L’économie mondiale entre dans une période de turbulences suite à la guerre au Moyen-Orient. Ainsi prévient le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier rapport « Perspectives de l’économie mondiale » (PEM) rendu public mardi 14 avril. Il y revoit à la baisse ses prévisions de croissance et à la hausse ses prévisions d’inflation.
Une fois de plus, l’économie mondiale est menacée, cette fois par le déclenchement d’une guerre au Moyen-Orient, souligne le FMI. En 2025, l’impact négatif de la hausse des barrières commerciales et de l’incertitude accrue a été compensé par une impulsion donnée aux investissements technologiques, une conjoncture économique favorable – notamment un dollar américain plus faible – et des politiques budgétaires et monétaires accommodantes. Le conflit au Moyen-Orient constitue un important facteur de résistance à ces éléments positifs, en raison de son impact sur les marchés des matières premières, les anticipations d’inflation et la conjoncture économique, précise encore le Fonds.
En raison de la forte incertitude, le FMI présente dans son rapport une « prévision de référence » – plutôt que le scénario de base traditionnel – fondée sur l’hypothèse que la guerre sera de durée, d’intensité et d’ampleur limitées. De sorte que les perturbations s’atténueront d’ici mi-2026.
Toutefois, compte tenu de l’évolution rapide de la situation, le rapport envisage des scénarios où le conflit se prolonge ou s’étend. La probabilité que ces scénarios se concrétisent augmente progressivement à mesure que les hostilités et les perturbations qui en découlent se poursuivent.
Selon les prévisions de référence, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,1 % en 2026 et à 3,2 % en 2027. Tout en ralentissant par rapport à son rythme récent d’environ 3,4 % en 2024-2025.
Prévisions de croissance du FMI
Aux États-Unis, après 2,1 % en 2025, ce taux atteindra 2,3 % en 2026 et 2,1 % en 2027.
Dans la zone euro, la croissance devrait ralentir, passant de 1,4 % en 2025 à 1,1 % en 2026 et 1,2 % en 2027.
Pour l’Allemagne, première économie de la zone euro, le FMI a revu ses estimations à la baisse de 0,3 point de pourcentage pour 2026 et 2027. Il table désormais sur une croissance de 0,8 % et 1,2 % respectivement; contre seulement 0,2 % en 2025.
En France, deuxième pays le plus important de l’UE, le FMI a revu ses prévisions à la baisse de 0,1 point de pourcentage et de 0,3 point de pourcentage. Et ce, respectivement pour 2026 et 2027, avec une croissance de 0,9 % pour les deux années.
Quant au Royaume-Uni, la croissance devrait ralentir, passant de 1,3 % en 2025 à 0,8 % en 2026.
Concernant la Chine, le Fonds a revu à la baisse ses prévisions pour 2026 de 0,1 point de pourcentage et les a laissées inchangées pour 2027. Plus précisément, il prévoit un ralentissement de la croissance, passant de 5 % en 2025 à 4,4 % en 2026 et à 4 % en 2027.
Le FMI a revu ses prévisions à la hausse de 0,3 point de pourcentage en 2026 et de 0,1 point de pourcentage en 2027 du côté de la Russie.
Dans le même temps, le FMI a revu à la hausse ses prévisions d’inflation mondiale, les portant à 4,4 % pour 2026 et à 3,7 % pour 2027; contre 3,7 % précédemment prévu pour 2026.
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