à l’amélioration de leur niveau opérationnel, au service de l’intérêt commun des deux pays.
Il était évident dès le départ que les négociations directes entre Israël et le Liban, non seulement n’allaient aboutir à aucune sorte d’apaisement entre les deux pays, mais qu’elles ne manqueraient pas d’engendrer une aggravation de la situation dans toute la région.
Tout le monde sait, et les responsables du gouvernement libanais en premier, que les Américains qui se sont posés en « intermédiaires », sont partie prenante plutôt qu’un arbitre neutre. Que les responsables américains, quand il s’agit d’Israël, non seulement tournent le dos à toute autre considération, mais ignorent même l’intérêt de leur propre peuple. Pourtant, le président du Liban Michel Aoun et son Premier ministre se sont pliés aux pressions américaines de s’engager dans des négociations directes avec leur pire ennemi.
Pire encore, ils ont accepté de négocier avec leur ennemi « sous le feu », c’est-à-dire négocier alors que les bombes israéliennes continuent de tuer les Libanais par centaines et de détruire leurs villages par dizaines.
La seule « concession » que Trump a pu arracher à Netanyahu est que la banlieue sud de Beyrouth, la fameuse ‘Dhahya’, soit épargnée. Une concession obtenue après que l’Iran a menacé de bombarder le nord d’Israël au cas où celui-ci attaquerait la ‘Dhahya’.
Mais les démangeaisons de Netanyahu pour plus de guerre, plus de morts, plus de destruction se sont avérées plus fortes que les pressions américaines et les menaces iraniennes : il a bombardé la banlieue sud de Beyrouth. Et l’Iran a répondu aussitôt en lançant des missiles sur des cibles militaires en Israël, après avoir ordonné aux Israéliens vivant à proximité d’évacuer les lieux…Netanyahu qui n’attendait que ça, a répondu par des bombardements en Iran, escomptant que Trump le rejoigne dans la guerre. Jusqu’à présent, Trump n’a pas rejoint son allié, mais les Houthis sont entrés en scène en lançant une série de missiles sur Israël et en interdisant la mer Rouge aux navires israéliens…
Nul ne sait comment les choses vont évoluer dans les prochaines heures et les prochains jours. Nul ne sait si l’on est au bord de la guerre totale ou s’il s’agit d’une tentative désespérée de Netanyahu de provoquer une reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran. Mais une chose est certaine : l’économie mondiale que la prise en charge par l’Iran du détroit d’Ormuz a mise à genoux et une éventuelle fermeture de Bab el Mendeb par les Houthis engendreraient l’asphyxie économique de la planète. Ce qui se traduirait par l’aggravation des conditions de vie, déjà précaires, des milliards d’êtres humains, y compris la majorité des Américains qui ne cachent plus leur fureur contre leurs dirigeants et ceux d’Israël…
Dans son podcast, « Judging Freedom », diffusé le 1er juin, le juge Andrew Napolitano a demandé à l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke si les Israéliens et les milliardaires en Amérique se souciaient réellement de la fermeture du détroit d’Ormuz et des conséquences néfastes pour l’économie américaine, et par extension pour l’économie mondiale ?
Crooke a répondu : « Les milliardaires qui soutiennent si ardemment Israël, possèdent une fortune telle que beaucoup considéreraient une récession, voire une dépression, comme une opportunité d’acquérir des terres agricoles et d’autres biens. »
Tout est dit. Les 10 % d’Américains qui possèdent 90 % des richesses du pays sont majoritairement de grands défenseurs d’Israël. C’est parmi eux que se trouvent ceux qui ont conçu, planifié et soutenu toutes guerres de l’Amérique, du Vietnam à l’Iran, en passant par l’Afghanistan et l’Irak. Car la guerre, loin de les affecter, est une aubaine qui accroîtrait leurs richesses…
Le drame est que cette infime minorité a le pouvoir de manipuler à sa guise l’opinion publique américaine pour lui faire accepter toutes ses décisions politiques, y compris celles très dommageables pour les intérêts de la grande majorité, comme la guerre contre l’Irak hier et contre l’Iran aujourd’hui. Toutefois, ce pouvoir de manipulation se réduit de jour en jour à mesure que les millions d’Américains prennent de plus en plus conscience que les responsables des malheurs de leur pays sont les hordes enragées au pouvoir à Tel-Aviv encore capables de mener par le bout du nez la plus grande puissance du monde.
Charley Reese, chroniqueur vedette de C-SPAN (Cable-Satellite Public Affairs Network) et d’autres médias a écrit en 2005 : « Les principaux instigateurs de la guerre en Irak sont les mêmes que d’habitude : des Américains qui, depuis longtemps, prétendent défendre les intérêts des États-Unis alors qu’en réalité, ils servent les intérêts israéliens. »
La même vérité écrite il y a plus de 20 ans, s’applique à la réalité que le monde vit aujourd’hui. Il suffit de remplacer « Irak » par « Iran ».
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L’histoire Maroc-États-Unis remonte à près de 250 ans. Alors que l’équipe nationale marocaine de football s’installe dans le New Jersey pour la World Cup 2026, retour sur une relation diplomatique unique née en 1777, lorsque le royaume du Maroc devient…
Le nombre de plateformes pétrolières américaines est en hausse pour la sixième semaine consécutive, marquant la plus forte progression en près de quatre ans.
Le nombre de plateformes de forage en activité dans les champs pétroliers américains a augmenté de deux cette semaine pour atteindre 431, selon les données publiées vendredi 5 juin par Baker Hughes Co. La dernière tendance à la hausse similaire dans l’exploration nationale remonte à la mi-2022, lorsque la demande énergétique avait commencé à se redresser après les confinements liés à la pandémie.
Cette tendance suggère que les producteurs de pétrole de schiste réagissent à la hausse continue des prix du pétrole, les raffineurs étrangers augmentant leurs achats de cargaisons américaines pour remplacer les approvisionnements pétroliers perturbés par le conflit, qui dure maintenant depuis près de 100 jours.
Selon Bloomberg, les contrats à terme sur le pétrole brut de référence américain ont bondi de 35 % depuis le début du conflit fin février, atteignant en moyenne près de 98 dollars le baril au cours des six dernières semaines.
La fragile trêve observée depuis plusieurs semaines entre Washington et Téhéran a de nouveau été mise à rude épreuve. Les États-Unis et l’Iran ont échangé frappes et tirs de missiles ces dernières heures, dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz et de négociations toujours bloquées entre les deux adversaires.
Washington frappe des installations iraniennes
L’armée américaine a annoncé avoir mené des frappes contre des sites de surveillance côtière iraniens situés notamment sur l’île de Qeshm et dans la région de Goruk, dans le sud de l’Iran. Selon le commandement militaire américain, cette opération est intervenue après l’interception de drones iraniens considérés comme une menace pour le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Les autorités américaines affirment également avoir neutralisé plusieurs drones et missiles lancés en direction de positions alliées dans le Golfe.
En réaction, les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué des tirs de missiles visant des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn. Selon les informations communiquées par Washington, la majorité de ces projectiles ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne déployés dans la région.
Cette nouvelle escalade intervient alors que le détroit d’Ormuz demeure au cœur des tensions régionales. Cette voie maritime stratégique assure le transit d’une part importante des exportations mondiales d’hydrocarbures, faisant craindre de nouvelles perturbations sur les marchés énergétiques internationaux.
Ces affrontements surviennent au moment où les discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran peinent à progresser. Téhéran réclame notamment un allègement des sanctions et le déblocage de plusieurs milliards de dollars d’avoirs gelés, tandis que l’administration du président américain Donald Trump maintient la pression sur le régime iranien.
Malgré les efforts diplomatiques engagés ces derniers mois, les échanges de frappes répétés alimentent les craintes d’un nouvel embrasement régional impliquant plusieurs acteurs du Moyen-Orient.
Les dernières opérations militaires illustrent la fragilité du cessez-le-feu observé depuis le printemps. Plusieurs incidents similaires ont déjà été signalés ces dernières semaines, alimentant un climat d’instabilité dans le Golfe et compliquant les tentatives de médiation internationale.
Cette célébration a rendu hommage au 250e anniversaire de l’indépendance américaine, tout en soulignant l’amitié durable entre la Tunisie et les États-Unis, un partenariat forgé par 229 ans de relationsdiplomatiques qui favorisent la sécurité et la prospérité des deux nations.
L’ambassadeur des États-Unis, Bill Bazzi, a présidé la réception annuelle de la fête de l’Indépendance à l’ambassade américaine à Tunis, accueillant à cette occasion Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, ainsi que des partenaires tunisiens et internationaux, des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise, des représentants de la société civile et des médias, des alumni et des amis des États-Unis venus de toute la Tunisie.
La cérémonie de cette année commémorait « Freedom 250 », marquant le bicentenaire – le 250e anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. L’événement a rendu hommage à 250 ans d’indépendance américaine, d’idéaux démocratiques, d’innovation et d’opportunités, tout en célébrant l’amitié durable entre la Tunisie et les États-Unis – un partenariat qui continue de prospérer grâce à 229 ans de relations diplomatiques, d’échanges commerciaux, de coopération en matière de sécurité et de liens entre les peuples.
La soirée a également mis en lumière les liens de plus en plus étroits entre les peuples américain et tunisien, notamment dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde de football 2026. De nombreux athlètes et supporters tunisiens devraient se rendre aux États-Unis pour ce qui sera le plus grand événement sportif de l’histoire, créant ainsi de nouvelles opportunités d’échanges culturels et de relations commerciales, et renforçant les liens de longue date entre les deux nations.
Le diplomate américain a également souligné l’amitié historique entre les deux pays, rappelant que la Tunisie avait été l’une des premières nations à reconnaître l’indépendance américaine, officialisée par le Traité de paix et d’amitié de 1797, l’un des plus anciens traités encore en vigueur dans l’histoire des États-Unis. Il a également mis en avant la reconnaissance par les États-Unis de l’indépendance tunisienne en 1956 et la coopération bilatérale continue dans les domaines du commerce, de l’entrepreneuriat, de la sécurité, de l’éducation et de la stabilité régionale.
Évoquant la profondeur des relations bilatérales, l’ambassadeur Bill Bazzi a cité le proverbe arabe « الصديق قبل الطريق » – que l’on peut interpréter comme « Le choix de l’ami est très important pour le voyage » – soulignant que l’amitié entre la Tunisie et les États-Unis a traversé les générations et continue de faire progresser la prospérité et les opportunités communes.
« Alors que nous célébrons l’indépendance des États-Unis, 250 ans de liberté, et notre amitié avec la Tunisie qui s’étend sur plusieurs générations, réaffirmons notre engagement en faveur de la prospérité, de la sécurité et des opportunités mutuelles », a déclaré l’ambassadeur Bill Bazzi.
A l’occasion des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a réaffirmé la solidité des relations entre les deux pays. Au-delà de la dimension commémorative, son discours a mis en avant les perspectives de coopération économique, sécuritaire et éducative que Washington entend développer avec Tunis.
La célébration du « Freedom 250 », organisée jeudi à Tunis par l’ambassade des États-Unis, a pris une dimension dépassant largement le cadre symbolique des festivités marquant le 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Devant un parterre composé de responsables tunisiens, d’acteurs économiques, de représentants de la société civile et de partenaires internationaux, l’ambassadeur américain Bill Bazzi a profité de l’événement pour réaffirmer la volonté de son pays de consolider son partenariat avec la Tunisie.
En présence du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, le diplomate a insisté sur la profondeur historique des relations entre les deux États, tout en mettant l’accent sur les opportunités de coopération à venir.
Une relation historique mise en avant
Dans son intervention, Bill Bazzi a rappelé que la Tunisie figure parmi les premiers pays à avoir reconnu l’indépendance des États-Unis. Il a notamment cité le Traité de paix et d’amitié de 1797, considéré comme l’un des plus anciens accords internationaux encore en vigueur dans l’histoire américaine.
Le diplomate a également évoqué la reconnaissance par Washington de l’indépendance tunisienne en 1956, soulignant la continuité des relations bilatérales depuis plus de deux siècles.
Cette référence à l’histoire commune vise à inscrire les relations tuniso-américaines dans une perspective de long terme, alors que les deux pays poursuivent leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.
Commerce, investissement et sécurité au cœur du message américain
Au-delà des références historiques, l’ambassadeur a surtout insisté sur les perspectives économiques et sécuritaires du partenariat.
Depuis sa prise de fonctions à Tunis en novembre 2025, plusieurs initiatives ont été lancées, selon ses déclarations. Bill Bazzi a notamment évoqué de nouveaux projets commerciaux ainsi que la participation d’entrepreneurs tunisiens à un sommet consacré à l’investissement.
Le responsable américain a également mis en avant les avancées enregistrées dans le cadre de la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays, un domaine qui demeure l’un des piliers des relations bilatérales.
Dans le même esprit, il a affirmé la volonté de Washington de créer de nouvelles opportunités d’investissement susceptibles de favoriser l’emploi et de soutenir la croissance économique des deux côtés de la Méditerranée.
Le Mondial 2026 comme nouveau vecteur de rapprochement
Parmi les thèmes abordés lors de la cérémonie figure également la Coupe du monde 2026, que les États-Unis accueilleront conjointement avec le Canada et le Mexique.
L’ambassade américaine considère cet événement planétaire comme une opportunité supplémentaire de renforcer les échanges entre les deux pays. La présence attendue de nombreux supporters et sportifs tunisiens sur le sol américain pourrait, selon les organisateurs, favoriser de nouveaux contacts culturels, touristiques et commerciaux.
Cette référence au Mondial illustre la volonté américaine d’élargir le champ des relations bilatérales au-delà des dossiers diplomatiques traditionnels pour y intégrer davantage d’échanges humains et économiques.
Un partenariat que Washington veut consolider
A travers cette célébration, l’administration américaine a cherché à envoyer un message clair : les États-Unis entendent poursuivre et approfondir leur coopération avec la Tunisie dans plusieurs domaines clés.
En mettant en avant les 229 années de relations diplomatiques entre les deux pays, les responsables américains ont insisté sur la continuité d’un partenariat fondé sur les échanges économiques, la coopération sécuritaire, les programmes éducatifs et les liens entre les sociétés civiles.
Près de la moitié des adultes américains dépendent encore financièrement de leurs parents, car l’inflation, le coût élevé de la vie et l’incertitude des marchés continuent de peser sur les ménages, selon Bloomberg.
D’après un sondage réalisé par Northwestern Mutual (société américaine de services financiers et d’assurance basée à Milwaukee, dans le Wisconsin), 42 % des Américains se disent toujours financièrement dépendants de leurs parents. Tandis que 20 % pensent ne jamais atteindre une totale indépendance financière. Ces résultats concernent toutes les générations, indépendamment de l’âge, du parcours professionnel ou de la situation financière.
La compagnie d’assurance définit la dépendance financière comme le soutien apporté par les parents pour couvrir une part importante des dépenses courantes. Il est particulièrement frappant de constater que même 33 % des membres de la génération X – nés entre 1965 et 1980 – reçoivent encore une aide financière de leurs parents, alors qu’ils approchent de la retraite.
Comme le souligne Kurt Rupprecht, conseiller en gestion de patrimoine chez Northwestern Mutual, l’inflation et surtout la hausse des coûts du logement rendent difficile l’accès à l’indépendance financière, car elles pèsent lourdement sur les budgets familiaux. Dans le même temps, les licenciements et les inquiétudes concernant l’impact de l’intelligence artificielle sur le marché du travail rendent plus difficile pour de nombreux travailleurs de trouver un emploi stable.
Il souligne que les épargnants devraient privilégier la constitution d’une résilience financière plutôt que la recherche d’un résultat d’investissement « parfait ». Il explique que beaucoup abordent la planification de leur retraite avec une mentalité de « plan parfait ». Ce qui les rend plus vulnérables lorsque les circonstances de la vie ne se déroulent pas comme prévu.
La situation de la génération X est jugée particulièrement inquiétante, car nombre d’entre eux dépendent encore de l’argent de leurs parents pour des dépenses telles que la rénovation de leur maison ou le financement des études de leurs enfants.
Dans ses mémoires ‘‘A View from the East Wing’’ (Vue de l’aile Est), l’ancienne Première dame Jill Biden dévoile des détails inédits sur la présidence de son époux Joe Biden. Elle y livre son récit personnel des événements qui ont marqué leur passage à la Maison-Blanche et la campagne présidentielle de 2024 qui s’est soldée par le retrait de son époux de la course et la réélection de Donald Trump.
Imed Bahri
Selon le Wall Street Journal, l’ouvrage paru mardi aux États-Unis dresse un portrait franc d’une administration critiquée pour sa réticence à communiquer avec le public surtout sur l’état de santé de Joe Biden.
Parmi les révélations les plus importantes de ces mémoires figurent les problèmes de santé rencontrés par l’ancien président durant sa dernière année de mandat, avant le diagnostic d’un cancer de la prostate métastatique.
Jill raconte avoir remarqué ses fréquents réveils nocturnes et avoir fait part de ses inquiétudes à l’équipe médicale de la Maison-Blanche, persuadée que son état serait examiné et suivi.
Elle indique que ces symptômes n’ont pas été pris en charge correctement, admettant qu’elle n’en a pas discuté directement avec son mari en raison de la nature de leur relation qu’elle décrit comme très privée en matière de santé.
Débat présidentiel
Jill Biden consacre une part importante de son livre au débat télévisé de juin 2024 entre Joe Biden et le candidat républicain de l’époque, Donald Trump, un moment crucial de la campagne de réélection de l’ancien président. Elle raconte que dès le début, elle a senti que quelque chose n’allait pas étant donné que son mari paraissait fatigué, sa voix rauque et son teint inhabituellement pâle.
Elle se souvient qu’en écoutant certaines de ses réponses hésitantes pendant le débat, elle s’est demandée s’il était victime d’un malaise soudain, voire d’un AVC. Elle affirme qu’aujourd’hui encore, elle ignore ce qui s’est réellement passé ce soir-là.
Selon le WSJ, Jill Biden révèle qu’elle était favorable à ce que le président subisse un test cognitif après le débat afin de démontrer ses facultés mentales et de rassurer le public. Elle explique cependant que certains conseillers s’opposaient à cette idée, arguant que sa performance quotidienne à la tête du pays était le véritable indicateur de sa compétence.
Elle relate également l’aveu de son mari, immédiatement après le débat, que ce fut un désastre pour lui.
L’actuel président n’a pas tardé à réagir aux confidences de Mme Biden. Il a écrit sur son réseau social Truth Social : «Jill Biden admet enfin qu’elle ne savait pas quel était le problème avec Sleepy Joe (Joe l’Endormi) pendant notre débat présidentiel spectaculaire de 2024 qui a fait de fortes audiences et pendant lequel Joe n’a pas exactement livré la meilleure performance possible. Elle ne s’est pourtant pas précipitée sur scène pour aider son mari en difficulté comme le ferait toute bonne épouse. La seule chose qu’elle a oublié de mentionner est à quel point j’étais bon avant [que Joe Biden] ne s’effondre quasiment».
Le procès du fils
Jill Biden décrit le procès de Hunter Biden, fils du président et de sa défunte première épouse Neilia, pour possession illégale d’armes à feu, comme l’une des périodes les plus difficiles que la famille ait traversées durant sa présidence. Elle confie que voir des membres de sa famille témoigner au tribunal et entendre les détails de ses anciennes addictions (à l’alcool at au crack) ont été parmi les expériences les plus douloureuses pour elle.
Dans ses mémoires, elle exprime sa conviction que son mari s’est peut-être trop soucié de démontrer l’indépendance et la non-ingérence du Département de la Justice dans cette affaire, ce qui a finalement entraîné de lourdes conséquences juridiques pour son fils.
Sur le plan politique, Jill Biden brosse le portrait d’une relation cordiale avec la famille de l’ancien président Bill Clinton, notamment durant les derniers mois de la campagne de 2024. En revanche, elle décrit sa relation avec Donald Trump et son épouse Melania comme froide et tendue.
Sa relation avec Trump
Elle note que ses rencontres avec Trump étaient très rares, tout en décrivant des échanges protocolaires tendus avec Melania Trump, notamment un bref trajet en voiture pendant la transition présidentielle, marqué par peu de mots et quelques banalités.
Ses mémoires révèlent également son profond attachement à l’aile Est de la Maison-Blanche, aile qui était réservée aux premières dames. Elle exprime sa tristesse face à la démolition de certaines parties de cette aile lors des rénovations ultérieures de Trump et considère cet espace comme un élément important de ses souvenirs de la présidence.
Dans l’ensemble, les mémoires de Jill Biden offrent un récit personnel d’années marquées par d’importantes difficultés politiques, familiales et de santé et lèvent le voile sur les rouages d’une administration qui a longtemps préféré garder le silence sur de nombreuses questions ayant suscité une vive controverse aux États-Unis.
Le ministère de la Défense nationale a réceptionné, hier mercredi 3 juin 2026, à la base aérienne de l’Aouina, 48 véhicules Hummer, en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, ainsi que de hauts cadres militaires et civils des deux pays.
Ces véhicules renforceront les capacités opérationnelles de l’armée tunisienne et amélioreront sa préparation, notamment dans la protection des frontières terrestres, la lutte contre le terrorisme, la contrebande, la criminalité organisée et toutes les activités illégales.
Cette acquisition s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Tunisie et les États-Unis pour renforcer davantage leur coopération militaire, confirmer les relations historiques entre les deux pays amis, et rapprocher leurs visions sur diverses questions sécuritaires, dans une volonté commune de consolider ce partenariat stratégique au service des intérêts des deux parties, affirme-t-on du côté officiel tunisien.
La livraison de ces véhicules témoigne de l’engagement continu du gouvernement américain à développer les capacités de l’armée tunisienne et à favoriser la prospérité du secteur économique de la défense des États-Unis, indique de son côté l’ambassade des Etats-Unis sur ses réseaux sociaux.
Dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire entre Tunis et Washington, les États-Unis ont procédé, mercredi 4 juin 2026, à la livraison de 48 véhicules à haute mobilité et polyvalents (HMMWV) à l’Armée tunisienne. La cérémonie officielle s’est déroulée à la base militaire d’El Aouina, à Tunis, en présence de responsables militaires et civils des deux pays.
Renforcement des capacités opérationnelles
Cette dotation s’inscrit dans le cadre des programmes de coopération militaire entre les deux partenaires, visant à renforcer les capacités opérationnelles des forces armées tunisiennes.
Selon l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis, ces véhicules blindés sont destinés à améliorer la mobilité des unités tunisiennes, notamment dans le cadre d’exercices conjoints et d’opérations interarmées.
Ils devraient également permettre une meilleure réactivité lors d’interventions sur le terrain, dans un contexte où la modernisation des équipements militaires demeure une priorité pour les autorités tunisiennes.
Un partenariat militaire qualifié de stratégique
La cérémonie s’est tenue en présence de l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, Bill Bazzi, qui a salué la solidité des relations bilatérales entre les deux pays.
Dans son intervention, il a rappelé que la coopération sécuritaire constitue un pilier central des relations entre la Tunisie et les États-Unis, établies depuis plus de deux siècles. Il a également souligné que cette livraison illustre la continuité d’un partenariat qualifié d’allié stratégique majeur non membre de l’OTAN.
Selon les deux parties, cette nouvelle dotation de matériel militaire marque une étape supplémentaire dans l’élargissement de cette coopération, dans un contexte régional où les enjeux sécuritaires restent importants.
Les autorités américaines affirment, de leur côté, que ce type de programme contribue également à soutenir le secteur industriel de la défense aux États-Unis, en parallèle de l’aide apportée aux partenaires étrangers.
L’administration américaine prévoit une profonde restructuration de son dispositif consulaire en Afrique en réduisant le nombre de centres chargés du traitement des visas. Selon des informations rapportées par l’Associated Press, le Département d’État américain envisage de concentrer le traitement des demandes de visa dans seulement vingt centres régionaux, contre une cinquantaine actuellement. La Tunisie ne figure pas parmi les sites retenus, une décision qui pourrait compliquer davantage les démarches des demandeurs de visa dans la région.
Cette réorganisation, qui pourrait entrer en vigueur dès ce mois de juin, s’inscrit dans une stratégie de rationalisation des ressources et de renforcement des contrôles administratifs et sécuritaires.
La Tunisie absente de la nouvelle carte consulaire US
Les vingt représentations diplomatiques appelées à devenir des centres régionaux de référence sont notamment Abidjan (Côte d’Ivoire), Accra (Ghana), Addis-Abeba (Éthiopie), Le Cap (Afrique du Sud), Dakar (Sénégal), Dar es Salaam (Tanzanie), Djibouti (Djibouti), Johannesburg (Afrique du Sud), Kampala (Ouganda), Kigali (Rwanda), Kinshasa (Congo), Lagos (Nigeria), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée équatoriale), Monrovia (Liberia), Nairobi (Kenya), Port-Louis (Maurice), Praia (Cap-Vert) et Yaoundé (Cameroun).
Aucune représentation américaine en Tunisie ne figure sur cette liste, ce qui signifie que le pays ne fera pas partie des plateformes régionales chargées du traitement des demandes de visa dans le cadre du nouveau dispositif. Par ailleurs, aucune information allant dans ce sens n’a été confirmée par la page Facebook de l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis.
Cette absence intervient alors que la Tunisie constitue un point de passage diplomatique important en Afrique du Nord et entretient des relations soutenues avec les États-Unis dans plusieurs domaines.
Avec la Tunisie, l’Algérie et le Maroc sont également exclus de cette nouvelle liste en rapport avec le dispositif de traitement des visas. Reste donc à savoir vers quels centres les ressortissants maghrébins devront se diriger pour déposer leurs dossiers de demande de visa…
Le Département d’État, dirigé par Marco Rubio, justifie cette restructuration par la nécessité d’utiliser les ressources publiques de manière plus efficace. La mesure s’inscrit également dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine et de renforcement des procédures de contrôle.
Un durcissement qui s’inscrit dans une série de restrictions
Cette restructuration ne survient pas dans un vide. Depuis le 21 janvier 2026, le Département d’État avait déjà suspendu la délivrance des visas d’immigration permanente pour les ressortissants tunisiens, algériens et marocains, dans le cadre d’un gel étendu à 75 pays accusés d’afficher des taux « inacceptables » de bénéficiaires d’aides sociales aux États-Unis.
S’y était ajoutée, pour certains profils, une caution pouvant atteindre 15 000 dollars exigée à la simple demande de visa. La réduction aux 20 hubs constitue ainsi un troisième niveau de restriction en moins de six mois, consolidant un dispositif qui rend le visa américain structurellement plus coûteux, plus long et géographiquement moins accessible pour les candidats maghrébins.
Vers quel hub les Maghrébins devront-ils se rendre ?
Une question centrale reste pourtant sans réponse officielle. Aucun des vingt hubs retenus ne se situe en Afrique du Nord, ce qui pourrait contraindre les demandeurs tunisiens, algériens et marocains à rejoindre Dakar, Djibouti ou Abidjan pour déposer leur dossier — des trajets internationaux supplémentaires, avant même que leur demande ne soit examinée. Le Département d’État n’a, à ce stade, communiqué aucune directive précisant vers quelle représentation les ressortissants maghrébins devront se rediriger.
Des démarches potentiellement plus lourdes pour les demandeurs
La réforme pourrait avoir des conséquences concrètes pour les ressortissants des pays concernés par la réduction ou la fermeture de certains services consulaires.
Les demandeurs de visa devront, dans certains cas, se déplacer vers l’un des vingt pôles régionaux retenus pour accomplir leurs formalités. Une situation susceptible d’augmenter les coûts de déplacement, les délais de traitement et les contraintes administratives.
Plusieurs représentations diplomatiques en Afrique pourraient ainsi voir leurs activités fortement réduites ou être amenées à fermer certains services liés aux visas.
Les services aux citoyens américains maintenus
L’administration américaine précise toutefois que les prestations consulaires destinées aux citoyens américains devraient être préservées. Les renouvellements de passeports, l’assistance aux ressortissants et les interventions d’urgence continueraient d’être assurés dans les représentations diplomatiques concernées.
Dans un revers politique pour Donald Trump, la Chambre des représentants américaine a adopté mercredi une résolution exigeant la fin de l’engagement militaire des États-Unis contre l’Iran. Le texte, soutenu par l’ensemble des démocrates et quelques élus républicains, a été approuvé par une courte majorité et relance le débat sur les pouvoirs de guerre du président américain.
Ce vote intervient alors que les combats se poursuivent et que les critiques se multiplient concernant les conditions dans lesquelles les États-Unis sont entrés en guerre.
Un vote serré qui fragilise la Maison-Blanche
La résolution a été adoptée grâce à l’appui de plusieurs élus républicains qui ont rejoint les démocrates pour réclamer un réexamen du rôle du Congrès dans les décisions militaires.
Les partisans du texte estiment que l’exécutif a engagé le pays dans un conflit majeur sans obtenir une autorisation explicite du pouvoir législatif. Ils invoquent notamment les dispositions de la loi sur les pouvoirs de guerre adoptée en 1973, qui limite la capacité du président à mener des opérations militaires prolongées sans l’accord du Congrès.
Pour ses promoteurs, cette initiative vise à réaffirmer les prérogatives constitutionnelles du Parlement en matière de guerre et de paix.
Une portée politique plus qu’immédiate
Malgré son adoption à la Chambre, la résolution ne signifie pas un retrait automatique des troupes américaines. Le texte doit encore franchir plusieurs étapes institutionnelles avant d’avoir un effet contraignant.
Son examen au Sénat s’annonce particulièrement incertain. Même en cas d’adoption par les deux chambres du Congrès, Donald Trump pourrait opposer son veto à la mesure.
Le vote constitue néanmoins un signal politique fort adressé à la Maison-Blanche et témoigne des divisions qui émergent au sein de la majorité républicaine sur la conduite du conflit.
Le débat sur les pouvoirs de guerre relancé
Au-delà de la situation en Iran, cette initiative remet au premier plan une question récurrente de la politique américaine : l’équilibre des pouvoirs entre le président et le Congrès en matière militaire.
Depuis plusieurs décennies, les présidents américains ont souvent engagé des opérations armées à l’étranger sans déclaration formelle de guerre. Les défenseurs de la résolution estiment que cette pratique a progressivement réduit le rôle du Congrès dans les décisions stratégiques majeures.
Le vote de la Chambre ouvre ainsi un nouveau bras de fer institutionnel à Washington, alors que la guerre contre l’Iran continue de susciter des interrogations sur ses objectifs, son coût et ses conséquences pour les États-Unis.
Selon le récent rapport régulier d’ADP, les embauches dans le secteur privé américain ont progressé à un rythme plus soutenu et plus important que prévu en mai.
Plus précisément, le rapport indique que les entreprises américaines ont embauché 122 000 travailleurs le mois dernier, contre 105 000 en avril. Selon CNBC, ce chiffre est le meilleur enregistré pour le marché de l’emploi du secteur privé américain depuis janvier 2025.
Un autre élément important est que, contrairement aux mois précédents où la croissance de l’emploi concernait principalement le secteur de la santé et quelques autres secteurs, elle est désormais plus généralisée.
En effet, huit des dix secteurs suivis par ADP ont affiché une croissance de l’emploi. Les embauches étant réparties de manière relativement uniforme en fonction de la taille des entreprises et de leur situation géographique.
L’éducation et les services de santé sont de nouveau en tête de la hausse avec 57 000 emplois supplémentaires. Idem pour le commerce, les transports et les services publics qui eux aussi ajoutent 36 000 emplois. Les services professionnels et aux entreprises ont contribué à hauteur de 11 000 emplois. Tandis que la construction et les loisirs/l’hôtellerie ont tous deux enregistré des augmentations de 8 000 emplois.
En revanche, les services informatiques ont perdu 9 000 emplois, probablement en raison du développement de l’intelligence artificielle. Alors que le secteur des ressources naturelles et des mines a enregistré une perte de 3 000 emplois.
En outre, les entreprises de moins de 50 employés ont vu leurs effectifs augmenter de 67 000; celles de 500 employés ou plus de 40 000; et les entreprises de taille moyenne de 17 000.
En ce qui concerne les salaires, les revenus annuels ont augmenté de 4,4 % pour ceux qui sont restés en poste, soit le même taux qu’en avril. Tandis que ceux qui ont changé d’emploi ont vu leur croissance salariale ralentir à +6,5 %.
Le rapport ADP est généralement considéré comme un indicateur précurseur de l’indicateur plus large que le département du Travail américain publiera vendredi pour l’ensemble des créations d’emplois non agricoles. Les analystes prévoient 80 000 nouveaux emplois après les 115 000 créés en avril et un taux de chômage stable à 4,3 %.
Les hackers (pirates informatiques) iraniens utilisent avec habilité une nouvelle arme redoutable : les modèles d’intelligence artificielle (IA) américains. L’usage de l’IA ne se limite pas au hacking. Les Gardiens de la révolution l’ont intégrée à leurs missiles et drones. L’IA est aussi utilisée dans le travail des services de sécurité mais aussi à des fins de propagande.
Imed Bahri
Selon une enquête du Financial Times (FT), des programmes comme ChatGPT, Gemini et d’autres outils d’IA occidentaux ont considérablement renforcé les cyber-opérations iraniennes, leur permettant de développer des logiciels malveillants, de concevoir des courriels d’hameçonnage en hébreu et en arabe avec une précision quasi parfaite et de lancer des attaques avec une rapidité et une ampleur sans précédent, selon des experts en cybersécurité et des entreprises technologiques.
«Nous constatons des indices montrant qu’ils utilisent l’IA à chaque étape dans les opérations de piratage. Cela leur a vraiment permis de passer à la vitesse supérieure», a déclaré un analyste d’une grande entreprise de cybersécurité sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet.
Cette évolution a permis à l’Iran, qui vit sous une trêve fragile avec Israël et les États-Unis depuis début avril, de maintenir une pression numérique sur ses adversaires plus avancés en recherchant constamment des vulnérabilités et en réduisant ses propres faiblesses internes.
Téhéran utilise également l’IA pour créer de fausses identités convaincantes afin de tromper des cibles aux États-Unis et en Israël.
Les Émirats arabes unis, qui ont subi des milliers d’attaques de missiles et de drones pendant la guerre, affirment être confrontés quotidiennement à plus d’un demi-million de cyberattaques, facilitées par ChatGPT d’OpenAI.
Parallèlement, les Israéliens reçoivent des vagues successives de courriels d’hameçonnage et de messages frauduleux, certains les incitant à coopérer avec les services de renseignement iraniens.
Les hackers iraniens expérimentent l’IA depuis des années mais les modèles les plus récents et les plus performants les rendent bien plus dangereux.
«Tout est automatisé», explique Gil Messing de la société israélienne de cybersécurité Check Point, qui ajoute: «Ils utilisent tous les outils disponibles pour accélérer leurs efforts en matière d’IA».
Les attaques iraniennes consistent souvent à inciter les victimes à cliquer sur des liens malveillants. Or, établir une relation de confiance sous une fausse identité peut prendre des semaines de conversation.
«Si vous êtes à Téhéran et que vous essayez de vous faire passer pour un recruteur d’une entreprise de défense, il est très difficile de communiquer avec quelqu’un pendant un mois comme si vous viviez réellement en Californie», a déclaré un analyste en cybersécurité.
Un jeu du chat et de la souris sans fin
Peu avant le déclenchement de la guerre fin février, Google a découvert que le groupe de pirates informatiques APT42, soutenu par l’État iranien, utilisait le modèle Gemini précisément à cette fin.
Les entreprises occidentales ont tenté d’empêcher les Iraniens d’utiliser ces modèles mais la détection de nouveaux comptes est devenue un jeu du chat et de la souris sans fin.
«Lorsque nous détectons une activité malveillante, nous prenons des mesures immédiates, notamment la désactivation des comptes et la suppression des accès ou la restriction des fonctionnalités utilisées à mauvais escient», a déclaré OpenAI dans un communiqué.
L’entreprise a ajouté que ses modèles les plus avancés ne sont pas largement disponibles et qu’elle continue de détecter et de perturber les tentatives des hackers liés à l’Iran d’exploiter ses services.
L’entreprise a expliqué que des entités iraniennes utilisaient ses modèles à des fins telles que la recherche, la traduction, le débogage de code et l’écriture de scripts, soulignant que les modèles protégés ne confèrent pas de «nouvelles capacités cybernétiques surhumaines».
L’année dernière, Google a constaté que les pirates informatiques iraniens utilisaient ses robots intelligents bien plus fréquemment que leurs homologues russes, nord-coréens ou chinois, pourtant plus avancés.
Le groupe APT42 a notamment utilisé Gemini pour étudier comment brouiller les avions de chasse américains F-35.
Cependant, l’intégration de l’IA dans le domaine militaire iranien ne se limite pas à la cyberguerre.
Une analyse du FT portant sur près de 300 études militaires iraniennes menées au cours des cinq dernières années a révélé des recherches sur l’utilisation de l’IA pour améliorer la guerre électronique, accélérer la prise de décision dans les salles d’opérations et optimiser le guidage des drones et le ciblage sous-marin.
Nicole Grajewski, spécialiste des affaires militaires iraniennes à Sciences Po Paris, a déclaré : «L’Iran souhaite rester au même niveau que les armées les plus avancées».
Les progrès technologiques occidentaux ont également permis à l’Iran de rattraper son retard sur ses adversaires. Face à la maîtrise limitée de l’anglais et du russe au sein des services de sécurité iraniens, Google Traduction a permis aux Iraniens d’étudier plus rapidement les recherches militaires occidentales, selon Farzin Nadimi, spécialiste des affaires militaires iraniennes au Washington Institute.
À l’inverse, le recours par Washington à l’IA dans sa campagne contre l’Iran lui a permis de mener des frappes à un rythme beaucoup plus rapide, affirment les experts.
Les États-Unis s’appuient sur la plateforme de commandement de terrain MavenSmart de Palantir et sur le modèle génératif Cloud d’Anthropic pour analyser les renseignements, suggérer des cibles et fournir un retour d’information en temps réel pendant les combats.
L’Iran, affaibli par les sanctions économiques, reste largement en retard sur les États-Unis dans ce domaine. Cependant, le pays a fait preuve d’une capacité d’innovation considérable.
Certains experts estiment que l’Iran a remporté un succès notable dans la guerre de propagande numérique, les comptes officiels publiant régulièrement des vidéos générées par IA se moquant du président américain Donald Trump, qui deviennent virales.
Téhéran affirme également avoir intégré l’IA à ses missiles et drones. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme posséder des missiles de croisière dotés de systèmes de guidage, de navigation et d’évitement basés sur l’IA.
Nademi estime que le CGRI est théoriquement capable d’utiliser ces technologies mais on ignore s’il les a déjà employées au combat.
Cependant, certains indices laissent penser que l’Iran a pu utiliser des formes rudimentaires d’IA pour planifier ses frappes dans le Golfe. Le ciblage répété des premières frappes suggère l’implication de l’IA, selon Grajewski. Elle a ajouté que l’Iran pourrait également avoir utilisé l’intelligence artificielle à des fins d’analyse prédictive et pour localiser les forces américaines avant de les cibler.
Parallèlement, l’Iran développe une plateforme nationale d’IA capable de rester opérationnelle même en cas de déconnexion du pays d’Internet.
Cette plateforme a été développée par l’Université de technologie Sharif de Téhéran, un établissement soumis à de sévères sanctions occidentales en raison de ses liens avec l’armée.
«Investir dans l’IA est un véritable programme de modernisation de la sécurité nationale», a déclaré Alex Leslie, consultant chez Recorded Future, spécialiste de l’utilisation de l’IA en Iran. Il a ajouté que cet investissement vise également à aider l’Iran à contourner les sanctions économiques et à atténuer les effets des perturbations liées à la guerre, affirmant : «C’est un impératif stratégique».
Des frappes israéliennes et américaines menées début avril ont gravement endommagé le centre de données hébergeant l’infrastructure de la plateforme ainsi que les laboratoires de recherche en IA de l’Université Sharif.
Toutefois, il est peu probable qu’Israël et les États-Unis parviennent à maîtriser la situation. Gil Messing a déclaré : «Il s’agit d’un pays développé et doté d’outils de pointe. Il est prêt à payer le prix fort pour obtenir ce qu’il y a de mieux».
L’administration Trump annonce un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban. Une avancée diplomatique susceptible de favoriser un règlement plus large du conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran.
Israël et le Liban ont convenu de mettre en œuvre un cessez-le-feu destiné à arrêter les hostilités entre les deux pays. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 3 juin 2026, l’administration américaine. Washington espère que cette avancée diplomatique contribuera à créer les conditions d’un accord plus large visant à mettre un terme à la guerre qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran.
D’ailleurs, un communiqué du département d’État américain annonce qu’à l’issue de négociations menées à Washington, la trêve est conditionnée à un arrêt total des tirs du Hezbollah et au retrait de ses combattants de la zone située au sud du fleuve Litani.
A cet égard, notons que les deux parties avaient déjà conclu un accord de cessez-le-feu le mois dernier. Lequel n’avait pas permis de mettre fin aux affrontements commencés en mars…
Cette annonce intervient alors que l’Iran avait lié toute avancée dans ses discussions avec Washington à une cessation des combats entre Israël et le Liban.
Dans le même temps, les tensions militaires se sont poursuivies dans le Golfe. Ainsi, au Koweït, une attaque de drones et de missiles attribuée à l’Iran a endommagé l’aéroport international ainsi que plusieurs installations diplomatiques…
Dans ce nouvel article de la série «Pour une IA souveraine face au piège juridique américain», l’auteur, expert en Big Data et Deep Learning au sein de l’unité de recherche ATISP, propose une formation gratuite intitulée «Du Big Data aux agents IA en moins de 3 heures !» qui vous permet de tirer profit de l’IA agentique directement sur vos clusters existants, tout en protégeant vos données critiques et sans dépendre de la bonne volonté de Washington.
Dr.Heni Bouhamed *
De nombreuses entreprises privées et institutions publiques pensent à tort être protégées sous prétexte que leurs données sont hébergées sur des serveurs situés localement, en Europe ou en Afrique. C’est une illusion dangereuse : les lois extraterritoriales américaines (comme le Patriot Act, la Fisa ou le Cloud Act) ne suivent pas la géographie des serveurs, mais la nationalité du prestataire technologique. Si votre fournisseur est américain, les autorités US peuvent accéder à vos données par simple mandat (ou même pas : la Section 702 du Fisa permet aux agences de renseignement américaines d’intercepter des communications sans mandat préalable).
Aujourd’hui, ces outils de surveillance massive sont couramment détournés à des fins de surveillance économique et d’intelligence stratégique contre les entreprises étrangères.
Face à ce péril, des institutions de premier plan font le choix de la rupture technologique. C’est le cas de l’École Polytechnique Paris, qui refuse d’installer la suite Microsoft 365 pour protéger le fruit de la recherche scientifique et de l’innovation technologique contre l’espionnage économique. C’est aussi le cas de la Gendarmerie nationale et des ministères majeurs en France (comme la Transition écologique ou la Culture) qui ont opéré des migrations historiques de leur parc informatique de Windows vers Linux afin de neutraliser la télémétrie opaque et les risques de portes dérobées (backdoors).
Qu’il s’agisse de sécuriser la recherche scientifique ou de prémunir les administrations contre l’espionnage économique, la réponse est la même : s’affranchir des solutions propriétaires américaines.
Pour répondre à ce besoin crucial de souveraineté, j’ai conçu un parcours pratique et accéléré pour vous aider à migrer, vous aussi, vers des architectures Big Data/IA 100% locales et indépendantes.
Une formation gratuite
En tant qu’enseignant-chercheur, formateur Big Data / IA depuis 8 ans, CTO de Zetta-Spark.com et Ceo de DataCamp Training Tunisie, j’ai condensé des mois d’ingénierie pour vous proposer cette formation entièrement gratuite et accessible à tous les profils (ingénieurs, DSI, ou décideurs).
Le concept Zéro Slide : uniquement des schémas et des laboratoires pratiques reproductibles directement sur votre propre ordinateur.
Précision importante : il n’est pas nécessaire d’installer ou de posséder un ordinateur sous Linux Ubuntu. L’intégralité de l’environnement technique est pré-configurée dans une machine virtuelle Ubuntu prête à l’emploi, qu’il vous suffit d’héberger et de lancer sur votre PC actuel (Windows ou Mac), sans aucune modification de votre système et sans avoir besoin d’une carte graphique (GPU) coûteuse.
Vous apprendrez concrètement à transformer vos silos de données massives en véritables cerveaux digitaux autonomes.
La certification internationale : vous trouverez dans ce dossier un examen blanc et un voucher gratuit pour passer la certification internationale CDOSS : «Du Big Data à l’IA Agentique : les fondamentaux» afin de valoriser officiellement vos compétences.
Pourquoi votre IA et vos données sont-elles en péril ?
Pour mesurer l’urgence de basculer vers des architectures locales, il est indispensable de comprendre l’arsenal législatif extraterritorial américain, qui forme une véritable tenaille juridique :
– le Patriot Act (2001) & La Section 702 du Fisa (prolongée jusqu’en avril 2026) : initialement voté pour lutter contre le terrorisme, le Patriot Act a posé les bases de la surveillance d’État. Son extension moderne, la Section 702 du Fisa, permet aux agences de renseignement américaines d’intercepter des communications sans mandat préalable. Aujourd’hui, ces outils de surveillance massive sont couramment détournés à des fins de surveillance économique et d’intelligence stratégique contre les entreprises étrangères, créant une insécurité juridique permanente pour les entités non-américaines ;
– le Cloud Act (2018) : ce texte stipule que dès lors qu’une entreprise technologique tombe sous la juridiction américaine (Google, Microsoft, AWS, OpenAI, Anthropic…), elle est légalement obligée de divulguer les données qu’elle gère aux autorités US, que ces serveurs soient à Paris, Francfort ou Tunis (contrats, brevets, secrets industriels ou dossiers médicaux, aucune donnée n’est à l’abri d’une saisie unilatérale) ;
– le piège pour vos futurs agents IA : si vous connectez vos systèmes d’information à des API comme celles d’OpenAI, d’Anthropic ou de Gemini, chaque invite (prompt) et fragment de document sensible voyage vers les États-Unis. Le Cloud Act s’applique de plein droit. En cas de tensions diplomatiques ou de conflit commercial, l’activation d’un «bouton Off» à distance ou l’injection de biais algorithmiques dans vos modèles n’est pas une théorie du complot, mais une possibilité légale à la disposition de Washington.
Face à ce péril, la prise de conscience est mondiale et de grands blocs, institutions et acteurs technologiques décident de couper le cordon avec les géants américains :
– En Tunisie et à l’international (secteurs privé et public) : l’écosystème Zetta-Spark.com Tunisiese positionne en fer de lance en développant des architectures d’IA agentiques souveraines. En couplant le traitement Big Data distribué et l’exécution de LLM exclusivement locaux, cette initiative permet aux institutions sensibles (banques, ministères, industries) de moderniser leurs systèmes sans jamais exposer le moindre octet aux réglementations extraterritoriales ;
– En France : l’École Polytechnique Paris refuse le déploiement de la suite Microsoft 365 pour ses chercheurs et étudiants, protégeant ainsi le fruit de la recherche scientifique et de l’innovation stratégique nationale contre le siphonnage légal étranger ;
– Au Royaume-Uni : la Royal Navy teste actuellement l’OS souverain «Collective» (déployé par Whitespace/Oracle) sur des équipements tactiques et des théâtres d’opérations pour s’affranchir des systèmes d’exploitation américains standards ;
– En Inde (secteur de l’IA déconnectée) : commercialisation de la solution Command Core par Arinox/Kogo, un système d’IA agentique «in a box» fonctionnant en mode totalement déconnecté d’Internet («air-gapped») pour une confidentialité absolue ;
– Dans le Monde arabe et en Afrique de l’Est : le projet de l’AICTO (Organisation arabe des TCI) déploie des piles d’IA souveraines nationales dans plusieurs pays pilotes, tandis que la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) a adopté une déclaration régionale pour garantir une IA entraînée exclusivement sur des données locales et gouvernée localement.
En forçant par exemple les protocoles modernes comme les connecteurs MCP (Model Context Protocol) à s’exécuter exclusivement en local, nous permettons de tirer profit de l’IA agentique directement sur nos clusters existants, sans dépendre de la bonne volonté de Washington.
Le moment de reprendre le contrôle est maintenant. Pour rejoindre la formation gratuite proposée, il suffit de télécharger la machine virtuelle et les laboratoires pratiques, et sécuriser votre patrimoine technologique !
Partager ce travail et cette formation est un véritable plaisir, mais c’est avant tout une démarche militante pour que chacun puisse reprendre le contrôle de ses données.
Ces ressources ont été conçues comme un «commun numérique» accessible à tous.
Une architecture libre pour contourner le droit américain
La souveraineté numérique ne se gagne pas par des discours, elle se gagne par l’architecture technique. Pour garantir qu’aucune donnée ne quitte votre infrastructure, la solution consiste à déployer une architecture RAG (Retrieval-Augmented Generation) locale (avec Model Context Protocol éventuellement).
Voici les briques techniques open source (intégrées dans la machine virtuelle Ubuntu de la formation) qui permettent de bâtir votre propre «mini-Google + ChatGPT» privé :
En forçant par exemple les protocoles modernes comme les connecteurs MCP (Model Context Protocol) à s’exécuter exclusivement en local, nous permettons de tirer profit de l’IA agentique directement sur nos clusters existants, sans dépendre de la bonne volonté de Washington.
Le moment de reprendre le contrôle est maintenant. Rejoignez la formation, téléchargez la machine virtuelle et les laboratoires pratiques, et sécurisez votre patrimoine technologique !
* Maître assistant à l’Université de Sfax. Titulaire d’un master de l’Université de Rouen (2006) et d’un doctorat en systèmes informatiques (2013), il est co-fondateur et CTO de Zetta-Spark, ainsi que Ceo de DataCamp-Training & Consulting. Il a publié plus de 20 articles dans des revues internationales prestigieuses (SCI & Web of Science).
Première étape pour faire passer l’aide encore plus dans l’ombre : le projet de loi NDAA 2027 du Congrès américain fusionnerait presque les forces armées des Etats-Unis et d’Israël. Avec la coproduction d’armes et l’intégration des réseaux militaires des deux pays, les données de l’armée états-unienne pourraient bientôt devenir celles de l’armée israélienne.
Ben Freeman *
À un moment où l’opinion Etats-unisiene manifeste des niveaux sans précédent de méfiance envers le gouvernement israélien, le Congrès vient de proposer de lier les Etats-Unis à l’armée israélienne plus que jamais.
Cachée dans la version de la Chambre de la Loi d’autorisation de la défense nationale (NDAA) pour 2027, publiée la semaine dernière, se trouve la section 224, intitulée «Initiative de coopération technologique de défense États-Unis-Israël». Cette disposition ferait sans doute plus pour imbriquer l’armée Etats-unienne avec l’armée israélienne que les plus de 200 milliards de dollars (ajustés à l’inflation) d’aide militaire qu’Israël a reçus des Etats-Unis depuis sa fondation en 1948.
Vers une intégration militaro-industrielle
La section 224 pose les bases de la recherche et du développement bilatéraux, de la coproduction d’armes, d’entreprises communes, d’accords de licence et de toutes les formes de coopération du complexe militaro-industriel américano-israélien.
Les Etats-Unis et Israël travaillent déjà ensemble sur la défense antimissile, mais cette disposition étendrait considérablement la coordination à pratiquement tous les domaines des technologies de défense, y compris l’IA, le quantique, les systèmes autonomes, l’énergie dirigée, le cyber, la biotechnologie, et bien d’autres. Elle propose également «l’intégration des réseaux» et la «fusion des données». En d’autres termes, les données de l’armée états-unienne pourraient bientôt devenir celles de l’armée israélienne.
Si elle était pleinement adoptée, cette proposition offrirait un niveau d’intégration militaro-industrielle plus élevé que celui que les Etats-Unis ont avec tout autre pays au monde. Ils ont bien sûr travaillé en étroite collaboration avec leurs partenaires de l’Otan sur la coproduction et les chaînes d’approvisionnement partagées, notamment par le biais du Plan d’action pour la production de défense. Et, en tant que premier vendeur d’armes au monde, les Etats-Unis fournissent des armes à des armées du monde entier. Mais il s’agit surtout d’une voie à sens unique, les Etats-Unis ne fournissant des armes à des acheteurs étrangers qui ne fabriquent qu’occasionnellement eux-mêmes des pièces pour ces armes, comme dans le cas de la chaîne d’approvisionnement mondiale du F-35.
Une influence israélienne extraordinaire sur les Etats-Unis
La section 224 serait d’une tout autre nature. Elle fusionnerait les secteurs de la défense états-unien et israélien dans de multiples domaines essentiels pour les champs de bataille du futur, comme les systèmes autonomes et le cyber. Elle apporterait également une influence israélienne extraordinaire sur les Etats-Unis, au-delà de celle qu’Israël exerce déjà via le lobby israélien et son réseau solide d’influenceurs sur les réseaux sociaux. Elle donnerait au gouvernement israélien l’opportunité d’étendre considérablement l’un des leviers d’influence les plus puissants de la politique états-unienne : les emplois aux Etats-Unis.
En développant ou en créant de nouvelles installations de coproduction comme celles qu’il possède déjà dans le Mississippi et l’Arkansas, le gouvernement israélien pourrait se targuer de fournir des emplois sur le sol états-unien, se garantissant ainsi des alliés parmi les membres du Congrès qui représentent les districts où se trouvent ces emplois.
Le résultat pourrait bien être un système politique états-unien encore plus sensible aux caprices d’un gouvernement israélien qui semble n’avoir aucun scrupule à entraîner les Etats-Unis dans des conflits militaires au Moyen-Orient.
Une relation de défense plus forte et moins transparente
Ce niveau sans précédent d’intégration militaire américano-israélien contraste fortement avec le modèle traditionnel d’aide à la coopération en matière de défense, dans lequel Israël se distinguait déjà comme le premier bénéficiaire de l’aide militaire américaine. Comme l’a exposé récemment une note de l’Institut Quincy, ce passage d’un modèle d’aide à un modèle d’intégration militaire a des implications troublantes, à savoir que ce passage supprimera les mécanismes de contrôle politique et diplomatique qui rendent la relation publiquement redevable de comptes, la faisant passer d’un vote annuel visible sur l’aide à une machinerie opaque d’acquisition de défense, où la surveillance est limitée et la responsabilité politique minimale. Le résultat serait une relation de défense à la fois plus profonde et moins transparente.
Tout cela survient à un moment où l’armée israélienne a utilisé à plusieurs reprises des armes états-uniennes lors de frappes qui ont violé le droit humanitaire international à Gaza, et alors qu’Israël a violé à plusieurs reprises les cessez-le-feu (tout comme les Etats-Unis eux-mêmes) dans la guerre inutile de l’administration Trump contre l’Iran.
Le fossé énorme entre ce que la plupart des états-uniens veulent et ce que le président fait concernant Israël, et ce que le Congrès propose ici, ne doit pas être ignoré.
Fossé grandissant entre actions d’Israël et intérêts américains
Seulement 30 % des personnes interrogées dans un sondage du New York Times/Siena de mi-mai estiment que Trump a pris «la bonne décision» en entrant en guerre contre l’Iran, 64 % déclarant que c’était une erreur. Un sondage de l’Institut des affaires mondiales publié plus tôt cette semaine a exploré plus en profondeur la psyché états-unienne concernant l’armement d’Israël, constatant que «seulement 16 % déclarent que les Etats-Unis devraient continuer à fournir des armes à Israël sans nouvelles restrictions. Trente-huit pour cent veulent cesser complètement de fournir des armes, et 24 % supplémentaires veulent conditionner les armes à leur utilisation».
Pourtant, la direction principale des deux partis reste largement pro-israélienne et continue de façonner le texte législatif de base avant que les amendements et le débat parlementaire plus large ne l’ouvrent à l’ensemble du corps législatif, comme c’est le cas avec cette disposition de la NDAA.
Bien que lentement, les courants au sein des deux partis changent, de plus en plus de membres prenant la parole contre le fossé grandissant entre les actions d’Israël et les intérêts des Etats-Unis. Par exemple, le sénateur Chris Van Hollen (Démocrate du Maryland) a écrit dans le New York Times que «le Parti démocrate a apporté un soutien réflexif et inconditionnel aux gouvernements israéliens, même lorsque leurs actions ont de plus en plus sapé les intérêts et les valeurs américaines.»
Du côté républicain, le représentant Thomas Massie (Républicain du Kentucky) et l’ancienne représentante Marjorie Taylor Greene (Républicaine de Géorgie) ont ouvertement dénoncé l’influence corrosive du lobby israélien — une position qui leur a peut-être, au moins partiellement, coûté leurs sièges au Congrès à tous les deux.
Que peuvent faire les autres membres du Congrès préoccupés par les actions déstabilisatrices d’Israël ? Arrêter la fusion militaro-industrielle américano-israélienne dans son élan.
Les législateurs devraient rejeter la section 224 de la NDAA pour éviter une intégration profonde avec l’armée israélienne à un moment où un nombre croissant d’Etats-uniens s’opposent aux actions d’Israël dans la région.
* Directeur du programme «Démocratisation de la politique étrangère» au Quincy Institute et auteur, avec William Hartung, de ‘‘The Trillion Dollar War Machine’’ (2025).
Le gouvernement américain est revenu sur sa décision annoncée le 22 mai dernier, en vertu de laquelle les candidats à l’obtention du statut de « résident permanent » aux États-Unis devaient accomplir les démarches nécessaires depuis leur pays d’origine. C’est ce que rapporte le New York Times, après la vague de manifestations qui a éclaté.
Le ministère de la Sécurité intérieure, responsable des questions d’immigration, a déclaré au journal que la nouvelle politique ne sera finalement pas appliquée à tous les candidats à l’obtention d’une « carte verte », mais « au cas par cas ».
« Il s’agissait simplement d’un rappel aux employés de faire preuve de discernement » au moment de décider s’il convenait ou non d’exiger des candidats qu’ils quittent les États-Unis pour soumettre leur candidature depuis l’étranger, a expliqué le ministère.
A rappeler que, récemment, les services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) ont annoncé que « désormais, tout ressortissant étranger résidant temporairement aux États-Unis et souhaitant obtenir une carte verte doit retourner dans son pays d’origine pour en faire la demande, sauf circonstances exceptionnelles ». Les titulaires de visas de courte durée, tels que les étudiants, les travailleurs saisonniers ou les touristes, « viennent aux États-Unis pour une courte période et pour une raison précise. Le système est conçu de sorte qu’ils quittent le pays à l’expiration de leur séjour. Leur séjour ne peut constituer une première étape vers l’obtention d’une carte verte », a expliqué Zach Kaler, porte-parole de l’USCIS.
De nombreuses associations de défense des droits des immigrants et des cabinets d’avocats ont exprimé leur surprise face à cette mesure, qui a semé la confusion parmi les demandeurs de carte verte. Le député démocrate Chai Garcia a qualifié cette nouvelle politique d’« injustifiée et cruelle ». « Elle obligera des milliers d’immigrants en situation régulière, y compris des conjoints de citoyens américains, à quitter leur domicile, leur famille et leur emploi pendant des semaines, voire des mois, pour obtenir une carte verte hors des États-Unis », a-t-il expliqué.
D’après le Washington Post, les États-Unis délivrent plus d’un million de cartes vertes chaque année. À ce jour, plus de la moitié des demandeurs résident déjà sur le sol américain.