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Heute — 29. März 2026Leconomiste Maghrebin

Produits pétroliers : la demande en hausse de 6 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:52

La demande nationale de produits pétroliers a augmenté de 6 % en janvier 2026 pour atteindre 401 ktep, selon l’Observatoire national de l’énergie et des mines. Cette hausse est principalement portée par la progression de la consommation d’essence (+15 %) et de jet d’aviation (+11 %).

Parallèlement, la demande totale de gaz naturel a progressé de 7 %, confirmant une tendance générale à la hausse de la consommation énergétique.

Dans le détail, la structure de consommation des produits pétroliers reste globalement stable, malgré une légère évolution en faveur de l’essence, tandis que le gasoil conserve la part dominante.

La consommation de carburants routiers demeure prépondérante, représentant plus de la moitié de la demande totale, alors que la hausse de la consommation de gaz naturel est principalement tirée par les besoins accrus en production électrique.

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Gestern — 28. März 2026Leconomiste Maghrebin

Énergie primaire : le déficit s’aggrave de 9 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:40

Le bilan d’énergie primaire fait apparaître, en janvier 2026, un déficit de 0,5 Mtep enregistrant, ainsi, une hausse de 9 % par rapport à janvier 2025, et ce, en comptabilisant la redevance, selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

  Le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources d’énergie primaire par la consommation, s’est situé à 35 % en janvier 2026 contre 37 % en janvier 2025.

Alors que, sans comptabilisation de la redevance, le taux d’indépendance énergétique se limiterait à 26 % en janvier 2026 contre 30% en janvier 2025, a fait savoir l’Observatoire.

 Les ressources d’énergie primaire se sont situées à 0,3 Mtep en janvier 2026, enregistrant, ainsi, une hausse de 2 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette augmentation est due principalement à la hausse de la redevance sur le transit du gaz algérien. Les ressources d’énergie primaire restent dominées par la production nationale de pétrole et du gaz qui participent tous les deux à hauteur de 68 % de la totalité des ressources d’énergie primaire.

La part de l’électricité renouvelable (production STEG et privée et autoproduction) reste timide et ne représente que 3 % des ressources primaires.

A signaler que la redevance sur le transit du gaz algérien a enregistré une hausse de 31% en janvier 2026 par rapport à janvier 2025.

La demande d’énergie primaire a enregistré entre janvier 2026 et janvier 2025 une hausse de 6 %. La demande du gaz naturel a augmenté de 7 %, celle des produits pétroliers a enregistré une hausse de 6 % et la production d’électricité à partir des sources renouvelables a augmenté de 27 %.

 La structure de la demande en énergie primaire a enregistré un léger changement, en effet, la part de la demande des produits pétroliers est passé de 49 % en janvier 2025 à 48 % durant janvier 2026. La part du gaz naturel a augmenté, par contre, de 50 % en janvier 2025 à 51 % en janvier 2026.

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Le déficit de la balance commerciale énergétique recule de 16 % en janvier 2026

28. März 2026 um 22:34

Le déficit de la balance commerciale énergétique, en tenant compte de la redevance du gaz algérien exportée, a enregistré, en janvier 2026, une baisse de 16% pour se situer à 945 millions de dinars (MDT), selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

Les exportations des produits énergétiques ont enregistré une hausse en valeur de 62% accompagnée par une baisse des importations en valeur de 5%.

Selon l’observatoire, les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie sont très sensibles à trois facteurs à savoir : les quantités échangées, le taux de change dollar/dinar ($/DT) et les cours du Brent, qualité de référence sur laquelle sont indexés les prix du brut importé et exporté ainsi que les produits pétroliers.

En effet, au cours du mois de janvier 2026, les cours du Brent ont enregistré une baisse de 12$/bbl par rapport au mois de janvier 2025.

Au cours de la même période, le taux de change du dinar tunisien par rapport au dollar a enregistré une baisse de 10% par rapport au Dollar américain, principale devise d’échange des produits énergétiques en comparaison avec la même période de l’année dernière.

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Tunisie – Forte chute de la production pétrolière en janvier 2026

28. März 2026 um 21:44

La production nationale de pétrole brut a diminué de 12%, pour se situer à 95 kt en janvier 2026, en comparaison avec la même période de l’année 2025, d’après le bulletin de la Conjoncture énergétique, que vient de publier par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

On lit dans ledit bulletin que la moyenne journalière de la production de pétrole est passée de 28,8 mille barils/j en janvier 2025 à 25,7 mille barils/j en janvier 2026. Cette baisse est expliquée par la régression de la production dans la plupart des champs, à savoir Ezzaouia (-500%), Ashtart (-68%), Franig/Bag/Tarfa (-71%), Adam (-19%), Gherib (- 48%), El Hajeb/Guebiba (-19%), El borma(-6%) et Halk el Manzel (-14%).

Lire aussi:  Loi de finances 2026 : l’indispensable plan B face au choc de la guerre

Par ailleurs, la production au sein des concessions Cherouq, Durra, Anaguid Est, Jinane, Benefsej a été arrêtée, depuis le 23 septembre 2025, pour des travaux de maintenance

En revanche, d’autres champs ont enregistré une amélioration au niveau de la production, notamment, Sidi marzoug (+91%), Miskar (+22%), Cercina (+11%), Nawara (+15%) et Ouedzar (+2%).

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La troisième guerre du golfe : enjeux et perspectives

28. März 2026 um 13:27

La guerre israélo-américaine initiée fin février 2026 à l’encontre de l’Iran s’est rapidement muée en conflit régional susceptible de déraper en confrontation globale impliquant de nombreuses puissances nucléaires menacées par les retombées du nouveau choc pétrolier et gazier découlant de la fermeture partielle du détroit d’Ormuz.

Trump et Netanyahu assument la pleine responsabilité de cette guerre qui se situe dans le prolongement de celle qui avait été déclenchée par Israël en juin 2025 avec un soutien américain limité, en vue de susciter une « révolution » aboutissant au renversement du régime iranien, à l’instar des changements de régime opérés dans le cadre des « printemps arabes ».

Les véritables enjeux de la guerre

La reprise des hostilités était prévisible car les USA et Israël persistent dans leur volonté de modifier les rapports de force régionaux et mondiaux en substituant au régime iranien un nouveau pouvoir hostile aux BRICS, à la résistance palestino-libanaise et soumis à la volonté américano-sioniste incarnée par le G7 piloté par les USA et les institutions multilatérales représentatives des oligarchies mondialisées. Au nombre des  objectifs centraux de cette entreprise, figure la dislocation et l’implosion de l’Iran ainsi que la destruction des assises de l’Etat iranien en vue de le dépouiller des atouts de la puissance militaire et technologique susceptible de constituer une menace existentielle pour Israël et les intérêts hégémoniques occidentaux.

Lire aussi: L’Iran ferme le détroit d’Ormuz aux navires liés aux « ennemis »

En effet, il ne faut pas perdre de vue que l’Iran est perçu comme un danger mortel du fait qu’il demeure l’un des derniers  obstacles restants à la mise en œuvre du plan expansionniste sioniste dans la région nouvellement promu par Netanyahu. Initiée par la guerre génocidaire et d’épuration ethnique à Gaza et en Palestine, cette dynamique d’expansion messianiste s’est accélérée aux dépens du monde arabe, après la chute de la Syrie et l’affaiblissement de l’axe de la résistance au Liban.

En somme, la finalité de cette politique n’est pas seulement de soumettre l’Iran à la volonté occidentale tout en s’emparant de ses richesses et de ses importantes potentialités industrielles, scientifiques et militaires. Il s’agit de modifier ses alliances en mettant fin à son hostilité à l’impérialisme et au néocolonialisme tout en confisquant son indépendance décisionnelle en politique étrangère et dans le domaine de la coopération internationale. Avec pour ambition de les mettre au service du projet expansionniste sioniste soutenu par les USA et l’Occident collectif qui cherchent à mettre en échec les prémices du nouvel ordre mondial multipolaire ambitionné par les BRICS. Ceci avec pour perspective de porter un coup fatal aux intérêts sécuritaires et économiques vitaux de la Chine, de la Russie ainsi qu’à la cause palestinienne et à l’axe de la résistance.

 

La finalité de cette politique n’est pas seulement de soumettre l’Iran à la volonté occidentale tout en s’emparant de ses richesses et de ses importantes potentialités industrielles, scientifiques et militaires.

 

Certes, des dommages considérables ont été occasionnés à l’Iran, mais aucun de ses objectifs n’a pu être réalisé après un mois d’une confrontation implacable où les USA se sont impliqués à fond en vue de trancher rapidement le conflit tout en cherchant à éviter l’enlisement et la guerre d’usure ainsi que l’extension des combats à d’autres fronts, ce qui serait catastrophique pour la coalition israélo-américaine.

Lire également : L’Iran émerge-t-il comme nouvelle puissance régionale au Moyen-Orient ?

A l’opposé, l’Iran, conscient des enjeux vitaux de cette épreuve, s’est préparé à une guerre d’usure de longue durée destinée à mettre un terme final aux périls existentiels qui menacent la nation iranienne.

D’où le retour en force de la résistance chiite libanaise incarnée par le Hezbollah qui a repris le combat au sud Liban parallèlement aux attaques de la résistance irakienne ciblant la présence et les intérêts américains. De même que l’appui politique et militaire discret mais efficient manifesté par la Chine et la Russie à l’Iran, ce qui a conféré une efficacité  accrue à son potentiel de riposte et de résilience dans cette confrontation décisive pour le peuple et l’Etat iraniens.

En définitive, il se confirme qu’en dépit de leur agressivité et de leurs pulsions guerrières persistantes, les USA et leurs alliés occidentaux sont en recul face à la réémergence du  nationalisme persan associé aux nationalismes russes et Chinois qui se retrouvent solidaires au regard des tentatives de l’Occident collectif d’empêcher l’avènement d’un nouveau monde multipolaire plus juste et plus équilibré[1].

 

L’évolution du cours de la guerre et les capacités d’endurance et de riposte de l’Iran semblent avoir convaincu le président Trump de la nécessité de rechercher, à ce stade, une voie de sortie provisoire sans pour autant renoncer à ses objectifs initiaux, lesquels s’insèrent dans le cadre de sa stratégie de sécurité nationale.

 

Ainsi, l’évolution du cours de la guerre et les capacités d’endurance et de riposte de l’Iran semblent avoir convaincu le président Trump de la nécessité de rechercher, à ce stade, une voie de sortie provisoire sans pour autant renoncer à ses objectifs initiaux, lesquels s’insèrent dans le cadre de sa stratégie de sécurité nationale. Ce faisant, il ne semble pas mesurer les implications véritables de cette confrontation régionale désormais devenue d’ordre planétaire qui risque chaque jour de déraper et d’échapper à tout contrôle.

Les pays du Golfe dans l’œil du cyclone

Celle-ci s’est de fait muée en crise économique et pétrolière mondiale après la réduction drastique des flux pétroliers en provenance de la région du fait du blocage du détroit d’Ormuz et sa fermeture aux exportations des pays du Golfe. Sans compter les dommages considérables infligés à leurs sites pétroliers ainsi qu’à la crédibilité des USA du fait de la destruction des bases américaines censées les protéger de l’Iran.

A l’inverse, ils se sont retrouvés impliqués, contre leur gré par leurs protecteurs dans ce conflit dévastateur, ce qui leur a valu d’être traités en belligérants et durement attaqués par l’Iran en raison de leur participation aux hostilités à travers les bases américaines qui y sont installées. Dès lors, ils sont, de fait, considérés par les responsables iraniens en tant « qu’Etats fonctionnels », membres de l’alliance israélo-occidentale qui œuvre depuis les « printemps arabes » à détruire l’Iran et à renverser l’ensemble des pouvoirs en place dans la sphère arabo-islamique afin de leur substituer des pouvoirs vassaux pro-occidentaux d’obédience islamiste.

A vrai dire, les pays du Golfe, sous la conduite de l’Arabie saoudite, ont toujours lié leur sort et leur sécurité à la protection des USA moyennant le rôle prééminent des entreprises américaines dans la production et la commercialisation du pétrole en dollars. Cette dépendance économique et sécuritaire à l’égard des USA s’est consolidée après la chute de l’URSS avec l’installation des bases américaines et l’imposition de la normalisation des relations arabo-israéliennes désormais considérée comme étant l’un des piliers de la politique américaine dans la région.

Notons qu’avec les accords d’Abraham, cette normalisation s’est muée en une sorte d’alliance non déclarée tripartite dirigée contre l’Iran et l’axe de la résistance.

 

Dans un prochain article, nous examinerons les retombées prévisibles de cette guerre sur le monde arabo-musulman qui risque, encore une fois, d’être le grand perdant des mutations en cours sur la scène régionale et mondiale.

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Ahmed Ben Mustapha,

Diplomate et ancien ambassadeur

 

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[1] Dans une récente déclaration à l’économiste Maghrébin, j’ai en effet situé ce conflit dans le cadre des mutations en cours dans les équilibres fondamentaux au niveau planétaire :  Ahmed Ben Mustapha insiste sur ce qu’il considère comme la clé de lecture fondamentale de l’ensemble du conflit : un affrontement de nationalismes. D’un côté, le nationalisme sioniste associé au nationalisme européen, avec l’appui décisif des États-Unis. De l’autre, les nationalismes de résistance. Israël et Washington ont réussi à neutraliser le nationalisme arabe, mais ils n’avaient pas anticipé la puissance d’un nationalisme persan adossé à une civilisation millénaire. Ce phénomène s’inscrit dans un mouvement plus large, observable également en Russie et en Chine, où la réunification nationale et la revalorisation des identités propres constituent les objectifs fondamentaux. Ce que le monde traverse, dit-il, c’est la faillite du système de globalisation américain, fondé sur l’absence de repères idéologiques, religieux et moraux, et la réémergence simultanée des grandes forces nationales.

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Classement Forbes des milliardaires 2026 : cinq chiffres qui racontent l’explosion des grandes fortunes

28. März 2026 um 13:06

Le nouveau classement annuel publié par Forbes confirme une tendance lourde de l’économie mondiale : la richesse privée atteint des niveaux inédits.

Le millésime 2026 du palmarès des milliardaires montre une forte progression du nombre de grandes fortunes, portée notamment par la hausse des marchés financiers et la valorisation des entreprises technologiques. Au total, la planète n’a jamais compté autant de milliardaires, selon le décompte forbesafrique.com.

Premier chiffre marquant : 3 428. C’est le nombre de milliardaires recensés cette année dans le monde, soit environ 400 de plus qu’en 2025. Ce niveau constitue un record historique depuis la création du classement en 1987. La dynamique a été largement alimentée par l’essor des secteurs technologiques et par l’engouement des investisseurs pour l’intelligence artificielle, qui ont contribué à faire émerger de nouvelles fortunes à un rythme soutenu. Ainsi, « technologies » et « intelligence artificielle » sont les maîtres-mots qui devraient guider aussi bien les investisseurs privés que les États.

Deuxième indicateur clé : 20 100 milliards de dollars. C’est la richesse cumulée détenue par l’ensemble des milliardaires de la planète (3 458), contre 16 100 milliards un an auparavant. Cette progression spectaculaire illustre l’accélération de la création de valeur dans quelques secteurs dominants – finance, immobilier, consommation et surtout technologies – où la concentration de richesse s’intensifie au sommet de la pyramide économique mondiale.

Troisième chiffre à retenir : 989. Les États-Unis demeurent de très loin le premier foyer de milliardaires sur la planète avec près d’un millier de représentants dans le classement, dont une large majorité parmi les plus grandes fortunes mondiales. Cette domination confirme le poids économique et financier du pays dans la création de richesse globale.

Au sommet de cette hiérarchie figure toujours Elon Musk. La fortune de l’entrepreneur, à la tête notamment de Tesla, SpaceX et xAI, atteint désormais 839 milliards de dollars, un niveau sans précédent. L’homme d’affaires devient ainsi le premier individu de l’histoire à dépasser la barre symbolique des 800 milliards de dollars de patrimoine.

Enfin, le classement souligne aussi la progression des grandes fortunes africaines – malheureusement aucun Tunisien n’y figure. Le continent compte désormais 23 milliardaires. Le plus riche reste le Nigérian Aliko Dangote, fondateur de Dangote Cement, dont l’empire industriel continue de bénéficier de la croissance des infrastructures et de l’essor des marchés africains. Infrastructures, avez-vous lu ?!

En cinq chiffres, l’édition 2026 du classement illustre donc un phénomène clair : la multiplication des milliardaires et la concentration toujours plus forte de la richesse à l’échelle mondiale.

Cependant, le classement ne dit rien sur la progression ou la baisse de la pauvreté. Mais bon…

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UGTT : Sleheddine Selmi élu secrétaire général

28. März 2026 um 12:40

Le nouveau bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a désigné Sleheddine Selmi au poste de secrétaire général de la centrale syndicale, à l’issue de la réunion de répartition des responsabilités tenue ce samedi 28 mars 2026.

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Moody’s maintient ses notes sur quatre banques tunisiennes

28. März 2026 um 12:08

Quatre établissements bancaires tunisiens conservent leur notation de dépôts à long terme à Caa1 avec perspectives stables. L’agence américaine Moody’s a en effet reconduit ces évaluations pour la Société tunisienne de banque (STB), l’Amen Bank, la Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT) et la Banque de Tunisie (BT).

Dans un communiqué publié vendredi 27 mars, la même source précise avoir également confirmé les notations des risques de contrepartie à long terme (CRR) de ces mêmes institutions.

S’agissant des évaluations du risque de contrepartie (CR Assessment), le détail par établissement fait apparaître des résultats contrastés. La STB et l’Amen Bank se voient attribuer des notes de Caa1 et Caa1 (cr), tandis que la BIAT et la Banque de Tunisie affichent des notations de B3 et B3 (cr).

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Une réponse contrainte à un choc externe : la BCT choisit le ciblage du crédit pour endiguer l’inflation importée

28. März 2026 um 12:07

La circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n°2026-4, publiée le 26 mars 2026, impose aux importateurs de produits non prioritaires de financer la totalité de leurs achats sur fonds propres, sans recours aux concours bancaires.

 

Cette décision intervient dans un contexte où la BCT ne dispose pas réellement d’une grande marge de manœuvre. Certes, mettre des entraves aux flux normaux de commerce n’est pas la meilleure option, mais l’équation macroéconomique actuelle peut expliquer une telle mesure.

 

Ciblage du crédit

À notre avis, cette mesure est l’équivalent d’un communiqué dans lequel le taux directeur est stabilisé. C’est important pour ne pas pénaliser davantage l’investissement privé et la consommation des ménages dans un climat économique déjà fragile.

Il paraît que malgré les tensions sur les marchés internationaux de l’énergie, l’État n’aurait pas l’intention de répercuter la hausse des cours sur les prix à la pompe, limitant ainsi l’inflation. Toutefois, la pression sur les réserves en devises est concrète, ce qui a poussé le régulateur à se montrer proactif afin de les protéger.

Face à cette double contrainte, préserver la demande intérieure tout en maîtrisant l’inflation est la ligne directrice de l’action de la BCT. Elle a donc opté pour une mesure administrative de ciblage du crédit, qui agit directement sur le canal du commerce extérieur.

 

Freinage de l’inflation importée

La liste des produits concernés est éloquente : boissons alcoolisées, eaux gazeuses sucrées, produits cosmétiques, parfums, sacs à main, pneus pour motos et vélos, articles de papeterie, vaisselle en plastique, etc. Il s’agit majoritairement de biens de consommation non essentiels, dont la demande est élastique et pour lesquels l’importation pèse sur la facture commerciale sans contribuer à la capacité productive nationale.

En rendant leur financement bancaire impossible, la BCT vise trois objectifs. Le premier est la réduction de la demande de devises pour ces produits, soulageant ainsi les réserves.

Le deuxième est le freinage de la transmission de l’inflation externe. En limitant les importations de biens dont les prix internationaux ont fortement augmenté, la BCT réduit l’impact des chocs des prix mondiaux sur l’indice des prix à la consommation.

Le troisième est l’orientation du crédit vers des secteurs prioritaires, comme les entreprises industrielles et les marchés publics, ce qui protège l’outil productif.

Mais au-delà de ces objectifs immédiats, la circulaire s’inscrit dans une logique plus profonde de substitution entre financement externe et mobilisation de l’épargne intérieure. En imposant aux importateurs de mobiliser leurs fonds propres, donc des ressources déjà disponibles dans le circuit financier local, la BCT opère un transfert forcé de la charge de financement. Là où auparavant les importations de produits non prioritaires étaient souvent couvertes par des crédits documentaires adossés à des lignes de financement en devises ou à des concours bancaires alimentés par la liquidité du système, elles doivent désormais être préfinancées par l’épargne nationale préexistante.

 

L’économie de devises et la réduction de l’endettement extérieur pour répondre à la crise

Cette circulaire s’inscrit également dans une stratégie de préservation des réserves de change, face à un environnement international marqué par la persistance de tensions géopolitiques, la volatilité des prix des matières premières et un durcissement des conditions de financement extérieur pour les pays émergents.

En imposant un dépôt préalable en dinars pour l’intégralité de la valeur importée, la BCT décourage structurellement les importations de produits non essentiels, sans avoir à recourir à une dévaluation compétitive qui nourrirait l’inflation. Elle renforce aussi la position de liquidité des banques, en captant une partie des dépôts pour financer des opérations d’importation désormais autofinancées.

La BCT envoie aussi un signal aux opérateurs économiques : la priorité est donnée à la soutenabilité externe, au détriment de la liberté de financement des importations de confort.

Mais surtout, cette mesure traduit une volonté explicite de poursuivre la politique de compter sur ses propres ressources et de rompre avec la logique d’endettement extérieur qui a longtemps prévalu. Traditionnellement, une partie significative du financement du commerce extérieur tunisien reposait sur des crédits documentaires en devises, des lignes de financement accordées par des correspondants étrangers, ou encore sur des emprunts bancaires indexés sur les devises.

En substituant à ces mécanismes une mobilisation de fonds propres en dinars, la BCT réduit mécaniquement le recours à l’endettement en devises des importateurs et, par ricochet, des banques elles-mêmes. Elle maîtrise de la sorte l’accumulation de la dette extérieure privée, qui constitue une source de vulnérabilité en cas de retournement des marchés financiers internationaux.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de désendettement extérieur par le haut. Plutôt que de chercher à attirer des capitaux étrangers pour financer des importations de biens non essentiels, la BCT impose aux acteurs économiques de mobiliser leurs propres ressources ou de renoncer à l’importation. C’est une inversion du modèle de financement, en passant d’une logique où « l’importation crée la dette » à celle où « l’épargne préalable conditionne l’importation ».

 

Mesure positive ou négative ?

Du côté positif, cette circulaire constitue un ciblage assez efficace puisque la majorité absolue des produits identifiés n’est pas effectivement prioritaire. Les exemptions protectrices pour l’industrie locale et les secteurs stratégiques sont également un élément positif.

En revanche, le risque de contournement est concret. Certains importateurs pourraient tenter de contourner la mesure en recourant à des circuits informels ou à des pays voisins, ce qui priverait l’économie nationale de recettes fiscales et douanières. Les PME seront sous pression, car l’obligation de mobiliser 100 % des fonds propres peut exclure du marché les petits opérateurs, qui ne disposent pas de l’épargne préalable nécessaire.

De plus, il y a un effet inflationniste indirect. La raréfaction de certains produits importés pourrait entraîner une hausse des prix sur le marché local, si l’offre domestique ne peut les remplacer.

La vraie question est celle de savoir si cette mesure est temporaire ou durable ? Le caractère administratif du dispositif laisse planer une incertitude sur sa pérennité, ce qui complique la visibilité pour les importateurs.

Cette circulaire illustre une forme de politique macroprudentielle asymétrique. Elle protège les réserves de change et tente de casser la spirale de l’inflation importée, mais au prix d’une rigidité administrative accrue.

Pour les entreprises et les investisseurs, cette décision confirme que la gestion des devises reste le principal point d’ancrage de la politique monétaire tunisienne, et que les instruments non conventionnels (encadrement du crédit, listes négatives) sont désormais pleinement intégrés dans la boîte à outils de la BCT face aux chocs externes.

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Les voitures chinoises gagnent du terrain en Europe

28. März 2026 um 12:00

Les constructeurs automobiles chinois ont repris du terrain en Europe en février, accentuant la pression sur les constructeurs occidentaux après un bref ralentissement de leurs ventes en début d’année.

Dataforce, une société de données et de recherche, a indiqué vendredi 27 mars que les marques menées par BYD et Zhejiang Lipmotor Technology représentaient 16 % des immatriculations de voitures hybrides en Europe le mois dernier, soit une hausse de 1 % par rapport à janvier. Leur part parmi les véhicules entièrement électriques a augmenté de deux points de pourcentage pour atteindre 14 %, selon Bloomberg News.

Ces gains font suite à une année record en 2025, où des modèles tels que l’Omoda 5 et le Gaico 7 se sont davantage répandus en Europe.

Dataforce ajoute que les constructeurs automobiles chinois développent leurs réseaux de concessionnaires et proposent d’importantes remises, profitant ainsi de la sensibilité des consommateurs aux prix et captant 8 % du marché total en février, soit près du double de leur part de marché de 4,2 % l’année dernière.

Les prévisions de ventes des constructeurs automobiles chinois en Europe en 2026 restent positives malgré les tensions géopolitiques, notamment la guerre au Moyen-Orient, selon les analystes…

Le Moyen-Orient, qui a absorbé 17 % des exportations chinoises en 2025, pourrait aussi influencer les flux logistiques, mais pas nécessairement freiner la pénétration européenne. Les constructeurs européens, quant à eux, signalent des perturbations, mais pas d’effondrement du marché.

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Pourquoi le métal jaune plonge, alors que la guerre fait rage?

28. März 2026 um 11:49

ANALYSE. Vendu massivement par des pays qui ont besoin de billets verts pour s’approvisionner en pétrole dont les prix flambent à cause de la fermeture du détroit d’Ormuz, le métal jaune ne joue plus son rôle de valeur refuge en période de crise.

 

C’est un paradoxe, mais seulement en apparence. Contre toute attente, la guerre au Moyen-Orient ne l’a pas propulsé vers de nouveaux sommets. Bien au contraire, l’or, traditionnellement perçu comme valeur refuge contre les soubresauts géopolitiques, a décroché brutalement, effaçant en quelques séances une large part de ses gains accumulés depuis le 28 février, date du début des frappes coordonnées des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Ainsi, l’or aura enchaîné sept séances de baisse. Jeudi 26 mars, l’once a chuté de plus de 6 % pour s’établir à 4 500 dollars. Depuis son dernier pic, atteint juste après le début de l’intervention militaire des États-Unis et d’Israël, le métal jaune a cédé 17 %.

Même tendance pour l’argent, qui a perdu plus de 13 % jeudi, à 65,5 dollars. Depuis le début du mois, le recul du métal gris s’élève à 30 %.

Ruée vers l’or

Faut-il rappeler qu’en raison de la montée des tensions au Moyen-Orient, les investisseurs se sont rués vers l’or, propulsant l’once au-delà des 5 400 dollars, flirtant même avec des records historiques. Mais cette courbe vertigineuse n’a été que de courte durée. Très vite, la mécanique s’est inversée et ce métal précieux a entamé une chute rapide, entraînant dans son sillage l’argent, bien plus durement encore.

Soubresauts

Dès lors, comment expliquer les brusques soubresauts des métaux précieux, alors même que le conflit au Moyen-Orient, initialement présenté par l’administration américaine comme une simple formalité, s’enlise et risque désormais de se transformer en une guerre régionale à l’issue incertaine ?

Primo, la raison tient à un besoin urgent de liquidités. La guerre ayant fait exploser les prix des hydrocarbures, notamment en raison des menaces sur le détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce énergétique mondial. Résultat : États et investisseurs se sont lancés dans une course effrénée au billet vert. Or, pour s’en procurer, ils ont massivement liquidé leurs avoirs en or et en argent. Ainsi, en quelques séances, le métal jaune est passé du statut de refuge à celui de réserve de cash. Situation de crise oblige.

« Compte tenu de l’ampleur de sa hausse avant le conflit, explique un courtier spécialisé dans le trading de produits financiers, le métal précieux a en effet frôlé fin janvier 5 600 dollars l’once, un record historique. En liquidant l’or et l’argent, les investisseurs ont pu récupérer des dollars, la devise dans laquelle s’échangent les hydrocarbures comme le pétrole, dont les cours ont explosé avec le blocage du détroit d’Ormuz et les frappes sur les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient ».

Et de prédire : « Après des années de constitution de stocks, on s’attend à ce que les pays du Moyen-Orient, en particulier, se débarrassent d’une grande partie de leurs réserves d’or, alors que leurs revenus provenant de l’énergie s’écroulent ».

Ajoutons à cette frénésie vers le métal jaune les turbulences ayant impacté les liaisons aériennes entre les grandes places de négoce, notamment entre Londres, Dubaï et l’Asie ; sachant que le Moyen-Orient, avec 270 tonnes d’or achetées l’an dernier par des particuliers (bijoux, barres, pièces), représentait près de 10% de la demande privée mondiale, et que Dubaï est la plaque tournante essentielle pour l’acheminement de l’or vers l’Asie et notamment l’Inde.

Secundo, sur le plus long terme, la crainte d’une inflation dopée par la flambée du prix des hydrocarbures devrait contraindre la Réserve fédérale américaine, tout comme d’autres grandes banques centrales, à relever ses taux d’intérêt. De telles hausses feraient du dollar et des obligations d’État américaines des valeurs refuges plus attractives que les métaux précieux. « L’or ne rapporte aucun rendement et est donc moins intéressant », là « où les liquidités pourraient bientôt offrir des retours plus élevés », explique Russ Mould, analyste chez AJ Bell.

Mouvement de bascule

Tertio, le retour en force du dollar. Boosté par la flambée des prix de l’énergie et son statut de valeur refuge ultime, le billet vert s’apprécie fortement et impacte, dans un mouvement de bascule, l’or, dont le prix évolue à l’inverse de la devise américaine. Plus le dollar grimpe, plus l’or devient cher pour les investisseurs étrangers et, par conséquent, moins attractif.

À noter enfin que la chute des cours de l’argent suit une logique parallèle mais spécifique. Métal clé pour les panneaux solaires, les véhicules électriques ou encore les centres de données nécessaires au secteur de l’intelligence artificielle, il est étroitement lié à la conjoncture économique. Or, la guerre au Moyen-Orient fait planer la menace d’un ralentissement de la croissance mondiale, d’où une baisse prévisible de la demande industrielle et un prix sous pression.

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Énergie : le gap commercial se resserre en janvier 2026

28. März 2026 um 11:47

Le secteur énergétique tunisien affiche un signal encourageant en ce début d’année. Le solde négatif de la balance commerciale énergétique, redevance du gaz algérien exporté incluse, a reculé de 16 % en janvier 2026, pour s’établir à 945 millions de dinars. C’est ce que révèle l’Observatoire national de l’énergie et des mines relevant du ministère de l’Industrie, Energie et des mines dans son dernier rapport de conjoncture.

Ce repli du déficit résulte d’un double mouvement : d’un côté, les exportations de produits énergétiques ont bondi de 62 % en valeur ; de l’autre, les importations ont fléchi de 5 % sur la même période.

L’Observatoire rappelle à cet égard que les flux commerciaux du secteur obéissent à trois variables déterminantes : les volumes échangés, la parité dollar/dinar et les cotations du Brent, référence sur laquelle sont adossés aussi bien les prix du brut importé qu’exporté, ainsi que ceux des produits pétroliers.

Or, en janvier 2026, le Brent a accusé un recul de 12 dollars le baril par rapport au même mois de l’année précédente. Parallèlement, le dinar tunisien a perdu 10 % de sa valeur face au dollar américain, devise pivot des transactions énergétiques internationales, en comparaison avec janvier 2025.

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La majorité de la planète dépend du pétrole et du gaz

28. März 2026 um 11:31

Les trois quarts de la population mondiale vivent dans des pays dépendant des importations de combustibles fossiles, selon une étude du think tank Ember. Cette dépendance s’explique par la concentration de la production d’hydrocarbures dans quelques régions, principalement les États-Unis, le Golfe et la Russie. Au total, 75 % de la population mondiale, soit plus de six milliards de personnes, vivent dans des pays importateurs nets d’énergies fossiles, explique l’étude.

Une cinquantaine de pays tirent plus de la moitié de leur énergie primaire de ces importations, une proportion qui atteint près des deux tiers en Espagne, en Italie ou en Allemagne. Cette dépendance les rend particulièrement vulnérables aux perturbations des routes commerciales.

Les économies asiatiques figurent parmi les plus exposées : le Japon, la Corée du Sud, mais aussi les Philippines ou la Thaïlande dépendent fortement du détroit d’Ormuz, par lequel transitent 40 % de leurs importations de pétrole. Dans ce contexte, une crise liée à un conflit au Moyen-Orient affecterait surtout l’Asie, contrairement à la crise énergétique provoquée en 2022 par l’invasion de l’Ukraine, qui avait principalement touché l’Europe.

Les importations nettes de combustibles fossiles couvrent ainsi 84 % de la demande d’énergie primaire du Japon, 80 % de celle de la Corée du Sud et 55 % de celle des Philippines.

On comprend alors pourquoi le conflit actuel opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, désormais étendu à toute la région du Golfe, hypothèque la croissance mondiale. Malheureusement, à part la fin de cette guerre, aucune mesure n’est à même de soulager les populations qui en sont touchées.

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Croissance freinée, inflation en hausse : Fitch revoit ses prévisions pour l’Égypte

28. März 2026 um 11:27

L’agence Fitch Solutions a revu à la baisse vendredi 27 mars ses prévisions de croissance pour l’économie égyptienne, pointant les effets persistants des tensions géopolitiques et des déséquilibres macroéconomiques.

Pour l’exercice en cours, la croissance est désormais attendue à 4,9 %, contre 5,2 % précédemment. Les perspectives pour l’exercice suivant ont également été ajustées à 5,2 %, en dessous des objectifs du gouvernement (5,4 %). En cas de prolongation du conflit régional, la croissance pourrait même tomber à 4,5 %.

Malgré ce ralentissement, les performances restent supérieures à la moyenne de la décennie passée (4,3 %), signe d’une reprise encore fragile mais réelle.

La révision s’explique principalement par l’érosion du pouvoir d’achat des ménages, entraînant un ralentissement de la consommation. Fitch anticipe une inflation plus élevée en 2026, autour de 13 %, portée par la hausse des prix de l’énergie, des transports et potentiellement de l’électricité.

La dépréciation de la livre égyptienne et l’augmentation des coûts d’importation accentuent ces pressions inflationnistes.

Tourisme et canal de Suez fragilisés

Les recettes extérieures seront elles aussi affectées. Le tourisme, pilier de l’économie (10 à 12 % des entrées), devrait ralentir fortement en raison des inquiétudes sécuritaires et des perturbations aériennes. Le canal de Suez continue de souffrir du détournement des routes maritimes, avec un trafic limité à 30–35 % des niveaux d’avant-crise.

Résultat selon Fitch : la contribution des exportations nettes devrait devenir légèrement négative.

Par ailleurs, la croissance des investissements est revue à la baisse (5,8 %), freinée par la hausse des coûts de production, des taux d’intérêt élevés (14–15 %) et un ralentissement des investissements étrangers, notamment en provenance du Golfe.

Par ailleurs, des sorties de capitaux estimées entre 8 et 9 milliards de dollars depuis février accentuent la pression sur les réserves en devises.

Déficit courant en hausse

Le déficit du compte courant est désormais attendu à 3,4 % du PIB en 2025/2026, contre 2,2 % auparavant. Cette dégradation s’explique par une facture énergétique plus élevée (prix du pétrole revu à 72 dollars), une hausse des importations, et une reprise lente des recettes du tourisme et du canal de Suez.

Ainsi, les perspectives restent orientées à la baisse. Une aggravation du conflit dans la région pourrait faire bondir les prix du pétrole jusqu’à 110–130 dollars, accentuer l’inflation et creuser le déficit courant jusqu’à 4,4 % du PIB, selon l’agence.

Des perturbations d’approvisionnement en gaz pourraient affecter des secteurs industriels clés (engrais, acier, ciment).

Malgré ces tensions, les échanges commerciaux avec les pays du Golfe devraient rester relativement solides, ces derniers représentant environ 20 % des exportations égyptiennes.

Enfin, Fitch souligne que les capacités de financement extérieur de l’Égypte se réduisent en raison de la dépendance accrue au FMI, la baisse des émissions obligataires, et les contraintes de liquidité chez les partenaires du Golfe.

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Tunisie Leasing et Factoring propose un dividende de 1,600 dinar par action

28. März 2026 um 11:14

Le résultat net individuel de Tunisie Leasing et Factoring s’est établi à 34,2 millions de dinars au 31 décembre 2025, en progression de 37,86 % par rapport à 2024, tandis que le résultat net consolidé a reculé à 24,2 millions de dinars, en baisse de 35,41 % sur la même période.

Dans un communiqué, la société indique que son conseil d’administration, réuni le jeudi 26 mars 2026, a examiné l’activité du groupe relative à l’exercice 2025 et arrêté les états financiers individuels et consolidés au 31 décembre 2025.

La progression du résultat net individuel est attribuée principalement à la comptabilisation de revenus exceptionnels ainsi qu’à des reprises sur provisions relatives aux titres de participations non intégrés dans les comptes consolidés.

Le recul du résultat net consolidé est lié notamment à l’effet de l’impôt sur les produits exceptionnels réalisés ainsi qu’au changement du pourcentage d’intérêt retenu pour la répartition du résultat de MLA par rapport à 2024.

Le conseil d’administration a décidé de convoquer une assemblée générale ordinaire le mardi 28 avril 2026 à 11h00 au siège social de Amen Bank. Il proposera la distribution d’un dividende de 1,600 dinar par action, soit 32 % du nominal, sous réserve de l’accord de la BCT. 

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Best Lease porte son bénéfice net à 11 millions de dinars en 2025

28. März 2026 um 10:21

Le résultat net de Best Lease s’est établi à 11 010 374 dinars au 31 décembre 2025, contre 10 261 194 dinars un an auparavant. Dans un communiqué boursier , l’institution financière  indique que son conseil d’administration, réuni le 4 mars 2026, a examiné l’activité au titre de l’exercice 2025 et arrêté les états financiers y afférents.

Le conseil d’administration a également décidé de convoquer une assemblée générale ordinaire le samedi 25 avril 2026 à 9h à Institut Arabe des Chefs d’Entreprises.

Il proposera la distribution d’un dividende de 0,150 dinar par action, sous réserve de l’accord préalable de la Banque Centrale de Tunisie.

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Amen Bank propose un dividende de 3,600 dinars par action après une hausse des résultats en 2025

28. März 2026 um 09:53

Le résultat net individuel de Amen Bank s’est établi à 248,7 millions de dinars au titre de l’exercice 2025, en progression de 8,13 % par rapport à 2024, tandis que le produit net bancaire a atteint 590,1 millions de dinars.

Dans un communiqué boursier, la banque indique que son Conseil de Surveillance, réuni le vendredi 27 mars 2026, a examiné l’activité ainsi que les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025. Il en ressort que les capitaux propres se sont élevés à 1 707,4 millions de dinars.

Les ratios de solvabilité ressortent à 16,85 % pour le ratio de capital contre une exigence réglementaire de 10 %, et à 12,47 % pour le ratio Tier I, au-dessus du minimum réglementaire de 7 %.

Les états financiers consolidés font apparaître un résultat net part du groupe de 264,8 millions de dinars, en hausse de 8,74 % par rapport à l’exercice précédent.

Le Conseil de Surveillance a décidé de convoquer l’Assemblée Générale Ordinaire le jeudi 30 avril 2026 à 16h00 au siège de la banque. Il proposera à cette occasion la distribution d’un dividende de 3,600 dinars par action, soit 72 % du nominal, sous réserve de l’accord de Banque Centrale de Tunisie conformément aux dispositions de la circulaire n°2026-03 du 29 janvier 2026.

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Kaïs Saïed appelle à la responsabilité des autorités locales

28. März 2026 um 09:44

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu dans la journée du vendredi 27 mars 2026, au palais de Carthage, le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, pour évoquer les opérations de ramassage des déchets de toutes sortes sur l’ensemble du territoire national.

Il a souligné que cette initiative ne doit pas se limiter à une campagne ponctuelle de un ou deux jours, mais doit constituer un travail continu, jour et nuit, sans interruption.

Le chef de l’État a estimé qu’il n’est pas acceptable qu’il doive intervenir à chaque fois pour orienter les responsables régionaux et locaux, ni qu’il soit parfois amené à identifier lui-même, à partir des plaintes reçues, les quartiers où les ordures s’accumulent.
Il a également rejeté l’argument du manque d’équipements pour justifier l’absence d’enlèvement des déchets, jugeant anormal que ces moyens soient disponibles au lancement des opérations, puis disparaissent pendant des mois.

Kaïs Saïed a affirmé que cette situation ne peut plus durer et a insisté sur la nécessité de responsabiliser pleinement chaque cadre administratif. Selon lui, tout responsable ayant failli à son devoir doit en assumer immédiatement les conséquences.

Il a, par ailleurs, refusé de faire porter aux citoyens la responsabilité de ces dysfonctionnements, rappelant que nombre d’entre eux se sont mobilisés spontanément, avec leurs propres moyens, pour participer à des campagnes de nettoyage.

Il a ajouté que les Tunisiennes et les Tunisiens, lorsqu’ils se sentent copropriétaires de l’espace public, veillent naturellement à sa propreté, et que ce sens civique finira par vaincre toute tentative de découragement.

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G7 sous tension : face à l’Iran, Washington bouscule ses alliés

28. März 2026 um 09:20

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affiché une position ferme sur la crise iranienne lors de la réunion du G7, vendredi 27 mars en France. Il a exhorté les alliés de Washington à clarifier leur stratégie et à renforcer leur engagement face à Téhéran.

À l’issue des discussions, Rubio a estimé que les opérations contre l’Iran pourraient s’achever « dans les deux prochaines semaines », affirmant que le pays (Iran) en sortirait « plus affaibli qu’il ne l’a été dans l’histoire récente ». Il a également insisté sur la nécessité de l’empêcher de mettre en place un système de contrôle du trafic dans le stratégique détroit d’Ormuz, qualifiant cette éventualité d’« illégale » et de « dangereuse pour le monde ».

Depuis l’aéroport du Bourget, près de Paris, le chef de la diplomatie américaine a assuré avoir constaté un certain soutien parmi les membres du G7 pour contenir les ambitions iraniennes. Il a toutefois appelé ses partenaires à « s’engager davantage », y compris sur le plan militaire, afin de sécuriser cette voie maritime essentielle au commerce énergétique mondial.

Malgré ces déclarations, des divergences sont apparues au sein de l’alliance. Les partenaires européens ont plaidé pour une désescalade rapide et ont demandé des clarifications sur la stratégie américaine…

Le communiqué final du G7 a ainsi appelé à une cessation immédiate des attaques contre les civils, marquant une certaine distance avec la posture de Washington…

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