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Gestern — 31. August 2025Leconomiste Maghrebin

Observez la Lune de sang avec l’INM lors d’une nuit d’exception

31. August 2025 um 19:06

L’Institut national de la météorologie (INM) organise, le dimanche 7 septembre 2025, une soirée d’astronomie ouverte au public intitulée « L’astronomie pour tous ». Un événement exceptionnel qui coïncide avec une éclipse totale de Lune, parfaitement visible depuis la Tunisie.

Ce soir-là, les curieux pourront assister à l’un des phénomènes astronomiques les plus impressionnants : une éclipse lunaire totale, visible depuis une large partie du globe, dont l’Afrique du Nord. En Tunisie, les conditions seront idéales : la Lune se lèvera déjà en pleine phase de totalité — un spectacle rare — avec l’apparition d’un disque rougeâtre, souvent surnommé « Lune de sang ». À Tunis, le lever de la Lune est prévu à 18h35.

Autre phénomène notable : Saturne sera visible à proximité de la Lune pendant la totalité, ajoutant à la beauté de la scène céleste.

Un programme d’observation pour tous

Lors de cette soirée spéciale, les experts de l’INM proposeront :

  • Une présentation pédagogique sur les mécanismes des éclipses lunaires,

  • L’observation de la Lune en phase de totalité,

  • Le suivi de Saturne, visible à l’œil nu ou au télescope,

  • Et l’exploration de deux galaxies emblématiques : la galaxie d’Andromède (M31) et celle du Triangle (M33), visibles dans le ciel de septembre.

Voici les horaires clés de l’éclipse (heure locale – INM)

  • Début de la pénombre : 16h28 (invisible car Lune encore sous l’horizon)

  • Début de la phase partielle : 17h27

  • Début de la totalité : 18h30

  • Lever de la Lune à Tunis : 18h35 (en pleine totalité)

  • Maximum de l’éclipse : 19h11

  • Fin de la totalité : 19h52

  • Fin de la phase partielle : 20h56

  • Fin de l’éclipse : 21h55

Lever de Lune dans quelques villes tunisiennes :

  • Tunis : 18h35

  • Sfax : 18h34

  • Gabès : 18h34

  • Sousse : 18h33

  • Le Kef : 18h41

  • Tozeur : 18h42

  • Tataouine : 18h32
    (et d’autres localités listées sur le site de l’INM)

Une invitation à lever les yeux vers le ciel

L’INM invite tous les passionnés, curieux, familles et amateurs d’astronomie à se joindre à cette soirée unique pour découvrir les merveilles du ciel à travers des instruments adaptés et l’accompagnement de spécialistes.

L’événement est gratuit et s’inscrit dans une volonté de démocratiser l’accès à l’astronomie et de sensibiliser le grand public aux sciences de l’espace.

Avec TAP

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Données en danger ? L’ANCS vous montre comment les protéger

31. August 2025 um 18:55

L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) vient de mettre à la disposition des internautes un guide simplifié à même de renforcer la protection des données personnelles sur ordinateurs et smartphones.; l’objectif étant d’aider le grand public à mieux comprendre les mécanismes du cryptage, une technologie-clé pour sécuriser les communications, protéger les informations sensibles et garantir la confidentialité en ligne.

Disponible sur le site officiel de l’agence, ce guide vulgarise les principes fondamentaux du cryptage. Il explique comment un message en clair, comme « Bonjour », peut être transformé en un message illisible grâce à un algorithme de chiffrement et une clé secrète. Seule la personne possédant cette clé peut le décrypter et le lire.

Bien que technique, ce processus est devenu essentiel pour contrer les menaces croissantes qui pèsent sur les données personnelles, notamment à travers les applications, les réseaux sociaux ou les services bancaires en ligne, selon l’ANCS.

Sensibilisation

Vous l’aurez compris, ce guide s’inscrit dans la mission de l’ANCS de renforcer la culture de la cybersécurité auprès du grand public. Chargée de la supervision de la sécurité des systèmes d’information publics et privés, l’agence joue un rôle central dans la mise en œuvre de mesures préventives, proactives et de détection pour contrer les cybermenaces à l’échelle nationale.

Face à la montée des risques numériques, l’ANCS appelle les citoyens à adopter des gestes simples mais efficaces pour protéger leurs données : utiliser des mots de passe complexes, activer l’authentification à deux facteurs, mettre à jour régulièrement leurs appareils… et comprendre le rôle crucial que joue le cryptage dans leur vie numérique.

Avec TAP

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Elyes Kasri appelle à dépasser la valse des nominations

31. August 2025 um 18:02

L’analyste politique Elyes Kasri souligne que le cycle incessant de nominations et de limogeages dans l’administration tunisienne cache les problèmes profonds et systémiques que traverse le pays.

Pour Elyes Kasri, la Tunisie doit cesser cette « valse des chaises musicales » et se concentrer sur des solutions structurelles durables, appuyées par un projet socio-économique clair et ambitieux à long terme, même si sa mise en œuvre implique des sacrifices justes et mesurés.

Vous trouverez ci dessous le post d’Elyes Kasri:

« Le jeu des chaises musicales au sein de l’administration et du secteur public a fini par montrer ses limites et même sa nocivité car il occulte les véritables problèmes en Tunisie qui sont désormais systémiques et nécessitent une remise en question approfondie du rôle, des domaines et des modalités d’intervention de l’Etat.
Il est temps de se rendre à l’évidence que plutôt que la valse des limogeages-nominations, la Tunisie a plutôt besoin de solutions systémiques et d’un projet socio-économique convaincant à long terme, même si sa mise en place nécessite des sacrifices rationnellement quantifiés et équitablement répartis. »

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Ukraine-Russie: escalade des frappes et tensions diplomatiques renforcées

31. August 2025 um 17:44

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche que son pays envisage de nouvelles frappes en profondeur sur le territoire russe, en réponse à plusieurs semaines d’attaques ciblées sur les infrastructures énergétiques russes. Lors d’un message publié sur la plateforme « X », à l’issue d’une réunion avec le général Oleksandr Syrsky, commandant des forces armées ukrainiennes, il a assuré que les forces et les ressources sont pleinement mobilisées pour poursuivre ces opérations nécessaires à la défense de l’Ukraine.

De leur côté, les autorités russes ont intensifié leurs frappes aériennes et attaques par drones sur le territoire ukrainien, visant tant des infrastructures militaires que civiles. Moscou affirme avoir intercepté de nombreux drones ukrainiens dans plusieurs régions russes, dont la mer Noire et la Crimée. Le ministère russe de la Défense a réaffirmé que les forces armées poursuivent leur mission jusqu’à l’atteinte de leurs objectifs stratégiques, tout en restant ouvertes à la poursuite des négociations, sous certaines conditions. Ces frappes répétées, souvent meurtrières, ont provoqué de vives condamnations internationales et ont renforcé les appels à un soutien accru à l’Ukraine.

Par ailleurs, les États-Unis ont annoncé leur intention de fournir à l’Ukraine des capacités de frappe plus profondes en Russie, ce qui pourrait aggraver encore le conflit, soulignant la gravité et la complexité de la situation actuelle.

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Afrique : le Qatar en pointe dans la nouvelle bataille géopolitique pour les ressources

31. August 2025 um 17:28

La tournée africaine de Cheikh Mansour bin Jabor Jassim Al Thani, membre de la famille royale qatarie et patron d’Al Mansour Holding, dépasse largement la simple dimension économique. En annonçant plus de 100 milliards de dollars de promesses d’investissements dans six pays d’Afrique centrale et australe, Doha s’impose comme un acteur clé de la recomposition géopolitique du continent.

 

Face au recul de l’aide américaine et à l’essoufflement des investissements européens, les puissances du Golfe, Qatar en tête, intensifient leur ancrage en Afrique. Ce n’est plus seulement une course à l’influence: c’est une bataille pour le contrôle des ressources stratégiques – cobalt, lithium, manganèse, gaz, pétrole – devenues vitales pour la transition énergétique mondiale. C’est ce que rapportent plusieurs médias africains dont Le360afrique.

Le Qatar avance vite, fort de sa capacité financière et de son appareil diplomatique agile. Ainsi en République démocratique du Congo (RDC), au Zimbabwe, au Mozambique, ou encore en Zambie, les investissements annoncés touchent les secteurs névralgiques , telles que les mines, les hydrocarbures, l’énergie, les infrastructures, ou encore les télécommunications. Ces engagements renforcent l’interdépendance entre l’Afrique et le Moyen-Orient, dans une logique de partenariats à long terme.

Le Qatar tire parti de son soft power

Au-delà des milliards, Doha joue une carte d’influence régionale. En facilitant les pourparlers entre la RDC, le Rwanda et les groupes rebelles de l’Est (entre autres le M23), le Qatar s’impose comme un médiateur crédible. Ce rôle de stabilisateur lui sert bien évidemment ses intérêts économiques : car, investir dans des zones conflictuelles suppose d’abord d’y construire la paix.

Cette diplomatie du chéquier s’accompagne d’un agenda géopolitique assumé : se positionner comme une alternative aux puissances occidentales déclinantes et aux initiatives chinoises plus agressives.

Mais Doha n’est pas seul sur ce terrain. Trois autres monarchies, à savoir les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et le Koweït, multiplient elles aussi les accords bilatéraux sur le continent. C’est ainsi qu’à peine quelques jours après une escale du Cheikh Mansour, l’émir d’Abu Dhabi signait en Angola 44 accords totalisant 6,5 milliards de dollars. Ce qui fait dire à un site web que « la guerre douce entre pétromonarchies pour le leadership africain est bien engagée ».

Alors, l’Afrique, nouveau centre de gravité géostratégique ?

En tout cas, on est bien obligé d’admettre que cette course aux ressources s’inscrit dans une nouvelle ère multipolaire, où les puissances du Golfe ne veulent plus être de simples bailleurs, mais également des « faiseurs d’alliances et des bâtisseurs d’influence ».

Reste une inconnue : la capacité des États africains à transformer ces promesses en investissements réels, dans un environnement encore instable. Car entre annonces spectaculaires et projets concrets, le chemin reste semé d’embûches.

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Horaire d’hiver à la CNAM : ce qu’il faut savoir

31. August 2025 um 17:22

La Caisse nationale d’assurance maladie informe ses assurés qu’à partir du lundi 1er septembre 2025, les horaires d’hiver seront appliqués comme suit :

 

Pour les services d’accueil :

– Du lundi au vendredi : service continu de 8h00 à 16h00, et le Samedi : service continu de 9h00 à 12h00.

Pour les services administratifs, du lundi au vendredi :

  • le matin de 8h00 à 12h00.
  • l’après-midi de 13h00 à 17h00.

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Siliana : qui dirigera les conseils locaux ?

31. August 2025 um 16:56

Le complexe culturel de Siliana-Sud a accueilli, dimanche, le tirage au sort portant sur l’alternance à la présidence et la composition du conseil régional, ainsi que sur la rotation des présidences des conseils locaux. Cette cérémonie s’est déroulée en présence des membres de l’Instance régionale de Siliana, d’élus locaux et d’un représentant du Conseil du troisième district.

Les présidences des conseils locaux nouvellement désignées sont les suivantes :
Rouhia : Helmi Hamoudi
El Aroussa : Hassan Kanaouati
El Krib : Nawfel Abd Rabbou
Bargou : Hatem Yahyaoui
Bourouis : Zid Karmous
Bou Arada : Abdallah Ennouri
Siliana-Sud : Kamel Omar
Siliana-Nord : Aymen Daoudi
Gaâfour : Yassine Rahali
Makthar : Maâmar El Bahri
Kesra : Mohamed Salem

Le conseil régional, composé de 11 membres, est présidé par Mouldi Mabrouki (Kesra). Les autres membres sont Mohamed Ali Ezzennadi (Rouhia), Kamel Oueslati (El Aroussa), Nader Trabelsi (El Krib), Samir Youssef (Bargou), Abdessattar Ayari (Bourouis), Riadh Riahi (Bou Arada), Abdelaziz Brik (Siliana-Sud), Jamel Bouzaiane (Siliana-Nord), Ramzi Ferchichi (Gaâfour) et Kais Mansour (Makthar).

Selon l’Instance électorale, cette opération s’est déroulée dans le respect des procédures en vigueur.
Avec TAP

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Un passé figé, un futur flou, le piège des sociétés sans boussole

31. August 2025 um 16:09

On a englouti notre passé comme on avale une légende familiale.

Comme un enfant qui regarde son père avec des yeux incapables d’imaginer ses failles, nous avons sanctifié ce qui fut. Dans ce regard fi gé, les anciens ne pouvaient ni se tromper ni commettre de faute : ils étaient au-dessus du péché, au-delà de l’erreur.

Et c’est précisément là que le piège s’est refermé.

À force de protéger notre mémoire de toute critique, nous avons rendu impossible l’évaluation lucide du passé.

Nous n’avons pas osé trier l’héritage, ni jeter ce qui alourdissait notre marche. Sans futur clair pour l’éclairer, ce passé est devenu une relique ; sans attaches solides pour le présent, il flotte dans nos discours comme une vérité sacrée mais inutilisable. Entre-temps, nous nous sommes laissé séduire par deux promesses concurrentes.

D’un côté, un libéralisme « propre » sur le papier, censé libérer l’individu et stimuler l’innovation, mais qui, ici, se traduit souvent par un marché mal régulé et un affaiblissement du bien commun. De l’autre, un coopérativisme affiché, paré des mots de solidarité et de développement partagé, mais qui, dans la pratique, se heurte à la méfiance, à la bureaucratie et parfois au détournement. Résultat : nous évoluons dans un magma socio-économique nébuleux.

Les gouvernants naviguent à vue, incapables de tracer une vision claire du futur. Les gouvernés, eux, oscillent entre nostalgie et fascination pour des modèles importés, sans réussir à enraciner leur propre projet.

Et la culture, dans tout cela ?

Elle devrait être l’outil par excellence pour créer du sens, pour relier passé, présent et futur. Mais elle se réduit trop souvent à consommer les restes : des héritages figés, des formes répétées, des créations calibrées pour plaire aux bailleurs. La création véritable, celle qui bouscule et qui ouvre des perspectives, est reléguée aux marges. Or, sans culture vivante, nous devenons des animaux de ferme : nous nous nourrissons, nous produisons, mais sans jamais nous demander quoi, pour qui et pour quoi.

Ni vraiment libres, ni réellement sociaux, nous nous réfugions dans des normes héritées de nos origines tribales.

Et au lieu de les transformer en force collective, nous les recyclons en réflexes de clientélisme, où l’allégeance compte plus que la compétence, et où l’intérêt immédiat efface toute vision d’avenir. Nous ne pourrons pas avancer tant que nous continuerons à traiter notre passé comme une icône intouchable, notre présent comme un bricolage, et notre futur comme un pari incertain.

Il nous faut retrouver la force d’oser évaluer, choisir, et créer. Car sans cela, nous resterons éternellement cet enfant qui regarde son père, admiratif, mais incapable de grandir.

Article de Ilyes Bellagha

Cet article est disponible dans le mag de l’Economiste Maghrébin n 926 du 27 août au 10 septembre 2025

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Incident à Carrefour La Marsa : une polémique qui divise

31. August 2025 um 15:23

L’incident survenu dans la journée du samedi 30 août 2025 à Carrefour La Marsa suscite un large débat.

D’un côté, certains observateurs, tel que Karim Baklouti Barkettalah, estiment que les actions de jeunes, vraisemblablement élèves ou étudiants, ayant endommagé un centre commercial tout en arborant un drapeau palestinien, s’inscrivent dans une campagne de boycott.

Ils rappellent cependant que Carrefour Tunisie emploie des Tunisiens, commercialise des produits locaux, paie ses impôts en Tunisie, et que la part du capital détenue par le groupe français Carrefour ne dépasse pas 25 %. Selon eux, ces manifestations violentes pourraient mettre en péril des emplois et fragiliser l’économie locale, au détriment des familles tunisiennes. Ils craignent que cette dynamique n’entraîne progressivement la fermeture d’enseignes étrangères et donc la précarisation des employés.

De l’autre côté, certains défendent le fait que cette jeunesse manifeste, à travers le boycott, un engagement sincère, notamment pour la cause palestinienne. Ils considèrent que qualifier ces jeunes de « manipulés » ou « sans discernement » ne prend pas en compte la complexité de leurs motivations, mêlant volonté politique et rejet d’injustice.

Ils soulignent également que l’engagement des jeunes peut s’exprimer par des formes d’action violentes, et que le droit à manifester, à condition qu’il soit pacifique, est un moyen légitime de faire entendre un message. Pour illustrer cette différence d’approche entre générations, il est mentionné que certains jeunes à l’étranger, notamment dans des pays comme les Pays-Bas, mènent des recherches académiques approfondies sur le droit de manifester pour des causes telles que celle de la Palestine.

D’un point de vue économique, une question se pose : quelles seraient les conséquences d’une telle évolution sur les milliers d’emplois concernés?

Mais, qu’on soit d’un bord ou d’un autre, tous s’accordent sur le fait que, pour être efficace, une manifestation doit rester pacifique. La violence tend à nuire à la communication et peut détourner l’intention des messages et des causes qu’elle entend défendre.

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Bir El Kassaa : hausse des prix des poissons et légumes en juillet 2025

31. August 2025 um 14:02

En juillet 2025, le marché de gros de Bir El Kassaa a connu une hausse des prix pour plusieurs variétés de légumes et de poissons, selon les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) concernant l’évolution de l’approvisionnement et des prix.

Pour ce qui est des légumes, les pommes de terre ont vu leur prix augmenter de 37 %, atteignant 1 957 millimes par kilogramme, malgré une offre en hausse de 12 %, passant de 2 040 à 2 282 tonnes mensuelles.

Le prix des piments a augmenté de 27 %, s’établissant à 1 267 millimes/kg contre 994 millimes/kg en juillet 2024, tandis que leur offre a diminué de 6 %, de 3 045 à 2 875 tonnes par mois.

Les prix du persil (+24 % à 1025 millimes/kg), des tomates (+23 % à 882 millimes/kg) et des concombres (+9 % à 1 272 millimes/kg) ont également progressé.

Concernant les poissons, certaines espèces ont vu leurs prix fortement augmenter. Les sparaillons (« sbares ») ont connu une hausse de 65 % à 5 025 millimes/kg, les chinchards (« chourou ») ont augmenté de 33 % à 4 634 millimes/kg, la seiche de 31 % à 25 330 millimes/kg et les rougets de 26 % à 36 832 millimes/kg. En revanche, d’autres variétés ont enregistré des baisses notables : les pageots de chalut (« Morjène Karkara ») ont reculé de 7 % à 4 664 millimes/kg, les sardines de 9 % à 3 334 millimes/kg et les maquereaux (« Ghezal ») de 37 % à 12 353 millimes/kg.

Du côté des fruits, seuls les raisins ont vu leurs prix augmenter, de 17 % à 5 100 millimes/kg, comparé à la même période en 2024 où ils coûtaient 4 372 millimes/kg. Les autres fruits ont enregistré des baisses : pastèques (-5 % à 628 millimes/kg), citrons (-5 % à 2 626 millimes/kg), melons (-13 % à 972 millimes/kg) ainsi que les pommes, dont le prix a chuté de 16 % à 2 295 millimes/kg.

Avec TAP

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Pollutec 2025: Accélérer la transition écologique grâce à l’innovation, la science et la santé environnementale

31. August 2025 um 13:44

Pollutec 2025 s’annonce comme l’événement incontournable de l’année pour tous les acteurs impliqués dans la transformation durable de l’industrie, des villes et des territoires. Ce salon européen de référence se tiendra du 7 au 10 octobre 2025 à Eurexpo Lyon, offrant une plateforme unique où innovations technologiques, échanges scientifiques et engagement politique se rejoignent pour impulser la transition écologique. À cette occasion, Mme Anne-Manuèle Hébert, directrice du salon Pollutec, nous a présenté un aperçu détaillé des innovations phares, des enjeux prioritaires et de bien d’autres sujets à travers une interview exclusive.

 

 

Quelles sont les attentes du secteur sur les innovations techniques et réglementaires présentées cette année à Pollutec ?

 

Les professionnels qui viennent à Pollutec sont demandeurs de solutions techniques et technologiques qui répondent au plus près de leurs besoins, que ce soit dans les domaines de l’eau, de l’air, des déchets, de l’énergie, des sols ou encore des risques. Mais les attentes ne sont plus expressément «en silo », comme cela a longtemps été le cas. Autrement dit, une personne qui, par exemple, vient chercher un système innovant pour son traitement des eaux, sera intéressée de trouver un système élaboré dans une approche d’écoconception et/ou de circularité (matériaux recyclés), compact (pour éviter l’emprise au sol), consommant peu d’énergie ou alimenté aux EnR (pour limiter les émissions de GES) et facile à mettre en œuvre et à maintenir.

En quoi la dimension scientifique est-elle essentielle pour réussir la transition écologique à grande échelle ?

 

La recherche scientifique est à la base de la grande majorité des innovations. Ainsi, la plupart des startups sont issues de laboratoires ou de centres de recherche de haut niveau (CEA, CNRS…) : elles ont été créées pour pouvoir lancer la commercialisation de leur solution innovante.

 

Pollutec s’inscrit dans les faits scientifiques et souhaite rappeler que l’écologie n’est pas une opinion, mais bien une science. Les thèmes centraux choisis structurent l’orientation du salon et sa programmation et permettent de remettre la science au cœur de l’événement. Par exemple, en mettant en exergue l’interdépendance des sujets comme celui de la santé et de la transition, Pollutec montre que la science est la base sur laquelle se fonder pour faire avancer le progrès. Le salon confirme son engagement envers les sciences pour reconnecter recherche et progrès et montrer que les professionnels ont un rôle fondamental à jouer.

 

Les prises de parole prévues sur les différents espaces du salon viendront renforcer la légitimation de la science. La tribune (la scène de prise de parole officielle) accueillera les interventions suivantes : Protéger les sciences et reconstruire la confiance : le 7 octobre, 11h30-12h15, avec Catherine Lagneau, présidente du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) et Cédric Villani, mathématicien. Evolution de la science et de notre rapport au monde : le 10 octobre, 11h15-12h, avec Maxime Blondeau, enseignant en cosmographie.

Le suite de l’interview est disponible dans le mag de l’Economiste Maghrébin n 926 du 27 août au 10 septembre 2025

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« Nous ne paierons pas ! » : à Accra, les Panafricains unis contre la dette

31. August 2025 um 13:02

À Accra, vendredi 29 août, des centaines de manifestants venus de plusieurs pays africains se sont réunis sur la Place de l’Indépendance pour crier leur colère et exiger l’annulation de la dette extérieure des pays du continent. À l’appel de la branche africaine de la Confédération syndicale internationale, le rassemblement a pris des airs de mobilisation panafricaine contre ce que les manifestants dénoncent comme “un système inégal et oppressif“, rapporte RFI.

Brandissant pancartes et slogans dénonçant le FMI, la Banque mondiale et les créanciers du Nord, les participants ont fustigé une dette jugée illégitime et destructrice pour les économies africaines. « Quand on regarde les accords qui ont conduit à cette dette, c’est comme si un éléphant affrontait un petit animal dans un ring de boxe. Ce n’est pas un combat équitable. Le système doit changer », a déclaré Andrews Adoquaye Tagoe, syndicaliste ghanéen et organisateur de l’événement, cité par la radio française.

La Confédération syndicale appelle à une annulation totale et inconditionnelle des dettes dites “non viables“, dénonçant une perte de souveraineté économique orchestrée par des créanciers sans scrupules. « Nous ne paierons pas ! », a scandé la foule, dénonçant l’asphyxie budgétaire que représente le service de la dette pour de nombreux États africains.

Présent lors du rassemblement, le ministre ghanéen des Finances, Cassiel Ato Baah Forson, a toutefois nuancé le message : « La manière dont nous utilisons nos dettes compte aussi. Si nous les gérons correctement, nous devrions pouvoir les rembourser. On ne peut pas systématiquement demander des annulations tout en les mal utilisant ».

À l’issue du rassemblement, une pétition a été remise au ministre, à destination du président du Ghana. Objectif : faire remonter les revendications auprès de l’ensemble des créanciers internationaux.

Rappelons que ce n’est pas la première fois qu’une manifestation, soit en Afrique, soit ailleurs dans le monde, réclame l’annulation des dettes contractées envers les institutions de Bretton Woods ou autres.

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Ouverture de la saison de chasse 2025-2026 le 5 octobre

31. August 2025 um 12:42

La saison de chasse pour la période 2025/2026 ouvrira le 5 octobre 2025, avec des durées variables selon les espèces, et s’étendra jusqu’au 20 septembre 2026 pour certaines catégories de gibier, selon un arrêté ministériel publié au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT) du 29 août.

La chasse au lièvre, à la perdrix, à la caille sédentaire, au pigeon biset et au ganga unibande sera autorisée du 5 octobre au 7 décembre 2025. Le sanglier et le loup doré africain pourront être chassés du 5 octobre 2025 au 1er février 2026, avec une extension jusqu’au 26 avril 2026 dans les gouvernorats du Sud et du Centre, notamment Tozeur, Kébili, Gafsa, Gabès, Tataouine, Sfax, Sidi Bouzid et Kasserine.

La chasse des oiseaux migrateurs, tels que le pigeon ramier, les grives, les étourneaux, les bécassines, les colverts, les sarcelles, les foulques et les pluviers, se déroulera du 9 novembre 2025 au 15 mars 2026. La chasse à la bécasse des bois sera limitée à certaines zones forestières du Nord, notamment Manouba, Siliana, Jendouba, Bizerte, Béja, Nabeul, Le Kef, Ben Arous et Zaghouan.

L’épervier de la caille pourra être chassé à Nabeul du 5 avril au 28 juin 2026, tandis que la tourterelle, le pigeon biset et les gangas (cata, tacheté et couronné) seront chassés du 26 juillet au 20 septembre 2026.

Chaque chasseur devra obligatoirement être membre d’une association régionale et s’acquitter d’une cotisation annuelle de 50 dinars pour les nationaux et 100 dinars pour les étrangers résidents temporaires. Les licences, délivrées par la Direction générale des forêts, comprennent des redevances spécifiques pour la fauconnerie, réservée aux nationaux.

L’arrêté impose également des mesures strictes de protection de l’environnement, notamment l’interdiction d’abandonner des douilles ou déchets sur les lieux de chasse, et prévoit la possibilité de fermer prématurément certaines périodes de chasse si les conditions écologiques l’exigent.

Avec TAP

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Tunisie-USA : une audition clé au Sénat américain pour évaluer l’avenir des relations bilatérales

31. August 2025 um 12:02

Alors que Joey Hood, ambassadeur américain à Tunis, s’apprête à conclure sa mission, la récente visite d’une délégation sénatoriale américaine en Tunisie,reflète une communication officielle prudente et distante.

Elyes Kasri, l’analyste politique revient sur la véritable évaluation de la situation tunisienne et des perspectives de coopération avec Washington qui se déroulera mercredi 3 septembre lors de l’audition au Sénat américain de Bill Bazzi, proposé par Donald Trump comme futur ambassadeur des États-Unis en Tunisie. Selon lui, ce rendez-vous sera crucial pour mesurer le regard des cercles d’influence américains sur Tunis.

Vous trouverez ci dessous le post de l’analyste politique Elyes Kasri:

« Au delà des propos diplomatiques du côté américain notamment l’ambassade à Tunis dont le titulaire Joey Hood s’apprête à conclure sa mission en Tunisie que du côté tunisien avec un message classique et aseptisé au sujet de la récente rencontre du responsable de la diplomatie tunisienne avec la délégation sénatoriale américaine qui, fait marquant, n’a pas été reçue par le président de la république, la véritable appréciation de la situation en Tunisie et des perspectives de développement des relations tuniso-américaines seront débattues le mercredi 3 septembre au sénat à Washington lors de l’audition de confirmation par le sénat américain de la nomination par le président Donald Trump de Bill Bazzi en qualité d’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Tunisie.
Cette audition sera une importante occasion pour jauger le sentiment des différents cercles d’influence et de pouvoir aux Etats-Unis au sujet de la Tunisie et de l’importance et de l’efficacité du travail de communication et de lobbying fait par les autorités tunisiennes et leurs amis et agents auprès des faiseurs d’opinion et décideurs américains. »

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Décès de Hafedh Hmaied, ancien président de l’Étoile Sportive du Sahel

31. August 2025 um 11:30

L’homme d’affaires et ancien président de l’Étoile Sportive du Sahel (ESS), Hafedh Hmaied, est décédé ce 31 août 2025, comme l’a annoncé l’ESS ce dimanche. Il avait également exercé en tant que président de l’Espoir Sportif de Hammam Sousse, mais seulement pendant quelques jours, ayant démissionné en août 2017, peu de temps après son élection.

 

Paix à son âme

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Quand les jeunes s’expriment, la marche du temps

31. August 2025 um 10:56

La marche du monde n’attend personne. Et quand retentissent les tambours du changement, le pire tort est celui de l’atrophie. Et de ce tort, nous sommes coupables !

Depuis 2019, certains, de la Jordanie au Maroc, conçoivent stratégies et actions pour préparer leurs citoyens et leurs économies à la révolution industrielle et humaine de l’intelligence artificielle. Depuis février 2025, on nous promet une stratégie interministérielle sur l’IA. Voilà maintenant 7 mois (et 6 ans) de retard que nous accumulons sur la marche du monde.

Nul doute que cette réforme, même si de prime abord technocratique, exige une réflexion stratégique vu le nombre de parties qu’elle engage : ministères, secteur public, secteur privé, startups, citoyens des régions défavorisées, universités… Autant d’acteurs agacés dans la salle d’attente gouvernementale. De quoi délier les langues sournoises.

Prouvons-leur qu’ils ont tort !

Il faut l’avouer, quelques avancées ont déjà été obtenues. Le ministère de l’Enseignement supérieur a signé le plan quinquennal de la formation aux nouvelles technologies dans les universités.

Mais ce monde nouveau – et ma génération – appellent à des desseins plus ambitieux. L’ambition est ici le maître-mot. Il n’est, selon moi, de stratégie réussie sans stratégie ambitieuse, et sur le temps long. Cela s’explique par 3 raisons :

Potentiel gâché et Government Technologies

D’abord, si l’inverse venait à se produire, que l’on se restreignait dans son exécution, le plein potentiel de cette technologie ne serait pas exploité.

Ce sont de belles paroles, me diriez-vous, mais comment passer des mots aux réformes concrètes, avec les pressions budgétaires que nous connaissons et le manque d’infrastructures souveraines ?

Prenons l’exemple des technologies gouvernementales ou GovTechs. Elles consistent, entre autres, à remplacer des services administratifs, autrefois longs et mobilisant plusieurs fonctionnaires, par une API. Imaginez-vous obtenir vos papiers, même ceux qui nécessitaient autrefois une vérification humaine, depuis votre ordinateur, et en direct! Ces technologies fonctionnent aussi dans les régions défavorisées où le taux de digitalisation est plus faible, d’après une enquête menée au Myanmar et au Cambodge (Su, N. et al., 2025).

Cependant, nous ne sommes pas près de voir de telles technologies de sitôt. Elles requièrent des infrastructures dont la Tunisie, malgré des progrès notables, ne dispose pas tout de suite : un cloud souverain pleinement abouti, une loi régissant les différents contentieux éthiques liés à l’IA. D’où la nécessité de penser un projet sur 10 ans, au moins, afin d’inscrire les investissements dans l’objectif de réformer l’administration, et in fine l’État.

Un exemple qui peut sembler complexe, peut-être même ennuyeux, mais qui prouve que ces réformes, si elles sont bien pensées et exécutées, peuvent changer la vie de tous les citoyens.

De toute façon, l’opportunité est trop grande pour être ratée. Selon les prévisions les plus réalistes, notamment celles de Goldman Sachs, l’IA pourrait augmenter le PIB mondial de 7% sur 10 ans. Ce chiffre concerne bien sûr plus le secteur privé que le secteur public, mais cela nous mène vers notre deuxième point : l’État, pour un petit marché (comme le marché tunisien), doit faire plus que réguler ; il doit être un catalyseur pour le secteur privé, un État entrepreneur.

État entrepreneur et Venture Capital souverain

Mariana Mazzucato, économiste et professeur à University College London, théorise l’État entrepreneur comme « l’État qui ne fait pas que corriger des défaillances de marché, mais oriente, crée et façonne de nouveaux marchés en prenant des risques en amont là où le privé n’investit pas seul ». En effet, l’État tunisien doit se payer ce luxe. Il doit être le lien entre les différentes parties prenantes du projet qu’il entreprend. La méthodologie est simple : financer des innovations sociales, en assumer le risque entrepreneurial, puis conditionner ces aides (relocalisations, open source, partage de données).

Cette méthodologie se concrétise de plusieurs façons, mais deux en particulier peuvent être adaptées à la Tunisie. La première, la plus innovante, est celle d’un fonds de Venture Capital (VC) souverain tunisien. L’innovation est une belle romance, mais elle nécessite d’être entretenue financièrement. Sans capital, et sans capital l’accompagnant dans son risque, elle ne peut exister. Néanmoins, les VC classiques opèrent sur des horizons de 10 ans, avec des exits entre 5 et 9 ans. L’innovation, elle, sachant se faire désirer, prend en moyenne 15 à 20 ans. Donc, si l’État veut aider ses startups à innover et à croître, tout en restant localisées en Tunisie, il a intérêt à leur donner les moyens de le faire. Une solution pour résoudre ce problème serait un fonds souverain de 100 à 200 millions de dinars. Celui-ci serait géré par une structure semi-autonome, investissant dans des missions définies par le gouvernement (IA pour la santé, la justice, l’investissement dans les zones intérieures). Une telle initiative permettrait d’attirer des talents, de créer un effet de levier et un label pour des investisseurs privés, d’ancrer les startups tunisiennes dans les chaînes de valeur et de production locales et de ne pas les rendre seulement prestataires de l’Europe.

Une autre idée serait la co-conception, le co-développement et le co-déploiement de clouds souverains, d’algorithmes de détection de fraude administrative ou fiscale, ou encore de LLM arabo-français avec des partenaires privés. Les exemples internationaux commencent à pulluler, et beaucoup semblent réussir. Parmi eux, l’Inde apparaît comme un pays précurseur. IndiaAI, projet de supercalculateur, datasets et cloud souverain, permet à l’Inde de se positionner comme puissance émergente de l’intelligence artificielle. L’État tunisien devrait avoir le courage de prendre le risque, ô combien nécessaire, de permettre à plusieurs PME et startups de produire grâce à la commande publique et d’investir grâce au fonds souverain.

Vision

Toutes ces idées, et la vision qui les soutient, devraient nous interroger. Dans une Tunisie qui a eu trop tendance à oublier que sans direction, les petits pas nous perdent, nous nous sommes contentés de mesures technocratiques, sans avoir fait l’exercice de pensée qui consiste à imaginer la Tunisie de demain.

Quelle structure économique voulons-nous pour notre XXIe siècle ? Quelle place y ferons-nous pour nos jeunes, nos régions ? Quels secteurs seront les grands gagnants, et lesquels seront les perdants ? Nous avons, à travers cette loi, l’opportunité de créer une dynamique intellectuelle, d’instiguer le changement dans un pays qui en a besoin : pourquoi rater cette occasion? Cet article défend l’ambition et le temps long comme moteurs de toute réforme, et en particulier celle de l’IA, puisqu’ils sont les piliers de l’espoir en politique.

Cet espoir, la Tunisie semble l’avoir perdu. Il est possible de le retrouver.

En montrant à nos ingénieurs qu’on leur générera des opportunités, on les incitera à rester et à créer en Tu- nisie. Ils ne demandent que cela. En montrant à nos citoyens que l’on met en perspective pour la Tunisie un futur, et qu’ils peuvent s’y faire une place, on leur redonnera l’espoir de se mobiliser afin que, chacun à son échelle, participe à son essor.

On pourrait croire que ce projet de loi est anecdotique, qu’il est simplement l’aspect fugace d’une croissance capricieuse. On s’y tromperait. Ce délai est symptomatique d’une Tunisie qui ne rêve plus, et qui ne sait plus de quoi rêver.

Il y va du devoir de votre génération comme de la mienne d’exemplifier ensemble, par ce projet interministériel, une Tunisie nouvelle – en laquelle les gens croient – qui pense le long terme et qui fraye pour ses enfants une place dans la marche du monde.

Hatem Kharrat est étudiant à King’s College à Londres

Cet édito est disponible dans le mag de l’Economiste Maghrébin n 926 du 27 août au 10 septembre 2025 

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La justice américaine invalide les droits de douane imposés par Trump

31. August 2025 um 10:55

La Cour d’appel fédérale des États-Unis a jugé illégaux les droits de douane unilatéralement imposés par Donald Trump, estimant que seul le Congrès a le pouvoir légal d’imposer de telles taxes. Malgré cette décision, les droits de douane restent en vigueur en attendant la décision de la Cour suprême, dont le verdict pourrait avoir d’importantes répercussions sur la politique commerciale américaine et les entreprises.

Si la Cour suprême valide la décision de la Cour d’appel, cela pourrait contraindre les États-Unis à rembourser toutes les taxes perçues depuis le début de la mesure et priverait le président d’un levier majeur dans ses négociations commerciales.

À l’inverse, un maintien des droits de douane renforcerait le pouvoir présidentiel en matière de politique commerciale, diminuant les contre-pouvoirs aux États-Unis.

Cette décision représente un revers significatif pour Donald Trump et son programme économique, avec des conséquences potentielles majeures sur le commerce international et les finances des entreprises américaines.

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Quand Pékin rassemble les alliés de Moscou face à l’Otan

31. August 2025 um 10:42

Alors que Donald Trump se pose en artisan de paix pour l’Ukraine, Pékin accueille ce dimanche un sommet stratégique de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), vu comme un contrepoids à l’Otan. La Chine y réunit une vingtaine de dirigeants eurasiatiques, dont Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan, Massoud Pezeshkian, Narendra Modi, et le Nord-Coréen Kim Jong-un.

Certains analystes considèrent qu’il s’agit d’un pied de nez aux Européens. Diplomatiquement, la Russie pourrait le grand gagnant de ce sommet pour montrer qu’elle n’est pas aussi isolée que ça, mais militairement et technologiquement, c’est la Chine. D’ailleurs, le président russe le sait pertinemment, c’est pour cette qu’il est arrivé à Tianjin accompagné une imposante délégation, dans l’objectif de «… renforcer un axe politique face à l’Occident ».

Justement, présidé par le président chinois, Xi Jinping, « le sommet ambitionne de promouvoir un modèle alternatif de gouvernance mondiale », comme le souligne 20Minutes. La Chine, qui se dit neutre dans le conflit ukrainien, est pourtant soupçonnée de soutenir Moscou en coulisses.

De son côté, Kim Jong-un est venu marquer, une fois de plus, son soutien à Poutine, lui dont le pays a envoyé des soldats en Ukraine aux côtés des Russes.

« En marge du sommet, des entretiens sont prévus lundi et mardi : la guerre en Ukraine avec Erdogan, le nucléaire avec l’Iran, et une réunion avec Modi », selon 20Minutes. Des sources bien informées indiquent également Vladimir Poutine restera en Chine jusqu’à mercredi 3 septembre « pour assister à une parade militaire à Pékin célébrant les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

A noter que l’OCS compte 10 membres et 16 pays partenaires ou observateurs, et représente près de la moitié de la population mondiale et un quart du PIB global. Pour les experts militaires, l’organisation s’affirme de plus en plus comme un bloc alternatif aux puissances occidentales.

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Mahdia – Une ville dans le temps estival

31. August 2025 um 09:00

Mahdia enfle pendant la période estivale. Avec un doublement de la population de la ville. Les cafés et restaurants sont l’épicentre d’une intense activité nocturne. Et la médina de la ville ne manque pas d’attractions.

 

Mahdia, 22 heures, un jour de la fin du mois d’août 2025. Sur l’avenue Habib-Bourguiba, il n’est pas rare de voir des membres d’une même famille installés sur un des trottoirs. Devant une porte d’entrée qui comporte un large rideau bariolé. Une pratique que l’on aperçoit du reste dans nombre de contrées du Sahel et du centre du pays. Et même bien au-delà.

La circulation est dense et ponctuée d’un tintamarre de klaxons. Souvent le fruit de passage de cortèges organisés à l’occasion des cérémonies de mariage. Le spectacle est familier des estivants dont certains vivent à l’étranger. Et qui, comme Noureddine, un mètre quatre-vingts, chemise bleue et short kaki, restaurateur en Sicile (Italie), reconnaît aisément l’origine.

 

La circulation est dense et est ponctuée d’un tintamarre de klaxons. Souvent le fruit de passage de cortèges organisés à l’occasion des cérémonies de mariage. Le spectacle est familier des estivants dont certains vivent à l’étranger. Et qui, comme Noureddine, un mètre quatre-vingts, chemise bleue et short kaki, restaurateur en Sicile (Italie), reconnaît aisément l’origine.

 

Des estivants qui, le plus souvent, s’installent jusqu’à des heures indues dans les terrasses des cafés et autres restaurants. Et si ce n’est pas le cas, les commerçants font jouer, à plein rendement, la climatisation. « Ils ne semblent pas s’inquiéter de la prochaine facture d’électricité », opine Noureddine, qui a aidé son frère à louer un local de sportswear sur cette avenue commerçante de la ville. « Une des plus longues du pays », commente Noureddine, avec un sourire à peine perçu.

Loin de la cohue des mois de juillet et d’août

Il faut dire que Mahdia enfle en cette période de l’année. « La ville qui compte d’habitude près de 70 000 habitants voit le nombre de ses habitants augmenter d’au moins le double », raconte Habib, un ancien cadre du gouvernorat de Mahdia.

Mahdois de retour dans la ville pour les vacances, Mahdois vivant à l’étranger, estivants venus de Sfax et d’ailleurs, les quartiers de la ville sont largement « investis » par de « nouveaux venus », déclare Habib, qui assure qu’avec l’arrivée du mois de septembre, la ville dort à partir de pratiquement 20 heures.

Et selon toute évidence, il fait toujours bon. Certains estivants viennent dans la ville pour profiter de la plage et des restaurants loin de la cohue des mois de juillet et d’août. Reste que cette année, le mois de juillet n’a pas été, et contrairement à son habitude, beaucoup animé.

 

Mahdois de retour dans la ville pour les vacances, Mahdois vivant à l’étranger, estivants venus de Sfax et d’ailleurs, les quartiers de la ville sont largement « investis » par de « nouveaux venus », déclare Habib, qui assure qu’avec l’arrivée du mois de septembre, la ville dort à partir de pratiquement 20 heures.

 

Le café à la « zezoua »

En attendant septembre, la ville brille de mille feux. La médina de Mahdia ne désemplit pas et est donc beaucoup visitée. Avec des attractions comme le café Gamra. Un des lieux les plus emblématiques de la médina de la cité des Fatimides. D’ailleurs, le nom de certains dignitaires de la dynastie des Fatimides, qui a conquis la Tunisie aux Aghlabides et qui a régné de 909 à 1171, est donné à des rues de la médina.

Le café Gamra est souvent le lieu de rencontres de nombreux Mahdois et de visiteurs de la ville. La terrasse est couverte d’une longue bâche de couleur permettant de se protéger du soleil brulant le matin. Le café sert jusqu’à des heures tardives des boissons bien tunisiennes comme le café à la « zezoua » et du thé à la menthe.

 

Le café Gamra

Un été studieux

En admirant une de ces bâtisses des alentours et en se remémorant notamment, à ce propos, l’une d’entre elles, qui a servi de décor à un des feuilletons de la télévision des années 90 dans lequel Lamine Nahdi a joué le rôle d’un instituteur venu travailler dans la ville.

Dans les rues avoisinantes, les commerces de produits artisanaux sont nombreux. Ils « survivent », nous assure Amor, la quarantaine dynamique, casquette jaune et barbe en broussaille, qui tient l’un de ces commerces, surtout« de juin à septembre ». Et, comme ailleurs, beaucoup de commerces se plaignent de la qualité des touristes, de leur manque de moyens et de la vie chère.

 

Le café Gamra est souvent le lieu de rencontres de nombreux Mahdois et de visiteurs de la ville. La terrasse est couverte d’une longue bâche de couleur permettant de se protéger du soleil brulant le matin. Le café sert jusqu’à des heures tardives des boissons bien tunisiennes comme le café à la « zezoua » et des thés à la menthe.

 

À Mahdia, il arrive que l’été soit studieux. Ainsi, le 23 août 2025, et sur la terrasse du club « Nadi Ettawen de Mahdia » (Le Club de la coopération de Mahdia), une des plus vieilles associations de la ville (1920), il y a foule. À l’occasion d’un débat organisé autour du livre de notre confrère Noureddine Hadj Mahmoud sur « La nouvelle communication et l’explosion sociale » paru il y a un an. À l’intérieur se dresse un comptoir servant des boissons, mais aussi une bibliothèque qui regorge d’ouvrages. Comme des photos racontant les manifestations culturelles organisées par le Club.

Prévues pour les locations estivales

Le Club « Nadi Ettawen de Mahdia » est situé à proximité de la Grande Mosquée des Fatimides, construite en 916 et qui a élu domicile sur le front de mer. Il est situé également face au Souk aux poissons. Il est situé à proximité du port de plaisance, du port de pêche de Mahdia ainsi que de la place des Martyrs. La pêche est une des grandes activités économiques de Mahdia. On voit à toute heure passer des chalutiers dont certains sont spécialisés dans la pêche nocturne au lamparo. La sardine est une marque de fabrique de la ville.

 

La Grande Mosquée des Fatimides

 

Mahdia vit également de l’agriculture. On compte dans ses alentours des champs d’oliveraies, des amandiers, des cultures maraîchères, comme les tomates, les piments ou les pommes de terre et l’élevage bovin. Mahdia est le second bassin laitier du pays.

Comme elle est connue pour ses tissages, qu’il s’agisse de la soie et de la laine, ou encore pour son artisanat de bijoux, de cuir et de bois. Le tissage de la soie existe depuis le XIVe siècle. Il utilise des métiers à tisser manuels pour créer une variété de produits : écharpes et capes notamment ornées de fil d’argent.

Le tourisme tient une place centrale. Il faut visiter la Corniche pour se rendre compte de la variété de restaurants, cafés et autres nouveaux projets immobiliers. Dont certaines résidences prévues pour les locations estivales.

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