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Tunisie: les femmes gagnent du terrain dans les conseils d’administration, mais le chemin reste long

07. März 2026 um 13:57

Malgré les efforts et initiatives pour promouvoir l’égalité entre hommes et femmes, la Tunisie continue de faire face à un long chemin. Les données récentes montrent que les avancées restent encore limitées, mais elles traduisent un mouvement concret. 

La Bourse de Tunis a accueilli, vendredi 6 mars 2026, l’édition locale de l’initiative internationale Ring the Bell for Gender Equality, organisée à l’occasion de la Journée internationale des femmes. Cet événement a rassemblé des représentants du marché financier, des sociétés cotées et des partenaires internationaux pour échanger sur des stratégies visant une croissance inclusive et durable. 

La participation féminine était particulièrement notable, soulignant l’engagement réel des institutions financières et de leurs partenaires. Le directeur général de la Bourse de Tunis, Bilel Sahnoun, a annoncé que la part des femmes dans les conseils d’administration des entreprises tunisiennes s’établit désormais à 19 %, contre 17 % l’an dernier. 

Avec ce résultat, la Tunisie se situe dans la moyenne des pays du G20, devant des nations comme l’Inde, le Brésil, la Chine ou encore l’Arabie saoudite. Pourtant, selon Bilel Sahnoun, ces progrès demeurent essentiellement le fruit d’initiatives volontaires des entreprises. « Beaucoup dépend encore de la volonté et des choix des dirigeants », a-t-il souligné. 

Pour accélérer l’évolution, il plaide pour la mise en place d’un cadre légal, rappelant que les pays ayant adopté des quotas ont enregistré les avancées les plus rapides. L’objectif serait de tendre vers un niveau similaire à celui de la France, où la loi Copé-Zimmermann impose que 40 % des sièges dans les conseils d’administration soient occupés par des femmes. 

En Europe, la représentation féminine varie fortement selon les pays. En 2025, la France domine avec 46,9 % de femmes dans les conseils, suivie par l’Italie, le Danemark, les Pays-Bas, l’Irlande et l’Espagne. Les écarts, allant de 11,3 % à 46,9 %, s’expliquent principalement par les mesures légales obligeant une présence minimale de femmes dans les instances dirigeantes. Un exemple concret en Tunisie est le conseil d’administration de la Bourse de Tunis, présidé par Sonia Ben Fraj – la première femme à occuper ce poste depuis la création de l’institution. Sur 11 membres, 3 sont des femmes, et un appel à candidatures est lancé pour recruter deux administrateurs indépendants, renforçant ainsi la diversité au sein du conseil. 

Florence Basty, représentante d’ONU Femmes, partenaire de l’initiative, a salué ce partenariat durable avec la Bourse de Tunis. « C’est un privilège de conduire cette action avec une institution qui s’engage concrètement en faveur de l’autonomisation des femmes  », a-t-elle déclaré. 

A noter qu’à l’échelle mondiale, plus de 12 000 entreprises ont signé les Women’s Empowerment Principles. En Tunisie, une quarantaine d’entre elles se sont engagées, et l’objectif est de voir ce nombre croître, notamment grâce à l’implication du secteur privé et des marchés financiers. 

Les marchés financiers jouent également un rôle dans l’évolution des pratiques des entreprises, en imposant des standards de gouvernance et de transparence, notamment via les critères ESG (environnementaux sociaux et de gouvernance). 

Au passage, Bilel Sahnoun a précisé que 17 entreprises cotées ont déjà publié leur reporting ESG, auxquelles s’ajoute la Bourse de Tunis elle-même. L’année prochaine, d’autres suivront, permettant de mieux mesurer l’engagement réel des sociétés en matière d’égalité et d’établir des indicateurs précis de performance. 

Pour replacer la question dans un contexte global, Florence Basty a rappelé que, selon le Global Gender Gap Report 2025 du Forum économique mondial, il faudra encore 123 ans pour atteindre l’égalité entre hommes et femmes au rythme actuel, ce qui souligne l’importance d’accélérer les initiatives.

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BVMT: appel à une loi qui exige la présence des femmes dans les conseils d’administration

07. März 2026 um 12:23
Source: Managers

 

À l’occasion de l’édition tunisienne de l’initiative mondiale “Ring the Bell for Gender Equality”, organisée dans le cadre de la Journée internationale des femmes, la question de la place des femmes dans les instances de décision des entreprises a été largement débattue. Si des progrès sont observés, les intervenants ont souligné que le chemin vers une véritable parité reste encore long.

Le directeur général de la Bourse de Tunis, Bilel Sahnoun, a indiqué que la présence des femmes dans les conseils d’administration des entreprises tunisiennes atteint aujourd’hui 19%, contre 17% l’année dernière. Une progression, certes, mais encore modeste.

“Nous nous améliorons un tout petit peu”, a-t-il déclaré, soulignant que cette évolution reste lente. Selon lui, malgré ce rythme mesuré, la Tunisie se situe dans une position relativement correcte à l’échelle internationale. Avec un taux de 19%, le pays se place au milieu du tableau parmi les pays du G20, dépassant certaines grandes économies comme l’Inde, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l’Argentine, l’Indonésie, le Mexique ou encore l’Arabie saoudite.

Pour autant, Bilel Sahnoun estime que ces progrès reposent encore largement sur des initiatives volontaires des entreprises. “Cela reste souvent une question de volonté ou de choix individuels”, a-t-il expliqué, notant que certaines sociétés font l’effort d’intégrer davantage de femmes dans leurs conseils, tandis que certaines femmes hésitent encore à briguer ces fonctions.

Pour accélérer cette dynamique, le responsable plaide pour l’adoption d’un cadre législatif en Tunisie, estimant que les pays ayant enregistré les progrès les plus rapides sont ceux ayant instauré des quotas.

“Les pays qui ont évolué rapidement sont ceux qui ont adopté des lois imposant un certain pourcentage de femmes dans les conseils d’administration”, a-t-il expliqué, citant notamment la France et l’Italie, où la présence féminine dépasse aujourd’hui 40% grâce à des dispositifs légaux.

L’objectif, à terme, serait d’atteindre un niveau comparable à celui instauré en France par la loi Copé-Zimmermann, qui impose une représentation féminine de 40% dans les conseils d’administration.

Au-delà de la gouvernance, la Bourse de Tunis souhaite également renforcer la participation des femmes à l’investissement financier. “Nous devons encourager les femmes à investir en Bourse”, a insisté Bilel Sahnoun. L’institution prévoit ainsi de publier, lors de la prochaine édition de l’initiative, des données sur la proportion de femmes investisseuses par rapport aux hommes.

La Bourse entend également travailler sur le financement des femmes, en s’appuyant sur des comparaisons internationales afin d’identifier des pistes pour améliorer leur accès aux ressources financières et renforcer leur autonomie économique. “Les expériences montrent que lorsque l’on finance une femme, l’argent est généralement bien valorisé et fructifie”, a-t-il ajouté.

Cette réflexion rejoint les priorités portées par ONU Femmes, partenaire de l’événement. Sa représentante, Florence Basty, a salué la collaboration engagée avec la Bourse de Tunis et exprimé le souhait de la voir s’inscrire dans la durée.

“C’est un privilège de mener cette initiative en partenariat avec la Bourse de Tunis, qui a signé les Women’s Empowerment Principles”, a-t-elle déclaré. Selon elle, le marché financier peut jouer un rôle déterminant dans l’évolution des pratiques des entreprises, notamment en matière de gouvernance et d’égalité.

Elle a rappelé que l’engagement du secteur privé est essentiel pour atteindre les objectifs d’égalité. “Sans égalité entre les femmes et les hommes, la société ne peut pas prétendre à un véritable développement”, a-t-elle affirmé, soulignant que les entreprises occupent une place centrale dans l’économie en créant des emplois, en structurant les chaînes de valeur et en orientant les flux d’investissement.

Les marchés financiers peuvent également influencer les comportements des entreprises en fixant des standards de gouvernance et de transparence, notamment à travers les critères ESG.

Dans ce cadre, le directeur général de la Bourse de Tunis a indiqué que 17 entreprises cotées ont déjà publié leur reporting ESG, plus La Bourse. D’autres devraient suivre l’année prochaine, permettant de disposer de données plus précises pour mesurer le niveau d’engagement des entreprises en matière d’égalité de genre et définir des indicateurs de performance. 

Florence Basty a également replacé la question dans un contexte mondial. Selon le Global Gender Gap Report 2025 du Forum économique mondial, l’égalité entre les femmes et les hommes ne serait atteinte que dans 123 ans au rythme actuel. Elle a également cité le Global Boardroom Program 2023 de Deloitte, qui indique que les femmes occupent 23,3% des sièges dans les conseils d’administration dans le monde, un chiffre révélateur d’un accès encore inégal aux postes de pouvoir économique.

Pourtant, la diversité constitue aussi un facteur de performance pour les entreprises. Une étude de McKinsey & Company montre que les entreprises figurant parmi les 25% les plus avancées en matière de diversité dans leurs équipes dirigeantes ont 25% de probabilité supplémentaire de surperformer financièrement.

“L’égalité est bien sûr un impératif de droits humains, mais elle représente aussi un levier de compétitivité, d’innovation et de performance économique”, a-t-elle souligné.

En Tunisie, Florence Basty reconnaît l’existence de progrès, notamment dans la représentation des femmes dans les conseils d’administration, passée de 13,9% en 2022 à 19% aujourd’hui. Toutefois, plusieurs défis persistent. 

Le taux de participation des femmes au marché du travail reste en effet d’environ 26,6%, soit à peine une femme sur quatre active dans l’économie formelle.

 

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Gestern — 06. März 2026Haupt-Feeds

L’Europe en tête: près de la moitié des administrateurs sont des femmes dans certaines grandes entreprises

06. März 2026 um 13:53
Source: Managers

Aujourd’hui, plusieurs actions, initiatives et mécanismes visent à avancer vers l’égalité de genre. Pourtant, les chiffres montrent que le chemin reste long, et en Tunisie, c’est un vrai processus.

Ce matin a eu lieu l’édition tunisienne de l’initiative mondiale Ring the Bell for Gender Equality, organisée dans le cadre de la Journée internationale des femmes. Cet événement a offert un espace d’échanges entre acteurs du marché financier, sociétés cotées et partenaires internationaux, pour renforcer la mobilisation collective en faveur d’une croissance inclusive et durable. On remarque d’ailleurs une forte présence féminine parmi les participants, ce qui témoigne d’un réel engagement des institutions financières tunisiennes et de tous les acteurs impliqués.

L’initiative, portée par La Bourse de Tunis en partenariat ONU Femmes Tunisie et d’autres organisations internationales, vise à sensibiliser sur le rôle clé du secteur financier dans la promotion de l’égalité des genres, tout en encourageant des engagements concrets pour l’autonomisation économique des femmes. L’occasion a aussi été donnée de dresser un état des lieux sur la présence des femmes dans le secteur financier, à la fois dans le monde et en Tunisie, avant de présenter les chiffres précis. Entre 2024 et 2025, la présence des femmes au sein des conseils d’administration des sociétés cotées s’est renforcée de 13 %. Elle est passée de 17,7 % en 2024 à 19,5 % en 2025. En 2024, sur un total de 695 administrateurs répartis dans 74 sociétés cotées, 123 étaient des femmes. Parmi ces 74 entreprises, 18 ne comptaient aucune femme dans leur conseil d’administration, révélant que malgré les progrès, la parité reste encore un défi pour de nombreuses sociétés.

L’année suivante, le nombre total d’administrateurs a également progressé, tout comme la présence des femmes. En 2025, 139 femmes siégeaient sur les conseils d’administration de 75 sociétés cotées, et 63 entreprises comptaient désormais au moins une femme dans leur conseil, contre seulement 12 sociétés sans représentation féminine. Le nombre d’entreprises sans femmes au sein de leur conseil a donc nettement diminué.

Cette évolution de la représentation féminine varie selon les secteurs, oscillant entre 16 % et 28 %. Le secteur de la santé affiche le taux le plus élevé, avec 28 %, suivi par les sociétés financières, selon les données de la BVMT.

En 2024, la variation de la présence féminine au sein des conseils d’administration restait relativement limitée, entre 13 % et 20 %, ce qui explique l’amélioration globale observée en 2025. Les chiffres présentés lors de l’atelier d’aujourd’hui confirment cette tendance, montrant une progression de la représentation des femmes dans les conseils d’administration à l’échelle mondiale. Par exemple, selon le rapport 50/50 Women on Boards, réalisé en partenariat avec Equilar sur les grandes entreprises américaines, la proportion de femmes dans les conseils d’administration est passée de 22,6 % en 2020 à 25,6 % en 2021, pour atteindre 30,1 % en 2025.

En Europe, le pourcentage de femmes dans les conseils des grandes sociétés cotées de l’UE en 2025 varie fortement selon les pays, avec un focus particulier sur la France, où elles représentent 46,9 % des administrateurs, suivie par l’Italie, le Danemark, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Espagne, puis l’Allemagne. Les taux oscillent ainsi entre 11,3 % et 46,9 %, une différence largement expliquée par les initiatives réglementaires imposant une représentation féminine minimale dans les conseils.

En Afrique, les institutions financières connaissent également une amélioration. Selon le Baromètre de l’industrie financière africaine 2025, la proportion de femmes dans les conseils d’administration a augmenté par rapport à 2024, reflétant une tendance positive sur le continent.

En Tunisie, un exemple fort illustre cette progression: le conseil d’administration de la Bourse de Tunis est présidé par Sonia Ben Fraj, la première femme à occuper ce poste depuis la création de la Bourse. Le conseil compte 11 membres, dont 3 femmes, et un appel est prévu pour recruter deux administrateurs indépendants supplémentaires, renforçant ainsi la diversité et la représentation féminine.

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