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Heute — 07. März 2026Leconomiste Maghrebin

Coup de froid sur l’emploi américain en février

07. März 2026 um 17:33

Le marché du travail américain a affiché des tendances fortement négatives le mois dernier: perte d’emplois (inattendue et importante) et hausse du chômage.

Plus précisément, le rapport mensuel du ministère du Travail américain, publié vendredi 6 mars, a montré que les emplois non agricoles ont diminué de 92 000 en février, après une augmentation de 126 000 en janvier. C’est la troisième fois en cinq mois que les effectifs salariés diminuent dans l’économie américaine. Dans ce contexte, le taux de chômage aux États-Unis a atteint 4,4 %, alors que les analystes prévoyaient qu’il resterait à 4,3 %.

Du côté des salaires, le secteur de la santé a été le plus durement touché. Habituellement moteur de croissance, il a enregistré une perte de 28 000 emplois. Cette situation semble largement imputable à la grève de Kaiser Permanente, qui a mis au chômage technique plus de 30 000 personnes à Hawaï et en Californie. Bien que la grève soit désormais terminée, elle a eu lieu pendant la semaine de paie, ce qui a pesé sur le total.

Le secteur des services informatiques, déjà fortement touché par les suppressions d’emplois liées à l’IA, a enregistré 11 000 nouvelles pertes de postes et perd désormais en moyenne 5 000 emplois par mois depuis un an. Le secteur manufacturier, quant à lui, a perdu 12 000 emplois, malgré les droits de douane imposés par Trump…

Les effectifs dans les secteurs du transport et de l’entreposage ont également diminué de 11 000 postes. En revanche, le secteur social a été l’un des rares à enregistrer une augmentation, avec 9 000 emplois supplémentaires.

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Menace sur l’énergie mondiale : l’avertissement du Qatar

07. März 2026 um 15:20

Le Qatar met en garde contre un risque majeur pour les marchés énergétiques mondiaux : si le conflit en cours au Moyen-Orient se prolonge, les pays du Golfe pourraient être contraints de suspendre leurs exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) dans les prochaines semaines.

Dans un entretien accordé au Financial Times, le ministre qatari de l’Énergie, Saad Sherida al-Kaabi, a déclaré que l’escalade militaire dans la région pourrait pousser l’ensemble des exportateurs du Golfe à invoquer la force majeure, interrompant ainsi leurs livraisons d’hydrocarbures vers les marchés internationaux.

Selon lui, si les hostilités persistent, la perturbation des infrastructures et des routes maritimes pourrait rendre les exportations impossibles pour plusieurs producteurs majeurs de la région.

À souligner que le Qatar a déjà été contraint d’arrêter une partie de sa production de GNL après les attaques iraniennes visant des installations énergétiques dans le Golfe. Or, le pays représente à lui seul environ 20 % de l’offre mondiale de GNL, ce qui joue un rôle clé dans l’approvisionnement énergétique de l’Europe et de l’Asie.

Le ministre a averti que la poursuite du conflit pourrait provoquer une flambée des prix de l’énergie, le baril de pétrole pouvant atteindre 150 dollars, tandis que les prix du gaz pourraient grimper à 40 dollars par million de BTU.

La situation est d’autant plus critique que les tensions menacent la sécurité du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz. Les attaques et les risques sécuritaires ont déjà perturbé le trafic maritime et poussé certaines compagnies à suspendre leurs opérations…

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Tunisie: les femmes gagnent du terrain dans les conseils d’administration, mais le chemin reste long

07. März 2026 um 13:57

Malgré les efforts et initiatives pour promouvoir l’égalité entre hommes et femmes, la Tunisie continue de faire face à un long chemin. Les données récentes montrent que les avancées restent encore limitées, mais elles traduisent un mouvement concret. 

La Bourse de Tunis a accueilli, vendredi 6 mars 2026, l’édition locale de l’initiative internationale Ring the Bell for Gender Equality, organisée à l’occasion de la Journée internationale des femmes. Cet événement a rassemblé des représentants du marché financier, des sociétés cotées et des partenaires internationaux pour échanger sur des stratégies visant une croissance inclusive et durable. 

La participation féminine était particulièrement notable, soulignant l’engagement réel des institutions financières et de leurs partenaires. Le directeur général de la Bourse de Tunis, Bilel Sahnoun, a annoncé que la part des femmes dans les conseils d’administration des entreprises tunisiennes s’établit désormais à 19 %, contre 17 % l’an dernier. 

Avec ce résultat, la Tunisie se situe dans la moyenne des pays du G20, devant des nations comme l’Inde, le Brésil, la Chine ou encore l’Arabie saoudite. Pourtant, selon Bilel Sahnoun, ces progrès demeurent essentiellement le fruit d’initiatives volontaires des entreprises. « Beaucoup dépend encore de la volonté et des choix des dirigeants », a-t-il souligné. 

Pour accélérer l’évolution, il plaide pour la mise en place d’un cadre légal, rappelant que les pays ayant adopté des quotas ont enregistré les avancées les plus rapides. L’objectif serait de tendre vers un niveau similaire à celui de la France, où la loi Copé-Zimmermann impose que 40 % des sièges dans les conseils d’administration soient occupés par des femmes. 

En Europe, la représentation féminine varie fortement selon les pays. En 2025, la France domine avec 46,9 % de femmes dans les conseils, suivie par l’Italie, le Danemark, les Pays-Bas, l’Irlande et l’Espagne. Les écarts, allant de 11,3 % à 46,9 %, s’expliquent principalement par les mesures légales obligeant une présence minimale de femmes dans les instances dirigeantes. Un exemple concret en Tunisie est le conseil d’administration de la Bourse de Tunis, présidé par Sonia Ben Fraj – la première femme à occuper ce poste depuis la création de l’institution. Sur 11 membres, 3 sont des femmes, et un appel à candidatures est lancé pour recruter deux administrateurs indépendants, renforçant ainsi la diversité au sein du conseil. 

Florence Basty, représentante d’ONU Femmes, partenaire de l’initiative, a salué ce partenariat durable avec la Bourse de Tunis. « C’est un privilège de conduire cette action avec une institution qui s’engage concrètement en faveur de l’autonomisation des femmes  », a-t-elle déclaré. 

A noter qu’à l’échelle mondiale, plus de 12 000 entreprises ont signé les Women’s Empowerment Principles. En Tunisie, une quarantaine d’entre elles se sont engagées, et l’objectif est de voir ce nombre croître, notamment grâce à l’implication du secteur privé et des marchés financiers. 

Les marchés financiers jouent également un rôle dans l’évolution des pratiques des entreprises, en imposant des standards de gouvernance et de transparence, notamment via les critères ESG (environnementaux sociaux et de gouvernance). 

Au passage, Bilel Sahnoun a précisé que 17 entreprises cotées ont déjà publié leur reporting ESG, auxquelles s’ajoute la Bourse de Tunis elle-même. L’année prochaine, d’autres suivront, permettant de mieux mesurer l’engagement réel des sociétés en matière d’égalité et d’établir des indicateurs précis de performance. 

Pour replacer la question dans un contexte global, Florence Basty a rappelé que, selon le Global Gender Gap Report 2025 du Forum économique mondial, il faudra encore 123 ans pour atteindre l’égalité entre hommes et femmes au rythme actuel, ce qui souligne l’importance d’accélérer les initiatives.

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Huile d’olive, dattes, pâtes : la Tunisie à l’assaut du marché kényan

07. März 2026 um 12:49

Trente exportateurs tunisiens ont participé à une série de rencontres professionnelles B2B en ligne avec l’une des plus importantes sociétés importatrices du Kenya, du 3 au 5 mars 2026, organisées par le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

Les filières représentées lors de ces échanges incluent l’huile d’olive, les dattes, les pâtes alimentaires et les produits hygiéniques. Ces rencontres ont été coordonnées par la Représentation Commerciale de Tunisie au Kenya.

Le Kenya s’est imposé, au cours de la saison 2024/2025, comme la première destination africaine de l’huile d’olive tunisienne conditionnée, avec des exportations atteignant 216 tonnes pour une valeur de 3,7 millions de dinars tunisiens. La Tunisie se classe par ailleurs au 10e rang mondial des fournisseurs de pâtes alimentaires sur le marché kenyan.

Ces rencontres ont permis aux entreprises tunisiennes participantes de présenter leurs produits, leur savoir-faire et leurs capacités de production à leur partenaire kenyan, selon le CEPEX. Pour l’importateur kényan, ces échanges ont constitué une opportunité d’identifier les produits susceptibles de faire l’objet de futures opérations d’importation.

Cette initiative s’inscrit dans l’objectif de consolider la présence des produits tunisiens en Afrique de l’Est, selon le CEPEX.

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Après le pétrole, la guerre au Moyen-Orient menace la nourriture mondiale

07. März 2026 um 12:45

Alors que le conflit en Iran continue d’alimenter les tensions au Moyen-Orient, les analystes mettent en garde contre des répercussions économiques bien plus larges que la seule flambée des prix du pétrole. La crise pourrait provoquer une hausse des prix alimentaires à l’échelle mondiale.

Selon un rapport du site spécialisé OilPrice basé à Londres, publié vendredi 6 mars, la forte augmentation des prix du gaz naturel pourrait entraîner une hausse importante du coût des engrais azotés, un élément essentiel de l’agriculture moderne. Une telle évolution risquerait d’exercer une pression supplémentaire sur les prix des denrées alimentaires dans de nombreux pays.

Les experts soulignent que si le trafic maritime venait à être fortement perturbé dans le détroit d’Ormuz, les conséquences dépasseraient largement le secteur énergétique. La région du Golfe n’est pas seulement un grand exportateur de pétrole et de gaz : elle figure aussi parmi les principaux fournisseurs mondiaux d’engrais azotés.

La production de ces engrais repose directement sur le gaz naturel. Aujourd’hui, près de la moitié de la production alimentaire mondiale dépend de l’azote artificiel. Sans cet apport, les rendements agricoles chuteraient fortement.

La consommation mondiale d’engrais azotés atteint environ 180 millions de tonnes par an. Sur ce volume, entre 55 et 60 millions de tonnes d’urée sont transportées chaque année par voie maritime. Le Moyen-Orient représente à lui seul entre 40 et 50 % de ce commerce, la quasi-totalité des exportations transitant par le détroit d’Ormuz…

Contrairement au pétrole, le marché des engrais ne dispose pas de réserves stratégiques capables d’amortir un choc d’approvisionnement. Les États-Unis, par exemple, possèdent une réserve stratégique de pétrole brut de plusieurs centaines de millions de barils, mais aucun stock équivalent n’existe pour les engrais azotés.

Certaines grandes puissances agricoles pourraient être particulièrement touchées. L’Inde dépend largement des importations de gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar pour alimenter sa production d’urée. Toute interruption de ces approvisionnements risquerait de réduire sa production d’engrais à l’approche de la saison des semis.

 

Lire aussi: Guerre au Moyen-Orient : le Qatar suspend la liquéfaction de son gaz 

 

De son côté, le Brésil – l’un des principaux exportateurs agricoles mondiaux – importe d’importantes quantités d’urée du Moyen-Orient. Dans des régions agricoles majeures comme le Mato Grosso, la production de soja et de maïs dépend d’un approvisionnement régulier en fertilisants. Une perturbation prolongée pourrait rapidement déstabiliser les marchés mondiaux des céréales.

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Le textile tunisien à l’export : 9 milliards de dinars et un appel aux réformes

07. März 2026 um 12:31

Les exportations tunisiennes de textile et d’habillement ont dépassé 9 milliards de dinars en 2025, selon la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) dans un communiqué rendu public récemment.  Ce chiffre n’inclut pas les ventes des entreprises textiles fournissant les secteurs automobile et aéronautique, estimées à plus de 2,2 milliards de dinars supplémentaires.

Ce niveau d’exportations est comparable à celui enregistré depuis 2022, dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques, un ralentissement économique et une concurrence accrue de pays à faibles coûts de production, d’énergie et de main-d’œuvre.

Les segments du textile technique, des vêtements fonctionnels et de haute performance, des produits de mode premium et de luxe, ainsi que du vêtement professionnel et des uniformes techniques à forte valeur ajoutée ont enregistré une progression notable. En revanche, le denim, la lingerie et les maillots de bain ont été davantage affectés par l’intensification de la concurrence internationale et les fluctuations de la demande.

Pour consolider ces résultats, les professionnels du secteur ont souligné la nécessité de poursuivre les réformes visant à améliorer la compétitivité, notamment l’adaptation aux accords de partenariat euro-méditerranéens et aux politiques tarifaires américaines, la protection de l’emploi et de la valeur ajoutée à l’export, ainsi que l’amélioration du climat des affaires et de l’investissement.

Ils ont également appelé à instaurer une fiscalité plus favorable aux exportateurs, à renforcer les capacités en design, création, recherche et innovation, et à intensifier les investissements dans la technologie, l’automatisation et la numérisation.

Les acteurs du secteur ont plaidé pour la mise en place d’un pacte de relance et de montée en valeur, en collaboration avec les autorités publiques, la FTTH et les partenaires financiers, visant à moderniser l’industrie, renforcer sa durabilité et améliorer l’image du « Made in Tunisia » à l’international.

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Chedlia Farhat : « Si Ormuz se ferme, les Tunisiens paieront la facture »

07. März 2026 um 12:00

Une fermeture du détroit d’Ormuz toucherait-elle vraiment la Tunisie ? À première vue, le pays semble relativement à l’abri, ne dépendant pas directement du Golfe pour l’essentiel de ses approvisionnements en hydrocarbures. Mais pour la professeure Chedlia Farhat, spécialiste de la transition énergétique et de l’économie de l’énergie, cette lecture mérite d’être nuancée. Dans un entretien accordé à L’Économiste Maghrébin, elle identifie un risque autrement plus discret — et potentiellement plus lourd.

Et si Ormuz se fermait ? 

Pour la Tunisie, le vrai danger n’est pas seulement la pénurie, mais la flambée des prix. À première vue, on pourrait croire que la Tunisie serait relativement protégée si le détroit d’Ormuz venait à être fermé. Après tout, le pays ne dépend pas directement, dans l’immédiat, d’un approvisionnement massif venant du Golfe. Une grande partie de son gaz provient surtout de l’Algérie, ce qui permet de relativiser le risque d’une rupture physique soudaine. C’est d’ailleurs le sens des déclarations officielles récentes, selon lesquelles les tensions actuelles au Moyen-Orient ne menaceraient pas directement l’approvisionnement tunisien en hydrocarbures.

Mais s’arrêter à cette lecture serait trompeur. Car le vrai problème, pour la Tunisie, n’est pas seulement de savoir si les volumes de pétrole ou de gaz arriveront ou non. Le vrai problème est de savoir combien cette énergie coûtera si la crise s’aggrave. Et c’est là que le risque devient sérieux. Même si la Tunisie ne passe pas directement par Ormuz pour l’essentiel de ses importations, elle reste insérée dans un marché mondial où les prix du pétrole, du gaz, du transport maritime et des assurances réagissent immédiatement aux tensions géopolitiques.

Le détroit d’Ormuz n’est pas un simple point de passage parmi d’autres. Il constitue l’un des couloirs énergétiques les plus sensibles du monde. En 2024 et au début de 2025, il a représenté plus d’un quart du commerce maritime mondial de pétrole et environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié. Une fermeture, même partielle ou temporaire, créerait donc un choc sur les marchés internationaux. Les prix grimperaient, les coûts logistiques augmenteraient, et les pays importateurs nets comme la Tunisie en subiraient rapidement les conséquences.

 

Lire aussi : Tensions au Moyen-Orient : quel impact pour l’économie tunisienne ?

 

Autrement dit, le scénario optimiste selon lequel la Tunisie ne serait pas directement touchée n’est vrai que sur un point précis : l’absence éventuelle de rupture physique immédiate. Mais sur le plan économique, cette lecture est insuffisante. Car une hausse brutale des prix mondiaux se traduirait presque automatiquement par une hausse de la facture énergétique tunisienne, par davantage de pression sur les finances publiques et par un retour de l’inflation importée. Reuters rapportait le 6 mars 2026 que le Brent évoluait déjà autour de 93 dollars, avec des scénarios évoquant 120 dollars, voire 150 dollars dans un cas extrême de prolongation des tensions.

C’est précisément ici qu’il faut parler d’inflation importée. Lorsqu’un pays dépend de l’extérieur pour une partie importante de son énergie, il importe aussi une partie de la hausse des prix mondiaux. Cela finit par toucher les carburants, le transport, les coûts de production, les prix de certains biens de consommation, et indirectement le pouvoir d’achat. En Tunisie, ce mécanisme est d’autant plus sensible que le système énergétique est déjà fragile. Le pays reste structurellement déficitaire en énergie, et son électricité repose très largement sur les combustibles fossiles, en particulier le gaz naturel. Selon les données récentes, près de 58 % des besoins tunisiens en gaz étaient couverts par des importations d’Algérie jusqu’en mai 2025, tandis que 93,7 % de l’électricité tunisienne était produite à partir d’énergies fossiles.

Dans ces conditions, une fermeture prolongée d’Ormuz ne provoquerait pas nécessairement une panne sèche en Tunisie, mais elle pourrait provoquer autre chose : un choc économique diffus, plus discret au départ, mais potentiellement très lourd. La facture énergétique s’alourdirait. Le déficit commercial se creuserait. Les subventions coûteraient plus cher à l’État. Et si le gouvernement décidait de ne pas absorber entièrement la hausse, une partie du choc finirait par être transmise aux ménages et aux entreprises. C’est pour cela que la question énergétique n’est pas seulement une question technique. C’est aussi une question budgétaire, monétaire, sociale et politique.

Dans un tel scénario, quelles solutions s’offriraient à la Tunisie ?

À court terme, elles restent limitées. Le levier le plus réaliste serait de renforcer et de sécuriser autant que possible les flux existants, notamment avec l’Algérie. La proximité régionale et la centralité du gaz algérien dans le mix tunisien donnent à cette piste une importance stratégique. Mais cela ne suffirait pas à neutraliser le choc des prix internationaux. Même avec un approvisionnement maintenu, la Tunisie resterait exposée à la hausse des coûts mondiaux.

L’autre réponse serait une gestion de crise plus serrée : meilleure planification des achats, arbitrage sur les stocks, limitation des pressions sur certains usages, et éventuel renforcement temporaire du soutien public. Mais là encore, cette option a ses limites, car elle repose sur un budget déjà contraint. Plus les cours mondiaux montent, plus la compensation devient lourde. Et plus cette situation dure, plus elle met sous tension les équilibres macroéconomiques du pays.

À moyen terme, la seule vraie protection reste connue : réduire la dépendance. Cela passe par l’accélération des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la diversification des sources d’approvisionnement et la modernisation du système électrique. Mais ces réponses structurelles prennent du temps. Elles sont indispensables, mais elles ne règlent pas une crise géopolitique du jour au lendemain.

Cela pose enfin une troisième question, plus profonde : la situation énergétique tunisienne est-elle soutenable à court terme ?

La réponse la plus juste est sans doute la suivante : oui, mais sous tension. Oui, parce que le pays dispose encore de relais régionaux, notamment avec l’Algérie, et que rien n’indique pour l’instant une rupture généralisée immédiate. Mais sous tension, parce que la Tunisie part déjà d’une position fragile : déficit énergétique élevé, forte dépendance aux importations, poids croissant de la facture énergétique et exposition directe aux fluctuations des prix mondiaux. Dans un tel contexte, même sans pénurie physique, une flambée durable du pétrole et du gaz pourrait suffire à fragiliser encore davantage l’économie.

Au fond, toute l’ambiguïté du débat est là. Dire que « la fermeture d’Ormuz n’affectera pas la Tunisie » est une formule rassurante, mais elle n’est vraie qu’à moitié. Elle peut être vraie sur le plan logistique immédiat. Elle devient beaucoup moins vraie dès qu’on raisonne en économie ouverte. Car la Tunisie ne dépend peut-être pas entièrement d’Ormuz pour ses molécules, mais elle dépend du marché mondial pour leurs prix.

En conclusion, la Tunisie ne manquera peut-être pas d’énergie tout de suite, mais elle risque de la payer beaucoup plus cher. Et pour un pays importateur net, c’est déjà une vulnérabilité majeure.

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Emirates Airlines prévoit de reprendre l’exploitation complète de son réseau

07. März 2026 um 11:45

La compagnie aérienne émiratie prévoit de reprendre l’intégralité de ses opérations dans les prochains jours, sous réserve de la disponibilité de l’espace aérien et du respect de toutes les conditions opérationnelles. Un porte-parole d’Emirates a déclaré que « la sécurité demeure, comme toujours, notre priorité absolue, de même que notre engagement indéfectible à servir et à prendre soin de nos clients ».

Le porte-parole a ajouté qu’à la suite de la réouverture partielle de certains espaces aériens de la région, la compagnie aérienne exploite actuellement un programme de vols limité, tout en continuant de travailler au rétablissement complet de ses opérations de réseau.

Sur certains marchés connaissant une forte demande, Emirates a considérablement augmenté ses opérations ; au Royaume-Uni seulement, la compagnie aérienne exploitera 11 vols quotidiens à travers 5 aéroports… reflétant la forte demande de voyages entre les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni.

Le rapport indique que la capacité de sièges vers l’Inde est en cours d’augmentation, Emirates portant ses vols à 22 vols quotidiens et desservant ainsi ses neuf destinations en Inde dès samedi.

Aux États-Unis, Emirates continue d’assurer des vols vers 7 destinations américaines, garantissant ainsi la continuité des liaisons aériennes entre les États-Unis et les Émirats arabes unis pendant cette période.

Le transporteur a confirmé qu’il continue de suivre de près la situation et d’adapter ses opérations en fonction de son évolution. Il a également invité tous ses clients à consulter son site web et ses réseaux sociaux officiels, où il publiera les dernières informations dès qu’elles seront disponibles.

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Guerre au Moyen-Orient : l’Espagne qui dit non

07. März 2026 um 10:35

En 2003, la France refusait de s’aligner sur les USA lors de la guerre en Irak. 23 ans plus tard, elle rentre dans les rangs, et c’est l’Espagne qui reprend l’étendard de la résistance. Et c’est tout à son honneur.

 

Qui a dit que l’Histoire est un perpétuel recommencement ? Dans un discours historique prononcé le 14 février 2003 aux Nations unies par le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Dominique de Villepin, la France, puissance alliée des États-Unis, opposa son véto à l’intervention militaire en Irak soupçonné, à tort, de détenir des armes de destruction massive.

« Dans ce contexte, l’usage de la force ne se justifie pas aujourd’hui. Il y a une alternative à la guerre : désarmer l’Irak par les inspections. De plus, un recours prématuré à l’option militaire serait lourd de conséquences. Dans ce temple des Nations unies, nous sommes les gardiens d’un idéal, nous sommes les gardiens d’une conscience. La lourde responsabilité et l’immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c’est un vieux pays, la France, d’un Vieux continent comme le mien, l’Europe, qui vous le dit aujourd’hui, qui a connu les guerres, l’occupation, la barbarie. Un pays qui n’oublie pas et qui sait tout ce qu’il doit aux combattants de la liberté venus d’Amérique et d’ailleurs ». Une rhétorique vibrante qui marquera les esprits par la pertinence et l’analyse et la beauté du verbe.

Seul contre tous

Vingt-trois ans plus tard, le scénario se répète, mais le théâtre des opérations se déplace vers l’Iran. Face à l’intervention militaire contre ce pays, l’Europe reste remarquablement silencieuse. Aucun dirigeant ou presque n’ose contester la décision du président américain d’agir sans mandat des Nations unies, et en contournant le Congrès américain, seul contre-pouvoir habilité à déclarer la guerre.

Dans ce concert de prudence excessive et de frilosité, une voix s’élève : celle du chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez. Le dirigeant socialiste s’impose comme le seul responsable européen à s’opposer frontalement à l’intervention en Iran. Et pas seulement en paroles.

En effet, Madrid a dans un premier temps condamné les frappes américaines et israéliennes en Iran et dénoncé une « intervention militaire injustifiée et dangereuse », avant de décider de ne pas mettre les bases militaires de Rota et Morón, dans le sud de l’Espagne, à la disposition des Américains pour le ravitaillement en vol de leurs avions de chasse.

Le coup de gueule de Trump

Grosse colère du terrible milliardaire républicain. S’exprimant devant la presse lors d’une rencontre, mercredi 4 mars, à la Maison Blanche, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, Donald Trump accusa Madrid d’avoir été «lamentable».

« L’Espagne a été lamentable », a-t-il répété, ajoutant avoir demandé au secrétaire au Trésor, Scott Bessent, de « cesser toute relation » avec le pays. Et de poursuivre : « Nous allons couper tout commerce avec l’Espagne. Nous ne voulons plus rien avoir à faire avec l’Espagne ». Tout en déplorant que ce pays soit le seul de l’Otan à n’avoir pas accepté de consacrer 5 % de son PIB à des dépenses en matière de défense, comme le veut le nouvel objectif de l’Otan poussé par Washington.

Relations tendues

C’est que rien ne va plus entre Madrid et Washington. En cause, les positions critiques du gouvernement espagnol sur le soutien inconditionnel américain à Israël et sur la répression sanglante israélienne à Gaza qu’il a qualifiée de « génocide ».

Ajoutons à ces considérations l’annulation par le gouvernement Sanchez, en août 2025, d’un contrat de 6,25 milliards d’euros pour l’achat de nouveaux avions de chasse. Les tensions n’ont fait qu’empirer après que l’Espagne a ensuite interdit, en septembre 2025, le transit d’avions et de navires militaires américains transportant des armes, des munitions ou des équipements destinés à Israël via ses bases. Sans oublier le désaccord majeur sur l’augmentation de 5 % des dépenses militaires des pays de l’Otan exigée par Trump à laquelle Pedro Sanchez s’est opposé.

Au final, en défiant ouvertement la première puissance mondiale, le chef du gouvernement espagnol ne risque-t-il pas de s’attirer les foudres du terrible président américain ?

« Je ne pense pas du tout que notre position soit naïve, se défend Pedro Sánchez. Nous ne serons pas complices d’une initiative nuisible au monde et contraire à nos intérêts et à nos valeurs, juste parce que nous avons peur d’éventuelles représailles ».

Chapeau bas.

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Crise au Moyen-Orient : le Brent à 92 dollars, le WTI en hausse historique

07. März 2026 um 10:12

Les contrats à terme sur le pétrole brut américain West Texas Intermediate (WTI) ont bondi de plus de 12 % à la clôture vendredi 6 mars, mais sont restés inférieurs à ceux du Brent, les acheteurs se précipitant pour obtenir les barils disponibles face à la diminution des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient due à la fermeture de facto du détroit d’Ormuz suite à la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

Le prix du pétrole brut Brent a augmenté de 7,28 dollars, soit 8,52 %, pour atteindre 92,69 dollars le baril, tandis que les gains hebdomadaires ont atteint environ 27,9 %.

Les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate américain (NYMEX) ont augmenté de 9,89 $, soit 12,21 %, pour atteindre 90,90 $, marquant ainsi leur plus forte hausse hebdomadaire de l’histoire depuis le début des échanges en 1983 après une augmentation de plus de 35 %…

Selon Giovanni Stanovo, analyste chez UBS, « les raffineurs et les sociétés de négoce recherchent des sources alternatives de pétrole brut, dont les États-Unis sont le principal producteur. Cette mesure vise à éviter une baisse trop rapide des stocks à Washington en raison de l’augmentation des exportations. Les marges bénéficiaires dépendent des coûts de transport ».

 

Lire aussi : Guerre en Iran : cinq pays arabes révisent à la hausse leurs tarifs de carburant 

 

Le ministre de l’Énergie du Qatar a déclaré au Financial Times, dans une interview publiée vendredi, qu’il s’attendait à ce que tous les États producteurs d’énergie du Golfe cessent leurs exportations dans les semaines à venir, une mesure qui, selon lui, pourrait faire grimper le prix du pétrole à 150 dollars le baril.

Les prix du pétrole ont commencé à augmenter après l’attaque américano-israélienne contre l’Iran samedi, ce qui a incité Téhéran à empêcher les pétroliers de traverser le détroit d’Ormuz.

A rappeler qu’environ 20 % de la demande mondiale quotidienne de pétrole transite par cette voie maritime vitale. Le détroit étant resté fermé pendant sept jours, près de 140 millions de barils de pétrole – soit l’équivalent d’environ 1,4 jour de la demande mondiale – n’ont pas pu atteindre le marché.

Stanovo a déclaré : « Chaque jour où le détroit restera fermé, les prix augmenteront ». Et d’ajouter : « La croyance dominante sur le marché était que Trump pourrait faire marche arrière à un moment donné parce qu’il ne voulait pas que les prix du pétrole augmentent, mais plus ce recul tardait, plus l’ampleur des risques devenait évidente ».

Dans une interview accordée à Reuters jeudi, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il n’était pas inquiet de la hausse des prix de l’essence aux États-Unis. S’ils augmentent, qu’il en soit ainsi »…

Le département du Trésor a accordé des dérogations à ses partenaires pour l’achat de pétrole russe sous sanctions. Les premières dérogations ont été accordées à des raffineries indiennes, qui ont depuis acheté des millions de barils de pétrole brut russe.

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L’IA : le Général fantôme du Moyen-Orient 

07. März 2026 um 09:54

Le ciel au-dessus du Moyen-Orient a changé de nature, cessant d’être une simple zone de conflit pour devenir un immense circuit imprimé où la tension ne se mesure plus seulement en mouvement de troupes, mais en flux de données. Entre l’Iran, les États-Unis et Israël, la guerre a glissé vers un terrain invisible où le courage et les drapeaux s’effacent derrière la puissance brute du calcul, laissant l’intelligence artificielle s’installer dans le fauteuil du commandant pour diriger des opérations qui ne dorment jamais.

Dans l’ombre des minarets de Téhéran et des gratte-ciels de Tel-Aviv s’impose désormais une présence silencieuse que les stratèges décrivent comme un “général fantôme“, il ne porte ni uniforme ni décorations de campagne, pourtant son influence traverse chaque centre de commandement et chaque réseau de surveillance.

Force est de constater que l’intelligence artificielle n’est plus seulement un outil d’analyse mais une force stratégique capable d’absorber des masses vertigineuses de données, d’y déceler des motifs invisibles et d’anticiper des escalades avant même que les décisions humaines ne soient formalisées. Ainsi, une part croissante de la confrontation régionale se joue désormais dans l’épaisseur discrète des algorithmes.

 

Guerre moderne : l’approche iranienne

Dans ce cadre inédit, la guerre prend le rythme d’une partie d’échecs accélérée où la machine compense les limites humaines. Là où les états-majors hésitent et délibèrent, les systèmes automatisés calculent en permanence des scénarios d’action à partir d’images satellites, d’interceptions radio et d’innombrables traces numériques.

À cet égard, les États-Unis utilisent ces capacités cybernétiques pour anticiper les mouvements militaires iraniens, tandis qu’Israël s’appuie sur des architectures d’intelligence artificielle capables d’identifier des cibles et de hiérarchiser les menaces en quelques instants. Cette logique algorithmique n’est plus théorique puisqu’elle a déjà été appliquée dans la guerre génocidaire à Gaza, notamment via le programme « Lavender », utilisé pour analyser d’immenses bases de données afin de désigner rapidement des personnes présumées liées à des organisations armées.

Face à cette puissance technologique, l’Iran développe une approche différente mais tout aussi révélatrice de la transformation de la guerre moderne. Ses drones, souvent perçus comme rustiques, intègrent en réalité une part croissante d’intelligence artificielle leur permettant de naviguer de manière autonome, d’adapter leur trajectoire en vol et parfois de coopérer en essaim.

Drones iraniens : à la fois arme stratégique et source d’inspiration

Cette sophistication a surpris de nombreux analystes militaires au point que certains appareils récupérés après des opérations ont été longuement étudiés par les ingénieurs américains dans des programmes de rétro-ingénierie destinés à comprendre et reproduire les logiques algorithmiques embarquées dans ces machines. Paradoxalement, ces drones iraniens sont ainsi devenus à la fois une arme stratégique et une source d’inspiration technologique pour leurs adversaires.

Mais cette montée en puissance des systèmes autonomes introduit un trouble profond dans la logique traditionnelle de la guerre. À mesure que les algorithmes gagnent en rapidité et en autonomie, la frontière entre la décision politique et la réaction technique devient plus fragile. Les opérations militaires tendent alors à être évaluées moins selon leur légitimité que selon leur efficacité statistique, ce qui déplace le centre de gravité du conflit vers une rationalité froide où la diplomatie peine à suivre le rythme imposé par les machines.

Dans ce nouvel écosystème, la bataille se joue de plus en plus sur la perception elle-même. Désormais, les puissances occidentales cherchent à désorienter les systèmes iraniens par des cyberattaques capables de brouiller capteurs et communications, tandis que Téhéran tente de saturer les réseaux adverses par des nuages de signaux trompeurs et de leurres électroniques dont l’objectif n’est plus uniquement de détruire mais d’induire l’adversaire en erreur en brouillant les pistes de distinction basiques entre une menace réelle et une illusion d’attaque…

Ce face-à-face technologique ressemble ainsi à une répétition générale pour l’avenir des conflits humains où le risque ne réside plus seulement dans la volonté des dirigeants, mais reste à la merci d’une paranoïa algorithmique meurtrière où deux systèmes adverses s’enfermeraient dans une spirale automatique de représailles. Dans un tel scénario, l’escalade pourrait se déclencher en quelques minutes, bien avant qu’un dirigeant à Washington, Tel-Aviv ou Téhéran n’ait le temps d’intervenir.

Tristement, l’humanité découvre tardivement que sa puissance technologique a engendré des mécanismes dont la vitesse dépasse parfois la sagesse de ceux qui les ont créés.

 

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Par : Mahjoub Lotfi Belhedi

  • Stratège en réflexion IA
  • Ex-rapporteur général & chef de département cybersécurité du « Centre tunisien des études de sécurité globale »

 

Note :

  • À ce sujet, nous nous permettons d’attirer la bienveillante attention de nos lecteurs sur notre prochain ouvrage, « L’ère de la dronisation : le Wu Wei technologique », qui paraîtra le mois prochain.

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Décès du juriste et doyen Sadok Belaïd, à 87 ans

07. März 2026 um 08:56

À 87 ans, le juriste et professeur de droit constitutionnel, Sadok Belaïd, est décédé ce samedi 7 mars 2026, selon une annonce faite par son collègue et professeur de droit, Amine Mahfoudh.

Sadok Belaïd, figure importante du droit public en Tunisie et universitaire respecté, était connu pour son expertise en droit constitutionnel et pour ses nombreuses interventions dans le débat public sur les réformes politiques et institutionnelles du pays.

Il a enseigné pendant plusieurs années dans des institutions universitaires tunisiennes et s’est distingué par ses analyses sur l’évolution du système politique et juridique tunisien. Il a également été doyen de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis de 1971 à 1977.

À rappeler également qu’en 2022, le président Kaïs Saïed l’avait chargé de présider une commission consultative chargée d’élaborer un projet de nouvelle Constitution. Le travail de cette commission s’inscrivait dans le processus politique engagé après les décisions du 25 juillet 2021. Cependant, Sadok Belaïd s’était par la suite montré critique à l’égard de la version finale du texte constitutionnel publiée avant le référendum de juillet 2022, affirmant qu’elle différait du projet élaboré par la commission qu’il dirigeait.

Ainsi, la disparition de Sadok Belaïd constitue la perte d’une personnalité intellectuelle et juridique influente qui a largement contribué aux débats constitutionnels et politiques en Tunisie au cours des dernières années. Et bien évidemment, son décès n’a pas manqué de susciter des réactions dans les milieux universitaires et politiques, où beaucoup saluent le parcours d’un juriste engagé dans la réflexion sur l’État de droit et l’avenir institutionnel du pays.

Toute la rédaction de L’Économiste maghrébin présente ses condoléances les plus attristées à sa famille et à ses proches.

Que son âme repose en paix !

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Kenya : quand l’aventure exotique se transforme en pièges

07. März 2026 um 08:25

Partir à l’aventure renforce notre caractère. Cela peut sembler anodin, mais il est clair que l’on apprend toujours des leçons tirées de ces expériences. Visiter le Kenya comme destination de loisir, mais aussi pour le travail, offre des bienfaits indéniables : observer les animaux lors d’un safari, profiter d’un littoral chaud et limpide, ou encore découvrir Nairobi, depuis les gratte-ciel comme le Kenyatta International Convention Centre.

Côté amabilité, cependant, le Kenya peut décevoir. On vous demande constamment de payer plus cher et les arnaques guettent. J’en ai payé le prix fort : à un comptoir MoneyGram, on m’a fait signer des papiers en prétendant que le système était fermé, refusant de me donner mes 50 dollars dus. Autre déception, dans un Bolt affiché à 220 KES (monnaie locale) en espèces, le chauffeur a exigé 300 KES. Aller au Kenya, c’est souvent se sentir pris pour un pigeon car tout a un coût. Ces mésaventures relèvent parfois du mauvais hasard, mais elles rappellent qu’il faut rester vigilant.

Malgré cela, c’est un pays à voir si l’on cherche le dépaysement. On y sent aussi l’empreinte de la Chine, premier partenaire commercial du Kenya. Pékin renforce ces liens via le projet “La route de la Soie”, notamment le chemin de fer Mombasa-Nairobi.
Sur le plan économique, en 2026, un accord préliminaire permet à 98,2% des produits kényans d’accéder sans droits de douane au marché chinois, ciblant l’agriculture (avocats, thé) pour réduire le déficit commercial. Le Kenya fait toutefois face à une dette importante envers Pékin, qui pèse lourd sur ses finances.

D’autres observations marquent le voyage : absence de feux tricolores, circulation anarchique où tout le monde roule vite et comme bon lui semble.

Au final, le Kenya enseigne une leçon capitale : aventure exotique rime avec vigilance accrue, sans quoi le dépaysement peut tourner au cauchemar.

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Énergie : les tensions au Moyen-Orient offrent une fenêtre de tir à la Tunisie

07. März 2026 um 06:00

L’Italie étudie des sources alternatives de gaz naturel, notamment du gaz naturel liquéfié (GNL) américain et des approvisionnements par gazoduc depuis l’Afrique et l’Azerbaïdjan, pour compenser la perte des livraisons du Qatar due au conflit au Moyen-Orient.

 

Cette semaine, QatarEnergy a invoqué un “cas de force majeure“ et a informé le fournisseur public italien Edison qu’elle ne serait pas en mesure de remplir ses obligations contractuelles concernant cinq cargaisons de GNL dont l’arrivée était prévue début avril. Rome n’est pas inquiet quant à la sécurisation de volumes de remplacement, le Qatar ne fournissant qu’environ 9 % de la consommation annuelle de gaz du pays.

Le gaz provenant du gazoduc libyen est une autre option, bien qu’il faille créer les conditions techniques. Des flux supplémentaires pourraient provenir du Mozambique ou de l’Algérie, via la Tunisie, ainsi que d’Azerbaïdjan.

 

Opportunité

Il s’agit bien d’une grande opportunité pour la Tunisie. Nous partageons une vulnérabilité similaire et notre production nationale de gaz est en déclin, ce qui a creusé son déficit énergétique pour atteindre environ deux tiers de nos besoins nationaux en 2025, un lourd fardeau pour le budget de l’État.

La réponse de la Tunisie à ce défi est précisément ce que l’Italie recherche, soit une électricité décarbonée et stable. L’opportunité réside donc dans la synergie parfaite entre les besoins des deux pays, rendue possible par des projets d’infrastructure concrets.

La colonne vertébrale de l’opportunité est l’interconnexion électrique sous-marine entre la Tunisie et l’Italie, ELMED, d’une capacité d’environ 600 MW pour un coût de 1 041 millions d’euros. Ce projet permettra à la Tunisie d’exporter son excédent d’électricité verte vers l’Italie et le marché européen, générant ainsi des recettes en devises. C’est précisément ce genre de connexion qui répond à la quête de diversification de l’Italie.

Pour alimenter ELMED, la Tunisie a massivement accéléré son programme d’énergies renouvelables. Le pays a validé un plan de 2,3 GW de projets solaires et éoliens pour 2026, lesquels projets font partie du grand objectif de 35 % d’électricité renouvelable d’ici à 2030.

 

Des défis à relever

Cependant, ce bel édifice doit surmonter des obstacles pour devenir une réalité. Le principal défi est la capacité d’exécution. Le besoin de financement est important et le pays doit faire encore plus d’efforts au niveau des réformes pour attirer des investissements privés massifs.

À ne pas sous-estimer aussi la concurrence régionale. La Tunisie n’est pas seule. L’Algérie, avec son infrastructure gazière éprouvée, est également un partenaire clé pour l’Italie, comme le montre le débat autour du gazoduc nigérian. À nous donc de jouer la carte de la complémentarité plutôt que de la concurrence directe sur les hydrocarbures.

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Gestern — 06. März 2026Leconomiste Maghrebin

Sport féminin : le CNOT booste le leadership des femmes

06. März 2026 um 14:46
Lors de l’ouverture de l’atelier sur le programme d’exécution du plan stratégique du Comité National Olympique Tunisien (CNOT) « Femme, Sport et Olympisme : pour une société saine et équilibrée » (2026-2028), le président du CNOT, Mehrez Boussayene, a salué les avancées de la Commission femme, sport et égalité des genres, ainsi que la pertinence des axes stratégiques retenus. Il a insisté sur l’urgence de promouvoir le leadership féminin dans les instances sportives, via des textes et mécanismes facilitant l’accès des femmes aux postes clés.
M. Boussayene a aussi plaidé pour une base de données nationale sur le sport féminin en Tunisie, outil essentiel pour des politiques éclairées, alignées sur la digitalisation et l’intelligence artificielle.
S’adressant aux représentantes des fédérations, expertes de l’Université ESPRIT, anciennes championnes et journalistes, il a appelé à une mobilisation collective pour le succès de cette démarche. Le développement du sport féminin et l’essor de la femme dans le mouvement sportif sont, selon lui, des leviers majeurs pour transformer le paysage sportif tunisien et renforcer la cohésion sociétale.

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Sondage : six Allemands sur dix condamnent l’attaque américano-israélienne contre l’Iran

06. März 2026 um 14:43

Une majorité d’Allemands condamnent l’attaque américano-israélienne contre l’Iran et expriment leur inquiétude. Et ce, quant à la situation politique internationale et à ses conséquences sur la sécurité et l’économie.

Un sondage DeutschlandTrend a été réalisé récemment pour la première chaîne de la télévision publique allemande ARD. Il indique que 58 % des personnes interrogées jugent l’attaque américano-israélienne contre l’Iran injustifiée. Tandis que 25 % sont d’un avis contraire. Cela signifie que cette attaque est moins désapprouvée que l’opération américaine au Venezuela début janvier, condamnée par 72 % des Allemands. Alors que l’attaque américano-britannique contre l’Irak en 2003 avait été désapprouvée par 80 % d’entre eux.

Par ailleurs, 77 % des personnes interrogées considèrent la situation politique internationale comme une menace pour le peuple allemand. La dernière fois que cette question a été posée, c’était en février 2022, peu avant l’invasion russe de l’Ukraine. A cette époque, 54 % des personnes sondées partageaient alors cet avis. Dans le nouveau sondage, 85 % s’inquiètent de la montée en puissance de la loi du plus fort dans la politique mondiale. Et 80 % d’entre eux du risque des graves perturbations que la situation pourrait occasionner au commerce international. Avec la perspective inquiétante d’une flambée des prix du pétrole. En Allemagne, les premières conséquences sont déjà visibles, le prix des carburants à la pompe dépassant souvent les 2 euros le litre.

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Oscars 2026 : une campagne vise le film tunisien « La Voix de Hind Rajab »

06. März 2026 um 14:25

À quelques jours de la clôture des votes pour les récompenses des Academy Awards 2026, un film tunisien en compétition pour l’Oscar du meilleur film international se retrouve au cœur d’une offensive publique menée depuis Los Angeles.

L’organisation Creative Community for Peace (CCFP) a lancé une campagne visant à discréditer le long-métrage réalisé par Kaouther Ben Hania, sélectionné pour les Academy Awards 2026. Dans un communiqué diffusé sur son site, le groupe qualifie l’œuvre de « propagande politique inacceptable » et affirme que le film présenterait une version « biaisée et déformée » des circonstances entourant la mort de l’enfant au centre du récit.

Le long-métrage, intitulé La Voix de Hind Rajab, s’appuie sur des éléments documentés. Il relate les événements du 29 janvier 2024, lorsque une fillette palestinienne de six ans, Hind Rajab, et plusieurs membres de sa famille ont été touchés par des tirs de chars de l’armée de l’entité sioniste alors qu’ils tentaient de quitter Gaza. Selon les faits présentés dans le film, l’enfant était restée seule en vie à l’intérieur du véhicule, entourée des corps des membres de sa famille.

Durant sa dernière heure, la fillette est restée en communication téléphonique avec le Croissant‑Rouge palestinien. Une ambulance envoyée pour lui porter secours a ensuite été détruite à proximité, entraînant la mort des deux secouristes qui se trouvaient à bord.

L’œuvre adopte une forme de docu-fiction et repose notamment sur l’enregistrement audio authentique de 70 minutes de la conversation de l’enfant. Parmi les producteurs exécutifs figurent les acteurs Brad Pitt, Joaquin Phoenix et Rooney Mara, ainsi que le réalisateur Jonathan Glazer.

De son côté, la CCFP se présente comme une organisation « apolitique ». Fondée en 2012 par d’anciens responsables de Universal Music Publishing et de Electronic Arts, elle réunit également des professionnels issus de grandes entreprises du secteur du divertissement, dont Warner Bros., Sony, Atlantic Records et Amazon.

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La startup tunisienne WildyNess primée à Berlin

06. März 2026 um 13:30

La Start-up WildyNess a décroché le « To Do Award 2026« , prix international du tourisme socialement responsable, lors du Salon international du tourisme de Berlin (ITB Berlin). L’annonce a été faite par l’ambassade d’Allemagne en Tunisie.

Fondée en 2021 par Achraf Aouadi et Rim Bourguiba, deux anciens ingénieurs en informatique ayant exercé en Allemagne, WildyNess se positionne sur le créneau du tourisme durable et alternatif. La startup développe et commercialise des expériences de voyage en Tunisie et à l’étranger.

A noter que l’Agence allemande de coopération internationale GIZ Tunisie accompagne la société dans son développement, dans le cadre d’un programme associant plusieurs partenaires.

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Avec Turkish Airlines, vos bagages ne se perdront (presque) plus

06. März 2026 um 13:00

Si vous comptez voyager à travers Turkish Airlines, ne vous faites plus de souci pour vos voyages.

En tout cas, selon le site spécialisé tourmag.com, la compagnie aérienne turque voudrait « en finir avec l’angoisse du tapis roulant vide ». Pour ce faire, elle annonce un partenariat avec Google pour intégrer une nouvelle fonctionnalité de localisation d’objets dans son processus officiel de récupération des bagages. Objectif : « Permettre aux passagers Turkish Airlines de retrouver plus rapidement leurs valises… et éviter qu’elles ne disparaissent dans la nature. »

Concrètement, la compagnie devient partenaire de lancement de la fonction “partager la position d’un objet“ de l’application Find Hub. Ainsi « les passagers équipés d’une balise de suivi compatible peuvent générer un lien sécurisé indiquant la position de leur bagage et le transmettre directement au service bagages de la compagnie. Les équipes au sol peuvent alors consulter la localisation en temps réel pour accélérer la recherche », lit-on sur tourmag.com.

Comment faire ?

On indique que l’utilisateur aura une simple démarche à faire : il sélectionne l’objet manquant dans l’application, active le partage de position et obtient une URL unique. Ce lien peut être envoyé à l’agent bagages, qui accède aux données de localisation mises à jour en continu.

Et ce n’est pas tout. On nous apprend également que le système prévoit plusieurs garde-fous. Le passager garde le contrôle du partage à tout moment, peut le désactiver depuis l’application, et le lien expire automatiquement après sept jours. Le partage s’arrête également dès que l’objet est retrouvé, tandis que toutes les données de localisation sont chiffrées.

Toutefois, on ne dit rien sur la possibilité qu’un agent chargé de retrouver l’objet perdu puisse désactiver lui-même la balise dans le but de le voler.

Mehmet Yıldırım, vice-président des opérations au sol de Turkish Airlines, indique que « cette innovation s’inscrit dans la stratégie digitale de la compagnie, qui investit dans des solutions basées sur les données pour améliorer l’expérience passager sur son réseau de plus de 350 destinations ».

Chez Google, Erik Kay, vice-président de l’ingénierie, rappelle que « Find Hub repose sur un vaste réseau d’appareils Android capables de contribuer à la localisation d’objets perdus, avec une utilisation simple et ouverte ».

En clair : avec Turkish Airlines, vos bagages ont désormais beaucoup moins de chances de se perdre. Une évolution technologique qui pourrait faire sourire certains voyageurs d’autres compagnies, notamment en Afrique.

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