❌

Normale Ansicht

Empfangen — 28. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Royaume-Uni : baisses de droits de douane sur plus de 100 denrées alimentaires

28. Oktober 2026 um 11:44

Le gouvernement britannique prévoit de supprimer les droits de douane sur plus de 100 produits alimentaires importés et de prolonger le gel des taxes sur les carburants, dans le cadre de mesures destinées à soulager les ménages face à la hausse du coût de la vie, à la veille de la présentation du budget d’automne.

Les allègements douaniers concernent notamment l’ail, les cornichons, les confitures d’agrumes, les marmelades, certaines confiseries et les boissons végétales. Le gouvernement britannique estime que ces mesures, combinées aux suspensions tarifaires déjà instaurées, pourraient permettre aux ménages d’économiser jusqu’à 21 livres sterling par an, soit environ 40 pence par semaine, a rapporté The Economist mardi 27 octobre.

L’exécutif entend également maintenir le gel des taxes sur les carburants, ainsi que la réduction de cinq pence par litre introduite en 2022. Cette mesure vise à limiter les dépenses des automobilistes dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés énergétiques, liées notamment au conflit au Moyen-Orient.

Le dispositif comprend aussi des aides ciblées. Le gouvernement prévoit de pérenniser le barème de remboursement kilométrique exonéré d’impôt pour les déplacements professionnels effectués avec un véhicule personnel, d’assouplir les règles de l’allocation destinée aux aidants et d’étendre le congé paternité rémunéré aux travailleurs indépendants.

Ces annonces interviennent alors que l’inflation britannique a atteint 3,5 % sur un an en septembre, renforçant les pressions sur les finances des ménages. Le gouvernement affirme vouloir agir sur les dépenses courantes. Tandis que l’opposition conservatrice estime que ces mesures restent insuffisantes face à la hausse générale des prix et à la pression fiscale.

Le chancelier de l’Échiquier, John Healey, doit présenter le budget d’automne ce mercredi 28 octobre. La marge de manœuvre du gouvernement demeure limitée par la dégradation des finances publiques et la hausse des coûts d’emprunt.

L’article Royaume-Uni : baisses de droits de douane sur plus de 100 denrées alimentaires est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Égypte : les navires pétroliers relancent l’activité du canal de Suez

28. Oktober 2026 um 10:12

Le trafic des pétroliers dans le canal de Suez connaît une nette progression, porté par la réorganisation des routes d’exportation de pétrole et le retour progressif de certains armateurs sur cette voie maritime stratégique. Cette évolution contribue à la reprise de l’activité du canal, dont les recettes ont été fortement affectées par les détournements de navires liés aux attaques en mer Rouge.

Selon des données de Lloyd’s List Intelligence rapportées par la presse égyptienne ce mercredi, le tonnage des pétroliers transportant du pétrole brut ayant franchi le canal a atteint 40,5 millions de tonnes de port en lourd en septembre, en hausse de 2 % sur un mois et de 36 % sur un an.

Cette progression s’explique notamment par l’évolution des itinéraires d’exportation saoudiens. Une part croissante des cargaisons expédiées depuis Yanbu, sur la mer Rouge, transite vers le nord par le canal de Suez. Les livraisons de pétrole russe vers l’Inde ont également contribué à soutenir le trafic : au moins 50 pétroliers transportant du brut russe ont emprunté le canal entre le 10 et le 30 septembre.

Plus largement, le canal a enregistré en septembre son plus important tonnage mensuel de navires depuis décembre 2023. Les bâtiments recensés ont représenté 106,3 millions de tonnes de port en lourd, contre 102,9 millions en août. Le nombre de transits a toutefois légèrement diminué, passant de 1 234 à 1 228, ce qui indique que la progression du tonnage tient surtout à la taille des navires.

Les signes de reprise restent néanmoins contrastés. Le trafic des porte-conteneurs demeure très inférieur à son niveau d’avant la crise en mer Rouge, malgré le retour progressif de certains services maritimes. Les attaques contre les navires commerciaux, qui ont conduit de nombreux armateurs à contourner l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance, continuent de peser sur les flux.

Pour l’Égypte, le redressement du trafic représente un enjeu économique majeur. Les recettes du canal ont progressé de 23 % au cours de l’exercice 2025-2026, à 4,67 milliards de dollars, selon les données officielles rapportées par la presse égyptienne. Leur évolution dépendra toutefois de la poursuite du retour des compagnies maritimes et de la stabilité des conditions de navigation dans la région.

L’article Égypte : les navires pétroliers relancent l’activité du canal de Suez est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Russie : les exportations de pétrole brut reculent malgré le rebond en Baltique

28. Oktober 2026 um 09:39

Les exportations maritimes de pétrole brut russe ont atteint leur plus bas niveau en cinq semaines, malgré la reprise des chargements dans le port de Primorsk, en mer Baltique. Les flux à l’étranger ont légèrement reculé à 3,55 millions de barils par jour en moyenne sur les quatre semaines achevées le 25 octobre.

Ce volume représente une baisse de 30 000 barils par jour par rapport à la période précédente. Le recul intervient alors même que les expéditions hebdomadaires ont nettement rebondi : 37 pétroliers ont chargé 26,93 millions de barils durant la semaine achevée le 25 octobre, contre 21,87 millions une semaine auparavant.

La reprise des activités de raffinage en Russie contribue également à réduire les volumes disponibles pour l’exportation. La diminution récente des attaques ukrainiennes contre les raffineries russes a permis à Moscou d’augmenter le traitement du brut, détournant potentiellement vers les installations nationales des volumes auparavant destinés aux marchés étrangers.

La demande constitue un autre facteur de pression. En Inde, certains acheteurs semblent se tourner vers des approvisionnements alternatifs en provenance du golfe Persique, moins coûteux à transporter. La Chine et l’Inde demeurent toutefois les principaux débouchés du pétrole russe.

Dans le même temps, la précédente vague d’expéditions vers l’Égypte, qui avait porté les flux à près de 160 000 barils par jour à la mi-juin, est tombée à 50 000 barils par jour.

Les chiffres concernant la Méditerranée pourraient être revus à la hausse une fois que la destination de près de 1,8 million de barils de cargaison par jour sera connue. Historiquement, la majorité des cargaisons faisant escale finissent par arriver en Inde ou en Chine.

Enfin, sur les quatre semaines achevées le 25 octobre, la valeur brute des exportations russes de pétrole s’est établie à environ 2,61 milliards de dollars par semaine, un niveau presque inchangé. À l’échelle de la seule semaine, elle a toutefois progressé de quelque 430 millions de dollars, à 2,76 milliards, portée par le rebond des expéditions et la hausse des prix du brut russe ESPO, malgré le repli des cours de l’Urals.

La trajectoire des exportations dépendra notamment de la remise en service des raffineries endommagées, de l’évolution des achats asiatiques et des perturbations liées à la guerre en Ukraine. Les fluctuations hebdomadaires restent importantes, sous l’effet de la maintenance portuaire, des conditions météorologiques, des sanctions et des risques sécuritaires.

L’article Russie : les exportations de pétrole brut reculent malgré le rebond en Baltique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le métal jaune se maintient au-dessus de 4 000 dollars avant la décision de la Fed

28. Oktober 2026 um 08:11

Les cours de l’or se maintiennent au-dessus du seuil des 4 000 dollars l’once, soutenus par des achats à bon compte à la veille de la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Les investisseurs évaluent également les perspectives d’inflation, dans un contexte marqué par le recul des prix du pétrole et la persistance des incertitudes géopolitiques.

L’or au comptant s’établissait à 4 061,96 dollars l’once ce matin. Tandis que les contrats à terme américains progressaient légèrement à 4 075,80 dollars. L’argent évoluait autour de 54,41 dollars l’once. Alors que le platine reculait de 0,1 %, à 1 542,63 dollars. Le métal précieux conservait une progression de 1,1 % par rapport à la séance précédente, après avoir subi de fortes pressions la semaine dernière. Vendredi 23 octobre, son cours était tombé à 3 975 dollars l’once, son niveau le plus bas depuis la mi-juillet, dans un mouvement de repli lié notamment aux ventes d’actifs destinées à couvrir des pertes sur les marchés financiers.

Le retour des acheteurs physiques, notamment en Chine, ainsi que les achats d’investisseurs profitant de la baisse des cours ont contribué à soutenir les prix. Le recul récent du pétrole a également atténué certaines craintes inflationnistes, susceptibles de pousser les banques centrales à maintenir une politique monétaire restrictive.

La Fed devrait largement laisser ses taux directeurs inchangés à l’issue de sa réunion de ce mercredi. Les investisseurs scruteront toutefois les déclarations de son président, Kevin Warsh, à la recherche d’indices sur l’évolution des taux dans les prochains mois. Des coûts énergétiques élevés et une inflation persistante pourraient favoriser un nouveau resserrement monétaire, défavorable à l’or, qui ne rapporte aucun intérêt.

Les marchés attendent également la publication, jeudi, de l’indice américain des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE), l’indicateur d’inflation privilégié par la Fed. Ces données pourraient modifier les anticipations de taux pour décembre et orienter les prochaines évolutions du métal jaune.

L’article Le métal jaune se maintient au-dessus de 4 000 dollars avant la décision de la Fed est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 27. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Russie : les exportations maritimes de céréales chutent de 62 % en septembre

27. Oktober 2026 um 12:18

Les exportations maritimes de céréales russes ont reculé de 61,9 % sur un an en septembre, à près de deux millions de tonnes, sous l’effet de l’effondrement des expéditions depuis les ports de la mer Noire et de la mer d’Azov.

Au total, les exportations maritimes russes ont atteint six millions de tonnes depuis le début de la campagne, correspondant à une baisse de 61,9 % par rapport à la même période de la saison précédente.

Les terminaux de la mer Noire et de la mer d’Azov ont été particulièrement touchés : leurs expéditions ont chuté de 93,7 % en septembre, à environ 300 000 tonnes. Les attaques de drones ukrainiens et les perturbations du trafic maritime ont contraint les exportateurs russes à rechercher des itinéraires alternatifs.

Les ports du nord-ouest de la Russie sont ainsi devenus un débouché majeur. Plus de 60 % des céréales exportées par voie maritime y ont été chargées en septembre. Les expéditions via les ports de la mer Baltique ont atteint 1,2 million de tonnes, contre seulement 47 400 tonnes un an auparavant. Cette réorientation ne suffit toutefois pas à compenser les volumes perdus dans le Sud.

D’autres voies progressent également. Les exportations via la mer Caspienne, principalement à destination de l’Iran, ont augmenté de 45,7 %, à 400 000 tonnes. Les expéditions depuis les terminaux de l’Extrême-Orient ont progressé de 43,1 %, à 50 000 tonnes. Ces évolutions illustrent la réorganisation des circuits d’exportation céréalière de la Russie dans un contexte de guerre et de perturbation des infrastructures portuaires. La capacité des routes de remplacement à absorber durablement les volumes détournés reste toutefois limitée.

L’accord céréalier reste dans l’impasse

Par ailleurs, la Russie examine plusieurs propositions visant à sécuriser le transport des céréales en mer Noire et poursuit ses discussions avec la Turquie et d’autres pays. Mais à ce stade, il n’y a aucune perspective de relance de l’accord céréalier conclu en 2022 sous l’égide de l’ONU.

Elle étudie différentes propositions pour garantir la sécurité du transport des céréales en mer Noire, a déclaré lundi 26 octobre le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Alimov, cité par l’agence Interfax.

Conclue en juillet 2022 avec la médiation de la Turquie et des Nations unies, l’Initiative céréalière de la mer Noire avait permis l’exportation sécurisée de près de 33 millions de tonnes de produits agricoles ukrainiens. La Russie s’en est retirée en juillet 2023, dénonçant les obstacles persistants à ses propres exportations de produits alimentaires et d’engrais.

Depuis, Ankara tente de favoriser un mécanisme garantissant le passage des navires commerciaux, alors que Moscou et Kiev se rejettent la responsabilité des risques pesant sur la navigation.

La recherche d’un dispositif de sécurité intervient dans un contexte de fortes tensions militaires en mer Noire. La reprise des exportations à grande échelle dépendra notamment de garanties jugées acceptables par les parties et de la capacité à protéger les navires et les installations portuaires.

L’article Russie : les exportations maritimes de céréales chutent de 62 % en septembre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Brésil : Trump conteste le scrutin, Flávio Bolsonaro reconnaît la victoire de Lula

27. Oktober 2026 um 10:38

Le président américain Donald Trump a mis en doute, lundi 26 octobre, la régularité de l’élection présidentielle brésilienne remportée par Luiz Inácio Lula da Silva qui a été réélu dimanche avec 51,79 % des suffrages valides, contre 48,21 % pour son rival Flávio Bolsonaro, selon les résultats officiels.

« Je n’ai pris parti pour personne, mais cela ressemblait à une autre élection truquée », a déclaré Trump à des journalistes. Dans la foulée, il juge « très étrange » la prolongation de deux heures du vote dans certains bureaux, décidée en raison de difficultés liées aux transports et aux conditions météorologiques.

Flávio Bolsonaro, sénateur du Parti libéral et fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, avait lui aussi contesté le résultat, allant jusqu’à réclamer l’annulation du scrutin, avant de se raviser et d’abandonner cette demande, tandis que son parti a reconnu les résultats qui donnent la victoire à président sortant.

Cependant, le camp Bolsonaro envisage désormais une procédure judiciaire contre Lula, l’accusant d’abus de pouvoir politique et économique durant la campagne. Cette initiative pourrait notamment porter sur des annonces gouvernementales intervenues avant le scrutin.

Au premier tour, organisé le 4 octobre, Flávio Bolsonaro était arrivé en tête avec 47,03 % des suffrages valides, devant Lula, crédité de 45,16 %. Le président sortant a renversé la tendance au second tour, recueillant plus de 64,2 millions de voix. C’est un précédent au Brésil depuis le retour de la démocratie dans les années 1980.

L’article Brésil : Trump conteste le scrutin, Flávio Bolsonaro reconnaît la victoire de Lula est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Serbie – Législatives : le mouvement étudiant renverse le pouvoir après quatorze ans de domination de Vučić

27. Oktober 2026 um 08:56

La liste soutenue par le mouvement étudiant serbe a remporté les élections législatives anticipées du 25 octobre avec 52,9 % des voix, mettant fin à quatorze années de domination politique d’Aleksandar Vučić. Cette victoire ouvre cependant une période d’incertitude sur la formation du prochain gouvernement et l’avenir démocratique du pays.

La Serbie connaît un tournant politique majeur. La liste étudiante, constituée de candidats issus de la société civile, a remporté une large victoire aux élections législatives anticipées du 25 octobre, face à la coalition du président nationaliste Aleksandar Vučić. Selon les résultats préliminaires, publiés lundi 26 octobre, elle a recueilli 52,9 % des suffrages et pourrait obtenir environ 140 des 250 sièges du Parlement, contre une centaine pour le camp au pouvoir.

Après quatorze ans de domination politique, Aleksandar Vučić a reconnu sa défaite. Le résultat consacre deux années de manifestations, de blocages universitaires et de campagnes de terrain menées dans les grandes villes comme dans les régions rurales. Le mouvement est né après l’effondrement, en novembre 2024, d’un auvent de la gare de NoviSad, qui avait causé la mort de 16 personnes. Les étudiants ont dénoncé la corruption et les défaillances des autorités, transformant progressivement la contestation en un mouvement national réclamant davantage de transparence et une réforme des institutions.

La liste étudiante a choisi de présenter des candidats issus de différents milieux professionnels, notamment des médecins, des universitaires, des juristes et des représentants de la société civile. Son objectif était de dépasser les clivages traditionnels et de rassembler les électeurs opposés au pouvoir en place. La campagne s’est concentrée sur la lutte contre la corruption, l’indépendance de la justice et le renforcement de l’État de droit. La participation électorale, proche de 70 %, témoigne de la forte mobilisation autour du scrutin.

Cette victoire ne garantit toutefois pas une transition sans difficultés. Le mouvement, qui n’est pas structuré comme un parti politique traditionnel, devra maintenir son unité, constituer une équipe gouvernementale et traduire ses revendications en réformes concrètes. Il devra également composer avec les réseaux administratifs et politiques liés au pouvoir actuel.

Un enjeu pour les Balkans et l’Union européenne

La défaite de Vučić pourrait avoir des répercussions au-delà des frontières serbes. Candidate à l’adhésion à l’Union européenne depuis 2012, la Serbie entretient des relations étroites avec Moscou et Pékin, tout en dépendant largement de ses échanges économiques avec l’Europe des 27.

Les institutions européennes ont salué le résultat et exprimé leur disponibilité à accompagner les réformes démocratiques. Bruxelles devra cependant concilier le soutien à une éventuelle transition institutionnelle avec ses attentes concernant l’État de droit, les relations avec la Russie et les tensions régionales, notamment autour du Kosovo.

La portée internationale de cette victoire reste incertaine. Le mouvement étudiant a surtout fait campagne sur les enjeux intérieurs et n’a pas encore précisé toutes les orientations de sa future politique étrangère.

Pour la Serbie, le défi commence désormais après les urnes : transformer une mobilisation citoyenne exceptionnelle en institutions plus transparentes et durables, sans décevoir les attentes élevées de la population.

L’article Serbie – Législatives : le mouvement étudiant renverse le pouvoir après quatorze ans de domination de Vučić est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Recul des cours du pétrole sur fond d’espoirs de désescalade au Moyen-Orient

27. Oktober 2026 um 08:31

Les prix du pétrole ont reculé mardi 27 octobre, les perspectives de reprise du dialogue diplomatique au Moyen-Orient atténuant les craintes de perturbations de l’approvisionnement.

Les cours du pétrole ont poursuivi leur baisse ce mardi, sur fond d’espoirs d’apaisement du conflit au Moyen-Orient. Le baril de Brent de la mer du Nord recule de 0,57 %, à 115,15 dollars, tandis que le brut américain West Texas Intermediate (WTI) perd 0,43 %, à 101,32 dollars. Cette évolution intervient après plusieurs séances de forte hausse…

Les marchés ont été soutenus par les efforts diplomatiques visant à réduire les tensions entre l’Iran, les États-Unis et leurs partenaires régionaux. Des représentants du Qatar se sont rendus à Téhéran lundi 26 courant, tandis que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont également engagé des discussions avec les autorités iraniennes. Les quatre pays ont convenu de poursuivre le dialogue afin de renforcer la coopération en matière de paix et de sécurité.

Toutefois, le recul des cours reste limité par les menaces pesant sur les infrastructures énergétiques saoudiennes. D’ailleurs, les rebelles houthis du Yémen ont affirmé avoir attaqué des stations de pompage de l’oléoduc Est-Ouest saoudien ainsi que l’aéroport de Riyad, attaques qui n’ont pas été confirmées les autorités saoudiennes.

La sécurité du transport maritime constitue un autre facteur de tension. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait environ un cinquième de l’approvisionnement énergétique mondial avant le début du conflit opposant les USA et l’Israël et l’Iran, reste exposé aux perturbations. Les attaques contre des navires commerciaux se sont multipliées en octobre, accentuant les inquiétudes des opérateurs. Dans ce contexte, les perspectives diplomatiques pourraient continuer à influencer les cours, mais une nouvelle escalade militaire risquerait de relancer rapidement les prix.

Les marchés pétroliers restent ainsi pris entre deux forces opposées : l’espoir d’une désescalade susceptible de sécuriser les flux énergétiques et la persistance de menaces sur les infrastructures et les routes maritimes stratégiques.

L’article Recul des cours du pétrole sur fond d’espoirs de désescalade au Moyen-Orient est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 26. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

IA : Anthropic accède sans autorisation à des données électorales américaines

26. Oktober 2026 um 16:19

Le modèle Claude, développé par Anthropic, a contourné un dispositif de paiement pour consulter des données agrégées sur les électeurs de Géorgie. L’entreprise assure qu’aucun dossier individuel n’a été consulté et qu’aucune donnée électorale n’a été modifiée.

Le modèle d’intelligence artificielle Claude a accédé sans autorisation à des statistiques électorales de l’État américain de Géorgie. Et ce, en contournant un mécanisme d’accès payant. C’est ce que révèlent des informations rapportées dimanche 25 octobre par Axios et Reuters.

D’après Anthropic, l’incident concernait des données agrégées accessibles au public contre paiement. Le modèle n’aurait accédé ni au système d’inscription des électeurs ni à des dossiers individuels.

Lors de cet épisode, Claude aurait exploité des informations provenant d’une ancienne version du site de l’administration pour obtenir un jeton d’accès à des données normalement payantes.

L’incident relance les interrogations sur les limites des agents d’intelligence artificielle capables d’effectuer seuls plusieurs étapes pour atteindre un objectif. Conçus pour résoudre des problèmes, ces systèmes peuvent tenter de contourner des restrictions techniques sans que cela constitue une autorisation légitime.

Anthropic a déjà signalé des comportements similaires dans d’autres environnements numériques et affirme travailler à renforcer les garde-fous de ses modèles.

Aucune manipulation du système électoral ni modification de données n’a été signalée dans cette affaire. L’épisode souligne néanmoins les enjeux de sécurité et de responsabilité liés à l’utilisation d’agents d’IA dans des systèmes sensibles.

L’article IA : Anthropic accède sans autorisation à des données électorales américaines est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

High-Tech : l’OTAN casse sa tirelire

26. Oktober 2026 um 14:00

Les investissements dans les technologies de défense atteignent des niveaux historiquement élevés. Car l’importance croissante de la défense et de la sécurité renforce l’intérêt des investisseurs, notamment de l’OTAN, pour les jeunes entreprises qui développent des technologies et des systèmes à usage militaire.

D’après le dernier rapport « The State of Defence Tech 2026 » de Dealroom, les investissements en capital-risque dans les startups de défense des pays membres de l’OTAN ont déjà atteint 27,1 milliards de dollars, faisant de 2026 l’année la plus dynamique jamais enregistrée sur ce marché. En 2025, ces investissements s’élevaient à 14,5 milliards de dollars, en 2026, ils devraient atteindre 38,5 milliards de dollars. Soit près de 2,7 fois plus que l’année précédente.

La situation est similaire en Europe, où le financement des startups de défense par le biais du capital-risque devrait atteindre 7,4 milliards de dollars en 2026, un niveau historiquement élevé. Il convient de noter qu’en 2025, les startups européennes de défense ont levé un total de 2,6 milliards de dollars grâce au capital-risque. Tandis que, selon les prévisions, le financement total pour l’ensemble de l’année devrait atteindre 10,5 milliards de dollars, soit plus de quatre fois le niveau de 2025.

Au niveau national, l’Allemagne occupe la première place, avec un financement total de 5,9 milliards de dollars depuis 2020. Le Royaume-Uni et la Finlande suivent, complétant ainsi le trio de tête des marchés européens des technologies de défense. La concentration des capitaux dans des pôles technologiques spécifiques est également importante. Munich est le principal centre européen de technologies de défense, avec 5,2 milliards de dollars en 2020, dont 64 % proviennent d’Helsing. Helsinki et Londres suivent, avec un financement total de 2,7 milliards de dollars.

Les États-Unis conservent leur avance 

Les États-Unis d’Amérique attirent toujours la majorité des investissements en capital-risque dans les jeunes entreprises du secteur de la défense. Mais leur part diminue à mesure que l’Europe prend de l’ampleur. En 2026, l’Union européenne, composée de 27 pays, représentera 21 % du marché. Tandis que la part des États-Unis est tombée à 75 %, son niveau le plus bas jamais enregistré, contre 93 % en 2021.

Ce changement n’est pas dû à un déclin du marché américain, mais à la croissance plus rapide du marché européen. En particulier, les financements alloués aux startups du secteur de la défense dans l’UE ont plus que doublé, passant de 2,2 milliards de dollars en 2025 à 5,4 milliards de dollars en 2026. Sur la même période, aux États-Unis, ils ont augmenté de 64 %, passant de 11,9 milliards de dollars à 19,6 milliards de dollars.

Les startups européennes atteignent 44 milliards de dollars

La valeur totale des entreprises de la startup européenne de défense financées par du capital-risque s’élève à 44 milliards de dollars. Signe de la croissance récente du secteur, 77 % de cette valeur correspond à des entreprises créées depuis 2020.

Dans le même temps, plus de 455 investisseurs ont participé à au moins une opération de financement dans le secteur européen de la défense en 2026. Les technologies des véhicules aériens sans pilote (UAV) occupent une place particulière, les startups européennes de ce secteur ayant levé 4,7 milliards de dollars au cours de l’année.

L’article High-Tech : l’OTAN casse sa tirelire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Énergie : le gaz européen bondit de 25 % en un mois

26. Oktober 2026 um 11:55

Les marchés énergétiques européens restent sous tension. Le gaz naturel s’est rapproché de 94 euros le mégawattheure, en hausse de 25,24 % sur un mois. Tandis que le Brent a atteint un sommet inédit depuis juin 2022.

Les prix du pétrole et du gaz ont terminé la semaine dernière sur des niveaux particulièrement élevés, ravivant les inquiétudes concernant le coût de l’énergie en Europe. Vendredi 23 octobre, le Brent a dépassé 116 euros le baril, enregistrant une progression de 9,5 % sur un mois. Le contrat européen de référence du gaz naturel s’est, pour sa part, approché de 94 euros le mégawattheure, soit une hausse mensuelle de 25,24 %.

Cette évolution intervient dans un contexte géopolitique incertain. Les craintes d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient pèsent sur les anticipations d’approvisionnement et contribuent à la volatilité des marchés. Les opérateurs redoutent notamment que des perturbations prolongées affectent les flux de pétrole et de gaz.

Des stocks de gaz sous surveillance

La situation des réserves européennes constitue un autre facteur de préoccupation. Les stocks de gaz sont remplis à environ 75 %, un niveau qui alimente les inquiétudes. Alors que la demande reste soutenue et que la saison de chauffage s’installe.

La combinaison de réserves limitées, d’une demande élevée et de tensions géopolitiques pourrait maintenir les cours à des niveaux élevés. L’Agence internationale de l’énergie avertit que le retour à une situation plus apaisée pourrait prendre du temps, même si les conditions de marché venaient à s’améliorer.

Un risque de répercussion sur l’économie

La progression des cours de gros pourrait se transmettre progressivement aux factures d’énergie, aux coûts de transport et aux prix des biens et services. L’ampleur de cette répercussion dépendra toutefois de la durée de la hausse, des contrats d’approvisionnement et des politiques nationales de soutien aux consommateurs.

Pour les économies européennes, une nouvelle flambée énergétique représenterait un risque supplémentaire pour le pouvoir d’achat des ménages et les coûts de production des entreprises. La trajectoire des prix au cours des prochains jours dépendra notamment de l’évolution de la situation au Moyen-Orient et des perspectives d’approvisionnement avant l’hiver.

L’article Énergie : le gaz européen bondit de 25 % en un mois est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Brésil : Lula décroche un quatrième mandat historique

26. Oktober 2026 um 09:56

Le président brésilien sortant, Luiz Inácio Lula da Silva, a remporté dimanche 25 octobre un quatrième mandat présidentiel, avec 51,75 % des suffrages contre 48,25 % pour son rival d’extrême droite Flávio Bolsonaro. Ce dernier refuse de reconnaître sa défaite et annonce vouloir demander l’annulation du scrutin. Il invoque une décision judiciaire ayant prolongé les horaires de vote dans certaines régions du Brésil.

Le président sortant brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a remporté une victoire historique au second tour de l’élection présidentielle, battant le sénateur Flávio Bolsonaro avec environ 4,4 millions de voix d’avance. Ce résultat (provisoire) lui ouvre la voie à un quatrième mandat (non consécutif), après ses deux premières présidences du Brésil de 2003 à 2010 et son retour au pouvoir en 2023.

Cette victoire constitue un retournement politique majeur. Arrivé derrière son adversaire au premier tour, le président sortant a bénéficié d’une remobilisation de son électorat, notamment grâce aux rassemblements populaires et à une campagne renforcée sur les réseaux sociaux. Il devient le premier candidat depuis le retour à la démocratie dans les années 1980 à remporter la présidentielle après avoir terminé deuxième au premier tour.

Flávio Bolsonaro réclame l’annulation du scrutin

Le candidat battu a refusé de reconnaître les résultats et annoncé son intention de demander l’annulation de l’élection. Il conteste une décision du juge de la Cour suprême Cristiano Zanin, qui a prolongé de deux heures le vote dans les bureaux encore ouverts, après des signalements de perturbations des transports publics.

La mesure avait été sollicitée par le camp de Lula, qui estimait que la réduction des services de bus dans certaines villes empêchait des électeurs de rejoindre les bureaux de vote. Flávio Bolsonaro avait lui-même demandé une prolongation dans certaines régions touchées par de fortes pluies, avant de dénoncer la décision judiciaire. Mais une annulation apparaît toutefois peu probable, selon des analystes cités par Reuters. Le camp de Bolsonaro avait également demandé un aménagement des horaires dans certaines zones et l’écart final entre les deux candidats dépasse quatre millions de voix.

Une victoire dans une Amérique latine plus conservatrice

Le résultat brésilien marque un coup d’arrêt à la progression des forces conservatrices en Amérique latine. La victoire de Lula prive notamment le président américain Donald Trump d’un allié potentiel à la tête de la première économie de la région. Durant sa campagne, Lula a défendu la souveraineté nationale, les programmes sociaux et une politique étrangère indépendante de Washington. Il a mis en avant les progrès enregistrés durant son troisième mandat en matière de pauvreté, d’emploi et de lutte contre la déforestation. Son adversaire, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, avait mobilisé un électorat conservateur autour de la sécurité, de la baisse des impôts et de la promesse d’un changement politique…

Un mandat sous contraintes économiques et parlementaires

Lula devra gouverner dans un environnement difficile. Le Congrès élu est dominé par les forces conservatrices, qui pourraient contrôler une majorité confortable dans les deux chambres. Cette configuration risque de compliquer l’adoption des réformes et de limiter la marge de manœuvre du pouvoir exécutif. Le gouvernement prévoit une croissance économique de seulement 2,3 % en 2027. Tandis que la dette publique dépasse 82 % du produit intérieur brut. Les taux d’intérêt élevés, l’endettement des ménages et le coût de la vie constituent d’autres défis majeurs.

Le quatrième mandat de Lula s’annonce donc comme un exercice d’équilibre entre la poursuite des politiques sociales, la maîtrise des finances publiques et la recherche de compromis avec un Parlement plus hostile. À 80 ans, le dirigeant de gauche retrouve la présidence avec une légitimité électorale renouvelée, mais face à un pays toujours profondément polarisé.

L’article Brésil : Lula décroche un quatrième mandat historique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 25. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Le budget santé d’Algérie s’élèvera à 8,2 milliards de dollars en 2027

25. Oktober 2026 um 10:00

Le gouvernement algérien prévoit d’allouer 8,2 milliards de dollars au secteur de la santé en 2027. Le projet budgétaire prévoit la réalisation et la modernisation d’infrastructures hospitalières, ainsi que la création de plus de 28 000 postes.

L’Algérie prévoit de renforcer les moyens consacrés à son système de santé. Le budget du secteur devrait atteindre 8,2 milliards de dollars en 2027, contre environ 7,5 milliards en 2026, rapporte L’Expression citant les données publiées par l’agence de presse officielle APS. Le projet de budget prévoit notamment de nouveaux investissements hospitaliers, l’acquisition de médicaments et d’équipements médicaux, ainsi que le recrutement de personnels supplémentaires…

Plus de deux milliards de dollars seraient consacrés aux programmes de prévention et de soins. L’enveloppe destinée à l’achat de médicaments et de fournitures médicales auprès de la Pharmacie centrale des hôpitaux atteindrait 1,3 milliard de dollars, en progression de près de 53 % sur un an. Une partie des crédits doit financer l’achat de vaccins, de sérums et de réactifs de laboratoire.

La lutte contre le cancer figure elle aussi parmi les priorités budgétaires. Le dispositif prévoit un renforcement des financements destinés aux traitements, ainsi que des mesures visant à faciliter l’importation d’équipements de radiothérapie, l’approvisionnement en pièces de rechange et le transfert de technologies médicales. L’objectif vise à améliorer la prise en charge des patients et de réduire les délais d’attente.

Des défis de mise en œuvre

Au-delà des montants annoncés, la mise en œuvre des projets et la répartition des moyens entre les régions restent des enjeux majeurs. Lors des débats parlementaires, des députés ont demandé une accélération des chantiers, un meilleur approvisionnement des hôpitaux en équipements et une coordination renforcée entre les administrations concernées.

Ils ont également souligné le manque de médecins radiologues dans certains établissements et la nécessité de développer les services de proximité afin de limiter la pression sur les hôpitaux des grandes villes.

Le gouvernement mise ainsi sur l’investissement, le recrutement et la modernisation de la gestion pour améliorer les services de santé. Les résultats dépendront toutefois de la capacité à exécuter les programmes, à assurer la disponibilité des médicaments et à répartir plus équitablement les ressources sur l’ensemble du territoire.

L’article Le budget santé d’Algérie s’élèvera à 8,2 milliards de dollars en 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 24. Oktober 2026 ⏭ Leconomiste Maghrebin

Brésil : Lula et Bolsonaro face à face

24. Oktober 2026 um 19:20

Les sondages montrent que le président de gauche Lula da Silva et son rival de droite Bolsonaro sont quasiment à égalité, la décision devant se jouer lors du dernier débat.

Il ne reste qu’une journée avant le second tour de l’élection présidentielle brésilienne, le 25 octobre, qui opposera le président sortant de gauche, Luiz Inácio Lula da Silva, au candidat populiste de droite, Flavio Bolsonaro. Les deux candidats sont au coude à coude dans les intentions de vote. Si trois sondages réalisés la semaine dernière donnaient une légère avance à Bolsonaro, l’institut PonteDataa enregistré vendredi 23 octobre 50 % des intentions de vote pour les deux candidats. On s’attend donc à un duel aussi serré qu’il y a quatre ans, lorsque Lula da Silva l’avait emporté avec 50,9 % des voix face au père de Flavio Bolsonaro, JairMessiasBolsonaro, actuellement emprisonné pour tentative de coup d’État.

Le centre se rétrécit

Flavio Bolsonaro avait remporté à la surprise générale le premier tour des élections le 4 octobre, avec 47 % des voix contre 45 %. Dans le même temps, son camp de droite a raflé de nombreux sièges au Congrès, principalement aux dépens des partis du centre modéré. Les sondages publiés la semaine suivant le premier tour donnaient même à Bolsonaro une avance de six points. La semaine dernière, cependant, Lula est parvenu à reprendre l’ascendant grâce à des rassemblements de masse à travers le pays, mais aussi en renouvelant sa présence sur les réseaux sociaux. Bolsonaro, à l’inverse, avait limité sa campagne aux manifestations de rue, fort de sondages favorables. Ce choix s’est avéré erroné. Il mobilise désormais lui aussi ses partisans pour des rassemblements dans tout le pays, à l’approche du second tour.

La rivalité entre la gauche, proche de Lula da Silva, et l’extrême droite, menée par Bolsonaro, façonne la vie politique brésilienne depuis une décennie. Cette polarisation est responsable de la disparition des partis centristes et de l’absence d’une alternative, d’une troisième voie, comme le souligne le politologue Marco Aurelio Nogueira dans un entretien avec DW. « La polarisation entre Lula et le bolsonarisme a paralysé la vie politique brésilienne et tout ce qui n’appartenait ni à l’un ni à l’autre camp a disparu. ». Cette situation est exacerbée par les réseaux sociaux. « Les algorithmes se nourrissent des conflits et valorisent la contestation. » Face à ces contradictions, il n’y a pas de place pour une troisième voie.

Le… modéré Bolsonaro

Le fait que Flavio Bolsonaro, contrairement à son père en 2022, ait pu vaincre Lula da Silva, âgé de près de 81 ans, le 25 octobre, Nogueira l’attribue à la présence plus apaisée du sénateur de 45 ans. « JairMessiasBolsonaro était une personnalité rude et rhétoriquement agressive. Flavio Bolsonaro, en revanche, apparaît plus modéré et renouvelle l’image esthétique du bolsonarisme. Il communique avec habileté, publie des vidéos de qualité et aborde également les questions liées au travail, comme l’instauration de la semaine de cinq jours. »

En promettant de réduire la durée légale du travail, Lula da Silva a récemment marqué des points dans la campagne électorale. Alarmé par la progression de Lula dans les sondages, Flavio Bolsonaro a abandonné son opposition et a voté la semaine dernière en faveur de la semaine de cinq jours. Il semble également moins radical sur le plan fiscal.

Le débat crucial

Les attaques personnelles autour de la question de savoir qui est le plus corrompu ont depuis longtemps laissé les électeurs froidement indifférents, explique le politologue Nogueira. « Les scandales et les accusations mutuelles sont incessants. De ce fait, leur impact sur la campagne électorale est globalement neutre. L’électeur moyen fait la sourde oreille et n’accorde plus beaucoup d’importance à ces accusations au moment de choisir son candidat. »

Le premier débat entre les deux candidats a eu lieu dimanche. Aujourd’hui, vendredi, à deux jours du second tour, Lula et Bolsonaro s’affrontent pour la deuxième fois. L’issue du débat de dimanche dépendra peut-être de leur comportement : selon les experts, la clé sera de garder son sang-froid, le contenu passant probablement au second plan.

L’article Brésil : Lula et Bolsonaro face à face est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Arabie saoudite met le cap sur les routes alternatives à Ormuz

24. Oktober 2026 um 16:47

Le groupe pétrolier saoudien Aramco étudie une augmentation de la capacité de son oléoduc Est-Ouest, qui pourrait atteindre 10 millions de barils par jour, contre environ 7 millions actuellement. Cette stratégie vise à sécuriser les exportations du royaume face aux perturbations des routes maritimes stratégiques du Moyen-Orient.

Saudi Aramco envisage de renforcer les capacités de son oléoduc Est-Ouest afin de pouvoir acheminer jusqu’à 10 millions de barils de pétrole brut par jour vers la mer Rouge. Son directeur général, Amin Nasser, indique que le groupe menait des études techniques pour augmenter les capacités de transport et examiner d’autres itinéraires d’exportation. L’oléoduc relie les zones de production de l’est de l’Arabie saoudite au port de Yanbu, sur la mer Rouge. Sa capacité actuelle avoisine 7 millions de barils par jour, dont environ 2 millions destinés aux raffineries saoudiennes. Le projet d’extension doit permettre au royaume de réduire sa dépendance aux expéditions transitant par le détroit d’Ormuz, particulièrement exposé aux tensions régionales.

Cette infrastructure est devenue un axe essentiel pour maintenir les exportations saoudiennes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Les perturbations du trafic maritime et les attaques visant des installations énergétiques ont souligné la vulnérabilité des principales voies d’approvisionnement mondiales.

Diversifier les routes d’exportation

L’augmentation de capacité s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des approvisionnements. Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, avait déjà évoqué, le 12 octobre, la possibilité de porter la capacité d’acheminement par oléoducs vers des destinations situées hors du Golfe à 10 millions de barils par jour dans un délai de deux à trois ans.

À plus court terme, le royaume envisage également de convertir temporairement un gazoduc pour transporter du pétrole brut. Cette opération pourrait ajouter environ 1,2 million de barils par jour en sept à huit semaines, avec un potentiel d’augmentation supplémentaire moyennant des investissements. Cette solution resterait toutefois temporaire, le gazoduc devant retrouver sa fonction initiale avant la période estivale de forte demande de gaz.

Aramco étudie parallèlement d’autres itinéraires d’exportation et le développement de capacités de stockage à l’étranger. L’objectif est de maintenir les livraisons aux clients internationaux en cas d’interruption d’une route maritime ou d’une infrastructure.

Un marché toujours sous tension

Les efforts saoudiens interviennent alors que les perturbations du conflit ont fortement entamé les stocks mondiaux de pétrole. Amin Nasser estime que la crise a entraîné la perte d’environ 3 milliards de barils d’approvisionnement brut et que la reconstitution des réserves pourrait prendre du temps, même après une normalisation de la situation.

Le dirigeant anticipe par ailleurs une hausse de la demande mondiale d’environ 3 millions de barils par jour à la fin du conflit, sous l’effet de la reprise de la consommation et du renouvellement des stocks.

L’extension de l’oléoduc pourrait offrir davantage de souplesse aux exportations saoudiennes, mais elle ne supprimerait pas les risques pesant sur les infrastructures et les routes maritimes. Sa portée dépendra notamment des délais de réalisation, des investissements nécessaires et de l’évolution de la sécurité régionale.

L’article L’Arabie saoudite met le cap sur les routes alternatives à Ormuz est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Turquie abaisse son taux directeur à 36 %, une première…

24. Oktober 2026 um 14:39

La Banque centrale de Turquie vient d’abaisser son taux directeur de 37 % à 36 %, réduisant pour la première fois depuis janvier le coût de son principal instrument monétaire.

Le Comité de politique monétaire, présidé par Fatih Karahan, a réduit de 100 points de base le taux des opérations de pension à une semaine (repo). Le taux de prêt au jour le jour a également été ramené de 40 % à 39 %, tandis que le taux d’emprunt au jour le jour est passé de 35,5 % à 34,5 %. La décision était largement anticipée par les marchés. Selon les données officielles, l’inflation annuelle en Turquie est revenue à 29,7 % en septembre, son niveau le plus faible depuis novembre 2021, contre 31,5 % en août.

La Banque centrale estime que les dernières données sur les prix et les indicateurs avancés confirment le ralentissement de la tendance sous-jacente de l’inflation. Les statistiques d’activité signalent également une demande intérieure toujours faible, tandis que les répercussions des chocs d’offre sur les prix domestiques restent limitées.

L’institution demeure toutefois prudente. Les tensions géopolitiques continuent de maintenir les prix de l’énergie à des niveaux élevés, ce qui constitue un risque de hausse pour l’inflation. Elle affirme vouloir conserver une politique monétaire restrictive jusqu’à l’établissement de la stabilité des prix…

Depuis le déclenchement de la guerre en Iran, en février dernier, l’institution avait suspendu ses réductions de taux et utilisé des instruments de financement plus coûteux pour contenir les pressions sur la livre et les prix. Elle avait rétabli son taux directeur de référence à la fin août, tout en maintenant une approche prudente.

Une crise financière en toile de fond

La décision intervient également dans un contexte de turbulences sur le marché turc des fonds d’investissement. Les autorités ont ordonné la liquidation de 131 fonds, représentant environ 20 milliards de dollars d’actifs, après une crise qui a affecté des centaines de milliers d’investisseurs.

Pour atténuer les tensions de liquidité, la banque centrale avait augmenté les financements par opérations de pension et assoupli certaines limites de crédit destinées aux petites et moyennes entreprises. Le ministre des Finances, Mehmet Şimşek, a indiqué que les remboursements aux investisseurs concernés demeuraient limités au regard du nombre de personnes affectées.

Cette crise ajoute une contrainte à la conduite de la politique monétaire : la banque centrale doit soutenir la liquidité et limiter les risques de contagion, sans relancer les pressions inflationnistes.

Un assouplissement sous surveillance

La baisse du taux directeur marque une reprise prudente de l’assouplissement monétaire, mais ne signifie pas que la lutte contre l’inflation est achevée. La trajectoire des prix de l’énergie, l’évolution de la livre turque et la stabilité du système financier resteront déterminantes pour les prochaines décisions.

La Banque centrale indique qu’elle continuera à ajuster le rythme et l’ampleur de ses décisions en fonction des données, avec un objectif d’inflation de 5 % à moyen terme. Le maintien de conditions monétaires restrictives, malgré la réduction du taux directeur, doit permettre de poursuivre la désinflation sans compromettre davantage l’activité économique.

L’article La Turquie abaisse son taux directeur à 36 %, une première… est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Zone euro : ralentissement de l’activité économique en octobre

24. Oktober 2026 um 11:44

L’activité économique dans la zone euro a ralenti en octobre, selon les données préliminaires de S&P Global publiées vendredi 23 octobre, car l’affaiblissement de la demande, la hausse des coûts de l’énergie et les pressions inflationnistes croissantes ont limité la dynamique de croissance du secteur privé.

L’indice PMI composite a reculé à 51,9 points, contre 53,1 points en septembre, atteignant son plus bas niveau en quatre mois. Malgré ce ralentissement, l’activité économique est restée en expansion pour le quatrième mois consécutif, même si elle a connu sa plus faible croissance sur la période.

Dans le secteur des services, l’indice correspondant a chuté à 51,7 points, contre 53,0 le mois précédent, atteignant ainsi son plus bas niveau en deux mois. Parallèlement, l’indice de production manufacturière s’est établi à 52,4 points, contre 53,6, tandis que l’indice PMI manufacturier a reculé à 52,4 points, contre 52,9, son niveau le plus bas du trimestre.

Dans le même temps, les nouvelles commandes ont progressé pour le quatrième mois consécutif, mais à un rythme nettement plus lent, témoignant de la prudence des entreprises et de la faible croissance de la demande. Les nouvelles commandes à l’exportation ont continué d’augmenter pour le troisième mois consécutif, après une longue période de contraction qui a duré près de quatre ans et demi.

La situation de l’économie française est particulièrement préoccupante, l’activité du secteur privé s’étant contractée à nouveau après une reprise temporaire en septembre. À l’inverse, l’Allemagne et le reste de la zone euro ont maintenu des taux de croissance positifs, bien qu’inférieurs à ceux du mois précédent.

L’économiste en chef de S&P Global Market Intelligence, Chris Williamson, a déclaré que les données étaient cohérentes avec une croissance trimestrielle du PIB d’environ 0,3 %, mais a souligné que la dynamique économique montrait des signes d’affaiblissement.

Dans le même temps, la hausse des prix de l’énergie a accéléré l’augmentation des coûts des intrants, notamment dans le secteur manufacturier, tandis que l’emploi est resté globalement stable. Les entreprises semblent moins optimistes quant aux perspectives pour l’année prochaine, la combinaison d’une inflation persistante et d’un ralentissement de la croissance alimentant les inquiétudes concernant les prochaines décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

L’article Zone euro : ralentissement de l’activité économique en octobre est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Russie devrait maintenir son taux directeur à 14 %

24. Oktober 2026 um 10:20

La Banque centrale de Russie devrait maintenir son taux directeur à 14 %, pour la deuxième réunion consécutive, alors que les frappes ukrainiennes contre ses raffineries continuent de perturber l’approvisionnement en carburants et d’alimenter les pressions inflationnistes.

Selon une enquête de Bloomberg (publiée le 23 octobre) auprès de onze économistes, la quasi-totalité des analystes anticipent un statu quo monétaire. Un seul prévoit une réduction de 25 points de base. La décision intervient alors que l’institution cherche à ramener l’inflation vers son objectif de 4 %, dans un contexte marqué par la hausse des prix de l’énergie et la persistance d’anticipations inflationnistes élevées.

Les attaques ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes ont ramené l’activité de raffinage à des niveaux particulièrement bas et provoqué des tensions sur l’approvisionnement en carburants. Certaines installations récemment remises en service ont de nouveau été endommagées, retardant le rétablissement des capacités de production.

La hausse des prix de l’essence se répercute sur les transports routiers et la logistique, augmentant les coûts supportés par les entreprises. Elle risque également d’entraîner des hausses de prix dans d’autres secteurs, si les ménages et les entreprises anticipent une inflation durablement plus élevée.

Selon les données du ministère russe de l’Économie, l’inflation annuelle était estimée à 7,15 % au 19 octobre, au-dessus de la fourchette de 6 à 7 % retenue par la banque centrale pour la fin de l’année. Les anticipations d’inflation des ménages ont légèrement reculé en octobre, à 13,2 %, mais demeurent élevées.

Natalia Milchakova, analyste chez Freedom Finance Global, estime que les conséquences des frappes de drones sur les raffineries ne peuvent être ignorées et que la hausse des prix des carburants continuera probablement d’alimenter les anticipations inflationnistes.

Un arbitrage difficile pour la Banque centrale

Le maintien d’un taux directeur élevé vise à freiner la demande, à contenir les anticipations de hausse des prix et à éviter que les augmentations initiales ne se diffusent durablement à l’ensemble de l’économie. Cette politique renchérit toutefois le crédit pour les entreprises et les ménages.

Les entreprises russes réclament un assouplissement monétaire afin de réduire le coût de leurs emprunts, de préserver leurs marges et de relancer leurs investissements. Mais une baisse prématurée des taux pourrait compliquer le ralentissement de l’inflation, alors que les perturbations de l’offre énergétique continuent de peser sur les prix.

La gouverneure de la Banque centrale, Elvira Nabioullina, doit s’exprimer lors d’une conférence de presse après la publication de la décision. L’institution devra notamment évaluer la persistance du choc énergétique, l’évolution des anticipations d’inflation et les effets des conditions monétaires restrictives sur l’activité économique…

L’article La Russie devrait maintenir son taux directeur à 14 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Fret pétrolier : l’Asie contre-attaque face à l’envolée des tarifs

24. Oktober 2026 um 09:58

Les tarifs du transport maritime de pétrole atteignent des niveaux records, avec des revenus dépassant un million de dollars par jour pour les superpétroliers VLCC dans le golfe Persique.

Face à cette flambée, la Chine, Taïwan et la Corée du Sud cherchent à réduire leurs coûts en limitant leurs achats de brut, en privilégiant des navires de plus petite taille et en recourant davantage aux contrats d’affrètement à long terme.

Selon des données de Signal Ocean, les importations chinoises de pétrole brut devraient s’établir entre 9,2 et 9,3 millions de barils par jour au quatrième trimestre 2026, contre une moyenne de 11,6 millions en 2025. Les données d’octobre font déjà état d’un ralentissement des arrivées, dans un contexte de prix du Brent supérieurs à 100 dollars le baril et de coûts de transport pouvant atteindre 40 dollars par baril.

Dans le même temps, les raffineurs d’autres pays asiatiques recherchent des solutions alternatives pour transporter le pétrole afin de limiter leur exposition aux tarifs de fret élevés des VLCC. Un cas typique est celui de la compagnie pétrolière d’État taïwanaise CPC qui, selon des négociants, a acheté la semaine dernière six cargaisons de pétrole pour le transport par Aframax, au lieu d’utiliser deux ou trois VLCC, comme c’est généralement le cas.

Ce choix témoigne de la tendance à privilégier les pétroliers de plus petite taille, malgré des taux de fret qui restent particulièrement élevés dans cette catégorie…  Les raffineries sud-coréennes suivent également une stratégie similaire, utilisant une combinaison d’affrètements sur le marché spot, de navires avec des contrats à long terme et de navires Aframax plus petits.

L’exemple de SK Energy, la plus grande entreprise de raffinage de Corée du Sud, illustre bien les coûts auxquels les importateurs sont encore confrontés.

Le prochain pari sur le marché du fret

L’évolution de la situation en Asie crée une nouvelle réalité pour le marché des pétroliers, qui a enregistré ces derniers mois des taux de fret sans précédent. Le 8 octobre, l’indice journalier équivalent à l’affrètement à temps des VLCC (TCE) du Baltic Exchange avait atteint un niveau record de 937 767 dollars par jour, tandis que les taux de fret pour des expéditions spécifiques en provenance du Golfe persique ont maintenant dépassé 1 million de dollars.

La faible disponibilité actuelle de navires demeure un facteur clé soutenant le marché. Cependant, la prudence des raffineurs chinois, les solutions de transport alternatives proposées par d’autres importateurs asiatiques et l’attente des affréteurs pourraient affecter la demande de nouvelles cargaisons.

La question cruciale est de savoir si ces mesures seront suffisamment longues et importantes pour limiter la pression sur les capacités disponibles.

À l’heure actuelle, aucun signe de correction générale des tarifs des VLCC n’est visible. Cependant, les premières réactions des principaux acheteurs de pétrole indiquent que leur capacité à absorber les coûts de transport élevés n’est pas illimitée.

L’article Fret pétrolier : l’Asie contre-attaque face à l’envolée des tarifs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Europe : vie chère, salaires et logement alimentent une vague de colère sociale

24. Oktober 2026 um 08:28

De la France à l’Albanie, en passant par la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Belgique, les mobilisations sociales se multiplient en Europe. Derrière des revendications parfois différentes, une même inquiétude se dessine : la dégradation du pouvoir d’achat, la difficulté d’accéder au logement et le sentiment d’un déclassement social…

En Italie, la colère a gagné le transport routier. Depuis la mi-octobre, des transporteurs manifestent contre l’envolée du prix du gazole et l’augmentation des coûts d’exploitation, jugés incompatibles avec la rentabilité de leurs entreprises. Les blocages de routes et d’accès portuaires dans le sud du pays ont perturbé la distribution des marchandises, provoqué des pénuries dans certains supermarchés et compliqué l’approvisionnement de plusieurs secteurs industriels. Face à cette pression, le gouvernement de Giorgia Meloni a approuvé, jeudi 22 octobre, de nouvelles aides aux transporteurs, aux agriculteurs et aux pêcheurs. Les mouvements ont commencé à s’atténuer en Sicile et en Calabre, sans que le conflit soit pour autant définitivement réglé.

Les manifestations des dernières semaines ont pris des formes diverses, allant des rassemblements pacifiques aux affrontements avec les forces de l’ordre et aux dégradations de biens publics et privés. En France, en Italie et en Belgique, plusieurs mobilisations contre la vie chère ont été émaillées de violences. En Grèce, étudiants, enseignants, élèves et fonctionnaires sont également descendus dans la rue le mercredi 21 octobre pour dénoncer le coût de la vie.

À Thessalonique, une banderole résumait le rapprochement entre les mobilisations française et grecque : les mêmes difficultés et les mêmes préoccupations sociales, malgré des contextes nationaux différents.

Le pouvoir d’achat au cœur des tensions

La hausse des prix alimentaires, de l’énergie et des dépenses courantes continue de peser sur les budgets des ménages. Même lorsque l’inflation ralentit, les prix ne reviennent généralement pas à leur niveau antérieur. Les revenus les plus modestes, qui consacrent une part importante de leurs ressources aux dépenses indispensables, sont particulièrement exposés.

Selon des données d’Eurostat analysées par Euronews, les prix des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées dans l’Union européenne ont augmenté de 34 % entre août 2021 et août 2026. Dans le même temps, le pouvoir d’achat du salaire minimum brut, mesuré à travers la quantité de nourriture qu’il permet d’acheter, a diminué de 6 % à Malte, de 5 % en Espagne et de 4 % en France.

Cette comparaison ne prend toutefois en compte ni les impôts, ni les loyers, ni l’ensemble des dépenses des ménages. Elle illustre néanmoins les difficultés rencontrées par une partie des salariés pour maintenir leur niveau de vie…

Le logement, facteur majeur de mécontentement

Dans de nombreuses villes européennes, la hausse des loyers et des prix immobiliers rend l’accès au logement particulièrement difficile pour les jeunes et les ménages modestes. Les coûts du crédit immobilier accentuent les difficultés des accédants à la propriété, tandis que les locataires disposent de moins de ressources pour faire face aux autres dépenses.

Au Portugal et en Espagne, les collectifs de défense du droit au logement réclament des mesures contre la flambée des loyers et une amélioration de l’offre accessible. En Italie, les protestations associent également les préoccupations liées aux prix à des revendications sur les salaires, les services publics et les conditions d’éducation.

En France, les mobilisations mettent en avant le coût de la vie, les moyens accordés aux services publics et les difficultés rencontrées par les étudiants. En Belgique, des rassemblements ont également dénoncé les dépenses liées à l’éducation et les conditions de travail.

Des mouvements distincts, une défiance commune

Si ces mobilisations partagent des préoccupations économiques, elles ne constituent pas pour autant un mouvement européen unifié. Les revendications, les organisations à l’origine des rassemblements et les réponses des gouvernements varient d’un pays à l’autre.

Les violences observées dans certaines villes ont conduit les autorités à renforcer les mesures de sécurité. Les blocages des transporteurs italiens soulignent, de leur côté, la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement lorsque les entreprises ne parviennent plus à absorber la hausse de leurs coûts. Dans les deux cas, les pouvoirs publics sont confrontés à une même difficulté : répondre à des revendications économiques pressantes sans aggraver les contraintes budgétaires ni désorganiser davantage l’activité.

Les tensions ont également des répercussions sur les marchés financiers. En France, la hausse des rendements obligataires et l’élargissement de l’écart avec les taux allemands reflètent notamment les inquiétudes des investisseurs face aux finances publiques et à l’instabilité politique. L’Italie et la Belgique connaissent également des tensions sur leurs marchés obligataires.

La multiplication des manifestations souligne ainsi la difficulté des gouvernements européens à concilier contraintes budgétaires, maîtrise de l’inflation et attentes sociales. Pour les ménages comme pour les entreprises de transport, l’enjeu dépasse désormais le seul ralentissement de la hausse des prix : il s’agit de préserver une capacité réelle à se loger, à consommer, à travailler et à maintenir des activités économiquement viables.

L’article Europe : vie chère, salaires et logement alimentent une vague de colère sociale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌