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Dot Landing : réintégrer la diaspora dans l’écosystème entrepreneurial tunisien

21. August 2026 um 13:58

The Dot dévoile Dot Landing, un nouveau dispositif d’accompagnement pensé pour les Tunisiens de l’étranger souhaitant lancer ou développer une entreprise dans leur pays d’origine.

Il s’agit d’un pari qui repose sur un constat simple : la Tunisie dispose déjà d’un écosystème entrepreneurial parmi les plus dynamiques de la région, porté notamment par le Startup Act, mais sa diaspora, qualifiée et engagée, reste souvent en marge de ce tissu local faute de passerelles concrètes.

L’initiative n’en est pas à son coup d’essai : deux cohortes pilotes ont déjà permis d’épauler 35 jeunes pousses, réparties entre un premier lot de 27 porté par la Région Île-de-France, la FIPA et MEET Africa 2, et un second de 8 pris en charge par la GIZ Tunisie.

Concrètement, le parcours s’étale sur quatre mois après un diagnostic initial et une phase d’immersion dans l’écosystème local. Six modules structurent le coaching ; business model, financement, cadre juridique, marketing et export, management, écosystème avec un coach en résidence dédié à chaque projet, un accès à un réseau d’experts et une communauté d’entrepreneurs. Point final du parcours : un Demo Day devant des investisseurs et des partenaires. D’ici 2028, le programme ambitionne d’accompagner entre 30 et 45 porteurs de projet sur trois cohortes.

Cette initiative cible des projets déjà en activité, MVP, premiers clients ou revenus générés, tous secteurs confondus, avec un accent particulier sur les TIC, l’IA, la green tech, la santé, l’agriculture durable et les énergies renouvelables. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026 via un formulaire en ligne.

Impact sur l’investissement en Tunisie

Ce type de dispositif cible un maillon souvent négligé du financement entrepreneurial tunisien : les porteurs de projet déjà installés à l’étranger, disposant d’un capital financier et de réseaux internationaux, mais peu connectés aux mécanismes locaux. En structurant ce pont, Dot Landing peut accélérer des transferts de compétences et de capitaux vers des secteurs jugés stratégiques comme la tech ou les énergies renouvelables, tout en offrant aux fonds d’investissement tunisiens un flux de projets déjà validés par un accompagnement structuré.

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IA: Anthropic prépare une IPO comparable ou supérieure à celle de SpaceX

21. August 2026 um 13:25

Anthropic pourrait préparer une entrée en Bourse d’une ampleur comparable, voire supérieure, à celle de SpaceX. Le spécialiste de l’intelligence artificielle envisagerait de déposer son dossier dès la fin août, même si le calendrier reste susceptible d’évoluer.

Le groupe, à l’origine de Claude, connaît une progression spectaculaire de ses revenus. Son chiffre d’affaires annualisé aurait atteint 65 milliards de dollars fin juillet, tandis que ses revenus du deuxième trimestre ont dépassé 11,5 milliards de dollars, contre 787 millions un an auparavant.

Une valorisation qui pourrait dépasser les 2 000 milliards de dollars

L’ampleur de la future opération dépendra notamment de la valorisation retenue. Certains investisseurs envisageraient désormais une valeur d’au moins 2 000 milliards de dollars pour Anthropic en cas de cotation en octobre. Un tel niveau dépasserait celui atteint par SpaceX lors de son IPO, qui lui avait permis de lever 86,2 milliards de dollars après l’exercice de l’option de surallocation.

Anthropic avait été valorisée à 965 milliards de dollars lors de sa dernière levée de fonds en mai. L’entreprise anticiperait également des revenus annuels de 190 à 200 milliards de dollars en 2028.

Cette croissance rapide doit toutefois être mise en perspective avec les investissements considérables nécessaires au développement des modèles d’IA. La valorisation finale et les modalités de l’opération restent donc encore incertaines.

Chiffres clés:

• 86,2 Md$: montant levé par SpaceX lors de son IPO.
• 65 Md$: chiffre d’affaires annualisé d’Anthropic fin juillet.
• 965 Md$: dernière valorisation connue d’Anthropic.
• 2 000 Md$+: valorisation potentiellement visée.

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L’entrepreneur portefeuille, la nouvelle tendance au Royaume-Uni  

21. August 2026 um 11:46

Un chef d’entreprise britannique sur quatre pilote désormais plusieurs sociétés à la fois. C’est ce que révèle une étude du GoDaddy Small Business Research Lab, qui suit l’activité de plus de 600 000 petites entreprises numériques au Royaume-Uni.

Cette nouvelle génération, baptisée «entrepreneurs à portefeuille», affiche des performances nettement supérieures aux dirigeants d’une seule structure: un cinquième d’entre eux dépasse les 10 000 livres de revenus mensuels, soit plus du double du taux observé chez les mono-entrepreneurs. Ils sont même trois fois plus nombreux à franchir la barre des 25 000 livres par mois. Autre signal fort, 44% de ces entrepreneurs envisagent d’embaucher dans l’année, contre seulement 19% pour les entreprises uniques. Fait notable: un tiers d’entre eux s’est lancé avec un capital de départ inférieur à 500 livres.

Ces résultats tombent alors que les patrons britanniques multiplient les critiques contre le gouvernement travailliste, jugé responsable d’un coût du travail qui s’alourdit: cotisations sociales patronales en hausse, salaire minimum revalorisé et nouvelles lois sur les droits des travailleurs qui alourdissent la paperasse administrative.

Cette montée en puissance de l’entrepreneuriat multiple s’explique surtout par la technologie: l’IA et les outils numériques rendent le lancement d’une activité moins coûteux et moins complexe, permettant même aux moins technophiles de tester et commercialiser rapidement leurs idées. Une dynamique qui se traduit concrètement par des salaires plus élevés et davantage d’emplois créés à l’échelle locale.

Un modèle qui interroge la logique tunisienne du financement entrepreneurial

Ce modèle interroge la logique tunisienne du financement entrepreneurial, encore largement centrée sur le projet unique. Il ouvre une piste pour les incubateurs et bailleurs locaux: accompagner des porteurs de projets multiples plutôt qu’un seul plan d’affaires, notamment via des outils IA à bas coût qui peuvent démocratiser davantage l’initiative entrepreneuriale.

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Stade olympique d’El Menzah : Nadia Mezni aux commandes d’un chantier

21. August 2026 um 11:45

Ingénieure générale de formation, Nadia Mezni hérite d’un dossier miné par les blocages : celui du stade olympique d’El Menzah, dont le premier contrat avait été résilié. Un arrêté du 10 août 2026, publié au Jort du 18 août, la place à la tête de ce projet aux multiples dimensions.

 C’est un nom qui va désormais être associé à l’un des chantiers les plus scrutés de la Tunisie. Nadia Mezni, ingénieure générale, a récemment été désignée « chef de l’unité de gestion par objectifs » du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, selon le texte publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) n°83 du mardi 18 août 2026.

L’arrêté, qui officialise sa nomination, porte la date du 10 août 2026. Il lui confie la responsabilité de plusieurs opérations de réaménagement d’infrastructures sportives : le stade olympique d’El Menzah, la piscine olympique et le palais des sports du même complexe, auxquels s’ajoute le projet de réaménagement du stade olympique de Radès.

Parmi eux, celui du stade olympique d’El Menzah occupe une place à part. Le chantier, marqué par des retards successifs et des blocages répétés, avait déjà vu son premier contrat résilié. Cette nomination intervient alors que le projet cherche à relancer sa réalisation sur des bases renouvelées. A ce stade, Mme Mezni va devoir conjuguer ses fait gestes en chinois!

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Afrique: le marché des smartphones à moins de 100 dollars vacille

21. August 2026 um 10:03

L’Afrique demeure la seule région du globe où les téléphones à moins de 100 dollars pèsent encore lourd dans les importations: 30% des expéditions au deuxième trimestre 2026, contre à peine 1% en Chine continentale, 2% en Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord, et 8% au Moyen-Orient. Un chiffre qui isole totalement le continent, mais qui, en raison de la conjoncture internationale, commence à montrer des signes de faiblesse.

Ce segment d’entrée de gamme s’est effondré de 34% en Afrique sur un an au deuxième trimestre, un recul cinq fois plus marqué que celui de l’ensemble du marché continental de smartphones, limité à 7% sur la même période. En cause: l’explosion des prix des puces mémoire DRAM et NAND, portée par l’appétit des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Sur un appareil vendu sous les 99 dollars, la mémoire absorbe désormais 64% du coût des composants, elle n’en pesait qu’un tiers un an auparavant.

Sous cette pression, le continent avance en ordre dispersé. Certains pays prennent leurs distances avec le low cost: l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Maroc et la Tunisie voient leurs consommateurs se tourner vers le renouvellement d’appareil, la 5G et des gammes plus onéreuses, portés par un pouvoir d’achat moins sensible aux variations de prix. À l’inverse, au Mozambique, au Malawi ou au Liberia, la moindre hausse tarifaire referme un peu plus l’accès au smartphone. Les fabricants, eux, ont changé de tactique: plutôt que de baisser le prix affiché, ils misent sur le crédit, l’abonnement et les partenariats avec les opérateurs pour préserver leurs marges sans perdre leurs clients.

Un marché en recomposition qui offre des opportunités

Cette recomposition du marché du smartphone constitue une opportunité concrète pour les acteurs tunisiens du financement d’appareils et des services numériques. À mesure que la Tunisie glisse vers le segment moyen-haut de gamme, les opportunités se déplacent vers les solutions de paiement échelonné, les partenariats opérateurs-fabricants et les services d’écosystème comme le stockage cloud, plutôt que vers la simple distribution de terminaux à bas coût.

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Équipements médicaux : quand l’État ne paie plus ses fournisseurs

20. August 2026 um 15:03

Plus de 30 entreprises réunies, un même constat : la Chambre syndicale nationale des équipements médicaux, affiliée à l’UTICA, tire la sonnette d’alarme sur une situation financière qu’elle qualifie de « critique ». En cause, l’accumulation des créances impayées par les hôpitaux publics, qui menace tout le secteur.

Réunis mardi au siège de l’UTICA, les adhérents de la chambre ont dressé un état des lieux sans détour de l’encours dû par les structures hospitalières. Le constat qui s’en dégage : des délais de règlement qui s’étirent sans fin, au point de plonger une bonne partie des entreprises du secteur dans une gestion quotidienne au jour le jour.

Des distributeurs à court de liquidités

Sans trésorerie disponible, plusieurs opérateurs peinent désormais à couvrir leurs besoins courants, importer des fournitures, reconstituer leurs stocks, tenir le rythme de livraison aux hôpitaux. Chez certains distributeurs, la situation vire carrément à l’impasse vis-à-vis des fournisseurs étrangers, qui n’acceptent plus d’attendre leur règlement ; toute la chaîne d’approvisionnement médical s’en trouve fragilisée. D’où l’appel de la Chambre syndicale, adressé aux autorités de tutelle : accélérer le règlement de ces dettes, sous peine de voir disparaître des entreprises du secteur et de compromettre, par ricochet, la continuité des soins dans le public.

Pour un secteur aussi stratégique que celui des équipements médicaux, sécuriser les délais de règlement des hôpitaux publics constitue un préalable à toute stratégie d’investissement ou d’expansion durable.

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Startups africaines : la dette prend le pas sur le capital-risque

20. August 2026 um 14:59

Un plancher inédit depuis mars 2025 ! Les startups africaines n’ont mobilisé que 102 millions de dollars en juillet 2026, selon les chiffres de la plateforme spécialisée The Big Deal, bien en deçà des 258 millions de dollars mensuels enregistrés en moyenne sur l’année écoulée.

Au total, 44 jeunes pousses ont tout de même annoncé des opérations d’au moins 100 000 dollars, un volume proche de la normale : le problème n’est donc pas le nombre de deals, mais leur taille.

Sur les 102 millions levés, seulement 25 proviennent de fonds propres, un niveau inédit depuis avril 2019 ! La dette, elle, capte 75 millions, soit près des trois quarts du total, portée par les grosses opérations qui ont été réalisées.

Un ralentissement qui dure depuis janvier

Sur les sept premiers mois de 2026, le continent a mobilisé 1,46 milliard de dollars, en repli de 27 % sur un an. Le nombre de startups financées recule à 241, contre 302 en 2025, et les investisseurs actifs tombent à 256, contre 328.

Ce basculement vers la dette traduit une prudence accrue des investisseurs en capital, plus regardants sur la rentabilité que sur la croissance pure. Pour les startups africaines, l’enjeu devient donc de démontrer des modèles économiques solides avant de lever, la dette servant de relais en attendant un retour de l’appétit pour le capital-risque.

 

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Fukuoka à Béja: une technologie japonaise à l’essai

20. August 2026 um 14:16

À Béja, la Tunisie teste une méthode japonaise de traitement des décharges appelée “Fukuoka”. Le principe consiste à améliorer la circulation de l’air et de l’eau dans les déchets afin d’accélérer leur stabilisation et de limiter notamment les émissions de méthane produites par leur décomposition.

Le projet est mené dans le cadre de la coopération tuniso-japonaise et du Joint Crediting Mechanism (JCM). Il s’inscrit également dans l’article 6 de l’Accord de Paris, qui prévoit des mécanismes de coopération entre pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et développer les échanges de crédits carbone.

L’intérêt du projet dépasse donc la seule question du traitement des déchets. L’expérience de Béja doit permettre de mesurer les réductions d’émissions obtenues et d’examiner leur potentiel dans les mécanismes carbone.

Pour les entreprises, cette évolution mérite d’être suivie. La gestion des déchets entre progressivement dans les politiques de réduction des émissions, au même titre que l’énergie ou les transports. Pour les industriels, notamment ceux qui travaillent avec des donneurs d’ordre étrangers, être capable de mesurer et de documenter son empreinte environnementale devient un enjeu de plus en plus concret.

Le projet peut aussi contribuer à faire émerger en Tunisie des compétences autour de la mesure des émissions, de la gestion durable des déchets et du développement de projets carbone. Les entreprises spécialisées dans l’ingénierie, le traitement des déchets ou les services environnementaux pourraient ainsi être appelées à accompagner ce type de projets.

L’expérience ne restera pas cantonnée à Béja. D’ailleurs, les 18 et 19 août 2026, une formation consacrée au projet a réuni des représentants de plusieurs pays africains, avec le soutien d’ONU-Habitat. L’objectif était notamment de partager les pratiques en matière de gestion des déchets et de réduction des émissions.

Le projet reste à ce stade une expérimentation. Mais il met en lumière une évolution à suivre pour les entreprises. Les déchets ne sont plus seulement une charge à traiter. Ils deviennent aussi une source d’émissions qu’il faut mesurer et réduire, avec à la clé la possibilité de valoriser certains projets dans les mécanismes carbone.

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Panoro Energy s’implante en Côte d’Ivoire, pendant que la Tunisie reste à la traîne

20. August 2026 um 13:59

Panoro Energy accélère son expansion africaine. Le groupe énergétique norvégien vient d’annoncer l’acquisition, auprès de DNO ASA, d’une participation indirecte de 9,09 % dans le bloc gazier ivoirien CI-27, pour un montant de 80 millions de dollars. Une opération qui marque son entrée en Côte d’Ivoire, quelques mois seulement après avoir renforcé sa présence en Guinée équatoriale.

Le bloc CI-27, cela dit en passant, produit principalement du gaz naturel destiné à l’alimentation électrique d’Abidjan – la capitale économique -, dans le cadre d’un contrat de vente à long terme. Et les résultats sont déjà visibles. Selon les chiffres qui publiés par l’entreprise, la part acquise par Panoro a généré une production nette de 3 334 barils équivalent pétrole par jour au premier semestre 2026, et représente 9,4 millions de barils équivalent pétrole de réserves prouvées et probables (2P), auxquelles s’ajoutent 5 millions de barils équivalent pétrole de ressources contingentes (2C).

Grâce à cette acquisition, la production nette proforma du groupe atteint désormais environ 20 800 barils équivalent pétrole par jour, rapprochant Panoro de son objectif de dépasser les 25 000 barils équivalent pétrole par jour à l’horizon 2028. Il s’agit de sa deuxième opération stratégique depuis le début de l’année, confirmant la volonté du groupe de consolider son statut d’acteur énergétique indépendant à vocation panafricaine, se félicite l’entreprise.

Un dynamisme régional qui contraste avec l’inertie tunisienne

Cette opération illustre surtout l’appétit croissant des investisseurs pour le secteur gazier africain, alors que plusieurs pays du continent misent de plus en plus sur leurs ressources pour répondre à leurs besoins en électricité. Un mouvement dont la Tunisie, pourtant dotée d’un potentiel gazier et pétrolier réel, peine à tirer profit, malheureusement.

Pendant que la Côte d’Ivoire attire des investissements structurants et que la Guinée équatoriale consolide son attractivité, le secteur des hydrocarbures tunisien reste englué dans l’attentisme : cadre réglementaire jugé peu incitatif, lenteur administrative, absence de véritable stratégie de valorisation des gisements existants, etc. Résultat, les majors et les indépendants qui multiplient les acquisitions ailleurs sur le continent regardent la Tunisie de loin, quand ils ne s’en détournent pas carrément.

À l’heure où ses voisins transforment leurs ressources gazières en leviers de croissance et d’attractivité, la Tunisie continue de gérer son secteur énergétique au fil de l’eau, sans initiative forte pour inverser la tendance.

Rappelons au passage que Panoro est présente en Tunisie depuis 2018 et détient des participations dans plusieurs concessions pétrolières, notamment Ras El Besh, El Hajeb Guebiba et Cercina Sud, ainsi que dans le permis offshore de Sfax (SOEP) et les champs historiquement exploités via TPS (ex-OMV), dont le champ d’El Ain dans la concession de Gremda (Sfax)…

Quant aux investissements réalisés, ils concernent l’acquisition de DNO-Tunisia AS en 2018, marquant l’entrée de Panoro sur le marché tunisien ; puis l’acquisition d’OMV Tunisia Upstream GmbH (trois mois plus tard) pour 65 millions de dollars, avec une participation de 49 % dans des champs pétroliers en production ; il y a aussi l’acquisition des 40 % de Beender Tunisia Petroleum dans Sfax Petroleum Corp. pour environ 18,2 millions de dollars ; et, en 2024, l’émission obligataire de 150 millions de dollars (taux de 10,25 %, échéance à 5 ans), en partie destinée à accélérer la croissance des activités tunisiennes du groupe.

Voilà pourquoi le management de Panoro considère que le marché tunisien possède un vrai potentiel d’investissement dans le secteur gazier et pétrolier. L’espoir est donc permis pour faire revenir les majors et/ou les moyennes compagnies du secteur.

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WIFAK BANK inaugure sa 61ᵉ agence au Kef et renforce son engagement en faveur d’une banque inclusive

20. August 2026 um 13:00

Conformément à son orientation stratégique, WIFAK BANK poursuit son engagement en tant qu’acteur de référence du développement économique durable, à travers des solutions de finance islamique performantes, responsables et orientées client.

S’inscrivant dans une stratégie d’extension maîtrisée de son réseau, visant à renforcer sa couverture territoriale et à consolider sa proximité à l’échelle nationale, WIFAK BANK annonce l’ouverture officielle de sa 61ᵉ agence « l’Agence WIFAK BANK Le Kef », située au RDC de la résidence Cirta, sise à l’angle de la rue d’Alger et de la rue de Beyrouth, Le Kef, à compter du jeudi 20 août 2026.

 

 

Cette nouvelle implantation vient renforcer la présence de la Banque dans le gouvernorat du Kef et constitue une étape structurante dans le déploiement de son réseau. Elle permettra d’adresser de manière optimale les besoins d’une clientèle diversifiée – particuliers, TPE, professionnels et entreprises – à travers une offre complète de produits et services conformes aux principes de la finance islamique : comptes et cartes bancaires, solutions digitales sécurisées, financements, épargne, placements, transferts de fonds, opérations internationales et autres services à valeur ajoutée.

L’inclusion financière au cœur de l’innovation

Dans le cadre de sa politique RSE et de son engagement en faveur de l’accessibilité à tous, l’Agence WIFAK BANK Le Kef se distingue par l’intégration d’un guichet automatique bancaire de nouvelle génération spécialement adapté aux personnes non-voyantes accessible 24h/24 et 7j/7. Cette solution innovante garantit une utilisation autonome et sécurisée, conformément aux standards d’accessibilité, et traduit la volonté de WIFAK BANK de promouvoir une banque responsable, inclusive et durable.

L’excellence de l’expérience client au cœur des priorités stratégiques de WIFAK BANK

À travers cette nouvelle agence, WIFAK BANK réaffirme son orientation stratégique vers une expérience client fluide, personnalisée et cohérente, fondée sur la qualité de l’accueil, le conseil et l’accompagnement, considérés comme des leviers majeurs de performance et de création de valeur durable

À l’occasion de cette ouverture, les 50 premiers clients bénéficieront d’une gratuité annuelle des frais de tenue de compte.

Avec communiqué

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Chine – UE : la bataille autour du rachat de Ceconomy s’envenime

20. August 2026 um 12:14

La Chine accuse l’Union européenne d’abus de pouvoirs dans l’examen du rachat de Ceconomy par JD.com. Bruxelles soupçonne le groupe chinois d’avoir bénéficié de subventions susceptibles de fausser la concurrence.

La tension est montée, mercredi 19 août, entre la Chine et l’Union européenne autour du projet de rachat de Ceconomy, un conglomérat allemand spécialisé dans la distribution de produits non-alimentaires, par le groupe chinois JD.com, pour un montant de 2,2 milliards d’euros.

Le ministère chinois de la Justice accuse l’Union européenne d’exercer une « juridiction extraterritoriale » abusive. Pékin affirme que Bruxelles a demandé un volume important d’informations détenues en Chine et qui ne seraient pas nécessaires à l’enquête. Les autorités chinoises ont par conséquent interdit aux entreprises et organisations du pays de répondre aux demandes européennes concernées.

Bruxelles soupçonne des aides publiques chinoises

La Commission européenne a lancé en mai une enquête approfondie sur l’opération. Il s’agit de la première acquisition d’une entreprise chinoise examinée au titre de la réglementation européenne sur les subventions étrangères.

Bruxelles cherche notamment à déterminer si JD.com a bénéficié en Chine de financements préférentiels, d’avantages fiscaux ou de subventions publiques susceptibles de fausser la concurrence sur le marché européen.

L’affaire Ceconomy s’inscrit dans une détérioration plus large des relations commerciales entre Pékin et Bruxelles. Fin juillet, la Chine avait imposé des restrictions à l’exportation visant 14 entreprises européennes, dont le groupe allemand de défense Rheinmetall, en réaction aux sanctions européennes contre des entreprises et entités chinoises. L’Union européenne reproche de son côté à la Chine des pratiques commerciales qui contribueraient à creuser les déséquilibres commerciaux et à fragiliser l’industrie européenne.

Au-delà du rachat de Ceconomy, le dossier devient ainsi un nouveau test de la capacité de Bruxelles à contrôler les investissements chinois tout en évitant une nouvelle escalade commerciale avec Pékin.

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États-Unis : vers l’adaptation des marchés financiers aux normes crypto

19. August 2026 um 14:56

La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine franchit une nouvelle étape dans l’encadrement des cryptomonnaies. Le régulateur a dévoilé mardi un projet baptisé « Regulation Crypto », destiné à adapter certaines règles des marchés financiers aux particularités des actifs numériques.

Cette initiative intervient alors que le Congrès américain peine toujours à adopter un cadre législatif global pour le secteur.

Des règles plus souples pour les projets crypto

La proposition prévoit plusieurs mécanismes susceptibles de faciliter le financement des entreprises développant des projets liés à la blockchain. Parmi les mesures envisagées figure une exemption pouvant couvrir jusqu’à 5 millions de dollars sur quatre ans, ainsi qu’un plafond annuel de 75 millions de dollars pour certaines émissions.

Les entreprises concernées conserveraient néanmoins des obligations en matière d’informations financières et de communication aux investisseurs.

La SEC envisage également la création d’un « safe harbor ». Ce mécanisme pourrait permettre, sous certaines conditions, à certains actifs numériques d’échapper à la qualification de titres financiers. Une évolution susceptible d’apporter davantage de visibilité aux acteurs du marché.

La SEC tente de combler le vide législatif

Le projet intervient alors que le Clarity Act, qui doit notamment préciser le partage des compétences entre la SEC et la CFTC, reste en attente au Congrès. L’administration Trump encourage ainsi les régulateurs à exploiter leurs pouvoirs actuels pour clarifier les règles applicables aux cryptomonnaies.

Le texte ouvre désormais une phase de consultation publique de 60 jours. Les acteurs du secteur pourront formuler leurs observations avant une éventuelle adoption définitive. Pour les entreprises crypto, l’enjeu est majeur : cette réforme pourrait réduire une partie de l’incertitude réglementaire qui pèse sur leurs activités.

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Projet de réforme de la sécurité sociale: un chantier à double tranchant pour l’entrepreneuriat

19. August 2026 um 14:32

Le gouvernement a rouvert, mardi 18 août, à La Kasbah, le chantier de la sécurité sociale; une réunion ministérielle présidée par Sarra Zaâfrani Zenzri a validé le lancement immédiat de la rédaction des textes.

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a dressé un état des lieux du système actuel et défendu l’idée d’une architecture à plusieurs niveaux, combinant urgences immédiates et transformations sur le long terme.

Le premier axe de la réforme envisagée concerne l’extension de la couverture aux oubliés du système: travailleurs informels, agriculteurs, pêcheurs, indépendants et actifs des plateformes numériques. Une bonne nouvelle sur le papier, mais qui suppose, pour les entreprises concernées, de nouvelles obligations d’affiliation à anticiper.

Côté retraites, la prudence est de mise: aucun chiffre sur l’âge légal, la durée de cotisation ou le calcul des pensions n’a filtré. L’exécutif préfère avancer par étapes, en s’appuyant sur les travaux techniques déjà menés.

Pour la Santé, l’objectif affiché est de rapprocher caisses sociales et système de soins, tout en donnant un coup d’accélérateur à la production tunisienne de médicaments et de vaccins. S’y ajoute la dématérialisation des dossiers de santé et des supports d’affiliation.

Tout dépendra des textes à venir

Pour les entreprises, cette réforme peut jouer dans les deux sens: d’un côté, une gouvernance assainie des caisses et une meilleure couverture santé renforcent l’attractivité du salariat formel; de l’autre, l’élargissement des cotisations aux nouvelles formes de travail pourrait alourdir les charges des jeunes structures et des plateformes. Tout dépendra des textes à venir.

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Ethiopian Airlines, RAM : le duel des flottes qui redessine le ciel africain

19. August 2026 um 12:02

Les compagnies aériennes africaines devraient réceptionner plus de 1 200 nouveaux appareils entre 2025 et 2044, selon Boeing. Ethiopian Airlines domine le classement avec 163 avions, tandis que Royal Air Maroc affiche la plus forte progression (+19,30%).

La flotte cumulée des compagnies aériennes africaines devrait passer à 1 680 appareils à l’horizon 2044, contre environ la moitié aujourd’hui, selon le rapport « Commercial Market Outlook » de Boeing publié en décembre 2025. Plus de 1 200 avions neufs seront livrés sur la période, tandis que de nombreux appareils vieillissants seront retirés du service. Cette expansion répond à une demande de voyages qui devrait croître de 6% entre 2025 et 2044, portée par la croissance démographique, l’urbanisation, l’essor du tourisme, l’expansion de la classe moyenne et la connectivité accrue attendue avec le futur Marché unique du transport aérien africain (Mutaa).

Majoritairement publics, ces investissements bénéficient du soutien des États, qui y voient des retombées sur le tourisme, le commerce, les corridors logistiques et la création d’emplois (pilotes, techniciens, agents de cabine), ainsi que le développement de centres de maintenance (MRO). Boeing et Airbus peinent toutefois à suivre la cadence des commandes mondiales, un défi que les grands transporteurs africains contournent grâce à des alliances historiques avec les avionneurs et au leasing longue durée.

Le classement des grandes flottes africaines

Selon les données de Planespotters (appareils en service directement exploités, hors filiales) :

  1. Ethiopian Airlines — 163 appareils, contre 144 un an plus tôt (+13,20%), avec 4 avions supplémentaires en cours de livraison. Flotte parmi les plus jeunes du continent (9,4 ans en moyenne). Dans le cadre de son plan « Vision 2040 », la compagnie vise 303 appareils, 243 destinations, un chiffre d’affaires de 29 milliards de dollars et 64 millions de passagers (contre 145 appareils, 144 destinations, 7,6 milliards de dollars et 19 millions de passagers en 2024-2025). Un nouvel aéroport est en construction à Bishoftu, à 40 km d’Addis-Abeba (4 pistes, capacité de 270 avions).
  2. Airlink (Afrique du Sud, privée) — 72 appareils, contre 70 un an plus tôt. Flotte vieillissante (18,1 ans en moyenne).
  3. EgyptAir — 69 appareils, contre 71 un an plus tôt, après la cession en juin 2026 de 12 Airbus A220-300 (acquis en février 2024) au loueur Azorra. La compagnie a commandé 34 nouveaux appareils (Airbus A350-900, Boeing 737-8 MAX) pour atteindre 125 avions d’ici 2030. Âge moyen : 10,2 ans (3ᵉ flotte la plus jeune du continent parmi les compagnies d’au moins 20 appareils).
  4. Royal Air Maroc — 68 appareils au 13 août 2026, contre 57 un an plus tôt (+19,30%, la plus forte progression du top 5). Un appareil supplémentaire est en cours de réception. Âge moyen : 12 ans. Objectif : 200 appareils, 143 destinations, 31,6 millions de passagers d’ici 2037, dans le cadre du contrat-programme signé avec l’État en juillet 2023. « Le plan de développement de Royal Air Maroc prévoit l’intégration de 10 à 15 avions par an en moyenne », a déclaré à Le360 Oussama El Farisi, Head of Engineering de RAM. Nouvelles destinations ouvertes : Pékin, Toronto, São Paulo, Los Angeles, Saint-Pétersbourg, Manchester, N’Djamena. Le Maroc est devenu la première destination touristique d’Afrique devant l’Égypte ; un nouveau terminal à l’aéroport Mohammed V portera sa capacité à 45 millions de passagers/an d’ici 2029.
  5. Air Algérie — 64 appareils, après l’acquisition de 10 nouveaux avions. Âge moyen : 16,3 ans.
  6. Air Cairo (filiale low-cost d’EgyptAir) — 39 appareils, contre 35 un an plus tôt (+4 appareils). Dessert 88 destinations en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.
  7. FlySafair (Afrique du Sud, privée) — 38 appareils.
  8. Kenya Airways (publique) — 34 appareils.
  9. Air Peace (Nigeria, privée) — 33 appareils.
  10. TAAG (Angola, publique) — 33 appareils.

D’autres compagnies — Asky Airlines, RwandAir, Air Côte d’Ivoire, Air Sénégal — cherchent à renforcer leur position, laissant présager une intensification de la concurrence pour le contrôle du ciel africain.

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Silver économie: la Tunisie cible les séniors européens

19. August 2026 um 10:06

Jardins, piscines, chambres donnant sur la mer, personnel soignant francophone: la Tunisie voit fleurir un nouveau type d’établissements, à mi-chemin entre l’hébergement médicalisé classique et la résidence de standing; l’ambition est de convaincre des retraités venus d’Europe de s’y installer.

Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir, Djerba et Sfax concentrent l’essentiel de cette offre naissante, avec des tarifs qui oscillent entre 1 200 et 4 000 euros par mois selon le niveau de dépendance du résident.

Le calcul est d’abord financier! En France, les Ehpads privés facturent fréquemment plus de 3 000 euros mensuels, la note grimpe encore dans les grandes agglomérations, et l’Italie n’est pas en reste sur ce terrain.

Néanmoins, réduire l’attrait tunisien à une simple question de prix serait trompeur: coûts salariaux plus bas, ensoleillement, proximité avec le continent européen et présence de soignants francophones jouent tout autant.

Nuance importante cependant: contrairement aux structures tunisiennes, l’Ehpad français relève d’un cadre médico-social strictement encadré par la loi, avec une partie des frais de soins couverte par l’Assurance maladie, les deux modèles ne se valent donc pas sur tous les points.

Le vieillissement démographique tunisien pousse également ce marché: selon le recensement 2024, les 60 ans et plus représentaient 16,9% de la population, contre 11,7% dix ans plus tôt. L’Institut national de la statistique, de son côté, avance un chiffre proche de 17%, avec une projection à 20% d’ici à 2030. Aucun décompte officiel ne permet pour l’instant de savoir combien d’établissements existent réellement, ou combien de résidents viennent de l’étranger.

Un relais pour l’investissement et l’entrepreneuriat

À la croisée des chemins, entre le tourisme, la santé et la silver économie, ce segment ouvre une piste concrète pour les opérateurs privés tunisiens. Son avenir se jouera moins sur les tarifs affichés que sur la capacité des établissements à prouver, dans la durée, la qualité réelle des soins.

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Gisement Zarat : après 34 ans d’hibernation, l’heure du réveil?

19. August 2026 um 09:55

Trente-quatre ans après sa mise au jour dans le golfe de Gabès, le gisement de Zarat n’a toujours pas été mis en production. La société mixte tuniso-libyenne Joint Oil ouvre un nouveau round d’appel d’offres, avec un calendrier s’étalant de septembre 2026 à avril 2027, pour tenter de trouver le partenaire capable de le développer.

Un gisement découvert en 1992 mais jamais exploité : c’est ce dossier que la Tunisie tente à nouveau de faire avancer. Zarat, situé au large du golfe de Gabès, fait l’objet d’un nouvel appel d’offres porté par Joint Oil, qui espère cette fois convaincre un opérateur de franchir le pas vers la production commerciale.

Plusieurs forages menés sur le site ont confirmé la présence d’hydrocarbures, avec un potentiel mixte, à la fois gazier et pétrolier. Il ne s’agit donc pas d’une zone vierge de toute exploration, mais d’une découverte dont la valorisation reste, plus de trente ans après, à concrétiser. Les données techniques disponibles évoquent, dans un scénario médian, environ 0,4 trillion de pieds cubes de gaz récupérable, auxquels s’ajoutent 50 millions de barils de liquides.

L’emplacement du gisement pourrait jouer en sa faveur : sa proximité avec les ports et infrastructures de Sfax et de Zarzis est présentée comme un atout pour faciliter un futur développement, ainsi que le traitement et l’évacuation de la production. Pour la Tunisie, mettre Zarat en production permettrait de mieux valoriser ses ressources offshore et de conforter sa production nationale d’hydrocarbures, à un moment où celle-ci recule tandis que la dépendance du pays aux importations énergétiques s’accroît. Le développement de cette découverte pourrait, dans ce contexte, alléger la pression pesant sur la balance énergétique nationale.

Un second volet consacré à l’exploration du Joint Oil Block

L’appel d’offres ne se limite pas à Zarat. Il porte également sur l’exploration du Joint Oil Block, un périmètre offshore d’environ 3.000 km² implanté dans le bassin de Gabès-Tripoli, en Méditerranée centrale, à des profondeurs d’eau comprises entre 80 et 120 mètres. Cette zone se situe dans l’espace maritime partagé entre la Tunisie et la Libye, au cœur du bassin pélagien. Sa localisation, à proximité de plusieurs actifs pétroliers et gaziers déjà en exploitation dans les deux pays, en constitue l’un des principaux arguments de vente auprès des investisseurs potentiels.

Le permis correspondant à ce bloc a été attribué en 1989. Il couvre une superficie d’environ 3.055 km², sur la marge méridionale de la Méditerranée centrale, à quelque 120 kilomètres au sud-est de Sfax et 150 kilomètres au nord-ouest de Tripoli, avec des profondeurs d’eau pouvant atteindre 120 mètres. Les campagnes d’exploration menées au fil des décennies ont permis de constituer une base de données géologique et sismique conséquente, comprenant 6.500 kilomètres de relevés sismiques 2D, 1.900 km² de données 3D, ainsi que plusieurs puits forés.

Un calendrier détaillé jusqu’en 2027

Joint Oil vient de dévoiler les nouvelles échéances de la procédure. Le processus s’ouvrira le 7 septembre 2026 et restera accessible jusqu’au 31 décembre de la même année. Les sociétés candidates auront ensuite jusqu’au 8 janvier 2027 pour déposer leurs propositions. L’annonce des candidats sélectionnés est prévue pour le 26 février 2027, avant des attributions formelles attendues au plus tard le 30 avril 2027.

Ce nouvel appel d’offres sera mis en avant lors de deux rendez-vous internationaux : à Londres, le 9 septembre, à l’occasion d’une réunion du Mediterranean, Middle East & Africa Scout Group, puis les 29 et 30 septembre, dans le cadre du World Energy Summit.

Joint Oil, un partenariat né d’un accord tuniso-libyen de 1988

L’opérateur à la manœuvre, Joint Oil Exploration, Exploitation and Petroleum Services Company, résulte d’un accord bilatéral signé entre la Tunisie et la Libye en 1988. Son capital est réparti à parts égales entre l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société libyenne OLA Energy Holdings. Instituée le 8 août 1988 par une convention entre les deux États, la société a ensuite été entérinée par la loi tunisienne n°89-10 du 1er février 1989.

Depuis sa création, Joint Oil concentre son activité sur l’exploration des ressources situées dans cette zone offshore à cheval entre les eaux tunisiennes et libyennes — un cadre dans lequel s’inscrivent aujourd’hui les deux volets de ce nouvel appel d’offres, entre relance d’une découverte ancienne et poursuite de l’exploration régionale.

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Avec plus de 390 MDT de revenus au T2, Tunisair a-t-elle retrouvé sa rentabilité d’avant-crise ?

18. August 2026 um 21:38

Les revenus du transport national Tunisair se sont maintenus stables à 393 millions de dinars (MDT), durant le deuxième trimestre 2026, contre 394 MDT, durant la même période de 2025, c’est ce qui ressort des indicateurs d’activité de la société, publiés sur le site de la Bourse de Tunis.

En ce qui concerne le nombre de passagers transportés par la compagnie aérienne, il a légèrement baissé de 1 %, à 656 248 voyageurs, durant le deuxième trimestre 2026, par rapport à la même période de 2025, et ce, en raison de déclenchement du conflit dans la région du Golfe.

S’agissant de la recette moyenne, elle s’est stabilisée, au deuxième trimestre 2026, au même niveau qu’à la même période de 2025.

Toujours selon le management de l’entreprise, le taux de ponctualité de la compagnie se serait nettement amélioré, en ce sens qu’elle passe de 39 % à 54 %. Toutefois, on note une baisse du taux de remplissage kilométrique à 71,6 % contre 75,2 %, une année auparavant. De même, le coefficient de chargement a légèrement diminuer pour se situer au niveau de 62,4 % contre 62,7 %, au cours du deuxième trimestre 2025.

Pour leur part, les dépenses de carburant ont fortement augmenté suite à la flambée des cours du pétrole BRENT et l’élargissement marqué du crack spread (variation entre le prix BRENT et le Prix du kérosène aviation JET A1) sur le deuxième trimestre 2026.

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La BCT révise les barèmes des crédits accordés aux céréaliculteurs

18. August 2026 um 21:23

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié mardi 18 août la circulaire n°2026-7 à l’attention des banques, dans laquelle il est stipulé la révision des barèmes des crédits de céréalicultures.

Cette circulaire fixe les critères d’intervention des banques dans le financement des céréalicultures et de certaines cultures saisonnières. Elle amende, par conséquent, les dispositions de celle du 23 décembre 1987 (relative aux modalités d’octroi, de contrôle et de refinancement des crédits), prévoit une révision des critères de financement de la culture du blé dur, du blé tendre, des légumineuses, de l’orge et des cultures fourragères, et ce, tout en prenant en considération la région et le type de sol (irrigué ou sec).

Ainsi, pour la culture du blé dur, du blé tendre et des légumineuses, la circulaire a fixé le plafond de financement bancaire à 1 415 dinars par hectare pour la zone 1 (en sec), à 1 175 dinars/ha pour la zone 2 (en sec) et à 1 930 dinars/ha pour les cultures irriguées, dans les deux zones 1 et 2.

Concernant l’orge, le plafond de financement a été fixé à 940 dinars/ha pour la zone 1, à 890 dinars/ha pour la zone 2 et à 350 dinars/ha pour la zone 3.

Pour ce qui est de la culture fourragère, les banques sont invitées à mobiliser une enveloppe de l’ordre de 1 030 dinars/ha, durant la saison d’hiver, et 1 260 dinars/ha, durant la saison d’été.

La BCT fait également savoir que le montant du crédit dispensé par la banque devra être modulé en fonction de la taille de l’exploitation, des dépenses à engager et des rendements réalisés au cours des dernières campagnes.

Avec TAP

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Électricité en France : les prix au plus haut depuis 19 mois

18. August 2026 um 16:19

En France, les prix journaliers de l’électricité ont atteint leur plus haut niveau depuis janvier 2025, en raison des coupures liées aux températures élevées dans les centrales nucléaires du pays et des conditions météorologiques plus nuageuses en Europe qui limitent la production d’énergie solaire.

Les réacteurs continuent de faire face à des contraintes, la hausse des températures des rivières empêchant certaines centrales nucléaires d’utiliser l’eau pour leur refroidissement. La production d’électricité nucléaire en France a chuté samedi à son plus bas niveau depuis octobre, selon les données de RTE publiées lundi 17 août, tandis que la disponibilité du parc nucléaire français est tombée à 58 % lundi, d’après Bloomberg.

Les prix de l’électricité pour le lendemain ont atteint 177,34 euros par mégawattheure lundi, selon les données d’Epex Spot. Les prix en cours de journée ont même été plus élevés pendant certaines heures lundi, ce qui laisse présager un marché encore plus tendu depuis le week-end.

Les vagues de chaleur intenses qui ont frappé le continent cet été ont mis à rude épreuve les réseaux électriques et d’eau, exercé une pression sur les services de santé publique et provoqué d’importants incendies de forêt, même si les températures devraient baisser cette semaine.

Alors que la région a bénéficié de plusieurs semaines de temps clair et ensoleillé, ce qui a permis de réduire les coûts de l’électricité en milieu de journée, la couverture nuageuse limite désormais la production d’énergie solaire. La production d’énergie solaire en Allemagne, qui influe sur les prix de l’électricité en France, devrait atteindre un pic d’environ 25 gigawatts aujourd’hui, selon les modèles de Bloomberg. Cela représente moins de la moitié de la production de pointe enregistrée la semaine dernière, et le niveau de mardi devrait être encore plus bas.

Une vague de temps plus frais et humide est attendue en Allemagne cette semaine, accompagnée d’une nébulosité accrue, selon les modèles météorologiques et les analyses des météorologues. Des conditions venteuses et pluvieuses sont également prévues en France cette semaine, d’après les modèles du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT).

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Marbre tunisien : Anis Ben Saïd alerte sur une double pression fiscale

18. August 2026 um 13:57

Contrôles fiscaux rétroactifs sur dix ans, taxe à l’exportation représentant jusqu’à 60 % du prix de vente : le secteur tunisien du marbre traverse une zone de turbulences qui, selon le conseiller fiscal et enseignant universitaire Anis Ben Saïd, pourrait précipiter la fermeture de nombreuses unités et la perte de près de 50 000 emplois…

Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, Anis Ben Saïd réclame une intervention législative urgente pour éviter, selon lui, l’effondrement de ce secteur industriel : carrières à l’arrêt, redressements fiscaux impossibles à honorer, exportations en chute libre. À l’origine de cette alerte, une décision de la Direction générale des impôts (DGI), qui aurait entrepris depuis le début de l’année 2026 une vague de contrôles destinés à réclamer aux opérateurs du secteur le droit de consommation sur le marbre. Ce prélèvement, prévu par la loi 88-62, s’applique aussi bien à l’importation qu’à la production locale, sur la base de la Nomenclature Générale des Prix. Ses taux sont loin d’être négligeables : 10 % pour l’extraction, 25 % pour les produits semi-finis et jusqu’à 50 % pour les produits finis.

Le problème, souligne Anis Ben Saïd, c’est que cette exigence entre en contradiction directe avec une position prise en 2005 par la Direction générale des études et de la législation fiscale (DGELF), qui exonérait alors explicitement la production locale de cette taxe. Sur la foi de cette interprétation officielle, les professionnels du secteur et leurs conseils fiscaux n’ont jamais collecté ce droit auprès des consommateurs pendant près de deux décennies.

Résultat : les entreprises se retrouvent aujourd’hui sous le coup de redressements portant sur dix années de défaut de déclaration, pour des montants qu’elles jugent impossibles à assumer. Anis Ben Saïd illustre l’ampleur du problème par un exemple concret : une société réalisant 5 millions de dinars de chiffre d’affaires se voit réclamer 2,5 millions de dinars par l’administration fiscale, soit la moitié de son revenu brut.

Une taxe à l’exportation qui étrangle les carrières

À cette charge s’ajoute une seconde contrainte, instaurée par l’article 26 de la loi de finances 2023 : une taxe à l’exportation frappant le marbre en bloc. Fixée initialement à 250 dinars la tonne, elle a été ramenée à 200 dinars en 2024, un allègement jugé insuffisant par l’expert, qui rappelle que ce montant équivaut à environ 60 % du prix de vente, la tonne de marbre s’écoulant à l’export autour de 100 euros seulement.

Cette pression tarifaire a entraîné un effondrement des volumes exportés, en particulier pour le marbre de Thala, et contraint plusieurs carrières à cesser leur activité, la vente sur le marché local n’étant plus suffisamment rentable pour compenser. La crise que traverse par ailleurs le secteur immobilier n’arrange rien à la situation : la baisse du pouvoir d’achat des ménages pousse les promoteurs à réduire leurs commandes, ce qui pèse directement sur la demande intérieure.

Conséquence paradoxale de cet ensemble de contraintes : le marbre importé devient plus compétitif que la production nationale. Un renversement qui, selon Anis Ben Saïd, risque à terme de faire de la Tunisie un simple pays importateur de marbre, au détriment de son propre tissu industriel.

Les pistes avancées pour la loi de finances 2027

Pour enrayer cette dynamique, le conseiller fiscal défend plusieurs mesures qu’il souhaite voir inscrites dans le prochain projet de loi de finances. La première consiste en une exonération rétroactive portant sur les dix dernières années – une demande également portée par les professionnels du secteur -, qui font valoir que l’État n’a jamais réclamé ce droit de consommation depuis l’entrée en vigueur de la loi, il y a 38 ans.

La seconde proposition concerne le mode de calcul de la taxe elle-même. Anis Ben Saïd suggère d’abandonner le système actuel de taux proportionnels au profit de montants fixes, indexés à la surface, de l’ordre d’un ou deux dinars par mètre carré, par exemple.

Des échanges ont d’ores et déjà eu lieu à ce sujet avec les ministères de l’Industrie et des Finances, ainsi qu’avec plusieurs députés. Anis Ben Saïd appelle désormais les autorités concernées à se saisir pleinement du dossier, afin de préserver, selon ses termes, la valeur ajoutée et les emplois que représente ce secteur pour l’économie tunisienne.

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