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Allemagne : les métiers les plus recherchés pour les Tunisiens

20. September 2026 um 17:34

L’Allemagne poursuit ses efforts pour attirer des travailleurs étrangers mais qualifiés, étant donné que près de 160 métiers seraient en pénurie de main-d’œuvre en 2025, selon les chiffres de l’Agence fédérale allemande pour l’emploi.

Les besoins sont particulièrement importants dans les soins et professions médicales, le bâtiment et l’artisanat. Les conducteurs professionnels, cuisiniers et éducateurs figurent également parmi les profils recherchés. D’ailleurs, ici et là en Tunisie pullulent de centres de formation en langue allemande liée aux métiers sons tension dans le pays.

En effet, pour les Tunisiens, le secteur des soins constitue un débouché important. Le portail officiel Make it in Germany recense environ 31 000 postes vacants dans les établissements de soins. La Tunisie participe également au programme public Triple Win, qui facilite le recrutement de personnels soignants.

Quant aux rémunérations, elles varient selon les métiers. Ainsi, en 2024, le salaire brut mensuel médian était d’environ 4 275 € dans les soins, 3 048 € pour les conducteurs de poids lourds, 2 882 € pour les cuisiniers et plus de 6 000 € pour les experts en développement logiciel. On voit par conséquent pourquoi les jeunes et moins jeunes Tunisiens sont de plus en plus attirés par l’Allemagne. Et surtout de façon légale.

Mais comme l’a souligné plus haut, l’accès à ces emplois dépend de plusieurs conditions : niveau d’allemand, reconnaissance des qualifications et titre de séjour. Les recrutements de Tunisiens sont confirmés, mais leur nombre exact par métier reste actuellement indisponible.

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Contrôle économique : près de 3 900 infractions en quinze jours, symptôme d’un marché toujours mal maîtrisé

20. September 2026 um 08:08

Les services de contrôle économique ont relevé 3 879 infractions durant la première quinzaine de septembre 2026, selon les données publiées samedi 19 courant par le ministère du Commerce et du Développement des exportations. Les manquements à la transparence des transactions arrivent en tête (1 959), devant les dépassements de prix et pratiques spéculatives (1 178), les infractions liées à la qualité et à la métrologie (734) et le détournement de produits subventionnés (8).

Pour y parvenir, 1 198 équipes ont mené 26 741 visites, soit une infraction constatée pour environ sept contrôles. Ces opérations ont permis de saisir 21 tonnes de produits céréaliers subventionnés, 57 tonnes de fruits et légumes, 239 kg de viande de volaille, 324 litres de lait, 400 kg de sucre et 3,9 tonnes de fourrages. Le ministère signale aussi la saisie de 59 537 cahiers subventionnés, 9 121 articles de fournitures scolaires, 13 783 paquets de tabac et 129 000 litres d’eau minérale. Pour cette dernière catégorie, plus de 986 infractions ont été enregistrées depuis début août.

Ce bilan, que les autorités présentent comme la preuve d’une vigilance accrue, appelle pourtant quelques questions. Le poids des manquements à la transparence, qui représentent plus de la moitié des cas, laisse penser que des pratiques élémentaires (affichage des prix, facturation) restent loin d’être respectées. La rentrée scolaire, période sensible où les fournitures et les cahiers subventionnés attirent les convoitises, explique en partie ce pic, mais des pics similaires reviennent chaque année. Cela invite à s’interroger sur l’efficacité des sanctions et sur la capacité de l’État à traiter les causes plutôt que les symptômes : circuits de distribution opaques, tensions récurrentes sur l’approvisionnement, pouvoir d’achat sous pression qui alimente la spéculation.

L’écart entre les tonnes de produits subventionnés saisies et les huit seules infractions officiellement qualifiées de détournement mérite lui aussi des éclaircissements. Sans lecture plus détaillée des données, le risque est que ces chiffres, aussi spectaculaires soient-ils, servent davantage de vitrine que d’outil d’évaluation d’une politique de régulation qui peine à s’attaquer aux racines du problème.

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Arabie saoudite : les Houthis revendiquent une attaque près de l’aéroport de Riyad

19. September 2026 um 20:38

Des flammes et une fumée noire sont visibles près de l’aéroport international de Riyad après deux fortes explosions dans la nuit, selon des habitants cités par l’Agence France Presse (AFP). Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué une attaque contre des sites « sensibles » de la capitale saoudienne.

En effet, vers 3 h du matin (minuit GMT), une alerte à la « menace aérienne hostile » a retenti sur les téléphones, demandant aux habitants de rester chez eux. Deux explosions ont suivi, puis l’alerte a été levée une demi-heure plus tard. Les autorités n’ont pas précisé la cause des explosions ni communiqué de bilan d’éventuelles victimes ou de dégâts, rapporte France 24 qui cite l’AFP.

C’est la première fois que Riyad est touchée depuis la reprise des hostilités entre l’Arabie saoudite et les Houthis, en juillet dernier. Jusqu’ici, les frappes visaient surtout des installations pétrolières et des bases militaires dans le sud et sur la côte de la mer Rouge.

Une escalade en cours

Ces rebelles pro-iraniens contrôlent une grande partie du Yémen, rappelle la même source. Début septembre, une offensive éclair face au gouvernement, soutenu par la coalition menée par Riyad, leur a donné le contrôle de tout le littoral yéménite de la mer Rouge. Ils ont ainsi renforcé leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Riyad bombarde quotidiennement leurs zones, sans enrayer leur progression.

La capitale saoudienne avait déjà été touchée en mars, lors de la guerre régionale déclenchée fin février par l’attaque américano-israélienne contre l’Iran. L’ambassade américaine avait alors été frappée par un drone.

Et cette fois-ci, ils ont frappé fort, montrant par ricochet les limites de la puissance sécuritaire saoudienne.

Le pétrole repasse au-dessus de 100 dollars

L’économie mondiale, déjà fragilisée par près de sept mois de guerre et par le blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran, subit une nouvelle pression : le prix du pétrole est repassé au-dessus de 100 dollars.

Les Houthis affirment que seuls les navires saoudiens sont menacés à Bab el-Mandeb. Selon la société Kpler, cinq navires chargés de marchandises saoudiennes seulement ont quitté la mer Rouge en sept jours, soit moins du tiers du trafic hebdomadaire habituel.

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Plus de 983 MDT d’excédent de la balance alimentaire à fin août 2026 

19. September 2026 um 20:05

983,1 MDT. C’est notre chiffre du jour. Et il correspondant à l’excédent de la balance commerciale alimentaire enregistré à fin août 2026. A la même période de 2025, il était de 684,1 MDT durant, une hausse de 43,7 %. Le taux de couverture s’est, pour sa part, amélioré à 119,3 % au cours des huit premiers mois de l’année.

Selon des données publiées récemment par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), cette évolution s’explique par une progression des exportations à un rythme supérieur à celui des importations.

Les exportations ont ainsi augmenté de 20,7 %, passant de 5 milliards de dinars à fin août 2025 à 6 milliards de dinars au 31 août 2026, sous l’effet notamment de la hausse des exportations d’huile d’olive (+39,5 %).

Les importations ont, quant à elles, progressé de 17,1 %, pour atteindre 5 milliards de dinars durant les huit premiers mois de 2026, contre 4,3 milliards de dinars une année auparavant.

Le prix moyen à l’exportation de l’huile d’olive s’est établi à 12,51 dinars/kg, en baisse de 2,5 % sur un an. Les prix à l’exportation des produits de la pêche et des agrumes ont également reculé, respectivement de 7,2 % et de 12 %.

Concernant les importations de produits céréaliers, les prix ont diminué de 13,5 % pour le blé dur, de 3,3 % pour le blé tendre et de 2,1 % pour le maïs.

À l’inverse, certains produits importés ont enregistré des hausses de prix, notamment l’orge (+3,6 %), le sucre (+9,7 %) et les huiles végétales (+3,3 %). Les prix du lait et de ses dérivés ont, en revanche, baissé de 7,7 %.

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Mohamed Salah Arfaoui, ancien ministre de l’Équipement, n’est plus

19. September 2026 um 08:27

Ancien ministre de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Salah Arfaoui, est décédé dans la nuit du 18 au 19 septembre 2026. C’est son épouse qui annoncé le décès, selon des sources médiatiques de la place.

Né le 11 janvier 1956 à Bizerte, Mohamed Salah Arfaoui sera ingénieur général dès 1981. Il a suivi des formations spécialisées au Japon et en Corée du Sud, et fut diplômé de l’École nationale de défense.

Au cours de sa carrière dans l’administration, il avait supervisé plusieurs grands projets d’infrastructure, dont le port de Zarzis et la cité olympique de Radès. Il avait aussi dirigé la Direction générale des bâtiments civils et présidé l’Agence de réhabilitation et de rénovation urbaine (ARRU).

Le 22 octobre 2018, il avait déclaré qu’en Tunisie il n’y a pas de problèmes de ponts (lire ici).

Il était entré au gouvernement en 2015 comme ministre de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, dans l’équipe de Habib Essid. Il avait été reconduit à ce poste dans le gouvernement de Youssef Chahed, formé en 2016, et l’avait occupé jusqu’en 2018.

Après son départ du gouvernement, il avait été nommé conseiller auprès de la présidence du gouvernement, une fonction qu’il avait exercée jusqu’à la fin de 2019.

Paix à son âme.

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Knauf relance son projet industriel à Tataouine, 14 ans après son autorisation

18. September 2026 um 15:13

Le groupe allemand Knauf, spécialiste des matériaux de construction, remet en marche un projet industriel resté au point mort depuis 2012 dans le gouvernorat de Tataouine.

Dans ce cadre, l’entreprise prévoit un investissement de 70 millions de dinars (MDT) pour une unité d’extraction et de transformation de gypse, autorisée dès 2012 mais bloquée depuis, principalement pour des raisons foncières.

En effet, le gouverneur de Tataouine, Amir Gabsi, a présidé, jeudi 17 septembre 2026, une réunion consacrée à l’état d’avancement du projet, regroupant des représentants de Knauf Tunisie et des services régionaux concernés.

L’objectif immédiat est de régler les questions foncières encore en suspens : le cadre juridique d’exploitation du terrain et les servitudes associées. Ainsi, les autorités régionales ont demandé aux différentes parties d’engager sans délai les démarches administratives nécessaires pour que le projet puisse enfin entrer en phase de réalisation.

Un calendrier maintes fois repoussé

Il faut rappeler que le projet figurait depuis longtemps parmi les initiatives attendues dans la filière tunisienne du gypse, avec une capacité annoncée de 180 000 tonnes par an. Une mise en production était initialement envisagée pour 2018, puis un démarrage de la construction avait été évoqué la même année, avec un lancement espéré vers 2020. Aucune de ces échéances n’aura finalement été respectée, le foncier demeurant le principal point de blocage…

A noter que Tataouine, selon plusieurs études, dispose d’importantes réserves de gypse et héberge déjà plusieurs activités liées à son extraction. Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie recense notamment une concession « Knauf les Plâtres » à Zamlet El Beidha/Oued Mestaoua, attribuée en 2012 sur une superficie de 1 600 hectares.

Pour le groupe allemand, implanté en Tunisie depuis 2004 (22 ans) après le rachat des Plâtres Tunisiens à Meknassy et employant aujourd’hui plus de 110 personnes dans le pays, ce nouveau site permettrait de rapprocher l’extraction de la matière première de sa transformation industrielle.

Emplois et volet social

Knauf indique que la future unité devrait générer un nombre significatif d’emplois, avec des formations adaptées mises en place en partenariat avec les structures publiques de formation professionnelle (ministère de la Formation professionnelle). Le groupe évoque également une démarche de responsabilité sociétale intégrant des actions environnementales locales.

Reste désormais à finaliser la régularisation foncière, étape qui a jusqu’ici bloqué le dossier. Si les procédures engagées par les autorités aboutissent, ce projet autorisé depuis 2012 pourrait enfin se concrétiser à Tataouine.

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Le gypse est un minéral naturel principalement utilisé dans le domaine de la construction, où il sert de matière première fondamentale pour fabriquer le plâtre, les plaques de plâtre (Placo) et divers enduits isolants. Une fois chauffé puis réhydraté, il offre d’excellentes propriétés d’isolation thermique, acoustique et de résistance au feu. Au-delà du bâtiment, le gypse joue un rôle clé dans la fabrication du ciment pour en réguler le temps de prise, dans l’agriculture comme amendement pour enrichir les sols en calcium et en soufre, ainsi que dans le secteur médical pour la réalisation de moules et de plâtres d’immobilisation.

A suivre.

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Paiement instantané : la Tunisie s’inspire du modèle brésilien Pix

18. September 2026 um 11:53

Une mission conjointe de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et de la GIZ s’est rendue auprès de la Banque centrale brésilienne pour étudier PIX, le système de paiement instantané du Brésil. Objectif affiché : nourrir la réflexion sur la modernisation du système national de paiement et l’inclusion financière, sans qu’aucune décision d’adoption n’ait été annoncée.

La délégation a examiné l’architecture du dispositif brésilien PIX, sa gouvernance, son cadre réglementaire et son modèle économique, ainsi que ses usages auprès de fintechs et de banques locales. Une démarche qui illustre la complexité du sujet : au-delà de la technologie, le paiement instantané soulève des questions de gouvernance, de réglementation et de coordination entre acteurs financiers.

Pour l’heure, rien n’indique que la Tunisie prépare un « Pix tunisien » : ni adoption du système ni calendrier de lancement. La visite reste néanmoins un signal d’intérêt pour l’expérience internationale, à suivre dans ses suites éventuelles.

A noter que PIX, lancé par la Banque centrale brésilienne, permet des transferts et paiements instantanés entre comptes, 24h/24 et 7j/7, via une application bancaire ou de paiement. Il ne s’agit ni d’une banque ni d’un portefeuille électronique, mais d’une infrastructure partagée entre acteurs financiers participants.

Reste à savoir si l’écosystème fintech tunisien ne compte pas une startup capable de concevoir et d’exploiter une telle application au point d’aller jusqu’au Brésil…

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Qui est Markku Lampinen, nouvel ambassadeur de la Finlande en Tunisie ?

17. September 2026 um 15:44

Markku Lampinen est le nouvel ambassadeur de la République de Finlande en Tunisie. Diplomate de carrière, M. Lampinen possède une expérience dans les domaines des affaires européennes, de la politique étrangère, de la sécurité et de la coopération internationale. Il a rejoint le ministère finlandais des Affaires étrangères en 1994 et intégré le Service diplomatique en 1996.

Au cours de sa carrière, Markku Lampinen a occupé plusieurs postes au sein du département des Affaires étrangères ainsi que dans les représentations diplomatiques finlandaises à Varsovie, Paris, Bruxelles et Berlin, où il a notamment été « Ministre et Chef adjoint de mission ».

Il a également travaillé au sein du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) à Bruxelles. De 2017 à 2023, il a été directeur du département pour l’Europe au ministère finlandais des Affaires étrangères, avant d’être nommé directeur général adjoint du Département juridique, fonction qu’il occupait avant sa désignation comme ambassadeur en Tunisie.

Titulaire de diplômes en droit de l’Université de Laponie et de l’Université de Leyde, il a également suivi une formation à l’École nationale d’administration (ENA) en France.

M. Lampinen est notamment titulaire de l’Ordre national du Mérite de la République française et de l’Ordre du Lion de Finlande. Naturellement, il parle le finnois, mais aussi le suédois, l’anglais, le français, l’allemand, l’italien, l’espagnol et le polonais. Et peut-être ajoutera-t-il l’arabe dans son bagage linguistique.

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70 ans de relations : la Tunisie et l’Allemagne lancent leur 1er Forum d’affaires

17. September 2026 um 15:24

A l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Tunisie et l’Allemagne, la ville d’Essen accueille les 17 et 18 septembre 2026 la première édition du Forum d’affaires germano-tunisien. Porté par la CONECT et la Ville d’Essen, cet événement vise à consolider les échanges commerciaux et à ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement dans des secteurs stratégiques.

C’est au cœur de la Ruhr, poumon économique de l’Allemagne, que se joue une nouvelle étape du partenariat germano-tunisien. Réunis à l’Hôtel de Ville d’Essen pour deux jours de travaux, décideurs économiques, chefs d’entreprise et représentants institutionnels entendent transformer un soutien historique en opportunités concrètes de coopération industrielle, technologique et commerciale, indique un communiqué de la CONECT.

Organisée par la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) en collaboration avec la Ville d’Essen, l’initiative bénéficie de l’appui stratégique de l’ambassade de Tunisie à Berlin et de l’ambassade d’Allemagne à Tunis.

Un ancrage économique solide et en constante progression

Ce forum intervient dans une conjoncture particulièrement favorable pour les deux nations partenaires. Deuxième investisseur étranger et troisième partenaire commercial de la Tunisie, l’Allemagne s’impose comme un acteur majeur de l’économie tunisienne, totalisant près de 100 000 emplois créés à travers le pays. Ses implantations se distinguent particulièrement dans les secteurs des équipements automobiles, du textile et des services informatiques.

Les chiffres récents témoignent de cette vitalité : en 2025, le volume des échanges de biens a franchi le cap des 5,4 milliards d’euros, avec des exportations tunisiennes vers l’Allemagne ayant atteint 3,3 milliards d’euros (+10,7 % sur un an), et des importations tunisiennes en provenance d’Allemagne qui se sont élevées à 2,1 milliards d’euros (+11 % sur un an)

Une délégation tunisienne tournée vers la transition et la haute valeur ajoutée

Afin de répondre aux besoins émergents du marché germanique et de s’insérer plus avant dans les chaînes de valeur globales, la CONECT mène à Essen une délégation représentative des secteurs clés de l’économie tunisienne :

  • Énergies renouvelables & transition verte;
  • Santé, industrie pharmaceutique & soins;
  • Technologies, composants électroniques & innovation numérique;
  • Transformateurs & équipements électriques;
  • Agroalimentaire & commerce international.

L’objectif affiché pour les opérateurs tunisiens est clair : valoriser les savoir-faire locaux, nouer des partenariats industriels B2B et séduire de nouveaux investisseurs.

Deux jours de networking et d’ateliers thématiques

Le programme du forum privilégie le dialogue direct et l’échange d’expertises :

  • Jeudi 17 septembre : après la cérémonie d’ouverture consacrée au thème « 70 ans de partenariat – Regard sur le passé et perspectives d’avenir », les sessions aborderont l’impulsion économique, la santé, la transformation verte et le numérique, complétées par des rencontres B2B intensives.
  • Vendredi 18 septembre : la seconde journée s’articulera autour d’ateliers opérationnels focalisés sur trois enjeux prioritaires : la main-d’œuvre qualifiée et le marché du travail, la santé et l’innovation digitale.

Essen et la Ruhr : un écosystème stratégique

Le choix de la Ville d’Essen ne doit rien au hasard. Située dans la métropole de la Ruhr – un bassin de 5,1 millions d’habitants regroupant 53 villes et près de 160 000 entreprises -, Essen offre un terrain d’ancrage idéal pour les PME tunisiennes.

En rapprochant les écosystèmes d’affaires des deux pays, ce premier forum entend impulser une nouvelle dynamique bilatérale, plaçant l’innovation, l’investissement vert et la mobilité des talents au centre des échanges futurs.

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La Tunisie dans le radar de JP Morgan

17. September 2026 um 14:28

JP Morgan intègre la Tunisie, avec une pondération de 5,32 %, dans son nouvel indice obligataire dédié aux marchés émergents et frontière. Une reconnaissance qui expose le dinar aux investisseurs internationaux, sans garantir pour autant un afflux de capitaux.

D’ici fin septembre, JP Morgan lancera son Government Bond Index–Emerging Markets Edge (GBI-EM Edge), un indice suivant les obligations souveraines en monnaie locale de 26 marchés émergents et frontière, pour près de 330 milliards de dollars d’encours. Selon les données publiées par la banque le 14 septembre, et rapportées par un confrère de la place, la Tunisie y figure avec une pondération de 5,32 %, derrière le Kenya (6,91 %) et le Nigeria (7,4 %). Tandis que le Maroc et l’Égypte décrochent le plafond de 8 %. Les marchés africains « frontier » pèsent à eux seuls 44,5 % de l’indice, devant l’Asie (31,5 %).

Concrètement, les bons du Trésor tunisien en dinars entrent dans le champ de vision des gestionnaires de fonds qui utilisent cet indice comme référence pour leurs performances et leurs allocations. Une catégorie d’investisseurs qui ne les suivait pas forcément jusqu’ici.

Mais visibilité ne rime pas avec argent frais garanti. Cette inclusion n’engage pas JP Morgan à investir dans la dette tunisienne et aucun flux de capitaux n’est automatique. En effet, tout dépendra du nombre de fonds adossés à cet indice et de leurs choix d’allocation. L’espoir affiché est néanmoins réel : plus de liquidité, et à terme, si la demande suit, un financement de l’État à moindre coût, tout en réduisant sa dépendance à l’endettement en devises étrangères. Si on suivait une logique financière en Tunisie, ce filon devrait intéresser deux de nos ministères : celui des Finances et celui de l’Economie et de la Planification. Mais…

Reste que la pondération de 5,32 % fixe une place dans l’indice, pas un chèque en blanc. Le vrai test viendra après le lancement effectif du GBI-EM Edge. Et ce, quand on saura combien de gestionnaires s’y adosseront réellement et quelle confiance ils accorderont au risque tunisien. Là c’est une autre paire de manches. Mais l’espoir est permis.

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Forbes 2026 : Masmoudi et Gam, les Tunisiennes qui comptent dans la santé régionale

17. September 2026 um 08:42

Forbes Middle East a publié, le 15 septembre 2026, son classement annuel des leaders de la santé. Et on retiendra que deux femmes dirigeantes basées en Tunisie y figurent, en l’occurrence Sara Masmoudi, CEO de Kilani Group, et Olfa Gam, CEO de Cytopharma.

Le palmarès se divise en deux volets : 100 dirigeants d’organisations du secteur et 50 fondateurs et actionnaires. Sara Masmoudi se classe 41e parmi les executives, dans une liste emmenée par Nasser Al Huqbani (Health Holding Company, Arabie saoudite). Quant à Olfa Gam, binationale tunisienne et belge, elle occupe la 49e place parmi les fondateurs et actionnaires à la tête de Cytopharma, société spécialisée depuis 2011 dans les médicaments génériques cytotoxiques.

 

Lire aussi – Forbes Middle East Healthcare : Sara Masmoudi et Olfa Gam, femmes phares de l’industrie régionale de la santé

 

Forbes souligne la dynamique récente de Cytopharma : lancement du programme de digitalisation CytoIdra 4.0, mise sur le marché d’un nouveau produit en Espagne, hausse de 30 % des capacités de production en vue d’une implantation en Allemagne et construction de nouvelles installations en Arabie saoudite. Olfa Gam préside également Tunisia Health Alliance et siège aux conseils d’administration de Julphar et d’Orchidia Pharmaceuticals.

A noter que sur l’ensemble des 150 noms retenus, le Golfe domine largement. Ainsi, les Émirats arabes unis comptent 75 représentants, suivis de l’Arabie saoudite (40) et de l’Égypte (14). Forbes explique baser son classement sur la taille des entreprises, l’impact des dirigeants, leurs réalisations et innovations en 2025-2026, leur expérience et la diversification de leurs activités.

Il faut toutefois souligner que dans ce paysage, dominé de la tête aux pieds par les acteurs du Golfe, la présence de Sara Masmoudi et d’Olfa Gam confère une reconnaissance régionale à l’industrie pharmaceutique tunisienne.

 

Lire également – Sara Masmoudi et Olfa Gam, figures de proue de la santé au Moyen-Orient en 2024

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Forbes 2026 : le patron de l’ONTT Mohamed Mehdi Haloui au 40e rang des leaders du tourisme au Moyen-Orient

17. September 2026 um 08:24

Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), Mohamed Mehdi Haloui, figure à la 40e place du classement des « 100 leaders du voyage et du tourisme au Moyen-Orient en 2026 », publié par Forbes Middle East. Il est classé dans la catégorie « Public Sector ».

Notons au passage que c’est la deuxième année consécutive que le responsable tunisien figure dans ce classement consacré aux dirigeants qui pilotent les principaux acteurs et projets du secteur touristique dans la région. En effet, il occupait la 43e place en 2025.

Nommé à la tête de l’ONTT en 2025, Mehdi Haloui est chargé de la promotion et du développement de la destination Tunisie. Pour justifier sa présence dans son classement, Forbes rappelle entre autres que la Tunisie a enregistré 2,8 milliards de dollars de recettes touristiques en 2025. Ce qui constitue une hausse de 6,5 % sur un an. Tandis que le nombre de visiteurs non résidents a atteint 11,3 millions, en progression de 10,4 %.

Ceci étant, en termes de nombre de pays, la Tunisie n’est représentée que par un seul dirigeant dans le Top 100 2026, à l’inverse des Émirats arabes unis qui en comptent 56, de l’Arabie saoudite (18) et de l’Égypte (8).

Par ailleurs, les hôtels et complexes hôteliers constituent la moitié des entrées dans le classement Forbes, avec 50 dirigeants. Tandis que le secteur public y compte 14 représentants.

Ainsi, à la première place du classement figure Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, président-directeur général d’Emirates Airlines & Group, devant Hamad Al Khater, PDG du groupe Qatar Airways, et Ageel Alshaibani, PDG de l’Autorité saoudienne du tourisme.

Du point de vue méthodologique, pour établir son classement, Forbes prend essentiellement en compte l’influence des dirigeants sur le secteur et l’économie, leur rôle exécutif, leurs réalisations et initiatives en 2025-2026, ainsi que leur expérience et leur parcours.

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Tunisie : 268 MDT pour plus de 1 640 opérations d’investissement agricoles

17. September 2026 um 07:44

Quelque 1 643 opérations d’investissement, d’une valeur de 267,9 millions de dinars (MDT), ont été approuvées par les comités d’octroi des avantages, durant les huit premiers mois de l’année 2026, d’après le Bulletin statistique, publié mercredi 16 septembre par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA)

Par ailleurs, les structures d’investissement des Commissariat régional au développement agricole (CRDA) ont approuvé 2 453 opérations d’investissement, d’une valeur de 23,9 MDT. Ainsi, le volume global des investissements agricoles approuvés s’est élevé à 291,8 MDT, répartis sur 4 096 opérations. Ce qui est en mesure de créer 1 569 emplois permanents.

Le secteur agricole arrive en tête avec des investissements approuvés estimés à 159,6 MDT, suivi du secteur des services liés à l’agriculture et à la pêche maritime avec 53,8 MDT, puis du secteur de la pêche avec 28,6 MDT et du secteur de l’aquaculture avec 23,5 MDT.

Ces investissements ont mobilisé des subventions de l’ordre de 69,6 MDT (en hausse de 9 % par rapport à la même période de 2025), et des crédits à hauteur de 87,9 MDT. Alors que l’autofinancement s’est élevé à 110,3 MDT.

Il importe de noter que les comités d’octroi des avantages ont approuvé 17 opérations d’investissement, d’un montant de 4,5 MDT, au profit des sociétés communautaires implantées dans les gouvernorats de Nabeul, Béja, Tataouine, Médenine, Monastir, Le Kef et Sidi Bouzid.

L’APIA a fait savoir, aussi, que 4 120 opérations d’investissement ont été déclarées, pour un montant de 807,5 MDT, depuis le début de l’année, jusqu’au 31 août 2026.

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Un Tunisien aux commandes de la prochaine exploration lunaire

17. September 2026 um 07:27

La NASA a officiellement nommé le chercheur tunisien Mehdi Benna au poste de « chercheur principal pour le projet LEMS », une composante clé du programme d’exploration Artemis. L’annonce a été fait le 15 septembre 2026.

Sa mission consistera à piloter un programme d’études environnementales et sismiques ciblant le pôle Sud lunaire, zone stratégique pour les futures bases humaines permanentes, précise la NASA. Concrètement, il s’agira de déployer une station scientifique autonome équipée de sismomètres de haute précision pour suivre en continu les vibrations lunaires et cartographier au passage la structure interne de la Lune.

Concernant le scientifique tunisien, son parcours est tout simplement exceptionnel. En effet, Mehdi Benna est diplômé de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis en 1999, puis docteur en sciences spatiales à Toulouse en France, il rejoint le centre Goddard de la NASA dès 2003, et a entre autres contribué aux missions LADEE (Lune) et MAVEN (Mars), avec plus de 100 publications scientifiques à son actif.

En clair, cette consécration place l’expertise tunisienne au cœur de la nouvelle course à la Lune.

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La Tunisie met son expertise cuir au service des pays africains

16. September 2026 um 13:59

La Tunisie s’affirme comme un acteur clé de la coopération Sud-Sud en partageant son savoir-faire dans la filière du cuir avec plusieurs pays africains les moins avancés (PMA), a souligné Aïssatou Diallo, directrice exécutive du Cadre intégré renforcé (CIR) de l’OMC, en marge du Forum public de l’Organisation mondiale du commerce à Genève.

Bien que la Tunisie ne soit pas éligible directement aux aides du CIR, son expertise technique sert aujourd’hui de levier de développement pour l’Afrique subsaharienne.

Une coopération concrète : l’exemple du Tchad. Face aux difficultés de finition et de conformité aux normes internationales rencontrées par plusieurs pays de la région, la Tunisie a déployé un programme d’assistance technique ciblé :

  • Initiative financée par la coopération italienne : des artisans tchadiens ont été accueillis en Tunisie pour suivre des formations spécialisées.

  • Transfert de compétences : dispensée notamment par le Centre national du cuir et de la chaussure (CNCC), cette formation a porté sur le tannage, ainsi que sur la fabrication artisanale et industrielle de chaussures et d’articles de maroquinerie.

  • Impact direct : la montée en gamme des produits bruts et transformés permet désormais de mieux cibler le marché local mais aussi les exigences d’exportation vers l’Europe, notamment l’Italie.

Vers un renforcement des partenariats régionaux

Saluant la réussite de ce modèle, Aïssatou Diallo a plaidé pour une multiplication de ces échanges interafricains. Elle a également rappelé que le CIR continue d’appuyer l’application du protocole de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECaf) en faveur de l’autonomisation des femmes et des jeunes.

Le Cadre intégré renforcé (CIR), fondé sous l’égide de l’OMC, est un partenariat mondial destiné à aider les PMA à faire du commerce un moteur de croissance et de réduction de la pauvreté.

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