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CTN | Lignes alternatives suite à l’annulation de la desserte Civitavecchia-La Goulette

28. Juli 2026 um 20:03

Suite à l’annulation des traversées entre Civitavecchia et La Goulette, la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) invite les Tunisiens résidant à l’étranger à réorienter leurs réservations vers les lignes de Gênes et Marseille pour le mois d’août 2026.

La CTN informe les passagers concernés par cette annulation qu’il leur est encore possible de réserver à bord de ses navires au départ ou à destination des ports de Gênes et Marseille, dans la limite des places disponibles.

À cet effet, la compagnie nationale invite les voyageurs souhaitant effectuer leur déplacement à prendre contact avec ses agences en Tunisie, à consulter son site web ou à s’adresser aux agences de son réseau de vente à l’étranger afin d’effectuer leurs réservations.

Pour toute information complémentaire ou demande d’assistance, les passagers sont invités à contacter les numéros +39 347 408 3501, +33 7 53 81 49 61 et depuis la Tunisie +216 58 526 822

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Météo | Les prévisions pour cette nuit en Tunisie

28. Juli 2026 um 19:13

Pour cette nuit, l’Institut national de la météorologie (INM) annonce quelques nuages qui couvriront l’ensemble du pays, accompagnés de températures plus clémentes.

Dans son bulletin, l’INM précise que les vents souffleront relativement fort près des côtes est et dans le sud, tandis qu’ils seront faibles à modérés sur le reste du territoire.

Concernant les températures nocturnes, la même source prévoit des valeurs variant entre 21 °C et 26 °C sur le nord et les hauteurs, et entre 27 °C et 31 °C dans le sud ainsi que les autres régions du pays.

Y. N.

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Officiel-Tunisie | Mouine Chaâbani sélectionneur pour quatre ans

28. Juli 2026 um 18:43

La Fédération tunisienne de football (FTF) a officialisé, lors de la réunion de son bureau fédéral tenue ce mardi 28 juillet 2026, la nomination de Mouine Chaâbani au poste de sélectionneur de l’équipe nationale sénior.

Mouine Chaâbani, qui vient de quitter la Renaissance sportive Berkane, s’est engagé avec les Aigles de Carthage pour une durée de quatre ans, précise un communiqué de la FTF

Âgé de 45 ans, le nouveau patron du banc tunisien aura la lourde tâche de rebâtir une équipe compétitive et d’instaurer une nouvelle dynamique en vue des prochaines échéances internationales majeures.

Y. N.

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INSSPA | Saisie de produits alimentaires périmés et de bonbons toxiques à ​Kasserine

28. Juli 2026 um 18:21

​Les agents de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) à Kasserine ont mené une opération de contrôle menant à la saisie de plus de 66 kg de denrées impropres à la consommation.

Dans un communiqué publié ce mardi 28 juillet 2026, l’INSSPA de Kasserine indique que ses équipes de contrôle ont saisi ​53,5 kg de pâtes alimentaires dont la date de validité était dépassée et ​13,1 kg de bonbons de décoration d’origine inconnue, contenant des colorants strictement interdits par la réglementation en vigueur.

Suite à cette saisie, l’Instance a renouvelé son appel à l’ensemble des intervenants du secteur alimentaire (commerçants, artisans et industriels) au respect des normes de sécurité sanitaire et d’hygiènen des conditions de stockage et d’exposition des marchandises et à la vérification systématique de la traçabilité et la date de péremption des matières premières utilisées.

​L’INSSPA rappelle que ces contrôles se poursuivront de manière intensive afin de protéger la santé des citoyens et de sanctionner toute infraction.

Y. N.

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Tunisie | La pénurie d’eau minérale en bouteille est temporaire

28. Juli 2026 um 13:29

La pénurie dans la distribution d’eau en bouteille constatée récemment dans les grandes surfaces ne constitue pas une crise, mais plutôt un problème temporaire causé par des coupures de courant survenues dans certaines usines au cours du week-end.

C’est ce qu’a assuré Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne d’orientation des consommateurs (Otoc), dans une déclaration à Mosaique FM, ajoutant que la situation devrait probablement se normaliser d’ici deux jours.

De son côté, Moufida Ben Nasr, directrice de la communication de l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH), a expliqué à la Radio Nationale que les perturbations dans l’approvisionnement en eau en bouteille résultaient de contraintes logistiques liées à la distribution — notamment la coïncidence du week-end avec la fête de la République — ainsi que d’une hausse de la consommation provoquée par une période prolongée de fortes chaleurs.

Mme Ben Nasr a confirmé que la production se déroule normalement et que l’eau en bouteille est disponible en quantités suffisantes pour répondre aux besoins du marché, ajoutant que les stocks de réserve restent disponibles.

À ce sujet, Hedi Bakkour, président de la Chambre nationale des syndicats des grandes surfaces commerciales, a déclaré que cette pénurie est en partie caractéristique de la saison estivale, période où la consommation augmente avec les températures. Cependant, les perturbations de production dans les usines d’embouteillage, dues à des coupures de courant prolongées, ont aggravé la pénurie dans un contexte de forte hausse de la demande.

La consommation durant la saison dépasse la production et l’approvisionnement du marché est ajusté grâce aux stocks constitués au cours du premier semestre de l’année, a-t-il expliqué, ajoutant qu’une grande partie de ces stocks étant épuisée, l’approvisionnement repose désormais entièrement sur la production courante.

Par conséquent, l’écart entre la demande et l’offre s’est accentué, le déficit en eau embouteillée étant estimé à environ 20 %. Une flambée de la demande pourrait porter ce déficit d’approvisionnement à près de 50 %, a-t-il cependant averti.

Malgré cette pénurie, les grandes enseignes de distribution n’ont pas imposé de limites aux quantités d’achat ; elles échelonnent plutôt les mises en rayon tout au long de la journée afin de garantir la disponibilité de l’eau pour tous les clients, a précisé Hedi Bakour.

I. B.

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Défense | L’expertise tunisienne au service du déminage en Libye

28. Juli 2026 um 12:49

La Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul) veut tirer parti de l’expertise tunisienne pour renforcer les capacités libyennes en matière de déminage, de neutralisation des engins explosifs et de gestion des restes d’explosifs de guerre.

Une délégation du Service de lutte antimines des Nations Unies (Unmas) — dirigée par Ulrika Richardson, représentante spéciale adjointe du Secrétaire général et coordonnatrice résidente et humanitaire pour la Libye — a récemment visité le Centre d’excellence tunisien de lutte contre les engins explosifs improvisés, situé à Bizerte, dans le nord de la Tunisie.

Selon un communiqué de la Manul, les discussions ont porté sur d’éventuels programmes de coopération spécialisée, notamment la formation de personnel libyen à la neutralisation des munitions non explosées, à l’élimination des engins explosifs et à la lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI).

Mme Richardson a souligné que l’expertise développée par le centre tunisien pourrait compléter les capacités existantes au sein des institutions libyennes, contribuant ainsi à protéger les civils, à réduire les risques d’explosions accidentelles et à renforcer la sécurité en Libye et dans la région. Des attachés militaires italiens et allemands ont également pris part à cette visite.

Le centre de Bizerte, créé en 2015 et récemment reconnu par l’Unmas, mène des activités de formation et de renforcement des capacités aux niveaux national et régional pour lutter contre les EEI et procéder au déminage.

Selon les données des Nations Unies, les incidents liés à des engins explosifs en Libye ont causé au moins 175 décès et 312 blessures depuis mai 2020.

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Greenpeace | «Les incendies au Maghreb menacent des vies et des communautés»

28. Juli 2026 um 12:35

Les incendies qui touchent actuellement la Tunisie, l’Algérie et le Maroc causent non seulement des dégâts aux forêts et aux habitations, mais constituent également une menace croissante pour les vies humaines, la sécurité des communautés et le droit à un environnement sain.

C’est l’avertissement lancé par Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena), soulignant que la situation est particulièrement critique en Algérie : six personnes y ont perdu la vie, environ 150 habitations ont été endommagées et près de 1 550 départs de feu ont été recensés en l’espace de 12 jours.

En Tunisie, selon les données de la Protection civile, les flammes ont ravagé plus de 240 hectares en juillet 2026. On a parlé de plus de 440 hectares jusqu’à la fin de la semaine dernière. Plus de 35 feux de forêt ont été enregistrés dans le pays entre le 1er juin et le 25 juillet, dans un contexte de fortes chaleurs, de sécheresse et de pression intense sur les équipes de lutte contre les incendies.

La situation s’aggrave également au Maroc, où les autorités et les services forestiers s’efforcent de contenir les brasiers et de protéger les zones habitées ainsi que les zones rurales vulnérables. «Les pertes dépassent les simples dégâts matériels ; elles affectent le droit à la vie, à un logement sûr et à un environnement sain», a déclaré Kenzie Azmi, responsable régionale des campagnes pour Greenpeace Mena.

Au-delà des hectares brûlés et des maisons détruites, a-t-elle souligné, se trouvent des communautés déstabilisées, des familles contraintes d’abandonner leur foyer et une capacité de résilience qui s’amenuise à chaque nouvelle urgence. Selon Greenpeace, la crise climatique ne peut être évaluée uniquement à l’aune de la hausse des températures ; elle doit aussi être mesurée par les conséquences humaines, économiques et sociales engendrées par les phénomènes météorologiques extrêmes.

L’organisation environnementale insiste sur le fait que les incendies au Maghreb ne doivent pas être considérés comme des incidents isolés, mais comme faisant partie d’un phénomène mondial devenant de plus en plus fréquent et intense, alimenté par des vagues de chaleur record et des sécheresses prolongées. Le changement climatique, note-t-elle, n’est pas nécessairement la cause directe des incendies — souvent liés à l’activité humaine ou à d’autres facteurs — mais il les rend plus probables, en accélère la propagation et en accroît le pouvoir destructeur. Pour Greenpeace, il ne suffit plus de réagir simplement une fois les catastrophes survenues.

L’organisation appelle à des investissements concrets dans la prévention, la gestion forestière, les systèmes d’alerte précoce et l’adaptation pour les communautés les plus exposées. Elle exhorte également les pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre à rendre des comptes et à mobiliser des financements climatiques pour les populations d’Afrique du Nord, qui supportent une part croissante du coût d’une crise à laquelle leur contribution reste limitée.

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Football | Avec Reghecampf, l’Espérance espère bâtir une équipe solide

28. Juli 2026 um 09:46

L’entraîneur de l’Espérance sportive de Tunis, Laurențiu Reghecampf, a confirmé que l’effectif a connu des changements importants suite au départ de plusieurs joueurs clés — tels que Yassine Meriah, Mohamed Amine Tougai, Mohamed Amine Ben Hamida, Raed Bouchniba, Yan Sasse, Youcef Belaïli et Onuche Ogbelu — tout en soulignant que le club s’attelle actuellement à bâtir une nouvelle équipe.

Reghecampf a expliqué à Diwan FM que l’Espérance a déjà recruté plusieurs nouveaux joueurs et poursuit sa collaboration avec le président du club Hamdi Meddeb et ancien gardien de but, Chokri El Ouaer, pour attirer des talents de qualité destinés à remplacer les partants, se disant confiant quant à la capacité du club à constituer un effectif solide.

L’entraîneur roumain a ajouté qu’il préférait ne pas faire de promesses, privilégiant plutôt le travail concret sur le terrain, et a souligné que sa priorité est que chacun puisse constater les résultats de ce travail.

Il a également révélé que, même durant sa période d’éloignement de l’équipe, il était resté en contact avec divers acteurs du club et suivait de près tout ce qui concernait l’Espérance ; il a précisé qu’il ignorait la raison de l’attachement indéfectible des supporters à son égard, mais qu’il le ressentait à travers les messages qu’il recevait constamment.

Reghecampf a souligné qu’il relevait un défi personnel majeur dans sa quête de tous les titres — en particulier la Ligue des champions de la CAF, qui revêt une importance capitale pour les supporters de l’Espérance.

Il a conclu en insistant sur sa volonté de rester proche de l’atmosphère du club, en évoquant le lien unique qui unit l’Espérance à ses supporters et en exprimant la joie qu’il ressent lorsqu’il échange avec eux.

I. B.

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Tunisie | Les restaurants évaluent leurs pertes suite aux coupures d’électricité

28. Juli 2026 um 09:24

Les restaurateurs ont subi d’importantes pertes en raison des coupures répétées d’électricité survenues au cours des quinze derniers jours —à la suite d’une intense vague de chaleur—, a affirmé le président de la Chambre nationale des restaurateurs relevant de l’Utica, Islem Chaâbane, dans une déclaration à Mosaïque FM, lundi 27 juillet 2026, ajoutant que près de 70 % des restaurants ont été touchés, enregistrant des pertes au niveau de leurs stocks de denrées alimentaires et de leurs équipements.

Les restaurateurs ayant subi des dommages sont en train de rassembler les factures et les documents attestant de leurs pertes, a indiqué Islem Chaâbane, tout en exprimant, toutefois, son scepticisme quant à une éventuelle indemnisation par les autorités publiques.

Le responsable syndical a indiqué que le secteur traverse déjà une période difficile marquée notamment par le manque de main-d’œuvre et d’autres difficultés structurelles, et appelé l’État à mettre en place des mesures préventives permettant aux restaurateurs de s’équiper en générateurs, batteries et autres dispositifs de secours afin de protéger leur activité. M. Chaâbane a notamment proposé que la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) fournisse des batteries à des prix abordables aux établissements concernés et a plaidé pour la suppression des taxes élevées sur l’importation des panneaux solaires.

Il a également préconisé l’organisation de formations destinées aux employés pour mieux faire face à ce type de risques, estimant que les pertes subies par les restaurateurs auront inévitablement un impact sur la qualité des services offerts aux consommateurs.

Par ailleurs, Islem Chaâbane a appelé à revoir le système des chèques-repas, qu’il juge responsable de pertes estimées à près de 5 millions de dinars par mois. Ces titres sont aujourd’hui utilisés pour effectuer des achats dans les grandes surfaces, alors qu’ils devraient être réservés exclusivement au paiement des repas dans les restaurants, a-t-il déploré, en proposant la création de chèques distincts pour les achats courants.

Pour sa part, Habib Ben Moussa, président de la Fédération tunisienne des restaurants touristiques (FTRT), a confirmé, le même jour et sur les ondes de la même radio, que les répercussions des coupures d’électricité intermittentes ont été très préjudiciables pour les acteurs du secteur.

Ces coupures dépassant 15 minutes ont suscité de vives plaintes de la part des touristes étrangers et locaux, ainsi que des Tunisiens résidant à l’étranger venus passer leurs vacances d’été, en raison du ralentissement et de la dégradation de la qualité du service qui en ont résulté dans ce contexte de températures caniculaires.

M. Ben Moussa a aussi confirmé la fermeture de plusieurs restaurants dans la région de Djerba — notamment en raison des perturbations causées par les coupures d’électricité — signalant que des plaintes et des doléances étaient parvenues de diverses zones touristiques, dont Djerba, Tozeur et Mahdia. Ces signalements indiquent qu’au moins 30 % des équipements des restaurants touristiques ont subi des pannes.

Une part importante des équipements — dont beaucoup sont désormais électroniques et dépendent principalement de l’électricité pour fonctionner, allant des appareils de cuisine aux téléviseurs — a été endommagée, a souligné Ben Moussa, ajoutant que la FTRT attend que cette vague de coupures électriques prenne fin avant d’évaluer les pertes qui en ont résulté.

I. B.

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Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (3-3)

28. Juli 2026 um 09:15

Parmi les critiques qui pourraient être adressées à la démarche de l’auteur dans ses deux précédents articles de cette série, notamment le benchmarking des ambitions et des parcours de développement de l’économie tunisienne entre 1960 et 2026 et ceux de pays qui étaient à des niveaux de développement similaires en 1960, c’est qu’il aurait ignoré que la Tunisie manquait de ressources financières pour s’engager dans des projets stratégiques d’envergure et des réformes structurelles. C’est là un argument fallacieux, estime-t-il.  

Noureddine Horchani *

La raison d’être des institutions financières internationales est d’assurer l’intégration économique capitaliste internationale à travers la distribution du capital et l’inclusion des économies nationales dans l’ordre financier international. A ce titre, ces institutions n’auraient jamais pu refuser à la Tunisie un quelconque grand projet qui aurait changé le visage du pays dans les secteurs stratégiques. Au contraire dans leurs rapports, ces institutions reprochaient à l’Etat tunisien d’être incapable de définir des projets précis à financer (Tunisia Infrastructure Diagnostic (2024), Banque Mondiale, “ Project Development Fund for PPPs – Banque Mondiale).

En cette année 2026, la crédibilité et la solvabilité de l’Etat tunisien se sont altérées auprès des pourvoyeurs de fonds internationaux à cause du discours hostile à l’entreprenariat véhiculé par les pouvoirs publics tunisiens et également en raison du climat des affaires décourageant.

Cette situation se traduit sur le plan du classement de la Tunisie au niveau de l’investissement. Aujourd’hui, le pays occupe la 160e place sur 164 dans le classement du FMI en termes de ratio investissement/PIB avec un taux de 10,4% contre une moyenne africaine de 23,3% et 26,6% pour le Maroc.  Sur 268 projets d’entreprises annoncés depuis 2022 seulement 22 sont réellement entrés en activité soit 10% de réalisations. Ces indicateurs s’ajoutent au phénomène de départ des entreprises étrangères vers d’autres pays (récemment le Suisse Cicor Technologies parti au Maroc).

Quels auraient été les performances avec des stratégies optimales ?

Notre démarche d’évaluation du parcours de développement de l’économie tunisienne était fondée sur un benchmark sectoriel avec des économies au départ vers les années soixante, quasi proches au niveau d’un certain nombre d’indicateurs (PIB, PIB par habitant, développement humain, ressources naturelles…).

Le manque-à-gagner cumulé de la Tunisie, obtenu par la sommation des manques à gagner essuyé par chaque secteur étudié, pourrait atteindre 1000 à 2000 Mds$ : halieutique 70 Md$ ; tourisme 150Md$, R&D 350Md$, industries exportatrices 250Md$, tissu entrepreneurial 150Md$. Notre raisonnement tient compte également de l’effet synergie et multiplicateur provoqué par le développement de chaque secteur sur l’ensemble de l’économie pendant soixante années de politique économique timide et sans ambition.

Ce manque à gagner inclut la production perdue, les investissements non réalisés, les emplois non crées, les exportations manquées et la fuite de compétences. Bien entendu, il ne s’agit ici que d’un exercice contrefactuel qui ne peut prétendre mesurer avec exactitude ce qu’aurait été la réalité des secteurs économiques tunisiens dans le cas où des stratégies optimales auraient été suivie.

A travers le présent article, nous avons voulu démontrer que les politiques économiques suivies par les pouvoirs publics depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui ainsi que les plans de développement successifs, quinquennaux et autres, n’auraient jamais permis à la Tunisie d’assurer un quelconque décollage économique ni de garantir la prospérité pérenne à sa population. La faillite de ces politiques est inéluctable.

Certes, ces politiques ont permis d’améliorer un tant soit peu le niveau de vie des citoyens, d’assurer un niveau minimal de services sociaux. Mais ces réalisations demeurent fragiles et exposées à tous les risques de rupture tant qu’elles ne s’inscrivent pas dans un schéma de développement intégral irréversible. Brandir le manque de ressources financières comme l’argument empêchant la mise en œuvre de projets économiques d’envergure n’est qu’un alibi pour justifier l’étroitesse des ambitions.

Apprendre à voir grand et à se projeter dans l’avenir avec ambition

L’économie tunisienne ne trouvera son salut et n’assurera la prospérité de ses citoyens qu’en voyant grand, en se lançant dans des mégaprojets catalyseurs, capables de défier les économies les plus développées dans des secteurs où elle dispose d’avantages comparatifs. 

Aujourd’hui l’humanité est entrée dans une ère nouvelle post mondialisation similaire à l’entrée dans l’ère industrielle ou à celle d’internet, c’est l’ère de l’IA ou de la «démocratisation de la connaissance». C’est une nouvelle opportunité qui s’offre à des nations comme la Tunisie, qui ont raté l’industrialisation ou la mondialisation pour rattraper leur retard, brûler les étapes et s’offrir une position privilégiée et de puissance parmi les nations.

Sous cet angle la Tunisie de 2035 ou 2040 pourrait prétendre au statut de puissance maritime contrôlant le commerce méditerranéen et disposant de l’une des plus grande flotte de transport maritime ou peut-être en statut de première puissance mondiale dans les technologies de l’énergie solaire ou parmi les plus grands constructeurs mondiaux de l’industrie navale ou même en  puissance incontournable dans les industries électroniques ou pharmaceutiques ? Autant de statuts qui ne devraient pas relever des vœux pieux mais qui constituent bel et bien des objectifs stratégiques réalisables, à inscrire dans nos plans de développement et pour lesquels les moyens devraient être mobilisés. C’est ce type d’objectifs ou plutôt d’ambitions qui mettraient définitivement notre économie à l’abri de la dépendance, de la mendicité, du chômage structurel et de la pauvreté endémique.  

Fin.

* Enseignant en sciences politiques et ancien cadre de banque.        

Précédents articles de la série :

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Andy Burnham, de Culcheth au 10, Downing Street !

28. Juli 2026 um 08:51

L’accession d’Andy Burnham (Labour Party, parti Travailliste), 56 ans. au poste de Premier ministre représente bien plus qu’un changement à la tête de l’exécutif britannique pour de nombreux habitants du nord de l’Angleterre, c’est un moment symbolique attendu de longue date puisqu’il devient le premier Premier ministre originaire de la région depuis Harold Wilson, près d’un demi-siècle auparavant. Dans The Guardian, Richard Partington affirme que les partisans de Burnham voient en son ascension une réhabilitation de la dignité des communautés du Nord longtemps marginalisées au profit de Londres et du Sud. Il estime que le nouveau Premier ministre doit relever un défi de taille à savoir prouver que ses racines du Nord peuvent influencer des politiques susceptibles de changer la vie des gens. 

Imed Bahri

Dans le paisible village de Culcheth, dans le Cheshire, où Burnham a grandi, les habitants se souviennent encore du jeune homme qui fréquentait le pub local, le Cherry Tree, supportait Everton et écoutait The Smiths, avant de devenir l’une des figures politiques les plus importantes de Grande-Bretagne.

Richard Partington indique que ce même pub fut le témoin d’une période charnière de la vie de Burnham, lorsqu’il y retourna en 1989, alors qu’il étudiait à l’université de Cambridge, souffrant de ce qu’il appelait le «syndrome de l’imposteur», le sentiment de ne pas appartenir à l’élite universitaire.

Là, dans l’atmosphère villageoise et au son de la musique, il commença à forger son identité du Nord, qui deviendra plus tard un élément central de son discours politique.

Les habitants de Culchesth perçoivent Burnham comme différent de l’image traditionnelle de l’homme politique londonien. Certains disent qu’il est «l’un des nôtres», quelqu’un qui comprend le quotidien des gens ordinaires et qui n’a pas fait ses études dans une école privée ni évolué dans un milieu politique élitiste. Cependant, d’autres préviennent que l’identité locale ne suffit pas et que le véritable test sera sa capacité à améliorer les conditions économiques et sociales.

Le modèle mancunien

Burnham arrive à Downing Street fort d’une longue expérience de la gestion du Grand Manchester, où il a été maire et s’est attaché à renforcer le rôle des collectivités locales dans l’économie, les transports et les services. Son modèle mancunien*, fondé sur des partenariats public-privé, s’inscrit dans sa vision plus large d’une redistribution du pouvoir hors de Westminster.

L’une de ses premières initiatives fut l’ouverture du bureau «N°10 du Nord» à Manchester (par référence au 10, Downing Street, bureau et résidence du Premier ministre britannique), un geste symbolique témoignant de sa volonté de décentraliser les décisions politiques et économiques vers le nord du pays. Il insiste sur le fait que son objectif est de parvenir à une «croissance harmonieuse dans toutes les régions», et pas seulement dans les grandes villes et les zones proches de la capitale.

Partington souligne que l’histoire de Burnham est intimement liée à celle de cette région industrielle, marquée par le déclin des mines et des industries traditionnelles. Enfant, il fut témoin des conséquences des fermetures de mines et du déclin d’industries qui faisaient vivre des milliers de familles sous le gouvernement de la Dame de fer, Margaret Thatcher.

Lors de la grève des mineurs de 1984, Burnham passait près des lieux de protestation. Cette expérience a profondément marqué sa vision politique, notamment sa conviction de la nécessité de soutenir les communautés les plus durement touchées par les transformations économiques.

Toutefois, Warrington, le quartier d’origine de Burnham, ne se résume pas aux zones dites du «Mur rouge» –ainsi nommées car elles étaient autrefois des bastions travaillistes– qui ont souffert du déclin industriel. Ce quartier englobe des zones prospères et d’autres plus défavorisées, des secteurs où les technologies et l’énergie nucléaire sont présentes mais aussi des problèmes comme la fermeture de commerces et la hausse du coût de la vie. Par conséquent, certains habitants estiment que le véritable défi de Burnham sera de prouver que son projet a une portée plus que symbolique.

Un politique proche du peuple

Burnham bénéficie d’un large soutien grâce à son style accessible, notamment suite à ses actions lors de crises telles que l’attentat de Manchester Arena en 2017 et son implication dans la vie locale. Ses partisans estiment que sa capacité à comprendre et à dialoguer avec les citoyens a été un facteur clé de son succès politique.

Cependant, la route à parcourir est semée d’embûches. Le nouveau gouvernement doit faire face à d’importantes difficultés économiques, à des collectivités locales surendettées et à des désaccords concernant le logement, l’énergie et les dépenses publiques.

Par ailleurs, le renforcement des pouvoirs locaux –un pilier central de son programme– soulève des questions quant à la capacité de ces régions à gérer efficacement leurs ressources.

Néanmoins, nombreux sont ceux qui, dans le nord de l’Angleterre, perçoivent l’arrivée de Burnham comme un tournant dans le paysage politique britannique. Après des décennies où beaucoup d’habitants du nord avaient le sentiment que les décisions importantes étaient prises à Londres, loin de leurs réalités, un Premier ministre est arrivé au pouvoir, incarnant la mémoire et les défis de ces communautés.

Le plus grand défi pour Burnham reste sa capacité à transformer son ascension personnelle, de fils d’une zone industrielle à Premier ministre, en une histoire plus large de reconstruction de la confiance entre le gouvernement et les régions qui se sont longtemps senties marginalisées.

* Mancunien est ce qui est relatif à la ville de Manchester.

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‘‘14 Janvier : L’enquête’’ | Chronique d’une méprise annoncée

28. Juli 2026 um 07:54

Que nous apporte 15 années après les faits la lecture de ce livre écrit deux ans après ce qu’il a été convenu de définir comme la Révolution du Jasmin ? Beaucoup de choses. Même si on peut se poser des questions sur la facilité avec laquelle les auteurs ont eu accès à des documents issus des ministères de l’Intérieur ou de la Défense, qui en Tunisie comme ailleurs, ont pour habitude de classifier les sujets sensibles sur des dizaines d’années.

Dr Mounir Hanablia *

Deux années est un délai trop court pour déroger à la règle lorsqu’il s’agit de ce qu’on ne peut qualifier juridiquement que de mutinerie d’une partie au moins de l’élite des forces de sécurité ; quelles qu’en eussent été les raisons.

On a ainsi appris incidemment que ce sont bien ces mêmes unités qui avaient vidé les résidences de la famille du dictateur déchu de ses biens les plus précieux ; pour les mettre en lieu sûr afin d’en empêcher le pillage par la populace. C’est bien la seule fois où ce fait est reconnu en tant que tel, même si l’explication qui en est rapportée demeure largement discutable.

On doit donc considérer que d’une certaine manière cette documentation a été fournie en dehors des circuits hiérarchiques normaux par ceux qui avaient un intérêt à le faire.

Mais pour commencer par le commencement, il y a la fameuse méprise qui a fait le tour du monde sur les identités des Bouazizi, Tarek le marchand ambulant qui s’est immolé, et le blogueur Mohamed dont étant toujours vivant le nom est devenu à tort le symbole de la révolte contre Ben Ali.

Prise d’otage, «snipers» et comités de quartiers

L’ouvrage est un récit détaillé des derniers moments du régime de Ben Ali, dont la chute avait été en réalité annoncée en 2008 avec les évènements du Bassin minier, lorsque le président américain Barack Obama dans ce qui apparaissait comme un dernier avertissement avait enjoint au dictateur d’apporter les réformes politiques nécessaires. Les rôles joués dans sa chute par Samir Tarhouni des brigades antiterroristes de la police et Sami Sik Salem des unités de protection de la présidence sont évidemment mis en exergue.

Selon les auteurs du livre, les deux hommes, sans aucune coordination, sans aucune couverture de leurs supérieurs, ont empêché la fuite de la famille du dictateur pour l’un, et obligé pour l’autre les représentants timorés du régime à prononcer la destitution de celui dont ils n’avaient été que les larbins. Mais on ignorait alors que l’édifice vermoulu du pouvoir menaçait de s’écrouler, et un simple coup de pied a finalement suffi pour l’abattre.

C’est ainsi qu’on peut qualifier «la prise d’otages» des membres du clan Trabelsi à l’aéroport de Tunis-Carthage empêchés de quitter le territoire, ainsi que les «réquisitions» de Mohammed Ghannouchi, Abdallah Kallel, et Fouad Mbazaa, sommés d’assumer leurs responsabilités et de prononcer la vacance du pouvoir, d’abord provisoire, puis définitive, face aux caméras de la télévision, en étant ainsi pris à témoins par l’ensemble du peuple tunisien.

Les fameux snipers ?  Une Intox qui a fait florès, inventée par les blogueurs, ou par Abdelwahab Abdallah, à moins que ce ne fut Ridha Grira, le ministre de la Défense, et les médias, en particulier Larbi Nasra, le patron de la chaîne télévisée Hannibal, s’en sont emparés pour en faire une réalité dans l’esprit du public, des détenteurs du pouvoir et des forces de l’ordre.

L’habileté a été dans son usage politique d’en faire assumer la responsabilité à Ali Seriati, qui en convainquant le dictateur de partir, sa sécurité n’étant plus assurée, avait endossé à son corps défendant le rôle utile du comploteur. Cela arrangeait beaucoup de monde du plus haut sommet de l’État aux agents sur le terrain chargés de s’opposer aux manifestants.

En inventant les Comités de quartier chargés de traquer les snipers, Ridha Grira, ou bien peut être Rachid Ammar, a envoyé la populace courir après sa propre queue.

Ainsi le 14 Janvier 2011 aurait-il été ce fait imprévisible dans la chaîne des événements sanglants ayant débuté le 17 Décembre 2010 et dont la fuite du dictateur n’aurait été que le résultat accidentel ? Les auteurs du Livre l’affirment, en en faisant on aurait envie de dire une fabrication tunisienne à 100%, sans doute pour faire vibrer la fibre nationaliste. Celle qui a fait de la fuite du dictateur l’acte fondateur d’une ère nouvelle, sans ironie, qualifiée de Printemps Arabe. Celle qui a fait du peuple tunisien le digne maître de son propre destin, le fossoyeur des dictatures du monde arabe, et un acteur devenu majeur dans l’Histoire du monde.

Le peuple égaré balise la voie pour l’arrivée d’Ennahdha au pouvoir

Néanmoins, le rôle joué par l’Internet, ce bras armé du Pentagone dans la guerre mondiale de l’information, pour ne pas avoir été ignoré, semble largement sous-estimé. Dans la croisade pour la démocratie ce sont les ambassades et les ONG américaines qui ont formé les blogueurs dont le rôle a été déterminant dans l’encadrement des masses face à l’appareil létal du pouvoir, depuis les lancements des mots d’ordre de mobilisation et de dispersion en passant par les parcours des manifestations et le ciblage des structures du pouvoir, en particulier les postes de police et de la garde nationale.

Il ne suffit pas de dire que les supporters du Club Africain ou de l’Espérance de Tunis possédaient l’organisation nécessaire et qu’ils étaient rompus aux affrontements avec la police. Il est vrai qu’en 2014, on n’appréciait pas encore l’impact réel de la toile sur le comportement des foules et que des sociétés comme Cambridge Analytica n’étaient pas encore connues.

Tout comme les manifestants, les blogueurs ont risqué leurs vies, parfois pour un avenir meilleur, et quelques-uns l’ont perdue. D’autres comme certains membres des unités spéciales de la sécurité l’avaient également risquée en empêchant les rats de quitter le navire parce qu’ils ne voulaient pas servir de boucs émissaires à la dictature et à la répression.

De là à dire qu’il n’y a pas eu d’intervention étrangère, il n’y a qu’un pas qu’on ne peut pas franchir. L’Italie et l’Algérie, gazoduc oblige, ne pouvaient pas rester les bras croisés face à la déliquescence entamée un mois auparavant, de l’autorité en Tunisie. Chacun y est allé de sa partition, même si on ne sait pas encore de quelle manière. Il faudrait aller à Rome pour en avoir la preuve. Et le port de Bizerte occupe une position trop stratégique pour l’Otan entre les bassins oriental et occidental de la Méditerranée.

En réalité, la nomination de Béji Caïd Essebsi au poste de Premier ministre provisoire, n’avait d’autre objectif en préparant l’arrivée d’Ennahdha au pouvoir, que de lier irrémédiablement le sort du pays au marché international, par le biais de la dette odieuse.

Il est par conséquent tout à fait inutile de chercher ce qu’a fait la CIA durant les journées révolutionnaires : elle a probablement fait comme en Ukraine, en Géorgie, ou en Iran.

Samir Tarhouni et Sami Sik Salem ont-ils donc été des héros ? Certainement puisqu’ils ont endossé à un moment crucial la volonté du peuple, et qu’ils en ont payé le prix fort. Malheureusement, il est apparu qu’il existait une large dichotomie entre celle-ci et celle de sa classe politique. Et cette dichotomie est devenue méprise lorsque, convaincu d’être libre, il a choisi pour le gouverner ceux qui se souciaient le moins de sa prospérité et de sa sécurité. Ainsi le peuple tunisien, tout comme les héros des tragédies grecques, s’est-il tout simplement égaré. Avait-il réellement le choix ? 

* Médecin de libre pratique.

‘‘14 Janvier, l’enquête’’ de Abdelaziz Belkhodja et Tarak Cheikhrouhou, Apollonia Editions, Tunis 2013, 200 Pages. La traduction arabe est parue en 2014.

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Ktebus | La bibliothèque itinérante apporte la magie de la lecture aux enfants de Tunisie

27. Juli 2026 um 23:50

L’Ambassade du Canada en Tunisie a salué la réussite de la 2e édition de Ktebus, une initiative soutenue en partenariat avec l’Alliance Française de Tunis et la Représentation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour l’Afrique du Nord.

Conçue comme une véritable bibliothèque sur roues, KTEBUS est allée à la rencontre des enfants à travers de nombreuses régions du pays, de Bizerte à Tataouine, en passant par Jendouba, Le Kef, Kasserine, Sidi Bouzid, Gafsa, Tozeur, Gabès et La Manouba, offerant des moments d’apprentissage, d’évasion et de créativité.

Au programme de cette tournée nationale : contes animés, ateliers de bande dessinée, jeux de rôle, créations manuelles comme la fabrication de coffres au trésor, ou encore initiation aux calligrammes. Pour prolonger la magie de la lecture, de nombreux ouvrages ont également été distribués aux enfants afin qu’ils puissent poursuivre l’aventure littéraire chez eux.

Saluant le dévouement et l’énergie des intervenants mobilisés sur le terrain, l’ambassade a exprimé sa gratitude envers toutes les équipes qui ont contribué à faire de cette tournée un véritable succès.

Y. N.

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Institut Pasteur : Renforcement des capacités en surveillance environnementale des virus entériques

27. Juli 2026 um 22:51

L’Institut Pasteur de Tunis, en partenariat avec l’Institut Pasteur d’Algérie, a co-organisé une formation pratique consacrée aux techniques de concentration des virus entériques dans les eaux usées.

Cette formation a été organisée dans le cadre du projet EnSurPoV (Implementation of Environmental Surveillance of Polio and Enteric Viruses in North African Countries), coordonné par Dr Sondes Haddad-Boubaker

Organisée les 19 et 20 juillet 2026 au Laboratoire des entérovirus de l’Institut Pasteur d’Algérie à Sidi-Fredj, cette formation a réuni des participants des deux instituts autour des méthodes de référence utilisées en surveillance environnementale.

L’objectif était de renforcer les compétences techniques des équipes, d’harmoniser les protocoles de laboratoire et de consolider la collaboration scientifique régionale pour la détection des poliovirus et d’autres virus entériques.

Cette initiative illustre l’engagement des partenaires du projet EnSurPoV en faveur du développement de la surveillance environnementale et du renforcement de la santé publique en Afrique du Nord.

IPT

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Appel à la mobilisation pour le procès en appel de Ghassen Boughdiri

27. Juli 2026 um 21:19

​Un appel à la mobilisation a été lancé pour soutenir Ghassen Boughdiri, dont le procès en appel s’ouvre ce mardi 28 juillet 2026 à 9h devant la cour d’appel de Tunis.

​Membre de la Coordination de l’action commune pour la Palestine et du comité de la Flottille Soumoud, Ghassen Boughdiri a été condamné en première instance à une peine de sept mois de prison.

Pour son comité de soutien, cette condamnation fait suite à sa participation à un rassemblement visant à dénoncer l’implication des entreprises commerciales associées à l’occupation, à soutenir la campagne de boycott économique et à affirmer le droit du peuple palestinien à la résistance.

Ghassen Boughdiri a été arrêté et poursuivi pour entrave au travail et violences, puis condamné en première instance à sept mois de prison ferme.

La même source estime que cette affaire dépasse la personne du militant mais touche au droit des citoyens à exprimer leur solidarité avec la cause palestinienne et à s’opposer aux réseaux de complicité avec l’occupation.

​Un appel a ainsi été lancé à l’ensemble des forces vives, des militants et des défenseurs de la cause palestinienne en Tunisie pour observer un rassemblement de soutien ce mardi à 9h00 devant la cour d’appel de Tunis, afin de réclamer la libération de Ghassen Boughdiri.

Y. N.

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Santé des détenus et droit de visite | Le CGPR rejette des allégations infondées

27. Juli 2026 um 20:22

Le Comité général des prisons et de la rééducation (CGPR) affirme avoir pris les mesures nécessaires au sein des établissements pénitentiaires pour faire face à la hausse exceptionnelle des températures.

Dans un communiqué publié ce lundi 27 juillet 2027, le CGPR indique avoir adapté les conditions et renforcé la prise en charge médicale afin de garantir la sécurité et le bien-être des détenus et faire face aux conditions climatiques actuelles,

Par la même occasion, le Comité des prisons a catégoriquement démenti les rumeurs faisant état d’une détérioration de la santé de certains prisonniers ou d’une interdiction de visite pour leurs familles et avocats, et ce, en référence au communiqué publié ce jour même par le comité de défense du président Ennahdha Rached Ghannouchi incarcéré à la prison de la Mornaguia

Le CGPR précise par ailleurs que tous les détenus bénéficient d’un suivi assuré par le personnel médical et paramédical des prisons et qu’en cas de besoin, ils sont transférés vers les services d’urgence des hôpitaux publics.

Quant au droit de visite, la même source ajoute que les visites des proches et des avocats se poursuivent normalement, dans le strict respect des procédures et règlements en vigueur.

Y. N.

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Météo | Pluies et orages attendus cette nuit

27. Juli 2026 um 19:52

Un temps instable est annoncé par l’Institut national de la météorologie (INM) pour cette nuit, avec des cellules orageuses, de forts vents et des précipitations.

Le ciel sera marqué par des passages nuageux parfois denses, accompagnés de cellules orageuses locales. Celles-ci apporteront des pluies temporairement intenses et des chutes de grêle par endroits, en particulier sur les côtes du Nord et localement dans le Centre. Sur le reste du pays, le temps restera partiellement voilé.

Côté vent, les rafales souffleront fort sur le Nord et le Centre, ainsi que dans le Sud, entraînant des phénomènes de sable qui pourraient réduire la visibilité.

Quant aux températures nocturnes, l’INM prévoit des valeurs variant entre 24 °C et 28 °C dans le Nord et le Centre, aux alentours de 20 °C sur les hauteurs de l’Ouest, et entre 29 °C et 34 °C dans le Sud. Elles pourraient atteindre jusqu’à 36 °C dans l’extrême Sud.

Y. N.

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Des nouvelles de Rached Ghannouchi (Comité de défense)

27. Juli 2026 um 19:27

Le comité de défense du président du parti islamiste Ennahdha Rached Ghannouchi a publié un communiqué, ce lundi 27 juillet 2026, pour s’exprimer sur son état de santé.

D’après ses avocats, qui ont pu lui rendre visite cet après-midi, Rached Ghannouchi est de retour à la prison civile de la Mornaguian où il purge sa peine, après une grève de la faim à l’hôpital.

Dans son communiqué, le comité affirme que Rached Ghannouhch avait entamé une grève de la faim pour protester contre « son isolement et la privation de ses droits de visite durant son hospitalisation » et n’a suspendu ce mouvement qu’après avoir obtenu l’engagement que ses visites soient rétablies, ce qui n’a été concrétisé qu’à son retour en prison.

La même source a par ailleurs tiré la sonnette d’alarme quant au déclin rapide de la santé du chef d’Ennahdha, âgé de 85 ans, qui a été transporté d’urgence à l’hôpital à cinq reprises au cours du dernier mois, expliquant que son état s’est dégradé sous l’effet combiné des conditions de détention et de la forte canicule frappant le pays.

Dans leur communiqué, les avocats imputent à l’administration pénitentiaire et aux autorités la responsabilité des séquelles physiques et psychologiques subies par Rached Ghannouchi durant son hospitalisation sous isolement, tout en appelant à sa libération et à celle d’Ahmed Néjib Chebbi, dont l’état de santé est également dit préoccupant ainsi qu’à l’ensemble des détenus politiques.

Y. N.

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Tunisie | Le député Jarboui met en garde contre l’aggravation de la situation sociale

27. Juli 2026 um 13:34

Le député Hassen Jarboui a exprimé sa déception face à l’incapacité de l’exécutif à répondre aux revendications des citoyens, tout en mettant en garde contre une aggravation de la situation sociale. Les députés tentent désormais de convaincre la population d’accepter des solutions à l’efficacité desquelles ils ne croient plus eux-mêmes, et ce afin d’éviter une bascule vers la violence ou une paralysie totale, a-t-il expliqué, lors d’une séance plénière consacrée aux répercussions des coupures d’eau et d’électricité dans plusieurs régions.

Selon Diwan FM, M. Jarboui a critiqué l’absence de ministres aux séances parlementaires, ainsi que la vacance de nombreux postes de direction aux niveaux central et régional, se demandant comment les crises pouvaient être gérées en l’absence de responsables à la tête de secteurs vitaux, comme celui de l’énergie, faisant allusion notamment à la vacance, depuis plusieurs mois, du poste de ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, dont l’intérim est assuré, plutôt mal au vu des résultats, par le ministre de l’Equipement et de l’Habitat.

Le député a également souligné les souffrances des citoyens causées par les coupures d’eau et d’électricité, évoquant le décès d’un patient dépendant d’un appareil à oxygène à la suite d’une coupure de courant, ainsi que les difficultés quotidiennes et logistiques engendrées par le manque d’eau.

Hassen Jarboui a affirmé que le problème trouve son origine dans «l’échec et un état d’esprit figé», soulignant que «la première étape vers le succès et la réforme consiste à reconnaître ses erreurs».

Dans un message direct aux autorités, le député a déclaré que les parlementaires étaient prêts à renoncer à leurs privilèges si l’Assemblée des représentants du peuple s’avérait être un obstacle à la réforme du pays, insistant sur le fait que l’objectif premier est de sauver la nation et d’améliorer les conditions de vie, et non de rechercher des avantages indus.

En conclusion, il a appelé à une action urgente pour remédier à la situation et garantir la fourniture des services essentiels – notamment l’eau et l’électricité – à tous les citoyens, dans toutes les régions du pays.

Rappelons que les annonces de morts à cause des coupures d’électricité se multiplient sur les réseaux sociaux, souvent colportés par de jeunes médecins en poste dans les hôpitaux publics, mais le ministère de la Santé n’a pas cru nécessaire, à ce jour, de donner les statistiques exactes à ce sujet qu’attendent et qu’exigent les citoyens dont la colère ne cesse de grossir face à l’incompétence et au silence des autorités face à leurs souffrances.

I. B.    

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Feux de forêts | Le FTDES pointe les carences du système forestier en Tunisie

27. Juli 2026 um 12:23

Les feux de forêt récurrents — survenant en Tunisie à la même période de l’année avec une telle intensité et une propagation aussi rapide — révèlent des défaillances structurelles chroniques au sein des systèmes de prévention, de préparation et de gestion des risques environnementaux.

C4est ce qu’a affirmé le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), en soulignant des problèmes majeurs, notamment le manque d’agents forestiers — dont les effectifs sont disproportionnés par rapport aux vastes étendues forestières menacées et à l’ampleur des risques croissants (un seul agent couvrant entre 400 et 600 hectares) —, ainsi que l’insuffisance des mécanismes de surveillance et d’alerte précoce, et le mauvais entretien des pistes forestières et des pare-feu.

La stratégie nationale et les politiques publiques actuelles ne sont plus en mesure de suivre le rythme des évolutions climatiques rapides que connaît le pays — en particulier au cours de la dernière décennie — car elles manquent de l’efficacité et de l’approche globale nécessaires pour appréhender les dimensions sociales, économiques et environnementales du système forestier, a souligné le Forum, en appelant au renforcement urgent des capacités des organismes chargés de la protection des forêts et de la réponse aux catastrophes naturelles — au premier rang desquels figure le corps des agents forestiers — ainsi qu’à la mise à disposition des ressources humaines, matérielles et technologiques nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.

Le FTDES a, également, souligné la nécessité d’apporter un soutien économique, social et psychologique aux personnes touchées, appelant l’État à offrir les indemnisations requises à quiconque a vu son logement ou ses moyens de subsistance affectés par les incendies, et à garantir une gestion plus efficace du fonds destiné à l’indemnisation des dommages causés par les catastrophes naturelles.

L’Ong a aussi exhorté l’autorité de tutelle à renforcer les volets planification et anticipation de la stratégie nationale de prévention des feux de forêt, de manière à améliorer la préparation face au changement climatique et dépasser le stade de la simple intervention une fois la catastrophe survenue.

Le forum a souligné la nécessité de revoir le système de gestion des zones forestières et de leurs abords, et d’adopter une approche participative intégrant les populations forestières et les acteurs locaux aux programmes de prévention et de surveillance, compte tenu de leur lien étroit avec ces territoires et de leur capacité à détecter les premiers signes de risque.

Il a également demandé la publication de données officielles concernant les causes des incendies, l’ampleur des pertes subies et les conclusions des enquêtes sur les cas de négligence ou de manquement présumé aux obligations.

I. B.

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