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Heute — 17. April 2026Haupt-Feeds

Marché obligataire : Début des cotations pour l’emprunt d’ATL

17. April 2026 um 17:48

La Bourse de Tunis a annoncé l’introduction de l’emprunt obligataire « ATL 2025-2 » sur le marché de la Cote, avec une entrée en négociation effective ce 17 avril 2026 . Cette opération d’envergure, émise par l’établissement ATL et orchestrée par l’intermédiaire BNA CAPITAUX, porte sur un montant total souscrit de 50 millions de dinars.

L’émission se compose de 500 000 obligations affichant une valeur nominale de 100 dinars l’unité. Pour cet emprunt, le taux d’intérêt brut a été fixé à 9,15 % sur une période de maturité de cinq ans. Le calendrier financier précise que la date de jouissance est fixée au 10 mars 2026, ouvrant la voie à une première échéance de remboursement le 10 mars 2027 et à une dernière prévue pour le 10 mars 2031.

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TLF

17. April 2026 um 17:45

Tunisie Leasing et Factoring (TLF) envisage de céder l’intégralité de sa participation dans Tuninvest SICAR, représentant plus d’un tiers du capital.

Le Conseil d’administration de Tunisie Leasing et Factoring, réuni le 26 mars 2026, a mandaté la Direction générale pour étudier une éventuelle cession de la totalité de sa participation dans Tuninvest SICAR. Cette participation s’élève à 36,51 % du capital de la société concernée.

La Direction générale a été chargée d’analyser cette option et de présenter les résultats de ses travaux au Conseil d’administration. Aucune décision définitive n’a été arrêtée à ce stade. Tunisie Leasing et Factoring indique qu’elle informera ses actionnaires ainsi que le public de toute évolution significative liée à cette opération.

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Impasse sociale : L’UGTT exige le retour à la table des négociations

17. April 2026 um 17:01

La Commission administrative nationale de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a dénoncé, dans un communiqué publié le 16 avril, l’absence persistante de dialogue social au sein des entreprises, des secteurs et au niveau national. L’organisation syndicale exige la réactivation des mécanismes de négociation régulière avec le gouvernement et le patronat.

La centrale syndicale indique que cette rupture des canaux de discussion entrave la conclusion de consensus sur les réformes économiques et sociales. Selon le communiqué, le rétablissement de ce dialogue est présenté comme la condition nécessaire à l’instauration d’un climat social stable et au traitement des différends par la négociation plutôt que par la confrontation.

Cette prise de position s’accompagne d’un appel aux structures syndicales à préparer une mobilisation sur le terrain. L’UGTT exhorte ses adhérents à se rassembler massivement pour la célébration de la fête du Travail, le 1er mai 2026, afin de marquer leur attachement aux libertés syndicales.

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Pouvoir d’achat : L’UGTT exige des augmentations de salaires dans tous les secteurs

17. April 2026 um 16:38

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a officiellement revendiqué une augmentation des salaires touchant la fonction publique, le secteur public et le secteur privé. Cette demande, formulée à l’issue de sa Commission administrative du 16 avril, inclut également la revalorisation des pensions de retraite et du salaire minimum (SMIG et SMAG).

Le syndicat fonde ses revendications sur la hausse des prix et la dégradation du pouvoir d’achat des salariés. Le communiqué souligne l’absence de politiques de régulation des prix et la détérioration des services publics essentiels. L’organisation insiste par ailleurs sur l’application immédiate des accords de 2025 concernant le secteur privé.

Pour soutenir ces demandes, la centrale syndicale a annoncé le lancement de campagnes d’adhésion et de renforcement de sa présence sur le terrain. Elle lie la satisfaction de ces revendications salariales à la protection de la dignité des travailleurs dans un contexte économique marqué par de fortes pressions inflationnistes.

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SMART Tunisie propose un dividende de 1 dinar par action pour 2025

17. April 2026 um 12:21

La société SMART Tunisie prévoit de soumettre à ses actionnaires, lors de l’assemblée générale ordinaire du 29 avril 2026, la quatrième résolution relative à l’affectation du résultat de l’exercice 2025, avec une proposition de dividende de 1 dinar par action.

Le résultat net de l’exercice 2025 de SMART Tunisie s’établit à 21,0 millions de dinars. En intégrant les résultats reportés et la prime d’émission, le montant total distribuable atteint 62,4 millions de dinars. La société propose donc  la distribution d’un dividende global de 10,1 millions de dinars, ainsi qu’une dotation de 600 mille dinars au fonds social. Le solde serait reporté à nouveau. La date de détachement des dividendes est fixée au 10 juin 2026.

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TLF envisage la cession de 36,51 % de Tuninvest SICAR

17. April 2026 um 11:43

Tunisie Leasing et Factoring (TLF) envisage de céder l’intégralité de sa participation dans Tuninvest SICAR. A savoir plus d’un tiers du capital.

Le Conseil d’administration de Tunisie Leasing et Factoring, réuni le 26 mars 2026, a mandaté la Direction générale pour étudier une éventuelle cession de la totalité de sa participation dans Tuninvest SICAR. Cette participation s’élève à 36,51 % du capital de la société concernée.

La Direction générale a été chargée d’analyser cette option et de présenter les résultats de ses travaux au Conseil d’administration. Aucune décision définitive n’a été arrêtée à ce stade. TLF indique qu’elle informera ses actionnaires ainsi que le public de toute évolution significative liée à cette opération.

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STB Bank : bénéfice net en baisse à 65,9 MDT en 2025

17. April 2026 um 11:10

La Société Tunisienne de Banque (STB) a clôturé l’exercice 2025 avec un résultat net individuel de 65,9 millions de dinars, en baisse par rapport aux 82,5 millions enregistrés en 2024, et un résultat net consolidé de 58,7 millions de dinars contre 91,1 millions un an auparavant. C’est ce qu’indiquent ses états financiers arrêtés le 6 avril 2026.

Réuni à cette date, le conseil d’administration a approuvé les états financiers relatifs à l’exercice 2025 de la STB, tels que soumis aux commissaires aux comptes. De même qu’il a examiné le rapport d’activité de la banque pour la même période.

Dans ce contexte, le conseil a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire le 30 avril 2026. Il proposera également la distribution d’un dividende de 0,200 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Ce qui représente une enveloppe globale de 31 millions de dinars. Et ce, sous réserve de l’approbation de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

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Gestern — 16. April 2026Haupt-Feeds

Transport et logistique : la CONECT tire la sonnette d’alarme sur la compétitivité tunisienne

16. April 2026 um 15:17

La Tunisie consacre jusqu’au quart du coût de ses produits au transport et à la logistique. Soit le double de la moyenne des pays développés. Un écart qui pèse lourd sur la compétitivité nationale, au cœur des débats lors de la 2ᵉ édition de la Journée du transport et de la logistique.

Dans une déclaration aux médias, en marge de cette journée d’étude, organisée en partenariat avec la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), l’Association des Experts Tunisiens en Économie et Gestion (AETG) et l’association Environnement économique et institutionnel de l’entreprise, Aslan Berjeb, président de la CONECT, a dressé un état des lieux alarmant du secteur. L’événement, qui se tenait en collaboration avec la Faculté des sciences économiques et de gestion de Nabeul, a réuni des députés, experts sectoriels, représentants de la Chambre et du Groupement national du transport et de la logistique, ainsi que du ministère de l’Économie et son centre de réflexion.

Pour la CONECT, le transport et la logistique constituent l’une des grandes priorités de l’organisation, aux côtés d’autres thématiques stratégiques. Aslan Berjeb, souligne l’engagement de la confédération à travailler activement sur ce dossier avec l’ensemble des acteurs concernés. Cette journée d’étude s’inscrit précisément dans cette dynamique, en croisant les regards macroéconomiques et les préoccupations des entreprises sur le terrain.

Par ailleurs, les échanges ont porté sur plusieurs fronts : les perturbations liées à la situation au Moyen-Orient; les défis propres aux transports routier, maritime et aérien; ainsi que l’incidence directe des coûts logistiques sur le prix final du produit tunisien. A cet égard, un rapport de la Banque mondiale cité lors des débats relève que ces coûts représentent entre 18 et 25 % du coût total d’un produit tunisien. Soit près du quart; contre seulement 12 % dans les pays développés. Un différentiel qui érode significativement la compétitivité des entreprises tunisiennes face à des concurrents régionaux dotés de ports modernes, d’infrastructures routières performantes et de réseaux ferroviaires à la hauteur des exigences du commerce international.

Le président de la CONECT a également insisté sur deux données structurelles majeures : 96 % des échanges commerciaux extérieurs de la Tunisie transitent par voie maritime. Tandis que 86 % des échanges intérieurs s’effectuent par transport routier. Ces chiffres illustrent l’interdépendance critique entre les deux modes de transport et plaident, estime-t-il, pour le développement d’une logistique multimodale capable d’articuler efficacement mer et route.

Au-delà du seul secteur logistique, Aslan Berjeb a replacé ces enjeux dans le cadre plus large du climat des affaires en Tunisie. « Le climat des affaires, ce n’est pas seulement la pression fiscale, la bureaucratie ou les relations avec l’administration. Mais c’est aussi la connectivité, la connexion de la Tunisie avec ses voisins et le maillage logistique intérieur », a-t-il souligné. Les conclusions de cette journée de réflexion sont destinées à être transmises au ministère du Transport. Et ce, afin d’alimenter les décisions politiques à venir en matière d’infrastructure et de compétitivité nationale.

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Numérique : un nouvel appui à l’export pour 100 PME tunisiennes

15. April 2026 um 16:50

 La CONECT et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis lancent un appel à candidatures pour propulser une centaine de PME sur les marchés numériques internationaux. Ce programme bénéficie du soutien de l’ITC et d’un cofinancement de l’Union européenne et de l’Allemagne via le BMZ. Il vise à transformer les services digitaux tunisiens en leviers de croissance et d’emploi sur la période 2025-2029.

Ce programme s’intègre dans une stratégie régionale vaste. Il cherche à renforcer le commerce électronique dans les pays du voisinage Sud. La CCIT et la CONECT agissent ici comme les principaux piliers opérationnels. Elles guideront les entreprises vers une meilleure utilisation des plateformes virtuelles.

L’objectif reste clair : les experts veulent convertir le savoir-faire local en offres compétitives. Ce soutien dépasse la simple sensibilisation. Les PME sélectionnées profiteront d’une stratégie d’exportation sur mesure et d’un accès direct aux réseaux d’affaires mondiaux. Le programme propose également un coaching adapté à la maturité de chaque structure.

Les secteurs clés et les modalités

Neuf domaines prioritaires bénéficient de cette initiative. On y retrouve l’informatique, le développement et le tourisme médical. Le design, le marketing digital et l’enseignement en ligne figurent aussi en tête de liste. Enfin, le conseil, l’architecture et les services d’externalisation complètent cette sélection à forte valeur ajoutée.

Ces secteurs représentent les forces de l’économie tunisienne actuelle. Les dirigeants intéressés doivent soumettre leur dossier avant la date limite du 25 avril 2026. Ce projet permettra aux entreprises de moderniser leurs méthodes de vente. Il favorisera également la conclusion de partenariats durables sur de nouveaux marchés internationaux.

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Commerce extérieur : le déficit se creuse à 5,2 milliards de dinars

14. April 2026 um 16:20

Au premier trimestre 2026, les exportations ont atteint 16 266,8 millions de dinars; contre 21 499,5 millions de dinars d’importations. Ce qui porte le déficit commercial à 5 232,7 millions de dinars. Soit en légère aggravation sur un an, indique l’Institut national de la statistique (INS).

Les échanges commerciaux de la Tunisie ont enregistré une progression modérée au début de l’année 2026. Les exportations ont augmenté de 6,1 % par rapport à la même période de 2025 pour atteindre 16 266,8 millions de dinars. Tandis que les importations ont progressé de 5,5 % à 21 499,5 millions de dinars. Cette évolution s’est traduite par un creusement du déficit commercial. Il s’établit désormais à 5 232,7 millions de dinars; contre 5 049,5 millions un an auparavant. Le taux de couverture s’est néanmoins légèrement amélioré, passant de 75,2 % à 75,7 %.

La hausse des exportations est tirée principalement par les industries mécaniques et électriques, en progression de 10,6 %, ainsi que par les industries agroalimentaires qui affichent une croissance de 16,1 %, soutenue notamment par l’augmentation des ventes d’huile d’olive. Le secteur de l’énergie enregistre également une évolution positive. En revanche, les exportations reculent dans les secteurs des mines, phosphates et dérivés, ainsi que dans le textile, l’habillement et le cuir.

Du côté des importations, tous les groupes de produits sont orientés à la hausse. Les produits alimentaires enregistrent la progression la plus marquée, suivis des biens d’équipement, des produits énergétiques, des biens de consommation et des matières premières et demi-produits.

Au final, l’analyse du solde commercial par groupe de produits montre que le déficit global provient principalement des produits énergétiques, des matières premières et des biens d’équipement. À l’inverse, le secteur alimentaire dégage un excédent. Hors énergie, le déficit commercial est sensiblement réduit. Tandis que le déficit énergétique continue de peser sur la balance commerciale.

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Échanges commerciaux : l’UE capte 71 % des exportations tunisiennes

14. April 2026 um 15:43

L’Union européenne (UE) reste le principal partenaire commercial de la Tunisie au premier trimestre 2026. Elle concentre 71,5 % des exportations et 45,2 % des importations, avec des évolutions contrastées selon les pays. C’est ce qu’il ressort du dernier communiqué rendu public par l’Institut national de la statistique (INS).


Les échanges commerciaux de la Tunisie demeurent fortement orientés vers l’UE au début de l’année 2026. Les exportations vers cet espace ont atteint 11 628,1 millions de dinars. Elles sont en hausse par rapport à la même période de 2025. Cette progression est portée notamment par l’augmentation des ventes vers la France, l’Italie et l’Allemagne. Tandis qu’un recul est observé vers les Pays-Bas et la Grèce.

Quant aux exportations vers les pays arabes, elles évoluent de manière contrastée. Ainsi, elles enregistrent une forte hausse vers l’Égypte et l’Arabie saoudite; mais elles diminuent sensiblement vers le Maroc et vers l’Algérie et la Libye.

Du côté des importations, l’Union européenne représente 45,2 % des approvisionnements de la Tunisie, avec une valeur en hausse à 9 722,5 millions de dinars. Les achats augmentent notamment auprès de la France et de l’Italie. Tandis qu’ils reculent avec l’Espagne et la Grèce. En dehors de l’Union européenne, les importations progressent avec la Turquie et l’Inde. Alors qu’elles enregistrent une baisse marquée avec la Russie et la Chine. Ce qui confirme une recomposition partielle des partenaires commerciaux du pays

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Cybersécurité industrielle : la résilience comme nouvelle frontière

14. April 2026 um 14:17

Quand une usine s’arrête, ce ne sont pas seulement des lignes de fabrication qui se figent : c’est une équation économique, humaine et stratégique qui se dérègle. C’est autour de cette réalité que s’est articulé, le 14 avril 2026 à Tunis, le panel consacré à la sécurisation des sites industriels, des systèmes de production et des données sensibles, organisé par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française dans le cadre de la journée « Cybersécurité et Résilience des Entreprises ». Sous la modération du professeur Faouzi Moussa, spécialiste des nouvelles technologies, quatre praticiens ont croisé leurs analyses pour cartographier une menace qui a profondément changé de visage.

La bascule vers l’industrie 4.0 a rompu une frontière longtemps tenue pour acquise, celle qui séparait les environnements de gestion informatique des systèmes pilotant les machines. Cette porosité nouvelle entre IT et OT (informatique de gestion et technologies opérationnelles) est au cœur de l’intervention d’Ali Laribi, fondateur du cabinet Fortress Plus et consultant spécialisé dans la sécurité des environnements industriels connectés.

Pour lui, les critères qui gouvernent la cybersécurité industrielle ne sont pas superposables à ceux du monde informatique traditionnel. Là où l’entreprise classique hiérarchise confidentialité et intégrité, l’usine place en tête la disponibilité continue et la protection physique des opérateurs. Or, ce secteur cumule deux handicaps structurels : des équipements vieillissants, souvent non répertoriés et impossibles à mettre à niveau, et une numérisation galopante qui multiplie les points d’entrée potentiels pour des attaquants de plus en plus organisés.

La maturité cyber de l’industrie reste ainsi sensiblement en retrait par rapport au secteur financier, avec un taux de conformité qui stagne aux alentours de 40 % en France. Les menaces, quant à elles, ont changé d’échelle : des groupes aux ressources étatiques ou mafieuses ciblent désormais des accès distants que les exploitants croient, souvent à tort, inexistants ou verrouillés. Le consultant a illustré l’ampleur des dégâts possibles en évoquant le cas de Saint-Gobain, dont les pertes imputables à l’attaque par rançongiciel NotPetya ont dépassé 250 millions d’euros. Face à cette montée en puissance, Ali Laribi plaide pour un renforcement réglementaire. Tout en citant les directives européennes NIS 2 et le Cyber Resilience Act comme leviers structurants pour la protection des infrastructures critiques.

Zéro tolérance pour l’arrêt de production

Chez Sagemcom, fabricant de compteurs intelligents et de modems, la cybersécurité a cessé d’être un poste de coût pour devenir une condition d’existence. C’est en ces termes que Rim Raboudi, Directrice Sécurité de l’Information du groupe, a présenté la doctrine de son entreprise : tout incident paralysant la production se chiffre immédiatement en millions d’euros perdus.

L’architecture de défense repose sur une double strate (équipes locales et centrale) articulée autour d’une fonction dédiée, le Factory Security Officer. Son rôle est d’anticiper et de quantifier les risques métiers. La certification ISO 27001, déployée à l’échelle du groupe depuis 2015, constitue le socle normatif de cette démarche. Depuis 2021, Sagemcom dispose de son propre Centre de Réponse aux Incidents (CERT), qui supervise les alertes à l’échelle mondiale, adossé à un Security Operations Center actif en continu, mobilisant une quinzaine de spécialistes.

Lire aussi — Cybersécurité en Tunisie : l’heure n’est plus aux discours, mais à l’action collective

Si aucun incident grave n’a jusqu’ici affecté les opérations, l’entreprise maintient une posture d’anticipation permanente à travers des tests d’intrusion réguliers et des plans de reprise d’activité éprouvés. La responsable a conclu sur une formule sans ambiguïté : l’investissement en cybersécurité génère son retour dès la première attaque neutralisée.

Brevets, espionnage et menaces sans frontières

Avec 110 000 collaborateurs dans le monde, dont 3 500 basés en Tunisie, et un rythme de dépôts de brevets atteignant 1 300 titres en 2025, Safran représente précisément le profil d’acteur que les adversaires numériques prennent pour cible. Nizar El Abed, Directeur du Développement IT et de la Transformation Digitale du groupe aéronautique, a dressé une cartographie de quatre catégories de risques auxquels l’entreprise doit faire face.

En premier lieu, le vol de propriété intellectuelle et de données stratégiques. En second lieu, la déstabilisation opérationnelle, avec des cyberattaques susceptibles de paralyser des usines dont la connectivité est croissante. Le troisième vecteur est humain : hameçonnage ciblé, usurpation d’identité par deepfake, manipulation des collaborateurs. Quatrième axe enfin : les campagnes de désinformation visant la réputation du groupe.

Ce qui caractérise ces menaces, selon l’intervenant, c’est leur permanence et leur déterritorialisation. Portées par des rivalités économiques mondiales et des tensions géopolitiques durables, elles s’inscrivent dans le temps long. Pour y faire face, Safran mobilise une communauté interne d’experts et s’appuie sur une prise de conscience ancrée aux plus hauts niveaux hiérarchiques du groupe.

Des chiffres qui interpellent

L’intervention de Myriam Khelifi, experte en cybersécurité chez EY, a offert une lecture de gouvernance, centrée sur les failles que les organisations peinent encore à voir ou à admettre.

Elle en a identifié quatre. Le premier angle mort est précisément cette convergence IT/OT mal gouvernée : si la jonction technique est réelle, la clarté des responsabilités en cas d’incident ne suit pas toujours. Deuxième lacune : l’absence de priorisation des actifs critiques, qui conduit des entreprises à investir dans des solutions génériques sans avoir préalablement identifié leurs systèmes névralgiques. Troisième risque : la chaîne d’approvisionnement et les accès tiers. De nombreuses intrusions empruntent les tunnels de télémaintenance ouverts par des fournisseurs. Soit autant de maillons faibles que l’organisation ne maîtrise pas directement. Quatrième point de fragilité : le top management, insuffisamment préparé à gérer des crises cyber impliquant des scénarios industriels complexes.

Lire également: Cybersécurité : Khelil Chaïbi appelle à une révolution stratégique dans les entreprises

Ces constats trouvent un écho dans les données du Baromètre de la cybersécurité 2025, conduit en partenariat avec le CESIA auprès de 400 organisations africaines, dont plus d’un quart situées en Tunisie. Le tableau qui en ressort est préoccupant : malgré une conscience accrue du danger, 44 % des structures sondées allouent encore moins de 5 % de leur budget informatique à la sécurité, un niveau jugé structurellement insuffisant. Sur le plan organisationnel, l’étude révèle qu’au-delà de 40 % des Responsables de la Sécurité des Systèmes d’Information demeurent rattachés hiérarchiquement à la Direction des Systèmes d’Information. Une configuration qui compromet leur indépendance et leur capacité d’action.

La conclusion implicite de ce panel est sans appel : la cybersécurité industrielle n’est plus une discipline périphérique. Elle est devenue le garde-fou de la souveraineté productive.

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Quand l’usine devient une cible: les industriels face à l’urgence cyber

14. April 2026 um 14:43

Deux cent cinquante millions d’euros. C’est le montant que le géant Saint-Gobain a dû absorber après avoir été frappé par le rançongiciel NotPetya. Ce chiffre, brandi comme un signal d’alarme lors d’une rencontre professionnelle organisée ce jour à Tunis, résume à lui seul l’ampleur des enjeux qui pèsent désormais sur le tissu industriel mondial.

C’est dans le cadre de l’événement «Cybersécurité et résilience des entreprises», porté par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), qu’un panel dédié au secteur productif a réuni plusieurs praticiens et experts autour de la question des systèmes industriels exposés. Placés sous la modération du Pr Faouzi Moussa, universitaire spécialiste des nouvelles technologies, leurs échanges ont mis en lumière une réalité souvent sous-estimée : l’usine connectée est devenue, qu’elle le veuille ou non, un terrain d’opération pour des adversaires organisés.

Un périmètre de défense qui s’est radicalement élargi

Pendant des décennies, les environnements industriels ont fonctionné en vase clos, imperméables aux intrusions extérieures par leur isolement même. L’avènement de l’industrie 4.0 a mis fin à cette forteresse naturelle. En fondant dans un même ensemble les technologies opérationnelles (OT) et l’informatique de gestion classique (IT), la digitalisation a ouvert des brèches que des acteurs malveillants, groupes criminels structurés ou entités parrainées par des États, n’hésitent plus à exploiter.

Ali Laribi, fondateur de Fortress Plus et consultant spécialisé en cybersécurité IT/OT, a décrit cette mutation avec précision. En environnement industriel, la hiérarchie des priorités de sécurité n’est pas celle du bureau: la disponibilité permanente des systèmes et la protection physique des opérateurs priment sur la confidentialité des données. Or les infrastructures de production cumulent deux handicaps structurels majeurs: l’usage persistant de technologies vieillissantes, souvent non répertoriées et impossibles à patcher, et l’introduction simultanée de nouvelles surfaces d’attaque par la numérisation. Résultat: la maturité cyber du secteur industriel accuse un retard significatif sur celui de la finance, avec un taux de conformité qui plafonne aux alentours de 40% en France. Quant aux accès distants que certains industriels croient inexistants ou hermétiques, ils constituent précisément les vecteurs d’intrusion privilégiés des assaillants modernes. Des cadres réglementaires comme la directive NIS 2 ou le Cyber Resilience Act européen sont, selon Ali Laribi, des leviers indispensables pour imposer un socle de défense commun aux infrastructures critiques.

Chez Sagemcom, la sécurité s’est imposée comme condition de survie industrielle

La démonstration la plus concrète de cet impératif est venue de Rim Raboudi, directrice Sécurité de l’information du groupe Sagemcom, fabricant de produits connectés, compteurs communicants, modems dont la chaîne de production ne peut tolérer aucune interruption. Chaque arrêt se chiffre en millions d’euros perdus. Face à cette réalité, le groupe a structuré sa réponse autour de plusieurs piliers: une gouvernance bicéphale articulant équipes locales et direction centrale, un rôle de factory security officer chargé d’évaluer les risques métiers au plus près du terrain, et un ancrage dans les standards internationaux avec la certification ISO 27001, déployée à l’échelle du groupe depuis 2015.

En 2021, Sagemcom a franchi un cap supplémentaire en dotant son organisation d’un CERT propre, capable de piloter la réponse aux incidents à l’échelle mondiale. Un security operations center tourne en continu, mobilisant une quinzaine d’experts, et des exercices réguliers tests d’intrusion, plans de reprise d’activité entretiennent la vigilance collective. Aucun incident majeur n’est venu compromettre les opérations à ce stade. Pour Rim Raboudi, l’équation est désormais simple: la cybersécurité n’est plus un poste de dépense négociable, mais un investissement dont le premier incident évité justifie immédiatement le coût.

Safran: quand l’innovation attire l’espionnage

Le groupe Safran, qui emploie 3 500 personnes en Tunisie et 110 000 à travers le monde, illustre un autre versant du risque cyber industriel: celui de la propriété intellectuelle. Avec 1 300 brevets déposés en 2025, cet acteur central de l’aéronautique figure parmi les cibles les plus convoitées des opérations d’espionnage économique à l’échelle planétaire.

Nizar El Abed, directeur Développement IT et Transformation digitale du groupe, a dressé une cartographie des menaces en quatre axes. Le premier est le vol de données sensibles et de secrets industriels. Le deuxième est l’atteinte à la continuité opérationnelle, susceptible de paralyser des usines dont l’interconnexion croissante est précisément le talon d’Achille. Le troisième concerne le facteur humain, hameçonnage ciblé, manipulation par deep fake, vecteur d’attaque en pleine expansion. Le quatrième, enfin, est la désinformation, outil de déstabilisation réputationnelle à visée stratégique. Ces menaces, a-t-il précisé, ne connaissent ni frontières géographiques ni limite dans le temps: elles s’inscrivent dans des dynamiques géopolitiques durables et des rivalités économiques mondiales. La réponse de Safran repose sur une communauté d’experts dédiés et une mobilisation assumée de la direction au plus haut niveau.

Des angles morts persistants dans la gouvernance cyber

La dernière intervention a peut-être été la plus décapante. Myriam Khelifi, experte en cybersécurité au sein d’EY, a radiographié les failles structurelles que les organisations industrielles continuent d’entretenir malgré elles.

Première lacune: la convergence IT/OT n’a pas partout entraîné une clarification des responsabilités en cas d’incident, laissant subsister des zones grises périlleuses. Deuxième fragilité: sans cartographie préalable des actifs vitaux, les investissements en sécurité se dispersent sur des solutions génériques au détriment des systèmes réellement critiques. Troisième vulnérabilité, et non des moindres: la chaîne de sous-traitance. De nombreuses compromissions empruntent les accès de télémaintenance accordés à des fournisseurs dont le niveau de sécurité n’a pas été vérifié. La multiplication des connexions VPN liée à la transformation digitale a considérablement élargi ce vecteur de risque tiers. Quatrième point faible: les équipes dirigeantes restent globalement peu préparées à la gestion de crises cyber intégrant des scénarios industriels complexes.

Ces failles sont documentées par les résultats du Baromètre de la cybersécurité 2025, réalisé en collaboration avec le CESIA auprès de 400 organisations à travers le continent africain, dont plus d’un quart de répondants tunisiens. Les données sont sans appel: malgré une prise de conscience réelle des menaces, 44% des organisations allouent encore moins de 5% de leur budget informatique à la cybersécurité. Sur le plan de la gouvernance, plus de 40% des RSSI demeurent rattachés à la DSI, une configuration qui limite leur indépendance et leur capacité d’action stratégique.

Entre la menace qui monte et les moyens qui stagnent, l’écart reste, pour l’heure, préoccupant.

 

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L’ancien président de l’INLUCC, Chawki Tabib, placé sous mandat de dépôt

14. April 2026 um 12:32

Le juge d’instruction près le Pôle judiciaire économique et financier a émis un mandat de dépôt à l’encontre de l’ancien président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib.

Il est soupçonné d’abus dans le cadre de ses fonctions lorsqu’il dirigeait cette instance. Par ailleurs, Chawki Tabib est déjà concerné par une autre affaire actuellement examinée par la Chambre spécialisée dans les affaires de corruption financière du Tribunal de première instance de Tunis. La première audience dans ce dossier est prévue pour le 27 avril prochain.

Cette décision est assortie de gel de ses biens et avoirs financiers.

Il est en outre reproché à Chawki Tabib d’avoir continué à exercer les fonctions d’ordonnateur sans base légale après sa révocation, entraînant des pénalités de retard injustifiées et le paiement de taxes supérieures aux montants dus, causant un préjudice financier important au budget de l’institution.

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Cybersécurité : Khelil Chaïbi appelle à une révolution stratégique dans les entreprises

14. April 2026 um 10:52

La cybersécurité n’est plus l’affaire des seuls techniciens. C’est le message central qu’a délivré Khelil Chaïbi, président de la CCITF, lors de l’événement « Cybersécurité et résilience des entreprises : Regards croisés par secteur ». Une rencontre organisée par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française.

Face à des menaces globales et croissantes, il a plaidé pour que la protection numérique soit intégrée au cœur même des stratégies d’entreprise, portée collectivement par l’ensemble des acteurs économiques.

Dans un contexte de transformation numérique profonde et accélérée, Khelil Chaïbi a posé d’emblée le constat qui structure toute son intervention : la cybersécurité ne peut plus être reléguée au rang d’“expertise périphérique“. Elle doit désormais irriguer les processus opérationnels, les choix d’architecture et les décisions stratégiques des organisations, dès leur conception. C’est à cette condition, a-t-il soutenu, que les entreprises pourront bâtir une confiance durable dans leurs relations avec leurs partenaires et leurs clients.

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Cette exigence prend une acuité particulière dans le secteur industriel, où les systèmes de production sont aujourd’hui directement exposés aux cybermenaces. Les conséquences d’une faille ne sont plus abstraites : elles menacent concrètement et immédiatement la continuité des activités. Le secteur bancaire est soumis à des impératifs similaires, la transformation numérique y renforçant les exigences en matière de sécurité des transactions, de protection des données et de capacité à résister aux incidents technologiques.

 

Face à l’ampleur et à la globalité des menaces, le président de la CCITF défend une idée centrale : aucune organisation ne peut y répondre seule. La réponse technique, aussi sophistiquée soit-elle, demeure insuffisante si elle n’est pas adossée à une logique d’intelligence collective. C’est l’ensemble de l’écosystème économique qui doit se mobiliser, partager les expériences et coordonner les efforts pour construire une résilience réelle et durable, dit-il en substance.

Il a rendu hommage à la capacité des entreprises présentes à évoluer dans un environnement exigeant. Tout en soulignant que cette aptitude collective à se renforcer face à l’adversité est précisément ce qui justifie et donne tout son sens à de telles rencontres.

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Cybersécurité en Tunisie : l’heure n’est plus aux discours, mais à l’action collective

14. April 2026 um 10:28

La Tunisie ne peut plus se permettre de gérer sa cybersécurité en ordre dispersé. C’est le message sans détour qu’a délivré Yacine Djemaiel lors du séminaire « Cybersécurité et résilience des entreprises : regards croisés par secteur », organisé à Tunis par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF).

Dans une allocution d’une franchise rare, il a reconnu publiquement les insuffisances passées, annonçant un tournant institutionnel concret. Puis de lancer un avertissement clair : sans collaboration réelle entre acteurs publics et privés, la résilience du cyberespace national restera un vœu pieux.

Yacine Djemaiel – expert tunisien en cybersécurité, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI) – n’a pas mâché ses mots. Évoquant la nécessité d’apprendre à travailler ensemble, il a concédé que cette prise de conscience arrivait peut-être tardivement. Reconnaissant ainsi que la coopération entre acteurs publics et privés aurait dû s’imposer bien plus tôt. Il a surtout formulé une mise en garde explicite sur un écueil structurel persistant dans le secteur : le décalage entre les discours tenus en colloque et les actes posés sur le terrain. Ce n’est plus tolérable, a-t-il signifié, à l’heure où les menaces cyber s’intensifient et où l’usage croissant de l’intelligence artificielle redéfinit en profondeur le paysage des risques.

Pour démontrer que ce changement de cap est déjà en marche, il a annoncé une initiative concrète devant se matérialiser prochainement : l’organisation d’exercices cyber de grande envergure, déployés à l’échelle nationale sur plusieurs journées consécutives. Vingt-cinq équipes seront formées par journée, dans des scénarios d’incidents et de crises réelles, au bénéfice d’un nombre d’organismes publics et privés bien plus élevé que ce que permettaient les formats habituels, jusqu’alors limités dans leur portée et leur durée.

 

Quid de la stratégie nationale de cybersécurité ?

Le signal le plus fort tient cependant au changement de rôle assumé par l’Agence nationale de la cybersécurité elle-même. Alors qu’elle animait jusqu’ici ces exercices en propre, elle cède désormais cette mission à des experts du secteur privé et se recentre sur sa fonction de régulateur. Yacine Djemaiel a présenté ce transfert comme un acte délibéré et symbolique : la preuve que la collaboration public-privé peut exister en dehors des textes stratégiques, dans la réalité opérationnelle du terrain.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de cybersécurité, élaborée en 2025 à l’issue d’un processus consultatif impliquant l’ensemble des parties prenantes. Ce document de référence, dont les dernières phases d’approbation sont en cours, fixe parmi ses objectifs prioritaires la modernisation des infrastructures techniques et le renforcement des compétences humaines. Il a vocation à structurer durablement l’action collective en matière de protection du cyberespace tunisien, tous secteurs confondus.

Yacine Djemaiel a conclu en saluant la réponse positive des acteurs privés sollicités pour animer ces journées d’exercices, y voyant un signe encourageant que la dynamique est enclenchée. Mais le ton de son intervention ne laissait guère de place à la complaisance : la Tunisie entre dans une période où la résilience de son cyberespace ne se décrètera plus, elle se construira, ensemble, ou pas du tout.

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Infractions de change : une chance ultime de régularisation

13. April 2026 um 12:29

L’Assemblée des représentants du peuple se réunit en séance plénière ce mardi 13 avril 2026. Et ce, afin de débattre du projet de loi numéro 2025/058 relatif à la régularisation des infractions de change. Ce texte majeur, transmis à la commission des Finances et du budget depuis mai 2025, ambitionne de réintégrer les avoirs non déclarés dans le circuit économique formel en offrant un cadre légal aux contrevenants.

L’essentiel de la réforme s’articule autour de la mise en conformité des avoirs détenus à l’étranger et de la détention de devises sur le territoire national. Le projet de loi vise spécifiquement à régulariser le défaut de déclaration des biens à l’étranger ainsi que le non-respect des procédures de rapatriement des revenus générés. Il traite également de la possession de billets de banque étrangers en Tunisie lorsque ceux-ci n’ont été ni déposés auprès d’un intermédiaire agréé ni convertis en dinars conformément à la législation en vigueur depuis 1976.

En contrepartie de cette mise en règle, les bénéficiaires disposeront de nouvelles facilités financières significatives. La proposition prévoit notamment l’autorisation d’ouvrir des comptes en devises ou en dinars convertibles auprès des institutions bancaires locales. Ces fonds pourront être librement utilisés pour financer des investissements à l’échelle nationale ou pour couvrir des dépenses personnelles, tant en Tunisie qu’à l’étranger. Bien que le transfert vers des comptes bancaires situés hors des frontières demeure strictement proscrit.

La sécurité et la transparence de ces opérations seront garanties par une surveillance accrue des autorités compétentes. La Commission Tunisienne des Analyses Financières est ainsi chargée de mener toutes les enquêtes nécessaires pour valider l’origine et la légalité des fonds faisant l’objet d’une demande de régularisation. Ce dispositif global marque une étape décisive dans la refonte de la législation des changes et du commerce extérieur, visant à stabiliser les relations financières entre la Tunisie et ses partenaires étrangers.

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Inclusion économique : lancement du programme de microcrédits sans intérêts

13. April 2026 um 11:28

La plateforme numérique dédiée au programme d’intégration financière et économique des catégories sociales vulnérables ouvre ses portes ce lundi 13 avril 2026. Cette initiative de la part du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle permet aux bénéficiaires de solliciter des financements pour leurs projets.

Le programme propose des crédits sans intérêt dont le montant peut atteindre 10 000 dinars par bénéficiaire. Ces financements couvrent l’ensemble des secteurs d’activité économique. Concernant les modalités de remboursement, la durée maximale est fixée à six ans et inclut une année de grâce pour faciliter le lancement des activités.

Les personnes intéressées par ce dispositif de soutien à l’entrepreneuriat disposent d’un délai d’un mois pour soumettre leur dossier. Les inscriptions seront clôturée vendredi 15 mai 2026. L’intégralité du processus de candidature s’effectue exclusivement en ligne via le portail numérique officiel mis en place par le ministère.

Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la stratégie gouvernementale visant à renforcer l’autonomie financière des foyers à revenus limités. En facilitant l’accès au capital, les autorités cherchent à encourager l’auto-emploi et à stimuler la création de richesse au sein des communautés les plus fragiles.

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Enfance et numérique : Sarah El Haïry en déplacement en Tunisie

13. April 2026 um 09:34

La protection des enfants face aux risques numériques est au cœur d’un déplacement officiel en Tunisie de Sarah El Haïry, prévu les 14 et 15 avril 2026 à Tunis, dans le cadre du partenariat franco-tunisien.

La Haute-commissaire française à l’Enfance doit effectuer une visite de deux jours destinée à renforcer la coopération entre la France et la Tunisie sur les enjeux liés à la protection des mineurs en ligne. Ce déplacement intervient dans un contexte d’augmentation rapide des usages numériques chez les enfants et les adolescents, et des risques associés.

Les autorités françaises soulignent que cette visite vise à partager les expériences des deux pays, à soutenir les initiatives locales et à consolider les partenariats institutionnels, éducatifs et associatifs en faveur des droits de l’enfant.

Au programme, Sarah El Haïry doit s’entretenir avec plusieurs responsables tunisiens, notamment au sein des ministères des Technologies de la communication, de l’Éducation nationale et de la Famille et de l’Enfance. Et ce, afin d’approfondir les politiques publiques liées à la protection des mineurs sur internet.

La responsable française prévoit également de rencontrer des élèves de l’école Robert Desnos pour discuter de l’impact des réseaux sociaux, de participer à une table ronde réunissant des acteurs du numérique éducatif et des startups tunisiennes, et de visiter l’association « Health and Psychology », engagée dans la santé mentale des jeunes.

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