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Tahar El Almi : disparition d’un économiste qui avait fait de l’analyse économique un espace de débat public

06. September 2026 um 19:24

Économiste, économètre, universitaire, enseignant-chercheur et chroniqueur, Tahar El Almi laisse une empreinte singulière dans le paysage économique tunisien. Pendant des années, il a fait de l’analyse économique un instrument de compréhension du pays et de ses mutations. Sa collaboration avec L’Économiste Maghrébin, qui aura donné lieu à 537 articles recensés dans ses archives, témoigne à elle seule de la place qu’il occupait dans le débat économique national.

La disparition de Tahar El Almi intervient alors que sa plume était encore active. Son dernier article retrouvé dans les archives de L’Économiste Maghrébin, publié le 3 septembre 2026, portait sur un sujet qui résumait parfaitement l’un de ses principaux centres d’intérêt : les relations entre politique monétaire internationale, financement de l’économie et souveraineté économique tunisienne. Intitulé « Ce que la politique monétaire européenne coûte à la Tunisie », le texte était signé par le « Dr Tahar El Almi, Économiste-Economètre Universitaire, Professeur Associé, Président-Fondateur de l’IAEF ».

Quelques jours seulement avant sa disparition, il continuait donc à faire ce qu’il avait fait pendant des décennies : observer l’économie, questionner ses mécanismes et surtout tenter de comprendre ce qu’ils signifiaient concrètement pour la Tunisie.

537 articles dans L’Économiste Maghrébin

Il est difficile de mesurer la contribution de Tahar El Almi au débat économique tunisien sans commencer par ce chiffre : 537 articles sont actuellement recensés sous sa signature dans les archives de L’Économiste Maghrébin. Ce nombre est considérable.

Il ne traduit pas seulement une longévité éditoriale. Il révèle une véritable continuité intellectuelle. Pendant des années, Tahar El Almi a accompagné les grandes évolutions de l’économie tunisienne à travers des analyses consacrées à l’inflation, au pouvoir d’achat, à la dette publique, à la politique monétaire, au financement de l’économie, au dinar, à la fiscalité, à l’investissement, aux entreprises, au système bancaire et aux marchés financiers.

Mais son regard ne s’arrêtait pas aux frontières tunisiennes. Le dollar, l’euro, la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, l’OPEP, les marchés pétroliers, les tensions géopolitiques et les transformations de l’économie mondiale faisaient également partie de son champ d’analyse.

Son idée centrale était simple : la Tunisie étant une économie ouverte, aucun bouleversement international ne peut lui être totalement étranger.

 

Une formation entre Strasbourg et Tunis

Le parcours de Tahar El Almi est d’abord celui d’un universitaire. Les documents de référence consacrés à ses travaux le rattachent à l’Université Louis-Pasteur de Strasbourg, en France, ainsi qu’à l’Université de Tunis, notamment à l’ISG-Tunis et à l’Institut des Hautes Études de Tunis (IHET).

La Friedrich-Ebert-Stiftung, qui a publié certains de ses travaux, le présente comme maître de conférences à l’Institut de Hautes Études de Tunis. D’autres sources le présentent plus tard comme ancien enseignant-chercheur à l’ISG-Tunis et comme professeur associé à l’IHET. Cette double dimension — universitaire et praticien de l’analyse économique — explique beaucoup de sa démarche.

Il possédait les outils de l’économiste et de l’économètre, mais cherchait constamment à les appliquer aux problèmes concrets de l’économie tunisienne. Il ne concevait pas l’économie comme une discipline enfermée dans les amphithéâtres. Pour lui, les modèles, les statistiques et les indicateurs devaient permettre de mieux comprendre la réalité.

 

L’économètre derrière le chroniqueur

C’est un aspect important de son parcours qu’il ne faut pas laisser dans l’ombre. Tahar El Almi était d’abord un économiste-économètre. Ses analyses reposaient sur une attention particulière portée aux données et aux mécanismes macroéconomiques. Cette formation se retrouvait dans ses travaux universitaires, mais aussi dans ses interventions publiques et ses chroniques.

Même lorsqu’il écrivait pour un lectorat non spécialisé, il cherchait généralement à remonter des chiffres vers les mécanismes qui les produisent. Une hausse de l’inflation n’était pas seulement une statistique. Elle signifiait une dégradation du pouvoir d’achat.

Une hausse des taux n’était pas seulement une décision de banque centrale. Elle pouvait se traduire par un crédit plus cher, un investissement retardé, une entreprise fragilisée ou une croissance ralentie. Une dette publique n’était pas simplement un ratio rapporté au PIB. Elle était aussi une question de stratégie, d’investissement et de capacité future de l’État. Cette façon de relier les grandeurs macroéconomiques aux réalités quotidiennes constituait l’une des marques de son écriture.

Les salaires réels : une contribution universitaire majeure

Parmi ses travaux les plus importants figure l’étude consacrée à l’évolution des salaires réels en Tunisie avant et après la révolution, sur la période 2005-2015, réalisée avec l’économiste Ezzedine Larbi. Publiée par la Friedrich-Ebert-Stiftung en 2016, cette étude compte 116 pages dans sa version complète. Son intérêt dépasse largement l’analyse statistique des rémunérations. Les auteurs cherchent à comprendre la situation du salariat tunisien, l’évolution des rémunérations et du pouvoir d’achat avant et après la révolution, mais également à réfléchir aux conditions d’une nouvelle politique salariale compatible avec les impératifs du développement économique et social.

Ce travail illustre parfaitement la démarche de Tahar El Almi : mettre l’économie au service de la compréhension des transformations sociales. Le salaire réel était ainsi considéré non seulement comme une variable économique, mais comme un révélateur de la situation des ménages et de l’évolution du modèle de développement.

 

Un enseignant qui a formé plusieurs générations

L’autre dimension de son héritage est pédagogique. Tahar El Almi n’a pas seulement produit des analyses et des publications. Il a également enseigné et encadré des étudiants. Des travaux universitaires conservés dans différentes bases montrent son implication dans l’encadrement de mémoires et de recherches à l’Institut des Hautes Études de Tunis. Un mémoire de master consacré au financement des PME, par exemple, a été réalisé sous sa direction.

La Bibliothèque nationale de Tunisie conserve par ailleurs la trace de plusieurs interventions universitaires auxquelles il a participé en 2020, notamment autour de la crédibilité des politiques économiques et sociales, de la crise pandémique et du sauvetage des entreprises. Son activité d’enseignant ne doit donc pas être considérée comme un simple épisode de son parcours. Elle constitue au contraire l’un des piliers de son héritage : transmettre les outils permettant de comprendre l’économie.

 

L’Institut Africain d’Économie Financière

Tahar El Almi avait également cherché à prolonger cette activité au-delà de l’université. Il était président-fondateur de l’Institut Africain d’Économie Financière (IAEF-ONG). Dans des documents plus anciens, cette structure apparaît également sous l’appellation d’Association Africaine d’Économie Financière (AAEF-ONG).

Cette initiative correspondait à une ambition qui traversait son parcours : développer la réflexion économique et financière dans une perspective africaine, créer des espaces d’échange et rapprocher l’analyse académique des réalités économiques. L’universitaire devenait ainsi également animateur de débat et promoteur de réflexion économique.

 

La crise du Covid : l’économiste face à l’urgence

La crise sanitaire de 2020 fut un moment particulièrement révélateur de sa conception de la politique économique. Alors que la pandémie paralysait une grande partie de l’économie mondiale, Tahar El Almi plaidait pour un plan de sauvetage de 25 milliards de dinars sur trois ans afin de soutenir l’activité et l’emploi.

Cette proposition illustrait une conviction qui allait traverser ses analyses ultérieures : dans une situation exceptionnelle, les pouvoirs publics doivent pouvoir sortir des cadres ordinaires. Il accordait une importance particulière à la préservation de l’entreprise et de l’appareil productif.

Car pour lui, sauver l’économie ne signifiait pas simplement soutenir la demande à court terme. Il fallait préserver les capacités de production, l’emploi et l’investissement qui permettent à une économie de repartir.

 

Une lecture critique de la fiscalité

La fiscalité a également occupé une place importante dans ses analyses. En octobre 2024, commentant le projet de loi de finances 2025, il estimait que certaines mesures risquaient d’augmenter la pression fiscale sur les ménages et les entreprises sans offrir de contreparties suffisantes en matière de croissance. Il insistait notamment sur le risque de voir une fiscalité excessive décourager l’investissement et peser sur le pouvoir d’achat.

Sa réflexion s’inscrivait ici dans une tradition économique ancienne qu’il aimait rappeler : l’impôt doit financer l’État sans détruire les incitations à produire et à investir. C’est aussi dans ce type d’analyse qu’apparaissait son intérêt pour Ibn Khaldoun, dont la réflexion sur la fiscalité constituait à ses yeux une référence toujours actuelle.

 

La dette : un problème, mais surtout une question de stratégie

La dette publique fut probablement l’un des thèmes auxquels il revint le plus souvent. Dans une analyse publiée en février 2026, intitulée « Dette publique : le mirage de la catastrophe, ou comment la peur coûte plus cher que les chiffres », il refusait de réduire la question de la dette à un simple ratio comptable.

Son raisonnement était que la dette ne devient véritablement dangereuse que lorsqu’elle accompagne une incapacité à investir et à produire de la croissance. Autrement dit, le problème n’était pas uniquement le niveau de la dette. Il était aussi dans la capacité du pays à utiliser ses ressources pour créer les conditions d’une croissance future. Cette approche résumait assez bien sa philosophie économique : l’austérité comptable ne peut constituer à elle seule une stratégie de développement.

 

La Banque centrale et les limites de l’orthodoxie monétaire

La politique monétaire constituait un autre de ses grands terrains de réflexion. Tahar El Almi s’est régulièrement interrogé sur le rôle de la Banque centrale de Tunisie, son indépendance, les taux d’intérêt et l’arbitrage entre inflation et croissance.

En 2024, il avait notamment consacré une analyse à l’indépendance de la Banque centrale, estimant que cette notion méritait d’être réexaminée à la lumière des difficultés économiques tunisiennes. Cette position était cohérente avec son approche générale : la politique monétaire ne peut être considérée indépendamment de la politique économique globale.

Lutter contre l’inflation est nécessaire.  Mais si cette lutte se traduit par une contraction excessive du crédit, de l’investissement et de l’activité, elle peut également avoir un coût économique et social. Il cherchait donc constamment à mettre en évidence les arbitrages.

 

L’entreprise au cœur de ses préoccupations

Dans ses dernières années, l’entreprise tunisienne occupa une place croissante dans ses analyses. En juin 2026, dans un long « Décryptage » intitulé « Quand produire devient un acte de résistance », il dénonçait les contraintes qui pèsent sur les entrepreneurs, la pression fiscale, la concurrence de l’économie informelle et les difficultés administratives.

Son diagnostic était alors particulièrement sévère. L’économie tunisienne ne peut pas espérer créer suffisamment d’emplois si les entreprises qui doivent produire, investir et embaucher sont progressivement fragilisées. Cette préoccupation prolongeait d’ailleurs ses travaux plus anciens sur l’investissement, la croissance et la politique économique.

Chez Tahar El Almi, l’entreprise n’était pas seulement un agent économique : elle était l’un des principaux lieux où se décide la capacité d’un pays à créer de la richesse et de l’emploi.

 

Une écriture qui mettait les chiffres à hauteur d’homme

C’est peut-être là que réside l’une des spécificités de son style. Dans une chronique de mai 2026 intitulée « Quand la stabilité ne suffit plus à raconter la vie des gens », il mettait en évidence le décalage entre l’amélioration de certains indicateurs macroéconomiques et le sentiment persistant de difficultés chez les ménages.

Cette préoccupation était ancienne. Pour lui, une économie ne pouvait pas être déclarée « stabilisée » uniquement parce que certains indicateurs étaient revenus dans une zone plus favorable. Il fallait encore que cette amélioration soit perceptible dans la vie quotidienne.

La baisse de l’inflation n’est pas nécessairement une amélioration du niveau de vie. Si les prix ont fortement augmenté auparavant, leur stabilisation à un niveau élevé ne signifie pas que les ménages retrouvent leur pouvoir d’achat. Cette distinction, fondamentale pour comprendre la réalité économique, était régulièrement présente dans ses analyses.

 

2010-2025 : le regard rétrospectif sur les occasions manquées

En janvier 2026, il revenait sur quinze années d’évolution économique dans une analyse intitulée « 2010-2025 — L’écho des occasions manquées, entre Washington, Bruxelles… et Tunis ». Son regard portait sur les choix monétaires américains et européens, mais aussi sur les difficultés tunisiennes.

Une fois encore, son propos dépassait la simple conjoncture. Il s’interrogeait sur la capacité de la Tunisie à investir, à innover, à monter en gamme, à réformer son État et à restaurer la confiance des citoyens et des investisseurs. C’était une constante chez lui : chercher derrière la crise immédiate les causes structurelles qui la rendent possible.

 

L’international comme miroir de la Tunisie

L’un des mérites de ses chroniques aura été de montrer que la macroéconomie internationale n’est jamais très éloignée de la vie économique tunisienne. Lorsque la Fed modifie sa politique monétaire, cela peut modifier le coût du financement international.

Lorsque la BCE change de cap, cela affecte directement ou indirectement la Tunisie, notamment par le canal de l’euro, de la dette et des échanges. Lorsque le prix du pétrole varie, c’est toute l’équation énergétique tunisienne qui peut être bouleversée.

Lorsque le dollar se renforce, la facture de certaines importations augmente. Lorsque les marchés internationaux deviennent plus averses au risque, le financement des économies émergentes devient plus difficile. Cette pédagogie de l’interdépendance internationale était l’une des grandes qualités de son travail journalistique.

 

537 articles : une véritable chronique de l’économie tunisienne

Le chiffre des 537 articles prend ainsi toute sa signification. Ce n’est pas seulement une statistique éditoriale. C’est, en quelque sorte, une chronique parallèle de plusieurs décennies de l’économie tunisienne. À travers ses textes, on retrouve les grandes préoccupations économiques du pays :

  • les salaires et le pouvoir d’achat ;

  • l’inflation ;

  • la politique monétaire ;

  • la Banque centrale ;

  • la dette publique ;

  • le financement de l’État ;

  • la fiscalité ;

  • l’investissement ;

  • l’entreprise ;

  • l’emploi ;

  • les banques et les marchés financiers ;

  • le dinar ;

  • le dollar et l’euro ;

  • l’énergie ;

  • les relations avec les institutions financières internationales ;

  • et, plus largement, les rapports entre économie nationale et économie mondiale.

En 2021 déjà, L’Économiste Maghrébin le comptait officiellement parmi ses chroniqueurs, aux côtés de plusieurs grandes signatures du journal. Cette fidélité réciproque entre le journal et son chroniqueur aura donc constitué une véritable aventure éditoriale.

 

Jusqu’au bout de la plume

La dimension la plus émouvante de son parcours tient peut-être à la chronologie de ses dernières publications. En 2026 encore, Tahar El Almi publiait régulièrement. En janvier, il analysait les occasions manquées de la Tunisie.

En février, il revenait sur la dette publique. En mai, il s’interrogeait sur le décalage entre stabilité macroéconomique et réalité sociale. En juin, il défendait l’entreprise et la production. En juillet, il analysait l’OPEP et les transformations du marché pétrolier.

Et le 3 septembre 2026, dans ce qui apparaît comme sa dernière contribution sur les colonnes de L’Economiste Maghrébin, il écrivait encore sur la politique monétaire européenne et ses conséquences pour la Tunisie. Il aura donc, littéralement, écrit jusqu’aux derniers jours.

 

Un héritage qui dépasse les chiffres

Il serait pourtant réducteur de résumer Tahar El Almi à ses 537 articles. Son héritage est plus large. Il est universitaire, à travers son enseignement et ses travaux. Il est scientifique, à travers ses recherches en économie et en économétrie. Il est pédagogique, à travers les étudiants qu’il a accompagnés. Il est institutionnel, à travers l’Institut Africain d’Économie Financière. Il est enfin journalistique et citoyen, à travers plusieurs centaines de textes consacrés à l’économie tunisienne. Mais il est surtout intellectuel. Car Tahar El Almi avait une manière bien à lui de regarder l’économie. Il se méfiait des évidences. Il questionnait les orthodoxies. Il refusait les explications trop simples.

Et surtout, il rappelait régulièrement que derrière chaque taux, chaque ratio et chaque indicateur se trouvent des hommes et des femmes. Un taux d’inflation, c’est un pouvoir d’achat. Un taux d’intérêt, c’est un crédit plus ou moins accessible. Une dette, c’est une marge de manœuvre pour les générations futures. Une politique fiscale, c’est un arbitrage entre ressources publiques, entreprises et ménages. Une politique de change, c’est le prix des importations et la compétitivité des exportations. Une croissance, enfin, ce n’est pas seulement un chiffre : c’est la possibilité de créer des emplois et de donner des perspectives.

 

Une voix qui manquera à L’Économiste Maghrébin

Pour L’Économiste Maghrébin, sa disparition revêt une dimension particulière. Pendant des années, Tahar El Almi aura été l’une des signatures régulières du journal. 537 articles recensés : peu de chiffres résument aussi bien la profondeur d’une collaboration. Mais au-delà du volume, il y avait une fidélité intellectuelle. Il y avait le goût du débat. Le droit à la contradiction.

La volonté de comprendre les mécanismes économiques plutôt que de simplement commenter les chiffres. Et cette conviction, finalement très simple, que le rôle de l’économiste est aussi de participer au débat public.

Sa dernière contribution, publiée le 3 septembre, portait sur le coût de la politique monétaire européenne pour la Tunisie. Il y revenait sur la question de la dépendance financière et concluait, en substance, que la véritable souveraineté économique ne consiste pas seulement à pouvoir emprunter, mais à pouvoir vivre avec moins besoin d’emprunter.

Cette idée pourrait presque servir d’épitaphe intellectuelle. Réduire les dépendances. Restaurer la capacité de produire. Investir. Créer de la richesse. Préserver le pouvoir d’achat. Et surtout, retrouver la capacité de décider.

Tahar El Almi aura consacré une grande partie de son parcours à ces questions. Il laisse derrière lui des travaux, des étudiants, une institution, des analyses et, surtout, 537 articles qui continueront à témoigner de sa présence dans le débat économique tunisien.

Son œuvre restera ainsi une mémoire de l’économie tunisienne contemporaine : ses crises, ses espoirs, ses hésitations, ses occasions manquées, mais aussi ses possibilités. À travers ses écrits, Tahar El Almi continuera de dialoguer avec ceux qui chercheront à comprendre la Tunisie économique.

C’est sans doute la plus durable des formes de présence pour un universitaire et un économiste. Il disparaît, mais sa question demeure : quelle économie voulons-nous construire pour la Tunisie ?

Il manquera au site et au magazine de L’Economiste Maghrébin en particulier, mais surtout aux lecteurs et au débat public du pays.

Que sa mémoire demeure.

Hédi Mechri, Sahar Mechri et l’ensemble de la rédaction de L’Economiste Maghrébin présentent leurs condoléances les plus attristées à l’épouse, ses enfants et aux proches de Tahar El Almi. Et que son âme repose en paix!

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Etude | Le sommeil profond ralentit la progression de l’Alzheimer

06. September 2026 um 13:31

Une nouvelle étude, publiée dans la revue Neurology, a mis en évidence un lien entre certains types d’activité électrique survenant durant le sommeil profond, un neuropeptide appelé orexine et la progression de la maladie d’Alzheimer.

Selon le site Science Alert, les chercheurs ont recruté 60 patients âgés de 60 ans et plus, récemment diagnostiqués avec une forme légère à modérée de la maladie d’Alzheimer, et qui ne prenaient aucun médicament connu pour affecter l’activité des ondes cérébrales.

Les participants ont été surveillés tout au long de la nuit à l’aide d’appareils spécialisés dans l’étude du sommeil. Le lendemain matin, les chercheurs ont prélevé un échantillon de liquide céphalorachidien chez chaque participant ; ce liquide incolore entoure le cerveau et la moelle épinière et assure le transport de molécules vers et depuis le système nerveux. Une fois l’étude terminée, les chercheurs ont suivi les participants pendant trois ans afin d’observer l’évolution de leurs symptômes de la maladie d’Alzheimer.

Les taux d’orexine

Dans les échantillons de liquide céphalorachidien, les chercheurs se sont concentrés sur la mesure des taux d’un messager chimique appelé orexine, qui joue un rôle essentiel dans la régulation du sommeil et de l’éveil.

Ainsi, par exemple, une carence en orexine dans le cerveau chez les personnes atteintes de narcolepsie de type 1 contribue à une somnolence excessive et à des épisodes soudains de faiblesse musculaire, connus sous le nom de perte de tonus musculaire.

Les scientifiques se demandent si l’orexine joue un rôle direct dans la maladie d’Alzheimer, d’autant plus qu’il existe déjà des médicaments ciblant ce neurotransmetteur.

De précédentes études de moindre envergure ont suggéré l’existence possible d’une anomalie des taux d’orexine chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

Par ailleurs, des chercheurs ont émis l’hypothèse que les médicaments agissant sur l’orexine pourraient aider indirectement le cerveau à éliminer les protéines bêta-amyloïde et Tau — dont l’accumulation cérébrale est associée à la maladie d’Alzheimer —, en particulier chez les personnes souffrant de troubles du sommeil ; cette hypothèse s’appuie sur des expériences menées sur des animaux et des études observationnelles chez l’homme.

Apathie et dépression

Si cette hypothèse venait à être confirmée, ces médicaments pourraient contribuer à ralentir la progression de la maladie. Toutefois, la nature exacte du lien entre l’orexine et la maladie d’Alzheimer n’est pas encore totalement élucidée.

Les chercheurs ont indiqué qu’une élévation des taux d’orexine pourrait être associée à l’apparition de symptômes neuropsychiatriques chez les patients atteints de démence, notamment l’apathie, la dépression et l’anxiété.

Toutefois, peu d’études ont examiné le lien entre l’activité de l’orexine et le déclin cognitif ou la sévérité des symptômes neuropsychiatriques chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

Afin d’obtenir des résultats plus précis, les chercheurs ont analysé les taux d’orexine dans des échantillons biologiques et les ont comparés aux données d’une étude du sommeil, laquelle a permis d’observer les fuseaux du sommeil et les oscillations lentes chez les participants durant la phase de sommeil sans mouvements oculaires rapides (NREM).

Dans un cerveau sain, ces deux signaux électriques reflètent une activité importante qui contribue à la consolidation des souvenirs et au maintien de la stabilité des réseaux neuronaux corticaux.

Les patients atteints de la maladie d’Alzheimer souffrent souvent de troubles du sommeil ; leurs fuseaux du sommeil et leurs oscillations lentes ont tendance à refléter ce dysfonctionnement.

Les résultats ont montré qu’une élévation des taux d’orexine dans le liquide céphalorachidien était associée à une aggravation de la maladie au cours des trois années suivantes.

En revanche, le lien entre l’augmentation de l’orexine et la progression de la maladie était plus faible chez les participants présentant une activité relativement plus intense au niveau des fuseaux du sommeil et des oscillations lentes, ce qui suggère un effet protecteur potentiel de ces types d’activité cérébrale durant le sommeil profond.

Un simple point de départ

Il est également apparu que les signaux caractéristiques du sommeil sans mouvements oculaires rapides (sommeil NREM) étaient plus marqués chez les personnes présentant des taux d’orexine plus faibles dans le liquide céphalorachidien : les fuseaux du sommeil y étaient plus denses et les oscillations lentes avaient une durée plus longue.

Les chercheurs ont également observé que la concentration d’orexine était nettement plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Bien que ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour comprendre le lien entre le sommeil et la maladie d’Alzheimer, les chercheurs ont souligné qu’ils ne constituent qu’un point de départ pour de futures études susceptibles d’aider à élaborer de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à freiner la progression de la maladie.

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Tunisie – Médias : les inquiétudes du Conseil de presse

05. September 2026 um 18:00

Le Conseil de presse exige la libération de Mohamed Yousfi, interpellé dans la soirée du vendredi 4 septembre, et alerte sur un climat d’autocensure grandissant au sein de la profession.

 

Dans un communiqué publié samedi 5 courant, le Conseil de presse réclame la libération de Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média d’investigation Alqatiba, interpellé vendredi soir alors qu’il se rendait à une émission radio consacrée à la crise de l’eau. L’instance dénonce un « indicateur dangereux » qui s’ajoute à une série de précédents plaçant journalistes et médias sous la menace de l’intimidation et de l’emprisonnement.

Le Conseil prend soin de ne pas contester le droit des autorités à enquêter, un principe relevant selon lui de l’État de droit. Mais il pose une distinction claire : ces procédures ne doivent pas devenir un moyen de contourner les protections légales des journalistes, ni un outil de pression professionnelle — une nuance qui évite à l’instance de se poser en opposant systématique à la justice tout en fixant une limite nette.

L’alerte porte surtout sur l’effet cumulatif de ces affaires : normalisation des poursuites, montée de l’autocensure, et à terme « assèchement » des sources d’information, donc une atteinte indirecte mais réelle au droit du public à une information fiable.

Le Conseil réclame en parallèle le respect du secret des sources et la création d’un organe de régulation médiatique réellement indépendant, suggérant que le vide institutionnel actuel favorise ce type de dérive.

Fait notable, le communiqué pointe du doigt directement les autorités en place comme responsables de la dégradation du paysage médiatique décrit en des termes très durs : « effondrement », « désertification », presse « sans questions ». Cette charge, inhabituelle dans sa frontalité, traduit une inquiétude qui dépasse le cas individuel de Mohamed Yousfi pour interroger la trajectoire d’ensemble du pluralisme en Tunisie, tout en saluant, en creux, les rédactions qui continuent de résister à cette pression.

A noter qu’avant le Conseil de presse, le SNJT (Syndicat national des journalistes tunisiens) avait dénoncé l’interpellation du journaliste, s’inquiétant même de son état de santé.

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Ariana : vaccination des chiens et chats contre la rage mardi à Mnihla

Von: tmps
06. September 2026 um 09:05

Le Commissariat régional au développement agricole d’Ariana (CRDA) organisera, mardi 8 septembre 2026, une tente vétérinaire pour la vaccination des chiens et des chats contre la rage, et ce devant le siège de la délégation de Mnihla, de 9h00 à 12h00.

Dans un communiqué publié samedi, le Commissariat a précisé que cette vaccination est obligatoire et gratuite, appelant les citoyens à accompagner leurs animaux de compagnie afin de faciliter le travail de l’équipe de vaccination.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la rage, de la limitation de ses risques et du renforcement de la campagne nationale de vaccination contre la rage pour la saison 2026/2027.

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JCC 2026 | Prolongation de l’appel à création pour l’affiche officielle

05. September 2026 um 23:01

Le délai de participation à l’appel à conception de l’affiche officielle de la 37e édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) a été prolongé.

C’est ce qu’indiquent le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) et les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) en précisant que le délai de réception des propositions est prolongé jusqu’au 10 septembre 2026 à 12h.

Tous les détails sont précisés dans le cahier des charges (voir)

Pour rappel, la 37e édition des Journées Cinématographiques de Carthag qui tiendra du 12 au 19 décembre 2026.

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Incendies à Jebel Bargou | Deux suspects en détention

05. September 2026 um 22:36

La justice a émis deux mandats de dépôt dans le cadre de l’enquête menée sur les récents incendies de forêt ayant ravagé le mont Bargou à Siliana.

C’est ce qu’a affirmé le porte-parole du tribunal de première instance de Siliana, Issa Gassmi, dans une déclaration accordée ce samedi à Diwan FM, en précisant juge d’instruction du troisième bureau près le tribunal de première instance de Siliana a émis, hier, deux mandats de dépôt à l’encontre de deux suspects impliqués dans cette affaire alors qu’à l’issue des interrogatoire, trois autres individus ont été maintenus en liberté provisoire.

La même source ajoute que les investigations se poursuivent afin de faire la lumière sur les circonstances exactes entourant le départ de ces feux et d’établir de manière précise les responsabilités pénales.

Y. N.

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SNJT | Placé en garde à vue, le journaliste Mohamed Yousfi opéré en urgence

05. September 2026 um 21:54

​Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a annoncé dans la soirée de ce samedi 5 septembre 2026, que Mohamed Yousfi a été opéré en urgence alors qu’il était en garde à vue.

Dans son communiqué, le SNJT précise que Mohamed Yousfi a été victime d’un malaise et qu’il a été transporté à l’hôpital , où il a été opéré en urgence de l’appendicite dans la nuit du 4 septembre 2026.

​Le syndicat soutient que les contraintes et la pression de la détention sont incompatibles avec les soins post-opératoires et la convalescence requis par son état, en affirmant que la santé et l’intégrité physique du journaliste relèvent de la responsabilité directe des autorités compétentes.

La même source a rappelé que la place d’un professionnel de l’information et des médias n’est pas en prison quelles que soient ses prises de position, tout en réclamant l’abandon des poursuites visant Mohamed Yousfi et sa remise en liberté afin qu’il puisse se soigner dignement tout en exerçant ses droits de défense.

Y. N.

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Drame à Mateur | Un agent de la Steg meurt en service

05. September 2026 um 21:34

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) est en deuil après le décès tragique de l’un de ses agents, survenu accidentellement dans l’exercice de ses fonctions.

Dans un communiqué publié dans la soirée de ce samedi 5 septembre 2026, la direction de la Steg a annoncé la disparition de Adel Amraoui, chef d’équipe des travaux au sein de l’agence des services de Mateur.

Qualifié de « martyr du devoir » par l’entreprise, l’agent a succombé à un accident du travail survenu alors qu’il accomplissait ses missions de terrain.

Face à cette douloureuse épreuve, la direction générale ainsi que l’ensemble du personnel de la Steg ont tenu à exprimer leurs plus sincères condoléances à la famille du défunt, à ses proches et à tous ses collègues.

Y. N.

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Autisme : lancement des candidatures pour l’inclusion des enfants dans les jardins d’enfants

Von: tmps
05. September 2026 um 15:40

 Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Séniors a annoncé, samedi, l’ouverture des candidatures pour bénéficier du programme national d’intégration des enfants présentant des troubles du spectre de l’autisme dans les jardins d’enfants, au titre de l’année éducative 2026-2027.

Dans un communiqué, le ministère a appelé les parents souhaitant inscrire leurs enfants, âgés de 3 à 6 ans, à déposer leurs demandes auprès des services des délégations régionales des affaires de la femme et de la famille, durant les horaires administratifs.

Les documents requis comprennent une copie de la carte d’identité nationale du parent ou tuteur, un extrait de naissance de l’enfant ainsi qu’un certificat d’inscription ou d’admission préliminaire au jardin d’enfants.

Les parents sont également appelés à fournir un rapport médical détaillé, délivré par un pédopsychiatre ou un pédiatre spécialisé, attestant que l’enfant présente un trouble du spectre de l’autisme et qu’il est apte à être intégré, tout en précisant les spécialités médicales ou paramédicales nécessaires à sa prise en charge, ainsi qu’une carte de handicap de l’enfant, le cas échéant.

Selon le ministère, le programme prévoit l’octroi d’une allocation mensuelle au profit des jardins d’enfants qui y adhèrent, ainsi qu’une allocation mensuelle au profit des spécialistes contractuels intervenant auprès du jardin d’enfants concerné. Le montant de ces allocations sera fixé par un arrêté conjoint qui sera publié ultérieurement.

Le programme est financé par le budget du ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Séniors.

L’ouverture des candidatures intervient à la suite de la publication du décret n° 192 au Journal officiel de la République tunisienne, en date du 27 juillet 2026, fixant les conditions et les procédures pour bénéficier du programme national d’inclusion des enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) dans les jardins d’enfants.

La Tunisie a entamé, depuis avril 2023, la mise en œuvre d’un programme d’inclusion des enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme dans les établissements de la petite enfance des secteurs public et privé, à travers la couverture des frais de leur éducation préscolaire.

Lancé en 2022, le programme national d’inclusion des enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme dans les jardins d’enfants publics et privés avait permis de porter le nombre d’enfants bénéficiaires de 314 à plus de 740 en 2025, selon le ministère.

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Tunisie | Chaleur et hausse de la mortalité dans les prisons

05. September 2026 um 13:25

Suite à plusieurs décès survenus dans les établissements pénitentiaires en Tunisie durant les dernières vagues de chaleur, annoncés par les avocats et les familles des victimes, l’Organisation tunisienne contre la torture (OTCT) réclame des mesures «urgentes et adéquates» pour protéger les détenus des effets des vagues de chaleur et du changement climatique dans les prisons tunisiennes.

L’OTCT appelle, également, dans un communiqué publié le 2 septembre 2026, à des interventions immédiates pour remédier à la surpopulation carcérale, et demande notamment des travaux d’entretien des infrastructures pénitentiaires ; ainsi que la libération des personnes incarcérées pour des délits mineurs — y compris celles placées en détention provisoire —, ainsi que celle des personnes âgées et des détenus atteints de maladies chroniques.

L’OTCT réclame plus particulièrement la libération des personnes condamnées en vertu du décret 54 relatif aux infractions liées aux systèmes d’information et de communication et du Code des télécommunications, tout en prônant un recours accru aux peines alternatives, telles que les travaux d’intérêt général, les sanctions pécuniaires et le bracelet électronique.

Dans le même communiqué, l’organisation revendique également, pour les associations de défense des droits humains, un meilleur accès aux informations concernant la situation des détenus ainsi que la possibilité d’effectuer des visites indépendantes dans les établissements pénitentiaires.

Cet appel fait suite à une série de signalements émanant d’organisations, d’avocats et de familles concernant les conditions de détention durant les vagues de chaleur exceptionnelles qui ont frappé la Tunisie cet été.

Le président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), Bassem Trifi, avait fait état ces derniers jours — en citant des sources judiciaires — de cinq décès survenus le 28 août dans les prisons du Grand Tunis.

À ce jour, les autorités n’ont publié aucun bilan global permettant de vérifier le nombre et, surtout, les causes des décès signalés.

L’administration pénitentiaire avait toutefois démenti, le 22 août, les informations faisant état d’une détérioration générale de l’état de santé des détenus ou de cas de défaut de soins médicaux, affirmant que le suivi sanitaire s’effectuait conformément aux procédures établies.

Le porte-parole Hatem Akrout avait indiqué que 20 773 consultations avaient été réalisées dans des hôpitaux publics pour des détenus au cours du premier semestre 2026.

La question de la chaleur dans les prisons avait déjà été soulevée ces dernières semaines par d’autres organisations de défense des droits humains, qui établissaient un lien entre les risques sanitaires et la surpopulation, l’état des infrastructures et la difficulté d’accès aux soins. Cependant, aucun lien de causalité entre les températures extrêmes et les décès signalés n’a encore été établi officiellement, les autorités préférant ne pas communiquer sur ce sujet.

I. B.

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Siliana: Une campagne de collecte de dons au profit des familles touchées par l’incendie du Djebel Boulmane à Bargou

Von: tmps
05. September 2026 um 10:59

Des acteurs de la société civile de la délégation de Bargou, dans le gouvernorat de Siliana, ont lancé une campagne de solidarité visant à collecter des dons au profit des familles touchées par l’incendie du Djebel Boulmane, dans la zone de Mezata (Bargou) qui a duré plusieurs jours, ravageant de vastes superficies forestières.

Dans une déclaration à l’Agence TAP, vendredi, l’activiste de la société civile à Bargou, Jamal Farjaoui, a indiqué que l’incendie avait causé des dégâts à trois habitations, ainsi qu’à des superficies plantées d’arbres fruitiers et forestiers, lesquelles constituent une source de revenus pour plusieurs habitants des zones montagneuses.

Il a ajouté qu’après coordination avec les services concernés, le compte courant de la commission locale de solidarité sociale de Bargou a été mis à la disposition des habitants de la région, des commerçants, des hommes d’affaires ainsi que de tous les Tunisiens résidant en Tunisie ou à l’étranger, afin de contribuer à cette campagne. Il a appelé l’ensemble des citoyens à y participer.

De son côté, la commission régionale chargée d’évaluer les dégâts causés par l’incendie de Boulmane poursuit ses travaux afin de recenser les pertes, selon un communiqué publié par la page officielle du gouvernorat de Siliana sur le réseau social Facebook.

À rappeler que l’incendie du Djebel Boulmane s’est déclaré jeudi dernier avant de s’étendre rapidement aux zones de Ain Boussaadia et Balouta, atteignant les limites du gouvernorat de Kairouan. Le feu a été maîtrisé mercredi dernier, après plus de six jours d’efforts.

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Industrie : 309 projets de production d’électricité solaire photovoltaïque approuvés

Von: tmps
05. September 2026 um 10:05

Un total de 309 demandes relatives à l’installation de projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque a été accepté, dans le cadre du sixième round du régime des autorisations, a fait savoir, vendredi, le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

L’annonce du ministère intervient suite à l’achèvement du processus d’évaluation des demandes relatives à l’installation de projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque parvenues au ministère jusqu’au 30 juin 2026.

Les projets approuvés représentent une puissance globale de 455 mégawatts (MW). Il s’agit de 187 projets de 1 MW, 119 projets de 2 MW et de 3 projets de 10 MW.

Le ministère a indiqué que l’intégralité des résultats est accessible directement sur son site.

Le régime des autorisations régit la réalisation de projets de moyenne taille d’une puissance inférieure aux seuils fixés par l’article 14 du décret n°2016-1123 à savoir 10MW pour le solaire, 30MW pour l’éolien, 15MW pour la biomasse et 5MW pour les autres sources d’ER.

Institué pour encourager la production indépendante d’électricité verte, ce régime permet aux investisseurs privés et industriels de construire des centrales photovoltaïques (de 1 à 10 MW) et de vendre l’intégralité de la production à la STEG.

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Rentrée scolaire : les préparatifs vont bon train, assure le ministre de l’Éducation

Von: tmps
05. September 2026 um 08:12

Le ministre de l’Éducation, Nourredine Nouri, a souligné, vendredi, que les préparatifs de la nouvelle rentrée scolaire 2026-2027 vont bon train afin de garantir les meilleures conditions pour la reprise des cours.

Supervisant, à Ben Arous, la distribution des équipements et du mobilier scolaires, des photocopieurs et du matériel informatique aux différentes directions régionales de l’éducation, le ministre a indiqué que vingt-trois établissements éducatifs ont été créés dans le cadre de ces préparatifs, faisant remarquer qu’ils ouvriront leurs portes les 14 et 15 septembre courant.

Ces établissements comprennent notamment un complexe sportif éducatif à Kairouan et deux écoles de la deuxième chance à Béja et à Nabeul, a-t-il précisé, ajoutant que près de 300 nouveaux espaces, dont des salles de cours et des salles spécialisées, ont été aménagés.

Nouri a, par ailleurs, fait savoir que les interventions ont porté sur la réhabilitation des écoles et la reconstruction des clôtures des établissements éducatifs menaçant ruine, et ce, dans l’objectif de garantir la sécurité des élèves et du cadre éducatif.

Selon lui, ces interventions, au nombre d’environ 1200, avancent à un rythme satisfaisant, assurant qu’une partie des travaux ayant déjà été achevée, tandis qu’une autre est encore en cours.

Les travaux relatifs au reste des interventions programmées démarreront prochainement, a-t-il ajouté.

Il a, dans ce contexte, indiqué que la distribution de 100 mille tables-bancs est actuellement en cours, dans le but de renouveler les équipements scolaires qui se sont détériorés au fil des années dans les établissements éducatifs, rappelant que le ministère a entamé, depuis l’année dernière, le renouvellement d’une grande partie des équipements, notamment les tables-bancs et les bureaux des enseignants.

D’autre part, le ministre a indiqué que des équipements destinés aux classes préparatoires ont été fournis afin de garantir un environnement favorable aux enfants de l’enseignement préscolaire.

Il a ajouté que le ministère ambitionne de doter toutes les écoles primaires de classes préparatoires disposant d’espaces modernes dédiés aux jeux, aux activités d’animation et aux activités éducatives. L’objectif étant de permettre à l’enfant de grandir dans des conditions favorables à l’apprentissage des valeurs de citoyenneté.

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Arrestation de Mohamed Yousfi, rédacteur en chef d’Alqatiba

04. September 2026 um 20:30

Les autorités ont arrêté, vendredi 4 septembre, le rédacteur en chef d’Alqatiba, Mohamed Yousfi, alors qu’il entrait dans les studios de la radio Express FM pour participer à une émission.

Selon Walid Ben Rhouma, présentateur de la radio qui l’avait invité, Mohamed Yousfi a été interpellé pour être interrogé, sans précision sur les motifs exacts de cette convocation policière.

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Tozeur : 430 élèves bénéficient de fournitures scolaires pour la rentrée

Von: tmps
04. September 2026 um 18:28

Les complexes de l’enfance du gouvernorat de Tozeur ont achevé les préparatifs en prévision de la rentrée scolaire, après avoir entamé, dès la mi-juin dernier, l’acquisition de diverses fournitures scolaires et d’habits au profit de 430 élèves pris en charge par l’État au sein de ces structures, a indiqué le commissaire régional chargé de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées à Tozeur, Taïeb Ben Younès.

Dans une déclaration à l’agence TAP, Ben Younès a précisé que des fournitures et équipements divers ont été acquis pour une valeur de 80 mille dinars consacrée aux vêtements et aux chaussures, de 50 mille dinars aux fournitures scolaires et de 20 mille dinars aux produits d’hygiène. Ces articles ont été répartis entre les différents complexes de l’enfance afin d’être remis aux bénéficiaires avant le démarrage de l’année éducative.

Il a, par ailleurs, confirmé que les cinq complexes de l’enfance implantés dans le gouvernorat de Tozeur sont en bon état sur le plan des infrastructures et sont fin prêts à accueillir leurs pensionnaires. Le complexe de l’enfance de Hazoua constitue toutefois une exception, le projet étant encore en cours de réalisation et ayant atteint un taux d’avancement de 95%. Afin d’éviter tout retard dans sa mise en exploitation, un autre espace sera provisoirement aménagé et exploité dans le cadre d’un contrat de location.

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Kébili : des campagnes de contrôle sanitaire ciblent fournitures scolaires et jouets pour les jardins d’enfants

Von: tmps
04. September 2026 um 16:55

Une série de campagnes de contrôle sanitaire dans les marchés et les points de vente de fournitures scolaires a été lancé, à Kébili, par les équipes du service régional d’hygiène du milieu, relevant de la direction de l’hygiène du milieu et de la protection de l’environnement (DHMPE), rattachée à la direction régionale de la santé.

Ces opérations visent à vérifier la sécurité et la qualité des fournitures scolaires ainsi que des jouets destinés aux jardins d’enfants, et à garantir la santé et la sécurité des élèves et de l’ensemble des consommateurs, a indiqué le sous-directeur de la direction des soins de santé de base (DSSB) à la direction régionale de la santé, Ali Tabbal.

Dans une déclaration à l’Agence TAP, le responsable a précisé que ces campagnes, lancées depuis le 31 août dernier et qui se poursuivront jusqu’à la fin du mois de septembre, ont permis de saisir des quantités de fournitures scolaires non conformes à la réglementation en vigueur.

Il a également indiqué que les équipes de médecine scolaire ont assuré, durant la période estivale, les examens médicaux nécessaires pour les élèves qui intégreront pour la première fois l’enseignement primaire. Elles ont également effectué environ 80 examens médicaux pour les nouveaux étudiants et sont pleinement disposées à achever les autres examens médicaux ainsi qu’à administrer les vaccinations nécessaires aux élèves dès le lancement de cette opération dans les différents établissements éducatifs de la région.

Il a ajouté que, dans le cadre de l’orientation vers l’adoption d’un système informatique pour le dossier scolaire, communément appelé numérisation du dossier scolaire, un nombre suffisant de cadres a été formé afin de garantir la réussite de cette démarche. Celle-ci permettra notamment d’assurer le suivi de l’état de santé des élèves tout au long de leur parcours scolaire.

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Rentrée scolaire: entre joie des enfants et casse-tête budgétaire pour les parents

04. September 2026 um 16:43

À  presque deux semaines de la rentrée scolaire, les rayons des magasins affichent cartables, tabliers et fournitures en tout genre. Pour les parents, c’est l’heure des bonnes résolutions et des nouveaux achats. Pour les enfants, c’est surtout le moment de sortir la calculatrice.

Sur les ruelles entre Mourouj 5 et 6, l’ambiance est encore timide. “Les ventes de tabliers sont en baisse d’environ 10 % par rapport à 2025, où la chute avait atteint 20 % », observe un commerçant spécialisé dans les vêtements pour enfants. Selon lui, les familles tardent à se rendre en magasin, peut-être épuisées par les dépenses cumulées des vacances d’été.

Les prix, eux, n’ont pas baissé. Un tablier se vend entre 29 et 35 dinars, tandis que les cartables oscillent entre 100 et 160 dinars, ça peut même atteindre les 300 dinars pour certains modèles. « Chaque année, c’est la même flambée », déplore Amel, mère de deux garçons. Pour elle, les tarifs varient désormais entre 140 et 160 dinars, voire davantage.

Des budgets familiaux mis à rude épreuve

 Son fils de huit ans n’achètera pas un nouveau cartable celui de l’année dernière est resté intact”. La situation est similaire pour Insaf, dont la fille est en deuxième année lycée. « Rien que pour les  accessoires scolaires, j’ai dépensé plus de 100  dinars », confie-t-elle. Pour elle, le pouvoir d’achat des Tunisiens a nettement régressé face à la cherté de la vie.  » Le Tunisien est épuisé. Il consomme, puis il ne sait plus où se donner la tête après un été à rude épreuve », résume-t-elle.

Des solutions alternatives face à la cherté

Face à cette pression financière, plusieurs parents renoncent à acheter de nouveaux cartables pour leurs enfants chaque année.  

Une rentrée sous le signe de l’incertitude

Alors que la rentrée scolaire approche à grands pas, les familles tunisiennes se retrouvent face à un dilemme : offrir le meilleur à leurs enfants tout en maîtrisant un budget de plus en plus contraint. Entre hausse des prix, pouvoir d’achat en baisse et dépenses inévitables, cette nouvelle rentrée s’annonce une fois de plus comme un défi économique pour de nombreux ménages.

Il convient de noter que la rentrée scolaire 2026-2027 se caractérise par une hausse d’environ 8% du coût global par rapport aux exercices précédents. Cette augmentation épargne les manuels scolaires et les cahiers subventionnés, dont les tarifs n’ont pas varié depuis plusieurs années.

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Nabeul : 120 000 bouteilles d’eau minérale saisies au cours du mois d’août

Von: tmps
04. September 2026 um 16:24

– Quelque 77 infractions économiques liées à la majoration illégale des prix et aux pratiques de monopole et de spéculation ont été relevées, en août dernier, dans le gouvernorat de Nabeul, a indiqué à l’Agence TAP, Sihem Mabourk, directrice régionale du Commerce.

Egalement, 120 mille bouteilles d’eau minérale ont été saisies lors de 134 opérations de contrôle économiques ciblant les grossistes d’eau minérale, les cafés et les entrepôts anarchiques, a-t-elle ajouté.

Afin de stabiliser l’approvisionnement face à la pénurie que connaît le marché, 282 mille 136 bouteilles d’eau ont été fournies dans la région, selon la même source.

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France : l’été 2026, le plus chaud jamais enregistré

04. September 2026 um 15:31

La France vient de connaître son été le plus chaud depuis le début des relevés météorologiques en 1900. Marqué par plusieurs épisodes de canicule, une sécheresse exceptionnelle et de vastes incendies, annonce Météo-France.

De juin à août 2026, la température moyenne sur 24 heures a atteint 24,0 °C, soit une anomalie de +3,6 °C par rapport aux normales. L’été 2026 dépasse ainsi largement les précédents records, notamment ceux de 2003 (+2,7 °C) et de 2022 (+2,3 °C).

L’un des marqueurs les plus spectaculaires de cet été réside dans la durée des épisodes de fortes chaleurs. La France a connu 53 jours de vague de chaleur, un niveau qualifié d’« inédit » par Météo-France.

Trois épisodes majeurs se sont succédé entre juin et août, avec des températures exceptionnellement élevées sur une grande partie du territoire. Les températures maximales ont affiché, sur l’ensemble de la saison, une anomalie moyenne de +4,8 °C, dépassant là encore le précédent record de 2003, établi à +3,3 °C.

Une sécheresse aggravée par le déficit de pluie

À la chaleur s’est ajoutée une importante pénurie de précipitations. L’été 2026 figure parmi les plus secs jamais observés en France, avec des précipitations inférieures d’environ 40 % à la moyenne. La combinaison de températures élevées et du déficit pluviométrique a fortement asséché les sols et accentué les risques d’incendie. Les conditions ont été particulièrement difficiles dans plusieurs régions du pays, où les feux de végétation ont atteint une ampleur exceptionnelle.

Cette situation climatique a favorisé la multiplication des incendies géants. Plusieurs milliers d’hectares ont été détruits, notamment dans le sud-ouest et le sud de la France.

Le bilan de l’été a notamment été marqué par un important incendie près de Bordeaux, qui a conduit à l’évacuation d’environ 250 000 personnes. Au total, plus de 100 000 hectares auraient été détruits au cours de la saison. La sécheresse des sols, combinée aux températures extrêmes, a ainsi créé des conditions particulièrement favorables à la propagation rapide des feux.

Des mers également exceptionnellement chaudes

Le record ne concerne pas uniquement les températures terrestres. Les eaux bordant la France métropolitaine et la Corse ont également atteint des niveaux de température jamais observés auparavant. Cette chaleur marine constitue un autre indicateur de l’intensité de l’épisode climatique, avec des conséquences potentielles sur les écosystèmes côtiers et marins.

L’été 2003, longtemps considéré comme la référence en matière de chaleur extrême en France, est désormais nettement dépassé. Avec une moyenne de 24 °C et une anomalie de +3,6 °C, l’été 2026 s’installe au premier rang des étés les plus chauds depuis 1900. Météo-France souligne également que les températures maximales ont atteint des niveaux particulièrement élevés au cours de la saison.

Pour la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, cet été « restera dans l’histoire ». Elle a appelé à « être à la hauteur des enjeux » climatiques, estimant que la question est désormais de savoir si ce record restera exceptionnel ou s’il annonce une succession de nouveaux records.

Une chaleur qui se prolonge en septembre

Le passage à l’automne météorologique ne signifie toutefois pas la fin immédiate des fortes chaleurs. Une nouvelle vague de chaleur touche le sud de la France début septembre, avec des températures pouvant approcher 40 °C dans certains secteurs.

Après un été déjà historique, cette nouvelle séquence de chaleur prolonge ainsi une année 2026 particulièrement exceptionnelle sur le front climatique.

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Portrait | Chourouk Hriech, une artiste en plein envol

04. September 2026 um 15:15
L’artiste franco-marocaine Chourouk Hriech signe une fresque monumentale au Parc des Oiseaux, dans l’Ain. Une œuvre signature de son univers qui mêle mémoire, migration et frontières. De Sète à Bamako, en passant par le Maroc, sa prochaine saison d’expositions dessine…

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