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OMC : Les atouts de la Tunisie face au défi de la recomposition des chaînes de valeur

17. September 2026 um 14:46

La directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala, estime que la Tunisie dispose de ressources humaines instruites et qualifiées pour tirer parti des transformations des chaînes de valeur mondiales. Une appréciation qui intervient alors que Tunis défend à Genève plusieurs priorités liées au développement industriel, à la sécurité alimentaire et à la transition numérique.

Le capital humain comme levier industriel

Intervenant ce jeudi à Genève, dans le cadre du Forum public de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala a mis en avant la qualité des ressources humaines tunisiennes. Selon la directrice générale de l’organisation, ce capital humain peut permettre à la Tunisie de mieux se positionner dans un environnement économique mondial marqué par la recomposition des chaînes de valeur.

Cette évolution offre potentiellement de nouvelles opportunités aux pays capables de mobiliser des compétences qualifiées, d’attirer des investissements et de s’intégrer dans des segments industriels à plus forte valeur ajoutée.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse toutefois la disponibilité des compétences. Il consiste également à transformer cet atout en implantations industrielles, en activités d’exportation et en une participation plus importante aux différentes étapes de production.

Des opportunités dans un commerce mondial en transformation

La recomposition des chaînes de valeur mondiales pousse les entreprises à revoir leurs réseaux de production et d’approvisionnement. Cette dynamique peut ouvrir des perspectives à des économies disposant d’un tissu industriel, de compétences techniques et d’une proximité avec de grands marchés.

La Tunisie cherche notamment à valoriser ses capacités dans les secteurs industriels et technologiques. Mais la concrétisation de ces opportunités dépendra de plusieurs facteurs : l’environnement des affaires, la compétitivité logistique, l’accès aux intrants et la capacité à répondre aux exigences des donneurs d’ordre internationaux.

L’appréciation formulée par la responsable de l’OMC constitue donc un signal sur le potentiel du pays, sans préjuger de l’ampleur des investissements ou des relocalisations qui pourraient en découler.

Tunis défend un accès plus équitable aux marchés

La déclaration de Ngozi Okonjo-Iweala intervient alors que la Tunisie participe aux discussions consacrées à la réforme de l’organisation commerciale mondiale.

Lors de ces négociations, Tunis met en avant plusieurs priorités : la sécurité alimentaire, l’industrialisation, la transition numérique et l’amélioration de l’accès des pays en développement aux marchés internationaux.

Ces revendications s’inscrivent dans une volonté de faire évoluer les règles du commerce mondial afin de mieux prendre en compte les contraintes et les besoins des économies en développement.

Lire aussi :

Tunisie – OMC : Cap sur la 4e revue des politiques commerciales

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OMC – Transparence commerciale : la Tunisie change de dimension

16. September 2026 um 15:34

C’est un satisfecit qui vient de Genève : l’Organisation mondiale du commerce a dressé, mardi 15 septembre 2026, un bilan favorable de l’engagement tunisien au sein de l’institution, en marge du Forum public de l’OMC qui se tient jusqu’au 17 septembre. D’après ce bilan, le pays joue désormais un rôle moteur et constructif dans les mécanismes d’échange internationaux.

Fait inédit relevé : la Tunisie s’est engagée cette année pour la toute première fois dans les mécanismes de règlement des différends de l’organisation. Le pays a par ailleurs adapté son cadre juridique en lien avec la Zone de libre-échange continentale africaine et sa loi sur l’investissement. Autre indicateur mis en avant : depuis le précédent audit de 2016, la Tunisie a fait remonter à l’OMC plus d’une cinquantaine de notifications officielles.

Un parcours entamé depuis plusieurs années

Cette performance de la Tunisie s’inscrit dans la continuité de plusieurs jalons : l’accord sur la facilitation des échanges et les protocoles de la ZLECAF, entré en vigueur côté tunisien en 2020, puis le quatrième examen global de la politique commerciale du pays, conduit à Genève les 25 et 27 novembre 2025. Le bilan de l’OMC a néanmoins nuancé ce constat en rappelant que le contexte macroéconomique local laisse encore des défis structurels à surmonter pour ancrer durablement ces acquis.

Pour les exportateurs et investisseurs étrangers, une meilleure notation en transparence réglementaire réduit l’incertitude juridique perçue autour du marché tunisien, un facteur qui pèse dans les décisions d’implantation ou de partenariat commercial. L’alignement progressif sur les standards de la ZLECAF ouvre par ailleurs des perspectives concrètes pour les entreprises tunisiennes cherchant à sécuriser leur accès aux marchés africains.

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