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Gestern — 28. Januar 2026Leconomiste Maghrebin

Femmes, boucs émissaires et mémoire révolutionnaire

28. Januar 2026 um 20:35

La rumeur de la gifle ne se contente pas d’organiser les émotions du moment révolutionnaire. Elle laisse une empreinte durable sur la manière dont la révolution tunisienne est racontée, mémorisée et transmise. Cette empreinte est profondément genrée. Après avoir analysé la gifle comme dispositif symbolique puis comme menace pour la masculinité hégémonique, cette dernière partie examine les effets mémoriels et politiques de cette narration. Elle montre comment les femmes, pourtant actrices centrales de la révolution, se retrouvent reléguées à un rôle symbolique, voire sacrificiel, dans le récit dominant.

 Dans la narration de la gifle, la femme n’apparaît pas comme un sujet politique autonome, mais comme un support symbolique. Elle devient le vecteur à travers lequel l’humiliation masculine est rendue visible et intelligible.

Ce déplacement est un mécanisme classique de réorganisation du conflit. Une violence institutionnelle diffuse est concentrée sur un corps identifiable, permettant au récit de produire un effet dramatique et mémorable. Comme l’a montré René Girard, la culture tend à projeter les tensions collectives sur des figures symboliquement chargées.

Ce processus a un double effet. D’une part, il neutralise l’action politique réelle des femmes, réduites à un rôle de déclencheur symbolique plutôt que de sujet politique. D’autre part, il personnalise une violence qui relève en réalité d’un système, donnant l’illusion d’un conflit interpersonnel et moral plutôt que structurel.

Mémoire révolutionnaire et invisibilisation des femmes

Les récits fondateurs ne reflètent pas seulement les événements : ils hiérarchisent les expériences et distribuent la légitimité. La centralité de la gifle dans la mémoire révolutionnaire tunisienne contribue à construire un imaginaire où la dignité masculine devient le principal critère de reconnaissance politique.

Comme l’a montré Joan Scott, le genre structure la production du sens historique. Dans ce cadre, les contributions féminines  organisation des manifestations, solidarité, protection des espaces publics  sont marginalisées, tandis que leur subjectivité politique est transformée en symbole plutôt qu’en action.

Cette sélection mémorielle naturalise la masculinité comme point de référence de la justice et de la dignité. Elle produit une mémoire partielle, qui perpétue les hiérarchies de genre au-delà du moment révolutionnaire lui-même.

Ce que la révolution raconte et ce qu’elle fait taire

L’analyse de la rumeur de la gifle comme construit genré révèle la manière dont les récits révolutionnaires organisent les émotions, hiérarchisent les expériences et reproduisent des rapports de pouvoir symboliques. Loin d’être un simple détail narratif, la gifle fonctionne comme une métaphore centrale de l’injustice, façonnée par les normes de la masculinité hégémonique.

Interroger ces récits, c’est refuser une mémoire révolutionnaire aveugle au genre. C’est rappeler que toute révolution se joue aussi dans la manière dont elle raconte ses origines  et dans les voix qu’elle choisit d’amplifier ou de faire taire.

Entre honte et mobilisation : la gifle dans l’imaginaire révolutionnaire tunisien (1/3)
La gifle révélatrice : rupture de l’ordre genré et mobilisation sociale(2/3)

Sarah Daly, écrivaine tunisienne installée à Paris

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Résultats financiers Q4 2025 de QNB

28. Januar 2026 um 19:33

QNB, la plus grande institution financière au Moyen-Orient et en Afrique (Région MEA), a annoncé ce jour que le Conseil d’Administration durant sa réunion, a approuvé ses résultats pour l’exercice clos le 31 décembre 2025.

Le Conseil d’Administration du groupe QNB a recommandé à l’Assemblée Générale la distribution d’un dividende en numéraire à hauteur de 37,5% de la valeur nominale de l’action (QAR 0,375 par action) pour le second semestre de l’année 2025, après avoir pris en compte la solide performance financière réalisée en 2025. Le volume total des dividendes distribués pour l’exercice clos le 31 décembre 2025 a atteint 72,5 % de la valeur nominale de l’action (QAR 0,725 par action).

Les résultats financiers de 2025 ainsi que la distribution des bénéfices sont soumis à l’approbation de la Banque Centrale du Qatar (QCB) et de l’Assemblée générale.

Le résultat avant provisions et impôts a atteint 18,4 milliards QAR (5,1 milliards USD) avec une augmentation de 10% par rapport au 31 décembre 2024. Les Bénéfices nets ont atteint 17 milliards QAR (4,7 milliards USD) réalisant ainsi une progression de 2% par rapport à la même période de l’année précédente. Le résultat d’exploitation s’est élevé à 44,8 milliards QAR (12,3 milliards USD), soit une augmentation de 8% par rapport à la même période de l’année écoulée ; reflétant ainsi la performance du Groupe à maintenir une croissance stable au niveau de toutes les sources de revenus.

Le total des actifs au 31 décembre 2025 a enregistré une augmentation de 7 % par rapport au 31 décembre 2024 pour atteindre 1,391 milliards QAR (382 milliards USD), grâce principalement à la croissance des crédits à la clientèle qui ont augmenté de 12% pour atteindre 1,081 milliards QAR (280 milliards USD).  Le volume des dépôts clients a augmenté de 8% par rapport au 31 décembre 2024 pour atteindre 955 milliards QAR (262 milliards USD) grâce à une diversification réussie des dépôts générés.

Le Groupe a maintenu son ratio d’efficacité opérationnelle (mesuré par le ratio coût-revenu) à 23.3% soit l’un des meilleurs ratios parmi les grandes institutions financières de la région MEA.

Au 31 décembre 2025, le taux des créances non-performantes a atteint 2.6% avec un ratio de couverture des créances de 100% reflétant ainsi la haute qualité du portefeuille crédits du Groupe et la gestion efficiente du risque de crédit.

Le total des capitaux propres a progressé de 10% par rapport à décembre 2025 pour atteindre 125 milliards QAR (34 milliards USD). Le bénéfice par action a atteint 1,74 QAR (0,48 USD).

Le ratio d’adéquation des fonds propres (CAR) a atteint 19,3% au 31 décembre 2025. Le ratio de liquidité à court terme (LCR) et le ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR) ont atteint respectivement 144% et 105%. Ces ratios excèdent les exigences minimales règlementaires de la Banque Centrale du Qatar et du Comité de Bâle III.

Le Groupe QNB emploie plus de 31.000 collaborateurs dans plus de 28 pays à travers 3 continents, répartis sur plus de 900 sites et dispose de plus 5.000 distributeurs automatiques de billets.

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Thermique aujourd’hui, électrique demain ? Ce que révèle l’Observatoire de l’Automobile 2026

28. Januar 2026 um 16:57

Dévoilés à l’occasion de l’événement « Les Victoires de l’Automobile », les résultats de l’Observatoire de l’Automobile 2026 offrent une photographie précise du rapport des Tunisiens à l’automobile et des dynamiques du marché.

Réalisée par Emrhod Consulting (institut de sondage présidé par Nébil Belaam) auprès de 3 000 personnes représentatives sur l’ensemble des 24 gouvernorats du pays, l’étude s’impose comme un outil stratégique pour les professionnels et les décideurs publics.

Dans un contexte économique contraint, explique l’enquête – qui a été réalisée à la demande de Hédi Hamdi et Sadri Skander, les organisateurs de l’événement « Les Victoires de l’Automobile » -, le marché apparaît certes attentiste mais toujours actif. En effet, 45 % des Tunisiens envisagent l’achat d’un véhicule à court ou moyen terme, avec un équilibre quasi parfait entre le neuf et l’occasion. La décision d’achat reste avant tout guidée par des considérations financières, le prix, le coût d’entretien et la consommation de carburant constituant les critères dominants.

En plus clair, l’Observatoire dresse un état des lieux approfondi des comportements et intentions d’achat des automobilistes tunisiens, en abordant notamment :

  • l’intention d’acquisition de véhicules neufs et d’occasion,
  • les critères déterminants du choix automobile,
  • les préférences en matière de motorisation (thermique, hybride, électrique),
  • les freins et leviers liés à l’adoption des véhicules électriques,
  • la perception de la fiscalité et des mesures d’incitation,
  • la fidélité aux marques et l’importance du pays d’origine.

Et comme l’on pouvait s’y attendre, les résultats confirment la large domination des véhicules thermiques, plébiscités par près de 87 % des répondants. Les motorisations hybrides et électriques demeurent de ce fait marginales, freinées par un coût d’acquisition élevé, un manque de confiance technologique, des contraintes d’autonomie et un déficit d’infrastructures de recharge. Pourtant, une majorité de Tunisiens appelle au développement du marché électrique et anticipe, pour une part significative, un basculement progressif vers l’électromobilité dans les années à venir.

L’étude pointe également un manque de visibilité des mesures fiscales incitatives, notamment sur les véhicules hybrides rechargeables, encore méconnues de plus de la moitié des automobilistes.

Enfin, la fidélité aux marques et l’importance du pays d’origine restent des repères structurants, fondés principalement sur la recherche de fiabilité et de qualité du service après-vente, assure l’étude.

À travers cette enquête d’envergure, « l’Observatoire de l’Automobile 2026 » confirme son rôle de baromètre de référence, éclairant les enjeux actuels et les perspectives de transformation du marché automobile tunisien.

Cette enquête est à même de constituer un véritable outil de décision et pour les pouvoirs publics et pour les professionnels.

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Transformer la fuite des cerveaux en migration circulaire en Afrique

28. Januar 2026 um 16:54

L’Afrique ne subit plus la fuite de ses talents : elle la transforme en croissance. Étudiants et professionnels partis en France, Espagne ou Canada reviennent désormais booster l’innovation et l’entrepreneuriat via des allers-retours organisés, la fameuse migration circulaire.C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.

Au Maroc, l’urgence saute aux yeux. Le Policy Center for the New South (septembre 2025) dissèque 204 programmes d’orientation (2019-2022) : ils préparent le départ, mais oublient le retour. Résultat ? 60 000 étudiants s’exilent chaque année (+73% depuis 2011). Une stratégie circulaire s’impose pour rapatrier ce capital humain.

Les poids lourds internationaux abondent dans ce sens :

BAD et OIM (2024) : miser sur la diaspora pour doper les économies.
UKRI (2025) : des politiques data-driven pour une mobilité réversible.
UA et OIM (août 2025) : la migration comme levier inclusif, focalisé compétences.
Tous convergent vers des partenariats phares comme les Skills Mobility Partnerships.

Les exemples concrets pullulent. Au Sénégal, 10 000 candidats se bousculent pour des jobs saisonniers agricoles en Espagne (mars 2025). Le Maroc avance avec SALEEM (2018, financé UE), statut pour étudiants-entrepreneurs, et la start-up Menbita, qui connecte diaspora et boîtes locales. Intra-continent, l’Afrique de l’Ouest domine : OIM (2022) note les flux massifs, boostés par la stratégie CEDEAO (mai 2025) sur libre circulation et reconnaissance des diplômes.

Horizon 2050 : 2,4 milliards d’Africains (ONU) réclament des compétences à foison. La recette ? Cadres solides avec accompagnement au retour, insertion et suivi. Sinon, la fuite reste une hémorragie. L’Afrique est prête à tourner la page ?

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La Tunisie bénéficie de 32 millions d’euros via Interreg Italie-Tunisie

28. Januar 2026 um 16:24

Les programmes Interreg NEXT MED et Interreg NEXT Italie-Tunisie ont été officiellement lancés ce mercredi à Tunis. Cette étape marque le début d’une nouvelle phase de coopération stratégique pour la période 2021-2027. L’Union européenne mobilise plus de 292 millions d’euros pour dynamiser le bassin méditerranéen. Depuis 2007, la Tunisie participe activement à ce dispositif et se place au centre de ces deux initiatives. Leur objectif est de rendre la région plus compétitive et résiliente.

Le programme transnational Interreg NEXT MED constitue le pilier principal avec un financement de 260 millions d’euros. Il regroupe 15 pays riverains et soutient des projets conjoints autour de la durabilité et de l’inclusion. L’objectif est de rendre la Méditerranée plus propre et innovante. Le programme bilatéral Interreg NEXT Italie-Tunisie bénéficie d’un budget de 32,3 millions d’euros. Il vise à renforcer les liens directs entre 16 gouvernorats tunisiens et 9 provinces siciliennes.

La transition écologique domine les investissements. Dans le programme Italie-Tunisie, 45 % du budget est dédié à la transition verte et au Pacte vert européen. Les projets couvrent la recherche et l’innovation, la santé, le tourisme durable et le renforcement de la gouvernance locale. L’ambition finale est de bâtir une coopération solide entre la société civile et les institutions pour relever les défis climatiques et sociaux actuels.

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Allemagne : l’économie souterraine atteint un sommet historique

28. Januar 2026 um 16:18

En période de crise ou de stagnation économique, l’économie souterraine prospère. Une nouvelle étude universitaire révèle qu’en Allemagne, elle bat un record vieux de douze ans.

L’économiste Friedrich Schneider, de l’Université de Linz en Autriche et de l’Institut de recherche économique appliquée de Tübingen en Allemagne, estime, dans une étude, sa valeur à 510 milliards d’euros en 2025, tandis que cette année, elle devrait croître de 5,5 % pour atteindre 538 milliards d’euros. De ce fait, la part de l’économie souterraine dans le produit intérieur brut est passée de 11,4 à 11,6 %, soit le pourcentage le plus élevé depuis 2014.

La croissance de l’économie souterraine s’explique par la faible croissance de l’économie allemande et la hausse du chômage. « De ce fait, les revenus issus d’un emploi formel sont limités et le recours au travail illégal est favorisé », indique l’étude. Ce seul facteur devrait accroître l’économie souterraine de 9,5 milliards d’euros en termes réels d’ici fin 2026.

L’augmentation du salaire minimum encourage le travail non déclaré

L’augmentation du salaire minimum horaire à compter de début 2026 et celle du revenu minimum mensuel des travailleurs à temps partiel contribuent également au renforcement de l’économie souterraine allemande, à hauteur de 2,4 milliards d’euros. À l’inverse, la réduction de la TVA dans la restauration est considérée comme un moyen de limiter les incitations à la fraude fiscale.

Les auteurs de l’étude définissent l’économie souterraine comme la somme du travail non déclaré et des revenus tirés d’activités illégales, notamment les jeux de hasard…

D’après l’étude, la part de l’économie souterraine dans la production économique allemande en 2026 sera légèrement inférieure à la moyenne des 20 principaux pays industrialisés. Il convient toutefois de noter que, depuis 2021, l’économie souterraine a progressé de 2,4 %, soit trois fois plus vite que la moyenne des pays industrialisés inclus dans l’étude.

« Ces chiffres reflètent le fait que la crise économique a frappé l’Allemagne plus durement que la plupart des pays étudiés », notent les auteurs de l’étude.

Les estimations de l’enquête reposent sur des prévisions de PIB, de chômage et d’inflation pour 2026. La croissance économique de l’Allemagne est estimée à 1,2 %, le chômage à 2,9 millions et l’inflation à 2,0 %.

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Monnaie unique de l’AES : Bamako coupe court aux rumeurs

28. Januar 2026 um 15:51

Plusieurs rumeurs persistantes évoquent ces derniers temps la création d’une monnaie unique entre les trois États du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger). Face à celles-ci, le ministère malien de l’Économie et des Finances a été obligé d’apporter un démenti catégorique de « toute information faisant état du lancement imminent d’une monnaie unique au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) ».

En effet, selon un communiqué publié à Bamako et relayé par les médias et autres plateformes numériques – à l’instar d’APANews, des Echos du Niger et même de Mediapart -, les autorités maliennes affirment qu’ »aucune décision officielle, feuille de route validée ou calendrier opérationnel n’a été arrêté en ce sens ».

Lire aussi: CEDEAO: future monnaie unique ECO en 2020

Comme c’est souvent le cas, les médias et l’opinion publique sont appelés « à se référer exclusivement aux canaux institutionnels pour toute information liée aux orientations économiques de la Confédération ».

Le gouvernement malien rappelle du reste que l’AES privilégie une communication responsable, tout en poursuivant des initiatives concrètes, comme la mise en place d’une banque confédérale d’investissement et de développement, destinée à renforcer l’autonomie financière du bloc sahélien.

Si l’AES, créée en juillet 2024, affiche des ambitions en matière de souveraineté économique et d’intégration régionale, notamment autour de l’idée d’une union monétaire, ces projets restent pour l’heure à l’état de réflexion. En tout cas, à ce stade, aucune annonce officielle ne confirme l’adoption d’une nouvelle devise, malgré les débats récurrents sur une éventuelle sortie du franc CFA.

Une monnaie unique, c’est plus facile à dire qu’à faire. Elle ne se décrète pas en claquant des doigts, il faut la préparer minutieusement et méthodiquement. Sinon bonjour les dégâts.

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BERD : 1,3 milliard EGP pour un entrepôt vert chez Ibnsina Pharma, leader pharmaceutique égyptien

28. Januar 2026 um 14:57

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) octroie un prêt de 1,3 milliard EGP (23,1 millions d’euros) à Ibnsina Pharma, premier distributeur pharmaceutique d’Égypte, pour un nouvel entrepôt certifié EDGE « Standard ».

Ce projet, soutenu par un audit énergétique, réduira de 207 tonnes les émissions annuelles de CO2 et économisera 16 905 m³ d’eau par an. Il s’inscrit dans un plan d’expansion à 12 entrepôts pour booster la compétitivité face à la croissance des ventes.

Greg Guyett (BERD) salue un soutien à la transition verte et à un secteur stratégique ; Mohsen Mahgoub (Ibnsina Pharma) y voit un « sceau international » validant gouvernance et ambitions durables. Partenaire historique de la BERD depuis 2015 (sortie récente d’une participation de 20%), Ibnsina opère dans un marché égyptien en pleine expansion, projeté à 120 millions d’habitants en 2030. La BERD a investi 14,2 milliards d’euros en Égypte depuis 2012.

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Un groupe allemand s’intéresserait au site Tunisie

28. Januar 2026 um 14:56

La société internationale Scherdel, opérant dans le secteur de la mobilité, se dit intéressée à poursuivre les discussions en vue d’une éventuelle implantation en Tunisie, ouvrant ainsi la voie à de futures collaborations créatrices de valeur et d’emplois. Cet intérêt a été exprimé à l’occasion d’un entretien, mardi 27 janvier, entre une délégation du groupe allemand et le directeur général de la FIPA, Jalel Tebib. Entretien qui s’est déroulé au siège de la FIPA.

En visite d’exploration en Tunisie pour étudier les opportunités d’implantation et d’investissement en Tunisie, la délégation est composée de Saskia Metz, conseillère du Groupe, Maximilian Freiherr von Waldenfels, conseiller à la direction générale, et José Pedro Rodrigues Lopes, directeur de site.

À noter au passage que cette visite, qui a été initiée et soutenue par la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK), s’inscrit dans une démarche de prospection stratégique visant à évaluer l’environnement économique tunisien, la qualité des compétences locales, ainsi que les incitations et avantages accordés aux investisseurs étrangers, d’après la même source.

Le programme de la visite comprend également plusieurs rencontres avec des représentants institutionnels, dont l’Association tunisienne de l’automobile (Tunisian Automotive Association, TAA), des acteurs économiques et des partenaires potentiels, ainsi que des visites de sites industriels et technologiques.

Présent sur le marché mondial depuis 130 ans, Scherdel emploie aujourd’hui plus de 7 000 collaborateurs répartis sur 35 sites de production et de recherche et développement. Le groupe intervient dans de nombreux domaines, notamment la technologie de formage, l’assemblage et la jonction, la technologie de surface, ainsi que la construction de machines, d’outils et d’installations industrielles.

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La Tunisie entend libéraliser son transport aérien 

28. Januar 2026 um 14:40

La Tunisie prévoit une libéralisation progressive du transport aérien afin de renforcer sa connectivité internationale et de se positionner comme hub régional en Méditerranée. Pour cela, le ministère du Transport entend conclure de nouveaux accords bilatéraux, encourager les partenariats commerciaux des compagnies nationales et promouvoir l’investissement dans l’aviation civile dans le pays.

Cette orientation a été réaffirmée lors des Journées de l’aviation organisées à Tunis en partenariat avec l’ambassade des États-Unis, un atelier axé notamment sur les questions de sécurité, de sûreté et d’expérience passagers. Les autorités font état de l’importance de la coopération internationale, en particulier avec les États-Unis, pour bénéficier d’expertises et de technologies de pointe.

Les deux parties ont exprimé leur volonté de renforcer leur collaboration dans ce secteur stratégique, considéré comme un levier clé du développement économique, de l’attractivité du pays et de l’amélioration du climat des affaires.

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États-Unis : chute historique de la confiance des ménages

28. Januar 2026 um 14:36

Aux États-Unis, la confiance des consommateurs a chuté de manière inattendue en janvier, atteignant son niveau le plus bas depuis 2014, sur fond d’inquiétudes croissantes concernant les prix élevés des matières premières et la faiblesse du marché du travail.

L’indice de confiance des consommateurs du Conference Board a chuté de 9,7 points ce mois-ci pour s’établir à 84,5, son niveau le plus bas depuis mai 2014 (où il était de 82,2). Il est également inférieur à celui enregistré pendant la pandémie de Covid-19, période durant laquelle des secteurs entiers de l’économie étaient à l’arrêt et l’économie semblait au bord de l’effondrement.

« Les réactions des consommateurs aux facteurs qui affectent l’économie restent pessimistes », a déclaré Dana Peterson, économiste en chef du Conference Board. Il a indiqué que les personnes interrogées, dans leurs réponses écrites, ont fait référence aux « prix et à l’inflation », principalement à ceux de l’essence, du gaz naturel et des produits alimentaires. Les références aux « droits de douane et aux relations commerciales, à la politique et au marché du travail », ainsi qu’au « coût de l’assurance maladie », ont également augmenté.

Depuis des mois, les Américains expriment un mécontentement croissant face au coût élevé de la vie, estimant que les grandes promesses de campagne de Trump n’ont pas été tenues. Les républicains craignent que cette situation n’influence l’issue des élections de mi-mandat de novembre, qui auront pour but de renouveler une partie de la Chambre des représentants et du Sénat.

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L’or pulvérise son record historique et dépasse 5 300 dollars l’once

28. Januar 2026 um 14:26

Les prix de l’or ont poursuivi leur envolée record, franchissant pour la première fois le seuil des 5 300 dollars l’once sur le marché des contrats à terme lors des échanges de ce mercredi. Cette hausse est soutenue par le recul du dollar américain à son plus bas niveau depuis près de quatre ans, dans un contexte de montée des inquiétudes géopolitiques et d’attente des marchés quant à la décision de la Réserve fédérale américaine en matière de politique monétaire.

L’or au comptant a progressé de 1,97 %, atteignant 5 282,05 dollars l’once, portant ainsi sa hausse à plus de 22 % depuis le début de l’année. Par ailleurs, les contrats à terme américains sur l’or pour le mois de février ont bondi de 3,61 % pour s’établir à 5 305,7 dollars l’once, selon l’agence Reuters.

Le dollar a reculé à des niveaux qualifiés de « crise de confiance », s’approchant de son plus bas niveau en près de quatre ans, sous l’effet d’une intensification des ventes après la déclaration de Donald Trump, affirmant que « la valeur du dollar est bonne », lorsqu’il a été interrogé sur la question de savoir s’il estimait que la devise s’était excessivement dépréciée.

Concernant les autres métaux précieux, l’argent au comptant a progressé de 1,9 % pour atteindre 115,11 dollars l’once, après avoir enregistré en début de semaine un plus haut historique à 117,69 dollars. L’argent affiche ainsi une hausse d’environ 60 % depuis le début de l’année.

Le platine a gagné 2 % pour s’établir à 2 692,60 dollars l’once, après avoir atteint un niveau record de 2 918,80 dollars lundi, tandis que le palladium a progressé de 1,4 % à 1 961,68 dollars l’once.

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Gaz liquéfié : Ankara et Alger en négociations

28. Januar 2026 um 12:13

Les relations énergétiques entre l’Algérie et la Turquie entrent dans une nouvelle phase avec de nouvelles négociations visant à finaliser un nouvel accord sur le gaz naturel liquéfié.

Selon un rapport publié par la plateforme énergétique spécialisée ‘Energy’ (basée à Washington), les négociations visent à prolonger l’accord d’exportation de gaz naturel liquéfié de trois années supplémentaires, à compter de 2028, avec quelques modifications, dans un contexte de transformations rapides des marchés mondiaux de l’énergie.

Selon trois sources citées par la plateforme énergétique, les négociations en cours entre l’algérien Sonatrach et le turc Botas visent à prolonger l’accord actuel, qui expire fin 2027, avec des ajustements de prix pouvant atteindre 10 %, en tenant compte des variables du marché mondial et des coûts de production.

A rappeler que les relations contractuelles entre Sonatrach et BOTAS remontent à 1988, date de la signature du premier accord portant sur la fourniture de gaz liquéfié algérien à la Turquie. Ce qui en fait l’un des plus anciens partenariats énergétiques à long terme de la région méditerranéenne.

L’accord sur le gaz naturel liquéfié, une relation stratégique…

L’accord sur le gaz naturel liquéfié entre l’Algérie et la Turquie représente un axe important de la relation stratégique qui a uni les deux pays au cours des dernières années.

En effet, le 21 novembre 2023, les deux parties ont signé un accord prolongeant de trois ans le contrat commercial de vente de gaz naturel liquéfié algérien à la Turquie, les livraisons se poursuivant jusqu’à fin 2027, au lieu de la date d’expiration initialement prévue en octobre 2024.

Au cours des dernières décennies, le gaz naturel liquéfié algérien a été un élément clé du mix énergétique turc, notamment pendant les périodes de pointe hivernales.

Cette situation survient au moment où la Turquie cherche à diversifier ses sources d’importation de gaz et à réduire sa dépendance à un fournisseur unique. Tandis que l’Algérie vise à maintenir sa part du marché turc, qui est l’un des marchés gaziers les plus importants et les plus vastes d’Europe.

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SIPHAT : le chiffre d’affaires bondit de 78 % au T4 2025

28. Januar 2026 um 12:06

La société des Industries Pharmaceutiques de Tunisie SIPHAT a publié ses indicateurs d’activité du quatrième trimestre 2025. Sur cette période, le chiffre d’affaires a progressé de 78 % par rapport au quatrième trimestre 2024.

Cette évolution résulte de la forte hausse du chiffre d’affaires de la forme officinale. En revanche, l’activité liée à la forme hospitalière a reculé de 56 % sur un an. La SIPHAT précise qu’elle n’a réalisé aucun chiffre d’affaires à l’export au cours du quatrième trimestre 2025. La production a également évolué à la hausse. La valeur de la production du quatrième trimestre 2025 a augmenté de 65 % par rapport à la même période de 2024. La société indique que la production de la forme officinale ressort comme remarquable, alors qu’elle était nulle un an plus tôt. À l’inverse, la valeur de production de la forme hospitalière a diminué de 55 %. La SIPHAT n’a pas assuré de production destinée à l’export durant le trimestre.

Investissements et endettement

Au cours du quatrième trimestre 2025, la SIPHAT a réalisé des investissements qualifiés d’importants, sans communiquer de montants détaillés. L’endettement a augmenté de 17 % au quatrième trimestre 2025 par rapport à la même période de 2024. Cette hausse concerne également l’ensemble de l’année 2025. La société explique ce niveau d’endettement par plusieurs facteurs. Elle mentionne notamment un compte courant associés ouvert au nom de la PCT à la suite d’une réduction de capital opérée en 2001 pour 6 MDT. Elle cite aussi un crédit de financement de stocks de 3 MDT accordé depuis 2009 et renouvelable annuellement. Les dettes envers les organismes sociaux atteignent 39,8 MDT et celles envers l’administration fiscale 16,1 MDT. S’y ajoutent un crédit de trésorerie avec intérêts de 5,4 MDT, un crédit FADES de 20,8 MDT ainsi qu’un passif courant, composé de crédits fournisseurs et de concours bancaires, estimé à 58,8 MDT.

Ressources humaines

Au 31 décembre 2025, la SIPHAT comptait 379 agents permanents. À la même date en 2024, l’effectif s’élevait à 425 agents. Cette évolution correspond à une baisse de 11 % des effectifs permanents.

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GFP 2026 : la Tunisie intègre le Top 10 africain des puissances militaires

28. Januar 2026 um 11:27

L’édition 2026 du classement Global Firepower (publié le 23 janvier) voit la Tunisie faire son entrée dans le Top 10 africain (10e place, 79e mondiale), évincant la Libye, tandis que le Maroc grimpe à la 6e position aux dépens de l’Angola. C’est ce qu’a révélé le site américain Global Firepower (GFP) spécialisé dans la défense, publie ce classement annuel couvrant 145 pays.

L’Égypte reste leader continental (19e mondial, score 0,3651 ; 438 500 actifs, 3 620 chars, 1 088 avions, 149 navires), devant l’Algérie (27e), le Nigeria (33e), l’Afrique du Sud (40e) et l’Éthiopie (47e). 14 pays africains progressent, dont la Tunisie et le Maroc.

Ce classement repose sur plus de 60 indicateurs regroupés en six catégories : effectifs humains, équipements, moyens financiers, logistique, ressources naturelles et géographie. Ces données forment un indice global de puissance militaire power index , où 0,0000 serait le score parfait (impossible en pratique) : plus le score s’élève, plus le rang recule.

L’indice annuel ignore les arsenaux nucléaires et ne pénalise pas l’absence de marine pour les pays sans littoral.

Hiérarchie africaine inchangée en tête :
1re : Égypte (19e mondial, score 0,3651 ; 438 500 actifs, 3 620 chars, 1 088 avions, 149 navires).
2e : Algérie (27e mondial).
3e : Nigeria (33e).
4e : Afrique du Sud (40e).
5e : Éthiopie (47e).
6e : Maroc (56e, +1 vs 2025).
7e : Angola (59e, -1).
8e : RD Congo (64e).
9e : Soudan (66e).
10e : Tunisie (79e mondiale, nouvelle entrée).

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Programme Raidet : plus de 6 000 projets féminins et 12 000 emplois créés

28. Januar 2026 um 11:23

Plus de 6 000 projets féminins ont vu le jour et ont généré plus de 12 000 emplois. Les financements ont dépassé 50 millions de dinars, avec un taux de soutien de l’État supérieur à 80 %. Le programme national « Raidet » a obtenu ces résultats depuis son lancement. Amel Ben Ali, sous-directrice de l’autonomisation économique au ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, l’a affirmé en marge de la treizième édition du Forum Riyeda. L’événement se tient mercredi et jeudi à la Cité de la Culture à Tunis.

Au micro d’Expresso, elle a précisé que près de 70 % des bénéficiaires sont des diplômées de l’enseignement supérieur. La majorité d’entre elles ont entre 18 et 45 ans. Cette tendance reflète l’intérêt croissant des femmes pour le travail indépendant. Elle traduit aussi leur volonté de sortir du chômage en créant leurs propres projets dans divers secteurs.

Après cinq années de mise en œuvre, le programme adopte une nouvelle vision. Les responsables l’ont définie selon une approche participative impliquant toutes les parties prenantes. Amel Ben Ali a indiqué que la deuxième phase du programme « Raidet », prévue pour 2026-2030, mettra l’accent sur l’accompagnement des femmes. Cet accompagnement interviendra avant la création des projets, pendant leur réalisation et après leur lancement.

Elle a enfin souligné que le programme se poursuit parallèlement à une évaluation approfondie de la phase précédente. Cette démarche vise à surmonter les difficultés observées. Elle permettra aussi de renforcer les mécanismes d’appui et de s’adapter aux évolutions technologiques et numériques.

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Iran : le rial chute à un niveau historiquement bas face au dollar

28. Januar 2026 um 11:20

La monnaie iranienne, le rial, a atteint un nouveau record à la baisse, s’échangeant à 1 500 000 rials pour un dollar américain mardi 27 janvier, selon des données relayées par Reuters. Cette dégringolade intervient dans un contexte économique de plus en plus dégradé.

L’économie iranienne traverse l’une de ses périodes les plus difficiles de ces dernières années, plombée par les sanctions internationales, une inflation galopante et l’effondrement continu de sa devise. Ces facteurs pèsent lourdement sur le niveau de vie de la population et ont contribué à raviver la colère sociale.

Le rial, qui s’échangeait encore autour de 817 000 pour un dollar l’an dernier, a chuté brutalement pour atteindre entre 1,42 et 1,47 million de rials à la fin de l’année 2025, avant de franchir le seuil des 1,5 million. Cette spirale de dévaluation rend la lutte contre l’inflation de plus en plus difficile pour la majorité des Iraniens.

La monnaie iranienne subit depuis des années l’effet cumulé des sanctions et des pressions inflationnistes, une tendance qui devrait encore s’accentuer en 2025. Depuis 2020, le rial a perdu près de 800 % de sa valeur, érodant fortement le pouvoir d’achat des ménages.

Par ailleurs, sur le plan politique, le président américain Donald Trump a déclaré mardi 27 janvier que les autorités iraniennes cherchaient à engager un dialogue, tout en laissant planer la menace d’une action militaire. Il a notamment évoqué le déploiement d’une importante force navale américaine dans le Golfe, rapporte l’agence Anadolu. « Nous avons une grande armada près de l’Iran, plus grande qu’au Venezuela », a-t-il fait savoir lors d’un entretien accordé au média Axios, en référence à l’opération américaine visant le président vénézuélien Nicolás Maduro au début du mois de janvier…

Un haut responsable américain a ensuite confirmé, selon Axios, que « si l’Iran souhaite nous contacter, et qu’il connaît nos conditions, alors nous discuterons ».

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Un deal entre Washington et le Hamas sur le plan Trump pour Gaza ?

28. Januar 2026 um 11:11

Au grand dam du gouvernement israélien, l’administration américaine aurait entamé des pourparlers avec le Hamas pour mettre en application les 20 points du plan de Donald Trump pour Gaza.

 

C’est un document officieux qui fait figure de sésame. Dans un éditorial fort remarqué qui a été publié le 23 janvier dans les colonnes du grand quotidien israélien de gauche, Haaretz, l’auteur de l’article révèle que, contre toute attente, le Hamas et l’administration Trump seraient parvenus à un accord en vertu duquel le mouvement islamiste renoncerait à ses armes et remettrait également les cartes des tunnels non encore identifiés par l’armée israélienne. En échange, l’organisation palestinienne, honnie par les Américains, les Européens, les Israéliens et les monarchies du Golfe, serait légalisée comme parti politique légitime.

De plus, ses membres souhaitant quitter l’enclave de Gaza pourraient le faire sans craindre pour leur vie.

Faut-il voir dans ce deal surprenant de la souplesse et une dose de pragmatisme de la part des Américains, soucieux avant tout de réussir la deuxième phase du plan Trump pour Gaza ? Quitte à réintégrer le Hamas – un mouvement terroriste aux yeux de Washington – en tant qu’acteur incontournable dans le plan soutenu par Washington pour mettre fin à la guerre à Gaza. Et lui permettre in fine de se frayer un chemin vers la légitimité internationale ?

 

Faut-il voir dans ce deal surprenant de la souplesse et une dose de pragmatisme de la part des Américains, soucieux avant tout de réussir la deuxième phase du plan Trump pour Gaza ? 

 

Un parcours semé d’embûches

Pour rappel, ce fameux plan est entré dans sa deuxième phase avec la création d’un Comité national d’administration de Gaza (Cnag), et la formation d’un Conseil de la paix présidé par Donald Trump, mais aussi nombre de questions en suspens. Dont les points les plus litigieux portent sur le désarmement du Hamas et le retrait des troupes israéliennes, prévus par l’accord de cessez-le-feu.

Lire aussi: Trump dévoile son équipe de «Conseil de paix» pour Gaza

La première phase du plan de 20 points de Donald Trump a débuté avec l’entrée en vigueur le 10 octobre 2025 d’un cessez-le-feu, qui devait permettre l’afflux d’aide humanitaire et le retour des otages enlevés lors de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

A noter que tous les captifs vivants ou morts ont été rendus à Israël, y compris la dépouille du policier Ran Gvili ; sachant que le retour de tous les otages du Hamas était une condition sine qua non imposée par Washington pour la reprise du plan de paix américain. D’autant plus que le gouvernement israélien avait fait du retour de tous les otages, vivants comme morts, une condition indispensable.

En effet, la dépouille de Ran Gvili a donc été rapatriée en Israël, lundi 26 janvier. Cet otage était le dernier des 251 otages enlevés par le Hamas. Jusque-là, son corps n’avait pas encore été localisé.

Mauvaise foi

Mais, bien que le Hamas ait tenu parole en rendant les dépouilles des otages et au moment où le président américain inaugure son Conseil de la paix, Israël interdit toujours l’entrée dans l’enclave des technocrates palestiniens du Comité national d’administration de Gaza (Cnag), l’exécutif censé succéder au gouvernement du Hamas islamiste palestinien.

A savoir que le Cnag est composé d’environ 50 000 fonctionnaires (policiers, enseignants, pompiers, ingénieurs, médecins et travailleurs sociaux) qui étaient employés par le Hamas dans la bande de Gaza et qui constituent l’infrastructure indispensable à la mise en œuvre de la deuxième phase du plan Trump. Il n’est donc pas étonnant que la composition de l’exécutif censé succéder au gouvernement du Hamas soit sujette à une lutte politique acharnée, car c’est par ce canal que transiteront les importants fonds nécessaires au financement de l’enclave.

 Est-ce le bout du tunnel ?

Rappelons dans ce contexte qu’à la suite d’une réunion qui s’est récemment tenue au Caire entre des représentants des mouvements palestiniens, de hauts responsables égyptiens et des membres du Cnag, une déclaration commune, au contenu inhabituel, a rendu hommage au président Trump, ainsi qu’aux États médiateurs, en l’occurrence l’Égypte, le Qatar et la Turquie, « pour leurs efforts soutenus en faveur du peuple palestinien ».

Ce satisfecit accordé aussi bien par le Fatah que par le Hamas au président américain signifie-t-il qu’une page est en train de se tourner au Moyen-Orient ?

 

Ce pourrait être un point d’entrée pour les vivres et l’aide humanitaire dont les Gazaouis ont dramatiquement besoin, mais le gouvernement israélien pose ses conditions.

 

Signe tangible d’une certaine décrispation, c’est la réouverture annoncée pour cette semaine du point de passage de Rafah. Ce point entre la bande de Gaza et l’Égypte aurait d’ailleurs déjà dû rouvrir en octobre, selon le plan de paix américain. Mais il est resté fermé jusqu’ici par l’armée israélienne. Ce pourrait être un point d’entrée pour les vivres et l’aide humanitaire dont les Gazaouis ont dramatiquement besoin, mais le gouvernement israélien pose ses conditions. Pour l’instant, c’est une réouverture limitée seulement aux piétons, prévient le gouvernement israélien qui redoute que des livraisons par camion puissent dissimuler des armes. Cette réouverture est donc pour l’heure plus un symbole, un gage de bonne volonté en direction des Américains, qu’un réel changement.

D’autre part, il est prévu dans le plan de paix de Donald Trump dans cette phase 2 la mise en place d’une force internationale, avec des soldats venus de plusieurs pays pour assurer l’ordre. Les Américains souhaitent que ces soldats viennent de nations arabes et/ou musulmanes. Ils citent l’Indonésie et le Maroc, ces deux pays étaient d’ailleurs représentés au premier rang à Davos la semaine du 19 janvier pour le Conseil de la paix de Donald Trump. Sont également cités l’Égypte, la Turquie, l’Azerbaïdjan. Mais qui dans ces conditions instables voudra envoyer des contingents sur place ?

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Sadok Besbes : « Les PPP transforment les contraintes budgétaires en opportunités d’investissement productif »

28. Januar 2026 um 11:07

Dans un contexte de contraintes budgétaires et de déficit énergétique aggravé par les tensions géopolitiques, Sadok Besbes, président du GP des Énergies Renouvelables à Conect Tunisie, défend les partenariats public-privé (PPP) comme un outil clé pour financer les infrastructures renouvelables sans alourdir la dette publique. Interview exclusive à L’Economiste Maghrébin.

Comment les PPP peuvent-ils lever les contraintes tout en garantissant une équité régionale dans le déploiement des infrastructures renouvelables ? 

Sadok Besbes, Président GP des Énergies Renouvelables à la Conect : Dans un contexte de contraintes budgétaires fortes et de déficit énergétique structurel, les PPP représentent pour la Tunisie un outil économique permettant de financer les infrastructures renouvelables sans alourdir la dette publique. Ils facilitent la mobilisation de capitaux privés, la mutualisation des risques et l’optimisation des coûts sur le cycle de vie des projets.

L’enjeu de l’équité régionale est avant tout économique. Sans mécanismes correctifs, l’investissement se concentre dans les zones à rentabilité immédiate. Une approche efficiente des PPP suppose donc une planification nationale orientant les investissements vers les régions de l’intérieur, à travers des incitations ciblées, des mécanismes de garantie et des appels d’offres intégrant des critères de développement local. Le GPER plaide pour des modèles de PPP capables de transformer le potentiel énergétique régional en levier de croissance économique locale.

 Les PPP permettent de transformer une contrainte budgétaire en opportunité d’investissement productif, à condition qu’ils soient pensés dans une logique d’équilibre territorial. 

Dans un contexte de crise énergétique, comment les PPP peuvent-ils aider la Tunisie à gérer la variabilité énergétique malgré les tensions géopolitiques ?

La crise énergétique a un impact direct sur la balance commerciale tunisienne et sur la compétitivité des entreprises. La dépendance aux importations de gaz expose l’économie nationale à une forte volatilité des prix et à des risques géopolitiques persistants. Les PPP constituent un outil économique de réduction de cette exposition, en accélérant l’investissement dans les énergies renouvelables locales et en favorisant la diversification du mix énergétique. À moyen terme, ils peuvent également soutenir le développement du stockage et la modernisation des réseaux, éléments indispensables pour sécuriser l’approvisionnement et stabiliser les coûts de l’électricité. Le GPER défend une vision des PPP orientée vers la réduction du coût global de l’énergie pour l’économie nationale.

Quels mécanismes de PPP peuvent concilier transition énergétique et déficit énergétique tout en assurant une accessibilité territoriale ?

Les mécanismes de PPP les plus pertinents sont ceux qui permettent une allocation optimale du capital et une réduction du coût de l’énergie. Les modèles BOOT ou BOT sont adaptés aux projets de production à grande échelle, tandis que les PPP décentralisés favorisent le développement du solaire distribué et de l’autoproduction industrielle, avec un impact direct sur la compétitivité des entreprises.

Par ailleurs, les contrats de performance énergétique constituent un levier économique majeur pour réduire la demande énergétique et maîtriser les dépenses publiques. L’accessibilité territoriale passe par des mécanismes de garantie et des montages financiers hybrides permettant d’orienter l’investissement privé vers les régions à plus faible rentabilité immédiate. Le GPER œuvre pour une meilleure intégration des entreprises tunisiennes dans ces dispositifs, afin de maximiser la valeur ajoutée locale.

Comment les PPP atténuent-ils la crise énergétique et quels sont les défis économiques persistants ?

Les PPP contribuent à atténuer la crise énergétique en accélérant les investissements, en limitant le recours au financement public et en améliorant l’efficacité économique des projets énergétiques. Ils participent également à la structuration d’un écosystème national créateur d’emplois et de valeur ajoutée.

Toutefois, des défis économiques subsistent : lourdeurs administratives, manque de visibilité réglementaire, coûts de financement élevés et perception du risque pays. Pour le GPER, l’amélioration du climat d’investissement et la simplification des procédures sont des conditions essentielles pour faire des PPP un véritable moteur de croissance.

Pourquoi étendre les PPP à d’autres secteurs structurants malgré un cadre légal existant ?

Le cadre légal des PPP est en place, mais son potentiel économique reste sous-exploité. L’extension des PPP à d’autres secteurs structurants réseaux électriques, stockage, eau, dessalement, transport, infrastructures numériques — permettrait d’optimiser l’allocation des ressources publiques et de soutenir la compétitivité de l’économie tunisienne.

Dans cette perspective, le GPER considère les PPP comme un outil de transformation économique, au-delà du seul secteur énergétique.

La transition énergétique est aussi un enjeu de compétitivité économique et de soutenabilité des finances publiques. Les PPP peuvent en être un levier structurant.

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