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Empfangen — 14. Juni 2026 Französischsprachig

Mondial 2026 | La Tunisie ouvre devant la Suède

14. Juni 2026 um 13:52

L’équipe de Tunisie entrera en lice dans la Coupe du monde de football en rencontrant la Suède, dans le cade du Grupe F, qui comprend aussi le Japon et les Pays-Bas, demain, lundi 15 juin 2026, à 3h00 heure tunisienne, au stade de Monterrey, au Mexique.

Voici la composition probable de l’équipe conduite par Sabri Lamouchi : Mouhib Chamekh, Montassar Talbi, Karim Rekik, Ali Abdi, Yan Valery, Rani Khedira, Ellyes Skhiri, Anis Ben Slimane, Hannibal Mejbri, Elias Saad, Firas Chaouat en pointe.

La rencontre sera arbitrée par l’Argentin Falcon Perez.

Après les deux matches du Qatar et du Maroc qui ont réalisé un nul 1-1 face, respectivement, à la Suisse et au Brésil, les coéquipiers de Hannibal Mejbri vont devoir démarrer la compétition sur une note positive, en évitant la défaite, surtout après le calamiteux 0-5 en amical contre l’Autriche. Selon certains analystes, Amine Ben Hamida sera peut-être aligné, à cet effet, comme un troisième axial. Wait and see…

I. B.

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Trois femmes décèdent dans un accident de la route à Gafsa

14. Juni 2026 um 13:19

Un grave accident de la route survenu ce dimanche matin, 14 juin 2026, dans le secteur de Khamassia, délégation de Sidi Aich, gouvernorat de Gafsa, a coûté la vie à trois femmes.

L’accident est survenu lors d’une collision frontale entre un camion transportant des céréales et une voiture, comme l’a confirmé une source médicale de l’hôpital universitaire Houcine Bouzaiane de Gafsa à Diwan FM.

Les corps des trois victimes ont été transportés à la morgue de l’hôpital dans l’attente des formalités légales.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances et les causes de l’accident.

I. B.

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Tunisie | Les modalités d’application de l’impôt sur la fortune

14. Juni 2026 um 12:46

La Direction générale des études et de la législation fiscales, relevant du ministère des Finances, a publié la Note générale n° 13 de 2026, expliquant les dispositions de l’article 88 de la loi de finances de 2026 relatives à l’impôt sur la fortune. (Ph. Ministère des Finances, Tunis).

Cette mesure remplace officiellement les dispositions de l’article 23 de la loi de finances de 2023 concernant l’«impôt sur la fortune immobilière», le transformant en un impôt plus large englobant l’«impôt sur la fortune».

La note fournit toutes les modalités d’application de l’impôt sur la fortune dans sa nouvelle définition juridique, notamment suite à la publication par la Direction générale des impôts du calendrier fiscal, qui fixait au 30 juin 2026 la date limite de déclaration de cet impôt.

Dans le cadre de la réforme fiscale en cours et de l’élargissement de l’assiette fiscale, l’«impôt sur la fortune» est entré en vigueur début 2026, conformément aux dispositions de l’article 88 de la loi n° 17 de 2025 portant application de la loi de finances.

Cette nouvelle mesure remplace les dispositions précédentes relatives à l’impôt sur la fortune immobilière (institué par décret en 2022), établissant ainsi une nouvelle approche législative qui englobe tous les types d’actifs, y compris les biens meubles et les actifs financiers, et s’affranchit de la définition restrictive de la propriété immobilière.

Patrimoine net supérieur à 3 millions de dinars

L’impôt sur la fortune vise directement les personnes physiques dont le patrimoine total et les bénéfices nets atteignent ou dépassent 3 millions de dinars tunisiens, calculés au 1er janvier de l’année d’acquisition.

Le législateur a adopté un barème progressif pour le calcul de cet impôt, avec un taux de 0,5 % sur les bénéfices totaux compris entre 3 et 5 millions de dinars et un taux de 1 % sur les bénéfices totaux supérieurs à 5 millions de dinars.

La loi impose à toute personne imposable d’inclure les biens de ses enfants mineurs à charge dans sa déclaration de revenus annuelle, tandis qu’elle exempte les biens de ses enfants majeurs, qui doivent déclarer leurs propres biens séparément. En cas de propriété conjointe ou indivise, chaque personne est tenue de préciser avec exactitude ses droits et parts de propriété sur le formulaire de déclaration de revenus.

Élargissement de l’assiette fiscale

Contrairement à la mesure précédente, limitée aux biens immobiliers, la nouvelle taxe englobe désormais tous les actifs corporels et incorporels. Elle se divise en deux grandes catégories. La première concerne les biens immobiliers, incluant tous les biens et droits réels (pleine propriété, propriété foncière, usufruit et servitude), qu’ils soient construits (appartements, maisons, bureaux, etc.), en construction ou constitués de terrains nus et d’espaces verts.

Leur valeur est déterminée sur la base d’une déclaration sur l’honneur ou d’une évaluation ajustée par l’administration au moyen de mécanismes légaux (théorisation et vérification).

La deuxième catégorie concerne les biens meubles, qui se divisent en biens meubles par nature (tels que les équipements et les véhicules) et en biens meubles par droit, incluant les obligations, les titres, les actions et les participations dans des sociétés.

Les titres cotés en bourse sont évalués selon leur cours de bourse au 31 décembre de l’année précédant l’année d’investissement.

Résidence principale et biens professionnels exonérés

Par ailleurs, la loi de finances de 2026 a approuvé un ensemble d’exonérations stratégiques non prises en compte dans l’assiette fiscale, notamment la résidence principale du contribuable qui est totalement exonérée, indépendamment de sa valeur monétaire ou de sa superficie. Cette exonération s’étend aux annexes construites et non construites ainsi qu’au mobilier qui y est effectivement utilisé.

Les biens immobiliers, les biens meubles et les valeurs mobilières destinés à un usage professionnel sont également exonérés, à condition qu’ils soient inscrits au bilan du contribuable ou fassent l’objet d’une déclaration de revenus professionnels.

Les actions et participations dans des sociétés (sociétés à responsabilité limitée ou sociétés par actions) sont également exonérées si le contribuable (ainsi que ses enfants mineurs) détient directement au moins 50 % du capital social. Les sociétés de personnes et les sociétés à responsabilité limitée sont également exonérées en raison de leur nature professionnelle.

Le législateur a également exonéré les dépôts bancaires et postaux. La loi exempte totalement les fonds déposés dans les banques ou à la Poste tunisienne, y compris les comptes d’épargne logement et scolaire, les comptes d’épargne en actions (CEA), les comptes d’épargne-investissement et les primes versées au titre des contrats d’assurance-vie (ou takaful).

Les véhicules non utilitaires d’une puissance fiscale de 12 chevaux ou moins sont également exonérés, tandis que les véhicules de luxe (d’une puissance supérieure à 12 chevaux) sont soumis à la taxe, sauf s’ils sont utilisés à des fins professionnelles et inscrits dans la comptabilité.

Référence territoriale et délais légaux

La loi, en ce qui concerne la compétence territoriale d’application de l’impôt, établit le principe d’universalité pour les résidents, ce qui signifie que l’impôt s’applique à tous les biens des Tunisiens et résidents de Tunisie, qu’ils soient situés en Tunisie ou à l’étranger. Pour les non-résidents, en revanche, l’impôt est limité aux biens immobiliers et mobiliers situés sur le territoire tunisien.

La loi fixe la fin juin de chaque année comme date limite pour le dépôt de la déclaration annuelle d’impôt et le paiement des sommes dues auprès des centres des impôts compétents (selon le lieu d’établissement ou la résidence principale). Ces déclarations et paiements peuvent également être effectués par voie électronique grâce aux systèmes et méthodes sécurisés mis à disposition par le ministère des Finances afin de simplifier les démarches pour les contribuables.

Il convient de noter que cette procédure, qui doit être mise en œuvre au cours du premier semestre 2026, est pleinement soumise aux dispositions du Code des droits et procédures fiscaux pour tout ce qui concerne les mécanismes de contrôle, le contrôle des infractions, l’imposition de sanctions, d’amendes et de délais de prescription.

D’après Tap.

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Anarchique rue tunisoise !

14. Juni 2026 um 11:12

À quoi peut-on être sensible quand on circule dans les rues du centre de Tunis pourvues souvent de trottoirs exigus et en mauvais état, surchargés de cafés ou de marchandises devant les boutiques, rues soumises au danger provenant non seulement des voitures, mais des trottinettes électriques, mode de transport à la mode, et des motos  pétaradantes croyant évoluer sur un champ de courses et transportant parfois toute une famille composée des deux parents entre lesquels se trouvent un ou deux enfants, tout ce petit monde sans casque ? (Photo : Nawaat).

Jamila Ben Mustapha *  

N’oublions pas, dans cet inventaire, les redoutables taxis collectifs jaunes qui ont été désignés si judicieusement par un de nos humoristes, Imed Ben Hamida, comme étant «de puissants missiles balistiques».

Circuler dans la capitale, c’est ressentir souvent une culpabilité vague et impuissante devant divers aspects de la misère. Ce qui frappe quelquefois parmi les passants qu’on rencontre, c’est que la position verticale qui distingue l’être humain de l’animal est quasi absente chez certains d’entre eux âgés et maigres au regard triste, presque pliés en deux et dont la silhouette commence à correspondre presque parfaitement à un angle droit ou, plus fréquemment, oblique.

Les femmes pauvres, elles, transportent souvent avec elles, sur leur dos et dans chacune de leurs mains, des charges au volume énorme presque aussi grand qu’elles, constituées de bouteilles vides ou de cartons ; et vous vous étonnez qu’on les désigne comme étant «le sexe faible».

La mendicité comme seule perspective

Les mendiants recherchent des endroits stratégiques qui leur permettent de croiser un maximum de passants. Pour cela, ils n’hésitent pas, eux qui n’ont pas les moyens de veiller à leur santé, de s’installer en plein soleil. Même si je sais que mon intervention est vouée d’avance à l’échec, je ne peux m’empêcher de leur demander de se déplacer à l’ombre pour éviter le risque d’insolation.

J’ai été récemment choquée par le cas d’hommes adultes pas trop mal vêtus, qui ont l’air de tout sauf de mendiants, et qui vous arrêtent pour solliciter de l’argent.

Comment réagiraient-ils eux-mêmes si une dame habillée plutôt correctement, s’adressait à eux dans un but identique ?

C’est un spectacle devenu courant de voir des femmes subsahariennes qui mendient et dont les enfants, quand ils deviennent autonomes et peuvent marcher, s’y mettent aussi.

Même si la vie nous a appris que nous subissons surtout plutôt que nous choisissons nos conditions d’existence, je ne peux m’empêcher de penser qu’il est terrible de mettre au monde une progéniture pour lui offrir la mendicité comme seule perspective.

Les passants polis ne sont pas légion

Ce que nous montre aussi la rue concernant une autre catégorie de population, les adolescents, c’est l’obésité de certains d’entre eux, provenant probablement de la «malbouffe», et annonciatrice de problèmes futurs de santé.

Quant aux hommes que l’on croise, ils avancent généralement d’un pas ferme, comme s’ils étaient seuls, s’octroyant toutes les priorités provenant probablement d’un sentiment de supériorité enseigné tout d’abord par leur mère – si fière d’avoir eu un fils ! –, manquant à peine de vous écraser, comme si vous n’existiez pas. Les passants qui sont polis et ont des égards existent aussi, même s’ils ne sont pas légion.

Malgré toutes ces constatations plutôt négatives, y a-t-il un antidote, un baume susceptible de vous arracher un sourire quand vous marchez ?

Il réside, selon nous, dans le fait de croiser de très jeunes enfants qui circulent accompagnés de leurs mères. Qu’ils soient Tunisiens ou Subsahariens, ils sont tous beaux et vous ne pouvez-vous empêcher de leur sourire même si vous pensez au fond de vous-même que, pour leur sécurité, il vaut mieux qu’ils ne répondent pas aux sollicitations des inconnus. Et alors, la réaction peut être, rarement il est vrai, une stupéfaction, une prise de distance, après avoir jeté un regard à leur mère qui a l’air de dire : «Qu’est-ce qui lui prend, à celle-là ?»

Mais, plus généralement au salut de la main que vous leur faites en souriant, ils finissent par répondre par le même geste et un sourire qui illumine leur petit visage, leur jeune mère étant généralement tout à la joie de voir qu’on apprécie son enfant.

* Ecrivaine.

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Tunisie | Les technologies nucléaires pour protéger le patrimoine

14. Juni 2026 um 10:42

La Tunisie mise sur les technologies nucléaires pacifiques pour renforcer la protection de son patrimoine archéologique, historique et artistique. Dans ce cadre, l’Institut national du patrimoine (INP) et le Centre national des sciences et technologies nucléaires (CNSTN) ont signé à Tunis un mémorandum-cadre de coopération stratégique portant sur l’utilisation de techniques radiologiques avancées pour la conservation du patrimoine culturel national.

Cet accord, signé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, a été signé par les directeurs généraux des deux institutions : Tarek Baccouche pour l’INP et Haythem Sghaïer pour le CNSTN.

Selon l’INP, ce projet s’inscrit dans le cadre du programme TUN1015 lancé en janvier 2026 et soutenu par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

L’objectif est d’appliquer des méthodes scientifiques non invasives à l’étude et à la conservation des vestiges archéologiques, des œuvres d’art, des objets historiques et des matériaux organiques ou inorganiques exposés à la dégradation.

Parmi les technologies citées figurent la radiographie non destructive et l’analyse isotopique, outils permettant d’examiner la structure interne des objets, d’identifier leur composition, de détecter toute fracture ou altération et d’acquérir des données utiles à leur restauration sans les endommager.

La coopération entre l’INP et le CNSTN ouvre également la possibilité d’utiliser des techniques radiologiques pour lutter contre les agents biologiques responsables de la dégradation, tels que les champignons, les bactéries et les insectes, particulièrement dangereux pour les matériaux sensibles comme le bois, les textiles, le papier, le cuir et les manuscrits.

Dans cette perspective, les applications nucléaires ne concernent pas la production d’énergie, mais l’utilisation contrôlée et pacifique des rayonnements à des fins scientifiques, diagnostiques et de conservation.

L’initiative tunisienne s’inscrit dans un mouvement international déjà soutenu par l’AIEA, qui encourage le recours aux sciences nucléaires pour l’étude et la protection du patrimoine culturel.

Ces technologies permettent, entre autres, d’améliorer la connaissance des techniques de fabrication anciennes, de vérifier l’authenticité des œuvres et des artefacts, de reconstituer la provenance des matériaux et d’orienter des interventions de restauration plus ciblées.

Pour la Tunisie, pays au riche patrimoine s’étendant de la préhistoire à l’époque moderne, en passant par la civilisation punique, l’époque romaine et la période islamique, ce programme représente une avancée significative vers une gestion de la conservation plus scientifique.

Musées, sites archéologiques et laboratoires spécialisés pourraient bénéficier de nouvelles compétences et de nouveaux équipements, dans un secteur où la protection des artefacts est de plus en plus liée à l’innovation technologique, à la formation et à la coopération internationale.

L’INP, l’institution scientifique et technique chargée de la protection du patrimoine culturel tunisien, dispose déjà d’une expertise multidisciplinaire en archéologie, histoire, ethnographie, architecture, restauration et conservation. Le CNSTN, quant à lui, est l’organisme tunisien spécialisé dans les applications pacifiques des sciences et technologies nucléaires. Le nouvel accord vise donc à conjuguer deux compétences complémentaires : le patrimoine et la technologie.

Conformément à l’approche du projet, les techniques nucléaires doivent devenir un outil au service des politiques de conservation, non pas un substitut au travail des archéologues, restaurateurs et conservateurs, mais bien une composante intégrante des procédures de diagnostic et d’intervention.

I. B.

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Ifsa Africa | L’agroalimentaire comme vecteur d’exportation

14. Juni 2026 um 10:23

La quatrième édition d’Ifsa Africa, le Salon international dédié à l’agroalimentaire, à l’emballage, à la transformation et aux nouvelles technologies, s’est tenu du 9 au 11 juin 2026 au parc des expositions du Kram, au nord de Tunis, avec la participation d’une trentaine de pays.

Cet événement professionnel est dédié à la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire, aux technologies de transformation, à l’emballage, à la logistique et aux services destinés au secteur de l’hôtellerie-restauration (HoReCa).

Selon les organisateurs, cette nouvelle édition a permis de renforcer les liens entre producteurs, distributeurs, importateurs, investisseurs et acheteurs internationaux.

Ifsa Africa se présente aussi comme une plateforme d’affaires principalement destinée aux marchés africains, mais également ouverte aux acteurs européens et du Moyen-Orient.

L’édition 2026 a mis l’accent sur l’innovation dans les procédés industriels, les solutions d’emballage, la chaîne du froid, la distribution, la production alimentaire de qualité, les boissons, les produits biologiques, les produits de la mer et les technologies pour la restauration et l’hôtellerie. Et ce à travers des rencontres B2B, des ateliers techniques, des démonstrations et des concours culinaires, visant à favoriser les échanges d’expériences et à créer de nouveaux partenariats.

Ce salon s’inscrit dans la stratégie tunisienne de promotion de l’agroalimentaire comme secteur d’exportation et de renforcement de la position du pays comme plaque tournante du commerce entre l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée.

L’événement s’est tenu quelques semaines seulement après la signature d’un protocole d’accord entre le Centre de promotion des exportations (Cepex) et ITNC Expo, organisateur du salon, destiné à soutenir l’organisation d’Ifsa Africa et la participation des opérateurs économiques.

Pour la Tunisie, cet événement a représenté également une opportunité de promouvoir ses principales filières, de l’huile d’olive aux dattes en passant par les produits transformés, sur un marché africain en forte croissance, notamment en termes de demande alimentaire, de modernisation de la distribution et d’investissements industriels.

I. B.

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IA | Coup de semonce d’Anthropic et péril juridique pour les non-Américains

14. Juni 2026 um 09:31

Le 13 juin 2026, la réalité a rattrapé la fiction. Le gouvernement américain a ordonné à Anthropic, créateur du célèbre chatbot Claude, de bloquer l’accès de ses deux modèles d’IA les plus puissants – Mythos 5 et Fable 5 – à tous les ressortissants étrangers, y compris ceux travaillant au sein même de l’entreprise (source : Al Jazeera, 13 juin 2026). Ce n’est pas une panne. Ce n’est pas un incident technique. C’est un avertissement sans ambiguïté : demain, si vous dépendez d’un modèle américain, votre accès peut être coupé du jour au lendemain, sans recours, sans préavis, sans justification détaillée. Cet article actualise et vulgarise le «Péril juridique américain » à la lumière de cette décision historique, et rappelle les solutions concrètes – comme Zetta-Spark Tunisie – pour reprendre le contrôle de votre souveraineté numérique.

Héni Bouhamed *

Le 12 juin 2026, le Département du Commerce américain a notifié Anthropic d’une ordonnance d’exportation d’urgence (source : The New York Times, 12 juin 2026). Motif officiel : la sécurité nationale. Conséquences immédiates :

– les modèles Mythos 5 (version complète, capable de détecter des vulnérabilités logicielles dormantes depuis des décennies) et Fable 5 (version bridée grand public) sont interdits à tout étranger, où qu’il se trouve ;

– même les employés étrangers d’Anthropic – y compris des alliés canadiens ou britanniques – sont concernés ;

– la société a dû désactiver brutalement l’accès à 17h21, sans délai de grâce (Al Jazeera).

Anthropic a contesté la décision, faisant valoir que GPT-5.5 d’OpenAI possède des capacités similaires sans subir les mêmes restrictions. En vain. «C’est la première fois que le gouvernement dicte aussi directement qui peut ou ne peut pas utiliser un modèle d’IA générique», écrit The New York Times.

Le Monde du 13 juin précise qu’Anthropic «n’a pas pu se conformer aux ordres de l’administration Trump autrement qu’en coupant brutalement l’accès».

Ce que cela change pour vous (même si vous êtes «local»)

Beaucoup d’entreprises et d’administrations non américaines pensent être à l’abri parce qu’elles utilisent l’IA via une API ou un cloud «régional». C’est faux.

L’ordre contre Anthropic confirme la logique du Cloud Act et de la section 702 du Fisa : le droit américain ne suit pas les données, il suit le prestataire. Si votre fournisseur d’IA est américain (OpenAI, Google, Anthropic, Microsoft), vos prompts, vos données sensibles, vos stratégies peuvent à tout moment être exposés ou bloqués par décision unilatérale de Washington.

Les scénarios de crise évoqués dans l’article précédent ne sont plus hypothétiques :

– coupure d’accès à vos agents IA en pleine tension diplomatique ;

– divulgation forcée de vos données confidentielles via un mandat ex parte ;

– injection de biais ou arrêt de service sans préavis.

L’affaire Anthropic est la preuve par l’exemple : si l’Amérique peut le faire à ses propres entreprises, que fera-t-elle à des clients étrangers en situation de conflit ?

Des alternatives souveraines existent (et fonctionnent)

Face à cette menace, des régions entières ont anticipé. Voici des solutions déjà opérationnelles en 2026 pour une IA non dépendante des États-Unis :

TunisieZetta-Spark.com : infrastructure Big Data & IA agentique 100% locale (Hadoop, Spark, LLM locaux). Opérationnel pour clusters critiques ;

Afrique de l’Est : déclaration IA de la Communauté d’Afrique de l’Est – modèles formés sur données locales, stockage local, adoptée avril 2026 ;

Monde arabe : projet Aicto / MeetKai – piles IA souveraines dans 5 pays pilotes, annoncé avril 2026 ;

Inde : Command Core (Arinox/KOGO) – «Agentic AI in a box», totalement déconnectée d’Internet («air-gapped»), commercialisée avril 2026 ;

Royaume-Uni : Whitespace / Oracle Collective – OS souverain pour la défense, déployé sur la Royal Navy et testé opérationnellement.

Ces initiatives prouvent qu’il n’est pas nécessaire de subir. On peut construire ou acheter localement des écosystèmes d’IA souverains.

Alternative concrète pour les Big Data et l’IA agentique

Dans ce mouvement, Zetta-Spark Tunisie propose une réponse adaptée aux entreprises et États qui possèdent déjà des données massives (ministères, banques, industries, opérateurs critiques). Principe fondamental : «Vos données ne quittent jamais votre infrastructure» : 

– déploiement sur vos serveurs, dans votre datacenter, en Tunisie ou ailleurs ;

– pas de prestataire américain → pas de Cloud Act, pas d’ordre soudain de blocage comme chez Anthropic.

  • Modèles agnostiques : Llama 4, Gemma 4, DeepSeek, Qwen, tournant sur vos propres GPU.
  • Connecteurs MCP (Model Context Protocol) en local : vos agents IA lisent vos bases de données, lacs HDFS/Iceberg, sans jamais exposer un octet à l’extérieur.
  • Sécurité renforcée : Kerberos, chiffrement de bout en bout, contrôle d’accès.
  • Maîtrise des coûts : fin des surprises de facturation des tokens.

Ne vous contentez plus d’analyser le passé. Donnez à votre entreprise les agents capables de construire le futur.

Avec Zetta-Spark, une banque traite ses données clients sensibles, un ministère analyse du renseignement, une usine optimise sa maintenance prédictive sans dépendre de la bonne volonté de Washington – ni d’une injonction soudaine à la manière de celle qu’a subie Anthropic.

Le moment d’agir c’est maintenant

L’ordre américain contre Anthropic a été signé à 17h21 un vendredi. À 17h22, des milliers d’utilisateurs étrangers – y compris des alliés – se sont vus privés d’outils critiques. Demain, cela pourrait être votre système de logistique, votre diagnostic médical ou votre analyse de renseignement.

Le droit américain ne vous protégera pas. Les «exceptions» ou «clauses de non-exportation» ne pèseront rien face à une décision exécutive motivée par la «sécurité nationale».

La seule protection durable est l’architecture technique souveraine : code par code, serveur par serveur. Comme l’ont compris l’Afrique de l’Est, le monde arabe, l’Inde ou le Royaume-Uni, l’indépendance numérique se construit dès aujourd’hui.

Zetta-Spark Tunisie vous donne les outils pour transformer votre infrastructure Big Data en un bastion d’IA agentique indépendant – à l’abri des coups de semonce venus de Washington.

* Maître assistant à l’Université de Sfax, co-fondateur et CTO de Zetta-Spark.

Sources :

Le Monde (13 juin 2026) – «Anthropic désactive brutalement ses deux modèles d’IA les plus puissants»

The New York Times (12 juin 2026) – «U.S. Bars Foreigners From Using Anthropic’s Most Advanced A.I. Models».

Al Jazeera (13 juin 2026) – «US orders Anthropic to disable AI models for all foreign nationals».

L’article IA | Coup de semonce d’Anthropic et péril juridique pour les non-Américains est apparu en premier sur Kapitalis.

L’aversion accrue au risque des banques privées tunisiennes

14. Juni 2026 um 08:40

Dans cet article publié sur son blog, intitulé «Capitaliser sur la liquidité des banques privées pour financer l’économie», l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) propose une analyse approfondie des mécanismes qui freinent le financement des PME, décrypte les impacts macroéconomiques sur la croissance et l’inflation, et explore les pistes pour faire de la gestion des risques un véritable levier de relance.

Le rôle fondamental du système bancaire est de faire de l’intermédiation financière pour soutenir l’investissement productif et la création d’emplois. Pourtant, en Tunisie, un décalage marquant s’installe : alors que les banques publiques maintiennent un fort niveau d’engagement auprès des structures étatiques, les banques privées affichent un ratio crédits/dépôts particulièrement faible (67,4% à fin juin 2025), et ce, malgré un excellent niveau de liquidité réglementaire.

Pourquoi nos banques privées ne capitalisent-elles pas sur cet excès de liquidité pour financer le secteur privé ? Entre le poids des financements directs accordés au Trésor public, une aversion accrue au risque face à la conjoncture et le maintien de marges d’intermédiation élevées, les facteurs de ce blocage de l’offre sont multiples.

Dans son article, l’IACE propose une analyse approfondie des mécanismes qui grippent le financement des PME, décrypte les impacts macroéconomiques sur la croissance et l’inflation, et explore les pistes pour faire de la gestion des risques un véritable levier de relance.

Le Trésor public accapare les liquidités bancaires

    Les banques ont essentiellement pour rôle de faire de l’intermédiation financière entre agents à excédent d’épargne et agents à déficit, en utilisant l’épargne des premiers, généralement sous forme de dépôts à court et moyen terme, pour financer les besoins d’investissement des entreprises. Un excès d’intermédiation veut dire un risque élevé pour les banques en cas de panique et de retraits massifs de déposants.

    À l’opposé, une sous-intermédiation signifie un manque de financement qui risque de freiner la croissance de l’économie et la création d’emplois.

    En Tunisie, à première vue, le système bancaire paraît bien diversifié, comptant 23 banques résidentes, y compris d’importantes banques publiques (la STB, BH Bank, BNA, la BTS spécialisée dans les microcrédits, et la Banque de financement des PME), en plus de 13 banques privées et mixtes, et 3 banques islamiques. Mais leur encours de crédit au secteur privé laisse à désirer.

    En effet, le crédit aux entreprises privées dans le secteur de l’industrie n’a augmenté que de 0,1% en 2023 avant de tourner en négatif (-0,3%) en 2024, alors que pour les services, le taux d’augmentation a été respectivement de 2,7% et 2,6 %.

    Le Rapport de supervision bancaire 2024, publié par la BCT, explique ce phénomène par «un ralentissement continu de la demande de financement en rapport avec la persistance de la conjoncture économique difficile et ses répercussions sur les entreprises».

    Toutefois, la faiblesse de la demande de crédits n’explique pas tout, ce qui nécessite une analyse du côté de l’offre du système bancaire.

    Les ressources des banques proviennent essentiellement des dépôts. Sur ce plan, le taux de transformation crédits/dépôts a connu une tendance à la baisse, de 120% avant la pandémie en 2019 (ce qui correspond au maximum réglementaire permis par la BCT), pour atteindre 101,4% en 2023, et la baisse a continué durant la période 2024-2025 selon les données du Bulletin des statistiques financières de la BCT (octobre 2025). Toutefois, ce ratio reste élevé en Tunisie à 96,2% en août 2025, grâce à la dominance des banques publiques, alors que dans des pays où le secteur bancaire appartient essentiellement au privé, comme la France et le Maroc, ce taux est de 91,4% et 89,2%, respectivement.

    Ceci nous conduit au cœur du problème tunisien : les banques publiques continuent à prêter aux entreprises et offices étatiques, ce qui explique un ratio crédit/dépôts pour les trois principales banques publiques de l’ordre de 101,7 % à la fin de décembre 2023 et 97,3 % fin juin 2025.

    À l’opposé, il en va de même pour les trois principales banques privées où le ratio a été nettement plus faible, baissant de 69,4% à 67,4%, durant la même période.

    Ce niveau alarmant pose la question : pourquoi le ratio de transformation est-il trop faible chez nos banques privées, surtout que la liquidité est suffisante.

    En fait, l’indicateur de taux de couverture de liquidité (Liquidity Coverage Ratio-LCR), défini comme étant le ratio du stock d’actifs liquides de haute qualité sur les sorties nettes de trésorerie sur un horizon de 30 jours dans une situation de tension (la valeur estimée des retraits massifs des clients de la banque + les engagements de financement que la banque doit honorer – les entrées de fonds attendues), doit dépasser 100 % selon les accords de Bâle III, suite à la crise financière de 2008.

    En Tunisie, ce minimum réglementaire est largement dépassé, atteignant 138,3% à fin 2025 pour les trois principales banques privées.

    Par conséquent, on peut affirmer avec certitude que nos banques privées ne capitalisent pas sur l’excès de liquidité disponible pour offrir plus de crédit aux entreprises privées.

    Retrait des banques du financement de l’économie productive

    La première explication de cette énigme est la loi n° 10-2024 du 7 février 2024, qui a demandé à la BCT d’accorder des facilités au profit du Trésor public pour un montant de 7 milliards de dinars, une demande qui a été renouvelée avec la loi de finances 2025 et le projet de loi de finances pour 2026,qui a autorisé la BCT à accorder au Trésor public des facilités de financement d’un montant record de 11 milliards de dinars, à zéro intérêt, avec 3 ans de période de grâce et une durée de remboursement de 15 ans. Il est clair que de tels montants limitent la capacité de la BCT d’accorder autant de financement aux banques qu’auparavant.

    La deuxième explication réside dans l’aversion accrue au risque des banques privées dans un contexte économique marqué par une croissance faible, une incertitude élevée et un volume important de créances douteuses.

    Face à des procédures de recouvrement longues et coûteuses, les banques adoptent une politique de crédit plus restrictive, privilégient les garanties réelles (hypothèques, cautions personnelles) et limitent leur exposition aux PME, perçues comme plus risquées.

    La troisième explication tient au maintien de marges d’intermédiation élevées. Les banques peuvent soit orienter leurs ressources vers le financement de l’État à travers la souscription aux Bons du Trésor, soit conserver une marge bancaire de l’ordre de 4 % ou plus. Cela se traduit par des taux d’intérêt du crédit aux PME avoisinant 11 %, alors que le TMM est autour de 7 %, ce qui renchérit le coût du financement pour le secteur privé et freine l’investissement productif. Ces contraintes sur l’offre de crédit ne sont pas sans conséquences sur la dynamique macroéconomique.

    La croissance économique reste par ailleurs faible, de l’ordre de 2,5% en 2025, même si elle a connu une augmentation par rapport à 1,4% en 2024.

    Pour les prix, toutefois, l’impact reste ambigu. D’un côté, le manque de crédit et, par conséquent, le renchérissement de son coût, poussent les entreprises à augmenter les prix. Mais d’un autre côté, la baisse de la demande globale limite une telle tendance, surtout que l’économie tunisienne s’est trouvée ces dernières années dans un contexte de taux d’intérêt élevés, dus à la politique monétaire restrictive de la Banque centrale. Ce qui explique le ralentissement du taux d’inflation de 9,3% en 2023 à 7,0% en 2024, et à 5,3% en 2025.

    La Banque centrale doit encourager les banques privées à renforcer leurs capacités de gestion du risque, tout en veillant à ce que cette prudence ne se traduise pas par un retrait du financement de l’économie productive.

    L’objectif est de promouvoir une approche équilibrée, où une meilleure évaluation et gestion des risques permettrait justement de faciliter l’accès au crédit pour les entreprises opérant dans les secteurs porteurs, plutôt que de le restreindre. En ce sens, l’enjeu n’est pas d’opposer gestion du risque et financement de l’économie, mais de faire de la première un levier pour soutenir le second.

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    Le projet Biorest pour améliorer la qualité des dattes bio tunisiennes

    14. Juni 2026 um 08:09

    La filière des dattes biologiques constitue l’un des piliers de l’agriculture biologique en Tunisie et occupe une place de premier plan dans les exportations nationales. Reconnue pour la qualité de ses produits et son potentiel économique, elle contribue de manière significative au rayonnement du savoir-faire tunisien sur les marchés internationaux. Toutefois, des notifications récentes de la présence de résidus de pesticides dans certains lots destinés à l’exportation a mis en évidence la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, de contrôle et d’accompagnement des acteurs de la filière.

    Face à ces enjeux, un Programme national de gestion des alertes a été mis en place afin d’améliorer durablement la productivité des palmeraies biologiques tout en consolidant la confiance des marchés internationaux dans les dattes biologiques tunisiennes.

    Cette initiative repose sur une approche intégrée qui associe sensibilisation, renforcement des contrôles officiels et consolidation des dispositifs de suivi afin d’agir à tous les niveaux de la chaîne de valeur.

    Une gestion efficace des risques phytosanitaires

    Le projet Biorest («Appui au développement d’une agriculture biologique durable et résiliente dans un contexte de changement climatique en Tunisie»), financé par la Coopération suisse et mis en œuvre par la Fao, apporte une contribution essentielle à cette dynamique nationale. Son intervention s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités techniques, institutionnelles et opérationnelles, en soutenant des actions concrètes destinées à améliorer l’adoption par les producteurs des bonnes pratiques conformes aux exigences de l’agriculture biologique.

    L’appui de Biorest permet notamment l’organisation de journées de sensibilisation destinées aux producteurs, aux opérateurs et aux autres acteurs impliqués dans la filière. Ces rencontres constituent un espace privilégié pour partager les connaissances, diffuser les bonnes pratiques et renforcer les compétences techniques nécessaires à une gestion efficace des risques phytosanitaires.

    L’initiative met l’accent sur plusieurs dimensions complémentaires. Elle vise d’abord à mieux faire connaître l’état des alertes enregistrées et les principales substances détectées, afin de sensibiliser les producteurs et les opérateurs aux conséquences économiques et commerciales que peuvent entraîner ces situations. Elle contribue également à rappeler l’importance stratégique des dattes biologiques pour les exportations tunisiennes et la nécessité de préserver la réputation de cette filière sur les marchés internationaux.

    Au-delà du diagnostic, le programme privilégie une approche préventive en diffusant des solutions adaptées aux contraintes spécifiques de l’agriculture biologique.

    Gestion des risques liés aux ravageurs et aux maladies

    Les participants sont ainsi accompagnés dans l’identification des méthodes autorisées pour la gestion des risques liés aux ravageurs et aux maladies, aussi bien dans les palmeraies que dans les unités de transformation.

    Une attention particulière est accordée à la promotion des principes de gestion intégrée des ennemis des cultures (IPM), afin de réduire les risques de contamination tout en préservant l’équilibre écologique des systèmes de production.

    En favorisant une meilleure compréhension des exigences réglementaires et en développant les capacités des différents intervenants, Biorest contribue à instaurer une culture de prévention et de qualité tout au long de la chaîne de valeur.

    L’impact attendu dépasse le seul traitement des alertes. Il s’agit également de renforcer la résilience du secteur face aux défis environnementaux et commerciaux, d’améliorer la conformité des productions aux normes internationales et de consolider la compétitivité de la filière biologique tunisienne.

    En soutenant les institutions nationales dans leurs missions d’encadrement et de contrôle, le projet participe à la création d’un environnement plus favorable au développement durable de l’agriculture biologique.

    À travers cette collaboration, Biorest confirme son rôle de catalyseur des transformations nécessaires pour préserver la confiance des consommateurs, sécuriser les débouchés à l’exportation et accompagner les producteurs dans l’adoption de pratiques innovantes et responsables. Cette action illustre également l’importance des partenariats entre les institutions nationales, les partenaires techniques et les organisations internationales pour relever les défis auxquels sont confrontées les filières agricoles stratégiques et garantir leur développement à long terme.

    Communiqué.

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    Mondial 2026 | Printemps arabe ou été maghrébin ?

    14. Juni 2026 um 07:44

    Il arrive qu’un pays entraîne dans son sillage ses voisins, frontaliers ou culturels, dans l’optique d’un mouvement de fond à caractère économique, politique, culturel… Sportivement, il est incontestable que le Maroc a polarisé les attentions grâce à son équipe nationale de football à onze. Les Lions de l’Atlas sont aujourd’hui la locomotive du football maghrébin et, plus généralement, arabe. (Photo : Achraf Hakimi / Riyad Mahrez / Mohamed Salah).

    Jean-Guillaume Lozato *

    En attendant une uniformisation des progrès arabes en général en matière de football, ce sera vraisemblablement par le Maghreb que passera l’étape de la consolidation, après la construction de 2022 au Qatar, lorsque les Lions de l’Atlas ont atteint les quarts de finale.

    Le “Maghreb United” est une notion restée jusque-là trop abstraite. Aussi évanescente qu’un slogan publicitaire, qu’un jingle ou qu’un refrain accompagnant un succès musical estival diffusé par les haut-parleurs des plagistes. Mais la forte représentativité nord-africaine au Mondial 2026 pourra pallier les manquements diplomatiques et administratifs du Maghreb Al-Kabir. Avec des équipes qui prouveront que les pays présents à une CAN peuvent s’imposer comme ceux présents à un Euro.

    Le Maroc et les autres

    Inévitablement, le Maroc a pris la tête du leadership arabe dans son ensemble depuis Qatar 2022. Ceci grâce à sa prestation qatarie, mais aussi grâce à une trajectoire suivie depuis la saison 2017-2018 et quelques séquences de jeu bien encourageantes lors de la phase de poules de Russia 2018.

    Des gardiens à la ligne d’attaque, le Royaume chérifien peut compter sur un effectif complet et varié que nous avions déjà détaillé dans nos colonnes.

    C’est oublier que l’Algérie possède également quelques atouts. Une Algérie que l’on a trop vite oubliée après le Mondial 2014. Ce qui représente une mise en suspension potentielle quant aux attentes des supporters des équipes qui auront à se mesurer à elle. Le poste de gardien regroupe quantité, qualité relative mais pas encore entièrement sérénité.

    L’Egypte, de son côté, a été classée à la dernière CAN. L’impact du titre de première du championnat de première division remporté par l’équipe de Zamalek sera-t-il bénéfique ? Le défi sera de transcender les égos afin de rechercher l’équilibre. Avec une option de choix en la possibilité d’exploiter des courses obliques incisives pour l’attaquant Mohamed Salah.

    Pour l’Afrique du Nord, reste la Tunisie qui semble avancer très, trop doucement. Alternant les signes encourageants et les moments d’inquiétude. Mais qui mathématiquement aurait plus de chance de passer le premier tour qu’il y a quatre ans, réparant ainsi l’injustice survenue au Qatar.

    Tout le reste de la sphère arabe sera représenté par l’Arabie Saoudite, le Qatar, l’Irak et la Jordanie. Là, le niveau se situe déjà à un ou deux crans en-dessous selon les cas par rapport à l’Afrique blanche.

    La compétition proprement dite

    Au jeu des prévisions instinctives, Algérie et Maroc devraient pouvoir s’en sortir. Une curiosité intervient : un duel fratricide entre locuteurs arabophones avec Algérie-Jordanie captera les attentions au premier tour. Mais ce duel ne sera certainement pas la seule opposition entre arabisants de la compétition. Ce qui non seulement limitera les chances de représentativité des autres continents, mais qui amplifiera en plus la visibilité arabe.

    Le match Brésil-Maroc, qui s’est achevé ce dimanche 14 juin 2026 sur le score de parité (1-1), avait fait converger tous les regards pour ce qui est la première grosse affiche du premier tour. L’Algérie, elle, devra se mesurer, mercredi 17 juin, à l’Argentine pour son premier match. Une première prise de responsabilité énorme qi ne sera pas sans conséquences. L’Egypte et la Tunisie présentent un avantage en commun : un très bon vivier de gardiens. Ce qui fera certainement la différence dans l’appréhension de la suite de la compétition, contrairement à ce que les effectifs des quatre autres équipes arabes proposent.

    Arabie Saoudite et Irak devraient livrer une meilleure prestation, ou plutôt dans un premier temps une moins mauvaise, que leurs homologues jordanienne et qatarie. Même si cette dernière semble vouloir tirer quelques enseignements à partir du terrain et non plus seulement à partir des effets de marketing, surtout après son match presque perdu mais sauvé à la dernière minute contre la Suisse (1-1). Le fatalisme enraye ou enclenche des actions dans la mentalité orientale. L’Arabie Saoudite possède déjà la carte de l’avantage psychologique en se souvenant du parcours de leurs glorieux ainés quart-de-finalistes à la Coupe du monde 1994 sur le sol… des Etats-Unis !

    La réalité statistique, qui fait intervenir des données réelles mais trop mécaniques par rapport au jeu du football lui-même, a établi selon certaines prévisions (l’économiste allemand Joachim Klement) la victoire des Pays-Bas pour le sacre final. Or, les Pays-Bas auraient de fortes chances de croiser le Maroc soit en seizième soit en huitième de finale. C’est-à-dire qu’ils auront à défier un système de jeu qui pose problème aux équipes qui ont un entrejeu dynamique et omniprésent. Nous sommes donc confrontés à un scénario contestable.

    Une progression d’ensemble de l’activité sportive la plus pratiquée planétairement, ayant pour cadre les prestations des représentantes arabes, est en rodage. Avec en ligne de mire des projections plus tranchantes pour 2030 en Espagne-Portugal-Maroc et 2034 en Arabie Saoudite.

    * Enseignant universitaire et analyste de football.

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    Le poème du dimanche | ‘‘La poésie’’ de Serge Pey

    14. Juni 2026 um 07:18

    Né à Toulouse en 1950, Serge Pey est poète-acteur, performeur, plasticien, universitaire. Fondateur des revues Emeute et Tribu.

    De mère occitane et de père catalan anarchiste, réfugié pendant la guerre d’Espagne, il est marqué dans son enfance par une condition sociale et politique difficile qui scelle sa poésie dans l’engagement et la solidarité, très tôt. Entre situationnisme et surréalisme, elle est action, cri politique, révolte et contestation. Il a séjourné dans les Amériques avant de s’établir en France, en 1980 et publier une œuvre riche et abondante, plus de 150 textes. Sa voix est un vrai art déclamatoire, aujourd’hui ; porte et se distingue dans la poésie française actuelle par la rébellion permanente.

    Tahar Bekri

    La poésie est basse
    Il faut se pencher pour la ramasser
    au milieu des chaises renversées

    La poésie
    n’existe pas isolément
    au-dessus des choses
    assises sur des chaises

    Et pourtant elle est captive
    de ce qui la constitue
    justement en beauté
    quand une chose se lève
    de la chaise

    La poésie
    n’est jamais une vérité
    sans la réalité
    d’une chaise qui s’assoit
    sur une autre chaise

    La poésie va jusqu’au bout
    de l’homme
    qui démonte la chaise
    pour faire du feu

    La poésie est une décision
    qui croit à l’exigence
    des mots d’une chaise démontée

    On a tellement frappé
    sur le nez de cette chaise
    qu’elle continue à saigner
    sans qu’on s’aperçoive
    que c’est un homme
    qui saigne sur elle
    car ses barreaux ont traversé
    son cœur

    La poésie est une chaise
    que l’on saisit par le dossier
    non pour s’asseoir
    mais pour se battre.

    (Remerciements Site : poèmes.co)

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