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Empfangen — 09. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

WIFAK BANK inaugure sa 60ᵉ agence à Kheireddine Pacha et renforce son engagement en faveur d’une banque inclusive

09. Juli 2026 um 14:38

Conformément à son orientation stratégique, WIFAK BANK poursuit son engagement en tant qu’acteur de référence du développement économique durable. Et ce, à travers des solutions de finance islamique performantes, responsables et orientées client.

S’inscrivant dans une stratégie d’extension maîtrisée de son réseau, visant à renforcer sa couverture territoriale et à consolider sa proximité à l’échelle nationale, WIFAK BANK a officiellement ouvert sa 60ᵉ agence, à compter du jeudi 09 juillet 2026. « L’Agence WIFAK BANK Kheireddine Pacha » se situe au N°39 Bis, Avenue Kheireddine Pacha, Montplaisir, Tunis.

Cette nouvelle implantation vient renforcer la présence de la Banque dans le gouvernorat de Tunis et constitue une étape structurante dans le déploiement de son réseau. Elle permettra d’adresser de manière optimale les besoins d’une clientèle diversifiée (particuliers, TPE, professionnels et entreprises) à travers une offre complète de produits et services conformes aux principes de la finance islamique. A savoir : comptes et cartes bancaires; solutions digitales sécurisées; financements; épargne; placements; transferts de fonds; opérations internationales; et d’autres services à valeur ajoutée.

L’inclusion financière au cœur de l’innovation

Dans le cadre de sa politique RSE et de son engagement en faveur de l’accessibilité à tous, l’Agence WIFAK BANK Kheireddine Pacha se distingue par l’intégration d’un guichet automatique bancaire de nouvelle génération spécialement adapté aux personnes non-voyantes accessible 24h/24 et 7j/7.

Cette solution innovante garantit une utilisation autonome et sécurisée, conformément aux standards d’accessibilité. De même qu’elle traduit la volonté de WIFAK BANK de promouvoir une banque responsable, inclusive et durable.

L’excellence de l’expérience client au cœur des priorités stratégiques de WIFAK BANK

À travers cette nouvelle agence, WIFAK BANK réaffirme son orientation stratégique vers une expérience client fluide, personnalisée et cohérente, fondée sur la qualité de l’accueil, le conseil et l’accompagnement, considérés comme des leviers majeurs de performance et de création de valeur durable

À l’occasion de cette ouverture, les 50 premiers clients bénéficieront d’une gratuité annuelle des frais de tenue de compte.

Avec communiqué

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UBCI lance le Desk Italia pour faciliter les relations économiques Tunisie‑Italie

09. Juli 2026 um 11:28

Dans le cadre du Forum économique et d’affaires tuniso-italien, l’UBCI a présenté son nouveau Desk Italia. A savoir, un guichet spécialisé destiné à faciliter les flux internationaux, le financement et l’accompagnement opérationnel des entreprises tunisiennes et italiennes. À travers cette initiative, la banque entend renforcer son rôle d’intermédiaire stratégique au service des investissements et des partenariats entre les deux pays. À cette occasion, L’Économiste Maghrébin a rencontré Amina Khouadja, responsable des partenariats institutionnels et du Desk Italie à l’UBCI, qui revient sur les objectifs et les ambitions de cette nouvelle structure.

 

Pourquoi créer un Desk Italie à l’UBCI ?

Amina Khouadja : L’UBCI a annoncé le lancement officiel de son Desk Italie, une initiative qui s’inscrit dans sa stratégie d’ouverture à l’international et de renforcement des relations économiques entre la Tunisie et ses principaux partenaires. Il faut rappeler que les relations économiques entre la Tunisie et l’Italie sont denses et stratégiques. L’Italie est un partenaire commercial majeur et un investisseur important dans des secteurs clés tels que l’industrie manufacturière, l’automobile, les composants électroniques, l’agroalimentaire, les technologies, les énergies renouvelables et le textile. Partant de cette réalité, il y a des entrepreneurs, des projets et des emplois.

Le Desk Italie a été créé pour offrir un accompagnement bancaire spécialisé, réactif et proche des besoins concrets des entreprises, pour transformer ces opportunités en réalisations durables. Ce dispositif a pour vocation d’accompagner et de faciliter les échanges économiques ainsi que les investissements entre la Tunisie et l’Italie, en offrant un accompagnement bancaire spécialisé aux entreprises, investisseurs et porteurs de projets des deux pays. Il s’inscrit dans une dynamique de coopération stratégique développée en partenariat avec la Chambre Tuniso-Italienne de Commerce et d’Industrie (CTICI). À cette occasion, un protocole d’accord (Memorandum of Understanding – MoU) a été signé entre M. Mourad Fradi, Président de la CTICI, et M. Mohamed Koubaa, Directeur Général de l’UBCI. À travers cette initiative, l’UBCI confirme son ambition de devenir la banque de référence des relations économiques tuniso-italiennes. Ce partenariat illustre la volonté commune de l’UBCI et de la CTICI de renforcer les échanges économiques entre les deux pays, de favoriser les investissements bilatéraux et de créer un environnement propice au développement des opportunités d’affaires.

La suite de l’interview sera disponible dans le prochain numéro de l’Economiste Maghrébin 

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Kaïs Saïed met en garde contre des actions de déstabilisation

09. Juli 2026 um 09:41

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, dans la journée du mercredi 8 juillet 2026 au palais de Carthage, Sarra Zaâfrani Zenzri, la cheffe du gouvernement. Il l’a chargée de présider le Conseil des ministres pour débattre d’un certain nombre de projets de lois et d’ordonnances.

Le chef de l’État a dénoncé des événements récurrents, qu’il a qualifiés d’actions organisées visant à nuire aux citoyens et à envenimer la situation. Tout en soulignant que le peuple tunisien mettra en échec les manœuvres internes et externes, comme il l’a déjà fait par le passé.

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Épargne nationale : légère reprise en 2025, mais le déficit de financement se creuse

09. Juli 2026 um 08:00

L’épargne nationale a progressé de 1,5% en 2025, après un recul de 5,1% en 2024, selon le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Malgré cette amélioration, le taux d’épargne a légèrement reculé à 5,3% du Revenu National Disponible Brut (RNDB), contre 5,6% un an auparavant.

Parallèlement, la hausse du taux d’investissement à 15,5% du PIB (contre 15,2% en 2024) a accentué l’écart de financement entre l’épargne nationale et la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF), qui s’est établi à 10% du PIB, contre 9,4% l’année précédente.

La BCT attribue le redressement de l’épargne à la progression de l’activité économique, la croissance du PIB nominal (+8%) ayant dépassé celle de la consommation (+7,4%). Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont également soutenu cette évolution, augmentant de 15,2% pour atteindre 11,4 milliards de dinars, soit 6,6% du PIB.

L’épargne de l’Administration centrale a poursuivi son amélioration grâce à une progression des recettes fiscales plus rapide que celle des dépenses courantes. L’excédent des ressources propres et des dons est ainsi passé de 409 à 903 millions de dinars. Toutefois, ce montant n’a couvert que 9,3% des dépenses d’équipement.

La BCT souligne néanmoins que le financement intérieur de l’investissement demeure insuffisant. Le taux de couverture de la FBCF par les ressources nationales est tombé à 35,4%, contre 38,4% en 2024, renforçant la dépendance aux financements extérieurs, notamment l’endettement et les investissements étrangers.

Pour 2026, la Banque centrale prévoit une poursuite du redressement de l’épargne nationale, mais à un rythme insuffisant pour répondre pleinement aux besoins d’investissement du pays.

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Empfangen — 08. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Tunisie – La dette ralentit sa progression en 2025

08. Juli 2026 um 21:20

L’endettement total de la Tunisie a progressé à un rythme moins soutenu en 2025, enregistrant une hausse de 3,9% contre 4,5% en 2024, selon le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette décélération s’explique principalement par la baisse de l’endettement extérieur, qui a reculé de 9,9% pour s’établir à 67,2 milliards de dinars à fin 2025, sous l’effet de remboursements de dette supérieurs aux nouveaux financements mobilisés et de l’impact défavorable des variations de change.

Parallèlement, la dette intérieure a continué de progresser, mais à un rythme légèrement moins élevé (+9,6%), atteignant 199,3 milliards de dinars. Sa part dans l’endettement total a ainsi été portée à près de 75%, contre 71% en 2024 et 67% en 2023, confirmant la montée en puissance du financement domestique.

La BCT souligne également que l’encours de la dette de l’État, qui représente près de la moitié de l’endettement total, a vu son rythme de progression ralentir à 5,2%, contre 6,6% une année auparavant.

Par ailleurs, le service de la dette publique a diminué de 1,5% en 2025, à 24,4 milliards de dinars, grâce à un recul de 12,5% du service de la dette extérieure. Cette tendance devrait se poursuivre en 2026, avec une baisse attendue de 5,7%, à 23,1 milliards de dinars.

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Le Fonds monétaire arabe accorde un prêt de 921 MDT 

08. Juli 2026 um 21:06

La Tunisie et le Fonds monétaire arabe (FMA) ont signé un accord de prêt élargi d’un montant de 76,7 millions de dinars arabes de compte (environ 312 millions de dollars, soit près de 921,4 millions de dinars), destiné à soutenir la stabilité économique et financière du pays, a annoncé mercredi la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Selon un communiqué de la BCT, ce financement contribuera à couvrir une partie des besoins de la balance des paiements et à soutenir les équilibres financiers et extérieurs de la Tunisie.

Le prêt sera décaissé en trois tranches, la première devant être versée dès l’entrée en vigueur de l’accord. Chaque tranche est assortie d’une échéance de sept ans, incluant une période de grâce de trois ans et demi, avec un remboursement en huit échéances semestrielles égales.

La Banque centrale indique que cet accord s’inscrit dans le cadre de l’appui aux réformes économiques et financières engagées par la Tunisie. Elle affirme poursuivre, en coordination avec les autorités nationales et les partenaires financiers, les actions visant à accompagner ces réformes et à renforcer la résilience de l’économie.

L’accord a été signé mardi, au nom du gouvernement tunisien, par le gouverneur de la BCT, Fethi Zouhaier Nouri, et, pour le Fonds monétaire arabe, par Fahad M. Alturki.

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Formation en comptabilité carbone entre la CCIT et l’UAF

08. Juli 2026 um 20:52

Une convention de partenariat a été signée, mercredi 8 juillet, entre la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT) et l’Unité d’Appui à la Formation (UAF) de la FEDELEC/FNM (Fédération nationale de l’électricité et de l’électronique/ Fédération Nationale de la Métallurgie) relevant de l’UTICA afin de mettre en œuvre des formations de spécialisation en « Comptabilité Carbone » à l’École Pratique de Commerce de la CCIT.

D’après la chambre, cette initiative s’inscrit dans le cadre des programmes TAKWEEN et « Suisse de Promotion de l’Importation » (SIPPO), financés par la Coopération Suisse à travers Swisscontact, qui accompagnent le développement des compétences et la compétitivité des entreprises tunisiennes, notamment exportatrices. L’objectif étant de répondre aux enjeux du carbone aux frontières.

La convention prévoit l’organisation de trois sessions pilotes de formation co-certifiées public-privé, réparties entre deux sessions destinées aux professionnels des entreprises exportatrices adhérentes à la CCIT et une session dédiée aux jeunes primo-demandeurs d’emploi.

Cette double orientation illustre la volonté des deux parties de répondre à la fois aux besoins immédiats des entreprises, confrontées aux nouvelles exigences internationales en matière de comptabilité carbone, et à l’enjeu plus large de l’employabilité des jeunes diplômés tunisiens.

Avec TAP

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FATIMA : Un nouveau levier pour l’innovation agricole et l’émancipation des femmes rurales

08. Juli 2026 um 20:42

Initiative dédiée à l’innovation agricole, à la lutte contre le changement climatique, à la défense des droits des agriculteurs, notamment les femmes et les jeunes en Tunisie et à l’autonomisation des femmes rurales, le projet FATIMA a été officiellement lancé le 7 juillet 2026, au siège de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) à Tunis.

Porté par l’Union maghrébine et nord-africaine des agriculteurs (UMNAGRI) avec le soutien de la coopération espagnole, ce projet réunit des partenaires académiques et professionnels de Tunisie, de Palestine et d’Espagne.

Les objectifs du projet FATIMA, qui s’étendra sur une période de 24 mois, c’est de renforcer les capacités en soutenant les coopératives et les groupements de développement féminins pour accroître leur rôle dans l’économie rurale, d’encourager la recherche scientifique appliquée et le transfert de connaissances entre les universités et les organisations professionnelles.

Il vise aussi à promouvoir une gestion durable des ressources naturelles pour renforcer la résilience du secteur face aux défis environnementaux et à consolider les droits des agriculteurs, avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes.

À terme, le projet FATIMA ambitionne d’instaurer un échange d’expertises durable entre les institutions des trois pays partenaires afin d’assurer un développement rural pérenne et inclusif.

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Africa PPP 2026 : Nairobi au cœur des investissements dans les infrastructures africaines

08. Juli 2026 um 11:53

Du 11 au 13 novembre 2026, Nairobi accueillera la 16e édition d’Africa PPP, le Sommet sur le financement, l’investissement et les partenariats public-privé (PPP) en Afrique. Organisé par la Direction des PPP du Kenya, l’événement réunira décideurs publics, investisseurs, institutions financières et développeurs de projets autour d’un objectif commun : accélérer la transformation des ambitions en infrastructures bancables et en projets concrets.

Placée sous le thème « Bâtir la prospérité de l’Afrique : infrastructures, investissements et partenariats transformateurs pour accélérer le développement économique », cette édition intervient à un moment où le défi du continent n’est plus seulement de mobiliser des capitaux, mais de les déployer efficacement.

Le Kenya illustre cette dynamique avec 51 projets PPP, dont 10 déjà en cours de mise en œuvre, tandis que le pays développe un Fonds national d’infrastructure destiné à attirer davantage de capitaux privés et institutionnels. À l’échelle continentale, les réserves de capitaux nationaux non bancaires dépassent désormais 2 000 milliards de dollars, alors que les actifs des fonds de pension et des assurances franchissent 1 000 milliards de dollars, renforçant la nécessité de constituer des portefeuilles de projets solides et attractifs.

Les échanges porteront notamment sur le financement des infrastructures de transport, d’énergie, d’eau, de logement, de santé et d’agriculture, ainsi que sur les mécanismes permettant de réduire les risques pour les investisseurs et d’accélérer la réalisation des projets.

En amont du sommet, une masterclass d’une journée, le 11 novembre, proposera une formation pratique dédiée à la préparation de projets bancables, à destination des unités PPP et des autorités publiques. Des rencontres d’affaires, visites techniques et sessions de réseautage compléteront le programme afin de favoriser la conclusion de nouveaux partenariats et d’accélérer la mise en œuvre des infrastructures prioritaires en Afrique.

D’après rapport

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Tribune – Le Sénégal et la Côte d’Ivoire, pays les plus industrialisés d’Afrique de l’Ouest

08. Juli 2026 um 09:07

Selon le dernier classement de la Banque africaine de développement, le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont les pays les plus industrialisés de l’espace CEDEAO et les seuls représentants de l’Afrique de l’Ouest au sein du top 10 africain. Ils devancent nettement le Nigeria et le Ghana, et dépassent également tous les pays d’Afrique de l’Est continentale. Cette performance résulte d’un environnement plus favorable aux affaires, à l’investissement et à l’industrialisation.

 

Dans son dernier rapport sur l’industrialisation en Afrique, publié le 24 mai et intitulé « Indice d’industrialisation en Afrique, 2025 », la Banque africaine de développement (BAD) place le Sénégal et la Côte d’Ivoire aux huitième et dixième places, respectivement, du classement continental avec des scores de 0,6368 et 0,6173 point. 

Ces deux pays sont les seuls représentants de l’Afrique de l’Ouest parmi les dix pays les plus industrialisés du continent. Ils devancent ainsi nettement le Nigeria et le Ghana, qui occupent les troisième et quatrième positions au niveau régional, respectivement, mais se classent 14e et 18e au niveau continental. Par ailleurs, ils devancent également l’ensemble des pays d’Afrique de l’Est, hors États insulaires, en se positionnant devant le Kenya (11e), pays le plus industrialisé de la région, et loin devant la Tanzanie (23e), l’Éthiopie (31e) ou encore le Rwanda (32e). 

Le Nigeria et le Ghana sont suivis par le Bénin et le Togo, deux autres pays membres de l’UEMOA, et classés 24e et 25e sur le plan continental (soit à peu près au même niveau que la Tanzanie, et également devant l’Éthiopie). Non membres de la CEDEAO, la Mauritanie, le Mali et le Burkina Faso suivent aux 34e, 35e et 36e places continentales. Ils précèdent le Cap-Vert (37e) et le Niger (40e), qui a lui aussi récemment quitté la CEDEAO. 

Les cinq dernières places ouest-africaines sont donc occupées par la Guinée (41e), le Liberia (42e), la Sierra Leone (45e), la Gambie (50e) et la Guinée-Bissau (51e). Aucun pays francophone ne figure donc parmi les quatre pays les moins industrialisés de la CEDEAO et d’Afrique de l’Ouest. 

Au niveau continental, l’Afrique du Nord demeure la région la plus industrialisée (avec quatre représentants dans le top 10, dont trois francophones), devant l’Afrique australe, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et enfin l’Afrique de l’Est. Cette dernière concentre, à elle seule, cinq des dix pays les moins industrialisés du continent, comme le Soudan du Sud, pays produisant une assez importante quantité de pétrole et classé 53e et avant-dernier du classement (juste devant Sao Tomé-et-Principe, minuscule État insulaire lusophone d’Afrique centrale). 

L’Afrique de l’Est demeure d’ailleurs également la partie la plus pauvre du continent, dont elle continue à afficher les niveaux de PIB par habitant les plus faibles. À titre d’exemple, seul deux pays d’Afrique de l’Est continentale dépassent la barre des 1 500 dollars par habitant (Djibouti et le Kenya), contre non moins de six d’Afrique de l’Ouest continentale (dont cinq pays francophones). Ce qui rend d’autant plus remarquable le fait que l’Afrique de l’Ouest francophone soit régulièrement l’espace le plus dynamique du continent, avec un taux de croissance annuel de 5,6 % sur la période de 12 années 2014-2025, contre seulement 4,1% pour l’Afrique de l’Est anglophone, moins développée. 

Enfin, le classement démontre également la présence de trois pays non francophones d’Afrique de l’Ouest parmi les dix pays les moins industrialisés du continent, à savoir la Sierra Leone (45e), la Gambie (50e) et la Guinée-Bissau (51e). La Gambie se retrouve donc une nouvelle fois aux toutes dernières places du classement continental, soit très loin derrière le Sénégal qui fait, au contraire, régulièrement partie des cinq premiers en Afrique subsaharienne. La question de la viabilité de ce petit pays anglophone extrêmement pauvre, et dont le territoire enclavé constitue la plus grande anomalie territoriale du continent, peut donc être légitimement posée. 

 

Un environnement plus favorable aux affaires et à l’investissement industriel 

La supériorité industrielle du Sénégal et de la Côte d’Ivoire en Afrique de l’Ouest, ainsi que par rapport aux pays d’Afrique de l’Est, résulte d’un environnement globalement plus favorable aux affaires et aux investissements, notamment industriels. Les différentes politiques économiques et monétaires suivies au cours des dernières années ont permis de faciliter considérablement les procédures relatives à la création d’entreprise et à l’investissement, tout en maîtrisant l’inflation et en accordant une attention particulière à la transformation locale des matières premières, notamment à travers la multiplication des zones industrielles. 

À titre d’exemple, le Sénégal et la Côte d’Ivoire font également partie des dix pays africains les plus performants en matière de climat des affaires, selon le dernier classement annuel publié par la Banque mondiale, en décembre 2025. Ils font d’ailleurs partie des quatre pays ouest-africains francophones figurant au sein du top 10, avec le Bénin et le Togo. Quant à la maîtrise de l’inflation, le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont connu un taux annuel d’environ 2 % seulement sur la période de douze années allant de 2014 à 2025 (2,2 et 2,1 % respectivement), contre non moins de 17,2 % et 16,6 % pour le Ghana et le Nigeria, qui ont également subi de très importantes dépréciations de leur monnaie. 

Par ailleurs, la Côte d’Ivoire et le Sénégal se distinguent en matière de lutte contre la corruption. En effet, et selon le dernier classement annuel publié par Transparency International et faisant référence en la matière, le Sénégal est le pays le moins touché par la corruption en Afrique de l’Ouest continentale (65e au niveau mondial), devant le Bénin (70e) et la Côte d’Ivoire (76e). De leur côté, le Ghana affiche également un bon score en se classant au même niveau que la Côte d’Ivoire (76e également), alors que le Nigeria se positionne très loin derrière, à la 142e place mondiale (tout comme le Kenya, 130e). 

Les différentes politiques et réformes menées par le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont donc permis d’instaurer un environnement globalement plus favorable au développement économique. Une réalité qui s’est notamment traduite par le fait que ces deux pays aient réalisé un taux de croissance annuel de 6,3 % et 5,5 %, respectivement, sur la période 2014-2025, contre 4,3 % pour le Ghana et seulement 1,9 % pour le Nigeria. 

C.rst l’occasion de rappeler que l’Afrique francophone subsaharienne est globalement la partie la plus dynamique du continent, dont elle a réalisé en 2025 le niveau de croissance économique le plus élevé pour la douzième année consécutive, affichant ainsi une progression annuelle de 4,1 % sur la période 2014-2025, contre seulement 2,1 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne. Dans le même temps, elle a enregistré un taux d’inflation annuel de seulement 4,2 % (et même de 2,3 % en zone CFA), contre non moins de 19,8 %. 

Parallèlement, l’Afrique francophone, Maghreb inclus, est globalement la partie la plus industrialisée du continent, avec notamment six pays francophones parmi les dix pays les plus industrialisés selon le dernier classement de la BAD. Un classement dominé par le Maroc francophone, et où un seul pays francophone se trouve parmi les six pays les moins bien classés. 

Toutefois, si de grandes avancées ont été réalisées, le chemin est encore long afin de rattraper le retard économique et industriel du continent sur le reste du monde. Aujourd’hui, et selon la BAD, l’Afrique ne serait à l’origine que de 2 % de la production mondiale de produits manufacturés et de 1,4 % des exportations en la matière. Cependant, la mise en œuvre progressive de la zone de libre-échange continentale (ZLECAf) devrait contribuer à accélérer l’industrialisation du continent.

Par ailleurs, l’augmentation considérable des coûts de production asiatiques au cours des dernières années est de nature à augmenter grandement la compétitivité et l’attractivité de l’Afrique en tant que fournisseur de produits manufacturés, notamment vers l’énorme marché européen. 

Une évolution qui offrira donc très prochainement de grandes opportunités au continent, comme on le voit déjà avec le Bénin, qui commence à concurrencer la Chine et le Bangladesh dans le domaine du textile. Les pays africains devront donc poursuivre leurs efforts en matière de bonne gouvernance, d’amélioration du climat des affaires, de développement des infrastructures et des compétences humaines afin d’être en mesure de saisir les nombreuses et gigantesques opportunités qui se présenteront.

 

Ilyes Zouari  

Président du CERMF (Cercle d’étude et de réflexion sur le monde francophone)

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BNA Assurances mise sur l’électromobilité avec deux nouvelles bornes

08. Juli 2026 um 09:02

En application de sa stratégie de Responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) et de son engagement en faveur de la transition énergétique, BNA Assurances a procédé aujourd’hui à l’inauguration de deux bornes de recharge destinées aux véhicules électriques et aux véhicules hybrides rechargeables devant sa délégation régionale de Sfax.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Mohamed Hajri, gouverneur de Sfax, et de Mourad Hammami, directeur général de BNA Assurances, ainsi que de plusieurs responsables régionaux et représentants de la compagnie.
Cette nouvelle installation constitue la deuxième station de recharge déployée par BNA Assurances, après celle mise en service devant son siège social aux Berges du Lac II à Tunis. Elle s’inscrit dans la volonté de la compagnie de contribuer au développement d’un réseau de recharge favorisant l’essor de la mobilité électrique en Tunisie.
À travers cette initiative, BNA Assurances se positionne comme un acteur de référence engagé en faveur de la mobilité durable, en adéquation avec les orientations stratégiques de l’État en matière de transition énergétique. Fidèle à sa mission d’entreprise citoyenne, la compagnie œuvre dans l’intérêt général en contribuant au développement d’infrastructures favorisant une mobilité plus propre, plus accessible et plus durable au bénéfice de l’ensemble de la collectivité.
Cette réalisation s’inscrit dans une démarche RSE globale portée par BNA Assurances, fondée sur l’innovation, la création de valeur durable et la contribution aux objectifs nationaux de développement durable. Elle traduit également la volonté de la compagnie d’accompagner les mutations du secteur des transports et de promouvoir des solutions respectueuses de l’environnement.
À travers cette nouvelle réalisation à Sfax, BNA Assurances réaffirme son ambition d’accompagner la transition écologique en Tunisie et de contribuer, aux côtés des pouvoirs publics et de l’ensemble des parties prenantes, à la construction d’un avenir plus durable.
Avec communiqué

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Tunisie : le crédit bancaire franchit le cap des 123 milliards de dinars

08. Juli 2026 um 08:48

L’encours des crédits injectés dans l’économie tunisienne par les banques et établissements financiers a atteint près de 123 milliards de dinars à la fin de l’exercice 2025. Selon le dernier rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), ce volume marque une augmentation de 3,1% contre 2,8% une année auparavant.

Cette dynamique globale est portée par une progression soutenue des crédits aux professionnels, qui ont crû de 3,6 % en 2025. À l’inverse, les crédits aux particuliers ont subi un essoufflement. Leur croissance est retombée à 1,7% (contre 2,4 % en 2024), principalement pénalisée par le recul des crédits au logement. En conséquence, la part des ménages dans l’encours total s’est repliée à 24,8 %

Par terme, la progression de l’encours des crédits à l’économie est principalement imputable au dynamisme des crédits professionnels à court terme (+5,8% à fin 2025 contre +3,5% une année auparavant) en raison, notamment, de l’accroissement de l’escompte commercial (+13,2% en 2025 contre +2,3% en 2024).

Quant aux crédits à moyen et long termes, ils ont connu un ralentissement, avec une progression de seulement 0,7% en 2025 contre 2,1% en 2024.

Répartition de l’encours des crédits aux professionnels

L’évolution de l’encours des crédits aux professionnels s’explique essentiellement par l’accroissement soutenu des crédits accordés aux entreprises publiques lequel est passé de 13,1% en 2024 à 14,7% en 2025. Cette évolution a concerné aussi bien les crédits à court terme que ceux à moyen et long termes qui ont augmenté de manière significative (+9,6% et +32,3%, respectivement).

Concernant les crédits accordés aux administrations publiques, leur encours est passé de 2,6 milliards de dinars à fin 2024 à 1,7 milliard de dinars à fin 2025, soit une baisse de 33%, et ce en raison des remboursements de 854 MDT par le Trésor au titre de crédits syndiqués.

Pour ce qui est du secteur privé, l’accélération du rythme d’accroissement des crédits est tirée principalement par celle des crédits à court terme (+4,8% en 2025 contre +1% en 2024). Pour leur part, les crédits à moyen et long termes ont enregistré une baisse de 0,4% contre une hausse de 2,1% une année auparavant.

Par ailleurs, les crédits professionnels octroyés par les banques publiques sont repartis à la hausse (+1,8%) pour atteindre 34,4 milliards de dinars à fin 2025, soit 37% du total des crédits professionnels.

L’encours des crédits accordés aux entreprises, faisant partie de groupes d’affaires, a évolué de 40,2 milliards de dinars à fin 2024 à 40,6 milliards de dinars à fin 2025, enregistrant ainsi une hausse de 1,1% contre une baisse de 0,1% une année auparavant. Toutefois, la part de ces financements dans l’encours total des crédits aux professionnels a baissé, revenant de 45,1% en décembre 2024 à 44% en décembre 2025.

La répartition sectorielle de l’encours des crédits aux professionnels fait apparaître une hausse de la part des crédits consentis au secteur de l’agriculture et pêche au détriment des secteurs de l’industrie et des services.

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BCT 2025 : le repli du refinancement bancaire, signal d’une normalisation monétaire

08. Juli 2026 um 07:00

Le volume global de refinancement des banques auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a enregistré une baisse significative au cours de l’exercice 2025, traduisant une diminution des besoins des banques en liquidité par rapport à l’année 2024, indique le rapport annuel de la BCT publié mardi 7 juillet 2026.

Ainsi, au terme de l’année 2025, l’encours du refinancement s’est en effet établi à 11 594 millions de dinars (MDT), contre 13 104,3 MDT à la fin de l’exercice 2024, soit une baisse de 11,5 %. Ce repli confirme une tendance amorcée l’année précédente et reflète un net repli de la contribution des banques au financement de l’économie.

Il convient de signaler, à cet égard, que cette dynamique a été marquée par des variations erratiques tout au long de l’année et que le volume global de refinancement a affiché un pic de 15 120 MDT au mois de mars sous l’effet d’une pression accrue sur la liquidité bancaire.

Pour le premier trimestre 2026, les données indiquent la poursuite de cette tendance baissière, avec un volume global de refinancement moyen revenant à 11 257 MDT.

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Empfangen — 07. Juli 2026 Leconomiste Maghrebin

Tunisie – Le chèque agonise, le virement triomphe

07. Juli 2026 um 20:46

L’économie tunisienne a amorcé en 2025 un virage structurel majeur dans ses modes de paiement, marqué par l’effondrement de l’usage du chèque au profit des virements et la lettre de change, indique la BCT dans son rapport annuel pour l’année 2025, publié le 7 juillet 2026.

Selon la BCT, l’activité des paiements de masse a affiché une dynamique contrastée en 2025. Tandis que le nombre de transactions a poursuivi sa croissance pour atteindre 232,5 millions d’opérations, soit une progression de 3,9% par rapport à 2024, le montant global traité a enregistré un repli de 8,4%, pour s’établir à 249,3 milliards de dinars.

Le déclin du chèque est le fait marquant de l’exercice, avec une baisse spectaculaire de 67,5 % en nombre et de 58,8 % en montant. Ce retrait est directement lié aux réformes réglementaires et à un changement de comportement des agents économiques qui se tournent désormais vers la lettre de change pour les paiements à terme. Cette dernière a enregistré une croissance exceptionnelle de 161 % en nombre et de 59,7 % en montant.

Lire aussi : Paiements en Tunisie : les lettres de change explosent, les chèques s’effondrent

Le virement s’impose comme une alternative de choix, captant désormais près de 60 % de la valeur des opérations de télécompensation. En 2025, les virements ont progressé de 11,1 % en volume (38,5 millions d’opérations) et de 42,3 % en valeur, atteignant 79,6 milliards de dinars. Les prélèvements automatiques suivent également cette tendance haussière avec une progression d’environ 22 % en nombre et en montant.

Le paiement mobile confirme son adoption à grande échelle. Le nombre de transactions a bondi de 80,5 % (8,4 millions d’opérations). Le montant global traité s’élève à 1 769 MDT, soit une hausse de 58,6 %.Le parc de « wallets » (portefeuilles électroniques) a atteint 469 000, en progression de 26,8 %.

La monétique classique (cartes bancaires) reste le vecteur principal des échanges en volume avec 164,9 millions d’opérations (+8,9 %) pour une valeur de 29,5 milliards de dinars (+12,3 %). Le paiement en ligne se distingue particulièrement avec une croissance de 31 %, totalisant 1 375 MDT.

Lire également : Le nombre de chèques traités a chuté de 66,5% fin juin 2025

Au cours de l’exercice 2025, la BCT a poursuivi ses efforts de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement des Paiements Digitaux, visant à promouvoir l’inclusion financière, à assurer le bon dénouement des transactions économiques et à consolider la transparence. À cet effet, la BCT a œuvré au renforcement des infrastructures tout en favorisant l’adoption des solutions de paiements digitaux.

Elle a ainsi soutenu la transformation structurelle des pratiques de paiement, induite par les réformes réglementaires, notamment la refonte de la loi sur les chèques, tout en déployant des efforts pour accompagner les usagers dans l’assimilation des nouvelles dispositions et l’exploitation des opportunités offertes par la digitalisation.

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La Tunisie exporte plus vers l’UE, mais pèse toujours aussi peu

07. Juli 2026 um 20:33

La part de marché des exportations tunisiennes sur l’Union européenne (UE) s’est maintenue à 0,53 % en 2025 pour la deuxième année consécutive, indique le rapport annuel de la BCT pour l’année 2025, publié mardi 7 juillet 2026.

Malgré un certain redressement des exportations tunisiennes libellées en euro vers cette zone, dont la progression (+2,8%) a légèrement dépassé celle des importations européennes (+2,4%), cette amélioration était insuffisante pour entraîner une hausse significative de la part de marché tunisienne sur l’UE.

L’analyse par groupe de produits révèle des évolutions divergentes qui impactent la position commerciale de la Tunisie. Ainsi, le groupe « Machines et matériels de transport » a vu sa part de marché se consolider de 4 points de base pour atteindre 0,70 %. Cette performance reflète la bonne tenue des industries mécaniques et électriques (IME) dont les ventes vers l’UE ont bondi de 12,6 %, selon les données de la BCT.

La part des exportations des « Produits chimiques et produits connexes » a, quant à elle, augmenté, en 2025, d’un point de base, passant à 0,12%. Cette progression s’explique par l’accroissement des ventes tunisiennes en euros vers l’UE de ces produits (+15,4% contre +0,3% enregistré une année auparavant) à un rythme dépassant celui des importations européennes (+7 %, après -1 %). Néanmoins, cette dynamique positive n’était pas suffisante pour impulser un redressement significatif de la position relative de ce secteur, malgré la reprise des exportations globales de la branche mines, phosphates et dérivés en 2025 et la poursuite de la consolidation des ventes des ouvrages en plastique.

Contraction de la part des produits de base…

À l’inverse, la part des « Produits de base » a connu une forte contraction, tombant à 0,78 % contre 1,15 % en 2024. Ce recul est principalement imputable à la chute de 16,2 % de la valeur des exportations d’huile d’olive, consécutive à l’effondrement de 47,7 % de son prix moyen à l’exportation.

Il en est de même pour les « Combustibles minéraux, lubrifiants et produits annexes », dont la part de marché s’est contractée de 2 points de base en 2025, pour s’établir à 0,11%. Ce repli traduit une diminution des exportations nationales de ces produits à destination de l’UE, à une cadence plus prononcée que celle des importations européennes, dans un contexte marqué à la fois par le recul de la production nationale d’hydrocarbures et par la baisse des prix internationaux du baril de Brent.

… mais accroissement en euros des produits alimentaires

Pour ce qui est des « Produits alimentaires, boissons et tabac », les exportations tunisiennes en euros vers l’UE se sont accrues, en 2025, à un rythme moins soutenu que celui des importations européennes entraînant un léger repli de la part de marché de la Tunisie revenue de 0,29% à 0,28%, d’une année à l’autre. S’agissant des « Autres articles manufacturés », leur part s’est maintenue à 0,90% en 2025 après une détérioration de 7 points de base enregistrée en 2024.

Sur l’échiquier européen, la Tunisie fait face à une concurrence accrue. La Chine a renforcé sa domination avec une part de marché de 22,25 %, suivie par la Turquie qui progresse à 4,11 %. Si le Bangladesh a également progressé (0,84 %), d’autres concurrents régionaux comme le Maroc (1,01 %) et l’Égypte (0,49 %) ont enregistré des replis de leurs parts de marché en 2025

Évolution des taux de change et compétitivité-prix

Le comportement du dinar tunisien a été marqué par une forte dualité en 2025. Par rapport à la fin de l’année 2024, la monnaie nationale s’est appréciée de 9,8 % vis-à-vis du dollar américain, mais s’est dépréciée de 1,6 % par rapport à l’euro. En moyenne annuelle, le dinar est resté quasi stable face à la monnaie unique.

Toutefois, l’indicateur clé de la compétitivité-prix, le taux de change effectif réel, s’est apprécié de 3,3 % à fin 2025. Cette évolution s’explique par une légère hausse du taux de change nominal (+0,9 %) conjuguée à un élargissement du différentiel d’inflation avec les principaux pays partenaires (+2,5 %).

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La BCT met l’énergie au cœur de la souveraineté

07. Juli 2026 um 20:24

La Banque centrale de Tunisie (BCT) préconise de faire de la transition énergétique un levier majeur pour renforcer la sécurité énergétique du pays et réduire sa vulnérabilité aux chocs extérieurs, le déficit énergétique pesant lourdement sur la balance commerciale. Celui-ci (déficit énergétique) représente plus de la moitié du déficit commercial global en 2025 du pays.

Dans son rapport annuel 2025, qui vient d’être rendu public, la banque des banques indique que les flux des investissements directs étrangers (IDE), dans le secteur des énergies renouvelables, ont enregistré une croissance de 35,5%. Cette dynamique de croissance a été particulièrement portée par les projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire.

La progression dans les énergies renouvelables contraste avec l’évolution globale du secteur de l’énergie (incluant les hydrocarbures), qui a connu une quasi-stagnation, voire une légère baisse de ses flux d’IDE (-0,8 %) en raison du ralentissement des activités d’exploration et de développement.

La BCT présente ainsi le développement des énergies renouvelables comme un levier crucial pour non seulement renforcer la sécurité énergétique de la Tunisie, mais aussi pour faire face à une vulnérabilité extérieure.

L’accélération de la transition énergétique et la diversification du mix énergétique visent, à cet effet, non seulement des objectifs environnementaux, mais servent aussi à réduire l’exposition de l’économie nationale aux chocs extérieurs et à alléger la pression sur les équilibres financiers.

Cette croissance de l’investissement dans les énergies vertes s’inscrit dans un regain de confiance général des investisseurs étrangers pour le site Tunisie, avec des IDE globaux (tous secteurs confondus) en hausse de 30,1 % sur l’année.

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La BCT confirme le rebond de l’économie, mais l’énergie freine la dynamique

07. Juli 2026 um 16:11

L’économie tunisienne a confirmé son redressement en 2025, avec une croissance de 2,5 %, contre 1,6 % en 2024, tandis que l’inflation a poursuivi son recul pour s’établir à 5,3 % en moyenne annuelle (4,9 % en glissement annuel). Dans son rapport annuel, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, estime que cette amélioration a permis à l’institut d’émission d’amorcer un assouplissement de sa politique monétaire en abaissant son taux directeur à 7 %, après deux réductions de 50 points de base en mars et en décembre.

Cette amélioration s’est accompagnée d’une baisse du taux de chômage à 15,2 %, soutenue par les bonnes performances de l’agriculture, du tourisme et des services marchands. Les équilibres macroéconomiques se sont également consolidés. Le déficit budgétaire a été ramené à 5,2 % du PIB, contre 6,3 % un an auparavant, tandis que la dette publique a reculé à 82,1 % du PIB. La dette extérieure est tombée à 39,5 % du PIB et les réserves en devises ont atteint 25,1 milliards de dinars, représentant 106 jours d’importation. Les investissements directs étrangers ont, de leur côté, progressé de près de 30 %, dépassant 3,5 milliards de dinars.

Le gouverneur relève toutefois que le déficit courant s’est creusé à 2,3 % du PIB sous l’effet de l’aggravation du déficit commercial, principalement liée à la facture énergétique, qui représente plus de la moitié du déficit des échanges. Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont néanmoins permis d’en limiter l’impact.

Selon la BCT, la dépendance énergétique demeure la principale vulnérabilité de l’économie tunisienne. Le recul de la production nationale d’hydrocarbures renforce les importations et souligne l’urgence d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables.

Sur le plan institutionnel, la Banque centrale a poursuivi la modernisation de ses infrastructures à travers la digitalisation de ses processus, le renforcement des systèmes de paiement et le recours à l’intelligence artificielle pour améliorer l’analyse des risques.

Pour 2026, Fethi Zouhaier Nouri estime que la Tunisie devra consolider les acquis de 2025 malgré un environnement international toujours marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes sur les prix de l’énergie, afin de transformer cette reprise en une croissance durable, créatrice d’investissement et d’emplois.

D’après le mot d’introduction du gouverneur de la BCT.

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WIFAK BANK inaugure sa 59ᵉ agence à Intilaka

07. Juli 2026 um 14:51

Conformément à son orientation stratégique, WIFAK BANK poursuit son engagement en tant qu’acteur de référence du développement économique durable, à travers des solutions de finance islamique performantes, responsables et orientées client.

S’inscrivant dans une stratégie d’extension maîtrisée de son réseau, visant à renforcer sa couverture territoriale et à consolider sa proximité à l’échelle nationale, WIFAK BANK a inauguré sa 59ᵉ agence « l’Agence WIFAK BANK Intilaka », située à 02, Route de Bizerte Km 3, Avenue Mongi Slim, Cité Ibn Sina, Nogra, Bardo, à compter du mardi 07 juillet 2026.

Cette nouvelle implantation vient renforcer la présence de la Banque dans le gouvernorat de Tunis et constitue une étape structurante dans le déploiement de son réseau. Elle permettra d’adresser de manière optimale les besoins d’une clientèle diversifiée — particuliers, TPE, professionnels et entreprises — à travers une offre complète de produits et services conformes aux principes de la finance islamique : comptes et cartes bancaires, solutions digitales sécurisées, financements, épargne, placements, transferts de fonds, opérations internationales et autres services à valeur ajoutée.

L’inclusion financière au cœur de l’innovation

Dans le cadre de sa politique RSE et de son engagement en faveur de l’accessibilité à tous, l’Agence WIFAK BANK Intilaka se distingue par l’intégration d’un guichet automatique bancaire de nouvelle génération spécialement adapté aux personnes non-voyantes accessible 24h/24 et 7j/7.

Cette solution innovante garantit une utilisation autonome et sécurisée, conformément aux standards d’accessibilité, et traduit la volonté de WIFAK BANK de promouvoir une banque responsable, inclusive et durable.

L’excellence de l’expérience client au cœur des priorités stratégiques de WIFAK BANK

À travers cette nouvelle agence, WIFAK BANK réaffirme son orientation stratégique vers une expérience client fluide, personnalisée et cohérente, fondée sur la qualité de l’accueil, le conseil et l’accompagnement, considérés comme des leviers majeurs de performance et de création de valeur durable

À l’occasion de cette ouverture, les 50 premiers clients bénéficieront d’une gratuité annuelle des frais de tenue de compte.

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