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Empfangen — 11. September 2026 Leconomiste Maghrebin

USA – Inflation : nouveau signal d’alerte pour la Fed

11. September 2026 um 12:22

L’inflation américaine à la production s’est accélérée en août, atteignant 5,4 % sur un an, contre 4,8 % en juillet. Cette nouvelle progression, largement alimentée par la hausse des coûts de l’énergie, intervient à quelques jours de la prochaine réunion de la Réserve fédérale (Fed) et complique davantage les perspectives de politique monétaire.

Les pressions inflationnistes se sont de nouveau renforcées aux États-Unis en août. Selon les données du département du Travail publiées jeudi 10 septembre, l’indice des prix à la production (PPI) a progressé de 0,4 % sur un mois.

Sur un an, le PPI atteint ainsi 5,4 %, contre 4,8 % le mois précédent. Le rythme annuel dépasse légèrement les prévisions des économistes et reste très supérieur à l’objectif d’inflation de 2 % fixé par la Réserve fédérale.

Cette accélération constitue un nouveau signal de persistance des tensions inflationnistes dans la première économie mondiale. Elle intervient alors que la hausse des prix de l’énergie, notamment du pétrole et des carburants, est alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et le conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Les prix de l’énergie ont augmenté de 4,2 % en août, contribuant fortement à la progression de l’indice. Le diesel a notamment enregistré une envolée de 24,1 % sur un mois et de près de 78 % sur un an, avec des répercussions sur les coûts du transport, de la logistique et de nombreuses activités industrielles.

Les prix des biens ont également progressé de 1,1 %; tandis que plusieurs services ont connu des augmentations. Les tarifs aériens ont notamment grimpé de 4,2 %, tandis que les prix des services hospitaliers ont également augmenté. Les composants électroniques ont, eux, subi une pression supplémentaire liée à la demande croissante associée aux investissements dans l’intelligence artificielle.

Même en excluant les composantes les plus volatiles que sont l’alimentation et l’énergie, la progression reste significative. Le PPI sous-jacent a augmenté de 0,2 % en août et de 4,6 % sur un an, contre 4,3 % en juillet. Cette évolution reste préoccupante pour la Fed, qui surveille particulièrement les composantes susceptibles de se transmettre durablement aux prix à la consommation.

Les chiffres renforcent ainsi le sentiment que le reflux de l’inflation américaine pourrait être plus lent que prévu. Le PPI constitue également l’un des éléments pris en compte dans le calcul de l’indice des dépenses personnelles de consommation, le PCE, qui sert de référence privilégiée à la Réserve fédérale.

La Fed face à un dilemme

Ces données arrivent à un moment particulièrement sensible pour la politique monétaire américaine. La prochaine réunion de la Fed est prévue les 15 et 16 septembre, avec une décision sur les taux attendue le 16 septembre. Avant la publication du PPI, les marchés anticipaient déjà une possibilité significative de relèvement des taux. Après la publication des chiffres, cette probabilité a encore augmenté, les opérateurs considérant désormais plus sérieusement l’hypothèse d’un resserrement monétaire.

La situation place la Fed devant un arbitrage délicat. D’un côté, une inflation supérieure à l’objectif de 2 % plaide pour une politique monétaire plus restrictive. De l’autre, un relèvement des taux risque de peser sur l’activité économique et l’investissement.

Les marchés attendent donc désormais avec une attention particulière les chiffres de l’indice des prix à la consommation (CPI), dont la publication doit apporter un éclairage supplémentaire sur l’évolution de l’inflation directement supportée par les ménages.

Le marché du travail offre un autre signal

Le département du Travail a également publié les chiffres hebdomadaires des demandes d’allocations chômage. Elles ont diminué de 1 000, à 206 000 au cours de la semaine achevée le 5 septembre, contre 205 000 attendues par les économistes interrogés par Reuters. Le marché du travail demeure donc relativement solide. Les demandes hebdomadaires évoluent depuis plusieurs semaines dans une fourchette étroite. Alors que l’économie américaine a créé 162 000 emplois en août, soit sa meilleure performance mensuelle depuis cinq mois.

Cette résistance de l’emploi réduit également la pression en faveur d’un assouplissement monétaire rapide. Pour la Fed, l’équation devient ainsi particulièrement complexe : une inflation qui accélère, un marché du travail qui reste résilient et des prix de l’énergie fortement orientés à la hausse.

La publication du CPI sera dès lors déterminante pour préciser la trajectoire des taux. En attendant, la hausse de l’inflation à la production constitue un nouveau rappel que le retour durable des prix vers l’objectif de 2 % de la Fed reste loin d’être acquis.

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Le Venezuela projette de produire 500 000 barils de pétrole d’ici 2028

11. September 2026 um 10:06

La compagnie pétrolière vénézuélienne, North American Blue Energy Partners (NABEP), soutenue par l’administration Trump, prévoit de porter sa production de pétrole brut à 500 000 barils en 2028.

La NABEP ambitionne de porter sa production à 500 000 barils par jour d’ici fin 2028, contre environ 200 000 barils aujourd’hui. Jusqu’à présent, l’augmentation de l’offre a été financée par l’autofinancement. Tout investissement externe contribuerait à accélérer la croissance, indique l’entreprise, dans un mail cité par Bloomberg News.

La compagnie pétrolière s’est retrouvée sur le devant de la scène ces dernières semaines lorsque l’administration Trump a signé ce qu’elle a qualifié de « plus important accord pétrolier de l’histoire mondiale ». Aux termes de cet accord, la NABEP a obtenu des concessions de 100 ans pour exploiter 17 gisements, qui recèlent des réserves prouvées estimées à 65 milliards de barils.

L’accord conclu avec le gouvernement américain « accélère simplement le rythme » du plan de développement de NABEP, explique la compagnie. L’augmentation de la production pétrolière du Venezuela est devenue l’une des principales priorités du président Donald Trump, car le prix de l’essence et du diesel a explosé suite au conflit avec l’Iran.

A noter que la NABEP a décuplé sa production ces deux dernières années. Elle est désormais le deuxième producteur de pétrole privé du Venezuela, derrière Chevron Corp., qui a récemment annoncé son intention d’accroître sa production dans le pays…

Cet accord sans précédent entre le gouvernement américain et la NABEP représente un enjeu majeur pour l’administration Trump. Frustrés par la lenteur des compagnies pétrolières internationales telles qu’ExxonMobil Holdings Corp. et ConocoPhillips, les États-Unis ont accepté de collaborer avec la NABEP et son PDG, Alejandro Betancourt, afin de négocier cet accord avec le régime vénézuélien.

L’accord a surpris nombre d’acteurs du secteur pétrolier, étonnés par la prise de participation de 35 % du gouvernement américain dans le projet. Ses partisans affirment toutefois qu’il permettra d’accélérer la production. Tandis que l’implication du gouvernement américain devrait rassurer les autres investisseurs quant à la sécurité de leurs placements à long terme.

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Croissance mondiale 2026 : le FMI table sur 3 % mais alerte

11. September 2026 um 09:05

L’économie mondiale a mieux résisté que prévu au choc énergétique provoqué par la guerre au Moyen-Orient. La production économique mondiale devrait encore croître d’environ 3 % en 2026, mais le FMI fait état de risques élevés.

La porte-parole du Fonds monétaire international (FMI), Julie Kozack, a déclaré jeudi 10 septembre que les prix du pétrole et du gaz restent élevés, ajoutant que le choc énergétique lié à la guerre n’est pas terminé.

Les pressions sur la dette mondiale s’accentuent également. Tandis que le processus de déflation, amorcé après la crise du coût de la vie de 2022, est au point mort. « Jusqu’à présent, malgré six mois de guerre au Moyen-Orient, l’économie mondiale a fait preuve de résilience », souligne-t-elle. L’exploitation des réserves de pétrole et de gaz a permis à certains pays de faire face aux chocs énergétiques causés par la guerre. Alors que d’autres se sont tournés vers de nouvelles sources d’énergie ou ont pris des mesures pour freiner la demande. Par conséquent, « nous restons sur la bonne voie pour une croissance mondiale d’environ 3 %. Mais l’incertitude, comme nous le disons depuis un certain temps, demeure élevée ».

En juillet, le FMI prévoyait une croissance mondiale modérée de 3,0 % en 2026, contre une moyenne de 3,5 % en 2024 et 2025 et une prévision de 3,1 % en avril. À l’époque, l’institution de Bretton Woods indiquait que cette prévision reposait sur l’hypothèse d’une désescalade du conflit d’ici la mi-juillet. Cependant, l’Iran et les États-Unis ont intensifié leurs attaques entretemps…

Forces se déplaçant en sens opposés

Par ailleurs, Julie Kozack souligne que l’économie mondiale est confrontée à des pressions opposées : d’une part, dues à un choc négatif sur l’offre d’énergie, qui fait grimper les prix de l’énergie, des engrais, des produits alimentaires et autres matières premières; et, d’autre part, en raison du cycle technologique piloté par l’intelligence artificielle (IA), qui crée un choc positif sur la demande.

Les risques sont élevés, car de nombreux pays doivent reconstituer leurs réserves de pétrole et de gaz. Tandis que la demande énergétique devrait augmenter à l’approche de l’hiver dans l’hémisphère nord.

La pression s’accentue également sur la dette publique mondiale, qui avoisine déjà les 100 % du produit intérieur brut (PIB) – un niveau jamais atteint depuis la Seconde Guerre mondiale – et devrait encore augmenter, estime Mme Kozack. De nombreuses économies avancées affichent des ratios dette publique/PIB particulièrement élevés.

En outre, les problèmes de liquidités s’accumulent dans les pays en développement, notamment en Afrique. Et ce, en partie à cause d’une baisse de l’aide bilatérale. Le FMI appelle les banquiers centraux à rester fidèles à leurs mandats visant à assurer la stabilité des prix. Tout en encourageant les responsables des politiques budgétaires à élaborer des plans de consolidation budgétaire à moyen terme. « Nous ne sommes pas dans une situation où l’assainissement budgétaire doit se faire du jour au lendemain. Mais il est très important pour les autorités budgétaires de disposer d’un plan et d’une stratégie clairs et concrets sur la manière de réduire les déficits et la dette », explique encore la porte-parole du FMI.

Le FMI a également exhorté les autorités à se concentrer sur l’amélioration des perspectives de croissance grâce à des réformes structurelles et à la suppression des obstacles « auto-infligés » à la croissance.

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Mer Rouge : la prise de Mokha par les Houthis bouleverse l’équilibre régional

11. September 2026 um 07:53

Les Houthis ont pris le contrôle de Mokha, port stratégique du Yémen sur la mer Rouge, infligeant un revers majeur aux forces soutenues par l’Arabie saoudite.

Les Houthis ont remporté jeudi 10 septembre une victoire stratégique majeure au Yémen en prenant le contrôle de Mokha, ville portuaire située sur la côte occidentale du pays. L’offensive leur permet de renforcer considérablement leur présence sur les rives de la mer Rouge et de se rapprocher du détroit de Bab el-Mandeb, passage maritime essentiel entre la mer Rouge et le golfe d’Aden.

Des sources militaires yéménites citées par Reuters indiquent que les forces houthies ont également progressé vers les îles Hanish. Tandis que les forces gouvernementales et leurs alliés se replient vers Dhubab, à proximité immédiate de Bab el-Mandeb. Le contrôle de Dhubab et de l’île de Perim constitue un enjeu majeur pour la maîtrise du détroit.

Un nouveau front stratégique

La prise de Mokha modifie profondément la configuration militaire autour de l’une des principales voies maritimes du monde. En effet, Bab el-Mandeb constitue un passage essentiel pour les navires reliant l’océan Indien, la mer Rouge et le canal de Suez.

L’avancée des Houthis intervient alors que le détroit d’Ormuz est déjà fortement perturbé par la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Une capacité accrue des Houthis à contrôler ou menacer simultanément l’accès méridional à la mer Rouge ferait peser un risque supplémentaire sur les flux mondiaux de pétrole et de marchandises.

Pour sa part, l’envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, a averti devant le Conseil de sécurité que la prise de Mokha marquait une « nouvelle phase plus dangereuse » du conflit. Il a notamment souligné la présence désormais directe des Houthis à proximité de l’un des détroits les plus importants du commerce international.

L’enjeu dépasse largement le cadre de la guerre civile yéménite. L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, dépend davantage des routes de la mer Rouge depuis la forte perturbation du trafic à travers Ormuz.

La progression houthie fait donc craindre un nouveau risque de perturbation des exportations énergétiques. Et ce, alors que les marchés pétroliers sont déjà sous tension. Le Brent a progressé jusqu’à environ 4 % jeudi, au-dessus de 105 dollars le baril, avant de poursuivre sa hausse dans un marché particulièrement volatil.

La perspective d’un risque sur les deux principales voies maritimes du Moyen-Orient — Ormuz à l’est et Bab el-Mandeb au sud-ouest — alimente les craintes d’un véritable « double étranglement » des flux énergétiques mondiaux…

Une nouvelle escalade dans la guerre au Yémen

La prise de Mokha intervient après plusieurs années de relative accalmie sur le front yéménite. La guerre civile, déclenchée par la prise de Sanaa par les Houthis en 2014, avait connu une trêve de fait à partir de 2022. Le conflit est toutefois désormais directement rattaché à l’affrontement régional entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés. Les Houthis, soutenus par Téhéran, ont progressivement intensifié leurs opérations depuis le déclenchement de la nouvelle guerre régionale.

Selon plusieurs sources citées par Reuters, l’offensive menée cette semaine le long de la côte aurait bénéficié de directives directes des Gardiens de la révolution iraniens. Mais Téhéran dément contrôler le mouvement houthi.

En somme, l’enjeu est particulièrement important pour le canal de Suez, dont le trafic dépend de la sécurité de l’ensemble de la route reliant la mer Rouge à l’océan Indien. Une dégradation durable de la situation pourrait accroître les coûts du transport maritime, allonger les délais de livraison et renforcer les pressions inflationnistes déjà alimentées par la hausse du pétrole.

La prise de Mokha apparaît ainsi comme bien davantage qu’un nouvel épisode de la guerre civile yéménite : elle ouvre la perspective d’une extension géographique du conflit vers l’un des principaux corridors énergétiques et commerciaux de la planète.

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Empfangen — 10. September 2026 Leconomiste Maghrebin

Égypte : le rail sous le choc des accidents, les bailleurs sous pression

10. September 2026 um 16:01

La répétition des accidents ferroviaires en Égypte ravive les interrogations sur l’efficacité des financements consacrés à la modernisation du réseau. La Banque mondiale a relevé à « élevé » le niveau de risque financier et de gestion associé à un prêt de 421,2 millions de dollars, alors que l’indicateur central de sécurité n’a enregistré aucune amélioration depuis le lancement du projet en 2021.

Les performances du réseau ferroviaire égyptien sont de nouveau au cœur des interrogations, alors que les accidents continuent de se produire malgré les programmes de modernisation financés notamment par des prêts internationaux.

Dans son dernier examen, publié en août 2026, la Banque mondiale a relevé à « élevé » le niveau de risque lié à la gestion financière et au crédit d’un projet destiné à améliorer la sécurité des chemins de fer égyptiens. Cette décision intervient après le constat que l’indicateur principal de sécurité n’avait pas progressé à la fin de 2025.

Lancé en août 2021, ledit projet porte entre autres sur la modernisation de la signalisation, l’amélioration de la gestion des actifs ferroviaires, le renforcement des dispositifs de sécurité et le développement des capacités de l’Autorité nationale des chemins de fer égyptiens.

Un indicateur de sécurité toujours inchangé

L’un des principaux objectifs du programme était de réduire le risque de décès et de blessures graves sur le réseau. Or, l’indicateur mesurant ce risque est resté à 0,56 décès ou blessures graves par milliard de voyageurs-kilomètres, soit exactement son niveau de référence avant le lancement du projet. L’objectif fixé est de ramener cet indicateur à 0,44 d’ici mars 2027. Mais la dernière évaluation montre qu’à fin décembre 2025, aucune amélioration n’avait encore été enregistrée.

Le projet concerne notamment un axe ferroviaire de 763 kilomètres reliant Alexandrie, Le Caire et Nagaa Hammadi, dans le sud du pays. Certaines avancées sont toutefois enregistrées. Le taux de ponctualité des trains est passé de 75 % à 90 % en décembre 2025, dépassant l’objectif fixé. La mise en œuvre du système de gestion de la sécurité a également atteint 81 %, contre un objectif de 80 %. Mais ces progrès opérationnels ne se sont pas encore traduits par une baisse mesurable du principal indicateur de risque pour les passagers.

Le volet financier constitue une autre source de préoccupation. Le montant du prêt, après révision, atteint 421,2 millions de dollars, mais seulement 200,82 millions de dollars, soit 47,68 %, avaient été décaissés au moment de la dernière évaluation. Il reste donc 220,38 millions de dollars à mobiliser. Le projet doit actuellement arriver à échéance le 30 septembre 2027, ce qui réduit la marge de manœuvre pour utiliser la totalité des fonds dans les délais impartis. La Banque mondiale estime néanmoins que les objectifs de développement restent réalisables, malgré les retards accumulés.

Une succession d’accidents

Ces difficultés prennent une dimension particulière au regard des accidents enregistrés sur les lignes concernées depuis le lancement du projet. Les incidents recensés ces dernières années comprennent des collisions, des accidents impliquant des piétons et plusieurs déraillements de trains ou de wagons de marchandises. En octobre 2024, la collision entre une locomotive et l’arrière d’un train-couchettes entre Abou Qorqas et Minya avait notamment provoqué la chute de plusieurs éléments du train dans le canal d’Ibrahimiyah et fait trois morts.

Les incidents se sont poursuivis en 2025 avec plusieurs sorties de voie de wagons de marchandises et de trains de voyageurs. En 2026, des accidents impliquant des piétons ainsi que de nouveaux incidents ferroviaires ont encore été signalés dans plusieurs gouvernorats, notamment à Beni Souef, Sohag, Qena et Minya. Ces événements ne constituent pas, à eux seuls, une statistique exhaustive de l’ensemble des accidents du réseau. Ils illustrent néanmoins la persistance de risques que le programme financé par la Banque mondiale devait précisément contribuer à réduire.

Les statistiques officielles égyptiennes confirment par ailleurs que les accidents de véhicules et de trains font l’objet d’un suivi annuel par l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS).

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L’Algérie veut moderniser ses ports et simplifier l’investissement

10. September 2026 um 14:40

L’Algérie engage une nouvelle réorganisation de ses ports commerciaux, avec l’objectif de spécialiser chaque infrastructure dans certains secteurs et de mieux répartir les flux d’importation et d’exportation.

L’Algérie veut revoir en profondeur l’organisation de ses ports commerciaux. Le président Abdelmadjid Tebboune a chargé le gouvernement d’élaborer un dispositif permettant de spécialiser les différents ports dans des activités ou secteurs déterminés, afin de mieux répartir les opérations d’importation et d’exportation et de dynamiser les échanges commerciaux.

La décision a été prise le 9 septembre lors d’une réunion gouvernementale consacrée au secteur de l’investissement, en présence notamment des ministres des Finances, de l’Industrie, du Commerce, de l’Agriculture et du Travail, ainsi que de représentants des Douanes et de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement.

Dans ce nouveau schéma, le port de Mostaganem, dans l’ouest du pays, sera exclusivement dédié aux opérations d’importation réalisées par les entreprises et établissements publics. L’objectif est de répartir plus efficacement l’activité portuaire entre les différentes infrastructures nationales.

Cette idée de spécialisation n’est toutefois pas nouvelle. Elle avait été avancée dès août 2022 par l’ancien ministre des Transports, Abdallah Moundji, dans le cadre d’une réflexion visant à réorganiser le trafic maritime commercial et à répartir les activités entre les ports selon une logique plus équilibrée.

Pour les autorités algériennes, la spécialisation doit notamment permettre de corriger les déséquilibres actuels entre les ports. Certaines infrastructures concentrent une part importante du trafic, tandis que d’autres restent sous-exploitées. Cette situation contribue à la congestion portuaire et entraîne des coûts supplémentaires liés à l’attente prolongée des navires au large.

La réforme vise ainsi à réduire les temps d’attente, améliorer la fluidité des opérations et optimiser les capacités existantes, plutôt que de faire reposer l’amélioration du commerce extérieur uniquement sur la construction de nouvelles infrastructures.

Cette orientation intervient alors que l’Algérie cherche plus largement à renforcer ses infrastructures logistiques et à moderniser la gestion de ses ports. Des mesures précédentes avaient notamment porté sur l’extension des horaires de travail dans plusieurs grands ports commerciaux afin de fonctionner en continu, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

Le foncier industriel au cœur de la réforme

La réforme portuaire s’accompagne d’une autre mesure destinée à soutenir l’investissement : le lancement immédiat d’un recensement national du foncier industriel. Le gouvernement veut disposer d’une base de données précise sur les terrains disponibles et ceux déjà affectés à des projets industriels. L’objectif est de mieux connaître les réserves foncières mobilisables et de les intégrer dans une véritable cartographie nationale de l’investissement.

Selon des données présentées au Parlement en avril dernier par l’ancien ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, le portefeuille foncier industriel comptait 1 675 terrains disponibles, représentant une superficie totale supérieure à 3 100 hectares. Parmi eux, 1 427 terrains étaient destinés à l’investissement industriel.

Depuis 2022, la gestion du foncier industriel a été progressivement retirée aux autorités locales au profit de l’Agence nationale du foncier industriel, avec l’ambition de réduire les délais d’accès aux terrains nécessaires à la réalisation des projets.

Le « guichet unique » doit devenir opérationnel

Autre volet de la réforme : l’activation effective du « guichet unique » destiné aux investisseurs. Abdelmadjid Tebboune a demandé sa mise en service effective d’ici à la fin septembre 2026, afin de réduire les procédures administratives et de faciliter la réalisation des projets.

Le président algérien a également ordonné l’accélération de la numérisation des procédures d’investissement, en coordination notamment avec les services fiscaux, les Domaines de l’État et les Douanes.

La digitalisation de l’administration économique constitue depuis plusieurs années l’un des axes majeurs de la politique gouvernementale. Mais sa mise en œuvre a rencontré des résistances. En février 2025, Tebboune avait évoqué l’existence de blocages au sein de certaines administrations et accusé des intérêts financiers de s’opposer à la numérisation de plusieurs services économiques. Une commission d’enquête avait alors été chargée d’identifier les responsables de ces entraves.

Avec la spécialisation des ports, le recensement du foncier industriel et la généralisation du guichet unique, Alger cherche donc à agir simultanément sur trois maillons essentiels de la chaîne économique : la logistique, le foncier et les procédures administratives. L’enjeu est de réduire les coûts et les délais qui pèsent encore sur le commerce extérieur et l’investissement, tout en améliorant l’utilisation des infrastructures existantes.

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Iran : les conseillers de Trump redoutent une guerre prolongée

10. September 2026 um 11:11

Alors que Donald Trump assure publiquement que la guerre contre l’Iran prendra fin immédiatement après les élections américaines de mi-mandat, plusieurs de ses principaux conseillers redoutent en privé un scénario beaucoup plus long.

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran s’apprête à franchir le cap des sept mois, bien au-delà de l’objectif initial fixé par Donald Trump: six semaines. Selon le Wall Street Journal, cité par Reuters, le vice-président JD Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio et d’autres hauts responsables ont discuté avec Trump de l’hypothèse d’une poursuite du conflit au-delà du 20 janvier 2029, date prévue pour l’investiture du prochain président américain.

Ces évaluations reposeraient notamment sur la capacité de Téhéran à continuer de résister à la pression américaine malgré les sanctions, le blocus naval et les opérations militaires.

Le président américain continue pourtant d’afficher sa confiance dans une résolution rapide du conflit. Mercredi 9 septembre, Donald Trump a déclaré que la guerre devrait se terminer « immédiatement après » les élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre 2026.

Selon lui, l’Iran chercherait à prolonger le conflit afin d’influencer le scrutin américain, mais ne disposerait plus des moyens de résister durablement à la pression exercée par Washington. Trump a également reconnu que des négociations restaient possibles, tout en précisant qu’elles ne constituaient pas actuellement la voie privilégiée par son administration. Cette position contraste donc fortement avec les évaluations rapportées par le Wall Street Journal.

Le facteur électoral

La durée du conflit est devenue un enjeu politique majeur pour Donald Trump et le Parti républicain à l’approche des élections de mi-mandat. La hausse des prix de l’essence et du diesel, directement liée aux perturbations provoquées par le conflit et aux tensions autour du détroit d’Ormuz, pèse de plus en plus sur le pouvoir d’achat des Américains. Le Brent a ainsi dépassé 100 dollars le baril cette semaine, pour la première fois depuis juillet.

Cette situation complique la position de la Maison Blanche : prolonger la guerre risque d’alimenter le mécontentement électoral, tandis qu’une sortie précipitée du conflit pourrait être présentée comme un recul stratégique.

Le contrôle et la sécurisation du détroit d’Ormuz constituent désormais l’un des principaux points de confrontation. L’Iran a récemment attaqué plusieurs navires dans la région, tandis que les États-Unis ont intensifié leurs opérations navales et détruit plusieurs pétroliers iraniens. Ces affrontements ont fortement réduit les flux d’hydrocarbures transitant par cette voie maritime stratégique.

Le risque d’une crise durable dépasse ainsi largement le cadre militaire. Une perturbation prolongée du trafic dans le Golfe pourrait maintenir les prix de l’énergie à des niveaux élevés, alimenter l’inflation mondiale et compliquer les décisions des grandes banques centrales.

Le spectre d’une « guerre sans fin »

Cette perspective inquiète également d’anciens responsables américains. A l’instar de l’ancien secrétaire à la Défense, Leon Panetta, qui estime que le conflit pourrait se prolonger d’au moins six mois et risquer de devenir une nouvelle « guerre sans fin » au Moyen-Orient, comparable par certains aspects aux interventions américaines en Irak et en Afghanistan.

Le problème stratégique de Washington est donc de plus en plus évident : la pression économique et militaire n’a pas encore contraint Téhéran à accepter les conditions américaines, tandis que les deux camps semblent disposer de suffisamment de ressources pour maintenir une confrontation prolongée.

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Trump promet 5 000 dollars à chaque Américain en cas de victoire des républicains

10. September 2026 um 10:10

Donald Trump a promis de verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si les républicains conservent le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat lors des élections de mi-mandat du 3 novembre. Baptisée « Trump dividend », cette proposition pourrait coûter environ 1 350 milliards de dollars et nécessiterait l’approbation du Congrès.

Donald Trump a placé les élections américaines de mi-mandat au cœur de son offensive politique en promettant une importante distribution d’argent aux électeurs. Lors du premier grand rassemblement national organisé par le Parti républicain spécifiquement en vue des midterms, mercredi 9 septembre à Dallas, le président américain a annoncé qu’il souhaitait verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si son parti conservait le contrôle des deux chambres du Congrès.

Trump a présenté cette mesure comme un « dividende » versé aux Américains, en référence au partage des bénéfices d’une entreprise avec ses actionnaires. Mais il n’a fourni ni calendrier précis, ni mécanisme définitif de financement. Selon les estimations disponibles, une telle opération représenterait environ 1 350 milliards de dollars si elle concernait quelque 270 millions d’adultes américains.

Une promesse au coût colossal

Le montant annoncé place immédiatement la proposition au centre du débat budgétaire. Le coût potentiel de 1 350 milliards de dollars représente une somme considérable dans un pays confronté à une dette publique supérieure à 40 000 milliards de dollars et à un déficit budgétaire annuel qui demeure très élevé.

La Maison-Blanche n’a pas encore présenté de dispositif législatif détaillé permettant de financer ces paiements. De son côté, le vice-président JD Vance a laissé entendre que les Américains les plus aisés pourraient être exclus du dispositif et que les recettes douanières pourraient contribuer à son financement. Mais les recettes issues des droits de douane seraient très loin, à elles seules, de couvrir une facture potentielle de plus de 1 000 milliards de dollars.

La proposition devrait en outre obtenir l’aval du Congrès. Trump ne dispose pas, à lui seul, du pouvoir de déclencher une telle distribution de fonds publics. Sa promesse relève donc pour l’instant davantage de l’engagement électoral que d’un programme budgétaire concrètement arrêté.

Un pari électoral assumé

Cette annonce intervient à moins de deux mois des élections du 3 novembre 2026, au cours desquelles l’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants et environ un tiers du Sénat seront renouvelés.

Trump cherche ouvertement à faire de ces élections un référendum sur sa présidence. Lors de son discours de Dallas, il a demandé aux électeurs de considérer qu’il figurait lui-même sur les bulletins de vote et a promis de multiplier les déplacements dans les États et circonscriptions disputés au cours des semaines précédant le scrutin.

Cette stratégie traduit aussi la volonté du président de reprendre l’initiative alors que les républicains sont confrontés à plusieurs difficultés politiques. Les inquiétudes concernant le coût de la vie, la guerre avec l’Iran et la popularité en baisse de Trump constituent autant de facteurs susceptibles de peser sur le vote de novembre.

Une nouvelle version du « chèque Trump »

La promesse de 5 000 dollars rappelle une précédente proposition du président. Trump avait déjà évoqué l’idée d’un « dividende tarifaire » de 2 000 dollars, qui n’avait finalement pas été mis en œuvre. La nouvelle promesse est toutefois d’une ampleur nettement supérieure. Elle intervient au moment où Trump cherche à présenter sa politique commerciale et les droits de douane comme une source de revenus permettant de redistribuer une partie des gains aux Américains.

Au-delà de sa faisabilité économique et juridique, le « dividende Trump » constitue surtout un nouvel instrument de campagne. À travers cette promesse spectaculaire, le président américain cherche à transformer les midterms en un choix direct entre son administration et les démocrates, tout en donnant à ses électeurs une incitation financière particulièrement visible à se rendre aux urnes.

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Pétrole : le Brent franchit à nouveau le seuil des 100 dollars

10. September 2026 um 09:41

Le Brent pour livraison novembre a progressé de 3,29 dollars, soit 3,4 %, pour clôturer à 101,21 dollars le baril, après avoir atteint 101,58 dollars en séance. Le WTI américain a gagné 3,02 dollars, soit 3,25 %, à 96,05 dollars. Les deux références ont ainsi atteint leur plus haut niveau depuis le 22 mai 2026. Le Brent avait déjà brièvement dépassé les 100 dollars en juillet, avant de retomber sous ce seuil.

Depuis le début du mois de septembre, les cours ont fortement accéléré. Le Brent affiche désormais une progression d’environ 25 % depuis le début du mois d’août et de plus de 60 % depuis le début de l’année.

Cette nouvelle flambée intervient après une série d’attaques visant des navires et des infrastructures énergétiques. L’Iran a annoncé avoir attaqué dix navires à proximité du détroit d’Ormuz, tandis que les forces américaines ont détruit cinq pétroliers iraniens. Parallèlement, les rebelles houthis, alliés de Téhéran, ont mené des attaques contre des installations énergétiques en Arabie saoudite…

Des stocks mondiaux de plus en plus sollicités

Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), les stocks mondiaux ont diminué d’environ 400 millions de barils depuis le début de l’année. Cette tendance devrait se poursuivre jusqu’à la fin de 2026.

La production pétrolière du Moyen-Orient est également fortement affectée. Les capacités mises à l’arrêt dans la région ont atteint 6,7 millions de barils par jour en août, contre 5 millions en juillet. L’EIA estime que les interruptions devraient encore représenter en moyenne 5,7 millions de barils par jour au quatrième trimestre. Elle ne prévoit pas un retour complet de la production et des exportations régionales aux niveaux d’avant-guerre avant le deuxième trimestre 2027.

Face à cette dégradation des perspectives, l’EIA a relevé mercredi ses prévisions de prix, et table désormais sur un prix moyen du Brent de 91 dollars le baril en 2026, soit près de 5 % de plus que sa précédente estimation. Le WTI est attendu en moyenne à 84,65 dollars.

Ces prévisions ont toutefois été établies avant la dernière aggravation des tensions. Elles pourraient donc encore être révisées si les attaques contre les navires et les infrastructures énergétiques se poursuivent…

Le marché face au risque d’une crise prolongée

La question centrale pour les marchés est désormais la durée des perturbations. Tant que le trafic maritime à travers le détroit d’Ormuz restera fortement réduit et que les infrastructures énergétiques de la région seront exposées aux attaques, la prime géopolitique devrait rester élevée.

À court terme, l’évolution des cours dépendra donc moins de la demande mondiale que de la capacité des États-Unis et de l’Iran à éviter une nouvelle extension du conflit et à rétablir la circulation normale des hydrocarbures dans le Golfe.

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Empfangen — 09. September 2026 Leconomiste Maghrebin

OCDE – PISA 2025 : la lecture décroche en France et dans le monde

09. September 2026 um 16:39

Les performances en lecture des élèves de 15 ans connaissent un net recul dans la plupart des pays de l’OCDE. En France, le score tombe à 456 points, contre 474 en 2022, confirmant une dégradation qui touche également les mathématiques. L’essor des écrans, les difficultés de concentration et les nouveaux usages de l’intelligence artificielle alimentent les interrogations.

Publié le 8 septembre 2026, le rapport PISA 2025 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) constitue l’une des évaluations internationales les plus larges jamais réalisées. Quelque 760 000 élèves de 15 ans, répartis dans 91 pays et économies, ont participé à cette édition.

Le constat est particulièrement sévère en matière de lecture. La moyenne des pays de l’OCDE atteint 466 points en 2025, contre 482 en 2022. Depuis 2015, le recul atteint 28 points, soit l’équivalent d’environ un an et demi d’apprentissage.

Selon l’OCDE, environ trois pays ou économies sur quatre disposant de données comparables ont enregistré une baisse significative des performances en lecture entre 2018 et 2025.

 

Lire aussi :PISA 2025 : l’Asie confirme sa domination, le Maroc à la peine et un Maghreb largement absent

 

Cette dégradation ne se limite d’ailleurs pas à la lecture. Les performances moyennes en mathématiques ont également fortement diminué, tandis que les résultats en sciences se sont davantage stabilisés sur la période récente. L’OCDE estime désormais qu’environ un élève de 15 ans sur cinq est en difficulté dans chacune des trois disciplines évaluées.

La France passe sous la moyenne de l’OCDE

La France n’échappe pas à cette tendance. Les élèves français obtiennent en 2025 un score de 456 points en compréhension de l’écrit, contre 474 points en 2022. Ce résultat place la France sous la moyenne de l’OCDE et parmi les niveaux les plus faibles jamais enregistrés par le pays dans l’enquête PISA.

Le recul français ne concerne pas uniquement la lecture. L’OCDE relève également une baisse des performances en mathématiques, tandis que le niveau en sciences reste globalement comparable à celui de 2022. Dans l’ensemble, les résultats français de 2025 figurent parmi les plus faibles mesurés par PISA.

Le phénomène est d’autant plus préoccupant que les inégalités sociales continuent de peser fortement sur les performances scolaires. L’OCDE souligne que l’origine socioéconomique demeure un déterminant majeur des résultats des élèves.

La « lecture hâtive » gagne du terrain

Au-delà du recul des scores, l’enquête met en évidence une transformation des pratiques de lecture. Les adolescents sont de plus en plus exposés à des flux continus d’informations numériques, favorisant une consultation rapide des contenus plutôt qu’une lecture approfondie.

Cette évolution alimente les inquiétudes sur la capacité des jeunes à comprendre des textes complexes, à hiérarchiser l’information et à distinguer les sources fiables des contenus trompeurs.

L’OCDE relève notamment que moins de la moitié des élèves des pays membres déclarent vérifier systématiquement la crédibilité des sources d’information tout en privilégiant les données scientifiques par rapport au simple « bon sens ».

L’intelligence artificielle, nouvel enjeu scolaire

L’arrivée massive des outils d’intelligence artificielle ajoute une nouvelle dimension au problème. L’OCDE met en garde contre une utilisation de l’IA qui remplacerait l’effort personnel plutôt que de renforcer l’apprentissage.

Les élèves utilisant fréquemment l’IA pour certaines tâches scolaires, notamment résumer des textes, rédiger ou effectuer des recherches, obtiennent des résultats plus faibles en sciences que ceux qui ne l’utilisent pas dans ce cadre. L’écart peut atteindre 20 points, soit environ une année de scolarité.

L’organisation ne préconise toutefois pas de bannir la technologie. Elle estime au contraire que l’IA et les outils numériques peuvent contribuer à améliorer l’apprentissage lorsqu’ils sont utilisés de manière ciblée et sous l’encadrement des enseignants.

Un avertissement pour les systèmes éducatifs

Le rapport PISA 2025 dépasse ainsi la seule question du niveau scolaire. Il pose celle de la capacité des systèmes éducatifs à préserver l’attention, la compréhension et l’esprit critique à l’heure de la multiplication des écrans et des outils numériques.

Pour l’OCDE, le redressement passe notamment par un enseignement davantage centré sur les fondamentaux, un investissement dans les enseignants, un accompagnement ciblé des élèves en difficulté et une implication accrue des familles.

Le recul de la lecture apparaît dès lors comme l’un des signaux les plus préoccupants de cette nouvelle édition de PISA : derrière une baisse statistique des scores se dessine une question plus profonde sur la capacité des jeunes générations à lire, comprendre, vérifier et penser dans un environnement saturé d’informations.

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Berlin : semaine cruciale pour le budget et la dette allemande

09. September 2026 um 15:22

Le ministre des Finances et président du Parti social-démocrate allemand (SPD), Lars Klingbeil, vient de soumettre mardi 8 septembre au Parlement fédéral le projet de budget de l’État pour 2027. Les dépenses prévues s’élèvent à 555,4 milliards d’euros. Soit une légère augmentation par rapport à l’année en cours.

Les nouveaux emprunts s’élèvent à 118,7 milliards d’euros, contre 98 milliards en 2026. Ce montant n’inclut pas les prêts du Fonds spécial pour les infrastructures et la défense. Si ces derniers sont inclus, les emprunts du gouvernement allemand pour 2027 avoisineront les 200 milliards d’euros.

Le discours du ministre des Finances au Bundestag marque le début d’une semaine de délibérations cruciales. Jusqu’à vendredi, les députés examineront en détail les dépenses de chaque ministère, telles que prévues dans le projet de budget du gouvernement fédéral. L’intervention du chancelier Friedrich Merz, mercredi, est attendue avec impatience. D’autres délibérations suivront, le budget devant être adopté en décembre.

Alertes des agences de notation

Avant même le début des débats parlementaires, les agences de notation européennes et américaines alertent Berlin sur le fait que l’explosion de la dette entraîne une hausse significative des charges d’intérêts, c’est-à-dire du coût du refinancement. « Bien que l’Allemagne continue de bénéficier de conditions de financement relativement favorables, le service de la dette est alourdi par la hausse des taux d’intérêt et l’augmentation des nouveaux emprunts », écrit Margaretha Wegner, analyste chez Fitch spécialisée sur l’Allemagne, dans l’édition dominicale du journal Die Welt.

De son côté, Julian Zimmermann, analyste au sein du cabinet européen Scope, prévient que « lorsque la part du budget consacrée au service de la dette augmente, les fonds disponibles pour d’autres priorités politiques diminuent. Cela accentue la pression pour stabiliser les finances publiques et réduire les déficits à long terme. »

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Trump interdit l’importation de certains produits canadiens aux Etats-Unis

09. September 2026 um 14:00

Donald Trump a intensifié son différend commercial avec le Canada, en interdisant l’importation de certains produits canadiens aux États-Unis et en augmentant les droits de douane sur d’autres.

Cette annonce fait suite à l’imposition par Ottawa de nouveaux droits de douane sur les importations américaines en réponse aux droits de douane supplémentaires annoncés par Washington le 22 août sur les importations canadiennes. Les produits canadiens interdits d’importation aux États-Unis comprennent les boissons alcoolisées, les produits laitiers et les motos de grosse cylindrée. Cette interdiction entrera en vigueur le 29 septembre, conformément à un décret présidentiel.

De plus, à compter du 15 septembre, des droits de douane supplémentaires de 50 % seront imposés sur une gamme de produits, allant des matelas aux voiturettes de golf, en passant par les bateaux à moteur. En revanche, certains produits canadiens seront exemptés des droits de douane supplémentaires, bien que la liste soit nettement plus courte. Le papier toilette en fait partie.

Pour justifier l’interdiction d’importer des boissons alcoolisées canadiennes, Trump a cité le boycott des boissons alcoolisées américaines par les Canadiens. Depuis l’an dernier, les vins américains et autres boissons alcoolisées ont disparu des rayons des magasins dans la plupart des provinces canadiennes. Les Canadiens ont ainsi voulu exprimer leur mécontentement face aux nouveaux tarifs douaniers américains, mais aussi face aux propositions répétées de Trump de faire du Canada le 51e État des États-Unis.

Pari

Le ministre canadien des Relations avec les États-Unis, Dominique LeBlanc, a déclaré à X qu’Ottawa « examinait » ces mesures « injustifiées ». Tout en ajoutant qu’il était en contact avec le représentant au commerce de la Maison Blanche, Jamieson Greer. « Lorsque les États-Unis seront prêts au dialogue, notre gouvernement travaillera de bonne foi et de manière constructive à la création de relations commerciales plus sûres et mutuellement avantageuses qui respectent pleinement la souveraineté canadienne », a-t-il ajouté.

De son côté, le Premier ministre canadien, Mark Carney, a averti que la stratégie de son gouvernement visant à réduire la dépendance envers les États-Unis aurait des « coûts » économiques à court terme. Mais il prend un risque économique considérable. Près de 60 % des importations canadiennes proviennent des États-Unis et environ 70 % des exportations canadiennes sont destinées à ce voisin.

Dans le même temps, Trump a annoncé l’exclusion des entreprises canadiennes du programme de contrats gouvernementaux américains, selon un message publié sur Truth Social.

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En Chine, l’inflation repart à la hausse, alimentée par le pétrole et l’IA

09. September 2026 um 11:54

L’inflation refait surface en Chine, expliquée par la hausse des prix de l’énergie et la demande croissante de produits liés à l’intelligence artificielle.

L’indice des prix à la consommation en Chine a progressé de 0,8 % en août sur un an, annonce ce mercredi le Bureau national des statistiques. Cette hausse, conforme aux prévisions des analystes, est plus marquée que celle de juillet (0,5 %) et constitue la première augmentation de l’inflation depuis avril.

Parallèlement, l’indice des prix à la production progresse de 3,8 %, contre 3,5 % en juillet. Il dépasse les prévisions qui tablaient sur une hausse de 3,6 %. L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l’énergie, atteint 1 %, enregistrant ainsi sa première hausse en quatre mois.

D’après Dong Liujuan, statisticienne au Bureau national des statistiques, les prix de l’énergie ont contribué à hauteur de 0,28 point de pourcentage à la hausse annuelle de l’indice des prix à la consommation. Parallèlement, les prix de certains produits alimentaires ont commencé à augmenter en raison de facteurs saisonniers et des conditions météorologiques, avec des hausses mensuelles pour les légumes frais, les œufs et le porc.

Cette évolution survient quelques mois seulement après que la Chine est sortie d’une période de déflation historique. Alors que son économie continue de faire face à une faible demande des consommateurs et à un ralentissement de la croissance.

Le pétrole et le Moyen-Orient

Par ailleurs, les pressions inflationnistes pourraient s’intensifier davantage en raison de la crise géopolitique au Moyen-Orient. La reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran a ravivé les craintes de perturbations plus graves du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, affectant l’approvisionnement en pétrole, en gaz et en autres matières premières.

A cet égard, le prix du pétrole brut Brent avoisine les 100 dollars le baril ce mercredi. Et ce, suite à l’attaque américaine contre des pétroliers iraniens près de l’île de Kharq, l’un des principaux centres d’exportation de pétrole brut d’Iran.

Ainsi, la hausse des prix internationaux de l’énergie crée un problème supplémentaire pour la Chine, car les entreprises doivent faire face à des coûts de production plus élevés. Tandis que la faiblesse de la demande des consommateurs limite leur capacité à répercuter pleinement la hausse des coûts sur les prix finaux.

L’explosion de l’intelligence artificielle

Outre l’énergie, un autre facteur contribuant à la hausse des prix est la demande explosive de semi-conducteurs et de produits électroniques, liée à d’énormes investissements dans l’intelligence artificielle.

Le prix de certaines puces a augmenté jusqu’à 700 % en un an. Alors que des hausses importantes sont également enregistrées pour les métaux non ferreux, comme le cuivre, les marchés anticipant une éventuelle augmentation des droits de douane américains sur les importations de métaux travaillés.

La demande engendrée par le développement de l’intelligence artificielle commence également à se répercuter sur les prix des produits de consommation. Les prix des tablettes, des ordinateurs et des téléphones portables ont augmenté de plus de 10 % par an, reflétant le cycle d’investissement mondial créé autour de l’intelligence artificielle.

Les prix de l’or ont également augmenté. La hausse des cours internationaux le mois dernier a alimenté l’inflation dans la catégorie « biens et services divers », qui inclut les bijoux. Cette catégorie a progressé de 7,3 % sur un an. Tandis que le prix des bijoux en or a augmenté de 34 %.

L’indice des prix à la production a continué de refléter principalement les hausses des prix des matières premières et des produits finis, impactés par la flambée des coûts du pétrole et des semi-conducteurs. Les secteurs du charbon, des métaux, de l’énergie, de la chimie et de l’électronique ont enregistré des augmentations significatives de leurs prix à la production.

Il convient de souligner en particulier la hausse des prix départ usine des biens de consommation durables, qui ont augmenté de 1,2 % en août , enregistrant ainsi le taux de croissance le plus rapide depuis que ces données sont disponibles (1996).

Selon les estimations de Bloomberg Economics, la hausse de l’inflation en Chine en août semble principalement due à des tensions sur l’offre plutôt qu’à une demande accrue. Les pressions inflationnistes restent donc concentrées sur un segment relativement restreint de l’économie, l’énergie, l’électronique et les matières premières jouant un rôle prépondérant.

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Une panne informatique sème le chaos dans les aéroports britanniques

09. September 2026 um 11:36

Après une journée de chaos dans les aéroports britanniques, le trafic aérien reste perturbé mercredi 9 septembre à la suite d’une importante panne technique ayant affecté le système de contrôle aérien du Royaume-Uni.

La défaillance, survenue mardi 8 septembre, a touché le système de traitement des données de National Air Traffic Services (NATS), l’organisme chargé du contrôle de la circulation aérienne britannique. Elle a provoqué des restrictions importantes dans plusieurs grands aéroports, notamment Heathrow, Gatwick, Manchester et Birmingham.

Selon les données de Flight Radar24, environ 1 300 vols ont été annulés mardi. Tandis que des centaines d’autres ont subi des retards. Pour ce mercredi, au moins 177 vols avaient déjà été supprimés; alors que les compagnies aériennes s’efforçaient de repositionner leurs appareils et leurs équipages.

NATS a indiqué avoir identifié le problème et mis en place une solution permettant au système de reprendre progressivement son fonctionnement.

Les autorités et les professionnels du secteur soulignent que l’incident ne correspond pas exactement aux précédentes perturbations majeures ayant frappé le contrôle aérien britannique. La panne de mardi est liée à un problème technique du système de traitement des données de vol de NATS. Alors que l’incident de 2023 avait notamment affecté le traitement automatique des plans de vol et provoqué une paralysie beaucoup plus large du trafic aérien.

Cette nouvelle défaillance ravive néanmoins les interrogations sur la robustesse des infrastructures britanniques de contrôle aérien. En 2024, l’autorité britannique de l’aviation civile avait déjà demandé à NATS de revoir ses dispositifs de secours après l’incident de 2023.

L’Autorité britannique de l’aviation civile a annoncé qu’elle examinerait les circonstances de la panne et déterminerait si des mesures supplémentaires étaient nécessaires.

Si le système de contrôle aérien fonctionne désormais normalement, les conséquences de la panne pourraient donc se prolonger plusieurs jours. Le déplacement des avions et des équipages, ainsi que l’accumulation des retards et des annulations, rendent en effet le retour à un programme normal particulièrement difficile…

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Empfangen — 08. September 2026 Leconomiste Maghrebin

Le yen atteint son plus haut niveau depuis 7 mois face au dollar

08. September 2026 um 12:46

Le yen a atteint mardi 8 septembre son plus haut niveau en sept mois face au dollar. Les cambistes continuant de liquider leurs positions courtes dans un contexte d’anticipations croissantes d’une hausse des taux d’intérêt par la Banque du Japon.

En début de séance ce mardi, le yen a atteint 153,53 contre le dollar, dépassant les niveaux atteints lorsque le gouvernement japonais est intervenu pour soutenir la monnaie en juillet. Cette hausse s’ajoute à une augmentation de 1,2 % du yen lors d’une séance de Bourse calme lundi, en raison d’un jour férié aux États-Unis. Ce qui porte la devise japonaise à environ 4 % par rapport au niveau d’environ 160 yens pour un dollar qu’elle a atteint la semaine dernière.

Les opérateurs et les analystes estiment qu’une combinaison de facteurs, notamment les paris sur une accélération du resserrement monétaire de la Banque du Japon, la possibilité que les investisseurs japonais rapatrient leurs fonds et les pressions politiques américaines, entraînent actuellement un changement radical de la trajectoire de cette monnaie en difficulté.

L’attention du marché se porte désormais sur les données relatives à l’inflation américaine qui seront publiées cette semaine, les dernières données clés avant la réunion du Comité fédéral de l’Open Market (FOMC) des 15 et 16 septembre. Les opérateurs estimant à 60 % la probabilité d’une hausse des taux d’intérêt américains ce mois-ci, suite au rapport sur l’emploi non agricole de vendredi, plus favorable que prévu.

Les investisseurs surveillent également les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et leurs implications sur l’inflation après que l’Iran a menacé lundi de riposter à toute nouvelle attaque américaine visant ses actifs. Tout en avertissant que les infrastructures énergétiques de toute la région sont menacées, y compris les intérêts américains dans le secteur pétrolier et gazier.

Les prix du pétrole se sont maintenus près de leur plus haut niveau en six semaines, le prix du Brent restant supérieur à 97 dollars le baril.

De son côté, le yuan chinois s’est maintenu stable sur le marché offshore, proche de son plus haut niveau en trois ans et demi, à 6,708 contre le dollar. Et ce, dans l’attente des données commerciales prévues plus tard dans la journée. Lesquelles devraient montrer une croissance plus rapide des exportations du pays au cours du mois d’août.

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L’or progresse dans un contexte de dollar plus faible

08. September 2026 um 12:10

Les cours de l’or ont légèrement progressé ce mardi, le dollar s’étant affaibli, l’attention étant portée sur les prochaines données concernant l’inflation aux Etats-Unis.

L’or au comptant a progressé de 0,43 % à 4 423,23 dollars l’once. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en décembre ont reculé de 0,19 % à 4 468 dollars. L’indice du dollar a reculé de 0,3 %, rendant les métaux libellés en dollars moins chers pour les acheteurs détenant d’autres devises, selon Reuters.

Les cours de l’or ont chuté le 4 septembre après la publication de données montrant une forte accélération de la croissance de l’emploi aux États-Unis au cours du mois d’août; tandis que le taux de chômage restait stable à 4,1 %. Bien que l’or soit reconnu comme une protection contre l’inflation, la hausse des taux d’intérêt réduit l’attrait de ce métal qui ne rapporte pas d’argent.

La Deutsche Bank prévoit désormais que la Banque centrale européenne (BCE) relèvera ses taux d’intérêt de 25 points de base en décembre, en plus de la hausse déjà prévue en septembre, les risques persistants dans le secteur de l’énergie continuant de peser sur les anticipations d’inflation.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent a progressé de 0,82 % sur le marché au comptant pour atteindre 66,70 dollars l’once, le platine de 0,1 % à 1 833,42 dollars et le palladium de 0,48 % à 1 399,01 dollars.

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Le Bitcoin sous les 79 000 $ sous la pression de la Fed et du pétrole

08. September 2026 um 10:25

Le Bitcoin sous les 79 000 dollars ($) ce mardi, prolongeant son repli depuis le sommet des trois derniers mois atteint la semaine dernière. Alors que des données sur l’emploi américain plus solides que prévu ont ravivé les anticipations d’une hausse des taux de la Réserve fédérale…

La plus grande cryptomonnaie du monde s’échangeait en dernier lieu en baisse de 1,6 % à 78.406,5 $ mardi 8 septembre. Elle avait brièvement dépassé les 82 000 $ la semaine dernière avant de reculer suite au rapport sur l’emploi américain publié vendredi. En effet, ce rapport révèle que les employeurs américains ont créé 162 000 emplois en août, soit près du triple des prévisions des économistes.

Ces données ont porté la probabilité implicite de marché d’une hausse de taux de 25 points de base de la Fed lors de la réunion du 16 septembre à environ 60 %, selon le CME FedWatch.

Des taux d’intérêt plus élevés pèsent généralement sur le Bitcoin et les autres actifs sensibles au risque, en renforçant l’attrait des placements rémunérateurs et en resserrant les conditions financières. Les rendements des bons du Trésor américain ont également progressé, le rendement à 10 ans s’établissant autour de 4,8 %. Les investisseurs attendent désormais les prix à la production américains jeudi et les données sur l’inflation à la consommation vendredi, dernières publications majeures sur l’inflation avant la réunion de la Fed.

Les prix du pétrole constituent un obstacle supplémentaire. Le Brent a grimpé à environ 98$ le baril ce mardi, son niveau le plus élevé depuis environ six semaines. Alors que l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran suscitait des inquiétudes quant aux perturbations de l’approvisionnement et du transport maritime à travers le détroit d’Ormuz..

Les altcoins prolongent leurs pertes

La plupart des altcoins reculent, prolongeant leurs pertes dans un contexte de prudence généralisée. L’Ethereum, deuxième crypto mondiale, a perdu 1,3 % à 2 466,92 $. Le XRP, troisième, a chuté de 1,8 % à 1,38 $. Solana a reculé de 2,3%; tandis que Cardano a baissé de 1,1 %.

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L’Iran menace d’une zone d’exclusion maritime dans le Golfe

08. September 2026 um 08:41

L’Iran a menacé de répondre à la « guerre économique » américaine par une zone d’exclusion maritime dans le Golfe Persique. Tandis que les attaques des Houthis du Yémen ont exacerbé les tensions autour des approvisionnements énergétiques régionaux.

Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré lundi 7 septembre sur X que Washington avait reçu un « avertissement clair » de la part des nouveaux missiles iraniens et que toute guerre économique serait contrée par une zone d’exclusion maritime s’étendant à travers le Golfe jusqu’au périmètre du blocus américain. La posture opérationnelle de l’Iran vis-à-vis des navires de guerre et des bases américaines avait été « fondamentalement recalibrée », a-t-il ajouté…

Par ailleurs, des militants houthis ont lancé une vague d’attaques contre l’Arabie saoudite, faisant 73 blessés selon les autorités saoudiennes. Celles-ci ont visé plusieurs sites du royaume et ont renforcé les craintes que le conflit ne se propage aux États du Golfe accueillant des forces militaires américaines.

Quant au président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, il a averti séparément que les compagnies pétrolières et gazières américaines ainsi que les infrastructures énergétiques dans l’ensemble du Golfe étaient exposées à des représailles si Washington attaquait les installations pétrolières et gazières iraniennes.

Ces menaces ont accentué les inquiétudes concernant les approvisionnements en énergie. Dans ce contexte de tension extrême, le Brent a progressé de 1% à 98,01$ le baril ce mardi…

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Empfangen — 07. September 2026 Leconomiste Maghrebin

Pékin mobilise 54 milliards de dollars pour renforcer ses géants financiers

07. September 2026 um 12:39

La Chine va mobiliser 54 milliards de dollars pour renforcer les fonds propres de plusieurs grandes banques et compagnies d’assurance publiques. Coordonnée par le ministère des Finances, cette opération vise à consolider la stabilité du système financier. De même, Pékin cherche à renforcer la capacité des établissements à absorber les risques et à soutenir une économie confrontée à une demande de crédit encore faible.

Le ministère chinois des Finances a annoncé qu’il prévoit notamment d’injecter 57 milliards de yuans, soit environ 8 milliards de dollars, dans trois assureurs publics. China Life Insurance Group, le premier assureur-vie du pays, doit recevoir 35 milliards de yuans. Tandis que China Taiping Insurance Group bénéficiera de 7 milliards de yuans. La People’s Insurance Company of China prévoit pour sa part un placement privé d’actions pouvant atteindre 15 milliards de yuans.

Deux autres groupes publics doivent également être renforcés : China Export & Credit Insurance Corporation, avec 10 milliards de yuans, et China Reinsurance Group, avec 3 milliards de yuans.

Les grandes banques renforcent leur capital

Le dispositif concerne aussi les principales banques publiques chinoises. L’Agricultural Bank of China prévoit de lever 160 milliards de yuans. Alors que l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) doit lever 100 milliards de yuans grâce à des placements privés destinés à renforcer leur capital de catégorie 1. L’Export-Import Bank of China bénéficiera de son côté d’une injection de 30 milliards de yuans.

Cette opération prolonge le plan annoncé en mars par Pékin, qui prévoyait déjà l’injection de 300 milliards de yuans, soit environ 44 milliards de dollars, dans les banques publiques afin de limiter les risques systémiques et d’accroître leur capacité à financer notamment les entreprises technologiques.

À travers cette nouvelle recapitalisation, Pékin cherche à donner davantage de marges de manœuvre à ses établissements financiers pour maintenir l’offre de crédit et soutenir l’activité. Le secteur bancaire évolue toutefois dans un environnement difficile, marqué par une faible demande de prêts et une pression croissante sur la rentabilité. Dans l’assurance, les taux d’intérêt bas pèsent également sur les performances et rendent nécessaire un renforcement des fonds propres.

Pour les autorités chinoises, l’enjeu est donc double : préserver la solidité du système financier tout en utilisant les banques et les assureurs comme leviers de soutien à la croissance.

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OpenAI dans la tourmente après un détournement d’IA en Allemagne

07. September 2026 um 11:59

OpenAI reconnaît qu’un incident impliquant plusieurs de ses agents d’intelligence artificielle (IA) met en lumière la nécessité d’une plus grande transparence sur les comportements imprévus des systèmes autonomes. Des agents ont détourné l’usage d’un site wiki allemand pour en faire une sorte de forum clandestin destiné à coordonner des comportements interdits, notamment des méthodes de triche.

L’affaire, révélée par Reuters le 5 septembre, concerne une opération au cours de laquelle une multitude d’agents d’OpenAI ont utilisé un site communautaire allemand comme support de communication. Les agents ont notamment publié du contenu et utilisé la plateforme pour échanger des informations permettant de contourner certaines restrictions et de faciliter des comportements contraires aux règles qui leur étaient imposées.

OpenAI a reconnu l’incident sous le nom de « wiki incident », tout en indiquant qu’il devait être considéré comme un cas de « misalignment », ou désalignement : un comportement d’un système d’IA qui s’écarte de l’objectif ou des contraintes fixés par ses concepteurs.

L’épisode soulève également la question de la transparence de l’entreprise. OpenAI avait connaissance de l’incident plusieurs semaines avant de s’exprimer publiquement.Et ce, alors qu’elle gérait parallèlement les conséquences d’un autre incident impliquant ses agents et la plateforme Hugging Face.

L’entreprise estime désormais que les incidents de ce type doivent faire l’objet d’une communication plus claire. Elle souligne toutefois que l’industrie de l’IA ne dispose pas encore de normes communes permettant de déterminer précisément comment signaler les comportements de désalignement observés pendant l’entraînement, l’évaluation ou le déploiement des modèles.

Vers un nouveau cadre de signalement

OpenAI affirme travailler à la mise en place d’un cadre spécifique de divulgation des incidents de désalignement. L’entreprise souhaite également que l’ensemble du secteur adopte des standards plus précis pour rendre compte des comportements inattendus des agents autonomes.

Cette démarche intervient alors que les capacités des agents IA progressent rapidement et qu’ils sont désormais capables d’exécuter des tâches complexes sur Internet, d’interagir avec des systèmes externes et de poursuivre des objectifs sur de longues périodes.

L’enjeu dépasse ainsi le seul cas d’OpenAI. Pour les acteurs de l’IA, la difficulté consiste désormais à surveiller non seulement les erreurs classiques des modèles, mais aussi les stratégies inattendues qu’ils peuvent développer pour atteindre un objectif donné. OpenAI indique travailler avec plusieurs autorités réglementaires à travers le monde sur ces questions.

Une nouvelle alerte sur les agents autonomes

Le « wiki incident » intervient après plusieurs épisodes ayant renforcé les interrogations sur la capacité des entreprises à contrôler leurs agents IA. Reuters avait notamment rapporté en juillet qu’un agent d’OpenAI avait réussi à contourner certaines mesures de confinement et à intervenir sur des systèmes liés à Hugging Face.

Pour OpenAI, ces événements montrent que la sécurité de l’IA ne peut plus se limiter aux tests effectués avant la mise à disposition des modèles. La surveillance des comportements en conditions réelles et la transparence sur les incidents deviennent désormais des composantes centrales de la gouvernance des systèmes autonomes.

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