Un mandat de dépôt a été émis à l’encontre de la femme qui a brûlé vifs des chats dans une zone du quartier Mellassine à Tunis.
L’accusée a comparu en état d’arrestation, ce vendredi 29 août 2025, devant le tribunal de première instance de Tunis qui a décidé de la poursuivre pour mauvais traitement envers un animal.
L’avocat de la partie plaignante (associations pour la défense de la cause animale) Mohamed Mekni, s’est réjouit de cette décision en appelant à ce que je justice soit faite.
L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) n’accepte pas que ses confrontations avec le pouvoir en place dans le pays soient utilisées par des parties étrangères pour justifier une quelconque ingérence dans les affaires intérieures du pays. Et elle a tenu à le dire à haute voix.
C’est ainsi qu’en réponse à une récente publication du sénateur américain Joe Wilson sur X concernant une manifestation organisée par la centrale syndicale à Tunis le 21 août, celle-ci a déclaré, dans un communiqué officiel, qu’elle rejette «toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures du pays».
Dans un tweet, le sénateur américain, connu pour son hostilité au président Saïed, a écrit ceci : «La plus grande manifestation en Tunisie depuis des mois, le syndicat UGTT protestant contre le tyran Kaïs Saïed». Et d’ajouter, en forçant sciemment le trait : «Le tyran Saied a échoué et, peu importe comment il le présente, les faits sont irréfutables : l’économie est un désastre, il a encouragé une corruption désormais endémique et les libertés sont désormais inexistantes. Malheureusement, la Tunisie est devenue la risée du Moyen-Orient.»
Et de conclure dans un style si peu diplomatique et qui trahit une haine très personnelle envers le président de la république: «Poutine, criminel de guerre, et l’Iran ne vous sauveront pas de votre peuple ; n’oubliez pas ce qui est arrivé à Assad !»
Ne pouvant admettre que de tels propos excessifs et outrageants soient exprimés dans un commentaire évoquant une action purement syndicale à laquelle il a lui-même appelé, Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, a déclaré que «la lutte pour la souveraineté nationale est indiscutablement liée à la lutte pour la démocratie, la liberté et la justice sociale».
«Cette affaire concerne les Tunisiens, loin de toute ingérence étrangère», a souligné l’UGTT dans un communiqué, en dénonçant son «utilisation pour interférer dans les affaires intérieures du pays», par allusion au sénateur américain Wilson, qui, selon le syndicat, «est connu pour ses liens avec les lobbies sionistes, les réseaux de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme». Réponse du berger à la bergère !
L’Agence nationale de gestion des déchets (Anged) et l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME) ont annoncé le lancement d’un appel d’offres pour la construction d’une unité pilote de production de biogaz sur l’île de Djerba, un projet axé sur la valorisation énergétique des déchets organiques. La date limite d’envoi des offres est fixée au 5 septembre 2025.
Selon les informations publiées par l’ANME, ce projet est mis en œuvre en collaboration avec les trois municipalités de Djerba, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), et financé par le gouvernement japonais et le Fonds italien pour le climat.
Les documents du projet peuvent être téléchargés sur différentes plateformes spécialisées, dont le site web des Nations Unies en Tunisie. Une visite conjointe du site du projet sera organisée le 12 septembre.
Un atelier de présentation et d’approbation du cahier des charges du projet de valorisation énergétique des déchets sur l’île s’est tenu le 22 août à Djerba. Cette étape ouvre la voie à la phase suivante, qui prévoit le lancement de l’appel d’offres et le démarrage de la mise en œuvre de ce projet pilote sur l’île en mars 2026.
Selon le directeur général de l’Anged, Badreddine Lasmar, ce projet, le premier du genre en Tunisie, vise à valoriser les déchets organiques des ménages et à les transformer en énergie. Il permettra de traiter 6 000 tonnes de déchets organiques par an et est évolutif.
Le ministère de l’Environnement a annoncé dans un communiqué le lancement d’un projet de collecte, de transport et de traitement des polluants organiques persistants, notamment les polychlorobiphényles (PCB) présents dans les transformateurs électriques. Bientôt, 400 tonnes de déchets PCB provenant d’entités publiques et d’entreprises privées seront traitées.
Lors d’une séance de travail, mercredi 27 août 2025, en présence de représentants des Nations Unies, d’organismes publics et d’entreprises privées, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a souligné l’importance d’intensifier les efforts pour assurer le bon déroulement de cette opération dans les délais impartis.
Communément appelés PCB et désignés en Tunisie sous des noms commerciaux tels que Piralène ou Askarel, les polychlorobiphényles sont des fluides diélectriques principalement présents dans les transformateurs électriques et les condensateurs, précise l’Agence nationale pour la gestion des déchets (Anged).
En raison de leurs effets nocifs sur la santé et l’environnement, la communauté internationale a interdit leur production et leur commercialisation.
La Tunisie, qui n’a jamais produit de PCB, a interdit leur importation et leur utilisation en 1987, indique l’Anged.
Le comité technique sectoriel tunisien chargé du projet d’interconnexion électrique Elmed entre la Tunisie et l’Italie a annoncé l’achèvement de l’évaluation conjointe de l’appel d’offres pour la construction du câble sous-marin à courant continu haute tension (CCHT). Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie l’a annoncé lors d’une réunion présidée par la ministre Fatma Thabet Chiboub.
Le comité a également annoncé l’achèvement de la première phase de sélection des offres pour la construction de stations de conversion dans les zone de Mlaabi (gouvernorat de Nabeul, Tunisie) et de Partanna (Sicile, Italie).
Étaient présents : Wael Chouchane, secrétaire d’État à la Transition énergétique ; une délégation de la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) conduite par Fayçal Trifa; Kais Mejri, directeur général de l’Agence foncière d’habitation (AFH) ; et de hauts fonctionnaires du ministère.
Les participants ont passé en revue les différentes composantes du projet et les phases achevées. La station de Mlaabi sera la première station de conversion HVDC en HVAC (courant alternatif haute tension) de Tunisie.
Le comité a discuté des prochaines étapes et du suivi des actions convenues, soulignant l’engagement de toutes les parties à respecter les normes les plus strictes en matière de qualité et de transparence.
Le projet Elmed comprend un câble sous-marin HVDC de 500 kV de 220 km de long, d’une capacité de 600 MW et deux stations de conversion. Il reliera les réseaux électriques tunisien et italien et devrait être opérationnel d’ici fin 2028, pour un coût total estimé à environ 1 milliard d’euros.
Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a reçu, jeudi 28 août 2025, une délégation du Congrès américain conduite par Mike Lawler, président de la sous-commission Moyen-Orient et Afrique du Nord de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, accompagné de Ritchie Torres, membre de la commission des Services financiers, dans le cadre d’une visite en Tunisie.
Le ministère des Affaires étrangères a annoncé cette visite, soulignant que la rencontre était l’occasion de réaffirmer la profondeur et la solidité de l’amitié historique entre la Tunisie et les États-Unis.
M. Nafti a réitéré la détermination de la Tunisie à faire progresser ces relations en intensifiant et en élargissant le champ de coopération fondé sur le respect mutuel et les valeurs partagées sur lesquelles reposent ces relations, conformément aux intérêts communs des deux peuples amis.
Les deux parties ont passé en revue des domaines prioritaires tels que la sécurité, le développement durable, les énergies renouvelables et l’agriculture, qui demeurent des priorités communes, ainsi que la coopération universitaire, technologique et scientifique, considérées comme des piliers essentiels du lien humain entre les deux pays.
Le ministre a également appelé à «la poursuite du développement des échanges commerciaux et à l’élimination des obstacles qui pourraient les entraver, permettant ainsi d’exploiter les opportunités offertes par les deux pays et d’ouvrir de nouvelles perspectives d’investissements conjoints».
Pour sa part, la délégation américaine a salué «les liens d’amitié solides qui unissent les deux peuples, exprimant le grand intérêt du Congrès pour la sécurité et la stabilité économique de la Tunisie et son engagement à soutenir les relations tuniso-américaines au niveau parlementaire dans divers domaines».
La réunion a été «l’occasion de discuter des principales questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment la situation tragique dans la bande de Gaza, le ministre Nafti ayant «réaffirmé la position de principe de la Tunisie sur la cause palestinienne et souligné la nécessité de mettre fin à l’agression injuste contre le peuple palestinien et de faciliter d’urgence l’acheminement de l’aide humanitaire et médicale, mettant en garde contre les graves conséquences humanitaires des retards dans la satisfaction des besoins de la population.»
L’ambassadeur des Etats-Unis à Tunis, Joey Hood, a assisté à la réunion.
Dans un monde marqué par le cynisme décomplexé, l’impunité des criminels qu’ils soient des acteurs étatiques ou paraétatiques et l’indifférence, la famine est de plus en plus utilisée comme arme de guerre. En Afrique, au Moyen-Orient, en Asie centrale, la famine causée d’une manière délibérée à des fins politiques explose. Dans un monde où la morale est piétinée sans la moindre gêne et où la loi du plus fort s’affiche avec arrogance, l’humanité qui se targue de ses avancées technologiques est en réalité en train de sombrer dans les comportements sauvages et primitifs d’un autre âge.
Imed Bahri
Le Financial Times a publié une enquête de David Pilling et Heba Saleh indiquant que le nombre de personnes mourant de faim dans le monde était en baisse depuis des décennies, tombant presque à zéro, car le monde ne pouvait tolérer que des personnes meurent de faim mais ce n’est désormais plus le cas.
Du Soudan à l’Afghanistan, en passant par le Yémen et Gaza, où une commission d’experts soutenue par l’Onu a déclaré l’état de famine vendredi dernier, les experts affirment que davantage de personnes meurent de faim dans un contexte marqué par l’indifférence de l’opinion publique et où les agences humanitaires perdent leur capacité à affronter les dirigeants qui utilisent la nourriture comme une arme.
Le journal cite Alex de Waal, expert en famine et directeur exécutif de la Fondation pour la paix mondiale à la Fletcher School of Law and Diplomacy de l’Université Tufts: «Il y a une dizaine d’années, les famines ont recommencé à se multiplier et ces dernières années, nous avons vu le nombre de personnes mourant de faim augmenter à un rythme effarant».
Les experts attribuent la résurgence de la famine à la faiblesse de la réponse humanitaire, entravée par un engagement en baisse en faveur du multilatéralisme et par la réduction des budgets d’aide.
Plus récemment, la capacité mondiale à recenser les décès dus à la famine a été perturbée après la suspension en janvier du Réseau américain de systèmes d’alerte précoce contre la famine, pionnier de la collecte de données sur la famine depuis des décennies, dans le cadre des coupes budgétaires massives de l’aide américaine menées par l’administration Trump.
À Gaza, le monde est resté impuissant alors qu’Israël empêchait les agences humanitaires de livrer suffisamment de nourriture à l’enclave assiégée de 2,1 millions de personnes pour éviter la famine.
En mars, Israël a imposé un blocus total à Gaza, bloquant toutes les livraisons humanitaires pendant dix semaines, dans le cadre de ce qu’il a présenté comme une stratégie visant à vaincre le Hamas. Face à une forte condamnation internationale, Israël a assoupli certaines restrictions à l’entrée de nourriture mais le Programme alimentaire mondial a déclaré que cela ne représentait qu’une petite fraction des besoins.
Le Comité de surveillance de la sécurité alimentaire, soutenu par l’Onu, a déclaré vendredi qu’une famine, qualifiée de «totalement causée par l’homme» s’était installée autour de la ville de Gaza et a averti qu’elle pourrait se propager ailleurs. Il a ajouté qu’un demi-million de personnes sont déjà confrontées à des «conditions catastrophiques caractérisées par la faim, la privation et la mort».
De Wall a déclaré: «Israël a tenté de convaincre le monde qu’il ne s’agissait pas d’une famine, mais il a précipité Gaza dans la famine. Les conséquences seront désormais bien plus graves que s’ils avaient écouté ceux qui annonçaient que cela arriverait».
Au Soudan, où la guerre a éclaté il y a plus de deux ans entre les forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide paramilitaires, l’attention internationale a été bien moindre. Mais en termes de chiffres, l’ampleur des souffrances dans le pays dépasse celle de Gaza.
Selon le Programme alimentaire mondial, le conflit a déplacé 15 millions de personnes et laissé quelque 25 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, confrontées à une grave insécurité alimentaire. Selon ce dernier, quelque 638 000 personnes souffrent d’une «faim catastrophique».
Parmi les millions de personnes qui ont fui, on trouve des agriculteurs contraints d’abandonner leurs cultures ou incapables de récolter leurs futures récoltes, ce qui a aggravé les pénuries alimentaires et fait grimper les prix au-delà des moyens de la population.
Tom Fletcher, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’Onu, qui a réduit ses objectifs de collecte de fonds, a déclaré: «La communauté internationale a promis de protéger le peuple soudanais. Aujourd’hui, le peuple soudanais doit nous demander si, quand et comment nous allons commencer à tenir cette promesse». Par manque de financement, le Soudan est devenu un sombre exemple de deux problèmes étroitement liés: l’indifférence et l’impunité.
El Fasher, seule ville du Darfour, dans l’ouest du Soudan, à ne pas être sous le contrôle des Forces de soutien rapide (FSR), figure parmi les situations les plus désespérées. Les milices des FSR ont assiégé près de 750 000 personnes, bloquant l’accès à la ville aux approvisionnements et empêchant la plupart d’entre elles de partir.
L’année dernière, l’Onu a déclaré l’état de famine dans le camp voisin de Zamzam. Le Laboratoire de recherche humanitaire de Yale, qui surveille le conflit au Soudan grâce à l’imagerie satellite, a déclaré ce mois-ci que des conditions proches de la famine ont désormais atteint El Fasher même. Pour d’alimenter, les civils ont recours à l’ampaze, un complément alimentaire pour animaux fabriqué à partir d’huiles de graines fermentées.
La définition précise de la famine est déterminée par le système intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), qui fonctionne sur une échelle de un à cinq.
La famine (niveau cinq sur l’échelle IPC) est définie lorsqu’au moins un cinquième des ménages sont confrontés à de graves pénuries alimentaires, qu’au moins 30 % des enfants souffrent de malnutrition aiguë et que deux adultes sur 10 000 meurent chaque jour de faim directe ou de maladies liées à la malnutrition.
L’Université Tufts a compilé une base de données de toutes les grandes famines depuis 1876. Elle a constaté que les décès dus à la famine ont atteint un pic en 1960, au plus fort du Grand Bond en avant de Mao Zedong en Chine, avec 36 millions de morts entre 1958 et 1962, en grande partie à cause de la censure imposée et d’une tentative désastreuse de nationalisation de la propriété et d’industrialisation.
Bien que des famines se soient produites régulièrement depuis lors –par exemple au Nigeria entre 1968 et 1970 pendant la guerre du Biafra, au Cambodge sous le régime de Pol Pot entre 1975 et 1979, et en Éthiopie entre 1983 et 1985–, le nombre de morts au cours de ce siècle avait diminué presque au point de disparaître avant le récent retour des famines.
Les experts estiment que cela pourrait être dû à la progression de la démocratie durant cette période. L’économiste Amartya Sen, lauréat du prix Nobel, a écrit que les famines ne peuvent survenir lorsque l’information circule librement et que les gouvernements répondent aux attentes de la société civile.
Cependant, les experts estiment que le retour des famines est dû à plusieurs facteurs, notamment la montée en puissance de dirigeants autoritaires moins responsables démocratiquement.
Israël a cherché à remplacer le système de distribution de l’aide de l’Onu, vieux de plusieurs décennies, par la Fondation humanitaire pour Gaza, soutenue par les États-Unis, une entité controversée qui gère des centres de distribution dans des zones militaires gardées par des mercenaires américains et l’armée israélienne.
Depuis le lancement de la Fondation humanitaire pour Gaza en mai, des centaines de Palestiniens cherchant des provisions dans ses centres urbains chaotiques ont été tués par des soldats israéliens. Des experts de l’Onu ont appelé au démantèlement immédiat de ladite Fondation.
Concernant le fait de réagir une fois une famine survenue au lieu d’éviter qu’elle se produise, Francesco Checchi, professeur à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, a déclaré : «Inverser les famines une fois qu’elles se sont produites revient à piloter un superpétrolier qui met beaucoup de temps à s’inverser ou à ralentir. Si la sécurité alimentaire ne s’améliore pas après une augmentation rapide de la malnutrition infantile, nous pouvons nous attendre à ce que nous avons observé dans d’autres contextes: une multiplication par 50 à 100 de la mortalité infantile».
Les experts affirment que la leçon la plus frappante des famines passées est qu’elles marquent souvent les communautés pendant des générations. Non seulement elles tuent des enfants ou freinent leur développement mais elles peuvent aussi polariser les communautés dans la compétition pour la nourriture.
Les historiens bengalis ont établi un lien entre les émeutes communautaires sanglantes de 1947, lors de la Partition, et les divisions qui ont éclaté lors de la famine quatre ans plus tôt.
De Waal, de l’Université Tufts, a déclaré que le pillage de l’aide humanitaire à Gaza par des individus désespérés et des gangs ainsi que la revente des fournitures volées sont des signes que la faim déchire le tissu social palestinien. Il ajouté: «Israël est au courant de tout cela. Il pousse la société palestinienne à un point de rupture où les gens se retournent les uns contre les autres».
Dès l’aube, la file s’étire devant le port de Sfax. Voitures entassées pare-chocs contre pare-chocs, familles impatientes, commerçants chargés de marchandises et touristes curieux attendent leur tour pour embarquer. Le ferry, seule passerelle vers l’archipel de Kerkennah, avale lentement passagers et véhicules, souvent bien au-delà de sa capacité officielle.
À bord, le voyage d’une heure et quart ressemble déjà à une traversée hors du temps : brise marine, cris des mouettes et conversations mêlées composent l’avant-goût d’un séjour où la lenteur est reine.
En été, la plupart des passagers ne sont pas des insulaires mais des visiteurs venus des quatre coins du pays.
Attirés par la réputation de l’archipel, ils bravent l’attente et la chaleur pour goûter à un autre rythme de vie.
Une île hors du temps
À Kerkennah, le vacancier ne cherche ni le luxe tapageur ni les foules animées, mais le calme d’une île hors du temps, où la mer dicte encore la cadence des journées.
Si l’archipel attire chaque été des milliers de visiteurs en quête de calme, son secteur touristique reste loin de refléter ses richesses.
Réunis, mercredi 28 août 2025, avec une équipe de l’agence Tap, pour présenter les difficultés auxquelles fait face le tourisme à Kerkennah, les acteurs locaux se sont accordés à conclure que l’île souffre d’un retard de développement depuis plus de 70 ans, malgré un patrimoine naturel, culturel et immatériel exceptionnel.
Selon Mahmoud Chelghaf, membre de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), «Kerkennah, qui vit essentiellement de la pêche et du tourisme, n’a pas connu un progrès significatif depuis les années 60». Il a, dans ce sens, déploré l’état des infrastructures, la faiblesse du transport maritime et terrestre.
«La réhabilitation des infrastructures, le renforcement du transport maritime, terrestre et aérien, et surtout la protection de l’environnement contre l’érosion marine sont, aujourd’hui, des conditions sine qua non pour le développement touristique», a-t-il dit.
Chelghaf a, par ailleurs, souligné que l’annonce du ministre du Tourisme, lors de sa dernière visite à Sfax et Kerkennah, de faire de 2026 l’«année de Kerkennah» constitue «un signe positif», à condition, dit-il, «de poser de vraies bases pour en faire une réalité».
Visiteurs en quête de calme et de nature préservée
Les hôteliers, en première ligne, dressent, à leur tour, un constat amer. En effet, pour Jamel Ben Saïda, hôtelier et secrétaire général de la Fédération de l’hôtellerie, «depuis l’indépendance, aucun projet majeur n’a été réalisé pour Kerkennah», malgré son potentiel unique. Plusieurs hôtels ont fermé leurs portes et d’autres ne survivent que grâce à la présence d’une société pétrolière locale, a-t-il ajouté.
Ce constat est confirmé par les chiffres : la capacité d’accueil est passée de 1 051 lits en 1980 à seulement 465 aujourd’hui.
Malgré ses défis, Kerkennah conserve un attrait indéniable : l’archipel demeure la troisième destination touristique de Tunisie, preuve que son charme et son authenticité continuent de séduire les visiteurs en quête de calme et de paysages préservés.
Alors que les agences spécialisées de l’Etat ne cessent de présenter des chiffres de «croissance remarquable» des investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie, l’investissement dans notre pays continue d’envoyer des signaux mitigés : en 2024, les IDE ont enregistré une performance notable avec 2 910,2 millions de dinars tunisiens (MDT), en hausse de 21,4% par rapport à 2023, mais le taux d’investissement global a baissé à 16% du PIB sur la période 2020-2024, avec un faible niveau d’investissement privé intérieur, selon la Cnuced. En raison, notamment, d’un climat des affaires marqué par la crainte, le doute et la suspicion.
Pour revenir aux agences de l’Etat, l’Agence de promotion des investissements étrangers (Fipa) vient de publier des données affirmant que les IDE en Tunisie ont enregistré une croissance remarquable de 20,8 % au cours du 1er semestre 2025, atteignant 1 650,3 MDT, contre 1 366 MDT au cours de la même période en 2024.
Les IDE, hors secteur énergétique, ont créé 4 677 emplois au cours des six premiers mois de l’année. En devises, les flux d’investissement ont atteint 537,2 millions de dollars américains (+22 % par rapport à 2024) et 492,7 millions d’euros (+21,7 %).
Les IDE ont particulièrement stimulé le secteur manufacturier, qui a attiré 1 031,3 MDT, soit une croissance de 22,9 %, représentant 62,9 % du total des IDE.
Le secteur de l’énergie a également progressé de 60 %, passant de 248,3 MDT à 398 MDT, grâce aux projets d’énergies renouvelables et à la reprise de l’exploration pétrolière, avec le forage de 11 puits d’exploration.
En revanche, les investissements de portefeuille ont chuté de 28,3 %, à 9,7 MDT, tandis que le secteur des services a vu ses entrées diminuer de 24,6 %, à 191 MDT. Le secteur agricole, en revanche, a progressé, passant de 11,6 MDT à 20,1 MDT.
Sur le plan géographique, la France reste le premier investisseur avec 421 MDT, suivie de l’Italie (159,4 MDT), de l’Allemagne (124,2 MDT), des Pays-Bas (91 MDT) et des États-Unis (88,4 MDT). Parmi les pays arabes, le Qatar arrive en tête avec 66,5 millions de dinars tunisiens.
Au total, 623 opérations d’investissement ont été réalisées hors énergie, pour un montant de 1 242,5 millions de dinars.
La répartition sectorielle des IDE montre une prédominance des industries manufacturières (62,9 %), suivies de l’énergie (24,3 %), des services (11,6 %) et de l’agriculture (1,2 %).
La Tunisie ambitionne d’atteindre 3 400 MDT d’investissements étrangers d’ici fin 2025, et 4 milliards de dinars en 2026, première année du nouveau Plan de développement (2026-2030).
La Fipa n’explique pas cependant les raisons de son optimisme quand à la relance de l’investissement dans le pays.
Chaque rentrée littéraire en France a ses promesses. Rarement un livre s’impose avant même sa sortie comme un événement incontournable. Avec ‘‘Kolkhoze’’ (Éditions P.O.L, Paris, 28 août 2025), Emmanuel Carrère signe un roman vrai mêlant souffle romanesque et regard aigu sur l’histoire familiale et européenne. Les revues littéraires, magazines culturels et rubriques spécialisées l’ont placé en tête de leurs sélections, en faisant l’un des ouvrages les plus attendus.
Djamal Guettala
Le récit s’ouvre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Un jeune bourgeois bordelais rencontre une jeune fille pauvre, apatride, issue d’une famille brisée : une mère aristocrate germano-russe ruinée et un père géorgien bipolaire, disparu et sans doute fusillé à la Libération. En l’épousant, il choisit un chemin inattendu, loin de la trajectoire confortable que lui offrait sa bourgeoisie. Mais il ignore l’ampleur des épreuves et des destins exceptionnels qui marqueront soixante-et-onze ans de mariage avec Hélène Zourabichvili, future Carrère d’Encausse, la célèbre historienne française spécialiste de la Russie bolchévique.
Une fresque familiale et historique
Hélène devient spécialiste reconnue de la Russie, fréquente le Kremlin et ses dirigeants, et devient secrétaire perpétuelle de l’Académie française. Sa vie, dense et prestigieuse, devient le fil conducteur d’une fresque familiale et historique, retraçant quatre générations et plus d’un siècle d’histoire russe et française. Les archives de son père, passionné de généalogie, permettent à Carrère de relier la révolution bolchévique, l’exil des Russes blancs, deux guerres mondiales, l’effondrement de l’URSS et la Russie contemporaine jusqu’à la guerre en Ukraine à des expériences personnelles et familiales.
La puissance de ‘‘Kolkhoze’’ tient à sa narration : Carrère transforme la réalité en roman, oscillant entre anecdotes, secrets de famille, rebondissements et grands événements historiques. Le texte mêle avec naturel la vie intime et la grande Histoire, donnant à chaque lecteur le sentiment de participer à une saga familiale universelle. L’émotion est omniprésente, mais jamais pathétique ; le roman médite sur la filiation, la mémoire et la disparition des siens. L’aveu final de l’auteur — «Vient un moment, toujours, où on ne sait plus qui on a devant soi… je suis le visage de ma mère qui se détourne sans appel, je suis la détresse sans fond de mon père» — en témoigne avec intensité.
Destin exceptionnel et épreuves ordinaires
‘‘Kolkhoze’’ est également un roman sur la mémoire et l’Histoire, où chaque épisode familial dialogue avec les bouleversements du monde. Carrère rend accessibles des faits historiques complexes tout en les inscrivant dans l’intime et l’émotion. La lecture de ce roman offre à la fois un voyage dans l’Histoire et un miroir de l’expérience humaine, entre grandeur et fragilité, destin exceptionnel et épreuves ordinaires.
Pour cette rentrée 2025, ‘‘Kolkhoze’’ se distingue comme un texte majeur confirmant Emmanuel Carrère comme un écrivain capable de conjuguer récit intime, mémoire familiale et fresque historique, avec un talent de narration rare. Ce roman captivant et profondément émouvant restera, à coup sûr, l’un des ouvrages marquants de l’année.
Plus de prestations sociales pour les réfugiés ukrainiens en Pologne, a décidé le président Karol Nawrocki, un nationaliste qui a pris ses fonctions au début de ce mois d’août, en opposant son veto à une législation visant à prolonger les allocations perçues par les réfugiés ukrainiens dans son pays, ce qui signifie que celles-ci cesseront à la fin de septembre prochain.
Habib Glenza
Le projet de loi en question, soumis par le gouvernement au parlement en juillet, aurait prolongé jusqu’en mars 2026 diverses formes d’assistance et de protection accordées pour la première fois aux réfugiés ukrainiens depuis mars 2022, alors que des millions d’entre eux fuyaient l’invasion russe à grande échelle.
Nawrocki a déclaré que les allocations familiales et de soins de santé ne devraient appartenir «qu’aux Ukrainiens qui travaillent en Pologne».
Une étude réalisée en 2025 par la Banque nationale de développement polonaise a pourtant révélé que les Ukrainiens ont versé plus d’impôts qu’ils n’ont reçu de prestations et que leur travail est essentiel à la stabilité économique du pays.
C’est pourquoi, de nombreux membres du gouvernement ont critiqué la décision de Nawrocki, qui entraînera la suppression des allocations familiales de 800 złoty (218 $) par mois versées aux réfugiés ukrainiens.
Par contre, une bonne partie du peuple polonais trouve que la décision de leur président est juste et légale car pour accorder aux Ukrainiens autant de faveurs et d’assistances, il faut demander aux contribuables polonais s’ils consentent à de telles dépenses.
Le ministre des Affaires numériques, Krzysztof Gawkowski, a déclaré que le service Internet par satellite Starlink d’Elon Musk pourrait être supprimé en raison du veto. «C’est la fin de l’internet Starlink, que la Pologne fournit à l’Ukraine alors qu’elle fait la guerre», a-t-il écrit sur X.
Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, environ un million de réfugiés se sont installés en Pologne, la plupart d’entre eux étant des femmes et des enfants.
La Pologne est l’un des pays d’Europe les plus accueillants pour les Ukrainiens. Des millions de Polonais se sont portés volontaires pour aider à la frontière, ont fait des dons à des œuvres caritatives ou ont ouvert leurs maisons aux réfugiés ukrainiens. Cette hospitalité était pourtant refusée aux réfugiés syriens, irakiens et autres dont la majorité étaient des femmes, des enfants et des vieillards fuyant les guerres et les persécutions au Moyen-Orient. Mais va-t-on reprocher à la Pologne de tendre la main à ses voisins, alors que les pays arabes eux-mêmes ne volent pas au secours de leurs frères de langue, de culture et d’histoire ?
Un sentiment anti-ukrainien s’est accru au fil du temps en Pologne. Alors que la sympathie pour les Ukrainiens était bien supérieure à 80% en 2022, au début de 2025, les opinions favorables étaient tombées à environ 50%, et les attitudes de soutien ont chuté de 94% à environ 57%, selon les informations relayées par l’AP.
Quelques incidents xénophobes ont eu lieu en Pologne, a rapporté, de son côté, la BBC. Des polonais commencent à insulter les Ukrainiens et à leur demander de «retourner en Ukraine». Des militants anti-discrimination du groupe Never Again ont enregistré des centaines d’agressions, verbales et physiques, contre des réfugiés ukrainiens ainsi que des discours de haine sur Internet à leur encontre.
Des experts européens affirment que le sentiment anti-ukrainien en Pologne a été, en partie, alimenté par des politiciens nationalistes qui ont le vent en poupe, a rapporté récemment The Guardian.
En fait, les nationalistes polonais trouvent que le conflit russo-ukrainien est insensé, coûteux et ne sert pas leurs intérêts. Certains vont jusqu’à rappeler qu’avant ce conflit, la Russie achetait 60% de ses besoins en Pologne et la Pologne recevait du gaz russe très bon marché qui permettait aux produits industriels nationaux d’être concurrentiels sur les marchés du monde entier. Ils ajoutent que les produits agricoles et agroalimentaires ukrainiens ont détruit l’agriculture polonaise. Et en plus, ils se demandent pourquoi doivent-ils débourser 5% de leur PIB pour acheter du matériel américain et payer le gaz de schiste américain 4 fois plus cher que le gaz naturel de la Russie. Ils se demandent, par ailleurs, si leurs véritables ennemis ne sont pas les Russes, mais les Américains et les Européens .
Dans un entretien accordé hier au ‘‘Figaro’’, Sabeha Sansal, fille de l’écrivain algérien Boualem Sansal, lance un appel pressant aux autorités algériennes et à la communauté internationale. Depuis neuf mois, l’auteur, âgé de 80 ans et souffrant de graves problèmes de santé, est détenu dans des conditions inconnues et privé de tout contact avec sa famille. «L’Algérie doit cesser de martyriser mon père avant qu’il ne soit trop tard», affirme-t-elle.
Sabeha décrit un silence total autour de la détention de son père. «Pas un appel, pas une lettre, pas même un signe», confie-t-elle. Accusé d’«atteinte à l’unité nationale», Boualem Sansal est maintenu dans l’ombre, illustrant selon sa fille l’usage de la justice à des fins politiques. «C’est une violence qui ne touche pas seulement mon père, mais toute sa famille et ses lecteurs», souligne-t-elle.
Elle déplore également le silence de la France, dont son père détient la nationalité. En avril dernier, Sabeha avait écrit au président Emmanuel Macron pour réclamer une intervention diplomatique, mais aucune réponse n’a été reçue. «Le silence de la France est assourdissant», déplore-t-elle, dénonçant l’indifférence face au risque vital encouru par son père.
Malgré les alertes d’Amnesty International, des pétitions circulant dans le milieu intellectuel et une soirée de soutien organisée à Paris, Sabeha juge la mobilisation internationale encore trop limitée. «Chaque jour de détention supplémentaire est un risque vital. Il faut un sursaut collectif», insiste-t-elle. Et appelle les gouvernements, ONG et citoyens à se lever pour défendre la liberté d’expression.
Boualem Sansal est reconnu pour son œuvre engagée, où se mêlent critique des dérives autoritaires, dénonciation des intégrismes et mémoire de l’histoire coloniale. Pour Sabeha, sa détention dépasse l’injustice individuelle : «Il est l’incarnation d’une Algérie qui écrit, pense et refuse la soumission. Son silence forcé est une manière de faire taire tout un peuple».
Cet appel dépasse le cadre familial et interpelle directement la communauté internationale et les autorités algériennes. Le silence français est pointé du doigt. «On ne peut pas défendre les valeurs de liberté et fermer les yeux quand elles sont bafouées par un pays ami», rappelle Sabeha. La mobilisation pour Boualem Sansal devient ainsi un test de la capacité des démocraties à protéger leurs écrivains et intellectuels, et plus largement, la liberté d’expression face aux régimes autoritaires.
Le cinéma tunisien fait parler de la Palestine à la Mostra de Venise (28 septembre – 9 octobre 2025) avec ‘‘La Voix d’Hind Rajab’’, le nouveau long-métrage de la réalisatrice Kaouther Ben Hania, en lice pour le Lion d’or. Déjà proposé aux Oscars, le film raconte la tragique histoire de Hind Rajab, fillette palestinienne de six ans tuée en janvier 2024 par des tirs israéliens à Gaza.
Le film repose sur l’enregistrement d’un appel au Croissant-Rouge palestinien. Plutôt que de montrer la violence, Kaouther Ben Hania choisit le silence et l’attente, transformant la détresse de l’enfant en expérience cinématographique intense.
Soutenu par des noms prestigieux – Brad Pitt, Joaquin Phoenix, Rooney Mara, Jonathan Glazer et Alfonso Cuarón –, le film illustre la puissance du cinéma à transmettre mémoire et émotion. Il représente également la Tunisie aux Oscars 2026 dans la catégorie meilleur film international.
Sur Son compte Facebook, l’autre réalisatrice tunisienne, Erige Shiri, a rappelé la dimension humaine et politique du cinéma. Dans un message fort, elle a expliqué : «Cette année, j’ai l’honneur de participer à La Biennale di Venezia… Pourtant, alors que nous célébrons le cinéma, je ne peux ignorer la réalité du monde dans lequel nous vivons – le silence, la déshumanisation. J’ai choisi de porter un foulard palestinien traditionnel fait main, ramené par ma mère de Palestine, non pas comme un simple symbole mais comme un rappel vivant. Le ‘‘tatreez’’ qu’il porte est une tradition transmise de génération en génération, témoignage des racines et de la résilience du peuple palestinien. Il raconte la lutte continue de ce peuple et le génocide qui frappe aujourd’hui hommes, femmes et enfants. Nous avons besoin d’action pour que cette tragédie cesse.»
Elle a également évoqué la mémoire de deux journalistes et pères de famille, Bilal Hassan et Bilal Jaddalah, tués par l’armée israélienne, ainsi que les milliers d’autres vies perdues. «Gaza n’est pas une abstraction : son annihilation se déroule sous nos yeux, dans une impunité glaçante», conclut-elle.
Entre art et engagement, ‘‘La Voix d’Hind Rajab’’ et le message d’Erige Shiri montrent que le cinéma peut être à la fois célébration artistique et acte de conscience.
La police a arrêté huit suspects parmi les jeunes qui ont caillassé des voitures sur le pont situé au niveau du quartier Ibn Sina.
Les huit suspects ont été placés en détention sur ordre du Parquet du tribunal de première instance de Tunis 2, indique Mosaïque FM, ce jeudi 28 août 2025, citant une source proche du dossier.
On notera que l’enquête se poursuit et que plusieurs autres suspects ont été identifiés et font l’objet d’avis de recherche.
Les étudiants boursiers de l’État tunisien, récemment admis dans les grandes écoles françaises pour y poursuivre leurs études supérieures ont en effet été reçus, l’ambassadeur tunisien Dhia Khaled.
La rencontre s’est tenue en présence de M. Mahmoud Zouaoui, Directeur de la Mission Universitaire et Éducative de Tunisie en France, ainsi que de Mme Ines Trojette, Présidente de l’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (Atige).
Cette rencontre conviviale a été l’occasion pour M. Khaled de féliciter chaque étudiant pour ses efforts et sa réussite, tout en rappelant l’importance de cette opportunité, les exhortant de ce fait, à s’investir pleinement dans leurs études pour exceller dans leurs domaines.
Au-delà du parcours académique, l’Ambassadeur a souligné l’importance de la participation active à la vie universitaire et associative et a encouragé les étudiants à devenir de véritables ambassadeurs de la Tunisie en France.
L’Institut national de la météorologie (INM) a révélé les températures les plus élevées enregistrées ce jeudi 28 août 2025 en Tunisie.
La canicule a frappé de nombreuses régions tunisiennes avec un pic à 45 °C à Médenine alors que les maximales enregistrées à Tozeur et à Gabès ont atteint 44 °C.
Le thermomètre a par ailleurs affiché 43 degrés à Kébili et à Sidi Bouzid et 41°C à Sfax et à Gafsa, ajoute l’INM, sachant qu’une baisse des températures est annoncée pour demain avec des pluies qui ont déjà été enregistrées dans le nord cette nuit.
Le Parquet a émis un mandat de dépôt contre un surveillant général d’un lycée à Grombalia, et ce, dans le cadre d’une affaire de harcèlement sexuel.
C’est ce qu’a fait savoir le porte-parole du tribunal de première instance de Nabeul 2, Modrek Khemila, cité par Mosaïque FM ce jeudi 28 août 2025.
La même source a précisé a que le suspect a fait l’objet de deux plaintes déposées par deux victimes qui l’accusent de harcèlement sexuel et abus de pouvoir. Arrêté, il a été placé en détention en attendant la suite de l’enquête.
L’examen de l’affaire visant Sihem Ben Sedrine, ancienne présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), a été reporté, par la Chambre d’accusation près de la Cour d’appel de Tunis.
Cette décision a été prise, ce jeudi 28 août 2025, et l’examen de l’affaire a été reporté à septembre, sachant que Sihem Ben Sedrine avait fait l’objet d’un mandat de dépôt pour suspicions de corruption.
Rappelons que l’ancienne présidente de l’IVD avait été arrêtée fin janvier dernier puis libérée le 19 février, avec interdiction de quitter le territoire national.
Des cellules orageuses locales, parfois accompagnées de pluies abondantes, sont attendues dans la nuit de ce jeudi 28 août 2025 sur les régions du nord et du centre.
C’est ce qu’a annoncé l’Institut national de la météorologie (INM), en précisant que des chutes de grêle ne sont pas à exclure dans certaines zones, alors que le temps restera partiellement nuageux dans le Sud.
L’INM a ajouté que des vents forts sont attendus près des côtes et dans le Sud atteignant 80 km/h en rafales par endroits et que les minimales de la nuit varieront, cette nuit, entre 23 et 28 °C dans les régions du nord et du centre et entre 29 et 34 °C ailleurs, pouvant même atteindre 36 °C dans le Sud-Ouest.