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Tunis Re obtient l’accord du CMF pour le doublement de son capital capital

02. September 2026 um 20:59

Tunis Re a obtenu le feu vert du Conseil du Marché Financier (CMF) pour doubler son capital social, qui passera de 100 à 200 millions de dinars (MDT). L’opération a été décidée lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 24 avril 2026, qui s’articule autour de deux volets distincts.

Le premier volet est une distribution gratuite : 5 millions d’actions nouvelles seront attribuées aux actionnaires existants, à raison d’une action gratuite pour quatre actions détenues, financées par prélèvement sur les primes d’émission, soit 25 millions de dinars (MDT).

Le second volet est une augmentation en numéraire : 15 millions d’actions nouvelles seront proposées à la souscription au prix de 8 dinars par action (soit 5 dinars de valeur nominale et 3 dinars de prime d’émission) pour un montant total de 75 MDT. Les actionnaires actuels bénéficient d’une priorité de souscription, à raison de trois actions nouvelles pour quatre actions détenues.

Le calendrier est le suivant : la période de souscription prioritaire est ouverte du 15 septembre au 2 octobre 2026. En cas d’actions non souscrites, une période de redistribution complémentaire est prévue du 12 au 16 octobre 2026. L’ensemble des actions nouvelles – gratuites comme souscrites – porteront jouissance en dividende à compter du 1er janvier 2026.

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Wifak Bank : une progression de 19 % du PNB à 59,6 MDT

02. September 2026 um 20:33

Wifak International Bank affiche un bénéfice de 2,2 millions de dinars (MDT) au premier semestre 2026, contre 2,1 MDT à la même période de 2025, soit une progression modeste de 1,6 %. Un résultat net en apparence tranquille, qui masque pourtant une activité en forte accélération – et un coût du risque qui grimpe.

Le produit net bancaire, lui, ne connaît pas la même retenue : il bondit de 19 % à 59,6 MDT, porté par une dynamique commerciale solide sur l’ensemble des segments islamiques. Les opérations Ijara progressent de 18 %, le portefeuille Mourabaha de 8 %, et les opérations Wakala Bel Istithmar s’envolent de 69 %. Des performances qui témoignent d’un appétit croissant pour les produits de finance islamique sur le marché tunisien.

L’ombre au tableau vient du coût du risque, en hausse de 40 % à 11,2 millions de dinars. Cette dégradation s’explique principalement par le doublement des dotations aux provisions sur créances additionnelles, un signal que la qualité du portefeuille mérite surveillance, dans un contexte économique qui reste sous pression.

Bonne nouvelle en revanche sur le front de la notation : Fitch Ratings a relevé la note de Wifak Bank à BBB avec perspectives stables, soit une progression de deux crans. Une reconnaissance externe qui renforce la crédibilité de l’établissement et pourrait faciliter ses levées de fonds futures.

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Attijari bank dégage un bénéfice de 123 MDT au premier semestre

02. September 2026 um 20:15

Au terme des six premiers mois de 2026, Attijari bank a réalisé un bénéfice de 123 millions de dinars (MDT), contre 116,2 MDT pour la même période 2025, ce qui correspond à 5,9 % de progression.

Le résultat d’exploitation a progressé de 2,3 % sur la période, à 170,9 MDT. Selon le management de la banque, le premier semestre 2026 a été caractérisé par la hausse du coût du risque de 33 % à près de 22 MDT contre seulement 13,2 MDT au cours de la même période en 2025.

Pour leur part, les dotations nettes aux provisions sur créances douteuses ont pratiquement doublé comparées au premier semestre 2025, à 16,7 MDT.

Sur les six premiers mois de cette année, Attijari bank a dégagé un produit net bancaire de 374,7 MDT, en hausse de 5,1 % sur un an.

La hausse du PNB a été portée par la progression de 57 % des revenus du portefeuille d’investissement, qui se sont élevés à plus de 145 MDT contre 92,7 MDT en juin 2025.

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La BCT et le CMF signent un accord de supervision financière intégrée

02. September 2026 um 18:17

La Banque centrale de Tunisie (BCT) et le Conseil du marché financier (CMF) ont signé, mardi 1er septembre 2026, un accord de coopération et d’échange d’informations visant à renforcer la coordination entre les deux autorités de régulation du secteur financier. 

Selon un communiqué publié mercredi par le CMF, cet accord s’inscrit dans une logique de renforcement de la coopération institutionnelle entre la BCT et le CMF, répondant à un besoin croissant d’approche de supervision intégrée, face à l’interconnexion des activités financières et à la diversification des risques qui y sont associés, notamment dans un contexte de transformations économiques, financières, technologiques et réglementaires rapides du secteur.

Cette initiative s’aligne également sur les efforts de mise en conformité du cadre national de supervision avec les standards internationaux et les meilleures pratiques en matière de surveillance financière. Elle vise à améliorer la coordination et l’échange d’informations sur les dossiers d’intérêt commun, précise le même communiqué.

L’accord repose sur plusieurs axes prioritaires. A savoir, le renforcement de la conformité en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armements, le renforcement de la coopération en matière de contrôle sur site et d’expertise technique entre les deux institutions. Il en va de même de la mise en place de mécanismes clairs de signalement des manquements constatés au sein des établissements supervisés.

Il prévoit également le soutien aux projets d’innovation financière numérique et le développement des services financiers digitaux, suivi de l’accompagnement du développement du financement vert et durable et le le renforcement de la transparence non financière relative à l’impact environnemental et social des activités des institutions financières supervisées.

La signature de cet accord constitue une étape importante dans le renforcement de la collaboration entre les deux autorités de régulation. Son importance ne se limite pas aux domaines qu’il couvre, mais réside aussi dans l’instauration de mécanismes permanents d’échange d’informations et d’expertises, ainsi que de coordination des actions de supervision. 

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Rawafed +: l’UE ouvre aux PME tunisiennes une subvention d’investissement

02. September 2026 um 14:03

L’Union européenne en Tunisie a lancé un appel à candidatures destiné aux entreprises tunisiennes pour bénéficier de la subvention d’investissement « Rawafed + », accessible exclusivement via la plateforme numérique « POPS » dédiée aux subventions et à l’investissement.

Cette aide, financée par l’UE et mise en œuvre par Expertise France dans le cadre de la ligne de crédit « Tunisie -Relance économique » de 170 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI), correspond à 10% du financement obtenu, avec un plafond entre 1 000 et 50 000 euros. Elle est accordée sous forme de subvention directe et non remboursable.

Pour y prétendre, l’entreprise doit avoir reçu une notification de financement au titre de la ligne de crédit de la BEI et remplir au moins un critère social : investissement dans les régions prioritaires, promotion de l’emploi des femmes et des jeunes, amélioration de l’accès au marché du travail ou contribution au développement durable. La demande doit être déposée dans un délai de quatre mois suivant la notification du financement, et les candidatures restent ouvertes jusqu’à épuisement des crédits ou au plus tard en décembre 2027.

Le projet, d’une durée de 48 mois (juillet 2024 – juin 2028), vise à renforcer la résilience des PME tunisiennes et leur accès au financement, via l’assistance technique aux institutions financières, des subventions à impact environnemental et social, un accompagnement technique des entreprises et le renforcement de la culture financière et de la gestion durable.

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Affaire du « complot contre la sûreté de l’État » : une audience contestée, un rassemblement annoncé

02. September 2026 um 17:12

La Coordination nationale pour la libération des prisonniers politiques a convoqué un rassemblement jeudi 3 septembre 2026 à 10 heures devant la Cour de cassation de Tunis, le jour même où doit se tenir une audience dans l’affaire du « complot contre la sûreté de l’État ».

Le rendez-vous  est fixé pour jeudi matin devant le siège de la Cour de cassation, avenue du 9-Avril, à Tunis. La Coordination nationale pour la libération des prisonniers politiques y a appelé à un rassemblement, prévu à 10 heures, pour exiger la remise en liberté des « détenus politiques ».

La mobilisation coïncide avec la tenue, ce même jeudi 3 septembre, d’une audience de cassation dans le dossier connu sous le nom d’« affaire de complot contre la sûreté de l’État ». C’est précisément le calendrier de cette audience qui suscite la contestation d’une autre structure, la Coordination des familles des détenus politiques, laquelle a fait part de ses réserves dans un communiqué diffusé le 31 août 2026.

Selon ce texte, la programmation de l’audience se déroule dans des conditions que l’organisation juge inquiétantes. Deux éléments sont pointés du doigt : la date retenue, antérieure à la fin des vacances judiciaires, et le fait que le dossier soit soumis à une chambre estivale. La Coordination des familles ajoute que les avocats de la défense et les proches des détenus n’auraient eu connaissance de cette date que trois jours avant l’audience.

Un délai jugé insuffisant par l’organisation au regard de la nature du dossier, décrit comme complexe et d’une importance particulière, pour permettre à la défense de bâtir sérieusement ses recours. Le communiqué qualifie cette manière de procéder de « nouvelle tentative » de nuire au droit des détenus à un procès équitable et à une défense effective.

Face à cette situation, la Coordination des familles des détenus politiques appelle au respect des lois et des procédures judiciaires en vigueur, ainsi qu’à la garantie du droit à la défense. Elle réclame notamment que les avocats se voient accorder le temps et l’accès aux documents nécessaires à la préparation de leurs recours.

L’organisation exige par ailleurs que la justice conserve son indépendance et résiste à toute pression qui serait exercée par le pouvoir exécutif. C’est dans ce contexte que le rassemblement du jeudi 3 septembre entend attirer l’attention sur les conditions de traitement judiciaire réservées à cette affaire, tout en réitérant l’exigence de libération des personnes actuellement détenues dans ce dossier.

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Le déficit commercial du Maroc bondit de 26,5 % à fin juillet

02. September 2026 um 16:44

Le déficit commercial du Maroc continue de se creuser. Il a atteint 244,69 milliards de dirhams (MMDH) au terme des sept premiers mois de 2026. Soit une hausse de 26,5 % par rapport à la même période de 2025, selon l’Office des changes.

Cette dégradation s’explique principalement par une progression beaucoup plus rapide des importations que des exportations du Maroc. Les achats de biens à l’étranger ont augmenté de 15,9 %, soit 74,48 milliards de dirhams supplémentaires, pour atteindre 544,045 MMDH.

Dans le même temps, les exportations n’ont progressé que de 8,4 %, gagnant 23,17 milliards de dirhams pour s’établir à 299,34 MMDH. Cette évolution a entraîné un recul de 3,8 points du taux de couverture, qui s’est établi à 55 %.

Forte progression de la facture énergétique

La hausse des importations concerne plusieurs grandes catégories de produits. Les importations de produits bruts ont enregistré la progression la plus spectaculaire, avec une hausse de 52,2 %, pour atteindre 36,94 MMDH. La facture énergétique s’est également fortement alourdie, progressant de 29,1 % à 81,20 MMDH.

Les importations de biens d’équipement ont augmenté de 20,8 %, à 133,20 MMDH. Tandis que celles de produits finis de consommation ont progressé de 12,3 %, à 129,87 MMDH. Les achats de demi-produits et de produits alimentaires, pour leur part, sont en hausse respectivement de 4,3 % et 3 %.

L’automobile et l’aéronautique soutiennent les exportations

Du côté des exportations, la progression demeure principalement portée par les secteurs automobile et aéronautique. Les ventes automobiles ont augmenté de 14,9 %, atteignant 107,14 MMDH. Tandis que les exportations aéronautiques ont progressé de 19,7 %, à 20,56 MMDH. Ces performances ont toutefois été partiellement neutralisées par le recul de plusieurs autres filières exportatrices.

Les exportations de phosphates et dérivés par le Maroc ont ainsi diminué de 7,8 %, celles du textile et cuir de 5,5 %. Alors que le secteur de l’électronique et de l’électricité a enregistré une baisse de 2,9 %.

Le commerce des services offre néanmoins un contrepoids à la dégradation de la balance des biens. L’excédent de la balance des services a progressé de 13,2 %, atteignant 95,48 MMDH à fin juillet. Cette amélioration résulte d’une progression simultanée des exportations de services, en hausse de 13,1 % à 193,38 MMDH, et des importations, qui ont augmenté de 12,9 % à 97,90 MMDH.

Les chiffres de l’Office des changes du Maroc mettent ainsi en évidence une dynamique contrastée du commerce extérieur marocain. A savoir que les secteurs automobile et aéronautique continuent de soutenir les exportations, mais leur progression ne suffit pas à compenser l’envolée des importations, notamment énergétiques et industrielles.

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Transition énergétique : El Fahs accueillera un parc éolien de 75 MW

02. September 2026 um 15:56

Le projet éolien terrestre d’El Fahs, d’une capacité de 75 MW, a été retenu en juillet 2026 pour bénéficier d’une subvention du Japon au titre du Mécanisme d’échange de crédits carbone.

Ce mécanisme, fondé sur l’article 6 de l’Accord de Paris, permet au Japon de financer des projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre à l’étranger. Le projet d’El Fahs sera mis en œuvre par une coentreprise réunissant le japonais Eurus Energy Holdings Corporation et le norvégien Scatec. Il constitue le cinquième projet approuvé dans le cadre de ce mécanisme en Tunisie et le premier portant sur l’éolien. Les réductions d’émissions attendues sont estimées à 88.367 tonnes de CO2 par an.

D’autres projets ont déjà été concrétisés dans ce cadre. En avril 2026, deux centrales photovoltaïques de 50 MW chacune ont été mises en service, l’une à Tozeur et l’autre à Sidi Bouzid. Un projet photovoltaïque de 100 MW est en cours de développement à Sidi Bouzid, tandis qu’un projet de 130 MW à Gabès a été sélectionné en février 2026.

Ces installations ont généré des emplois durant leurs phases de construction ainsi que pour leur exploitation et leur maintenance. Elles s’inscrivent dans le cadre de la coopération entre le Japon et la Tunisie sur les questions climatiques, engagée depuis plusieurs années à travers ce mécanisme.

Ces projets contribuent au développement de la capacité de production d’énergies renouvelables en Tunisie et à la transition énergétique du pays, dans un contexte de recherche de diversification des sources d’approvisionnement électrique.

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Face à l’inflation, la Fed n’exclut pas une hausse des taux

02. September 2026 um 14:01

Membre du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, Michael Barr a déclaré mardi 1er septembre que si l’inflation ne diminue pas rapidement, la solution appropriée serait que la Banque centrale américaine relève les taux d’intérêt.

« L’inflation reste très élevée — et l’est depuis plus de cinq ans », a déclaré M. Barr lors d’un discours prononcé à une conférence. Tout en précisant que « si l’inflation montre qu’elle n’est pas suffisamment maîtrisée, alors je pense que nous devrions agir de manière décisive pour relever les taux d’intérêt », a-t-il ajouté.

Il a toutefois noté que « si certaines tendances dans les données me donnent l’assurance que l’inflation se modère et se dirige vers 2 %; alors je pense que nous pouvons prendre un peu plus de temps pour évaluer notre position politique ».

Le responsable a également souligné que l’économie américaine se porte bien, grâce aux investissements dans les technologies d’intelligence artificielle. Il a ajouté que le marché du travail est stable, avec un taux de chômage relativement faible.

Le gouverneur de la Réserve fédérale, Kevin Worth, a laissé entendre la semaine dernière que la possibilité d’une hausse des taux d’intérêt restait ouverte. Déclarant aussi lors du symposium économique annuel de Jackson Hole, organisé par la Fed de Kansas City dans le Wyoming : « Nous devons être convaincus que l’inflation sous-jacente évolue vers notre objectif, de manière claire et suffisamment rapide. Sinon, nous aurons du travail à faire. »

Au final, les marchés financiers anticipent une hausse de 25 points de base du taux directeur de la Réserve fédérale, actuellement fixé entre 3,50 % et 3,75 %, lors de sa réunion des 15 et 16. Plusieurs responsables de la Fed ont indiqué être ouverts à une telle hausse, invoquant des indicateurs d’inflation qui restent constamment supérieurs à l’objectif de 2 %.

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Qui est Dewi van de Weerd, la nouvelle ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie?

02. September 2026 um 13:29

Dewi van de Weerd est une diplomate néerlandaise spécialisée dans la coopération culturelle internationale, nommée ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Tunisie. Elle a officiellement pris ses fonctions fin août 2026, après avoir dirigé pendant plusieurs années l’unité de politique culturelle internationale au ministère néerlandais des Affaires étrangères.

Avant sa nomination à Tunis, Dewi van de Weerd occupait le poste de cheffe de l’unité Internationale Cultuur Eenheid (Unité de la culture internationale) et ambassadrice pour la Coopération culturelle auprès du ministère néerlandais des Affaires étrangères. Depuis 2021, elle a piloté la politique culturelle internationale des Pays-Bas, en travaillant étroitement avec des institutions comme DutchCulture et en représentant les Pays-Bas dans de nombreux forums et partenariats culturels.

Son parcours récent met en évidence un engagement fort pour la coopération muséale et patrimoniale, la restitution et la coopération éthique autour des collections coloniales, et la protection du patrimoine en situation de crise.

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Khadamet : l’administration en un clic ?

02. September 2026 um 13:19

État civil, CNAM, fiscalité, automobile, factures ou inscriptions : l’application « Khadamet » veut réunir une large palette de services publics sur une seule plateforme. Une promesse de simplification bienvenue, mais dont l’efficacité se mesurera surtout à la capacité de l’administration à tenir ses engagements sur le terrain.

Présentée mercredi 2 septembre 2026 sur les ondes de la radio Express FM par Ahmed Megdich, directeur à la Direction générale des technologies de l’information au ministère des Technologies de la communication, Khadamet se veut un point d’accès unique aux démarches administratives numériques.

L’application fonctionne avec l’identité numérique. Une fois connecté, l’utilisateur peut consulter certaines données personnelles, suivre ses demandes et recevoir les notifications de l’administration. Surtout, plusieurs démarches peuvent désormais être effectuées ou payées directement depuis le même espace.

Parmi les services proposés figurent le suivi des remboursements et des accords préalables de la CNAM, la consultation du parcours professionnel auprès de la CNSS ou encore l’accès à certaines attestations de la CNRPS.

Les automobilistes peuvent, eux, consulter leurs infractions, payer la vignette, suivre les échéances du contrôle technique et prendre rendez-vous pour la visite technique. L’application permet en outre d’enregistrer une assurance automobile et de recevoir une alerte avant son expiration.

Côté fiscalité, Khadamet permet notamment le paiement de la vignette et l’achat du timbre de voyage. Les utilisateurs peuvent également enregistrer leurs compteurs afin d’être informés de l’arrivée de nouvelles factures et les régler en ligne.

L’état civil constitue un autre volet intéressant. Le citoyen peut accéder aux extraits de naissance de ses enfants et demander leur traduction en français à distance. La demande est transmise à la municipalité où la naissance a été enregistrée. Une formalité qui pouvait auparavant nécessité un déplacement de plusieurs centaines de kilomètres peut ainsi être effectuée depuis son domicile.

L’application propose aussi un portefeuille numérique pour certains documents, avec des alertes avant expiration, ainsi que des services liés à l’éducation, au certificat de résidence, au bulletin n°3 ou aux passeports des Tunisiens résidant à l’étranger.

Sur le papier, le dispositif est séduisant. Dans la pratique, tout dépendra toutefois de l’interconnexion réelle des administrations, de la rapidité de traitement des demandes et de la fiabilité des données. Une application ne supprimera pas, à elle seule, les lenteurs bureaucratiques si les procédures internes restent inchangées.

Le ministère prévoit une version web pour les citoyens ne disposant pas de smartphone et annonce déjà de nouvelles versions de l’application.

L’enjeu est donc simple : Khadamet devra démontrer que la transformation numérique ne consiste pas seulement à déplacer le guichet sur un écran, mais bien à supprimer des déplacements, des files d’attente et des démarches inutiles. Et là c’est loin d’être gagné.

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L’Association des magistrats dénonce des suspensions « arbitraires »

02. September 2026 um 12:17

L’Association des magistrats tunisiens (AMT) dénonce une politique de pression exercée par le pouvoir exécutif contre les juges à travers des décisions de suspension, souvent notifiées oralement, sans motivation, sans durée précise et accompagnées d’une privation de salaire. Elle considère ces mesures comme des révocations déguisées portant atteinte à l’indépendance de la justice, à la sécurité professionnelle des magistrats et au droit des citoyens à un procès équitable.

L’Association met particulièrement en cause la suspension du juge Mohamed Ben Mefteh, membre de son bureau exécutif, qu’elle interprète comme une sanction liée à son engagement en faveur de l’indépendance judiciaire et de la liberté d’organisation des magistrats.

Elle estime que l’absence du Conseil supérieur de la magistrature indépendant et fonctionnel aurait ainsi créé un vide institutionnel permettant à l’exécutif d’intervenir directement dans la carrière des juges.

L’AMT appelle à l’annulation immédiate des décisions de suspension, à la réintégration des magistrats concernés, au rétablissement de leurs salaires et au respect de leurs droits de la défense. Elle demande également le rétablissement d’un Conseil supérieur de la magistrature indépendant et élu, la création de la Cour constitutionnelle et le respect par la Tunisie de ses engagements internationaux en matière d’indépendance de la justice.

Enfin, elle exprime sa solidarité avec les magistrats suspendus et les invite à contester ces décisions devant le Tribunal administratif, tout en appelant l’ensemble des juges à préserver leur indépendance malgré les pressions.

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Eaux usées traitées : la Tunisie peut-elle en faire une véritable ressource agricole ?

02. September 2026 um 12:02

Face à la raréfaction de l’eau, la Tunisie veut transformer ses eaux usées traitées en nouvelle ressource stratégique. À l’horizon 2050, 120 projets doivent permettre d’en valoriser jusqu’à 450 millions de m³, notamment pour irriguer quelque 56000 hectares. Cependant, alors que le pays produit déjà près de 300 millions de m³ d’eaux usées traitées chaque année, leur réutilisation agricole reste encore limitée. Qualité et niveau du traitement notamment tertiaire, réseaux de transfert, coûts, acceptabilité par les agriculteurs, renforcement des dispositifs de suivi et sécurité sanitaire : le véritable défi n’est plus seulement de traiter l’eau, mais de réussir à la valoriser à grande échelle.

 

Eaux usées : le défi de la réutilisation

Dans un pays confronté à un stress hydrique chronique, où les sécheresses exercent une pression croissante sur les barrages, les nappes phréatiques et les périmètres irrigués, une question se pose : pourquoi la Tunisie utilise-t-elle encore si peu les eaux usées qu’elle traite chaque année, alors que ses besoins en eau ne cessent d’augmenter ?

En effet, chaque année, la Tunisie produit environ 300 millions de m³ d’eaux usées traitées. Pourtant, seule une part limitée de cette ressource est effectivement réutilisée, notamment dans l’agriculture. Les estimations disponibles font état d’un taux d’utilisation encore faible, variable selon les périmètres et les méthodes de calcul retenues.

Ce décalage entre la ressource disponible et son utilisation apparaît d’autant plus important au regard des ambitions affichées à l’horizon 2050. Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche prévoit ainsi la mise en œuvre de 120 projets visant à valoriser jusqu’à 450 millions de m³ d’eaux usées traitées. L’objectif est notamment de mobiliser cette ressource pour l’irrigation de 56 000 hectares, dont 30 000 hectares de nouvelles superficies, pour un volume estimé à 230 millions de m³.

La stratégie ne se limite toutefois pas à l’agriculture. Elle prévoit également des projets de recharge des nappes, de lutte contre l’intrusion marine, d’arrosage des espaces verts et des terrains de golf, ainsi que des usages industriels et l’alimentation de certaines zones humides.

Dans ce contexte, la véritable question est désormais celle du passage à une valorisation régulière et à grande échelle de cette ressource.

A terme, le défi pour la Tunisie, sera donc de transformer les eaux usées traitées, encore largement sous-exploitées, en un véritable levier de sécurité hydrique et de résilience face au changement climatique.

 

Paradoxe des 7819 hectares

Les données disponibles en 2025-2026 montrent que la Tunisie dispose déjà d’une expérience significative dans la réutilisation des eaux usées traitées pour l’agriculture. En effet, environ 7819 hectares ont été aménagés à cet effet (terres préparées et équipées pour pouvoir être irriguées), répartis sur 36 périmètres dans 17 gouvernorats.

Toutefois, malgré ces efforts d’aménagement, les superficies réellement exploitées restent nettement inférieures. Ainsi, selon les données présentées par les autorités en juillet 2026, seuls 2778 hectares étaient effectivement irrigués par des eaux usées traitées, soit environ 36 % des superficies aménagées.

Cet écart est révélateur : le principal problème ne réside pas uniquement dans le manque d’infrastructures. En réalité, la Tunisie dispose déjà de terres aménagées, de réseaux d’irrigation et de stations produisant de l’eau traitée. Le défi consiste désormais à faire fonctionner l’ensemble de cette chaîne de manière régulière et fiable.

Par ailleurs, pour l’agriculteur, disposer d’une eau traitée ne suffit pas. Il est également nécessaire qu’il puisse compter sur une qualité constante, une disponibilité régulière et un coût maîtrisé. C’est cette fiabilité, plus que la seule production d’eau traitée, qui conditionnera le développement de sa réutilisation agricole.

 

Un défi ne se résume pas à la quantité

Les ambitions gouvernementales reposent sur la disponibilité d’une ressource importante. Toutefois, les volumes disponibles ne suffisent pas à eux seuls à garantir leur réutilisation.

En effet, une eau usée traitée peut être adaptée à certains usages et ne pas l’être à d’autres. Sa qualité dépend de plusieurs facteurs : le niveau de traitement appliqué, l’origine des effluents, les performances de la station d’épuration, la maintenance des équipements, mais aussi les conditions de transport et de stockage après la sortie de la station.

C’est précisément sur cet aspect que les données scientifiques récentes appellent à la vigilance.

Une étude publiée en 2026 sur la réutilisation agricole à Oued Souhil, dans le gouvernorat de Nabeul, a notamment mis en évidence une forte variabilité de la qualité de l’eau au cours de la chaîne de réutilisation. Les chercheurs ont relevé des dépassements de plusieurs paramètres physico-chimiques par rapport aux références retenues, ainsi que la présence d’indicateurs parasitaires.

Pour autant, ces résultats ne permettent évidemment pas de généraliser à l’ensemble des eaux usées traitées en Tunisie, ni de conclure que leur réutilisation présente systématiquement un risque. Ils soulignent en revanche un point essentiel : le traitement d’une eau usée ne constitue pas, à lui seul, une garantie permanente de sa qualité.

La sécurité de la réutilisation dépend donc d’un suivi continu, depuis le traitement jusqu’à l’usage final, avec des contrôles adaptés à l’origine de l’eau, à son niveau de traitement et à la destination prévue. Dans le cas de l’agriculture, cette exigence revêt une importance particulière, car la qualité de l’eau d’irrigation peut avoir des conséquences sur les sols, les cultures et, à terme, sur la sécurité sanitaire des produits agricoles.

 

Risques qui concernent aussi les sols

Le risque ne concerne pas uniquement le consommateur et sa sécurité sanitaire. En effet, une irrigation répétée avec une eau présentant une salinité élevée ou une composition chimique défavorable peut également affecter progressivement la qualité des sols.

Cet enjeu est particulièrement important dans les régions tunisiennes déjà soumises à une forte pression sur les ressources en eau souterraine. Ainsi, une eau réutilisée peut contribuer à réduire les prélèvements d’eau douce à court terme, mais une mauvaise gestion pourrait, à plus long terme, dégrader le capital agricole.

La réutilisation doit donc être accompagnée d’un suivi de la qualité des sols, du drainage et des eaux souterraines. En ce sens, économiser l’eau aujourd’hui ne doit pas conduire à compromettre la fertilité des terres demain.

 

Recharge des nappes : la prudence s’impose

Le programme gouvernemental prévoit également des projets de recharge des nappes phréatiques ainsi que des barrières hydrauliques destinées à limiter l’intrusion marine.

Dans ce contexte, la recharge artificielle peut contribuer à restaurer certaines ressources souterraines et à limiter leur dégradation. Cependant, elle exige un niveau de précaution particulièrement élevé.

En effet, une nappe n’est pas un réservoir dans lequel on peut introduire n’importe quelle eau. La recharge avec des eaux traitées nécessite ainsi un contrôle rigoureux de la qualité de l’eau, des volumes injectés ou infiltrés, des conditions hydrogéologiques du site et de l’évolution de la nappe.

La logique doit donc être claire : nous ne rechargeons pas une nappe parce qu’il faut trouver un débouché à l’eau traitée, nous la rechargeons lorsque la qualité de l’eau, les caractéristiques du site et le bénéfice attendu le permettent.

 

Agriculteurs : le problème est-il vraiment le refus ?

L’un des clichés les plus persistants consiste à expliquer la faible utilisation des eaux usées traitées par le seul refus des agriculteurs des eaux usées traitées parce qu’elles proviennent des réseaux d’assainissement. Toutefois, la réalité est plus nuancée.

En effet, des études menées en Tunisie montrent une acceptabilité relativement élevée de la réutilisation, notamment lorsque les agriculteurs la considèrent comme un moyen de faire face à la rareté de l’eau. A titre d’exemple, dans le périmètre de Cebala, une étude a notamment montré que 80 % des agriculteurs interrogés se déclaraient disposés à payer davantage pour une eau traitée de meilleure qualité.

Ce résultat est particulièrement révélateur : le problème ne tient pas nécessairement à l’origine de l’eau, mais à la confiance dans sa qualité, sa régularité et ses effets sur l’exploitation.

Ainsi, un agriculteur peut accepter l’utilisation d’une eau usée traitée quand il connaît sa composition, quand il peut compter sur une disponibilité régulière, quand elle ne présente pas de risque de dégradation pour son sol et qu’elle lui permet de maintenir une production dans des conditions économiquement acceptables. À l’inverse, une eau dont la qualité est variable ou imprévisible peut être rejetée, même lorsqu’elle est théoriquement disponible.

Les 2778 hectares effectivement exploités constituent un indicateur particulièrement révélateur. Dans cette perspective, ce chiffre montre que la réticence des agriculteurs ne saurait être attribuée uniquement à des facteurs culturels, mais qu’elle doit également être mise en relation avec des considérations techniques, économiques et environnementales.

Si des milliers d’hectares aménagés ne sont pas exploités, il faut examiner l’ensemble du système : qualité de l’eau, régularité de l’approvisionnement, état des réseaux, coûts, accompagnement technique, cultures autorisées, risques perçus, débouchés commerciaux  et confiance envers les institutions.

Le problème est donc moins celui d’un refus de principe que celui d’un équilibre entre coût, risque, fiabilité et bénéfice économique.

 

Du traitement à l’irrigation : sécuriser toute la chaîne

La réutilisation des eaux usées traitées dépend directement de la performance des stations d’épuration. Dans cette perspective, un programme soutenu par la Banque africaine de développement (BAD) prévoit notamment la réhabilitation de 19 stations d’épuration dans 11 gouvernorats en Tunisie, avec l’amélioration des procédés de traitement et l’installation de traitements tertiaires dans plusieurs stations.

L’objectif est ainsi d’améliorer la qualité des eaux traitées et leur aptitude à certains usages. A cet égard, cette évolution montre que la politique de réutilisation ne peut pas être dissociée de la politique d’assainissement.

En effet, si les stations produisent une eau de qualité instable, il sera impossible de demander aux agriculteurs d’en faire une ressource fiable. Le contrôle ne doit pas donc s’arrêter à la sortie de la station. Au contraire, la sécurité doit être suivie tout au long de la chaîne : traitement, stockage, transport, distribution, irrigation et production agricole.

Cette approche se retrouve également dans le travail engagé avec la FAO. En 2025, l’organisation et les autorités tunisiennes ont travaillé sur des plans de sécurité sanitaire destinés à encadrer la réutilisation agricole des eaux traitées, notamment à travers un site pilote à Zaouiet Sousse.

Cette démarche traduit ainsi une évolution importante : la sécurité sanitaire est désormais envisagée comme une responsabilité couvrant l’ensemble du parcours de l’eau, et non comme une simple vérification à la sortie de la station. La logique est simple : une eau conforme à la sortie de la station doit le rester, autant que possible, jusqu’à son utilisation finale.

La sécurité sanitaire doit donc être pensée comme un système.

 

Vers une classification des eaux selon les usages ?

Le ministère prépare un nouveau projet de décret visant à faire évoluer le cadre de la réutilisation des eaux usées traitées. Présenté en juillet 2026, ce projet prévoit notamment de classer la qualité de l’eau en fonction des usages auxquels elle est destinée et de définir les mesures de sécurité nécessaires. Cette évolution répond à la nécessité de mieux tenir compte de l’usage prévu et de la sensibilité du milieu récepteur, en adaptant le niveau de traitement et les dispositifs de contrôle aux caractéristiques de chaque situation.

Dans cette perspective, cette logique est importante : toutes les eaux traitées ne doivent pas nécessairement répondre aux mêmes exigences. En effet, une eau destinée à certains usages agricoles ne présente pas les mêmes contraintes qu’une eau destinée à la recharge d’une nappe ou à certains usages industriels.

L’enjeu est donc de construire une chaîne cohérente et de faire correspondre la qualité de l’eau au niveau de traitement requis, à l’usage auquel elle est destinée et au contrôle nécessaire permettant d’en garantir la sécurité.

Cette approche pourrait contribuer à passer d’une réutilisation ponctuelle à une véritable politique nationale de réutilisation.

 

 

Coût de l’eau, un enjeu central

Derrière les volumes annoncés se pose une question essentielle : combien coûtera réellement le mètre cube réutilisé ?

En effet, l’eau traitée n’est pas une ressource gratuite. Il faut la collecter, l’épurer, contrôler sa qualité, éventuellement renforcer le traitement, puis la stocker, la transporter et la pomper jusqu’aux zones agricoles.

Le ministère envisage notamment des projets de transfert depuis les principaux pôles de production du Grand Tunis, de Sousse, de Monastir et de Sfax vers les zones de demande. Ces infrastructures pourraient permettre de valoriser environ 150 millions de m³. Cependant, plus les distances augmentent, plus les coûts d’investissement, d’énergie, de pompage et de maintenance deviennent déterminants.

L’enjeu dépasse ainsi la seule faisabilité technique du transfert de l’eau : il concerne également le coût de sa mise à disposition pour l’agriculteur et surtout, la capacité de ce coût à rester compatible avec la rentabilité des cultures.

Autrement dit, une eau peut être techniquement disponible sans être nécessairement économiquement accessible. La réussite de la réutilisation dépend donc aussi de sa viabilité économique pour l’ensemble des acteurs concernés.

 

450 millions de m³ : quel indicateur de réussite ?

Le chiffre de 450 millions de m³ reste aujourd’hui le cœur du programme détaillé du ministère. Toutefois, les ambitions nationales semblent désormais évoluer. Des publications de juillet et août 2026 évoquent une valorisation pouvant dépasser 80 % du volume des eaux usées traitées à l’horizon 2050.

Le succès de la stratégie Eau 2050 ne devrait donc pas être mesuré uniquement au volume d’eaux usées traitées réutilisé.

Il conviendra également de suivre plusieurs indicateurs essentiels : la part réellement réutilisée, les superficies effectivement irriguées, la régularité de la qualité de l’eau, l’évolution de la salinité des sols, l’état des nappes, le coût réel du mètre cube livré, les incidents sanitaires ou environnementaux et le niveau de satisfaction des agriculteurs. Parmi ces indicateurs, l’un apparaît toutefois particulièrement déterminant : la quantité d’eau douce réellement économisée grâce à la réutilisation.

C’est elle qui permettra de déterminer si les eaux usées traitées constituent réellement une nouvelle ressource pour la Tunisie ou si elles ne font que créer un nouveau circuit hydraulique, parfois coûteux, sans réduction significative de la pression sur les ressources conventionnelles.

 

Véritable pari tunisien

La Tunisie ne manque pas seulement d’eau. Elle doit surtout réussir à transformer les ressources disponibles en ressources réellement utilisables, sûres et économiquement viables. Les eaux usées traitées en sont l’un des meilleurs exemples.

Le pays dispose déjà de stations d’épuration, de périmètres aménagés, d’une expérience ancienne en matière de réutilisation et d’un cadre réglementaire. Il bénéficie également de financements internationaux et de projets d’investissement visant à moderniser les stations d’épuration et à accroître les volumes d’eaux usées traitées et réutilisées. Pourtant, malgré ces acquis, l’écart entre les infrastructures disponibles et leur utilisation effective reste important.

Le défi des 450 millions de m³ annoncés pour 2050 ne consiste donc pas simplement à produire davantage d’eau traitée. Il s’agit avant tout d’en garantir la qualité et la continuité, de maîtriser les coûts, de protéger les sols et les nappes, mais aussi de rassurer les agriculteurs et de convaincre les consommateurs.

 

Dans cette perspective, la Tunisie devra ainsi éviter deux écueils : considérer les eaux usées traitées comme une solution miracle ou, à l’inverse, les rejeter par principe. L’enjeu n’est donc pas seulement de réutiliser davantage, mais surtout de réutiliser mieux.

Pour y parvenir, il conviendra de privilégier, dans un premier temps, les usages pour lesquels les risques sont maîtrisables, de renforcer les traitements lorsque cela est nécessaire, de surveiller les sols et les nappes, d’améliorer les réseaux de transfert et d’offrir aux agriculteurs des garanties suffisamment solides pour leur permettre de prendre des décisions économiques rationnelles.

L’objectif ne devrait donc pas être de maximiser à tout prix les volumes d’eaux usées traitées réutilisés. Il devrait plutôt consister à construire une véritable économie circulaire de l’eau, dans laquelle chaque mètre cube réutilisé génère un bénéfice mesurable, sans déplacer les risques vers les sols, les nappes ou la santé publique.

 

Malek Chouchi

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UIB : le bénéfice net progresse de 6,6% à 52,3 MDT au premier semestre 2026

02. September 2026 um 10:49

L’Union Internationale de Banques (UIB) a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026, faisant état d’un résultat net de 52,286 millions de dinars ( MDT) , en hausse de 6,6% par rapport aux 49,048 millions de dinars enregistrés à la même période de 2025. Le résultat par action s’établit à 1,513 dinar contre 1,419 dinar un an plus tôt.

Le produit net bancaire s’est élevé à 273,783 MDT, en progression de 5,9% sur un an, porté par une baisse des charges d’exploitation bancaire à 177,505 MDT  contre 196,568 millions de dinars au 30 juin 2025. Le résultat d’exploitation ressort à 100,528 millions de dinars, contre 85,394 millions de dinars un an auparavant.

Le total du bilan atteint 8,746 milliards de dinars au 30 juin 2026, contre 8,507 milliards de dinars au 30 juin 2025 et 8,707 milliards de dinars au 31 décembre 2025. Les créances sur la clientèle s’établissent à 6,480 milliards de dinars, contre 6,342 milliards de dinars un an plus tôt. Les dépôts de la clientèle progressent à 7,186 milliards de dinars, contre 7,079 milliards de dinars au 30 juin 2025, portés notamment par les dépôts à vue (2,261 milliards de dinars) et les comptes d’épargne (2,808 milliards de dinars).

 

 

 

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Chômeurs de longue durée : le sit-in dispersé

02. September 2026 um 10:15

La mobilisation des chômeurs de longue durée a été brutalement interrompue dans la nuit de mardi à mercredi 2 septembre 2026 à Tunis. Des dizaines de manifestants, qui observaient un sit-in dans la capitale, ont été dispersés par les forces de sécurité.

Cette intervention intervient au lendemain d’une mobilisation nationale organisée mardi à la Kasbah. Des centaines de diplômés chômeurs venus de plusieurs régions du pays s’y étaient rassemblés pour réclamer l’application de la loi n°18 de 2025, relative au recrutement des chômeurs de longue durée.

Réunis à l’appel de l’Union des diplômés chômeurs, les protestataires s’étaient rassemblés pour réclamer des réponses à leur situation professionnelle et sociale.

La mobilisation, présentée comme pacifique par les organisateurs, avait été émaillée de tensions après que certains manifestants ont tenté de franchir les barrières sécuritaires. Trois participants avaient alors été arrêtés, selon les informations communiquées par les organisateurs.

Puis, les protestataires avaient refusé de quitter la place de la Kasbah tant que leurs camarades n’étaient pas libérés, appelant à leur remise en liberté et annonçant la poursuite de leur mouvement.

Pour les manifestants, il ne s’agit donc plus d’une simple revendication professionnelle, mais de l’application d’un droit désormais consacré par la loi. Leur mouvement vise précisément à dénoncer ce qu’ils qualifient de blocage systématique de sa mise en œuvre.

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Participation d’entreprises tech tunisiennes au Salon « LEAP 2026 » de Riyadh

02. September 2026 um 10:00

Des entreprises tunisiennes et des acteurs de l’écosystème technologique participent pour la première fois au Salon international « LEAP 2026 », à Riyad en Arabie saoudite, qui se déroule du 31 août au 3 septembre 2026, selon un communiqué du CEPEX.

Cette participation au Salon LEAP fait partie d’une mission regroupant des entreprises tunisiennes spécialisées dans la cybersécurité, le numérique, l’intelligence artificielle, la robotique et l’Industrie 4.0.

Selon le CEPEX, le LEAP 2026 est l’occasion pour ces entreprises de montrer leur savoir-faire et de développer de nouveaux marchés, notamment en Arabie saoudite, une porte d’entrée vers les pays du Golfe. Il réunit plus de 600 startups, 1 800 marques technologiques internationales, 200 000 visiteurs et 1 900 investisseurs.

A noter que la Tunisie compte plus de 1 450 startups, dont 1 165 entreprises classées et 17 scale-ups, pour un chiffre d’affaires total estimé à 300 millions de dollars.

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Affaire Abir Moussi : son comité de défense lance un appel urgent à l’ONU

02. September 2026 um 09:37

Face à la dégradation de la situation sanitaire et aux craintes d’atteintes aux droits fondamentaux d’Abir Moussi, un appel a été adressé au Rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Pau Pérez-Sales, pour exiger le respect des avis onusiens, des règles internationales sur le traitement des détenus… C’est ce qu’a révélé le membre du comité de défense, Hatem Chelly, dans un post sur sa page FB

Dans ce post, il dénonce des violations persistantes du droit international et des règles minimales de traitement des détenus, et rappelle la nécessité de se conformer à l’Avis n° 61/2024 du Groupe de travail sur la détention arbitraire, qui a qualifié d’ »arbitraire la détention d’Abir Moussi » et appelé à sa libération.

Le comité de défense appelle à une réponse à la communication de la Rapporteuse spéciale sur l’indépendance des juges et des avocats, le respect de la Convention contre la torture (articles 1 et 16), des Règles Nelson Mandela (règles 1, 13, 42, 43 et 50) et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Parmi les griefs spécifiques figurent la présence de caméras de surveillance dans le lieu de rencontre entre l’avocat et son client, menaçant le secret des communications (article 14 du Pacte), ainsi que l’installation d’une caméra face au lit de la détenue, portant atteinte à sa vie privée et à sa dignité (règle 50 des Règles Nelson Mandela).

Par ailleurs, le comité de défense s’étonne du silence de l’Ordre national des avocats face à ces mesures. Enfin, il réaffirme que la détention doit viser la prévention de la récidive, la réhabilitation et la réinsertion, et non la vengeance, tout en garantissant le minimum de droits et la présomption d’innocence.

Concernant Abir Moussi, l’Avis 61/2024 est présenté comme le fondement juridique de sa présomption d’innocence et exige sa libération sans délai.

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Chine : progression de 7 % des créations d’entreprises à capitaux étrangers

02. September 2026 um 09:26

Le nombre de nouvelles entreprises financées par des capitaux étrangers a augmenté de 7 % en Chine au premier semestre 2026, témoignant d’un regain d’intérêt des investisseurs internationaux pour le marché chinois.

Cette progression intervient dans un contexte où Pékin multiplie les mesures destinées à améliorer l’environnement des affaires, attirer les capitaux internationaux et consolider la présence des entreprises étrangères dans les secteurs considérés comme stratégiques.

La hausse du nombre de nouvelles implantations constitue un signal positif pour l’économie chinoise, alors que le pays cherche à soutenir l’investissement et à renforcer son ouverture aux entreprises internationales, selon un rapport de l’agence chinoise Xinhua publié le 1er septembre.

L’augmentation des créations d’entreprises à capitaux étrangers traduit notamment l’intérêt persistant des groupes internationaux pour l’important marché chinois, malgré les tensions commerciales et géopolitiques qui continuent de peser sur les échanges mondiaux.

Pékin cherche depuis plusieurs années à rassurer les investisseurs étrangers, notamment en élargissant progressivement l’accès à certains secteurs et en simplifiant les procédures administratives. Cette politique vise également à préserver la place de la Chine dans les chaînes mondiales de production et à encourager l’implantation d’activités à plus forte valeur ajoutée.

Pékin veut stabiliser les capitaux étrangers

Le gouvernement chinois considère les investissements étrangers comme un élément important du soutien à la croissance et à l’emploi. L’enjeu est également de maintenir l’attractivité du pays face à la diversification des chaînes d’approvisionnement engagée par de nombreuses multinationales.

Dans un environnement international marqué par les tensions commerciales, les restrictions technologiques et les stratégies de relocalisation ou de diversification des entreprises, la capacité de la Chine à continuer d’attirer de nouveaux investisseurs étrangers représente un enjeu économique majeur.

La hausse enregistrée au premier semestre pourrait ainsi conforter Pékin dans sa volonté de poursuivre l’ouverture de son économie et de renforcer les conditions d’accueil des entreprises internationales.

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L’inflation accélère à 3,3 % en août dans la zone euro

02. September 2026 um 09:05

Dans les vingt-et-un pays utilisant l’euro depuis l’entrée de la Bulgarie dans la zone le 1er janvier 2026, l’inflation annuelle est passée de 2,9 % en juillet à 3,3 % en août. Il s’agit de son niveau le plus élevé depuis septembre 2023.

Le principal facteur de cette nouvelle accélération est l’énergie. Dans la zone euro, les prix énergétiques ont progressé de 14,3 % sur un an en août, contre 10,3 % en juillet. L’énergie affiche ainsi de loin le taux d’inflation le plus élevé parmi les principales composantes de l’indice.

Les services ont, pour leur part, enregistré une hausse annuelle de 3 %, contre 3,3 % en juillet, quand les biens industriels hors énergie, l’alimentation, l’alcool et le tabac ont augmenté de 1,2 %.

L’évolution de l’inflation sous-jacente apporte toutefois un élément plus favorable. Hors énergie et produits alimentaires non transformés, la hausse annuelle des prix dans la zone euro a légèrement reculé à 2,4 %. Cette modération reste cependant insuffisante pour compenser le choc énergétique, qui contribue fortement à la remontée de l’inflation globale.

Avec une inflation de 3,7 %, la Grèce se situe désormais nettement au-dessus de la moyenne de la zone euro, mais reste néanmoins derrière certains pays, comme l’Espagne (où l’inflation atteint 4,5 %), la Belgique, à 4,2 %. La France affiche, à l’inverse, une hausse des prix limitée à 2,7 %, contre 2,9 % en Allemagne.

Ces nouvelles données témoignent du retour de tensions inflationnistes en Europe après la relative accalmie du premier semestre. La vigueur des prix de l’énergie constitue désormais un facteur déterminant pour l’évolution de l’inflation et pour les perspectives de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

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Bourse de Tunis : le Tunindex progresse de 0,92% et signe une performance annuelle de 45,62%

02. September 2026 um 08:45

Le Tunindex, indice de référence de la Bourse de Tunis, a clôturé à 19.585,55 points le mardi 1er septembre 2026, en progression de 0,92 % sur la séance. Cette performance porte la hausse du Tunindex depuis le début de l’année 2026 à 45,62 %.

Le Tunindex20, qui regroupe les 20 valeurs les plus représentatives de la Bourse de Tunis, a suivi la même tendance haussière en s’établissant à 8.606,32 points, en progression de 1,10 % sur la journée et de 44,03 % depuis janvier 2026.

Concernant les indices sectoriels de la Bourse de Tunis, l’Indice Agro-alimentaire et Boissons enregistre la plus forte progression de la séance avec une hausse de 1,84 %. Il est suivi par l’Indice de Distribution et l’Indice des Services aux Consommateurs, tous deux en hausse de 1,21 %. Tandis que l’Indice des Biens de Consommation gagne 1,38 %.

À l’inverse, l’Indice des Services Financiers recule de 0,47 % et l’Indice Produits Ménagers et de Soin Personnel cède 0,64 % sur la séance.

Sur l’ensemble de l’année 2026, l’Indice des Sociétés Financières affiche la meilleure performance sectorielle de la Bourse de Tunis avec une hausse de 52,04 %, devant l’Indice des Assurances à 51,75 % et l’Indice des Banques à 51,64 %.

Retour sur le marché principal

Sur le marché principal de la Bourse de Tunis, plusieurs valeurs ont enregistré des mouvements notables lors de la séance du 1er septembre 2026. Le titre Délice Holding a terminé la séance en réservation à la hausse, à 20,140 dinars, après avoir ouvert à 19,240 dinars. Le titre Tunisie Leasing et Factoring a clôturé à 38,800 dinars, contre un cours de référence de 38,740 dinars. L’action Attijari Bank a progressé pour clôturer à 88,000 dinars, contre un cours de référence de 86,000 dinars. À l’inverse, le titre BNA a reculé pour clôturer à 23,010 dinars, contre un cours de référence de 23,400 dinars.

Clôture des résultats de l’offre publique d’achat obligatoire

Par ailleurs, la Bourse de Tunis a annoncé la clôture des résultats de l’offre publique d’achat obligatoire, OPA, sur les actions de la Société Tunisienne de Verreries, Sotuver. Cette opération, initiée par la société B.A Glass B.V agissant de concert avec le groupe Bayahi, au prix unitaire de 13,390 dinars par action, s’est déroulée du 5 au 26 août 2026.

Elle visait l’acquisition de 6.843.844 actions Sotuver, représentant 17,43 % du capital de la société. À la date d’ouverture de l’offre, l’initiatrice de l’OPA détenait, directement et de concert avec le groupe Bayahi, un total de 32.410.631 actions représentant 82,57 % du capital de Sotuver. Aucun dépôt de pli n’a été enregistré à la Bourse de Tunis à la date limite fixée au 27 août 2026 à 14h00.

Sur le plan réglementaire, la Bourse de Tunis a annoncé l’entrée en vigueur, à compter du 1er septembre 2026, des horaires d’hiver pour la cotation électronique. L’emprunt obligataire Amen Bank Subordonné 2026-1, d’un montant souscrit de 60 millions de dinars sur une durée de cinq ans, est devenu négociable sur le marché obligataire de la Bourse de Tunis depuis le 21 août 2026.

Une nouvelle ligne de Bons du Trésor Assimilables, BTA, portant un taux d’intérêt de 7,50 % et arrivant à échéance en août 2031, a également été admise à la cote depuis le 19 août 2026.

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