Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Quels scénarios pour l’Iran après la reculade de Trump ?

19. Januar 2026 um 08:43

Le très lunatique président américain Donald Trump a fait marche arrière et a décidé de ne pas attaquer l’Iran. Il a prétendu qu’aucune partie n’a fait pression sur lui pour qu’il se rétracte indiquant avoir pris cette décision après que l’Iran ait suspendu la pendaison de 800 manifestants arrêtés.

Imed Bahri

L’entourage du président américain lui a expliqué que les bombardements ne feront pas tomber le régime et trois pays du Golfe (Arabie saoudite, Qatar et Oman) et la Turquie ont également ferraillé pour le dissuader, de même que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui lui a demandé de ne pas attaquer maintenant mais pour d’autres raisons. Il souhaite mieux se préparer.

En même temps, Trump qui veut jouer avec les nerfs de ses adversaires n’a pas définitivement écarté l’option militaire. Quel avenir aujourd’hui pour l’Iran après ce sanglant début année ?

L’Iran traverse l’une de ses crises politiques les plus graves depuis l’instauration de la République islamique en 1979, sur fond de manifestations sans précédent qui ont éclaté fin 2025 en raison de la détérioration de la situation économique. Ces protestations sont rapidement devenues les plus importantes qu’ait connues le pays depuis la révolution et ont été réprimées avec une violence inouïe par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Cette répression féroce à huis clos -les autorités ont coupé internet pour que le monde ne voit pas cette répression- ont fini par avoir raison des protestations qui se sont essoufflées aussi bien à Téhéran que dans les provinces. 

Les Gardiens de la révolution sauvent le régime

Selon une enquête publiée par Bloomberg, signée par le journaliste Patrick Sykes et l’analyste Dina Esfandiary, le rapport de force au sein du régime iranien a clairement basculé en faveur du CGRI, qui n’est plus seulement le bras armé du régime, mais est devenu un acteur central de la politique, de l’économie et de la sécurité. Les Gardiens de la révolution ont sauvé le régime.  

Pour rappel, les manifestations ont éclaté dans plusieurs villes iraniennes en réaction à la flambée des prix, à une inflation dépassant les 40%, à l’effondrement de la monnaie nationale (qui a perdu plus de la moitié de sa valeur en une seule année), à ​​la montée du chômage et à la baisse du pouvoir d’achat des citoyens.

Les revendications pour de meilleures conditions de vie se sont rapidement transformées en slogans politiques appelant à une refonte complète de la structure de la gouvernance.

En réponse, les autorités ont déployé une répression sécuritaire sans précédent, incluant l’usage de la force létale, des coupures généralisées d’internet, des arrestations massives et un déploiement sans précédent des forces de sécurité dans les grandes villes.

Contrairement aux prévisions, les sanctions occidentales sévères ont permis aux Gardiens de la révolution de consolider davantage leur pouvoir.

Bloomberg explique que face au retrait des entreprises internationales et à l’effondrement du secteur privé sous la pression économique, les Gardiens de la révolution se sont empressés de combler le vide, prenant le contrôle des secteurs de l’énergie, de la construction, des télécommunications et des ports.

Selon le media américain, cette mainmise sur le pouvoir a fait des Gardiens de la révolution un «État dans l’État», contrôlant une économie estimée à environ 475 milliards de dollars.

D’après les analystes, cette influence financière rend les Gardiens de la révolution particulièrement vulnérables à tout changement fondamental de la structure du régime, ce qui explique la violence de la répression des récentes manifestations.

Ces milices armées sont ainsi devenues un acteur incontournable de la gestion de l’économie iranienne et le principal garant de la survie du régime. De ce fait, elles constituent la force la plus intransigeante face aux manifestations, qu’elles considèrent comme une menace pour la sécurité nationale et une tentative extérieure de déclencher une guerre civile.

Selon Bloomberg, la caractéristique la plus marquante des Gardiens de la révolution, dans leur forme actuelle, est leur transformation en une institution «post-idéologique». La loyauté n’est plus uniquement fondée sur des principes religieux révolutionnaires mais est désormais liée à la protection des intérêts nationaux et des gains économiques.

Scénarios d’un avenir sombre

A la lumière de ces développements, Bloomberg présente trois scénarios principaux pour l’avenir de l’Iran, tous liés au rôle des Gardiens de la révolution.

1- Le scénario de l’homme fort envisage la possibilité qu’un homme fort émerge des rangs des Gardiens ou de leurs anciens combattants pour prendre le pouvoir. Il suppose l’éviction du pouvoir religieux traditionnel, représenté par le Guide suprême Ali Khamenei, et l’instauration d’un modèle militaro-politique pragmatique visant à apaiser la population par de véritables réformes économiques.

Toutefois, l’agence estime que pour réussir, cet homme fort devra composer avec le président  Trump, seul allié capable d’offrir une bouée de sauvetage à Téhéran en levant les sanctions, une «pilule empoisonnée» que les Gardiens pourraient être contraints d’avaler pour assurer leur survie, selon les auteurs de l’enquête. 

2- Un coup d’État militaire et la prise de contrôle directe du pays par les Gardiens de la révolution. Bien que le CGRI dispose des effectifs et des capacités militaires suffisants pour mener à bien un tel coup d’État, il est conscient qu’un pouvoir direct l’accablerait des conséquences des crises accumulées qui secouent le pays.

C’est pourquoi, historiquement, le CGRI a préféré rester une force discrète, gérant la politique étrangère et de sécurité et en en tirant profit, laissant aux politiciens le soin d’exercer le pouvoir public, comme l’affirme Bloomberg.

Cependant, si la menace d’un effondrement imminent se faisait sentir, les nouveaux dirigeants pourraient se voir contraints de céder aux revendications des masses descendues dans la rue et de s’ouvrir davantage à la société. Néanmoins, le media américaine suggère que les généraux du CGRI qui accéderont au pouvoir seront probablement encore plus intransigeants, politiquement répressifs et plus restrictifs des libertés.

3- Le scénario d’une mort lente ou d’un effondrement chaotique : malgré la capacité du régime à réprimer les manifestations d’une main de fer, les causes profondes de la colère persistent et s’intensifient.

En l’absence d’une opposition unifiée capable de mener la transition, tout effondrement soudain du régime pourrait plonger le pays dans un vide politique où s’affronteraient les centres de pouvoir, menaçant de transformer l’Iran en un théâtre de règlements de comptes régionaux et internationaux.

Un avenir des plus incertains

Trump demeure l’élément imprévisible dans cette équation complexe. Pris entre le discours des menaces militaires et les messages suggérant une volonté de négocier, les Gardiens de la révolution se trouvent dans un état d’attente et de prudence.

Les analyses concluent que l’alternative la plus probable au régime actuel, s’il venait à tomber, ne serait pas une démocratie de type occidental, mais plutôt un système plus militarisé et nationaliste, dirigé par une nouvelle génération de commandants des Gardiens pour qui la survie justifie tous les moyens, qu’il s’agisse de répression absolue ou d’accords pragmatiques majeurs.

Bloomberg cite la déclaration de Trita Parsi, universitaire d’origine iranienne et de nationalité suédoise, qui occupe le poste de vice-président exécutif du Quincy Institute, selon laquelle «le scénario le plus probable, en cas de chute du régime de Téhéran, n’est pas que le fils de l’ancien Shah ou une figure similaire venue de l’étranger prenne le pouvoir, mais plutôt que le pouvoir soit vraisemblablement transféré à d’autres factions au sein même du régime, et que ces factions soient potentiellement encore plus radicales».

L’article Quels scénarios pour l’Iran après la reculade de Trump ? est apparu en premier sur Kapitalis.

Arabie saoudite: qu’est‑ce qui change pour les investisseurs étrangers à partir du 1er février 2026 ?

12. Januar 2026 um 09:50

L’Arabie saoudite met le paquet sur l’ouverture économique. L’Autorité des marchés de capitaux (CMA) a annoncé que dès le 1er février 2026, tous les investisseurs étrangers auront un accès direct et sans filtre au marché principal saoudien, supprimant la vieille limitation réservant l’accès aux investisseurs qualifiés. Une décision qui pourrait bien faire danser les portefeuilles financiers de nombreux Tunisiens expatriés.

Cette réforme, relayée par l’Agence de presse saoudienne (SPA), s’inscrit dans la logique de la Vision 2030, le grand plan du Royaume pour moderniser son économie et attirer davantage de capitaux étrangers. Concrètement, cela signifie que la Tadawul, la principale Bourse saoudienne, devient désormais un terrain de jeu ouvert à tous: entreprises leaders, secteurs stratégiques et titres cotés sont à portée de clic pour quiconque souhaite diversifier ses investissements.

Pour la diaspora tunisienne, déjà nombreuse et dynamique en Arabie saoudite, cette ouverture représente une opportunité en or. Imaginez, après une journée de travail à Riyad ou Djeddah, vous pourriez désormais faire fructifier vos économies directement sur le marché saoudien, sans passer par des intermédiaires compliqués. Et pour ceux qui suivent depuis la Tunisie, c’est l’occasion de participer à l’un des marchés les plus dynamiques du Moyen-Orient, sans même changer de fuseau horaire.

Mais au-delà de l’opportunité financière, cette décision a une portée stratégique. Elle illustre la volonté du Royaume de renforcer sa place sur la scène mondiale, en rendant son marché plus liquide et plus attractif pour les investisseurs internationaux. Les analystes s’attendent à une augmentation significative des flux de capitaux, ce qui pourrait profiter aux entreprises locales et, indirectement, à ceux qui ont le nez pour détecter les bonnes affaires avant les autres.

L’article Arabie saoudite: qu’est‑ce qui change pour les investisseurs étrangers à partir du 1er février 2026 ? est apparu en premier sur Managers.

La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis

08. Januar 2026 um 10:47

Les Émirats arabes unis mènent une politique étrangère offensive et sont parvenus à se constituer une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique, une stratégie mise en lumière après une rare escalade militaire avec l’Arabie saoudite au Yémen la semaine dernière. Le «rôle» des Émirats suscite interrogations et inquiétudes. (Photo : Fumée s’élevant à la suite d’une frappe aérienne menée par l’Arabie saoudite et qui visait ce qu’elle décrivait comme des séparatistes du sud soutenus par les Émirats arabes unis, dans le port de Mukalla, au sud du Yémen).

Imed Bahri  

Abou Dhabi a eu recours à des alliances avec des États ou des groupes interposés, à des interventions militaires et à un soutien financier, principalement pour contrer ce qu’il perçoit comme la menace déstabilisatrice de l’islam politique, et plus particulièrement des groupes liés aux Frères musulmans.

De hauts responsables émiratis ont présenté cette stratégie comme un moyen de renforcer les États face aux extrémistes mais des experts de l’Onu et des responsables occidentaux affirment que cette approche a parfois exacerbé les conflits et renforcé le pouvoir des dirigeants autoritaires, une allégation que les Émirats démentent.

Reuters a fait un tour d’horizon sur l’implication des Émirats dans des pays clés.  

Yémen

Les Émirats ont annoncé le retrait de leurs forces du Yémen en 2019 mais ils ont conservé leur influence par le biais du Conseil de transition du Sud (CTS), une entité sécessioniste qu’Abou Dhabi a formé et armé.

Les Émirats considèrent le CTS comme un partenaire essentiel pour garantir l’accès maritime et un rempart contre le parti Islah, composante clé du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite, que les Émirats perçoivent comme une émanation des Frères musulmans.

Égypte

Depuis que les Frères musulmans ont été renversés en 2013, Abou Dhabi est le principal bailleur de fonds du Caire et voit en l’Égypte séculariste un rempart contre le retour des islamistes.

En 2024, le fonds souverain des Émirats, ADQ Holding, a signé un accord de 35 milliards de dollars pour l’aménagement d’une importante portion du littoral méditerranéen égyptien, un apport crucial de devises à un moment où le Caire était confronté à des difficultés financières.

Leur méfiance commune envers les Frères musulmans sous-tend leur alliance politique qui les a vus coordonner leur boycott du Qatar en 2017 et leur opposition à l’influence turque en Libye, sachant que le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir en Turquie, entretient des liens étroits avec les Frères musulmans.

Soudan

Le comité des sanctions de l’Onu a décrit les allégations selon lesquelles les Émirats ont fourni un soutien militaire aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan comme crédibles. 

Selon des analystes, les Émirats se méfient du commandant des forces armées soudanaises (armée régulière), le général Abdel Fattah Al-Burhan, en raison de la présence, dans ses rangs, d’islamistes issus du régime de l’ancien homme fort soudanais Omar El-Béchir. Les Émirats considèrent Hemedti Degalo comme un contrepoids à Burhan.

Des protagonistes, dont les États-Unis et des organisations de défense des droits humains, ont accusé les FSR de crimes contre l’humanité et de massacres à caractère ethnique dans la région du Darfour.

Les Émirats ont nié catégoriquement avoir fourni des armes aux FSR, déclarant dans des lettres adressées à l’Onu que ces accusations manquaient de preuves et affirmant que leur rôle était purement humanitaire.

Tchad

Les Émirats ont renforcé leurs liens sécuritaires et économiques avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby en signant un accord de coopération militaire en 2023 et en fournissant des véhicules blindés à cet État du Sahel qu’ils considèrent comme un rempart contre les insurgés islamistes.

L’attention s’est portée sur l’aéroport isolé d’Amdjarass, près de la frontière soudanaise, où Reuters a signalé une forte augmentation du trafic de vols cargo.

Alors que les Émirats affirment y gérer un hôpital de campagne et acheminer de l’aide aux réfugiés soudanais, le comité des sanctions de l’Onu et des responsables occidentaux allèguent que la piste d’atterrissage sert de plaque tournante logistique essentielle pour l’approvisionnement en armes des FSR.

Bien entendu, les Émirats démentent ces accusations, affirmant que leurs opérations sont purement humanitaires.

Libye

Selon des experts de l’Onu, les Émirats ont été le principal soutien étranger du commandant de l’est libyen, Khalifa Haftar, en fournissant un appui aérien et du matériel à l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée lors de son offensive de 2019 sur Tripoli.

L’objectif était de renverser le Gouvernement d’union nationale (GNA), internationalement reconnu et basé à Tripoli, qui comprenait des factions liées aux Frères musulmans et bénéficiait du soutien militaire de la Turquie.

Alors que la guerre civile demeure dans une impasse fragile, les Émirats continuent de jouer un rôle de médiation clé en maintenant des liens étroits avec les factions de l’est et la famille Haftar et en poursuivant des efforts diplomatiques pour former un gouvernement exempt de ce qu’ils qualifient de «milices extrémistes». Cependant, l’alliance de Haftar comprend des groupes salafistes radicaux.

Israël

En 2020, les Émirats ont rompu avec des décennies de consensus arabe en normalisant leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham négociés par les États-Unis, une démarche que l’Arabie saoudite a jusqu’à présent refusée sans une perspective d’État palestinien.

L’accord a officialisé une alliance stratégique contre des adversaires communs, notamment l’Iran et les groupes islamistes comme le Mouvement de résistance islamique palestinien (Hamas).

Bien que la guerre de Gaza ait entraîné une baisse du soutien populaire, les responsables émiratis ont critiqué à plusieurs reprises la conduite militaire israélienne mais ont maintenu leurs relations diplomatiques avec Israël, considérant cette relation comme un outil important d’influence régionale et un canal privilégié vers Washington.

Somaliland

Les Émirats se sont efforcés de tisser des liens économiques et sécuritaires étroits avec la république autoproclamée du Somaliland, Abou Dhabi ayant souvent perçu le gouvernement fédéral somalien de Mogadiscio comme étant étroitement lié au Qatar et à la Turquie.

Un élément central de cette stratégie est l’investissement de 442 millions de dollars de DP World pour développer et exploiter le port de Berbera, créant ainsi une alternative stratégique à Djibouti sur le golfe d’Aden.

En 2017, le parlement du Somaliland a voté en faveur de l’autorisation pour les Émirats de construire une base militaire à Berbera. Bien que la base ait été ultérieurement désignée à des fins civiles, les Émirats continuent d’y former des forces de sécurité tout en maintenant une présence consulaire à Hargeisa.

La semaine dernière, Israël est devenu le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance du Somaliland, une avancée diplomatique facilitée par Abou Dhabi, selon Axios, qui cite des responsables israéliens.

Il est également à signer que les Émirats sont le seul État arabe à s’être abstenu concernant la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne de reconnaître le Somaliland.

L’article La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis est apparu en premier sur Kapitalis.

Yémen : le Sud à l’épreuve, quand la rupture saoudo-émiratie s’affiche

02. Januar 2026 um 15:07

Les affrontements en cours dans le sud du Yémen marquent une inflexion stratégique majeure. À Hadramout, le conflit dépasse le cadre local et met au jour une fracture régionale longtemps contenue, tandis que le Conseil de transition du Sud avance désormais à visage découvert vers son objectif historique : la séparation.

Hadramout, d’arrière-cour à front stratégique

Longtemps restée en marge des principales lignes de front, la province de Hadramout s’impose aujourd’hui comme le nouveau centre de gravité du conflit yéménite. Frontalière de l’Arabie saoudite, cette région est devenue le théâtre d’affrontements directs entre les forces loyales au gouvernement reconnu et le Southern Transitional Council (STC), qui y a renforcé sa présence militaire ces dernières semaines.

Selon des responsables du STC, au moins sept personnes ont été tuées et plus de vingt blessées lors de frappes aériennes attribuées à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, notamment contre un camp militaire dans la région d’al-Khasah. Ces chiffres n’ont pas été confirmés de manière indépendante. L’opération annoncée par les autorités locales pour reprendre des positions contrôlées par le STC s’est ainsi rapidement transformée en épisode d’escalade ouverte.

Le projet sudiste, désormais assumé

Créé en 2017, le STC n’a jamais renoncé à son ambition de restaurer un État sud-yéménite indépendant, tel qu’il existait avant l’unification de 1990. Jusqu’ici, cette revendication restait contenue par des accords politiques fragiles et par la nécessité de préserver les équilibres régionaux.

Aujourd’hui, le mouvement estime que le moment est favorable. Fort de son contrôle sur Aden et d’autres zones clés, il multiplie les signaux politiques : fermeture annoncée de l’aéroport d’Aden, accusations de blocus aérien, remise en cause ouverte du Conseil présidentiel et de la coalition arabe. Le séparatisme sudiste ne se limite plus à une revendication identitaire ; il s’affirme comme un projet de pouvoir.

Riyad, Abou Dhabi et l’effet Gaza

Abou Dhabi, sans s’exprimer officiellement sur les derniers affrontements, continue de privilégier une approche fondée sur ses relais locaux dans le sud du Yémen, misant sur la stabilité sécuritaire et le contrôle des axes stratégiques plutôt que sur les équilibres institutionnels promus par Arabie saoudite.

Derrière l’affrontement local se dessine une fracture régionale plus large. Riyad accuse implicitement les Émirats arabes unis d’encourager et d’armer le Conseil de transition du Sud, exposant au grand jour une rivalité longtemps contenue au nom de l’unité du Golfe.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte régional profondément bouleversé par la guerre à Gaza, qui a redéfini les perceptions de sécurité et affaibli les cadres collectifs arabes. Dans ce climat de fragmentation, le Sud yéménite apparaît comme l’un des laboratoires les plus visibles des recompositions en cours, faisant planer la perspective d’une partition durable du pays.

L’article Yémen : le Sud à l’épreuve, quand la rupture saoudo-émiratie s’affiche est apparu en premier sur webdo.

Coopération tuniso-saoudienne : Une relation à stabiliser ?

30. Dezember 2025 um 11:28

Ancienne mais évolutive, la coopération économique entre la Tunisie et l’Arabie saoudite se développe par phases successives. Les annonces récentes faites à Riyad s’inscrivent dans une dynamique de relance plutôt que de rupture.

Les déclarations du ministre tunisien de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, lors du Forum d’affaires tuniso-saoudien tenu à Riyad, ont remis en lumière une relation bilatérale souvent évoquée mais rarement replacée dans sa profondeur historique. Avec un stock d’investissements dépassant 375 millions de dollars à fin 2024, Arabie saoudite figure parmi les dix premiers investisseurs étrangers en Tunisie. Un positionnement significatif, qui traduit une présence réelle mais sans rupture nette dans la trajectoire de la coopération.

Une coopération ancienne, structurée par cycles

La coopération tuniso-saoudienne ne relève pas d’une dynamique récente. Le repère le plus ancien et le plus documenté remonte à 1975, date à partir de laquelle le Fonds saoudien pour le développement finance des projets en Tunisie. Depuis cette date, 35 projets et programmes ont été appuyés, pour un montant cumulé dépassant 1,3 milliard de dollars, principalement dans les infrastructures, l’eau, le logement et le développement régional.

Sur le plan institutionnel, la relation s’est formalisée par des commissions mixtes organisées à intervalles réguliers. La 10ᵉ session s’est tenue à Riyad du 27 au 29 avril 2019, la 11ᵉ à Tunis les 26 et 27 décembre 2023, et la 12ᵉ à Riyad les 28 et 29 décembre 2025. Ce rythme illustre une coopération relancée par séquences, plutôt qu’un processus continu et linéaire.

La session de décembre 2025 s’est conclue par la signature de cinq accords et mémorandums d’entente couvrant plusieurs domaines, dont l’eau, l’irrigation, le développement rural, l’environnement, l’industrie, l’agriculture, la santé, l’éducation et certains services. Cette relance apparaît avant tout comme un renforcement du cadre institutionnel, destiné à consolider les bases de la relation plus qu’à annoncer une vague immédiate de nouveaux projets.

Des investissements et projets clés, mais une dynamique graduelle

Côté investissements privés, les chiffres communiqués par les autorités tunisiennes convergent sur un point central : le stock d’investissement saoudien en Tunisie dépasse 375 millions de dollars à fin 2024. En revanche, les estimations sur le nombre d’entreprises à participation saoudienne varient selon les sources et les méthodes de comptabilisation, oscillant entre une cinquantaine d’entreprises directes et plusieurs centaines si l’on inclut les participations indirectes et les holdings.

Un indicateur revient toutefois de manière constante : sept entreprises à participation saoudienne ont procédé à des extensions d’activité au cours des neuf premiers mois de 2025, suggérant une dynamique progressive, fondée sur la consolidation plutôt que sur des investissements massifs et rapides.

Des projets chiffrés qui donnent de la visibilité

La coopération apparaît plus lisible lorsqu’elle est observée à travers des projets datés et chiffrés. Le 23 février 2024, le Fonds saoudien pour le développement a annoncé un prêt de 55 millions de dollars destiné au renouvellement et au développement du réseau ferroviaire de transport du phosphate, portant sur environ 190 kilomètres de voies. Dans le secteur du logement, un financement dépassant 150 millions de dollars a été accordé pour un programme de 4 715 unités, dont une première phase de 270 logements a été inaugurée à Zaghouan.

Le 28 juin 2025, un accord de prêt de 143,3 millions de riyals saoudiens, soit environ 38 millions de dollars, a été signé à Tunis pour la réalisation d’un projet de pôle oasien dans le sud du pays. Dans le secteur de la santé, l’hôpital universitaire Roi Salman à Kairouan constitue l’un des projets les plus emblématiques, avec une donation initiale annoncée de 85 millions de dollars. Longtemps suspendu, ce projet a été relancé en décembre 2025, avec un délai de réalisation annoncé de 36 mois.

Sur le plan commercial, les échanges entre les deux pays ont également progressé de manière graduelle. Ils sont estimés à environ 1,12 milliard de riyals saoudiens en 2024, contre près de 820 millions de riyals en 2020, confirmant une hausse régulière mais sans changement d’échelle.

Au fil des décennies, la coopération tuniso-saoudienne s’est ainsi construite par vagues successives, alternant projets structurants, phases de ralentissement et relances institutionnelles. La question soulevée par le titre ne renvoie pas à une absence de coopération, mais à sa visibilité et à sa régularité. L’enjeu, désormais, réside dans la capacité des deux pays à transformer ces cycles de relance en une dynamique plus continue, adossée à des projets durables et mieux intégrés au tissu économique tunisien.

Lire aussi:

L’article Coopération tuniso-saoudienne : Une relation à stabiliser ? est apparu en premier sur webdo.

Commission mixte tuniso-saoudienne : Cinq accords signés et un cap stratégique fixé à Riyad

29. Dezember 2025 um 08:42

La Tunisie et l’Arabie saoudite ont donné, dimanche, une nouvelle impulsion à leur coopération bilatérale à l’occasion de l’ouverture des travaux de la 12ᵉ session de la Commission mixte tuniso-saoudienne, marquée par la signature de plusieurs accords et par l’affirmation d’une volonté commune de renforcer les partenariats économiques et d’investissement.

Les travaux, organisés dans la capitale saoudienne par le ministère de l’Industrie et des Ressources minérales saoudien, sont coprésidés par le ministre tunisien de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et son homologue saoudien, Bandar bin Ibrahim Al-Khorayef, en présence des délégations officielles des deux pays.

Cette session vise à élargir les perspectives de coopération stratégique, dans un contexte régional et international en mutation, et à traduire les relations bilatérales en projets concrets et mesurables.

Cinq accords et mémorandums d’entente signés

Les travaux ont été ponctués par la signature de cinq accords et mémorandums d’entente, couvrant plusieurs secteurs clés. Ils portent notamment sur la coopération et l’assistance mutuelle en matière douanière, ainsi que sur un mémorandum relatif au secteur postal.

Un autre mémorandum a été conclu dans le secteur minier, entre le ministère tunisien de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines et le ministère saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales. La coopération médiatique a également été renforcée à travers un accord entre la Radio et la Télévision tunisiennes et la Saudi Broadcasting Authority (SBA).

Par ailleurs, un programme exécutif de coopération et d’échange d’informations a été signé entre l’Agence Tunis-Afrique-Presse (TAP) et l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Vers de nouveaux accords et un forum d’affaires

Le ministre tunisien de l’Économie a indiqué que d’autres accords devraient être conclus lundi, parallèlement à la tenue d’une rencontre entre les représentants du secteur privé tunisien et saoudien, dans le cadre du Forum d’affaires tuniso-saoudien.

Prévu en marge des travaux de la commission, ce forum est présenté comme une plateforme destinée à favoriser les partenariats entre entreprises et à stimuler les investissements conjoints dans les secteurs porteurs.

Investissements, Vision 2030 et secteurs stratégiques

Samir Abdelhafidh a souligné que cette 12ᵉ session constitue une nouvelle étape dans le renforcement du cadre législatif régissant les relations entre les deux pays. Il a rappelé le rôle de l’Arabie saoudite dans le financement de projets de développement en Tunisie, notamment dans les domaines de l’eau, de l’irrigation, du développement rural et de l’environnement, ainsi que l’importance des investissements saoudiens dans le tourisme, l’industrie, l’agriculture, la santé et l’éducation.

De son côté, le ministre saoudien a insisté sur l’inscription de cette coopération dans la Vision 2030 du Royaume, mettant l’accent sur la dynamisation des échanges commerciaux, de l’investissement et des partenariats industriels.

Bandar Al-Khorayef s’est félicité des résultats enregistrés par le groupe de travail conjoint sur la coopération commerciale, réuni à Tunis en juillet dernier, notamment en matière de reconnaissance mutuelle des certificats de conformité. Ces avancées ont contribué, selon lui, à une hausse de plus de 38 % des échanges commerciaux en 2025, par rapport à l’année précédente.

Lire aussi :

L’article Commission mixte tuniso-saoudienne : Cinq accords signés et un cap stratégique fixé à Riyad est apparu en premier sur webdo.

Saudi Food Show 2026 : une vitrine stratégique pour l’agroalimentaire tunisien sur le marché saoudien

Von: walid
25. Dezember 2025 um 12:03

La Tunisie prendra part, pour la deuxième fois, au “Salon Saudi Food Show 2026”, l’un des plus grands salons internationaux de l’alimentation et des boissons au Moyen-Orient, qui se tiendra à Riyad en Arabie saoudite, du 15 au 17 Juin 2026.

Le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) organisateur de la 2ème participation nationale à cet évènement a appelé, mercredi, les entreprises tunisiennes opérant dans le secteur agroalimentaire désireuses de prendre part à ce salon à s’inscrire via la plateforme E-CEPEX au plus tard le 30 janvier 2026.

Plateforme majeure réunissant importateurs, distributeurs, grossistes, chaînes de distribution et acteurs HoReCa (Hôtels, Restauration, Cafés) de la région MENA, le salon Saudi Food Show offre aux entreprises participantes un accès privilégié au marché saoudien, l’un des plus dynamiques et importateurs au monde, des opportunités concrètes de partenariats commerciaux, de contrats d’exportation et de représentation locale.

Il leur permettra également une visibilité accrue au sein d’un pavillon tunisien institutionnel unifié et stratégiquement positionné et favorisera la valorisation de l’image du produit agroalimentaire tunisien à l’international.

L’article Saudi Food Show 2026 : une vitrine stratégique pour l’agroalimentaire tunisien sur le marché saoudien est apparu en premier sur WMC.

Huawei s’associe à VIPKID pour renforcer l’éducation numérique en Arabie saoudite

22. Dezember 2025 um 23:31

Riyad, Arabie Saoudite – 22 décembre 2025 – Huawei a annoncé aujourd’hui un partenariat stratégique avec VIPKID, plateforme mondiale d’éducation en ligne, visant à enrichir l’expérience d’apprentissage numérique des élèves en Arabie saoudite. L’alliance combinera l’écosystème d’appareils intelligents de Huawei avec les ressources pédagogiques de haute qualité de VIPKID, pour créer un environnement éducatif plus intelligent et personnalisé pour les jeunes apprenants du royaume.

Un soutien aux objectifs de la Vision 2030
Cette collaboration s’inscrit dans l’engagement de Huawei à soutenir les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, en dotant la prochaine génération de compétences linguistiques renforcées, d’une ouverture internationale et de capacités numériques compétitives à l’échelle mondiale. Grâce à l’intégration de la technologie et de l’éducation, Huawei et VIPKID visent à améliorer les résultats d’apprentissage et à favoriser le développement de talents préparés pour un futur numérique avancé. Les deux partenaires prévoient également de développer des offres de produits et services spécifiquement adaptées aux clients de Huawei et VIPKID.

Des déclarations des dirigeants
William Hu, directeur exécutif des opérations et du développement de l’écosystème chez Huawei Consumer Business Group pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a déclaré : « Ce partenariat constitue une étape clé dans la mission de Huawei de soutenir le développement des talents en Arabie saoudite grâce à des technologies innovantes accessibles à tous. En associant l’écosystème intelligent de Huawei au contenu éducatif fiable de VIPKID, nous souhaitons offrir une expérience d’apprentissage plus riche et personnalisée, préparant les enfants à acquérir des compétences mondiales et à réussir dans le futur. »

David Wu, président des opérations mondiales de VIPKID, a ajouté : « Nous sommes fiers de collaborer avec Huawei pour offrir des opportunités d’apprentissage innovantes et personnalisées aux étudiants saoudiens. Ce partenariat reflète notre conviction commune dans le pouvoir de la technologie pour transformer l’éducation et soutenir la prochaine génération d’apprenants à pensée globale. Nous sommes impatients de créer ensemble des expériences éducatives numériques ayant un impact tangible pour les enfants à travers le royaume. »

Vers un apprentissage numérique de pointe
Huawei et VIPKID ambitionnent, à travers cette coopération, de fusionner technologie intelligente et enseignement en ligne de niveau mondial, afin de soutenir le développement de l’apprentissage numérique en Arabie saoudite et de contribuer à former une jeunesse plus innovante et compétitive sur le plan international.

À propos de Huawei Consumer Business Group
Huawei Consumer Business Group est un leader mondial dans le domaine des appareils intelligents, offrant une gamme complète de produits incluant smartphones, wearables, tablettes, ordinateurs personnels, appareils audio et services cloud. Basée sur une stratégie d’intelligence artificielle intégrale, Huawei s’engage à fournir les technologies les plus avancées pour enrichir la vie numérique des consommateurs et soutenir les ambitions de transformation numérique nationale.

À propos de VIPKID
VIPKID est une plateforme mondiale d’éducation en ligne, dédiée à fournir des expériences d’apprentissage interactives et de haute qualité aux étudiants du monde entier. Grâce à son modèle innovant, VIPKID met en relation les apprenants avec des enseignants certifiés et propose un contenu éducatif engageant visant à renforcer les compétences linguistiques, la conscience globale et la réussite académique. Présente dans plusieurs pays et au service de millions d’élèves, VIPKID continue de redéfinir l’avenir de l’éducation en ligne grâce à des solutions personnalisées et soutenues par la technologie.

L’article Huawei s’associe à VIPKID pour renforcer l’éducation numérique en Arabie saoudite est apparu en premier sur WMC.

Arabie saoudite : un budget 2026 en hausse avec 306 milliards de dollars de recettes

06. Dezember 2025 um 22:28
Arabie saoudite : un budget 2026 en hausse avec 306 milliards de dollars de recettes

L’Arabie saoudite prévoit d’atteindre en 2026 des recettes budgétaires de 1,15 billion de riyals saoudiens, soit environ 306 milliards de dollars, confirmant la progression de sa stratégie de diversification économique. Le budget, validé cette semaine par le prince héritier Mohammed ben Salmane, fixe les dépenses à 1,31 trillion de riyals, légèrement en retrait par rapport […]

The post Arabie saoudite : un budget 2026 en hausse avec 306 milliards de dollars de recettes first appeared on Directinfo.

F-35, Iran, Israël : les messages géopolitiques derrière la visite de MBS à la Maison-Blanche

19. November 2025 um 15:53

La visite de Mohammed ben Salmane à Washington aura offert un condensé de la nouvelle diplomatie américano-saoudienne : spectaculaire dans la forme, stratégique dans le fond, et résolument tournée vers une recomposition régionale où l’argent, la défense et les équilibres de puissance tiennent lieu d’axe central. Accueilli avec un faste inhabituel, le prince héritier saoudien a trouvé à la Maison-Blanche un Donald Trump triomphant, soucieux de consolider un partenariat qu’il présente désormais comme essentiel à sa vision d’un « nouveau Moyen-Orient ».

Un pas prudent vers une possible normalisation avec Israël

Au cœur des échanges, la question de la normalisation entre Riyad et Tel-Aviv reste l’élément le plus chargé en symbolique. Trump et MBS disent avoir eu des « discussions positives », laissant entendre que l’Arabie saoudite pourrait rejoindre, à terme, les Accords d’Abraham.
Mais le prince héritier reste ferme : aucune avancée sans un chemin crédible vers un État palestinien. Ce rappel, destiné autant à l’opinion publique arabe qu’aux partenaires internationaux, souligne que Riyad entend conserver son statut de leader régional tout en s’assurant de ne pas fracturer ses équilibres internes.

Dans un contexte où les États-Unis cherchent à redessiner les blocs régionaux autour d’alliances économiques et sécuritaires, la position saoudienne apparaît comme un levier diplomatique majeur — et un test pour Washington.

Un statut stratégique : Riyad devient “major non-NATO ally”

Donald Trump a annoncé l’octroi à l’Arabie saoudite du statut d’allié majeur hors OTAN, rejoignant un club restreint de 19 pays (dont la Tunisie).
Pour Riyad, c’est un saut qualitatif : accès facilité aux systèmes d’armement les plus avancés, procédures accélérées, coopération renforcée.

Cette reconnaissance est accompagnée d’un accord stratégique de défense, pensé pour sceller un partenariat vieux de 80 ans. Washington assure ainsi vouloir « fortifier la dissuasion au Moyen-Orient », tandis que Riyad cherche à se prémunir contre les incertitudes régionales, du conflit israélo-qatari aux tensions avec l’Iran.

Cette décision survient quelques semaines après que l’Arabie a conclu un pacte militaire avec le Pakistan, signe que MBS entend diversifier les garanties sécuritaires tout en ancrant ses liens avec Washington.

Les F-35, symbole d’un rééquilibrage face à Israël

L’annonce la plus sensible concerne la vente de F-35 à Riyad. Trump assure que les appareils ne seront pas « dégradés » pour préserver l’avantage militaire israélien, rompant avec la doctrine américaine du « qualitative military edge ».
Le signal est fort : MBS ne veut plus être traité comme un partenaire de second rang, et Washington semble prêt à entériner cette évolution.

Ce choix intervient dans un contexte où les États-Unis souhaitent stabiliser leurs alliances au Moyen-Orient, tout en évitant que Riyad ne poursuive des options asiatiques, notamment chinoises.

Iran : de la confrontation à l’ouverture diplomatique

Le dossier iranien a révélé un double langage assumé. Trump célèbre à nouveau les frappes américaines de juin contre les installations nucléaires iraniennes, vantant la supériorité militaire américaine.
Mais il affirme dans le même temps que l’Iran « veut un accord » et qu’il est « totalement ouvert » à un processus diplomatique.

Fait notable, MBS s’aligne publiquement : l’Arabie saoudite soutiendra un potentiel accord américano-iranien.
Un geste qui montre l’évolution de Riyad depuis la réconciliation de 2023, et qui confirme la volonté d’éviter une escalade régionale alors que les équilibres militaires restent fragiles.

Des investissements colossaux : jusqu’à 1 000 milliards de dollars

La dimension économique de la visite est tout aussi déterminante. Trump évoque un engagement d’investir 600 milliards de dollars, MBS parle d’un potentiel montant total de 1 000 milliards.
Ces flux concerneraient l’intelligence artificielle, les technologies émergentes, les matériaux critiques, l’industrie et la finance.

Ce pacte économique scelle une convergence :

  • les États-Unis cherchent de nouveaux financements pour leurs géants technologiques et leurs infrastructures,
  • l’Arabie saoudite veut consolider sa stratégie Vision 2030 et devenir un acteur central des technologies du futur.

MBS répète que les États-Unis sont aujourd’hui le « marché le plus chaud du monde », et qu’il entend participer à ses fondations technologiques.

Lire aussi:

L’article F-35, Iran, Israël : les messages géopolitiques derrière la visite de MBS à la Maison-Blanche est apparu en premier sur webdo.

❌
❌