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Aéronautique : Pursuit Aerospace muscle son ancrage industriel en Tunisie

07. Oktober 2026 um 11:24

Le géant américain Pursuit Aerospace accélère sa croissance en Tunisie. L’équipementier a débuté le 3 septembre dernier la construction d’un troisième bâtiment sur son site de la zone industrielle d’El Mghira, en banlieue de Tunis. Cette extension augmentera la superficie de l’usine de 40 %, portant l’ensemble des installations à plus de 13 000 m² d’ici le second semestre 2027.

Spécialisée dans la fonderie de précision en alliages de nickel et de cobalt pour moteurs d’avion, l’usine va renforcer ses capacités de production (fours, lignes de moules) pour répondre à la hausse de la demande mondiale. Le groupe prévoit d’y internaliser de nouvelles étapes à forte valeur ajoutée, comme l’usinage et certains procédés spécialisés, afin d’ériger le site tunisien en véritable « centre d’excellence ».

Sur le plan socioéconomique, ce projet constitue un levier majeur pour le bassin d’emploi local. Avec la création de nouveaux postes, l’effectif dépassera la barre symbolique des 1 000 salariés. Dans un secteur aéronautique tunisien qui compte près de 100 entreprises et 20 000 employés pour 650 millions d’euros d’exportations, Pursuit Aerospace représentera à lui seul plus de 5 % des emplois de toute la filière nationale.

Cette expansion stratégique s’inscrit dans une dynamique globale de renforcement des capacités du groupe américain, illustrée également par le rachat récent de la société britannique Creasey Castings en août dernier.

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Inflation à 5,6 %, 622 400 chômeurs : Imed Oulad Jibril conteste le « discours de résilience »

07. Oktober 2026 um 10:06

Le député Imed Oulad Jibril conteste le discours sur la maîtrise de l’inflation et du déficit public tenu par le directeur de cabinet de la ministre des Finances. Il estime que cette lecture de la situation économique occulte plusieurs indicateurs qui témoignent des difficultés persistantes et de leur impact sur les citoyens.

Dans une publication sur sa page Facebook, le député revient notamment sur le taux d’inflation, qui a atteint 5,6 % en septembre 2026. « Cela signifie que les prix continuent d’augmenter, après les hausses enregistrées au cours des dernières années », souligne-t-il.

En outre, Imed Oulad Jibril souligne que le ralentissement de l’inflation ne doit pas être confondu avec une baisse des prix. Il précise également qu’il ne signifie pas un rétablissement automatique du pouvoir d’achat perdu par les ménages.

Plus de 622 000 chômeurs

Le député met également l’accent sur la situation du marché du travail. Il évoque 622 400 personnes au chômage, tandis que le taux de chômage des jeunes atteint 35,4 %.

La situation des diplômés de l’enseignement supérieur constitue, selon lui, un autre point de préoccupation. Leur taux de chômage serait passé de 24,2 % à 26,6 % en l’espace de trois mois.

« Des années d’études et les sacrifices consentis par les familles se heurtent à des perspectives d’emploi limitées », écrit-il.

Autre indicateur cité par le député : le nombre d’emplois occupés aurait diminué de 58 200 personnes par rapport au trimestre précédent. Dans le même temps, le taux de participation au marché du travail serait passé de 45,9 % à 44,7 %.

Pour Imed Oulad Jibril, la seule baisse du taux de chômage ne suffit donc pas à conclure à une amélioration de l’emploi. Il appelle donc à prendre en compte l’évolution du nombre d’actifs et du nombre de personnes effectivement en emploi.

Dette et financement : des fragilités persistantes

Le député s’appuie également sur les analyses de la Banque mondiale concernant l’économie tunisienne, qu’il décrit comme engagée dans une trajectoire de croissance lente et exposée à la hausse des prix des importations ainsi qu’aux déséquilibres des finances publiques.

Il souligne également la persistance de l’endettement public et le recours croissant au financement intérieur. Des éléments qui, selon lui, doivent être intégrés à toute évaluation de la situation économique du pays.

Concernant la maîtrise du déficit budgétaire, Imed Oulad Jibril estime qu’elle doit être appréciée à partir de plusieurs éléments : le déficit concerné, la période de référence, son mode de financement, mais aussi le coût de l’emprunt et ses conséquences sur le financement des entreprises, l’investissement et le développement.

« Le citoyen attend un emploi et un revenu suffisant »

Pour le député, l’évaluation de la situation économique ne peut se limiter aux grands équilibres financiers. Il appelle à établir un bilan reliant les finances publiques à l’emploi, aux revenus et à l’évolution des prix.

« Les indicateurs qui n’ont pas été mentionnés dans le discours sont précisément ceux dont le citoyen ressent les effets au quotidien », estime-t-il.

Selon lui, la poursuite de la hausse des prix, l’augmentation du chômage des diplômés et la baisse du nombre de personnes en emploi doivent être prises en compte dans l’analyse de la situation économique.

« Le citoyen attend un emploi, un revenu suffisant et une entreprise capable de produire. Il est en droit de connaître les mesures prévues et les échéances pour changer cette réalité », affirme le député.

Il conclut en interrogeant directement le discours officiel sur la résilience de l’économie : « De quelle résistance parlez-vous, qui supporte le coût de cette situation et jusqu’à quand ? »

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Gel des voitures administratives pendant 3 ans : le coup de frein proposé par les artisans

07. Oktober 2026 um 09:07

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises propose la mise en place d’un programme exceptionnel de trois ans, à intégrer au projet de loi de finances 2027, afin de rationaliser les dépenses publiques et de renforcer la gouvernance des moyens de l’État.

Selon une note de présentation accompagnant le projet de dispositions de la Fédération tunisienne des artisans et des PME, ce programme s’étendrait du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2029. Il prévoit notamment le gel de l’acquisition de nouvelles voitures administratives et de fonction au profit des structures publiques, ainsi que la suppression progressive des véhicules de fonction jugés non indispensables.

La Fédération propose également de limiter à un seul véhicule par responsable public et d’interdire le cumul entre une voiture de fonction et une voiture administrative. Elle préconise, en parallèle, de privilégier l’entretien du parc automobile existant et sa redistribution entre les différentes structures publiques.

Toute nouvelle acquisition devrait ainsi être soumise à une autorisation exceptionnelle et dûment motivée, réservée aux situations considérées comme indispensables.

Réduire les dépenses de fonctionnement

Le projet prévoit également plusieurs mesures destinées à maîtriser les dépenses de fonctionnement de l’État. La Fédération appelle notamment à rationaliser la consommation de carburant ainsi que les dépenses liées aux missions et déplacements, en faisant du billet en classe économique la règle générale et en privilégiant les réunions à distance lorsque cela est possible.

La révision des contrats de location des locaux administratifs figure également parmi les propositions, de même que la maîtrise des dépenses consacrées aux conférences, aux études et aux prestations de conseil.

Pour assurer un meilleur suivi du parc automobile public, la Fédération propose par ailleurs la création d’un registre national unifié des véhicules administratifs et de fonction.

Le gouvernement serait également tenu de présenter chaque année à l’Assemblée des représentants du peuple un rapport sur la mise en œuvre du programme et sur les économies réalisées. Ces mesures seraient soumises à des mécanismes de contrôle et d’audit.

Réorienter les économies vers l’investissement et l’emploi

Dans le document accompagnant son projet, la Fédération estime que la réforme des finances publiques devrait commencer par la lutte contre le gaspillage au sein de l’État, plutôt que par l’introduction de nouvelles charges pour les citoyens et les entreprises.

Elle plaide ainsi pour que les économies dégagées par ces mesures soient réorientées vers l’investissement, la production et l’emploi, mais aussi vers le soutien aux petites et moyennes entreprises et aux artisans.

À travers ce programme, la Fédération entend donc inscrire la maîtrise des dépenses publiques dans une logique de réallocation des ressources, avec l’objectif de dégager des marges financières susceptibles de soutenir davantage l’activité économique et le tissu entrepreneurial.

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Tunisie : Pursuit Aerospace agrandit son usine de 40% et vise plus de 1000 emplois

07. Oktober 2026 um 06:16

Le groupe américain Pursuit Aerospace va agrandir de 40% son site industriel de Tunis, spécialisé dans la fabrication de composants destinés aux moteurs d’avion. À l’issue de cette extension, prévue au second semestre 2027, l’unité devrait employer plus de 1.000 personnes.

L’investissement a été annoncé mardi 6 octobre 2026 par Pursuit Aerospace dans le cadre du renforcement de ses capacités mondiales dans le domaine de la fonderie aéronautique.

Les travaux ont débuté le 3 septembre avec la construction d’un troisième bâtiment venant compléter les installations existantes du groupe en Tunisie.

Plus de 13.000 m² à terme

L’extension augmentera de 40% la superficie du site. Une fois les travaux achevés, les installations tunisiennes de Pursuit Aerospace dépasseront 140.000 pieds carrés, soit environ 13.000 m².

Le groupe prévoit également que les effectifs du site dépasseront le seuil des 1.000 salariés.

Pursuit Aerospace fabrique à Tunis des pièces de fonderie de précision en alliages de nickel et de cobalt destinées aux moteurs aéronautiques. Le site intervient ainsi dans la chaîne de production de composants complexes utilisés par les grands motoristes du secteur.

Le nouveau bâtiment doit permettre d’augmenter les capacités des fours et des lignes de production de moules, aussi bien pour répondre aux commandes actuelles que pour accueillir de nouveaux marchés.

Plus de 5% des emplois de l’aéronautique tunisienne

Le seuil annoncé par Pursuit donne également une indication du poids que devrait atteindre son implantation tunisienne.

L’industrie aéronautique compte actuellement environ 20.000 salariés en Tunisie, répartis entre près d’une centaine d’entreprises.

Avec plus de 1.000 salariés à l’issue de son extension, Pursuit Aerospace représenterait ainsi à elle seule plus de 5% des emplois de l’ensemble de la filière aéronautique tunisienne.

Autre indicateur du poids économique de la filière aéronautique tunisienne : ses exportations atteignent environ 650 millions d’euros.

Ces chiffres permettent de mesurer l’ampleur du projet de Pursuit : au-delà de l’augmentation de 40% de sa superficie, son implantation tunisienne devrait représenter à terme une part significative de l’emploi de toute la filière aéronautique nationale.

Davantage d’opérations réalisées en Tunisie

L’extension porte également sur la nature des activités réalisées localement.

Pursuit Aerospace prévoit d’internaliser à Tunis davantage d’opérations effectuées après la fonderie, notamment des travaux d’usinage et certains procédés industriels spécialisés.

Cette intégration doit permettre au groupe de réaliser sur un même site une part plus importante des différentes étapes de fabrication des composants aéronautiques.

Pursuit indique vouloir faire de ses opérations tunisiennes un centre d’excellence de la fonderie aéronautique.

Le groupe américain possède deux unités de production dans la zone industrielle d’El Mghira, dans la banlieue de Tunis.

L’annonce concernant la Tunisie intervient parallèlement au renforcement des activités de Pursuit Aerospace au Royaume-Uni. Le groupe a finalisé en août l’acquisition de Creasey Castings Limited, société britannique spécialisée dans les pièces moulées en magnésium et en aluminium.

Lire aussi:

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Code du travail : comment l’adapter aux évolutions du monde du travail ?

03. Oktober 2026 um 12:46

La réforme du Code du travail s’impose pour être à l’ère du temps. Pour faire face à la précarité de l’emploi, à la multiplication des contrats temporaires et à la généralisation de la sous-traitance, autant de pratiques qui fragilisent la sécurité et les droits des travailleurs.

Au cœur de ce Code du travail, l’objectif est clair : renforcer la stabilité de l’emploi en érigeant le contrat à durée indéterminée (CDI) en norme, tout en limitant strictement le recours aux contrats à durée déterminée (CDD) à des cas exceptionnels, notamment le travail saisonnier ou temporaire. À l’heure où le monde du travail se transforme, l’UGTT se pose une question cruciale : comment adapter le Code du travail à l’ère du temps? 

Entre l’UGTT et l’UTICA, chacun voit les choses à sa manière. Nous avons contacté le sociologue Hédi Dahman. Selon lui, la dernière révision significative, qui a porté sur le chapitre de la sous-traitance et sur celui des contrats de travail, date maintenant de près de vingt ans. Elle a introduit de nouvelles dispositions dans le texte, mais le Code, dans son ensemble, est devenu désarticulé : on y a ajouté des pièces à différentes époques, si bien qu’il n’est plus cohérent. Les 269 articles du Code ne forment plus un ensemble harmonieux.

D’où la question: pourquoi une révision s’impose? A cette interrogation, il a répondu que le Code en question  ne couvre pas les nouvelles formes de travail. Dans l’étude que l’UGTT a publié en décembre sur le travail freelance, l’économie de plateforme et le travail sur plateforme, « nous avons constaté qu’aucun texte, ni droit du travail, ni législation sociale, ne les encadre. Le Code du travail n’a aucune disposition spécifique permettant d’y intégrer ces travailleurs, qui représentent un grand nombre de l’économie parallèle », poursuit-il. 

Hédi Dahman a expliqué qu’il y a deux raisons principales à cette révision. La première est l’importance de se conformer aux conventions internationales ratifiées par la Tunisie, qu’elles soient bilatérales ou multilatérales. La deuxième raison souligne la nécessité de répondre aux besoins du travail moderne.

Il est à noter que, depuis une dizaine d’années, et surtout depuis la pandémie de Covid, certaines formes de travail ont disparu tandis que de nouvelles ont émergé, et d’autres continueront d’apparaître. Le Code doit donc être adapté à cette nouvelle morphologie du travail.

L’enjeu de l’harmonisation est crucial : la révision du Code constitue une étape incontournable, car c’est à partir de lui que l’on peut réviser les conventions collectives sectorielles. En l’absence de dispositions dans le Code, il est impossible d’opérer des changements ailleurs. Cela ne représente pas seulement un blocage du travail, mais également un frein au dialogue social. Bien que de nouvelles formes de travail soient apparues, elles se trouvent dépourvues de cadre contractuel, de sécurité sociale et de protection.

A titre d’exemple, Hédi Dahman revient sur les conseils de prud’hommes (« conseils de prud’hommes » Ils traitent les litiges individuels du travail. Normalement, leur composition est tripartite : un magistrat, un représentant du patronat et un représentant des salariés (ou un avocat).

Aujourd’hui, ces conseils sont paralysés : les représentants des salariés ne siègent plus, notamment à cause de l’indemnité dérisoire qu’ils perçoivent (environ 5,400 dinars), et parce que la répartition régionale (par exemple pour quelqu’un de Tataouine) et sectorielle (par fédérations) rend la désignation difficile. Il manque aussi de la formation : on ne peut pas envoyer un représentant qui ignore la législation et le cadre juridique défendre un salarié face à l’employeur, qui, lui, vient avec son avocat.

Lire aussi: IACE – Code du travail : 43,9 % des Tunisiens hors-jeu

En outre, il est important de revenir sur la décision du gouvernement d’agir de manière unilatérale concernant des sujets tels que le contrat de travail et la sous-traitance, sans passer par la négociation sociale. À cet égard, l’UGTT a rédigé une lecture critique qui a été transmise au bureau exécutif, puis au gouvernement, mais elle n’a pas été consultée avant la publication du texte.

Parmi les réserves exprimées par Hédi Dahman, on trouve le texte juridique qui a supprimé la possibilité de contrats à durée déterminée (CDD), transformant certains CDD en contrats à durée indéterminée (CDI). Cela pose un problème particulier dans le secteur du tourisme, notamment à Djerba, Médenine et Hammamet, où un employeur peut licencier un salarié après seulement deux mois pour  » licenciement abusif « et l’indemniser, avant de recruter une nouvelle personne. Il subsiste donc une faille dans la loi. Selon les statistiques, environ 15 000 travailleurs seraient concernés.

Effets sociaux du Code du travail 

Le sociologue reconnaît certains aspects positifs (conditions de travail dignes, stabilité professionnelle pour ceux en emploi durable), mais il rappelle que cette lecture est celle du juriste ; lui, en tant que sociologue, s’intéresse aux impacts sociaux et professionnels. Il ajoute que, comme pour tout texte, les parties exploitent les failles juridiques à leur avantage avec leurs avocats, ce qui est normal, mais produit un impact négatif après l’application. Il craint aussi que cela freine l’employabilité.

Alors que pour l’Utica, la direction a fait savoir que son organisation intervient surtout sur la promotion de la négociation collective, le Code n’étant que le cadre général de la loi : l’essentiel de son action porte sur les conventions collectives plutôt que sur le Code lui-même.  Autrement dit, si l’État préparait un projet de loi destiné à être soumis à l’Assemblée des représentants du peuple pour réviser le Code, l’organisation pourrait alors proposer des idées d’amendement.

En somme, l’enjeu est d’offrir un cadre de travail plus équitable, conforme aux normes internationales, et un emploi stable et décent : un levier essentiel pour la cohésion sociale et le développement économique du pays.

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Net coup de frein sur l’emploi américain

03. Oktober 2026 um 09:12

Le marché de l’emploi aux États-Unis a été particulièrement faible en septembre, le taux de chômage affichant une hausse marginale mais inattendue.

En particulier, l’économie américaine n’a créé que 29 000 nouveaux emplois en septembre, contre 133 000 en août et une estimation moyenne de 84 000 selon les analystes de Dow Jones. Dans ce contexte, le taux de chômage aux États-Unis a légèrement augmenté en septembre, passant de 4,1 % à 4,2 %, alors que les analystes prévoyaient en moyenne qu’il resterait à 4,1 %. Quant au salaire horaire moyen, il n’a progressé que de 0,1 % en septembre, portant la hausse annuelle à 3 %, alors que Wall Street tablait sur des augmentations respectives de 0,3 % et 3,1 %.

Bien que le tableau dressé par les données concernant le marché du travail américain soit inquiétant, les investisseurs semblent l’accueillir avec enthousiasme, procédant par conséquent à des achats massifs de contrats à terme sur les indices de Wall Street et de titres du gouvernement américain. En effet, les données suggèrent non seulement que la Fed n’a aucune raison de se précipiter pour resserrer davantage les taux d’emprunt afin de contenir l’inflation, mais aussi que cela alourdirait probablement encore un marché du travail qui semble suffoquer.

En d’autres termes, la possibilité d’une nouvelle et deuxième hausse consécutive des taux d’intérêt de la Fed lors de la réunion d’octobre (28/10) est désormais encore plus éloignée, comme le confirment les contrats à terme concernés, qui montrent que la probabilité qu’ils restent inchangés dépasse désormais 70 % après le rapport…

De même, la position dominante des acheteurs sur le marché obligataire s’accentue, entraînant une forte baisse des rendements des obligations américaines par rapport aux sommets atteints jeudi, les plus hauts en 24 ans. Le taux à 10 ans s’établit à 5,183 %, en baisse d’environ 6 points de base, et celui à 2 ans à 4,712 %, en baisse de 7,5 points de base.

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Recrutement des docteurs : le Parlement promet des auditions

02. Oktober 2026 um 16:12

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala, s’est engagé à transmettre le dossier des docteurs sans emploi à la commission parlementaire compétente, afin qu’il fasse l’objet des auditions nécessaires.

Lors d’une rencontre tenue vendredi 2 octobre au palais du Bardo avec Imen Baccouch, membre du conseil local d’Ezzahra, et Hatem Ben Jemaa, chargé du dossier des docteurs au chômage, Brahim Bouderbala a assuré que le pouvoir législatif était disposé à déployer les efforts nécessaires pour favoriser l’emploi de ces compétences, dans le cadre de ses prérogatives.

Le représentant des docteurs au chômage a toutefois souligné que ce dossier n’avait pas encore trouvé de solution définitive. Il a notamment pointé les limites du recours aux concours de recrutement, qui ne répondraient pas pleinement aux besoins de cette catégorie, compte tenu du nombre limité de postes ouverts dans certaines spécialités. Les deux interlocuteurs ont ainsi appelé le Parlement à œuvrer à la mise en place d’une approche globale en matière d’emploi, permettant de mieux intégrer ces compétences et de leur offrir de véritables perspectives professionnelles. L’objectif est notamment de valoriser leur expertise dans les domaines de l’enseignement et de la recherche scientifique.

Bouderbala insiste sur la valorisation des compétences

Brahim Bouderbala a indiqué comprendre les préoccupations exprimées et souligné la nécessité de préserver les compétences et les élites tunisiennes et de leur accorder l’attention requise.

Il a également mis en avant la valeur du diplôme de doctorat, considéré comme le plus haut grade universitaire dans l’enseignement supérieur, appelant ainsi à mieux valoriser les compétences qu’il représente.

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Produits féminins : une plateforme nationale pour booster les ventes en ligne

01. Oktober 2026 um 09:29

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées annonce l’ouverture des inscriptions à la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins. Les candidates souhaitant y référencer leurs produits pourront s’inscrire en ligne du jeudi 1er au lundi 5 octobre 2026.

Dans un communiqué publié mercredi, le ministère précise que les inscriptions s’effectuent exclusivement en ligne via la plateforme dédiée. Les porteuses de projets relatifs aux produits féminins devront, dans un premier temps, créer un compte personnel, puis renseigner avec précision les informations demandées et vérifier leur exactitude. Elles devront également enregistrer leurs produits conformément aux données requises dans la fiche descriptive de chaque produit.

À l’issue de cette phase d’inscription, les dossiers soumis feront l’objet d’un examen par les services concernés. Les candidates seront ensuite informées de la décision via la plateforme nationale de commercialisation des produits féminins, au cours de la dernière semaine d’octobre 2026.

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La Tunisie toujours dans le cœur des touristes français

28. September 2026 um 09:41

À l’occasion de la Journée mondiale du tourisme, l’ambassade de France en Tunisie remet en lumière le poids des relations entre les deux pays dans le secteur touristique. Une relation qui se mesure aussi bien au nombre de visiteurs qu’aux investissements, aux emplois et aux actions de formation.

En 2025, 1,143 million de touristes français ont choisi la Tunisie, selon les données du ministère tunisien de l’Intérieur relayées par l’ambassade. Le nombre de visiteurs a progressé de 5,7% sur un an, faisant de la France la première clientèle européenne du pays.

Derrière ces flux touristiques se trouve également une présence économique. Les entreprises françaises actives dans le secteur ont cumulé 628 millions de dinars d’investissements et contribué à la création de plus de 4 500 emplois directs. Selon les données de la FIPA citées par l’ambassade, ces emplois représentent environ 22% de ceux générés par les investissements directs étrangers en Tunisie dans le secteur.

Mais la relation franco-tunisienne ne s’arrête pas aux investissements et aux arrivées de touristes. Elle passe aussi par la formation. L’Agence française de développement (AFD) et l’Institut français de Tunisie accompagnent ainsi l’Agence de formation dans les métiers du tourisme.

Parmi les initiatives mises en avant figure Moustadam, soutenu à hauteur de 100 000 euros par le Fonds Mostadem au profit de huit centres de formation de l’AFMT. L’objectif est notamment de renforcer l’attractivité des métiers du tourisme et la maîtrise du français professionnel chez les jeunes en formation.

La coopération s’étend également à la gastronomie. Le programme GustOdyssée entend promouvoir une approche plus durable de la gastronomie en Méditerranée.

Le tourisme n’est toutefois qu’un volet de cette relation économique. En 2025, les échanges de biens entre la France et la Tunisie ont atteint 8,9 milliards d’euros, selon les données présentées par l’ambassade de France en Tunisie. Ces échanges se sont soldés par un excédent de 1,8 milliard d’euros en faveur de la Tunisie.

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L’IA affecte l’emploi des juniors et booste celui des seniors

26. September 2026 um 08:54

L’influence de l’IA sur le marché du travail constitue, pour plusieurs personnes, une inquiétude majeure. Face à une automatisation qui paraît épargner peu de professions, la baisse significative des coûts de remplacement des employés et des cadres accélère cette transition.

Une étude américaine vient de révéler des résultats intéressants. Elle a été réalisée par des chercheurs de l’Université Stanford et du King’s College de Londres, qui ont analysé un échantillon de 1,25 milliard d’offres d’emploi de 41 pays et 154 millions de dossiers d’emploi entre janvier 2021 et mars 2026.

Il en ressort que les entreprises qui utilisent l’IA créent plus d’emplois que celles qui ne l’utilisent pas. Toutefois, ces gains favorisent nettement les employés seniors au détriment des jeunes travailleurs. Le nombre d’employés occupant des postes seniors a augmenté de 6,7% sur cette période dans les entreprises adoptant ces nouvelles technologies, tandis que celui des juniors a reculé de 3% sur la même période. Bien que les recrutements globaux aient augmenté, la part des jeunes travailleurs dans ces entreprises a diminué. L’IA économise la main-d’œuvre pour les juniors et l’étend pour les seniors. C’est encore plus prononcé dans les économies à forte digitalisation.

Les avertissements de dirigeants et d’employés du secteur de l’IA ces dernières semaines sur les risques que les modèles de cette technologie posent aux humains sont donc réels. Mais est-ce que le ralentissement du rythme des innovations est capable de redonner de la profondeur au marché de l’emploi? Les technologies déjà disponibles, si elles sont bien intégrées dans les entreprises, suffisent à faire des dégâts.

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