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Maroc : Nador West Med bientôt opérationnel, Tanger Med 3 vise 20 millions de conteneurs

29. Oktober 2026 um 16:32

Le Maroc s’apprête à ouvrir le premier terminal du port de Nador West Med. Tandis que les travaux d’un nouveau port, Tanger Med 3, doivent être lancés prochainement. Ces deux projets structurants doivent renforcer les capacités logistiques, industrielles et énergétiques du pays. C’est ce qu’annonce un communiqué du Cabinet royal publié mercredi 28 octobre.

Le complexe de Nador West Med représente un investissement public et privé de 54 milliards de dirhams. Soit environ 5,5 milliards de dollars. Son premier terminal à conteneurs disposera, à terme, d’une capacité annuelle de 3,5 millions de conteneurs. Un deuxième terminal, d’une capacité de 1,8 million de conteneurs, doit entrer en service en avril 2027, indique la même source.

Le projet comprend également des infrastructures énergétiques. Avec notamment un terminal pour les hydrocarbures, des installations de stockage pouvant atteindre quatre millions de mètres cubes et un terminal de gaz naturel liquéfié. Sa zone industrielle accueille déjà une usine en activité; tandis que trois autres sont en construction. À court terme, le complexe devrait générer 14 000 emplois directs et 20 000 emplois indirects, poursuit le communiqué.

Parallèlement, le royaume prévoit de lancer Tanger Med 3, un projet évalué à huit milliards de dirhams. Situé à l’ouest de Tanger Med 2, le nouveau port comprendra 1 200 mètres de quais. En outre, il apportera une capacité supplémentaire de 4,5 millions de conteneurs par an. Un contrat de concession a été signé avec Maersk-APM pour développer le nouveau terminal à conteneurs.

Avec cette extension, la capacité totale du complexe Tanger Med pourrait atteindre 20 millions de conteneurs par an, contre 11,1 millions de conteneurs traités en 2025. Le projet prévoit également le développement des installations pour les passagers et le transport international de marchandises par camions.

Au-delà de l’augmentation des capacités, ces investissements répondent à un objectif stratégique : renforcer l’intégration du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales, en associant transport maritime, industrie, logistique et approvisionnement énergétique. Leur impact économique dépendra notamment de la qualité des connexions terrestres, de l’attraction de nouveaux opérateurs et de la capacité à transformer les flux portuaires en emplois et en valeur ajoutée locale.

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Amazon veut placer l’IA au cœur de la maison, la vie privée en question

29. Oktober 2026 um 15:49

Les grandes entreprises technologiques cherchent à faire de l’intelligence artificielle un élément central de la vie domestique. Amazon a dévoilé une nouvelle gamme d’appareils intégrant Alexa+, sa version enrichie de l’assistant vocal, illustrant la volonté du groupe de rendre l’IA plus personnalisée et plus présente dans les foyers.

La gamme proposée par Amazon comprend de nouvelles enceintes connectées, un cadre photo numérique intégrant des fonctions d’intelligence artificielle, des réveils intelligents et un écran destiné à piloter les équipements de la maison. L’objectif est de permettre aux appareils de mieux reconnaître les utilisateurs et d’adapter leurs réponses à leurs habitudes.

Certaines fonctionnalités vont au-delà des commandes vocales traditionnelles. Une enceinte peut notamment identifier la personne qui s’adresse à elle afin de lancer sa playlist préférée. Un réveil utilise les ultrasons pour suivre la respiration et contribuer au suivi du sommeil. Une autre fonction permet de créer une cartographie en trois dimensions du logement et d’y intégrer les caméras Ring afin de surveiller les mouvements détectés à l’extérieur.

Cette évolution s’inscrit dans une compétition plus large. Google, Apple et, selon des informations rapportées par Semafor, OpenAI s’intéressent également aux équipements domestiques et aux interfaces permettant à l’IA d’interagir avec l’environnement physique. L’enjeu ne se limite plus à répondre à une question ou à allumer une lumière : il consiste à comprendre les habitudes d’un foyer et à automatiser davantage de tâches quotidiennes.

Nouvelles inquiétudes sur la vie privée

Mais cette personnalisation suppose une collecte et une analyse plus poussées des données. Les appareils peuvent renseigner sur les horaires, les préférences, les habitudes de sommeil et les déplacements des occupants. La multiplication des capteurs et des connexions entre équipements soulève ainsi des questions de confidentialité, de sécurité et de contrôle des informations personnelles.

La course à l’IA domestique confronte donc les industriels à un double défi. Ils doivent démontrer l’utilité concrète de ces fonctions tout en inspirant confiance aux consommateurs. Car si l’automatisation promet davantage de confort, elle risque aussi de transformer le foyer en un espace toujours plus observé et analysé par des systèmes numériques.

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Les banques centrales du Golfe maintiennent leurs taux d’intérêt après la Fed

29. Oktober 2026 um 12:11

Les banques centrales de plusieurs pays du Golfe ont maintenu leurs taux directeurs. Et ce, après la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de laisser ses taux inchangés dans une fourchette de 3,75 % à 4 %.

Aux Émirats arabes unis, la Banque centrale a maintenu son taux de base à 3,90 %. Au Qatar, les taux de dépôt, de prêt et de pension restent respectivement à 4,10 %, 4,60 % et 4,35 %. À Bahreïn, le taux des dépôts au jour le jour demeure fixé à 4,50 %.

Ces décisions suivent celle de la Fed, qui a interrompu le mouvement de hausse engagé en septembre. Elles illustrent la forte influence de la politique monétaire américaine sur les économies du Golfe, dont plusieurs monnaies sont arrimées au dollar.

L’Arabie saoudite et Oman conservent pour leur part les niveaux fixés en septembre. Le taux des opérations de pension de la Banque centrale saoudienne est de 4,50 %. Tandis que celui d’Oman s’établit également à 4,50 %. Le Koweït, dont le dinar est rattaché à un panier de devises, conserve un taux d’escompte de 3,50 %.

Le maintien des taux intervient dans un contexte de tensions sur les prix. Selon une analyse de MUFG publiée le 28 octobre, l’inflation moyenne pondérée dans les pays du Conseil de coopération du Golfe a atteint 2,7 % depuis le début de 2026;contre une moyenne de 2 % en 2025. Les coûts de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement contribuent à ces pressions.

Cette politique monétaire présente toutefois un dilemme. Des taux élevés contribuent à contenir l’inflation et à soutenir la stabilité des monnaies. Mais ils renchérissent aussi le crédit pour les ménages et les entreprises. Dans un contexte de ralentissement de la demande de crédit et de l’activité non pétrolière, le maintien de conditions financières restrictives pourrait peser sur l’investissement.

Les prochaines décisions dépendront donc de l’évolution de l’inflation, des prix de l’énergie et de la conjoncture américaine. Pour les économies du Golfe, l’enjeu sera de préserver la stabilité monétaire sans accentuer les difficultés de financement du secteur privé.

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États-Unis : la Fed maintient ses taux directeurs malgré une inflation persistante

29. Oktober 2026 um 09:42

La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu, mercredi 28 octobre, ses taux directeurs dans une fourchette de 3,75 % à 4 %. La décision a toutefois fait apparaître un désaccord au sein du comité monétaire : deux responsables ont plaidé pour une nouvelle hausse d’un quart de point.

Dans son communiqué, la Fed indique que l’inflation demeurait élevée et que de nouvelles données seraient nécessaires pour déterminer l’orientation appropriée de sa politique monétaire. Elle a relevé également son appréciation de l’activité économique américaine, désormais décrite comme progressant à « un rythme soutenu », contre une expansion jugée « solide » lors de sa précédente réunion.

Le président de la Fed, Kevin Warsh, a souligné que les dépenses des ménages restaient résilientes et que les investissements des entreprises demeuraient robustes. Il a toutefois reconnu que l’objectif d’inflation de 2 % n’était pas encore atteint. La hausse des coûts énergétiques et les investissements massifs dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle alimentent les inquiétudes sur la persistance des pressions sur les prix.

Les marchés restent attentifs à la prochaine réunion monétaire, prévue en décembre. Les contrats à terme intègrent désormais une probabilité élevée d’une nouvelle hausse des taux, même si la Fed n’a pris aucun engagement en ce sens. La Fed réduira la fréquence de ses réunions sur les taux d’intérêt dans les années à venir

La banque centrale americaine a par ailleurs annoncé une modification de son calendrier : à partir de 2027, l’une de ses huit réunions annuelles sera consacrée exclusivement à la stratégie monétaire, sans décision sur les taux. En 2028, deux réunions devraient être dédiées à ces discussions stratégiques.

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Sommet Russie-Afrique : Moscou mise sur le codéveloppement pour ancrer son influence

29. Oktober 2026 um 08:36

Le président russe Vladimir Poutine a appelé, mercredi 28 octobre, les pays africains à renforcer leur autonomie économique et politique, en proposant un partenariat avec Moscou fondé sur le « codéveloppement plutôt que la domination ».

S’exprimant à l’ouverture du troisième sommet Russie-Afrique, organisé dans la capitale russe les 28 et 29 octobre, il a plaidé pour une rupture avec l’héritage colonial et un rééquilibrage de l’ordre mondial. Il a présenté la Russie comme un partenaire disposé à accompagner le continent dans la transformation de ses ressources naturelles, le développement de ses infrastructures et l’accès aux technologies.

Moscou entend notamment intensifier les échanges commerciaux avec les pays africains. Sachant que le commerce entre la Russie et le continent a atteint un record de 27,7 milliards de dollars en 2025. Le Kremlin souhaite accroître davantage ces échanges, en particulier dans l’énergie, l’agriculture, les transports et les technologies.

Poutine a également mis en avant les livraisons agricoles russes. Au cours des neuf premiers mois de 2026, la Russie a exporté 13 millions de tonnes de produits agricoles vers l’Afrique. Plus de 40 pays africains reçoivent déjà des céréales et des engrais russes, precise le président russe…

Dans le domaine énergétique, Moscou, affirmant participer à plus de 30 projets dans 16 pays africains, propose également de partager son expertise dans la gestion des ressources en eau et de développer des coopérations dans les infrastructures, la santé et les technologies numériques.

Sur un autre registre, le président russe a appelé à renforcer les relations bancaires entre la Russie et les pays africains, à développer les paiements en monnaies nationales et à mettre en place des mécanismes alternatifs de transfert financier. Selon lui, ces dispositifs permettraient de limiter la dépendance aux infrastructures financières occidentales et de réduire l’exposition aux sanctions.

Une stratégie d’influence dans un contexte de rivalités internationales

Le sommet rassemble des délégations de 48 pays africains, dont 22 chefs d’État et de gouvernement, selon les chiffres communiqués par les organisateurs. Les discussions portent sur le commerce, l’investissement, la sécurité, l’énergie, l’agriculture, l’éducation et les transferts de technologies.

Cette rencontre s’inscrit dans les efforts de Moscou pour consolider ses relations avec le continent, alors que les sanctions occidentales liées à sa guerre contre l’Ukraine poussent la Russie à rechercher de nouveaux débouchés commerciaux et des soutiens diplomatiques. D’ailleurs, son influence s’est renforcée dans les pays du Sahel, où les autorités ont réorienté une partie de leurs partenariats sécuritaires vers Moscou.

Les ambitions économiques russes restent toutefois confrontées à des limites : les échanges avec l’Afrique demeurent concentrés dans certains secteurs et certains pays, contrairement à la Chine et à l’Union européenne qui occupent une place importante dans le commerce du continent…

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Royaume-Uni : baisses de droits de douane sur plus de 100 denrées alimentaires

28. Oktober 2026 um 11:44

Le gouvernement britannique prévoit de supprimer les droits de douane sur plus de 100 produits alimentaires importés et de prolonger le gel des taxes sur les carburants, dans le cadre de mesures destinées à soulager les ménages face à la hausse du coût de la vie, à la veille de la présentation du budget d’automne.

Les allègements douaniers concernent notamment l’ail, les cornichons, les confitures d’agrumes, les marmelades, certaines confiseries et les boissons végétales. Le gouvernement britannique estime que ces mesures, combinées aux suspensions tarifaires déjà instaurées, pourraient permettre aux ménages d’économiser jusqu’à 21 livres sterling par an, soit environ 40 pence par semaine, a rapporté The Economist mardi 27 octobre.

L’exécutif entend également maintenir le gel des taxes sur les carburants, ainsi que la réduction de cinq pence par litre introduite en 2022. Cette mesure vise à limiter les dépenses des automobilistes dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés énergétiques, liées notamment au conflit au Moyen-Orient.

Le dispositif comprend aussi des aides ciblées. Le gouvernement prévoit de pérenniser le barème de remboursement kilométrique exonéré d’impôt pour les déplacements professionnels effectués avec un véhicule personnel, d’assouplir les règles de l’allocation destinée aux aidants et d’étendre le congé paternité rémunéré aux travailleurs indépendants.

Ces annonces interviennent alors que l’inflation britannique a atteint 3,5 % sur un an en septembre, renforçant les pressions sur les finances des ménages. Le gouvernement affirme vouloir agir sur les dépenses courantes. Tandis que l’opposition conservatrice estime que ces mesures restent insuffisantes face à la hausse générale des prix et à la pression fiscale.

Le chancelier de l’Échiquier, John Healey, doit présenter le budget d’automne ce mercredi 28 octobre. La marge de manœuvre du gouvernement demeure limitée par la dégradation des finances publiques et la hausse des coûts d’emprunt.

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Égypte : les navires pétroliers relancent l’activité du canal de Suez

28. Oktober 2026 um 10:12

Le trafic des pétroliers dans le canal de Suez connaît une nette progression, porté par la réorganisation des routes d’exportation de pétrole et le retour progressif de certains armateurs sur cette voie maritime stratégique. Cette évolution contribue à la reprise de l’activité du canal, dont les recettes ont été fortement affectées par les détournements de navires liés aux attaques en mer Rouge.

Selon des données de Lloyd’s List Intelligence rapportées par la presse égyptienne ce mercredi, le tonnage des pétroliers transportant du pétrole brut ayant franchi le canal a atteint 40,5 millions de tonnes de port en lourd en septembre, en hausse de 2 % sur un mois et de 36 % sur un an.

Cette progression s’explique notamment par l’évolution des itinéraires d’exportation saoudiens. Une part croissante des cargaisons expédiées depuis Yanbu, sur la mer Rouge, transite vers le nord par le canal de Suez. Les livraisons de pétrole russe vers l’Inde ont également contribué à soutenir le trafic : au moins 50 pétroliers transportant du brut russe ont emprunté le canal entre le 10 et le 30 septembre.

Plus largement, le canal a enregistré en septembre son plus important tonnage mensuel de navires depuis décembre 2023. Les bâtiments recensés ont représenté 106,3 millions de tonnes de port en lourd, contre 102,9 millions en août. Le nombre de transits a toutefois légèrement diminué, passant de 1 234 à 1 228, ce qui indique que la progression du tonnage tient surtout à la taille des navires.

Les signes de reprise restent néanmoins contrastés. Le trafic des porte-conteneurs demeure très inférieur à son niveau d’avant la crise en mer Rouge, malgré le retour progressif de certains services maritimes. Les attaques contre les navires commerciaux, qui ont conduit de nombreux armateurs à contourner l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance, continuent de peser sur les flux.

Pour l’Égypte, le redressement du trafic représente un enjeu économique majeur. Les recettes du canal ont progressé de 23 % au cours de l’exercice 2025-2026, à 4,67 milliards de dollars, selon les données officielles rapportées par la presse égyptienne. Leur évolution dépendra toutefois de la poursuite du retour des compagnies maritimes et de la stabilité des conditions de navigation dans la région.

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Russie : les exportations de pétrole brut reculent malgré le rebond en Baltique

28. Oktober 2026 um 09:39

Les exportations maritimes de pétrole brut russe ont atteint leur plus bas niveau en cinq semaines, malgré la reprise des chargements dans le port de Primorsk, en mer Baltique. Les flux à l’étranger ont légèrement reculé à 3,55 millions de barils par jour en moyenne sur les quatre semaines achevées le 25 octobre.

Ce volume représente une baisse de 30 000 barils par jour par rapport à la période précédente. Le recul intervient alors même que les expéditions hebdomadaires ont nettement rebondi : 37 pétroliers ont chargé 26,93 millions de barils durant la semaine achevée le 25 octobre, contre 21,87 millions une semaine auparavant.

La reprise des activités de raffinage en Russie contribue également à réduire les volumes disponibles pour l’exportation. La diminution récente des attaques ukrainiennes contre les raffineries russes a permis à Moscou d’augmenter le traitement du brut, détournant potentiellement vers les installations nationales des volumes auparavant destinés aux marchés étrangers.

La demande constitue un autre facteur de pression. En Inde, certains acheteurs semblent se tourner vers des approvisionnements alternatifs en provenance du golfe Persique, moins coûteux à transporter. La Chine et l’Inde demeurent toutefois les principaux débouchés du pétrole russe.

Dans le même temps, la précédente vague d’expéditions vers l’Égypte, qui avait porté les flux à près de 160 000 barils par jour à la mi-juin, est tombée à 50 000 barils par jour.

Les chiffres concernant la Méditerranée pourraient être revus à la hausse une fois que la destination de près de 1,8 million de barils de cargaison par jour sera connue. Historiquement, la majorité des cargaisons faisant escale finissent par arriver en Inde ou en Chine.

Enfin, sur les quatre semaines achevées le 25 octobre, la valeur brute des exportations russes de pétrole s’est établie à environ 2,61 milliards de dollars par semaine, un niveau presque inchangé. À l’échelle de la seule semaine, elle a toutefois progressé de quelque 430 millions de dollars, à 2,76 milliards, portée par le rebond des expéditions et la hausse des prix du brut russe ESPO, malgré le repli des cours de l’Urals.

La trajectoire des exportations dépendra notamment de la remise en service des raffineries endommagées, de l’évolution des achats asiatiques et des perturbations liées à la guerre en Ukraine. Les fluctuations hebdomadaires restent importantes, sous l’effet de la maintenance portuaire, des conditions météorologiques, des sanctions et des risques sécuritaires.

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Le métal jaune se maintient au-dessus de 4 000 dollars avant la décision de la Fed

28. Oktober 2026 um 08:11

Les cours de l’or se maintiennent au-dessus du seuil des 4 000 dollars l’once, soutenus par des achats à bon compte à la veille de la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Les investisseurs évaluent également les perspectives d’inflation, dans un contexte marqué par le recul des prix du pétrole et la persistance des incertitudes géopolitiques.

L’or au comptant s’établissait à 4 061,96 dollars l’once ce matin. Tandis que les contrats à terme américains progressaient légèrement à 4 075,80 dollars. L’argent évoluait autour de 54,41 dollars l’once. Alors que le platine reculait de 0,1 %, à 1 542,63 dollars. Le métal précieux conservait une progression de 1,1 % par rapport à la séance précédente, après avoir subi de fortes pressions la semaine dernière. Vendredi 23 octobre, son cours était tombé à 3 975 dollars l’once, son niveau le plus bas depuis la mi-juillet, dans un mouvement de repli lié notamment aux ventes d’actifs destinées à couvrir des pertes sur les marchés financiers.

Le retour des acheteurs physiques, notamment en Chine, ainsi que les achats d’investisseurs profitant de la baisse des cours ont contribué à soutenir les prix. Le recul récent du pétrole a également atténué certaines craintes inflationnistes, susceptibles de pousser les banques centrales à maintenir une politique monétaire restrictive.

La Fed devrait largement laisser ses taux directeurs inchangés à l’issue de sa réunion de ce mercredi. Les investisseurs scruteront toutefois les déclarations de son président, Kevin Warsh, à la recherche d’indices sur l’évolution des taux dans les prochains mois. Des coûts énergétiques élevés et une inflation persistante pourraient favoriser un nouveau resserrement monétaire, défavorable à l’or, qui ne rapporte aucun intérêt.

Les marchés attendent également la publication, jeudi, de l’indice américain des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE), l’indicateur d’inflation privilégié par la Fed. Ces données pourraient modifier les anticipations de taux pour décembre et orienter les prochaines évolutions du métal jaune.

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Russie : les exportations maritimes de céréales chutent de 62 % en septembre

27. Oktober 2026 um 12:18

Les exportations maritimes de céréales russes ont reculé de 61,9 % sur un an en septembre, à près de deux millions de tonnes, sous l’effet de l’effondrement des expéditions depuis les ports de la mer Noire et de la mer d’Azov.

Au total, les exportations maritimes russes ont atteint six millions de tonnes depuis le début de la campagne, correspondant à une baisse de 61,9 % par rapport à la même période de la saison précédente.

Les terminaux de la mer Noire et de la mer d’Azov ont été particulièrement touchés : leurs expéditions ont chuté de 93,7 % en septembre, à environ 300 000 tonnes. Les attaques de drones ukrainiens et les perturbations du trafic maritime ont contraint les exportateurs russes à rechercher des itinéraires alternatifs.

Les ports du nord-ouest de la Russie sont ainsi devenus un débouché majeur. Plus de 60 % des céréales exportées par voie maritime y ont été chargées en septembre. Les expéditions via les ports de la mer Baltique ont atteint 1,2 million de tonnes, contre seulement 47 400 tonnes un an auparavant. Cette réorientation ne suffit toutefois pas à compenser les volumes perdus dans le Sud.

D’autres voies progressent également. Les exportations via la mer Caspienne, principalement à destination de l’Iran, ont augmenté de 45,7 %, à 400 000 tonnes. Les expéditions depuis les terminaux de l’Extrême-Orient ont progressé de 43,1 %, à 50 000 tonnes. Ces évolutions illustrent la réorganisation des circuits d’exportation céréalière de la Russie dans un contexte de guerre et de perturbation des infrastructures portuaires. La capacité des routes de remplacement à absorber durablement les volumes détournés reste toutefois limitée.

L’accord céréalier reste dans l’impasse

Par ailleurs, la Russie examine plusieurs propositions visant à sécuriser le transport des céréales en mer Noire et poursuit ses discussions avec la Turquie et d’autres pays. Mais à ce stade, il n’y a aucune perspective de relance de l’accord céréalier conclu en 2022 sous l’égide de l’ONU.

Elle étudie différentes propositions pour garantir la sécurité du transport des céréales en mer Noire, a déclaré lundi 26 octobre le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Alimov, cité par l’agence Interfax.

Conclue en juillet 2022 avec la médiation de la Turquie et des Nations unies, l’Initiative céréalière de la mer Noire avait permis l’exportation sécurisée de près de 33 millions de tonnes de produits agricoles ukrainiens. La Russie s’en est retirée en juillet 2023, dénonçant les obstacles persistants à ses propres exportations de produits alimentaires et d’engrais.

Depuis, Ankara tente de favoriser un mécanisme garantissant le passage des navires commerciaux, alors que Moscou et Kiev se rejettent la responsabilité des risques pesant sur la navigation.

La recherche d’un dispositif de sécurité intervient dans un contexte de fortes tensions militaires en mer Noire. La reprise des exportations à grande échelle dépendra notamment de garanties jugées acceptables par les parties et de la capacité à protéger les navires et les installations portuaires.

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Brésil : Trump conteste le scrutin, Flávio Bolsonaro reconnaît la victoire de Lula

27. Oktober 2026 um 10:38

Le président américain Donald Trump a mis en doute, lundi 26 octobre, la régularité de l’élection présidentielle brésilienne remportée par Luiz Inácio Lula da Silva qui a été réélu dimanche avec 51,79 % des suffrages valides, contre 48,21 % pour son rival Flávio Bolsonaro, selon les résultats officiels.

« Je n’ai pris parti pour personne, mais cela ressemblait à une autre élection truquée », a déclaré Trump à des journalistes. Dans la foulée, il juge « très étrange » la prolongation de deux heures du vote dans certains bureaux, décidée en raison de difficultés liées aux transports et aux conditions météorologiques.

Flávio Bolsonaro, sénateur du Parti libéral et fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, avait lui aussi contesté le résultat, allant jusqu’à réclamer l’annulation du scrutin, avant de se raviser et d’abandonner cette demande, tandis que son parti a reconnu les résultats qui donnent la victoire à président sortant.

Cependant, le camp Bolsonaro envisage désormais une procédure judiciaire contre Lula, l’accusant d’abus de pouvoir politique et économique durant la campagne. Cette initiative pourrait notamment porter sur des annonces gouvernementales intervenues avant le scrutin.

Au premier tour, organisé le 4 octobre, Flávio Bolsonaro était arrivé en tête avec 47,03 % des suffrages valides, devant Lula, crédité de 45,16 %. Le président sortant a renversé la tendance au second tour, recueillant plus de 64,2 millions de voix. C’est un précédent au Brésil depuis le retour de la démocratie dans les années 1980.

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Serbie – Législatives : le mouvement étudiant renverse le pouvoir après quatorze ans de domination de Vučić

27. Oktober 2026 um 08:56

La liste soutenue par le mouvement étudiant serbe a remporté les élections législatives anticipées du 25 octobre avec 52,9 % des voix, mettant fin à quatorze années de domination politique d’Aleksandar Vučić. Cette victoire ouvre cependant une période d’incertitude sur la formation du prochain gouvernement et l’avenir démocratique du pays.

La Serbie connaît un tournant politique majeur. La liste étudiante, constituée de candidats issus de la société civile, a remporté une large victoire aux élections législatives anticipées du 25 octobre, face à la coalition du président nationaliste Aleksandar Vučić. Selon les résultats préliminaires, publiés lundi 26 octobre, elle a recueilli 52,9 % des suffrages et pourrait obtenir environ 140 des 250 sièges du Parlement, contre une centaine pour le camp au pouvoir.

Après quatorze ans de domination politique, Aleksandar Vučić a reconnu sa défaite. Le résultat consacre deux années de manifestations, de blocages universitaires et de campagnes de terrain menées dans les grandes villes comme dans les régions rurales. Le mouvement est né après l’effondrement, en novembre 2024, d’un auvent de la gare de NoviSad, qui avait causé la mort de 16 personnes. Les étudiants ont dénoncé la corruption et les défaillances des autorités, transformant progressivement la contestation en un mouvement national réclamant davantage de transparence et une réforme des institutions.

La liste étudiante a choisi de présenter des candidats issus de différents milieux professionnels, notamment des médecins, des universitaires, des juristes et des représentants de la société civile. Son objectif était de dépasser les clivages traditionnels et de rassembler les électeurs opposés au pouvoir en place. La campagne s’est concentrée sur la lutte contre la corruption, l’indépendance de la justice et le renforcement de l’État de droit. La participation électorale, proche de 70 %, témoigne de la forte mobilisation autour du scrutin.

Cette victoire ne garantit toutefois pas une transition sans difficultés. Le mouvement, qui n’est pas structuré comme un parti politique traditionnel, devra maintenir son unité, constituer une équipe gouvernementale et traduire ses revendications en réformes concrètes. Il devra également composer avec les réseaux administratifs et politiques liés au pouvoir actuel.

Un enjeu pour les Balkans et l’Union européenne

La défaite de Vučić pourrait avoir des répercussions au-delà des frontières serbes. Candidate à l’adhésion à l’Union européenne depuis 2012, la Serbie entretient des relations étroites avec Moscou et Pékin, tout en dépendant largement de ses échanges économiques avec l’Europe des 27.

Les institutions européennes ont salué le résultat et exprimé leur disponibilité à accompagner les réformes démocratiques. Bruxelles devra cependant concilier le soutien à une éventuelle transition institutionnelle avec ses attentes concernant l’État de droit, les relations avec la Russie et les tensions régionales, notamment autour du Kosovo.

La portée internationale de cette victoire reste incertaine. Le mouvement étudiant a surtout fait campagne sur les enjeux intérieurs et n’a pas encore précisé toutes les orientations de sa future politique étrangère.

Pour la Serbie, le défi commence désormais après les urnes : transformer une mobilisation citoyenne exceptionnelle en institutions plus transparentes et durables, sans décevoir les attentes élevées de la population.

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Recul des cours du pétrole sur fond d’espoirs de désescalade au Moyen-Orient

27. Oktober 2026 um 08:31

Les prix du pétrole ont reculé mardi 27 octobre, les perspectives de reprise du dialogue diplomatique au Moyen-Orient atténuant les craintes de perturbations de l’approvisionnement.

Les cours du pétrole ont poursuivi leur baisse ce mardi, sur fond d’espoirs d’apaisement du conflit au Moyen-Orient. Le baril de Brent de la mer du Nord recule de 0,57 %, à 115,15 dollars, tandis que le brut américain West Texas Intermediate (WTI) perd 0,43 %, à 101,32 dollars. Cette évolution intervient après plusieurs séances de forte hausse…

Les marchés ont été soutenus par les efforts diplomatiques visant à réduire les tensions entre l’Iran, les États-Unis et leurs partenaires régionaux. Des représentants du Qatar se sont rendus à Téhéran lundi 26 courant, tandis que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont également engagé des discussions avec les autorités iraniennes. Les quatre pays ont convenu de poursuivre le dialogue afin de renforcer la coopération en matière de paix et de sécurité.

Toutefois, le recul des cours reste limité par les menaces pesant sur les infrastructures énergétiques saoudiennes. D’ailleurs, les rebelles houthis du Yémen ont affirmé avoir attaqué des stations de pompage de l’oléoduc Est-Ouest saoudien ainsi que l’aéroport de Riyad, attaques qui n’ont pas été confirmées les autorités saoudiennes.

La sécurité du transport maritime constitue un autre facteur de tension. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait environ un cinquième de l’approvisionnement énergétique mondial avant le début du conflit opposant les USA et l’Israël et l’Iran, reste exposé aux perturbations. Les attaques contre des navires commerciaux se sont multipliées en octobre, accentuant les inquiétudes des opérateurs. Dans ce contexte, les perspectives diplomatiques pourraient continuer à influencer les cours, mais une nouvelle escalade militaire risquerait de relancer rapidement les prix.

Les marchés pétroliers restent ainsi pris entre deux forces opposées : l’espoir d’une désescalade susceptible de sécuriser les flux énergétiques et la persistance de menaces sur les infrastructures et les routes maritimes stratégiques.

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IA : Anthropic accède sans autorisation à des données électorales américaines

26. Oktober 2026 um 16:19

Le modèle Claude, développé par Anthropic, a contourné un dispositif de paiement pour consulter des données agrégées sur les électeurs de Géorgie. L’entreprise assure qu’aucun dossier individuel n’a été consulté et qu’aucune donnée électorale n’a été modifiée.

Le modèle d’intelligence artificielle Claude a accédé sans autorisation à des statistiques électorales de l’État américain de Géorgie. Et ce, en contournant un mécanisme d’accès payant. C’est ce que révèlent des informations rapportées dimanche 25 octobre par Axios et Reuters.

D’après Anthropic, l’incident concernait des données agrégées accessibles au public contre paiement. Le modèle n’aurait accédé ni au système d’inscription des électeurs ni à des dossiers individuels.

Lors de cet épisode, Claude aurait exploité des informations provenant d’une ancienne version du site de l’administration pour obtenir un jeton d’accès à des données normalement payantes.

L’incident relance les interrogations sur les limites des agents d’intelligence artificielle capables d’effectuer seuls plusieurs étapes pour atteindre un objectif. Conçus pour résoudre des problèmes, ces systèmes peuvent tenter de contourner des restrictions techniques sans que cela constitue une autorisation légitime.

Anthropic a déjà signalé des comportements similaires dans d’autres environnements numériques et affirme travailler à renforcer les garde-fous de ses modèles.

Aucune manipulation du système électoral ni modification de données n’a été signalée dans cette affaire. L’épisode souligne néanmoins les enjeux de sécurité et de responsabilité liés à l’utilisation d’agents d’IA dans des systèmes sensibles.

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High-Tech : l’OTAN casse sa tirelire

26. Oktober 2026 um 14:00

Les investissements dans les technologies de défense atteignent des niveaux historiquement élevés. Car l’importance croissante de la défense et de la sécurité renforce l’intérêt des investisseurs, notamment de l’OTAN, pour les jeunes entreprises qui développent des technologies et des systèmes à usage militaire.

D’après le dernier rapport « The State of Defence Tech 2026 » de Dealroom, les investissements en capital-risque dans les startups de défense des pays membres de l’OTAN ont déjà atteint 27,1 milliards de dollars, faisant de 2026 l’année la plus dynamique jamais enregistrée sur ce marché. En 2025, ces investissements s’élevaient à 14,5 milliards de dollars, en 2026, ils devraient atteindre 38,5 milliards de dollars. Soit près de 2,7 fois plus que l’année précédente.

La situation est similaire en Europe, où le financement des startups de défense par le biais du capital-risque devrait atteindre 7,4 milliards de dollars en 2026, un niveau historiquement élevé. Il convient de noter qu’en 2025, les startups européennes de défense ont levé un total de 2,6 milliards de dollars grâce au capital-risque. Tandis que, selon les prévisions, le financement total pour l’ensemble de l’année devrait atteindre 10,5 milliards de dollars, soit plus de quatre fois le niveau de 2025.

Au niveau national, l’Allemagne occupe la première place, avec un financement total de 5,9 milliards de dollars depuis 2020. Le Royaume-Uni et la Finlande suivent, complétant ainsi le trio de tête des marchés européens des technologies de défense. La concentration des capitaux dans des pôles technologiques spécifiques est également importante. Munich est le principal centre européen de technologies de défense, avec 5,2 milliards de dollars en 2020, dont 64 % proviennent d’Helsing. Helsinki et Londres suivent, avec un financement total de 2,7 milliards de dollars.

Les États-Unis conservent leur avance 

Les États-Unis d’Amérique attirent toujours la majorité des investissements en capital-risque dans les jeunes entreprises du secteur de la défense. Mais leur part diminue à mesure que l’Europe prend de l’ampleur. En 2026, l’Union européenne, composée de 27 pays, représentera 21 % du marché. Tandis que la part des États-Unis est tombée à 75 %, son niveau le plus bas jamais enregistré, contre 93 % en 2021.

Ce changement n’est pas dû à un déclin du marché américain, mais à la croissance plus rapide du marché européen. En particulier, les financements alloués aux startups du secteur de la défense dans l’UE ont plus que doublé, passant de 2,2 milliards de dollars en 2025 à 5,4 milliards de dollars en 2026. Sur la même période, aux États-Unis, ils ont augmenté de 64 %, passant de 11,9 milliards de dollars à 19,6 milliards de dollars.

Les startups européennes atteignent 44 milliards de dollars

La valeur totale des entreprises de la startup européenne de défense financées par du capital-risque s’élève à 44 milliards de dollars. Signe de la croissance récente du secteur, 77 % de cette valeur correspond à des entreprises créées depuis 2020.

Dans le même temps, plus de 455 investisseurs ont participé à au moins une opération de financement dans le secteur européen de la défense en 2026. Les technologies des véhicules aériens sans pilote (UAV) occupent une place particulière, les startups européennes de ce secteur ayant levé 4,7 milliards de dollars au cours de l’année.

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Énergie : le gaz européen bondit de 25 % en un mois

26. Oktober 2026 um 11:55

Les marchés énergétiques européens restent sous tension. Le gaz naturel s’est rapproché de 94 euros le mégawattheure, en hausse de 25,24 % sur un mois. Tandis que le Brent a atteint un sommet inédit depuis juin 2022.

Les prix du pétrole et du gaz ont terminé la semaine dernière sur des niveaux particulièrement élevés, ravivant les inquiétudes concernant le coût de l’énergie en Europe. Vendredi 23 octobre, le Brent a dépassé 116 euros le baril, enregistrant une progression de 9,5 % sur un mois. Le contrat européen de référence du gaz naturel s’est, pour sa part, approché de 94 euros le mégawattheure, soit une hausse mensuelle de 25,24 %.

Cette évolution intervient dans un contexte géopolitique incertain. Les craintes d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient pèsent sur les anticipations d’approvisionnement et contribuent à la volatilité des marchés. Les opérateurs redoutent notamment que des perturbations prolongées affectent les flux de pétrole et de gaz.

Des stocks de gaz sous surveillance

La situation des réserves européennes constitue un autre facteur de préoccupation. Les stocks de gaz sont remplis à environ 75 %, un niveau qui alimente les inquiétudes. Alors que la demande reste soutenue et que la saison de chauffage s’installe.

La combinaison de réserves limitées, d’une demande élevée et de tensions géopolitiques pourrait maintenir les cours à des niveaux élevés. L’Agence internationale de l’énergie avertit que le retour à une situation plus apaisée pourrait prendre du temps, même si les conditions de marché venaient à s’améliorer.

Un risque de répercussion sur l’économie

La progression des cours de gros pourrait se transmettre progressivement aux factures d’énergie, aux coûts de transport et aux prix des biens et services. L’ampleur de cette répercussion dépendra toutefois de la durée de la hausse, des contrats d’approvisionnement et des politiques nationales de soutien aux consommateurs.

Pour les économies européennes, une nouvelle flambée énergétique représenterait un risque supplémentaire pour le pouvoir d’achat des ménages et les coûts de production des entreprises. La trajectoire des prix au cours des prochains jours dépendra notamment de l’évolution de la situation au Moyen-Orient et des perspectives d’approvisionnement avant l’hiver.

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Brésil : Lula décroche un quatrième mandat historique

26. Oktober 2026 um 09:56

Le président brésilien sortant, Luiz Inácio Lula da Silva, a remporté dimanche 25 octobre un quatrième mandat présidentiel, avec 51,75 % des suffrages contre 48,25 % pour son rival d’extrême droite Flávio Bolsonaro. Ce dernier refuse de reconnaître sa défaite et annonce vouloir demander l’annulation du scrutin. Il invoque une décision judiciaire ayant prolongé les horaires de vote dans certaines régions du Brésil.

Le président sortant brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a remporté une victoire historique au second tour de l’élection présidentielle, battant le sénateur Flávio Bolsonaro avec environ 4,4 millions de voix d’avance. Ce résultat (provisoire) lui ouvre la voie à un quatrième mandat (non consécutif), après ses deux premières présidences du Brésil de 2003 à 2010 et son retour au pouvoir en 2023.

Cette victoire constitue un retournement politique majeur. Arrivé derrière son adversaire au premier tour, le président sortant a bénéficié d’une remobilisation de son électorat, notamment grâce aux rassemblements populaires et à une campagne renforcée sur les réseaux sociaux. Il devient le premier candidat depuis le retour à la démocratie dans les années 1980 à remporter la présidentielle après avoir terminé deuxième au premier tour.

Flávio Bolsonaro réclame l’annulation du scrutin

Le candidat battu a refusé de reconnaître les résultats et annoncé son intention de demander l’annulation de l’élection. Il conteste une décision du juge de la Cour suprême Cristiano Zanin, qui a prolongé de deux heures le vote dans les bureaux encore ouverts, après des signalements de perturbations des transports publics.

La mesure avait été sollicitée par le camp de Lula, qui estimait que la réduction des services de bus dans certaines villes empêchait des électeurs de rejoindre les bureaux de vote. Flávio Bolsonaro avait lui-même demandé une prolongation dans certaines régions touchées par de fortes pluies, avant de dénoncer la décision judiciaire. Mais une annulation apparaît toutefois peu probable, selon des analystes cités par Reuters. Le camp de Bolsonaro avait également demandé un aménagement des horaires dans certaines zones et l’écart final entre les deux candidats dépasse quatre millions de voix.

Une victoire dans une Amérique latine plus conservatrice

Le résultat brésilien marque un coup d’arrêt à la progression des forces conservatrices en Amérique latine. La victoire de Lula prive notamment le président américain Donald Trump d’un allié potentiel à la tête de la première économie de la région. Durant sa campagne, Lula a défendu la souveraineté nationale, les programmes sociaux et une politique étrangère indépendante de Washington. Il a mis en avant les progrès enregistrés durant son troisième mandat en matière de pauvreté, d’emploi et de lutte contre la déforestation. Son adversaire, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, avait mobilisé un électorat conservateur autour de la sécurité, de la baisse des impôts et de la promesse d’un changement politique…

Un mandat sous contraintes économiques et parlementaires

Lula devra gouverner dans un environnement difficile. Le Congrès élu est dominé par les forces conservatrices, qui pourraient contrôler une majorité confortable dans les deux chambres. Cette configuration risque de compliquer l’adoption des réformes et de limiter la marge de manœuvre du pouvoir exécutif. Le gouvernement prévoit une croissance économique de seulement 2,3 % en 2027. Tandis que la dette publique dépasse 82 % du produit intérieur brut. Les taux d’intérêt élevés, l’endettement des ménages et le coût de la vie constituent d’autres défis majeurs.

Le quatrième mandat de Lula s’annonce donc comme un exercice d’équilibre entre la poursuite des politiques sociales, la maîtrise des finances publiques et la recherche de compromis avec un Parlement plus hostile. À 80 ans, le dirigeant de gauche retrouve la présidence avec une légitimité électorale renouvelée, mais face à un pays toujours profondément polarisé.

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Le budget santé d’Algérie s’élèvera à 8,2 milliards de dollars en 2027

25. Oktober 2026 um 10:00

Le gouvernement algérien prévoit d’allouer 8,2 milliards de dollars au secteur de la santé en 2027. Le projet budgétaire prévoit la réalisation et la modernisation d’infrastructures hospitalières, ainsi que la création de plus de 28 000 postes.

L’Algérie prévoit de renforcer les moyens consacrés à son système de santé. Le budget du secteur devrait atteindre 8,2 milliards de dollars en 2027, contre environ 7,5 milliards en 2026, rapporte L’Expression citant les données publiées par l’agence de presse officielle APS. Le projet de budget prévoit notamment de nouveaux investissements hospitaliers, l’acquisition de médicaments et d’équipements médicaux, ainsi que le recrutement de personnels supplémentaires…

Plus de deux milliards de dollars seraient consacrés aux programmes de prévention et de soins. L’enveloppe destinée à l’achat de médicaments et de fournitures médicales auprès de la Pharmacie centrale des hôpitaux atteindrait 1,3 milliard de dollars, en progression de près de 53 % sur un an. Une partie des crédits doit financer l’achat de vaccins, de sérums et de réactifs de laboratoire.

La lutte contre le cancer figure elle aussi parmi les priorités budgétaires. Le dispositif prévoit un renforcement des financements destinés aux traitements, ainsi que des mesures visant à faciliter l’importation d’équipements de radiothérapie, l’approvisionnement en pièces de rechange et le transfert de technologies médicales. L’objectif vise à améliorer la prise en charge des patients et de réduire les délais d’attente.

Des défis de mise en œuvre

Au-delà des montants annoncés, la mise en œuvre des projets et la répartition des moyens entre les régions restent des enjeux majeurs. Lors des débats parlementaires, des députés ont demandé une accélération des chantiers, un meilleur approvisionnement des hôpitaux en équipements et une coordination renforcée entre les administrations concernées.

Ils ont également souligné le manque de médecins radiologues dans certains établissements et la nécessité de développer les services de proximité afin de limiter la pression sur les hôpitaux des grandes villes.

Le gouvernement mise ainsi sur l’investissement, le recrutement et la modernisation de la gestion pour améliorer les services de santé. Les résultats dépendront toutefois de la capacité à exécuter les programmes, à assurer la disponibilité des médicaments et à répartir plus équitablement les ressources sur l’ensemble du territoire.

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Brésil : Lula et Bolsonaro face à face

24. Oktober 2026 um 19:20

Les sondages montrent que le président de gauche Lula da Silva et son rival de droite Bolsonaro sont quasiment à égalité, la décision devant se jouer lors du dernier débat.

Il ne reste qu’une journée avant le second tour de l’élection présidentielle brésilienne, le 25 octobre, qui opposera le président sortant de gauche, Luiz Inácio Lula da Silva, au candidat populiste de droite, Flavio Bolsonaro. Les deux candidats sont au coude à coude dans les intentions de vote. Si trois sondages réalisés la semaine dernière donnaient une légère avance à Bolsonaro, l’institut PonteDataa enregistré vendredi 23 octobre 50 % des intentions de vote pour les deux candidats. On s’attend donc à un duel aussi serré qu’il y a quatre ans, lorsque Lula da Silva l’avait emporté avec 50,9 % des voix face au père de Flavio Bolsonaro, JairMessiasBolsonaro, actuellement emprisonné pour tentative de coup d’État.

Le centre se rétrécit

Flavio Bolsonaro avait remporté à la surprise générale le premier tour des élections le 4 octobre, avec 47 % des voix contre 45 %. Dans le même temps, son camp de droite a raflé de nombreux sièges au Congrès, principalement aux dépens des partis du centre modéré. Les sondages publiés la semaine suivant le premier tour donnaient même à Bolsonaro une avance de six points. La semaine dernière, cependant, Lula est parvenu à reprendre l’ascendant grâce à des rassemblements de masse à travers le pays, mais aussi en renouvelant sa présence sur les réseaux sociaux. Bolsonaro, à l’inverse, avait limité sa campagne aux manifestations de rue, fort de sondages favorables. Ce choix s’est avéré erroné. Il mobilise désormais lui aussi ses partisans pour des rassemblements dans tout le pays, à l’approche du second tour.

La rivalité entre la gauche, proche de Lula da Silva, et l’extrême droite, menée par Bolsonaro, façonne la vie politique brésilienne depuis une décennie. Cette polarisation est responsable de la disparition des partis centristes et de l’absence d’une alternative, d’une troisième voie, comme le souligne le politologue Marco Aurelio Nogueira dans un entretien avec DW. « La polarisation entre Lula et le bolsonarisme a paralysé la vie politique brésilienne et tout ce qui n’appartenait ni à l’un ni à l’autre camp a disparu. ». Cette situation est exacerbée par les réseaux sociaux. « Les algorithmes se nourrissent des conflits et valorisent la contestation. » Face à ces contradictions, il n’y a pas de place pour une troisième voie.

Le… modéré Bolsonaro

Le fait que Flavio Bolsonaro, contrairement à son père en 2022, ait pu vaincre Lula da Silva, âgé de près de 81 ans, le 25 octobre, Nogueira l’attribue à la présence plus apaisée du sénateur de 45 ans. « JairMessiasBolsonaro était une personnalité rude et rhétoriquement agressive. Flavio Bolsonaro, en revanche, apparaît plus modéré et renouvelle l’image esthétique du bolsonarisme. Il communique avec habileté, publie des vidéos de qualité et aborde également les questions liées au travail, comme l’instauration de la semaine de cinq jours. »

En promettant de réduire la durée légale du travail, Lula da Silva a récemment marqué des points dans la campagne électorale. Alarmé par la progression de Lula dans les sondages, Flavio Bolsonaro a abandonné son opposition et a voté la semaine dernière en faveur de la semaine de cinq jours. Il semble également moins radical sur le plan fiscal.

Le débat crucial

Les attaques personnelles autour de la question de savoir qui est le plus corrompu ont depuis longtemps laissé les électeurs froidement indifférents, explique le politologue Nogueira. « Les scandales et les accusations mutuelles sont incessants. De ce fait, leur impact sur la campagne électorale est globalement neutre. L’électeur moyen fait la sourde oreille et n’accorde plus beaucoup d’importance à ces accusations au moment de choisir son candidat. »

Le premier débat entre les deux candidats a eu lieu dimanche. Aujourd’hui, vendredi, à deux jours du second tour, Lula et Bolsonaro s’affrontent pour la deuxième fois. L’issue du débat de dimanche dépendra peut-être de leur comportement : selon les experts, la clé sera de garder son sang-froid, le contenu passant probablement au second plan.

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L’Arabie saoudite met le cap sur les routes alternatives à Ormuz

24. Oktober 2026 um 16:47

Le groupe pétrolier saoudien Aramco étudie une augmentation de la capacité de son oléoduc Est-Ouest, qui pourrait atteindre 10 millions de barils par jour, contre environ 7 millions actuellement. Cette stratégie vise à sécuriser les exportations du royaume face aux perturbations des routes maritimes stratégiques du Moyen-Orient.

Saudi Aramco envisage de renforcer les capacités de son oléoduc Est-Ouest afin de pouvoir acheminer jusqu’à 10 millions de barils de pétrole brut par jour vers la mer Rouge. Son directeur général, Amin Nasser, indique que le groupe menait des études techniques pour augmenter les capacités de transport et examiner d’autres itinéraires d’exportation. L’oléoduc relie les zones de production de l’est de l’Arabie saoudite au port de Yanbu, sur la mer Rouge. Sa capacité actuelle avoisine 7 millions de barils par jour, dont environ 2 millions destinés aux raffineries saoudiennes. Le projet d’extension doit permettre au royaume de réduire sa dépendance aux expéditions transitant par le détroit d’Ormuz, particulièrement exposé aux tensions régionales.

Cette infrastructure est devenue un axe essentiel pour maintenir les exportations saoudiennes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Les perturbations du trafic maritime et les attaques visant des installations énergétiques ont souligné la vulnérabilité des principales voies d’approvisionnement mondiales.

Diversifier les routes d’exportation

L’augmentation de capacité s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des approvisionnements. Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, avait déjà évoqué, le 12 octobre, la possibilité de porter la capacité d’acheminement par oléoducs vers des destinations situées hors du Golfe à 10 millions de barils par jour dans un délai de deux à trois ans.

À plus court terme, le royaume envisage également de convertir temporairement un gazoduc pour transporter du pétrole brut. Cette opération pourrait ajouter environ 1,2 million de barils par jour en sept à huit semaines, avec un potentiel d’augmentation supplémentaire moyennant des investissements. Cette solution resterait toutefois temporaire, le gazoduc devant retrouver sa fonction initiale avant la période estivale de forte demande de gaz.

Aramco étudie parallèlement d’autres itinéraires d’exportation et le développement de capacités de stockage à l’étranger. L’objectif est de maintenir les livraisons aux clients internationaux en cas d’interruption d’une route maritime ou d’une infrastructure.

Un marché toujours sous tension

Les efforts saoudiens interviennent alors que les perturbations du conflit ont fortement entamé les stocks mondiaux de pétrole. Amin Nasser estime que la crise a entraîné la perte d’environ 3 milliards de barils d’approvisionnement brut et que la reconstitution des réserves pourrait prendre du temps, même après une normalisation de la situation.

Le dirigeant anticipe par ailleurs une hausse de la demande mondiale d’environ 3 millions de barils par jour à la fin du conflit, sous l’effet de la reprise de la consommation et du renouvellement des stocks.

L’extension de l’oléoduc pourrait offrir davantage de souplesse aux exportations saoudiennes, mais elle ne supprimerait pas les risques pesant sur les infrastructures et les routes maritimes. Sa portée dépendra notamment des délais de réalisation, des investissements nécessaires et de l’évolution de la sécurité régionale.

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