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Heute — 25. Februar 2026Leconomiste Maghrebin

Neuf startups tunisiennes à l’assaut du GITEX Africa Marrakech

25. Februar 2026 um 10:55

Le ministère des Technologies de la communication accompagnera la participation de neuf startups tunisiennes labellisées et innovantes dans les domaines de l’Intelligence artificielle, de la Fintech, du GovTech, de Smart Cities, d’Agritech, de HealthTech, de la Cybersécurité, des Services numériques et SaaS et de la GreenTech à GITEX Africa Marrakech 2026 (du 7 au 9 avril). C’est ce que nous apprend un communiqué du département des Technologies.

Cette participation vise à promouvoir l’excellence technologique tunisienne en Afrique. Mais aussi faciliter la prospection commerciale et l’accès aux marchés du continent, favoriser les rencontres avec les investisseurs, les grandes entreprises, les acteurs publics et les partenaires privés. Et ce, tout en accompagnant l’internationalisation et le déploiement des startups tunisiennes.

Elle s’inscrit dans le cadre de la coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et le Digital Transformation Center de l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) Tunisie, en partenariat avec le CEPEX, Smart Tunisian Technoparks et Smart Capital.

A noter que GITEX Africa Marrakech 2026 constitue l’un des plus grands rendez-vous technologiques du continent africain, dédié à l’innovation, à l’investissement, au numérique et aux partenariats stratégiques. C’est ce que rappelle le ministère des Technologies de la communication. Et par conséquent, cet événement constitue une plateforme privilégiée pour renforcer le rayonnement des startups tunisiennes en Afrique.

A cet égard, la participation tunisienne s’inscrit dans le cadre de la coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et le Digital Transformation Center de l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) Tunisie, en partenariat avec le CEPEX, Smart Tunisian Technoparks et Smart Capital.

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Discours de l’état de l’Union : Donald Trump défend son bilan face à une opinion sceptique

25. Februar 2026 um 10:41

Lors de son discours marathon (1 heure 47 minutes) sur l’état de l’Union, mardi 24 février, le président Donald Trump a dressé un tableau résolument optimiste de l’Amérique qui « gagne sur tous les fronts ». Il a mis en avant une relance spectaculaire de l’emploi et de l’industrie manufacturière, tout en se félicitant d’avoir imposé, selon lui, un nouvel équilibre mondial favorable aux intérêts américains.

Ce discours, suivi de près à Washington, est perçu comme un test grandeur nature du message que les républicains entendent porter à l’approche des élections de novembre, cruciales pour le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat. Face à une cote de popularité en recul, le président Trump a multiplié les références à ses réalisations, espérant convaincre un électorat encore hésitant.

Cependant, l’optimisme affiché par la Maison Blanche contraste avec le ressenti d’une partie importante de la population. De nombreux Américains demeurent préoccupés par leur situation financière et estiment ne pas avoir bénéficié concrètement des politiques économiques mises en œuvre depuis le début du mandat de Trump.

La soirée politique s’est poursuivie avec la réponse démocrate. La gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, a livré le discours officiel du Parti démocrate, tandis que le sénateur de Californie Alex Padilla s’est exprimé en espagnol, soulignant la diversité de l’électorat et les tensions persistantes autour des libertés civiles.

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Banques : les actionnaires minoritaires de la BIAT appelés aux urnes

25. Februar 2026 um 10:31

La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) convoque ses actionnaires minoritaires à une Assemblée élective prévue le jeudi 12 mars 2026 à Tunis.

Cette réunion a pour objet l’élection d’un représentant des actionnaires minoritaires au Conseil d’administration de la BIAT pour un mandat de trois ans couvrant les exercices 2026, 2027 et 2028, qui prendra fin à l’issue de l’Assemblée Générale Ordinaire appelée à statuer sur les comptes de l’exercice 2028.

La banque précise que sont considérés comme actionnaires minoritaires les détenteurs individuels d’une participation ne dépassant pas 0,5 % du capital social, ainsi que les investisseurs institutionnels détenant au maximum 5 % du capital.

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Gouvernance : SOMOCER ouvre la course au siège des minoritaires au CA

25. Februar 2026 um 09:42

La Société Moderne de Céramique (SOMOCER) convoque ses actionnaires minoritaires à une Assemblée Générale Élective prévue le 26 février 2026. 

Cette réunion sera consacrée à l’élection d’un administrateur représentant les actionnaires minoritaires au Conseil d’administration de SOMOCER pour un mandat de trois ans couvrant les exercices 2025, 2026 et 2027. Le mandat prendra fin à l’issue de l’Assemblée Générale Ordinaire appelée à approuver les états financiers de l’exercice 2027.

Selon la société, la liste des candidats retenus ainsi que les informations requises par la réglementation du Conseil du Marché Financier sont consultables au siège social de SOMOCER.

Sont considérés comme actionnaires minoritaires les détenteurs individuels de parts ne dépassant pas 0,5 % du capital, ainsi que les investisseurs institutionnels détenant au maximum 5 % du capital.

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Un séisme vient de frapper Gabès ce 25 février 2026 vers 5h27

25. Februar 2026 um 06:57

Un séisme a secoué Gabès ce mardi 25 février 2026, vers 5h27,  de magnitude 2.9, annonce l’Observatoire national de la météorologie.

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Ridha Chkoundali alerte sur la hausse de la masse monétaire

25. Februar 2026 um 06:44

La masse monétaire  connaît une envolée spectaculaire, avec 27,5 milliards de dinars circulant en espèces hors circuit organisé. L’expert en économie Ridha Chkoundali alerte sur Facebook : deux lois récentes, insuffisamment étudiées, en seraient les principales responsables. Ce phénomène vide les caisses de l’État, réduit la liquidité des banques et freine le crédit au secteur privé.

Il précise dans ce contexte qu’avec la nouvelle loi sur les chèques et la facturation électronique, en plus de la suppression de la loi interdisant les transactions en espèces supérieures à 5 000 dinars, le plus grand perdant est le Trésor public”. 

Il ajoute : “La baisse de liquidité dans les banques réduit leur rôle naturel, qui est le crédit au secteur privé.”

En résumé, “des lois mal ficelées renvoient l’économie tunisienne en arrière des arriérés. Le Parlement doit revoir certaines de ses lois”, conclut-il. 

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Kaïs Saïed à Bab Fella: « Pas de pitié pour les pillards »

25. Februar 2026 um 06:30

Le président de la République  Kaïs Saïed a effectué dans l’après-midi du mardi 24 février, une visite surprise à la Société Ellouhoum fondée en 1961. Sur place, il a examiné le fonctionnement des lieux et confronté les responsables aux irrégularités et abus de gestion, notamment les multiples dossiers de corruption mis au jour.

Évoquant plusieurs jalons historiques, le chef de l’État a réaffirmé suivre personnellement toutes les affaires de près. Il a souligné que le peuple tunisien surmontera ses défis actuels grâce à une détermination inébranlable et des réformes décisives, visant à ressusciter les institutions, entreprises et services publics en les restaurant dans leur pleine vitalité.

Direction ensuite sur le marché de Bab Fella, en pleine capitale, où il a recueilli, indique le communiqué de la présidence de la République, les témoignages des citoyens. Kaïs Saïed a promis que l’État maintiendra son engagement social jusqu’à la satisfaction totale des aspirations des Tunisiennes et des Tunisiens dans tous les domaines. Pas de quartier pour ceux qui ont pillé les richesses nationales ! « Le peuple tunisien ne sera pas la proie facile des illusionnistes opportunistes, a-t-il lancé. La loi est le seul juge et tous y sont égaux. »

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Gestern — 24. Februar 2026Leconomiste Maghrebin

Maroc–Allemagne : un boom inédit des échanges

24. Februar 2026 um 16:32

L’Office fédéral de la statistique allemand a révélé une augmentation significative des échanges commerciaux entre l’Allemagne et le Maroc en 2025, atteignant 7,3 milliards d’euros.

D’après les données publiées le 23 février 2026, ce chiffre (7,3 milliards d’euros) représente une augmentation significative par rapport aux années précédentes, le volume des échanges commerciaux entre le Maroc et l’Allemagne est passé de 4,9 milliards d’euros en 2022, d’environ 6,5 milliards d’euros en 2024.

Les exportations allemandes vers le Maroc ont atteint 3,9 milliards d’euros, renforçant ainsi le classement du Maroc parmi les partenaires commerciaux de l’Allemagne hors Union européenne. Le Maroc est passé de la 51e place en 2024 à la 49e place des destinations les plus importantes pour les exportations allemandes au niveau mondial en 2025, selon le site web marocain Hess Press.

Les voitures et leurs pièces détachées, les machines et équipements mécaniques, ainsi que les produits chimiques et électriques figurent en tête de liste des exportations allemandes vers le Maroc, qui, à son tour, a exporté des marchandises d’une valeur de 3,47 milliards d’euros vers l’Allemagne en 2025.

La balance commerciale reste favorable à l’Allemagne, avec un excédent commercial estimé à environ 430 millions d’euros (3,9 milliards d’exportations contre 3,47 milliards d’importations).

Le déficit commercial entre le Maroc et l’Allemagne se réduit progressivement, les exportations marocaines vers l’Allemagne progressant plus rapidement dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que l’électronique automobile, réduisant ainsi le déficit traditionnel du Maroc avec l’Allemagne.

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Chine : 20 bourses pour étudiants tunisiens OCI en 2026/2027

24. Februar 2026 um 15:17

Le gouvernement chinois attribue 20 bourses aux étudiants des pays de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), dont la Tunisie, pour l’année universitaire 2026/2027. Ces aides, annoncées par la Direction générale de la coopération internationale du ministère  de l’Enseignement supérieur, ciblent les cycles licence, master et doctorat.

Conditions clés :
Maîtrise du chinois ou de l’anglais.
Admission préalable à un programme chinois.
Respect des limites d’âge par cycle.
Passage obligatoire du test CSCA le 25 mars 2026 sur csca.cn/home, avec résultats satisfaisants.
Avantages : Frais de scolarité, logement, allocation mensuelle et assurance santé pris en charge.
Démarches :
Dossier (formulaire, diplômes, certificats linguistiques, passeport) à envoyer avant le 28 février à
Copie via les universités tunisiennes au ministère.
Infos détaillées sur
www.campuschina.org

Cette opportunité renforce les échanges sino-africains en éducation supérieure.

 

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La Chine maintient ses taux d’intérêt inchangés pour le dixième mois consécutif

24. Februar 2026 um 14:32

La Banque populaire de Chine (la banque centrale) a maintenu ses principaux taux d’intérêt inchangés mardi 24 février. Une décision qui reflète les efforts des autorités chinoises pour trouver un équilibre délicat entre le soutien à l’économie en ralentissement et le maintien de la stabilité de la monnaie locale.

La Banque centrale a décidé de maintenir le taux d’intérêt de base sur les prêts à un an à 3 % et le taux d’intérêt sur les prêts à cinq ans à 3,5 %, pour le dixième mois consécutif. Et ce, malgré des indicateurs de ralentissement de la croissance économique en Chine.

Cette décision intervient alors que les données du dernier trimestre de l’année dernière ont montré un ralentissement de la deuxième économie mondiale. Laquelle a enregistré une croissance de 4,5 % en glissement annuel. Soit la plus faible depuis la levée des restrictions strictes liées à la pandémie de coronavirus fin 2022.

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Afrique en surchauffe : 300 jours de canicule

24. Februar 2026 um 14:23

Imaginez dès 2065 que le continent de l’Afrique pourrait bouillir sous des vagues de chaleur pendant 300 jours par an, se transformant en fournaise géante. Derrière cette apocalypse annoncée, un rapport choc révèle le rôle fatal de la déforestation et deux solutions salvatrices. »

Le rapport publié du mois de janvier 2026 dans Communications Earth & Environment, intitulé « Coupled climate–land-use interactions modulate projected heatwave intensification across Africa », alerte sur l’explosion des vagues de chaleur en Afrique. Élaboré par des chercheurs africains et occidentaux, il s’appuie sur dix modèles climatiques ajustés aux observations historiques (1979-2014) et aux neuf régions climatiques du continent (Méditerranée, Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Sahara, etc.).

Les prévisions, couvrant 2025-2060 et 2065-2100, révèlent que les vagues de chaleur deviendront la norme : à partir de 2065, la plupart des régions pourraient en subir 250 à 300 jours par an (jusqu’à 12 fois plus qu’historiquement dans l’Ouest de l’Afrique australe). 

Cette intensification résulte non seulement des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais aussi de facteurs locaux comme le rayonnement, l’humidité, le vent et surtout les changements d’occupation des sols. 

Grâce à l’intelligence artificielle, l’étude quantifie ces interactions : la déforestation assèche les sols, piège la chaleur et transforme des épisodes tolérables en menaces mortelles.

Les forêts, véritables « climatiseurs naturels », atténuent la chaleur en maintenant humidité et fraîcheur. Leur destruction aggrave le phénomène, rendant les nuits étouffantes et les jours infernaux. 

Pour limiter ces impacts socio-économiques, le rapport insiste sur deux priorités : réduire drastiquement les émissions mondiales et protéger/restaurer forêts et végétation naturelle.

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Égypte-Afrique : routes terrestres vs ports

24. Februar 2026 um 14:18

Dans un continent où les routes maritimes du Maroc et du Golfe captent les flux atlantiques et est-africains, l’Égypte opte pour une stratégie terrestre offensive : corridors Le Caire-Cap et Le Caire-Tchad via la Libye, via le réseau transafricain (TAH), finançant ses tronçons nationaux tout en orchestrant une coordination régionale. Selon la revue African Business, ces initiatives visent à ériger l’Égypte en hub nord-sud incontournable, contournant les fragilités maritimes de la mer Rouge et les ambitions concurrentes du Maroc ou des États du Golfe.

Toujours selon African Business, la question essentielle est de savoir comment ces axes incarnent une quête de leadership continental. Entre l’Égypte qui  riposte  aux avancées maritimes marocaines atlantiques via des routes terrestres intérieures et le Soudan en guerre ainsi que la  Libye et Tchad qui demeurent  instables. Plus encore l’Éthiopie conflictuelle, Houthis amputant de 60% les recettes du canal de Suez en 2024. Ce qui diversifie les options face aux crises régionales. 

Malgré 80% d’avancement proclamé en novembre 2025 pour Le Caire-Cap, conflits soudanais et corne de l’Afrique bloquent l’opérationnalité totale. Le tronçon tchadien (1 720 km, 510 millions USD) complète l’approche sahelienne avec financements locaux hors Égypte. Alignés sur l’Agenda 2063 et la ZLECAf, ils requièrent douanes fluides et logistique intégrée, à l’image du corridor Dakar-Lagos boosté par la  Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO.

Écosystème et valeur ajoutée

Les corridors génèrent des gains progressifs, connectant ruralité aux villes et dynamisant chaînes locales dès les premières phases. Ils favorisent pôles agro-industriels et emplois via l’Initiative pour les corridors socio-économiques de l’UA. 

Une chose est certaine: le succès se juge à la valeur ajoutée locale, la production, la transformation, l’entrepreneuriat  et bien au-delà des kilomètres pavés.

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Les prix du pétrole dans le brouillard

24. Februar 2026 um 13:10

Les prix du pétrole ont chuté à la clôture des marchés le lundi 23 février 2026. Et ce, suite à la résurgence de la crise tarifaire; avant de rebondir.

Les nouvelles hausses de tarifs douaniers imposées par le président Donald Trump ont engendré une incertitude quant à la croissance mondiale et à la demande de carburant, selon les analystes.

Par ailleurs, la disposition des États-Unis et de l’Iran à entamer un troisième cycle de négociations nucléaires a également apaisé les inquiétudes quant au risque d’escalade des tensions géopolitiques susceptibles de perturber les approvisionnements.

A rappeler que les cours du pétrole avaient clôturé en ordre dispersé vendredi 20 février, après deux séances de hausse, dans un contexte d’inquiétudes liées à l’escalade des tensions géopolitiques et à leur impact sur l’approvisionnement.

Ainsi, à la clôture de la séance du lundi 23 courant, le prix du pétrole brut Brent pour livraison en avril 2026 a baissé de 0,37 % pour s’établir à 71,49 dollars le baril.

Parallèlement, les contrats à terme sur le pétrole brut américain West Texas Intermediate, à livrer en mars 2026, ont chuté de 0,26 % pour s’établir à 66,31 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée (basée à Washington).

Les deux pétroles bruts de référence (Brent et West Texas Intermediate) ont progressé respectivement de 5,9 % et 5,5 % la semaine dernière, dans un contexte de préoccupations croissantes quant à un possible conflit entre les États-Unis et l’Iran; après que Washington a déclaré que Téhéran souffrirait s’il ne parvenait pas à un accord sur ses activités nucléaires dans les jours qui suivaient.

De son côté, la Chine a annoncé lundi qu’elle procédait à une « évaluation complète » de la décision de la Cour suprême américaine sur les droits de douane. De même qu’elle a appelé Washington à supprimer les « mesures tarifaires unilatérales connexes » imposées à ses partenaires commerciaux.

La décision d’imposer des droits de douane a atténué les craintes croissantes d’un conflit militaire entre les États-Unis et l’Iran, qui avaient fait grimper les prix du pétrole Brent et du West Texas Intermediate de plus de 5 % la semaine dernière.

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Importation de déchets européens : la Tunisie face à ses responsabilités

24. Februar 2026 um 12:52

En juillet 2025, la Commission européenne a recensé une vingtaine de demandes émanant de pays non membres de l’OCDE souhaitant importer des déchets européens. La Tunisie figure parmi ces pays. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du nouveau règlement européen sur les transferts de déchets, fondé sur les principes de la Convention de Bâle, qui encadre strictement les mouvements transfrontaliers de déchets dangereux.

La Tunisie souhaite importer différentes catégories de déchets non dangereux : métaux, plastiques recyclables, caoutchouc, fibres industrielles, papier, textile, ainsi que certains déchets céramiques et organiques issus de l’agroalimentaire.

Dans ce contexte, l’agence TAP a interrogé le ministère de l’Environnement sur cette nouvelle importation et sa finalité. La question se pose avec d’autant plus d’acuité que l’affaire des déchets italiens illégalement introduits sur le territoire tunisien remonte à cinq ans à peine. Ce dossier avait suscité une vive indignation nationale et conduit à l’arrestation de hauts responsables, dont un ancien ministre.

Le ministère de l’Environnement assure le rôle de point focal national de la Convention de Bâle. Il représente la Tunisie auprès des instances internationales pour toutes les questions relatives au transfert de déchets. Il indique avoir coordonné avec le ministère du Commerce, le ministère de l’Industrie et l’Union tunisienne de l’Industrie et du Commerce afin de déterminer les catégories de déchets à importer et d’encadrer la procédure auprès de la Commission européenne.

Le ministère précise par ailleurs que la législation nationale interdit l’importation de déchets dangereux. Celle-ci ne peut intervenir qu’avec l’accord du ministère du Commerce, après consultation des autres ministères compétents.

Un cadre réglementaire européen renforcé

Pour Hamdi Chebâane, expert en gestion des déchets, les importations de déchets européens ne constituent pas une nouveauté pour la Tunisie.

« La Tunisie a toujours importé des déchets de l’UE. La nouveauté tient au fait que cette dernière a renouvelé et durci sa législation dans le cadre de la transition écologique », explique-t-il à l’agence TAP.

Le pays importe déjà certains déchets destinés au recyclage ou à la valorisation énergétique, notamment du papier et certains types de caoutchouc. En revanche, les autorités ont suspendu l’importation des huiles usées et de certains plastiques. La principale évolution porte sur les exigences européennes : « L’Union européenne impose désormais une demande officielle de l’État. Elle exige aussi la confirmation que les entreprises réceptrices puissent valoriser les déchets reçus et les réintégrer dans l’économie », précise l’expert.

Hamdi Chebâane plaide pour une plus grande sélectivité, notamment concernant les friperies. « Les autorités doivent définir précisément ce qui doit être importé et faire preuve de davantage de discernement », affirme-t-il. Il rappelle que l’importation de vêtements de seconde main nécessite plusieurs autorisations administratives et le contrôle des douanes. Il préconise donc l’établissement d’une liste claire des déchets autorisés et interdits. Il recommande également d’exiger un certificat attestant des capacités de recyclage des entreprises concernées, pour éviter toute dérive comparable à l’affaire des déchets italiens.

L’expert appelle enfin à une concertation élargie associant le ministère de l’Environnement, l’ANGED, les ministères compétents et les acteurs privés du secteur. Cette concertation doit tenir compte des engagements de la Tunisie au titre des conventions de Bâle, de Bamako et de Copenhague. Il rappelle que la Tunisie exporte aussi certains déchets et débris de matériaux non ferreux vers l’Union européenne, dans un cadre strict prévoyant garanties bancaires et conformité aux conventions internationales.

Des capacités nationales sous pression

La question des capacités nationales reste entière. Pour obtenir l’autorisation d’importer des déchets, les pays candidats doivent fournir à la Commission européenne des informations détaillées sur leurs installations de réception. Ils doivent aussi démontrer que des structures habilitées traiteront ces déchets, conformément à l’article 42 du règlement européen.

Or une question s’impose : la Tunisie peut-elle importer davantage de déchets alors qu’elle peine à gérer les siens ? L’enfouissement reste son principal mode de gestion.

Samia Gharbi, experte en sciences de l’environnement, répond sans ambages : « Un pays qui ne maîtrise pas ses déchets ne devrait pas en importer. »

La Tunisie éprouve déjà de sérieuses difficultés à gérer ses déchets municipaux et industriels. Ses décharges sont saturées et des déchets toxiques attendent un traitement adapté. Ces situations menacent les nappes phréatiques, les sols et l’air. Dans ces conditions, comment le pays peut-il garantir une gestion écologique des déchets importés ?

Une urgence environnementale déjà criante

En 2022, la Tunisie a généré environ trois millions de tonnes de déchets solides municipaux. Ce volume pourrait atteindre six millions de tonnes d’ici 2050, selon un rapport de la Banque mondiale publié en janvier dernier. Chaque Tunisien produit en moyenne 0,80 kilogramme de déchets par jour. Le taux de collecte atteint 72 %, mais le coût de la dégradation environnementale s’élève déjà à 155 millions de dollars (442 millions de dinars) par an, souligne ce même rapport.

Ces déchets sont visibles partout. Les gravats et matériaux issus du bâtiment jonchent routes et zones agricoles. Ils contiennent des polluants organiques persistants (POP) et menacent directement l’environnement.

« Nous ne sommes pas capables de gérer les déchets existants, alors comment en importer davantage ? » insiste l’experte.

Samia Gharbi s’est particulièrement attardée sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) figurant sur la liste. Ces déchets contiennent des retardateurs de flamme bromés et des plastiques difficilement recyclables. « Que va-t-on faire du plastique issu de ces déchets ? Entrera-t-il réellement dans le cycle de valorisation ? » s’interroge-t-elle. De nombreuses administrations stockent déjà des millions d’appareils en fin de vie sans solution viable. Selon l’ANGED, le pays génère environ 100 000 tonnes de DEEE pour quelque 120 000 tonnes d’équipements mis en circulation.

D’autres catégories de la liste posent problème : textiles, pneus, scories de batterie, cendres industrielles. La Tunisie dispose déjà de grandes quantités de ces déchets. Elle ne possède pourtant ni les infrastructures ni les technologies pour les traiter correctement.

Tout déchet reste préoccupant tant que son cycle de vie n’est pas établi

Classer un déchet comme « non dangereux » ne garantit pas son innocuité. « Tout déchet reste préoccupant tant que son cycle de vie, sa composition et sa filière de traitement ne sont pas clairement établis », explique l’experte. Cette classification doit rester conditionnée à l’absence de contaminants persistants. L’Union européenne elle-même exige une gestion rigoureuse de ces flux et mesure les risques potentiels.

La liste comporte par ailleurs des catégories aux contours flous, comme « autres déchets métalliques » ou « autres déchets inorganiques ». Ces formulations soulèvent des interrogations sérieuses sur la traçabilité et le contrôle de ces matières. Pour Samia Gharbi, la priorité doit aller à la valorisation des déchets déjà présents sur le territoire. Les filières tunisiennes manquent encore de structuration pour assurer une gestion rationnelle. Ouvrir de nouveaux flux risque d’aggraver les défis environnementaux existants. L’affaire des déchets italiens illustre les dangers de toute importation insuffisamment encadrée. Les pays éligibles pourront importer ces déchets à compter du 21 mai 2027. Le compte à rebours est lancé. La Tunisie devra démontrer qu’elle dispose des moyens et des infrastructures pour superviser ces flux de manière rigoureuse et transparente. À défaut, ces nouvelles importations risquent d’aggraver des fragilités environnementales déjà bien documentées.

Avec TAP

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Les gagnants et les perdants du nouveau tarif douanier général de 15 % de Trump

24. Februar 2026 um 12:11

L’annulation par la Cour suprême américaine des droits de douane « réciproques » de Donald Trump, dont il avait justifié l’imposition sur la base d’une « urgence nationale »… sème la confusion dans le commerce mondial.

Pour certains pays – notamment la Chine et le Brésil – le nouveau taux est nettement inférieur aux droits de douane imposés par Trump. Mais pour la plupart des gouvernements qui ont cherché à éviter l’impact des droits de douane réciproques en concluant des accords bilatéraux avec les États-Unis, entre autres la Grande-Bretagne, l’Union européenne et le Japon, la question est maintenant de savoir si ces accords resteront en vigueur.

L’UE et la Grande-Bretagne ont toutes deux exprimé le souhait de maintenir ces accords. Cependant, le Parlement européen a décidé lundi 23 février de geler le processus de ratification de l’accord commercial avec les États-Unis.

 

Lire aussi : Trump réplique à la Cour suprême par un nouveau tarif douanier global de 10 %

 

Certains commentateurs affirment que la décision de la Cour suprême américaine soulève également des questions quant à la validité future de ces accords.

 

Voici le tableau des gagnants et des perdants des nouveaux droits de douane de 15 % imposés par Trump, selon Reuters :

 

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Bureaux d’études : fin de la concurrence déloyale sur les prix

24. Februar 2026 um 12:02

L’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) exige désormais le respect strict des tarifs minimaux pour les études techniques. Un communiqué publié ce mardi 24 février 2026 rend ces seuils obligatoires pour l’ensemble de la profession. Cette mesure concerne les ingénieurs-conseils et les bureaux d’études.

La directive vise les projets de travaux publics et de bâtiment. Elle s’applique aux dossiers non régis par le décret n° 71 de 1978. Quatre spécialités techniques dominent cette régulation : les structures, la voirie (VRD), l’électricité et les fluides.

Le barème fixe le tarif de base à 3 % du coût total des travaux par lot technique. L’ingénieur ajoute à ce montant une part fixe comprise entre 400 et 1 500 dinars hors taxes. Ce forfait varie selon la surface ou le budget du projet. Pour les expertises, le tarif minimal atteint 400 dinars par jour. Les professionnels peuvent toutefois fractionner cette somme par quart ou demi-journée. Enfin, l’indemnité de transport s’établit à 500 millimes par kilomètre.

L’OIT qualifie tout manquement à ces tarifs de faute professionnelle grave. Le Conseil de discipline s’autosaisit désormais pour chaque infraction constatée. Cette fermeté vise trois objectifs clairs. L’instance souhaite protéger la dignité de la profession. Elle veut également garantir la qualité des prestations. Enfin, ce verrouillage tarifaire lutte contre la concurrence déloyale au sein de l’économie nationale.

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Budget 2025 : l’État frôle les 50 milliards de dinars de recettes

24. Februar 2026 um 11:38

Les résultats provisoires de l’exécution du budget de l’État à fin décembre 2025, fraîchement publiés par le ministère des Finances, permettent de dresser un portrait précis de la structure des recettes publiques.

Avec un total de 49 699,2 MDT hors dons, les ressources budgétaires effectivement encaissées ont enregistré une progression de 5,7 % par rapport à 2024. Cette évolution positive masque, toutefois, des réalités contrastées selon les catégories de recettes.

Une dépendance écrasante à la fiscalité

La caractéristique la plus marquante de la structure des recettes est sa forte concentration sur les recettes fiscales. Ce n’est pas d’ailleurs une surprise. Celles-ci ont atteint 44 749,8 MDT en 2025, soit 90 % des ressources totales de l’État. Cette part, en légère augmentation par rapport à 2024 (88,8 %), illustre le rôle central de l’impôt dans le financement du budget.

La progression de 7,3 % des recettes fiscales, supérieure à la croissance globale des ressources, témoigne d’une bonne tenue du recouvrement et d’un plus grand respect des obligations par les assujettis.

La pression fiscale s’est établie à 25,9 % en 2025, en léger repli par rapport aux 26,1 % de l’année précédente, mais plus importante que ce qui a été budgétisé par la loi des finances 2025 (24,7 %). C’est une tendance attendue du moment que la croissance du PIB était bien inférieure aux estimations.

Des recettes non fiscales en stagnation

Les recettes non fiscales ont totalisé 4 745,7 MDT, en hausse modérée de 1,8 % en rythme annuel. Leur poids dans l’ensemble des ressources reste stable, autour de 9,6 %. Cette faiblesse structurelle indique une difficulté persistante à diversifier les sources de financement public en dehors du circuit fiscal traditionnel.

Un autre fait marquant de l’année 2025 réside dans la poursuite du repli des dons. Ceux-ci sont passés de 625,7 MDT en 2024 à seulement 203,7 MDT en 2025, soit une contraction de 67,4 %. Avec une part désormais symbolique de 0,4 % des recettes totales, l’aide extérieure non remboursable devient marginale dans le financement de l’État. Cette évolution contraint la Tunisie à compter quasi-exclusivement sur ses ressources propres pour faire face à ses engagements.

Si la croissance des recettes fiscales est un signe positif, elle expose également les finances publiques à une vulnérabilité. Tout ralentissement économique se traduirait mécaniquement par une chute des ressources et une aggravation des déséquilibres budgétaires. L’élargissement de l’assiette fiscale et la mobilisation de nouvelles recettes non fiscales restent, plus que jamais, des défis prioritaires.

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L’UE suspend l’approbation de l’accord commercial avec les États-Unis

24. Februar 2026 um 10:42

Le Parlement européen a gelé, lundi 23 février 2026, le processus de ratification de l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis suite à la décision de la Cour suprême déclarant « illégaux les droits de douane » imposés par Donald Trump.

Le président de la Commission du commerce international du Parlement européen, le social-démocrate allemand Bernd Lange, a annoncé qu’il proposerait de suspendre le processus de ratification de l’accord commercial UE-États-Unis. Les représentants des principaux groupes parlementaires européens ont confirmé leur soutien à cette proposition…

Željana Zovko, négociatrice en chef du Parti populaire européen (PPE) pour le commerce avec les États-Unis, a déclaré dans une interview accordée à Bloomberg que « nous n’avons pas d’autre choix » que de retarder le processus d’approbation afin d’obtenir des éclaircissements sur la situation.

A rappeler que les eurodéputés avaient déjà gelé le processus d’approbation, il y a quelques semaines, suite aux menaces de Trump concernant le Groenland.

De centre-droit, le PPE sera rejoint par des partis tels que les Socialistes et Démocrates et le groupe libéral Renew pour soutenir le gel du processus.

L’annonce de Trump suite à la décision de la Cour d’imposer un droit de douane mondial de 10 %, qu’il a ensuite porté à 15 %, a laissé de nombreuses questions sans réponse pour les partenaires commerciaux des États-Unis, provoquant davantage de turbulences économiques et d’incertitude quant à la politique commerciale de Washington.

L’accord conclu l’été dernier entre Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, impose des droits de douane de 15 % sur la plupart des exportations de l’UE vers les États-Unis, tout en supprimant les droits de douane sur les produits industriels américains destinés à l’Union européenne. Les États-Unis maintiendront également des droits de douane de 50 % sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance d’Europe.

Le Parlement européen avait prévu de ratifier l’accord en mars prochain.

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Indice Henley 2026: La Tunisie progresse au 70e rang

24. Februar 2026 um 10:17

Le passeport des Émirats arabes unis domine le classement arabe dans l’indice Henley Passport Index 2026, avec un accès à 184 destinations sans visa préalable. La Tunisie se hisse à la 70e place mondiale, accessible à 69 pays, progressant légèrement par rapport à 2025 où elle était 75e.

Classement des pays arabes

Rang Pays arabes Destinations sans visa
8 Émirats arabes unis 184
45 Qatar 107
48 Koweït 99
56 Bahreïn 87
57 Oman 86
55 Arabie saoudite 88
67 Maroc 72
70 Tunisie 69
82 Mauritanie 57
83 Algérie 55

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