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Heute — 23. März 2026Haupt-Feeds

Pétrole iranien : la Chine avance prudemment après le signal américain

23. März 2026 um 15:48

Selon un rapport de ‘Capital’ citant des sources proches du dossier publié lundi 23 mars, les raffineries d’État chinoises ont commencé à envisager l’achat de pétrole brut iranien. Et ce, après que Washington a donné son feu vert à la vente d’une partie du pétrole déjà chargé sur des pétroliers. Avec pour objectif de freiner la hausse des prix due à la guerre au Moyen-Orient.

Des représentants de la Compagnie nationale iranienne du pétrole et des négociants agissant comme intermédiaires ont également commencé à sonder discrètement l’intérêt d’acheteurs potentiels parmi eux et d’autres raffineurs asiatiques. C’est ce qu’indiquent les mêmes sources du média.

Avant le durcissement des restrictions américaines, l’Iran était un fournisseur clé pour les principaux importateurs asiatiques, notamment la Corée du Sud et le Japon. A cet égard, la Chine est le premier acheteur du pétrole brut iranien et une ressource économique vitale. Mais il s’agit généralement de raffineries privées de plus petite taille, moins exposées aux marchés internationaux. À l’inverse, les grandes entreprises publiques se sont tenues à l’écart, par crainte de sanctions américaines.

Dans ce contexte, la dernière dérogation accordée par le département du Trésor américain, qui concerne le pétrole iranien transporté par voie maritime pendant un mois, fait suite à des mesures similaires visant à faciliter l’accès au pétrole russe. Alors que la Maison Blanche tente de remédier à la crise d’approvisionnement et de contenir les prix mondiaux.

Bien que la dérogation élargisse théoriquement le nombre d’acheteurs potentiels, de nouveaux acteurs en Chine et ailleurs indiquent qu’ils examinent toujours avec prudence toute acquisition potentielle. Et ce, compte tenu du maintien de certaines restrictions imposées à l’Iran, notamment concernant son accès au système financier international. Un autre obstacle majeur réside dans l’accès à des compagnies maritimes coopératives, capables et disposées à transporter le pétrole iranien.

Ainsi, les armateurs attendent de plus amples informations et s’inquiètent d’être exposés à un risque caché de sanctions en raison de l’implication d’intermédiaires dans ce commerce illégal. C’est ce qu’affirme Karnan Thirupathy, du cabinet Kennedys Law et expert en sanctions. « Il y a beaucoup d’incertitudes concernant le marché [pétrolier]; mais aussi quant à ce qui se passera après le 19 avril si la transaction n’aboutit pas », a-t-il expliqué.

Même les courtiers expérimentés des marchés pétroliers touchés par les sanctions examinent attentivement les conditions de vente. Ils cherchent àe comprendre ce qui est autorisé, pour éviter de futures sanctions. Sans plus de précisions, il est peu probable que d’autres acheteurs se manifestent pour ces cargaisons transportées par voie maritime, concluent-ils.

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GNL : un recul mondial qui inquiète

23. März 2026 um 14:30

Les exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL) ont chuté à leur plus bas niveau en six mois. Annulant ainsi les récentes augmentations de l’offre en provenance des États-Unis et d’autres pays. Et ce, alors que le conflit au Moyen-Orient restreint les flux.

La moyenne mobile sur 10 jours des expéditions de GNL a chuté d’environ 20 % depuis le début du mois, atteignant 1,1 million de tonnes. Soit le niveau le plus bas depuis septembre 2025, indique une analyse de Bloomberg basée sur les données de suivi des navires de Kpler.

Ce déclin est principalement dû au Qatar et, dans une moindre mesure, aux Émirats arabes unis, précisent encore les données. Ces deux pays doivent acheminer du carburant via le détroit d’Ormuz pour approvisionner leurs clients en Asie et en Europe.

A cet égard, le conflit israélo-américain avec l’Iran a dégénéré en crise régionale, bouleversant le marché mondial du GNL. En effet, le Qatar a été contraint de fermer son usine d’exportation de GNL de Ras Laffan, la plus grande au monde, suite à des frappes iraniennes.

Par ailleurs, relevons que la production mondiale de GNL a connu une croissance régulière au cours de l’année écoulée. Et ce, principalement grâce à de nouveaux projets aux États-Unis et au Canada. Cependant, cette croissance est désormais freinée par l’arrêt de la production qatarie et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz. Lequel est une voie maritime essentielle pour environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en GNL.

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La flambée du diesel met en danger la rentabilité minière

23. März 2026 um 12:00

La guerre au Moyen-Orient fait peser une nouvelle menace sur l’industrie minière mondiale, en particulier sur les producteurs de minerai de fer, confrontés à une hausse brutale de leurs coûts d’exploitation.

En première ligne : le diesel, carburant essentiel pour les engins miniers et le transport. La flambée des prix de l’énergie, provoquée par les perturbations dans le détroit d’Ormuz, renchérit considérablement les opérations. Selon des estimations relayées ce lundi par Reuters, une hausse de seulement 0,10 dollar du diesel pourrait se traduire par des centaines de millions de dollars de coûts supplémentaires pour les grands groupes miniers.

Cette pression intervient dans un contexte déjà tendu. Le conflit perturbe les flux énergétiques mondiaux, entraînant une hausse généralisée des prix du pétrole et du gaz, mais aussi des coûts logistiques et d’assurance maritime.

Les compagnies minières, fortement dépendantes de l’énergie fossile, voient ainsi leurs marges se réduire. Le secteur du minerai de fer est particulièrement exposé, car l’extraction, le transport et le traitement du minerai reposent massivement sur des carburants comme le diesel.

Au-delà de l’énergie, la guerre affecte également les chaînes d’approvisionnement. Les perturbations du trafic maritime et la hausse des coûts de fret compliquent l’acheminement des matières premières. Tandis que certaines routes commerciales deviennent plus risquées ou plus coûteuses.

Face à cette situation, plusieurs groupes tentent d’anticiper. Certains accélèrent leurs stratégies de transition énergétique, notamment en électrifiant leurs équipements ou en réduisant leur dépendance au diesel. Mais ces transformations nécessitent des investissements lourds et du temps.

Si le conflit devait s’intensifier ou se prolonger, les analystes redoutent un impact durable sur l’ensemble de la chaîne industrielle, de l’extraction minière à la production d’acier. Déjà fragilisé par des coûts élevés et une demande incertaine, le secteur pourrait subir un nouveau choc, avec des répercussions sur les prix mondiaux des matières premières.

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Les marchés pétroliers suspendus à l’ultimatum américain

23. März 2026 um 10:40

Les prix du pétrole évoluent dans un climat d’accalmie relative, alors que les marchés restent suspendus aux développements autour du détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce énergétique mondial.

Après une période de forte volatilité liée à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, les cours semblent marquer une pause. Le prix du brut Brent atteint 113,30 dollars le baril lundi 23 mars; après avoir clôturé vendredi à son plus haut niveau depuis juillet 2022.

Le prix du pétrole brut américain West Texas Intermediate (WTI) a continué de progresser de plus de 2 % et a dépassé les 100 dollars le baril, avant de se stabiliser à 99,90 dollars le baril, après des gains de 2,27 % lors de la séance précédente, selon Reuters.

Cette stabilisation demeure toutefois fragile, les investisseurs adoptant une posture attentiste face aux menaces américaines visant à garantir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz.

L’ultimatum lancé par le président américain, exigeant l’ouverture totale du détroit d’Ormuz, continue d’alimenter les incertitudes. Une escalade militaire ou un blocage prolongé de cette voie stratégique — par laquelle transite une part essentielle du pétrole mondial — pourrait provoquer un nouveau choc sur les marchés.

Dans ce contexte, les opérateurs surveillent de près l’évolution de la situation géopolitique, conscients que tout incident majeur pourrait relancer la flambée des prix. Les risques restent élevés, notamment en raison des tensions persistantes entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés respectifs dans la région.

Malgré ce relatif apaisement, les fondamentaux du marché demeurent sous pression. Les perturbations potentielles de l’offre, combinées à une demande encore soutenue, entretiennent un climat d’incertitude durable.

Ainsi, le marché pétrolier oscille entre prudence et nervosité, dans l’attente d’un signal clair sur l’évolution du conflit et sur la sécurité des flux énergétiques dans le Golfe.

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Téhéran promet une riposte « symétrique » contre les infrastructures énergétiques

23. März 2026 um 10:11

Les Gardiens de la révolution iraniens ont déclaré, dans un communiqué, que l’Iran répondrait à toute attaque visant son secteur électrique en ciblant les centrales électriques israéliennes, ainsi que les centrales qui alimentent en électricité les bases américaines dans les pays de la région.

Cette déclaration semble marquer un recul par rapport aux menaces précédentes proférées contre les usines de dessalement de la région, qui sont essentielles pour l’approvisionnement en eau potable des pays du Golfe.

Publié par les médias d’État iranien, le communiqué indique : « Le président américain, qui a menti, a affirmé que les Gardiens de la révolution avaient l’intention d’attaquer les usines de dessalement et de nuire aux populations des pays de la région ».

Rappelons que le président américain Donald Trump a menacé, samedi 21 mars, de cibler les centrales électriques iraniennes si Téhéran n’ouvrait pas complètement le détroit d’Ormuz à tous les navires dans les 48 heures.

En réponse à cet ultimatum, les Gardiens de la révolution ont déclaré : « Nous sommes déterminés à répondre à toute menace avec le même niveau de dissuasion qu’elle représente… Si vous bombardez les réseaux électriques, nous bombarderons les réseaux électriques ».

Téhéran a également menacé de cibler les détenteurs d’obligations du Trésor américain, qu’il accuse de financer des opérations militaires contre l’Iran.

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Les VE ont permis d’économiser 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025

19. März 2026 um 15:48

Selon une étude du groupe de réflexion sur l’énergie Ember, publiée mercredi 18 mars, le parc mondial de véhicules électriques (VE) a permis d’éviter la consommation de 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025; contre 1,3 million en 2024.

« Chaque augmentation de 10 dollars par baril entraîne une hausse d’environ 160 milliards de dollars par an de la facture nette mondiale des importations de pétrole », assure Ember. Donc, l’électrification des véhicules permettrait de réduire d’un tiers les importations mondiales de combustibles fossiles. Ce qui représenterait une économie de 600 milliards de dollars par an, estime ce groupe de réflexion. Des estimations basées sur des données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui incluent les véhicules purement électriques ainsi que ceux hybrides rechargeables.

Avec un baril à 80 dollars, la Chine, où les véhicules électriques représentent déjà 50 % des ventes, a économisé plus de 28 milliards de dollars sur ses importations de pétrole. L’Europe au sens large, incluant le Royaume-Uni et la Norvège, a quant à elle économisé environ 8 milliards de dollars.

L’organisation non gouvernementale Transport & Environment (T&E) a elle aussi souligné l’avantage économique des véhicules électriques face à la hausse des prix à la pompe. Si le prix de l’essence se maintient autour de 2 euros le litre dans les semaines à venir, un plein coûtera en moyenne 142 euros par mois. Et ce, contre 104 euros avant le début du conflit au Moyen-Orient. En comparaison, même en tenant compte de l’éventuelle hausse des prix de l’électricité liée au coût de l’essence, il suffirait de dépenser 65 euros par mois en recharge pour parcourir la même distance. Soit une économie mensuelle de 77 euros par rapport à un véhicule thermique, estime l’ONG. Sur une année, le gain pourrait ainsi atteindre 924 euros.

Selon l’étude T&E, qui concerne l’UE au sens strict, les huit millions de véhicules entièrement électriques déjà en circulation dans l’UE lui ont permis d’économiser 2,9 milliards d’euros sur ses importations de pétrole en 2025.

Ainsi, « le renforcement du paquet automobile européen favoriserait l’adoption des véhicules électriques et réduirait les importations de pétrole de 45 milliards d’euros entre 2026 et 2035. Et ce, par rapport à un scénario d’assouplissement des objectifs de réduction des émissions de dioxyde de carbone », ajoute T&E.

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L’Europe boursière plonge après l’attaque d’un gisement gazier iranien

19. März 2026 um 11:18

Les marchés boursiers européens ont interrompu leur progression mercredi 18 mars. Et ce, après qu’une attaque contre le champ gazier iranien de Pars a fait flamber les prix du pétrole et ravivé les craintes d’une escalade des tensions au Moyen-Orient. Mettant ainsi fin à une période de calme relatif qui régnait depuis le début de la semaine.

L’indice paneuropéen STOXX 600 a chuté mercredi 18 mars de 0,70 % à 598,25 points; après avoir progressé de 0,67 % plus tôt dans la séance. Il met fin à une série de deux jours de hausse.

L’attaque contre le champ gazier de Pars est la première attaque publiquement reconnue contre une infrastructure énergétique iranienne dans le Golfe depuis le début de la guerre israélo-américaine. Ce qui a incité Téhéran à avertir ses voisins que leurs installations énergétiques seraient des cibles « dans les prochaines heures », selon Reuters.

Dans ce contexte, Michael Brown, stratège principal chez Pepperstone, déclare : « Jusqu’à présent, les infrastructures énergétiques ont été relativement épargnées par les attaques. Mais cette escalade remet au premier plan des risques que les marchés ont tenté d’oublier. Il règne un certain optimisme sur le marché. Car tout le monde s’attend encore à un revirement de position du président américain Donald Trump. Mais ce que nous voyons aujourd’hui est un nouvel avertissement que cela n’est pas garanti. »

A cet égard, les mouvements du marché témoignent de l’impact des événements au Moyen-Orient sur le moral des investisseurs. Tout en anéantissant les espoirs d’un éventuel niveau de soutien temporaire des actions, notamment en Europe, pays importateur de pétrole.

Ainsi, le prix du pétrole brut Brent a augmenté de 4,75 % pour atteindre 108,33 dollars le baril. Tandis que le pétrole brut américain West Texas Intermediate a gagné 1,89 % pour s’établir à 98,03 dollars.

Par ailleurs, l’indice des biens de consommation de base a chuté de 2,72 %, exerçant la plus forte pression sur l’indice de référence. Alors que les valeurs du secteur de la santé ont reculé de 2 %.

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Golfe sous tension : les marchés paniquent, le pétrole s’envole

19. März 2026 um 10:39

Les marchés mondiaux de l’énergie traversent une phase de fortes turbulences depuis le début du conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël, avec des répercussions immédiates sur les prix et les approvisionnements.

L’escalade militaire mercredi 18 mars a directement visé des infrastructures stratégiques, notamment le gigantesque champ gazier de South Pars, déclenchant une réaction en chaîne sur les marchés. Plusieurs installations énergétiques dans le Golfe ont également été menacées ou touchées, alimentant les craintes d’une perturbation durable des flux pétroliers et gaziers.

Du coup, les prix du pétrole ont fortement grimpé, frôlant voire dépassant les 110 dollars le baril, sous l’effet des inquiétudes liées à l’offre mondiale. Cette hausse s’inscrit dans un environnement déjà fragilisé par la réduction de la production dans plusieurs pays du Golfe et par les difficultés de transport via le détroit d’Ormuz.

Les perturbations ne se limitent pas au pétrole. Le marché du gaz naturel liquéfié est lui aussi sous pression, notamment après des incidents ayant affecté des installations majeures au Qatar, un acteur central de l’approvisionnement mondial.

Selon plusieurs analyses, la crise actuelle pourrait représenter l’une des plus importantes perturbations de l’offre énergétique de l’histoire récente, avec une baisse estimée de plusieurs millions de barils par jour.

Au-delà des tensions immédiates, les marchés sont désormais confrontés à un changement de paradigme : d’un scénario d’abondance attendue en 2026, ils basculent vers une logique de rareté dominée par les risques géopolitiques et les contraintes logistiques.

Cette instabilité accrue alimente également les craintes d’un choc inflationniste mondial et d’un ralentissement économique. Et ce, alors que les investisseurs peinent à anticiper l’évolution du conflit et ses conséquences sur les flux énergétiques internationaux.

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La Fed garde le cap malgré le choc pétrolier et les tensions au Moyen-Orient

19. März 2026 um 10:12

La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé de maintenir ses taux d’intérêt inchangés. Et ce, tout en révisant à la hausse ses prévisions d’inflation. Dans un contexte marqué par de fortes incertitudes géopolitiques.

Réunie à Washington mercredi 18 mars 2026, l’institution a laissé inchangé son taux directeur dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %. Son président, Jerome Powell, a insisté sur un niveau d’incertitude « inhabituellement élevé », en raison notamment du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran.

Il estime que la flambée des prix de l’énergie devrait alimenter l’inflation à court terme, sans qu’il soit encore possible d’en mesurer précisément l’ampleur, ni la durée. Cette situation complique la tâche de la Fed, tiraillée entre la nécessité de contenir l’inflation et celle de préserver le marché de l’emploi.

Les projections actualisées indiquent que l’inflation pourrait atteindre 2,7 % d’ici la fin de l’année. Un niveau supérieur aux prévisions de décembre. Malgré cela, la Fed envisage toujours une seule baisse de taux en 2026, même si certains responsables se montrent désormais plus prudents quant à l’ampleur de cet assouplissement…

La Fed n’exclut pas totalement un resserrement monétaire, bien que ce scénario ne soit pas privilégié. La majorité des décideurs estime que la politique actuelle reste adaptée, en attendant des données économiques plus claires.

Un vote dissident a toutefois marqué cette réunion : le gouverneur Stephen Miran s’est prononcé en faveur d’une baisse des taux, arguant que les gains de productivité liés à l’intelligence artificielle pourraient soutenir la croissance sans raviver l’inflation. Une analyse également défendue par Kevin Warsh, pressenti pour succéder à Powell.

Ce dernier reste néanmoins prudent face à ces perspectives, soulignant que les investissements massifs dans les infrastructures technologiques pourraient, à court terme, exercer une pression haussière sur les prix.

En dépit de ces incertitudes, la Fed prévoit une croissance économique légèrement plus robuste dans les années à venir, avec un chômage stable autour de 4,4 %. Les marchés financiers, eux, ont réagi négativement : l’indice S&P 500 a reculé: tandis que les rendements obligataires ont progressé.

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Le yen oscille près de son plus bas niveau depuis deux ans

19. März 2026 um 09:12

Le yen oscillait près de son plus bas niveau en deux ans à l’ouverture des marchés asiatiques jeudi 19 mars, sous la pression d’un dollar plus fort, tandis que les marchés observaient comment la Banque du Japon allait équilibrer les risques d’inflation et de ralentissement de la croissance dans le contexte de la guerre en Iran.

Le yen s’est apprécié de 0,1 % à 159,78, se redressant légèrement par rapport à son plus bas niveau en deux ans. La ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, a déclaré que les autorités étaient prêtes à faire face à la volatilité du marché des changes et que les fluctuations récentes étaient en partie dues à la spéculation.

La décision de la Banque du Japon (BoJ), attendue plus tard dans la journée, intervient au milieu d’une semaine cruciale de réunions des principales banques centrales, alors que les opérateurs cherchent des indices sur la manière dont les décideurs politiques gèrent le choc des prix de l’énergie…

L’attention des marchés asiatiques se porte désormais sur la Banque du Japon, qui devrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés lors de sa réunion d’aujourd’hui. La banque attendrait d’y voir plus clair quant à l’impact du conflit au Moyen-Orient sur la croissance et l’inflation dans cette économie fortement dépendante des importations.

L’euro a progressé de 0,1 % à 1,1469 dollar, tandis que la livre sterling a gagné 0,1 % à 1,3273 dollar. La Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre devraient maintenir leurs taux d’intérêt inchangés lors de leur réunion d’aujourd’hui, jeudi, pour annoncer leurs décisions de politique monétaire.

Le dollar australien a progressé de 0,2 % pour atteindre 0,7040 dollar américain après la publication, en février, de données faisant état d’un taux de chômage en hausse à 4,3 %, légèrement supérieur aux prévisions du marché. La Banque de réserve d’Australie a averti jeudi que le conflit au Moyen-Orient représente un risque important pour l’économie nationale.

Le dollar néo-zélandais a progressé de 0,3 % pour atteindre 0,5816 $ après la publication, plus tôt dans la journée, de données officielles montrant une hausse du PIB de 0,2 % au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent, un résultat toutefois inférieur aux prévisions des analystes et de la banque centrale.

Le Bitcoin s’est établi à 71 242,37 $, tandis que l’Ether a progressé de 0,6 % pour atteindre 2 200,44 $.

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Nouvelle hausse des faillites d’entreprises en Allemagne en 2025

18. März 2026 um 15:38

24 064 faillites d’entreprises ont été enregistrées en Allemagne en 2025 en raison de la crise économique. Soit une hausse de 10,3 % par rapport à 2024. C’est ce qu’indiquent les données de l’Office fédéral de la statistique publiées mardi 17 mars. Pour le seul mois de décembre 2025, on a constaté une augmentation de près de 14 % par rapport à l’année précédente.

« 2025 a été une année extrêmement difficile pour l’Allemagne » déclare Volker Trier, analyste principal de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie allemandes (DIHK). « En moyenne, une faillite était déclarée toutes les 20 minutes en Allemagne » poursuit-il.

Pourtant, le nombre de faillites d’entreprises avait déjà augmenté de plus de 20 % en 2023 et 2024. Par rapport à ces chiffres, la hausse a ralenti l’année dernière. Ainsi, « en 2014, le nombre de faillites d’entreprises était légèrement supérieur à celui de 2025, avec un total de 24 085 cas », indiquent les statistiques.

Dans ce contexte, les ménages privés sont de plus en plus confrontés à l’incapacité de faire face à leurs obligations familiales. L’Office fédéral de la statistique allemand relèvent que 77 219 faillites de particuliers ont été enregistrées en 2025. Soit une hausse de 8,4 % par rapport à l’année précédente.

Par ailleurs, la Fédération des banques coopératives allemandes (BVR) se montre prudemment optimiste quant au nombre de faillites cette année. Lequel devrait rester symbolique plutôt que significatif. Toutefois, cela dépendra de la durée du conflit en Iran et de l’évolution des prix de l’énergie.

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Pétrole : les géants chinois renouent avec Moscou

18. März 2026 um 12:17

Les grandes compagnies pétrolières publiques chinoises, dont Sinopec et PetroChina, ont relancé leurs recherches de cargaisons de brut russe, après une pause de près de quatre mois. Cette reprise intervient dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, qui font craindre des perturbations durables de l’approvisionnement énergétique mondial.

Selon plusieurs sources de marché citées par Reuters le 17 mars, les filiales commerciales de ces groupes ont récemment approché des fournisseurs pour d’éventuels achats, une première depuis novembre 2025. Si aucun accord n’a encore été officialisé, des transactions pourraient être conclues dans les prochains jours, le pétrole russe conservant un avantage de prix face aux alternatives en provenance du Brésil ou d’Afrique de l’Ouest.

Cette dynamique s’explique en partie par une exemption temporaire accordée par Washington, permettant certaines transactions sur une période de 30 jours à compter du 12 mars, notamment pour des cargaisons déjà chargées. Les acteurs chinois évaluent donc actuellement la faisabilité logistique et financière de ces opérations dans ce délai restreint.

Dans ce contexte incertain, les grandes compagnies pourraient également se tourner vers des raffineurs indépendants chinois disposant de stocks de brut russe. Certains de ces acteurs seraient prêts à revendre leurs cargaisons, profitant de marges plus attractives que celles issues du raffinage.

Sur le plan des prix, le brut russe ESPO — principal mélange exporté depuis l’Extrême-Orient — a été proposé récemment avec une prime d’environ 8 dollars au-dessus du Brent. À titre de comparaison, le brut brésilien de type Tupi affichait une prime nettement plus élevée, entre 12 et 15 dollars.

Le marché a connu un retournement rapide : les cargaisons ESPO, qui se négociaient encore avec de fortes décotes en mars, affichent désormais des primes pour les livraisons d’avril et mai. Cette évolution reflète la recomposition des flux mondiaux de pétrole sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient…

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S&P place la note souveraine de l’Irak sous surveillance négative

18. März 2026 um 10:51

L’agence de notation S&P Global a décidé, le mardi 17 mars, de placer la note souveraine à long terme de l’Irak (« B- ») sous surveillance négative. Cette décision reflète une inquiétude croissante quant à la capacité du pays à faire face à un choc externe majeur : l’effondrement brutal de sa production pétrolière, dans un contexte de forte escalade géopolitique au Moyen-Orient.

Selon les estimations évoquées, la production irakienne serait passée d’environ 4,2 millions de barils par jour (bpj) à seulement 1,2 million bpj. Une chute de près de 70 %, directement liée à la fermeture du détroit d’Ormuz, axe vital par lequel transite une grande partie des exportations mondiales de pétrole. Une telle contraction de la production signifie donc une chute immédiate des revenus de l’État, compromettant : le financement des salaires publics, les subventions énergétiques, les investissements dans les infrastructures et la stabilité sociale

Dans ce contexte, les infrastructures énergétiques, les routes maritimes et les capacités logistiques régionales sont fortement perturbées, affectant en premier lieu des pays exportateurs comme l’Irak.

L’Irak est particulièrement vulnérable à ce type de choc : le pétrole représente environ 90 % des recettes publiques et constitue plus de 95 % des exportations du pays.

Pourquoi S&P envisage une dégradation

La mise sous surveillance négative par S&P Global indique qu’une dégradation de la note est probable à court terme si la situation persiste. Plusieurs facteurs de risque sont identifiés : détérioration rapide des finances publiques, pression sur les réserves de change, risque de déficit budgétaire massif et fragilité politique interne accrue.

Une baisse de la note souveraine rendrait plus coûteux, voire difficile, l’accès de l’Irak aux marchés internationaux de financement.

Si le conflit perdure, l’Irak pourrait entrer dans une crise économique majeure, combinant chute des revenus, tensions sociales et instabilité politique. À l’inverse, une désescalade rapide et la réouverture des voies d’exportation seraient essentielles pour éviter une dégradation de sa note souveraine et limiter les effets d’un choc pétrolier global.

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Libye : un incendie à Sharara ravive les craintes sur la stabilité énergétique

18. März 2026 um 09:07

La Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC) a annoncé, dans la matinée de mercredi 18 mars, le détournement progressif des flux de pétrole du champ de Sharara, après un incendie déclenché par une fuite sur un oléoduc. L’opérateur assure que la production se poursuit et n’a fait aucune victime.

Pour limiter les pertes, les flux ont été redirigés vers des infrastructures alternatives. Une partie du brut est désormais acheminée via le pipeline du champ d’El Fil jusqu’au port de Mellitah; tandis qu’une autre est orientée vers les réservoirs de Zawiya via le réseau de Hamada.

A noter que des ingénieurs présents sur site, le 17 courant, avaient indiqué qu’une explosion sur un pipeline avait entraîné un ralentissement progressif de la production. Selon leurs estimations, les réparations pourraient prendre environ deux jours, le temps d’évaluer précisément les dégâts.

Le champ de Sharara Oilfield, situé dans le sud-ouest du pays, est l’un des principaux gisements libyens, avec une capacité comprise entre 300 000 et 320 000 barils par jour…

Ce site stratégique est exploité par une coentreprise associant la NOC, via Akakus Oil Operations, et plusieurs majors internationales, dont Repsol, TotalEnergies, OMV et Equinor.

Cet incident illustre une nouvelle fois la fragilité du secteur pétrolier libyen, régulièrement perturbé par des incidents techniques, des blocages politiques ou des mouvements sociaux depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi à la suite du la guerre civile en Libye (2011-2020).

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Golfe : la pire récession en vue depuis les années 90

17. März 2026 um 15:15

La guerre contre l’Iran menace de porter des coups durs aux plus grandes économies du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar, si elle n’est pas rapidement apaisée.

Le Qatar et le Koweït pourraient voir leur produit intérieur brut (PIB) se contracter de 14 % cette année si le conflit se poursuit jusqu’en avril et provoque une interruption de deux mois dans le détroit d’Ormuz, selon un rapport de Goldman Sachs publié lundi 16 mars. Ce serait la pire récession économique pour ces pays depuis le début des années 1990, lorsque l’invasion du Koweït par l’Irak a déclenché le conflit appelé alors « Guerre du Golfe » et provoqué des turbulences sur les marchés pétroliers mondiaux.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis s’en sortiraient relativement mieux, grâce à leur capacité à détourner les flux pétroliers du détroit d’Ormuz, voie de passage stratégique. Cependant, leur PIB devrait également reculer d’environ 3 % et 5 % respectivement.

« Pour de nombreuses économies du Golfe, la guerre pourrait avoir un impact à court terme plus important que la Covid-19 », a déclaré Farouk Soussa, économiste de Goldman Sachs pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, selon Bloomberg. « Une fois la poussière retombée, ils reconstruiront et se rétabliront, mais les cicatrices que ce conflit laissera sur la confiance restent à voir », a-t-il ajouté.

Cette évaluation met en lumière comment la guerre au Moyen-Orient a créé un scénario cauchemardesque pour les États arabes du Golfe, qui subissent un double coup dur pour les secteurs pétrolier et non pétrolier de leurs économies.

Il faut dire que le conflit ne montre aucun signe de désescalade à sa troisième semaine, l’Iran poursuivant ses attaques contre les pays voisins de la région en représailles aux bombardements des États-Unis et d’Israël…

En effet, les États-Unis ont frappé des installations militaires sur l’île de Kharg, plaque tournante des exportations pétrolières iraniennes, au cours du week-end et ont averti qu’ils cibleraient les installations énergétiques si Téhéran continuait de perturber le trafic dans le détroit d’Ormuz.

Le prix du pétrole brut Brent a continué de grimper au-dessus de 104 dollars le baril lundi 16 mars, en raison des perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et des restrictions de production imposées par des pays comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Les contrats à terme ont progressé de plus de 40 % ces deux dernières semaines.

Les marchés mondiaux du gaz ont également été secoués par l’effondrement des exportations de GNL du Qatar, tandis que Bahreïn a commencé à réduire sa production dans la plus grande fonderie d’aluminium du monde, en partie à cause des perturbations du transit par le détroit d’Ormuz…

En ce qui concerne le secteur non pétrolier, l’impact pourrait être plus étendu pour les États du Golfe, car des secteurs tels que le marché immobilier, le tourisme et l’investissement sont touchés par la crise.

Des économistes interrogés par Bloomberg estiment que l’Arabie saoudite pourrait mieux s’en sortir que d’autres pays en cas de guerre prolongée. Le royaume continue de dissuader la plupart des attaques iraniennes, tandis que son espace aérien et ses activités économiques restent opérationnels, avec des perturbations limitées.

Si cette situation perdure, le principal risque à court terme pour le pays pourrait être un déficit budgétaire plus important au premier trimestre en raison de la baisse des recettes, selon Monica Malik de la Banque commerciale d’Abu Dhabi et Azad Zangana d’Oxford Economics.

Toutefois, pour 2026, l’Arabie saoudite pourrait finalement dépasser les prévisions initiales, affichant un déficit budgétaire inférieur aux attentes d’avant-guerre — à condition que les prix du pétrole et les exportations restent élevés, selon Bloomberg…

Dans les autres pays du Golfe, les Émirats arabes unis devraient encore afficher un excédent budgétaire cette année, tandis que le déficit du Qatar pourrait se creuser, selon Mohamed Abu Basha d’EFG Hermes.

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Washington et Téhéran échangeraient discrètement pour tenter d’endiguer la guerre

17. März 2026 um 11:27

Alors que la guerre entre l’Iran et les États-Unis s’intensifie, des contacts directs ont récemment eu lieu entre responsables des deux pays, selon plusieurs sources américaines.

Ces échanges ont impliqué l’émissaire spécial de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi. Ils constituent le premier canal de communication directe connu entre Washington et Téhéran depuis le début de la guerre il y a plus de deux semaines, rapporte Axios, lundi 16 mars.

Selon des responsables américains, Araghtchi aurait envoyé plusieurs messages à Witkoff afin d’explorer des pistes permettant de mettre fin au conflit. Cependant, il n’est pas encore clair si ces discussions ont débouché sur des avancées concrètes.

Donald Trump a reconnu publiquement que l’Iran avait pris contact avec les États-Unis, tout en exprimant des doutes quant à l’autorité réelle des interlocuteurs iraniens pour négocier un accord.

Un haut responsable américain a par ailleurs indiqué au même média que Washington avait rejeté une demande iranienne portant sur des réparations pour les dommages subis durant les frappes. Et l’administration Trump laisserait la porte ouverte à un arrangement plus large qui pourrait permettre à l’Iran de réintégrer l’économie mondiale, notamment via la reprise de ses exportations pétrolières.

Du côté iranien, les autorités ont publiquement nié toute négociation visant un cessez-le-feu. Plusieurs responsables américains estiment également que l’influence d’Araghtchi dans les décisions stratégiques du régime reste limitée…

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, semblait être au courant de ces tractions. Il a demandé des éclaircissements à la Maison Blanche après avoir appris que des responsables de l’administration Trump pourraient communiquer avec le régime iranien, ont indiqué deux sources au fait du dossier.

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Sécuriser le détroit d’Ormuz : l’appel à l’aide de Trump froidement reçu

17. März 2026 um 10:27

Les États-Unis peinent à rallier leurs alliés à une coalition navale destinée à sécuriser le détroit d’Ormuz, une artère stratégique pour le commerce mondial de l’énergie. Alors que la guerre contre l’Iran continue de bouleverser la région.

Lors d’une conférence de presse à Washington lundi 16 mars, Trump a déclaré que de nombreux pays lui avaient assuré être prêts à apporter leur aide, mais a exprimé sa frustration face à la présence d’un grand nombre de troupes américaines chez certains alliés de longue date : « Certains sont très enthousiastes, d’autres moins. Il s’agit de pays que nous aidons depuis de très nombreuses années. Nous les avons protégés de terribles menaces extérieures, et pourtant, ils n’étaient pas si enthousiastes. Et le niveau d’enthousiasme compte pour moi ».

Rappelons que Trump a appelé, dimanche 15 mars, plusieurs pays à participer à une mission visant à protéger la navigation dans ce passage maritime crucial. Environ 20 % du pétrole et du gaz liquéfié transportés par voie maritime dans le monde transitent habituellement par ce détroit, situé entre l’Iran et Oman.

Selon le président américain, les pays dépendant du pétrole du Golfe devraient contribuer à la protection de cette route énergétique. Washington affirme avoir contacté au moins sept pays pour discuter de l’envoi de navires militaires afin d’escorter les pétroliers.

Mais plusieurs partenaires clés ont déjà exprimé leurs réticences. Le Japon et l’Australie ont indiqué qu’ils ne prévoyaient pas d’envoyer de bâtiments de guerre pour sécuriser le détroit, malgré l’appel de Washington.

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a expliqué que son pays étudiait encore ses options dans le respect de son cadre juridique et de sa Constitution pacifiste, qui limite les opérations militaires à l’étranger.

Du côté australien, le gouvernement a également précisé qu’aucune demande officielle n’avait été formulée pour l’envoi de navires et qu’une telle contribution n’était pas envisagée à ce stade.

L’Allemagne, l’Espagne et l’Italie ont déclaré de leur côté n’avoir aucun projet immédiat d’envoyer des navires pour aider à rouvrir cette voie navigable stratégique, que l’Iran a effectivement fermée à l’aide de drones et de mines navales.

« Nous n’avons pas le mandat des Nations unies, de l’Union européenne ou de l’OTAN requis par la Loi fondamentale », a déclaré le chancelier allemand, Friedrich Merz, à Berlin. Tout en ajoutant que Washington et Israël n’avaient pas consulté l’Allemagne avant de déclencher la guerre. C’est pourquoi la question de savoir comment l’Allemagne pourrait s’impliquer militairement ici ne se pose pas.

Ces refus illustrent les divisions entre Washington et ses alliés au moment où la guerre contre l’Iran perturbe fortement les marchés énergétiques et la sécurité maritime dans le Golfe. Le détroit d’Ormuz est devenu un point névralgique du conflit, l’Iran étant accusé d’avoir menacé ou entravé le passage de navires commerciaux dans cette zone stratégique.

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Sous pression en Iran, Trump reporte sa visite en Chine

17. März 2026 um 10:06

Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi le 16 mars, qu’il reportait d’un mois sa rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping. La visite était prévue pour fin mars.

Trump a justifié sa décision parce que préoccupé par la gestion de la guerre contre l’Iran, insistant sur la nécessité pour lui de rester aux États-Unis pendant cette période.

Trump a évoqué pour la première fois l’idée de reporter le sommet il y a une semaine, appelant au passage la Chine et d’autres pays à l’aider à faire pression sur l’Iran pour qu’il rouvre le détroit d’Ormuz.

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Un magnat tanzanien rachète la plus grande entreprise médiatique d’Afrique de l’Est

16. März 2026 um 16:18

La vente du groupe Nation Media Group, basé à Nairobi au Kenya et plus grand groupe de médias d’Afrique de l’Est, à l’homme d’affaires tanzanien Rostam Azizi, a suscité des inquiétudes quant à une potentielle ingérence politique dans les organes de presse les plus influents de la région.

Le Fonds Aga Khan pour le développement économique a vendu, le 10 mars 2026, sa participation majoritaire dans Nation Media au groupe Taarifa d’Azizi, mettant ainsi fin à 66 ans de gestion par la famille Aga Khan IV et marquant le changement de propriété des médias le plus important au Kenya depuis des décennies.

Les inquiétudes portent principalement sur les liens d’Azizi avec les dirigeants régionaux et sur l’ampleur des activités de Nation Media, qui emploie des centaines de journalistes à la télévision, à la radio et dans la presse écrite au Kenya, au Rwanda, en Ouganda et en Tanzanie.

L’enjeu est l’indépendance éditoriale du groupe — et la capacité de ses journalistes à continuer de faire leurs reportages librement, sans crainte de pressions étatiques — ainsi que la confiance du public envers l’une des institutions médiatiques les plus influentes d’Afrique de l’Est.

Lors d’une conférence de presse le 11 mars, Azizi s’est engagé à maintenir les normes éditoriales de l’entreprise. « Votre héritage sera respecté, votre institution renforcée et votre rôle dans la construction de l’avenir de notre région valorisé », a-t-il déclaré.

Malgré tout, certains observateurs restent méfiants. L’ancien rédacteur en chef, Mutuma Mathiu, s’est interrogé sur les véritables instigateurs de cette acquisition : « Deux questions préoccupent beaucoup de monde : M. Rostam n’est-il qu’un paravent pour d’autres investisseurs occultes ? Et que signifie la décision de l’Aga Khan pour la liberté de la presse au Kenya, en Afrique de l’Est et en Afrique en général ? ».

L’avocat tanzanien des droits de l’homme, Tito Magoti, estime que ce rachat illustre parfaitement la mainmise des intérêts commerciaux sur les médias. « Des personnalités de son envergure [celle de Rostam Azizi] ne défendraient jamais la liberté de la presse, car cela irait à l’encontre de leurs intérêts commerciaux », a déclaré Magoti. Selon lui, la liberté de la presse est incompatible avec la volonté de « contrôler le discours et de présenter les régimes comme ils le souhaitent ». Magoti s’attend à ce que certains organes de presse de Nation Media modifient leur approche journalistique.

Qui est Azizi ?

Azizi a été nommé premier milliardaire en dollars de Tanzanie par le magazine Forbes en 2013. Il a bâti sa fortune grâce au groupe Taifa, dont les activités s’étendent aux secteurs minier, aéronautique, des médias et de l’énergie.

Au fil des ans, le magnat a entretenu des relations étroites avec les anciens chefs d’État tanzaniens et avec l’actuelle présidente, Samia Suluhu Hassan.

Au Kenya, il a ouvertement affiché sa proximité avec le président William Ruto, qui a inauguré en 2023 l’usine de gaz liquéfié d’Azizi à Mombasa, d’une valeur de 130 millions de dollars. Son intérêt pour les entreprises kényanes s’est accru ces dernières années.

Nation Media Group possède d’importants journaux en Afrique de l’Est, notamment le Daily Nation, le Business Daily et The EastAfrican. En Ouganda, le groupe est propriétaire du Monitor. En Tanzanie, il publie Mwanaspoti et Mwananchi en swahili, ainsi que The Citizen, tandis qu’au Rwanda, il est propriétaire de Rwanda Today et de The East African.

Nation Media Group possède également de nombreuses chaînes de télévision et stations de radio, ainsi que des sites d’information en ligne. Ses actions ont gagné près de 30 % à la Bourse de Nairobi depuis l’annonce de la transaction mardi 10 mars, ce qui donne à la société une valorisation d’environ 3,24 milliards de shillings kenyans (environ 25 millions de dollars).

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