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MYC Beauty Innovation inaugure son site industriel à Monastir

30. Januar 2026 um 13:50
Source: Fipa

MYC Beauty Innovation a inauguré sa filiale MYC Tunisia au Technopôle de Monastir, le 28 janvier 2026. Cette implantation s’inscrit dans la dynamique d’attraction des investissements directs étrangers à forte valeur ajoutée en Tunisie.

Selon la FIPA, ce projet représente un investissement initial de 5 millions d’euros,un investissement estimé à près de 17 millions de dinars. Il devrait permettre la création d’environ 350 emplois directs. D’ailleurs, deux unités industrielles sont déjà prêtes à entrer en activité, tandis qu’un troisième bâtiment est actuellement en construction. À terme, l’investissement global devrait atteindre au moins 11 millions d’euros.

Le projet repose sur un partenariat entre investisseurs italiens et chinois, illustrant la coopération industrielle internationale en Tunisie. Selon la FIPA, ce type d’investissement contribue au renforcement du tissu industriel national et au développement de projets à vocation exportatrice.

Les unités industrielles sont dédiées à la production et au conditionnement de produits cosmétiques et parapharmaceutiques. Elles couvrent des superficies de 2 344 m², 4 580 m² et 2 844 m², avec des possibilités d’extension à moyen terme.

L’implantation de MYC en Tunisie repose sur l’utilisation de technologies de production modernes, intégrant des solutions respectueuses de l’environnement. Selon la même source, cette approche répond aux exigences des marchés internationaux et favorise l’émergence de partenariats avec les entreprises locales du secteur.

Fondée en 2012, MYC Beauty Innovation dispose de sites de production en Chine et en Italie, ainsi que d’une présence commerciale en Asie, en Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient. Le groupe propose des solutions d’emballage standard et sur mesure, adaptées aux tendances du marché et orientées vers la durabilité.

À travers cette nouvelle implantation, MYC renforce sa présence internationale et confirme, selon la FIPA, l’intérêt des investisseurs étrangers pour la Tunisie comme plateforme de production et d’exportation.

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Textile : l’innovation comme moteur, l’Allemagne comme alliée

29. Januar 2026 um 11:48

Le secteur textile tunisien, qui fait face à des défis et enjeux, mise sur l’innovation pour maintenir sa compétitivité. 

A noter que le secteur textile demeure un pilier de l’économie nationale : il rééquilibre la balance commerciale et il garantit un équilibre social.

En effet, le secteur du textile/habillement représente entre 16 à 22 % des exportations industrielles de la Tunisie. Sachant que plus de 81 % des 1 500 entreprises textiles travaillent en sous-traitance pour l’exportation. Ces entreprise génèrent quelque 150 000 emplois.

A souligner qu’en 2025, les exportations du secteur ont progressé de 2,5 %, pour une valeur de plus de 3 millions de dollars, avec un taux de couverture de 122 %.

Dans ce contexte, une réunion de travail s’est tenue mercredi 28 janvier 2026 au ministère, en présence de la représentante de la société allemande WINTEX, spécialiste des vêtements de protection, Caroline Wôltge, ainsi que de hauts responsables du ministère. Y participaient : le directeur général du textile et de l’habillement, Saber Ben Kilani; la directrice générale de la coopération et des relations extérieures, Ichraf Samadhi; un représentant du ministère du Commerce; et les membres de la Chambre tuniso-allemande.

Les échanges ont porté sur le suivi des activités de WINTEX, l’écoute de ses préoccupations et la résolution des obstacles menaçant sa pérennité et sa compétitivité.

Pour sa part, Caroline Wôltge a présenté les activités de WINTEX. A savoir, cinq unités de production à Sfax (700 emplois directs) et des partenariats avec des sous-traitants locaux à Sfax et Sidi Bouzid (plus de 1 350 salariés). Leader des vêtements de protection, l’entreprise excelle par son innovation et sa qualité, répondant aux exigences du marché européen.

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Ces 3 pays africains où la vie est plus chère, selon le classement de Numbeo

26. Januar 2026 um 09:20

Vivre en Afrique ne coûte pas le même prix selon que l’on habite Abidjan, Le Caire ou Tunis. Le nouveau classement 2026 de Numbeo; plateforme de référence mondiale sur le coût de la vie; met en lumière des écarts parfois surprenants entre les grandes villes du continent. Entre inflation; pression sur les prix alimentaires et disparités de revenus; ce classement offre une photographie concrète du quotidien des habitants.

Numbeo base ses comparaisons sur un indice de référence fixé à New York (100). Plus l’indice est élevé; plus le coût de la vie est important.

Les 5 pays d’Afrique où la vie est la plus chère

En tête du classement africain 2026; on retrouve principalement des capitales économiques où les prix des produits de base; des services et de l’alimentation pèsent lourd dans le budget des ménages.  

La Côte d’Ivoire arrive en première position; portée par Abidjan; avec un indice de 45,2. La capitale économique ivoirienne concentre une forte activité commerciale; mais aussi des prix élevés; notamment sur les produits alimentaires importés. 

L’Éthiopie; avec Addis-Abeba (42,6); suit de près. Malgré des revenus moyens faibles; le coût des courses et de certains services reste élevé. Ce qui accentue la pression sur les ménages urbains.

L’Afrique du Sud place trois villes dans le top 5: Pretoria (41,6), Johannesburg (40,4) et Cape Town (39,6). Ces villes affichent des prix comparables à ceux de pays émergents plus développés; notamment en matière de restauration et de services; même si le pouvoir d’achat y est plus élevé que dans le reste du continent.  

Les 5 pays les moins chers pour vivre en Afrique

À l’autre extrémité du classement; certaines villes africaines restent nettement plus abordables pour les dépenses du quotidien.

L’Égypte domine cette catégorie. Gizeh (20,9); Alexandrie (21,6) et Le Caire (23,2) figurent parmi les villes où le coût de la vie est le plus bas. Les prix des produits alimentaires; des transports et des services y restent relativement contenus; malgré les tensions économiques récentes.

Le Rwanda; avec Kigali (25,9) ; et l’Ouganda; avec Kampala (27,6); complètent ce top 5. Ces villes bénéficient encore de coûts modérés sur les biens essentiels, même si la hausse des loyers commence à se faire sentir dans certains quartiers.

Focus Tunisie

Tunis se classe 15ᵉ en Afrique en 2026; avec un Cost of Living Index de 30,7. Concrètement, cela place la Tunisie dans une zone intermédiaire. La vie y est plus chère qu’en Égypte ou au Rwanda; mais reste nettement plus abordable que dans des villes comme Abidjan ou Addis-Abeba.  

Sur quels critères repose le classement Numbeo ?

Le classement Numbeo ne se base pas sur des estimations théoriques; mais sur des données issues du terrain.

Il prend en compte:

  • les prix des produits alimentaires;
  • les coûts des restaurants;
  • les transports;
  • les services de base;
  • et le pouvoir d’achat local.

 

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Le groupe OneTech porte ses exportations à 86,2 % du chiffre d’affaires en 2025

22. Januar 2026 um 09:30

Le Groupe OneTech démontre une nouvelle fois la solidité de son modèle économique. En clôturant le 4e trimestre 2025 avec un chiffre d’affaires de 281,9 Mtnd (en hausse de 7,6 %), le groupe confirme sa capacité à naviguer avec succès dans un environnement complexe.

Cette dynamique s’appuie sur deux piliers : un pôle Câbles devenu le véritable moteur de l’activité et un marché local qui retrouve des couleurs.

L’export !                                            

Le rayonnement international de OneTech ne se dément pas. Avec 236,3 Mtnd de ventes à l’export ce trimestre (+5,5 %), le groupe signe sa cinquième période consécutive de croissance. Plusieurs facteurs expliquent ce succès :

Innovation et mix produit: la montée en puissance de nouveaux programmes industriels à forte valeur ajoutée.

Mobilité électrique: une reprise de la demande automobile européenne, particulièrement sur le segment électrique, profitant directement au pôle Mécatronique.

Concernant le chiffre d’affaires local a bondi de 19,6 % ce trimestre pour atteindre 45,6 Mtnd. Ce regain d’activité témoigne d’un ancrage commercial renforcé et d’une demande domestique enfin repartie à la hausse.

Une envergure mondiale

Sur l’ensemble de l’année, OneTech franchit la barre des 1 080 Mtnd de chiffre d’affaires. L’international pèse désormais pour 86,2 % du business total, ancrant définitivement le groupe dans les chaînes de valeur mondiales, notamment européennes.

Stratégie «Challenge 2028»

Le groupe ne se contente pas de gérer sa croissance, il prépare demain. Dans le cadre de son plan «Challenge 2028», 36,2 Mtnd ont été investis en 2025 avec des priorités claires :

  1. Excellence opérationnelle: productivité et qualité accrue.
  2. Transition énergétique: réduction de l’empreinte carbone.
  3. Standards ESG: répondre aux exigences de plus en plus strictes des grands donneurs d’ordre mondiaux.

Une santé financière solidifiée

Parallèlement à son expansion, OneTech assainit son bilan. Grâce à une gestion rigoureuse, l’endettement global a chuté de 19% (soit une réduction de 23,4 Mtnd) sur l’année. Cette agilité financière retrouvée permet au groupe d’aborder ses futurs projets de développement avec une sérénité et une autonomie renforcées.

 

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L’IRESA et Enactus Tunisie concluent un partenariat stratégique pour le soutien à l’innovation et l’entrepreneuriat agricole

13. Januar 2026 um 09:33

L’Institution de la recherche et de l’enseignement supérieur agricoles (IRESA) et Enactus Tunisie ont signé une convention de partenariat visant à renforcer l’innovation, l’entrepreneuriat ainsi que la valorisation des résultats de la recherche dans les domaines agricole, agroalimentaire et environnemental.

Ce partenariat s’inscrit dans une volonté commune de rapprocher le monde de la recherche, de la formation et de l’entrepreneuriat social, afin de favoriser l’émergence de solutions innovantes, durables et à fort impact.

La convention prévoit notamment l’accompagnement technique et scientifique des équipes Enactus Tunisie, l’accès aux ressources, expertises et infrastructures relevant des établissements sous tutelle de l’IRESA, ainsi que la promotion et la valorisation des innovations et résultats de la recherche. Elle inclut également des actions conjointes de formation, de mentorat et d’accompagnement entrepreneurial au profit des chercheurs, doctorants porteurs de projets.

À travers cet accord, l’IRESA consolide son rôle dans le soutien à l’innovation, au transfert technologique et à la valorisation de la recherche au service du secteur agricole. De son côté, Enactus Tunisie renforce l’ancrage scientifique et technique des projets d’entrepreneuriat social portés par ses équipes, en lien avec les enjeux agricoles, alimentaires et environnementaux.

Ce partenariat traduit l’engagement commun de l’IRESA et d’Enactus Tunisie en faveur d’une innovation responsable, inclusive et durable, au service de la jeunesse, de la recherche et du développement du secteur agricole en Tunisie.


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LA TUNISIE QUI GAGNE | Amine Hafsi Jeddi : Leadership et changement organisationnel, retours d’expérience

20. Dezember 2025 um 09:20

Formé entre Carthage, Montréal et Harvard, Amine Hafsi Jeddi a construit un parcours académique riche et international. Son orientation professionnelle s’est progressivement affirmée autour des enjeux de transformation organisationnelle et technologique. Pour lui, la dimension humaine dans la conduite du changement est plus qu’importante.

Entretien avec une jeune compétence pleine de promesses :

Comment sécuriser le processus des formalités administratives par le digital ? Est-ce suffisant ?

Le problème n’est pas uniquement technique. Un simple citoyen ne peut pas investir dans des antivirus sophistiqués. Ce qui compte, c’est le comportement. Si on sensibilise les citoyens, il y a un minimum à faire. Par exemple, la double authentification : pour une transaction, il faut un code reçu sur le téléphone et un autre par e-mail. Si ce n’est pas toi qui fais l’opération, tu reçois une alerte. Cela réduit les attaques. Mais ce n’est pas au citoyen de s’auto-sensibiliser. C’est à nous de transmettre cet apprentissage, à travers des canaux de communication efficaces et une stratégie claire.

Vous avez structuré la pratique de gestion du changement chez Idexia. Quelle leçon majeure retenez-vous de cette expérience ?

Quand j’ai commencé, il n’y avait pas de pratiques de gestion du changement. Idexia vendait des produits Microsoft, mais sans accompagnement. J’ai identifié un besoin clair : il ne suffit pas d’installer la technologie, il faut accompagner les utilisateurs, transformer leurs comportements et leurs façons de travailler.

« La technologie seule ne suffit pas. Sans adoption et sans comportement adapté, le changement reste incomplet. »

Quel projet illustre le mieux la complexité d’un changement réussi ?

Je citerai un projet mené avec une municipalité canadienne. Il s’agissait de moderniser une plateforme gouvernementale pour les citoyens, mais elle concernait aussi plusieurs niveaux d’administration. La complexité venait de la multiplicité des parties prenantes. Nous avons travaillé en mode agile, expérimenté des solutions sur mesure, corrigé nos erreurs.

Résultat : une plateforme sécurisée où les citoyens obtiennent des documents en quelques secondes. La confiance et la transparence sont essentielles : les citoyens veulent des retombées positives, pas des complications.

Quelles différences majeures observez vous entre le Canada, la Tunisie et le Moyen-Orient dans leur approche de la transformation digitale ?

Dans les pays développés, les projets s’inscrivent dans des visions stratégiques claires, comme “Vision 2025” ou “Plan 2030”. En Tunisie, je constate un manque de stratégie globale, même si des initiatives existent. J’ai été impressionné récemment par la prise de rendez-vous en ligne pour la visite technique des véhicules : un projet simple, mais efficace.

Ce type de “quick wins” est essentiel. Ils instaurent la confiance et préparent les citoyens à des changements plus ambitieux. Mais il faut une vision stratégique, un plan d’action et une orientation claire pour les dix prochaines années.

« Installer un outil sans accompagner les utilisateurs réduit fortement les bénéfices attendus. »

Est-ce que la difficulté, dans l’industrie, vient de la pression que les employés croient subir ? Est-ce lié à la dimension comportementale que vous mettez en avant ?

Oui, la difficulté est de faire en sorte que les employés adhèrent à l’idée, s’intègrent dans une dynamique de croissance et comprennent que cela peut être bénéfique pour eux.

Il existe un paradoxe : des organisations très modernes mais un niveau social décalé, et c’est là que naît le chaos. Beaucoup de personnes ne sont pas habituées à certaines valeurs de travail.

Avec Silver Polymer, nous avons instauré une nouvelle culture organisationnelle, et cela a eu un impact positif. Les gens adhèrent lorsqu’on les accompagne, qu’on communique et qu’on leur montre le sens de ce qu’ils font.

Silver Polymer est une entreprise tunisienne. En quoi cette expérience est-elle particulière pour vous ?

C’est une fierté tunisienne pour moi et ma famille. Cela n’a rien à voir avec mon domaine d’expertise initial, mais c’est un atout : cela m’a permis de voir comment la théorie et les idées s’appliquent dans une réalité industrielle tunisienne.

Chaque organisation et chaque pays ont leurs croyances et leurs valeurs. Ici, il s’agit de changer le paradigme, et la transformation numérique est justement un changement de paradigme.

Sur le plan pratique, comment conduisez vous le changement ?

La conduite du changement ne se limite pas à la digitalisation. Elle existe dans plusieurs secteurs et industries. Je suis outillé avec mes Framework et mes certifications, notamment Harvard.

J’applique la méthodologie ADKAR : sensibilisation, désir, connaissances, aptitude et renforcement. On ne termine pas un projet en livrant simplement une technologie : on construit une maturité organisationnelle et on laisse les employés autonomes et confiants.

« Les projets simples et efficaces instaurent la confiance et préparent des réformes plus ambitieuses. »

Vous insistez sur la psychologie positive s’agissant des audits et de l’évaluation de la qualité et de la justesse du management dans une entreprise. Pourquoi ?

Je n’aime pas le mot “audit”, trop négatif. Je préfère parler de diagnostic organisationnel avec une approche positive. L’être humain vit avec l’espoir.

En Tunisie, nous avons des compétences et des jeunes, mais il leur manque parfois cet espoir. Ce sont eux qui seront les ambassadeurs et les leaders du changement demain.

Quels avantages la transformation numérique peut-elle apporter à l’économie tunisienne ?

Elle peut séduire les investisseurs et faciliter la vie des employés comme des citoyens. Il ne s’agit pas de devenir un pays “digital 3.0” du jour au lendemain, mais de commencer par des initiatives prioritaires et des projets simples. Ces quick wins donnent confiance et préparent le terrain pour des changements plus ambitieux.

Est-ce que la numérisation en Tunisie repose sur une conviction profonde de changement, ou plutôt sur un argument de compétitivité internationale ?

Honnêtement, je pense que nous sommes encore très loin au niveau technologique. J’aime le mot “conviction” que vous avez utilisée : le changement doit être porté par des convictions. Sans elles, les politiques numériques risquent de rester des outils pour attirer des investisseurs, sans réelle transformation des pratiques et des habitudes.

« La résistance au changement provient davantage des structures que des employés eux-mêmes. »

Faut-il s’inspirer des autres pays pour avancer dans la transformation numérique ?

Non. Il ne faut pas simplement essayer de faire comme un autre pays. Il faut commencer par identifier nos besoins et comprendre pourquoi nous avons besoin de la technologie.

La conviction, c’est aller chercher la raison d’être. En Tunisie, il faut donner du sens et de la cohérence à la technologie.

Vous avez pris la parole à Las Vegas, Montréal, New York et Tunis. Quelles différences avez-vous observées dans les perceptions du leadership dans un contexte d’incertitudes à l’international ?

À Las Vegas, j’ai parlé de la posture du leader dans le changement. On ne peut pas mener un mouvement sans leadership positif. Les leaders donnent l’influence, l’image et l’exemple.

J’ai été impressionné par le niveau de leadership des étudiants en Tunisie : curieux, attentifs, capables de poser des questions pertinentes. Ils sont les ambassadeurs naturels du changement.

Vous avez reçu un Leadership Award à Las Vegas. Que représente cette reconnaissance pour vous ?

C’était une très belle reconnaissance de Marketing 2.0, un organisme mondial. J’avais mené de nombreux projets de changement, souvent confrontés à la résistance humaine.

Ce prix était ma première reconnaissance professionnelle, et un honneur car je représentais la Tunisie. Cela montre que les jeunes tunisiens peuvent réussir et être reconnus à l’international.

« En période d’incertitude, le leadership positif donne le cap et l’exemple. »

Comment adaptez vous les modèles internationaux de gestion du changement, comme ADKAR ou Prosci, aux réalités locales ?

Chaque organisation a sa propre culture et ses besoins. La gestion du changement consiste à réduire le décalage entre l’état actuel et l’état souhaité. J’identifie le problème, je fais un diagnostic organisationnel et j’évalue la capacité d’absorption du changement.

En Tunisie, il y a beaucoup de résistance, mais ce n’est pas la faute des employés : c’est un problème organisationnel.

Comment surmonter cette résistance au changement ?

Le changement fait peur car il implique de quitter une situation contrôlée pour une autre incertaine. L’approche doit être sécurisante, pas menaçante. Il faut montrer aux employés qu’ils garderont le contrôle et qu’ils gagneront en performance.

Le changement organisationnel est collectif, mais il ne peut réussir sans changement individuel. C’est l’art de transformer l’être humain le poussant à aller de sa zone de confort à sa zone de performance. Les résultats sont tangibles et intangibles : comportements, attitudes et ouverture au changement.

Entretien conduit par Amel Belhadj Ali

EN BREF

  • Parcours académique international centré sur la transformation organisationnelle
  • Sécurisation numérique axée sur les comportements et la sensibilisation
  • Importance de l’accompagnement dans les projets digitaux
  • Rôle clé des « quick wins » pour instaurer la confiance
  • Leadership positif et reconnaissance internationale.

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